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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:33

Bounou s'engage à « réduire le train de vie de l'Etat »

COMORES : Bounou s'engage à « réduire le train de vie de l'Etat »



Né à Mlabanda en pleine région de Djando dans les années cinquante, on retient beaucoup de son passage à l'assemblée nationale en tant que Président de cette institution (2005-2009). Historien de formation, Saïd Dhoifir Bounou a comme père spirituel Ali Soilih Mtsachiwa, cet ancien chef de l'Etat de 1976 à 1978. Après le perchoir, ce professeur vise la magistrature suprême avec comme cheval de bataille sa politique intitulé « Développement national solidaire ». L'opinion garde aussi de lui l'image d'un homme politique intègre, qui a su résister avec une majorité d'élus contre le vote de la très controversée « loi de citoyenneté économique ». Pour HZK-Presse / La Gazette des Comores, M. Bounou a accepté de répondre aux questions de nos lecteurs.

Question - Pourquoi êtes-vous candidat ?

Saïd Dhoifir Bounou : Je suis candidat parce que j'estime que j'ai le profil d'un président de la république, surtout que j'ai l'ambition de pouvoir servir mon pays à ce niveau de responsabilité le plus élève.

Question - Quel est votre projet de société ?

S.D.B : Mon projet de société a pour nom « le développement national solidaire ».

Question : quelles sont vos trois premières priorités si vous êtes élus ?

S.D.B. : Mes trois premières priorités sont :

La création d'emploi par une politique de grands travaux, la mise en place d'un salaire minimum, le soutien aux secteurs à forte main d'œuvre et le soutien à la production locale.
La lutte contre la corruption par le principe de l'information, la prévention et les sanctions (IPS).
Et la rénovation du système de santé par la généralisation de la couverture santé mutuelle, l'abaissement des prix des médicaments par un meilleur contrôle et des subventions ;

Question : Où allez-vous trouver l'argent pour réaliser vos projets ?

S.D.B. : L'essentiel des dépenses seront couvertes par le budget de l'Etat qui peut être augmenté grâce à un meilleur système de recouvrement et l'exploitation de nouvelles pistes de recettes, ainsi que par la réduction du train de vie de l'Etat. Et certaines dépenses spécifiques seront soutenues par des aides extérieurs.

Question : Quelle est votre solution pour faire revenir Mayotte ?

S.D.B. : La solution pour faire revenir Mayotte doit avant tout être diplomatique. Il faudra réactiver la diplomatie au niveau multilatéral et faire prévaloir la résolution pertinente de l'ONU sur l'intangibilité de frontières héritées de la colonisation et appliquer d'autres formes internationales compétentes.

Question : Y'aura t-il un projet spécifique pour Mohéli

S.D.B. : La conférence nationale de 1990 avait adopté une résolution favorable à l'établissement d'un plan spécial de rattrapage dans l'ile de Mwali destiné à doter Mohéli de certains infrastructures de base et des moyens de combler un retard flagrant dans certains domaines. C'est le moment de penser à la concrétisation de cette idée.

Propos recueillis par A.A. Mguéni
Source : lagazette.hzkpresse
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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:20

Mohamed Fazul, Candidat aux primaires : « Je suis le moins mauvais... »

Mohamed Fazul, Candidat aux primaires : « Je suis le moins mauvais… »


L'enfant de Boingoma à quelques secondes de Fomboni, s'est lancé dans la course à la magistrature suprême. A 50 ans, après la présidence de Mohéli, Mohamed Fazul vise maintenant Beit Salam. Ce préparateur en pharmacie qui s'est reconverti dans l'enseignement et par la suite dans la politique, se présente comme un des favoris du scrutin du 7 novembre prochain. Père de 4 enfants, Fazul joue la carte de l'opposition et se considère comme le moins mauvais de tous les candidats. Voici l'interview qu'il a accordée à La Gazette / HZK-Presse.
Question : Pourquoi vous êtes candidat ?


Mohamed Fazul : (Rire). Je suis candidat car j'ai des propositions à faire pour sortir de la crise séparatiste et financière qui frappe mon pays. Vu l'expérience que j'ai en étant gouverneur et président de l'île, je me vois assez mur pour prétendre à la présidence de la république.
 

 

Question : Quelles sont ces propositions qui forment votre projet de société ?


M.F. : Je peux vous donner les grandes lignes de mon projet. Premièrement, vous n'êtes pas sans savoir que notre pays n'arrive pas à payer ses fonctionnaires à cause de la mauvaise gestion. C'est pourquoi dans mon projet, je prévois un assainissement des finances publiques. J'ai aussi mes idées dans les secteurs de la santé, l'éducation et l'agriculture. Je pense aussi aux infrastructures et au tourisme. Notre pays est malade et il y a beaucoup à faire.

 

Question : Dans tout ce que vous avez cité, quelles sont les trois priorités ?


M.F. : On doit commencer par assainir les finances publiques en diminuant les dépenses de l'Etat. Cela peut nous amener à respecter le paiement des salaires des fonctionnaires car un Etat qui n'arrive pas à payer ses employés, ce n'est pas un Etat. Deuxièmement, on va s'attaquer à améliorer le quotidien de la population. Les comoriens vivent dans une situation très difficile car la vie est chère. Comme les fonctionnaires ne sont pas payés régulièrement, la population ne vit dans la précarité. En dernier lieu, on va s'atteler à régler le problème de l'emploi. On doit créer des emplois surtout pour les jeunes. Beaucoup de sortants de l'université sont toujours sans travail. Justement cette précarité des jeunes m'inquiète beaucoup car je la considère comme une bombe à retardement.

Question : Toutes ces idées demandent de l'argent. Et le président Sambi vous demande d'où viendront les fonds pour réaliser vos projets ?

M.F. : (Rire). Lui aussi a des projets et où trouve-t-il les fonds ? On va trouver des fonds avec les pays amis comme il l'a fait. Il y a eu des conférences des bailleurs sur les Comores à Doha et à Maurice. C'est un acquis qu'il faut maintenant capitaliser. Ce sont plusieurs milliards qu'on doit mobiliser et mettre à profit.

Question : Vous avez parlé des pays amis qui peuvent nous soutenir. Justement quelle sera la politique étrangère de Fazul quant on sait que Sambi avait choisi le monde arabe ?

M.F. : Tout ce qui est positif chez Sambi, je vais le poursuivre. Je vais poursuivre et améliorer l'ouverture vers les pays arabes. Mais aussi, il ne faut pas oublier que notre premier partenaire, c'est la France. Mais ici, on va revoir les accords avec elle. Il y a aussi nos amis africains qui sont nos voisins. Il faut s'ouvrir à des pays comme Madagascar, Tanzanie, Maurice ou la Réunion. Il faut profiter de l'expérience de ces pays là en renforçant les liens de bon voisinage.

Question : Vous avez trouvé positive l'ouverture aux pays arabes par Sambi. Quoi d'autre retiendrez-vous de son règne ?

M.F. : La conférence de Doha, le renforcement des relations diplomatiques avec le Koweït, le Qatar et l'Arabie Saoudite, etc. C'était aussi une bonne idée d'attirer les investisseurs arabes pour investir aux Comores.
 

 

Question : Et qu'est ce qui est mauvais chez Sambi ?

 

M.F. : Ce qui est mauvais par contre, c'est le coté religieux. C'est mauvais de propager le chiisme dans ce pays sunnite. Nous avons une culture et une confrérie qu'on a héritées de nos aïeux. Vous ne pouvez pas venir le changer.


Question : Quelle est votre solution pour faire revenir Mayotte dans son giron naturel ?


M.F. : Il faut d'abord des discussions sérieuses et franches entre les dirigeants des deux pays. Les français savent très bien que Mayotte ne peut pas rester éternellement sous administration française. Donc, je propose qu'on cherche ensemble et dès maintenant une solution pour cette île comorienne. Mais il faut aussi qu'on se dise la vérité. La France ne peut pas lâcher brusquement Mayotte. Il faut que cela se passe progressivement. Par contre, je suis contre l'idée proposée par certains qui préconise « Un Etat et deux administrations ». Les français savent que Mayotte est comorienne donc il faut trouver une solution définitive. La solution passe aussi par le développement des autres îles. Dans ce sens, Mayotte va envier les trois autres îles. Déjà, le fait que Mohéli reçoit la tournante est un bon signe pour le mahorais. Vous savez que c'est l'injustice qui a fait que Mayotte est partie.

Question : Vous étiez président de l'île pendant 5 ans et vous avez brigué un deuxième mandat mais les mohéliens ont refusé. Qu'allez-vous dire aujourd'hui aux mohéliens pour vous redonner confiance ?

M.F. : Vous ne pouvez pas comparer une seule chose. On compare toujours deux choses. J'ai été président certes mais les mohéliens ne m'ont pas sanctionné. Les mohéliens croyaient qu'ils allaient avoir quelqu'un de mieux que moi. Mais trois ans après, ils ont compris que Fazul est le moins mauvais. Je ne suis pas le meilleur mais le moins mauvais par rapport aux autres. Avec tout ce que j'ai fait dans l'île, les mohéliens ont compris que le sauveur, c'est Fazul.

Propos recueillis par A.A. Mguéni

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:12

Mohamed Hassanaly, candidat aux élections primaires à Mohéli : « Un combat sans merci contre la faim et la précarité »

Mohamed Hassanaly, candidat aux élections primaires à Mohéli : « Un combat sans merci contre la faim et la précarité »


Un des anciens combattants de la politique comorienne, Mohamed Hassanaly ne lâche pas les armes. Pour la deuxième fois, ce vieux routier va solliciter les suffrages des comoriens. Né en 1941, cet enfant chéri de Fomboni va se confronter avec d'autres barons de son fief mais il est déterminé plus que jamais à conquérir Beit Salam. Diplômé de l'Ecole de commerce de Tananarive (Madagascar), Mohamed Hassanaly a longtemps exercé dans l'import-export, parallèlement à ses activités politiques en tant membre fondateur en 1967 du Rassemblement démocratique du peuple comorien (RDPC, parti Blanc). Sous le régime révolutionnaire d'Ali Soilihi, Hassanaly exerce les fonctions de vice-président. C'est en 1990 qu'il s'est présenté pour la première fois à une élection présidentielle, en tant que leader du Front populaire comorien (FPC). Il devient membre de la Cour constitutionnelle de 2005 à 2009. Ce doyen des dix prétendants à la magistrature suprême répond ouvertement aux questions de La Gazette / HZK-Presse.

Question : Pourquoi vous êtes candidat?


Mohamed Hassanaly : Lorsqu'un homme politique comme moi s'est engagé, 40 ans durant, à militer et à agir, pour la paix, la justice sociale et pour le bien-vivre-ensemble harmonieux de son pays archipélagique, le désir profond de présider à sa destinée, en mettant tout l'amour que je porte à mon peuple et ma longue expérience au service de l'Etat, était tout à fait naturel. En outre, au moment où la présidence de notre pays revient à mon île, il est de mon devoir d'aller à la rencontre de mon peuple pour sceller un nouveau pacte social.

Question : Quelles sont les grandes lignes de votre projet de société ?

M.H. : Mon projet de société s'articule autour de deux grands axes : Un combat sans merci contre la faim et la précarité qui sévissent dans la quasi-majorité de nos foyers par le développement d'une véritable politique alimentaire. La lutte contre les peurs et les craintes permanentes qui minent et sapent le moral de nos concitoyens : peur de la faim, peur de la maladie, peur de l'insécurité des personnes et des biens, peur du chômage, peur de l'autre, etc.
En un mot, notre vision politique pour le quinquennat à venir est d'impulser l'émergence d'une nouvelle société où le citoyen sera à l'abri de la faim et de toute les peurs et les craintes qui en sont la résultante.

Question : Quelles sont vos trois premières priorités, une fois élu ?

M.H. : Mon action s'inscrira dans le triptyque : Sécurité alimentaire pour tous, en assurant dans le court terme une alimentation suffisante en quantité et en qualité à la population comorienne. La jeunesse qui représente près de 70% de la population et qui reste pour moi le véritable moteur du développement socioéconomique de notre pays. Le renouvellement et la redynamisation des relations de l'Union des Comores avec l'extérieur.

Question : Où allez-vous trouver les fonds pour financer vos projets ?

M.H. : En luttant contre la corruption, en améliorant le système de recouvrement fiscal et en sécurisant les recettes douanières, et dans une large mesure, les recettes générées par l'Etat, on peut raisonnablement supporter par des fonds propres, le coût de nos projets, tout en faisant appel à la coopération internationale, mais surtout aux comoriens de la diaspora, selon nos priorités. Il conviendra en outre, de relancer de manière engagée les promesses financières faites à notre pays lors de la conférence de Maurice (2005), et celle de Doha (2009) pour donner au développement de notre pays un nouvel élan.

Question : Quelle est votre solution pour faire revenir Mayotte?

M.H. : Le dialogue entre l'Etat français et l'Etat comorien doit être relancé, sans tarder, mais également entre les comoriens et les franco-comoriens de nos quatre iles, le tout pour aboutir à une table ronde du « vivre-ensemble » sur la base d'un nouveau contrat social devant consacrer l'unité nationale de l'Etat archipel des Comores dans ses frontières héritées de la colonisation :Mayotte, Grande-Comore, Anjouan et Mohéli.

Question : Y'aura-t-il un projet spécifique pour Mohéli ?

M.H. : Tous nos projets ont une vocation nationale car notre pays souffre des mêmes maux. Il s'agira dès lors de trouver ensemble les solutions adéquates. La jeunesse de Ngazidja n'est pas plus épanouie que celle d'Anjouan ou de Mohéli et vice et versa. Les carences nutritionnelles ne touchent pas plus les Mohéliens que les Anjouanais. Notre peuple dans ses différentes composantes se trouvent confronter aux mêmes difficultés quotidiennes qui demande une solution d'ensemble.

Propos recueillis par A.A. Mguéni
Publié par: HZK-Presse: 22/10/2010 -

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 22:49

Sambi-sous-la-pluie-oct-2010-copie-1.jpg

L'après-midi du lundi dernier restera riche en souvenirs cataclysmiques à Ndzuwani, notamment chez les habitants de la région du centre. Nombreux sont ceux qui avouent “n'avoir jamais vu ça !”. “Ça”, c'est, entre autres, cette berline Ford drainée par les eaux sur une distance de cinquante mètres du lieu où elle a été garée. Ou cette jeune fille, tirée in extrémis de l'impétueux courant d'eau qui traverse une ruelle, par des observateurs coincés sur un bout de trottoir. Ou encore ces gens qui, au juste moment et sans doute aidés par l'instinct de survie, ont eu le réflexe d'enjamber la haute clôture en briques de leur arrière-cour, après que le flot ait brisé la porte de leur maison, et s'apprêtait à faire pareil de leurs carcasses humaines. Pourtant, au début, ce n'est qu'une averse, qui a commencé à tomber à treize heures, et qui ne présageait rien de désastreux. Mais la petite giboulée se mue subitement en trombes d'eau à vous fendre le crâne, qui ne s'arrête qu'au bout de cinq heures d'affilée. Les dégâts, difficiles à évaluer, sont surtout matériels : les eaux boueuses ont investi de nombreux ménages et des commerces, mais ont surtout envasé une bonne partie des voies de circulation et en ont endommagé une autre.

 

Petit portrait du paysage à la fin. Le carrefour de la mairie de Mutsamudu, en plein centre-ville, renvoie l'image d'une glèbe en défrichement, de par la quantité de boue qui s'y jonche. Lorsqu'il a appris l'ampleur des dégâts causés dans sa ville natale, le président Sambi, qui y séjournait depuis quelques jours, s'est rendu sur quelques-uns des lieux durement touchés. Sur son injonction, les ouvriers de Combined Groupe (dont le dépôt des engins est à Ouani) et des Travaux publics de l'île ont entrepris de déblayer les voies et de porter secours aux éventuels demandeurs. Et alors qu'il devait regagner Moroni le même après-midi, il a choisi de reporter son départ au lendemain. De cette épreuve inédite vécue par les Mutsamudiens lundi, doit certainement surgir du subconscient collectif les incessantes mises en garde contre le préjudice porté à l'environnement. Car, selon les écologistes, le changement climatique est tantôt gage de sécheresse, tantôt source de dérèglement des saisons.

 

Mais, au-delà des spéculations écologiques, le cas d'inondation ici décrit met en exergue certains comportements de la population anjouanaise. Ce genre d'agisements qui, loin d'affecter directement la couche d'ozone et occasionner ainsi le recul du Kashkazi (la mousson locale) de plusieurs semaines (il tombe d'habitude en décembre), offrent des raccourcis destructeurs aux phénomènes climatiques. C'est par exemple ce qu'ont fait les habitants de Misiri en obstruant le principal caniveau d'évacuation des eaux de ce quartier par un monticule d'ordures. Si ce quartier du centre de Mutsamudu fut le plus envahi de la ville, c'est que, justement, le méchant torrent avait trouvé son lit occupé!



Sardou Mouss
a

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:42

 

Comores: La CENI a remanié son Bureau.

(Photo : M. MADI Laguera (en veste et koffia), le nouveau Président de la CENI)


La CENI chargée de conduire le processus électoral en cours (éléctions harmonisées du Président de l'Union et des gouverneurs des îles prévues les 7 novembre et 26 décembre 2010 ) a rémanié son bureau hier (Mercredi 20 octobre 2010) à l'issue d'une Assemblée Générale extraordinaire par 8 voix contre 2.

Monsieur Madi Laguéra,  ancien Vice Président et Madame  Anzimata Abdou, ancienne Commissaire chargée de la formation sont élus respectivement Président et Trésorière en remplacement de Charcane Chaharane et Msahazi Hakika. Abdallah Mohamed, ancien Commissaire en charge des rélations avec les Commissions Insulaires est devenu le nouveau Vice Président. Quant à Idrissa Ben Said, il reste le Secrétaire Rapporteur. Apparemment ce remaniement était necessaire suite à un dysfonctionnement de la Ceni et à l'opacité constatée dans la gestion de son budget.

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 22:05

Kiki et Mouigni auditionnés par un juge d’instruction


Source : HZK-Presse du 20 octobre 2010
 
Mohamed Daoud alias Kiki (Photo : en boubou blanc et lunettes) et Mouigni Baraka (photo : en chemise à rayures) sont brièvement passés devant le juge d'instruction hier matin. Ces deux anciens responsables des douanes qui seraient probablement entendus en qualité de témoins dans le cadre d'une enquête sur un présumé détournement de deniers publics.

C'est fait ! Mohamed Daoud alias Kiki, l'ancien directeur général des douanes limogé récemment et Mouigni Baraka, ancien receveur démissionnaire et candidat aux élections du gouverneur de l'île de Ngazidja, ont été entendus, hier matin, par le juge d'instruction. Kiki fut le premier à s'être présenté dans le bureau du juge où il a été entendu durant près de trois heures de temps alors que plusieurs partisans du Mouvement Orange attendaient, impatiemment, dehors.

Il est 10 h30, quand Mouigni entre à son tour dans le bureau du magistrat. Son audition fut courte. Il sortira, près d'une heure et demie, après. Et c'est presque un soulagement pour les partisans du mouvement Orange en général et pour l'avocat de la défense, Me Youssouf Msa, en particulier. Car, au fond, cet avocat d'origine comorienne inscrit au barreau de Lille, en France, croit fermement qu'il s'agit d'un « procès politique » et logiquement toutes ses craintes reposaient sur Mouigni Baraka, le prétendant désigné par les caciques du mouvement Orange pour défendre ses couleurs dans la course vers le siège du gouvernorat de Ngazidja.

Aux yeux de nombreux partisans de ce mouvement politique, pourtant très proche du pouvoir, considèrent que cette convocation de leur candidat devant le juge n'est qu'une manœuvre pour tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Certains spécialistes du droit, s'interrogent, d'ailleurs, si pour le cas du candidat Mouigni, cet acte ne constitue pas une violation du droit ? En effet, l'article 160 du code électoral stipule en termes très clairs ce qui suit : « Hormis le cas de flagrant délit de violence, aucune poursuite ne peut être engagée contre un candidat avant la proclamation des résultats définitifs de l'élection ».

On n'en saura pas grand-chose sur le fond de l'affaire poursuivie. On n'en saura pas plus, également, si oui ou non, les deux anciens hauts fonctionnaires des douanes devront encore se représenter devant le juge. Rien n'a filtré après l'audition de ces deux compagnons. Le procureur de la république qui, semble-t-il, ne disposait pas de tous les éléments du dossier n'a pas souhaité s'exprimer alors que l'avocat de ces deux ténors du parti Orange a déclaré n'avoir pas encore eu « accès au dossier » de ses clients.

Mais, tout porte à croire qu'il s'agit d'une affaire de détournement présumé de fonds publics et que ces deux anciens hauts responsables des douanes étaient entendus en qualité de « témoins ». « Mes clients sont convoqués, ici, en qualité de témoins. Mais, ils n'ont rien à se reprocher. La preuve : le juge d'instruction leur a envoyé leurs convocations alors qu'ils se trouvaient en France et ils se sont précipités pour venir répondre à cette assignation », a indiqué Me Youssouf Msa qui compose avec Me Harmia Ahmed, la bâtonnière du barreau de Moroni, l'équipe d'avocats qui défendent Kiki et Mouigni dans ce dossier. Après leur audition, ils ont, tous les deux regagné leur familles. « Ils sont sortis du bureau du juge comme ils étaient arrivés », résume leur avocat.

Faïssoili Abdou
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Mariama HALIDI HZK Presse - dans JUSTICE ET DROIT
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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 23:22

 

Agence HZK-Presse: 12/10/2010 -

Quelques jours après le lancement officiel de la campagne électorale pour les élections harmonisées du président de l’Union et des gouverneurs des îles, Abdou Salami Abdou, candidat au poste de gouverneur de l’île d’Anjouan décide de se retirer de la course…. « Un retrait stratégique », explique son staff politique joint au téléphone par HZK-Presse / La Gazette.

Salami sur les traces d’Ahmed Ben Saïd Jaffar. Les désistements se poursuivent dans les rangs des candidats de la Mouvance présidentielle à la course au siège du gouverneur de l’île d’Anjouan. Après l’ancien ministre des relations extérieures Ahmed Ben Saïd Jaffar, la semaine dernière, c’est au tour du député Abdou Salami Abdou qui s’était mis en piste pour les élections du gouverneur de l’île de renoncer à cette bataille électorale. Le candidat enverra sa lettre de démission à la cour constitutionnelle dans les prochaines heures, selon des informations recueillies auprès de son staff politique.

Ce renoncement serait dicté par « le souci de renforcer la mouvance présidentielle », indique une source proche du candidat. « Partir aux élections d’une manière dispersée contribuerait à affaiblir notre camp », ajoute notre source. Le message du président Sambi qui aurait appelé ses troupes à ne placer que deux prétendants dans la course vers Dar Nadjah (siège du gouvernorat de l’île d’Anjouan) semble, donc, avoir été accueilli favorablement.

« Maintenir notre candidature serait vu comme un signe de mésentente entre les députés de la Mouvance et le chef de l’Etat, comme cela était déjà colporté ici et là par certaines personnes. Nous avons donc, décidé de nous retirer pour démontrer que cela n’était pas le cas », explique un collaborateur du candidat. La candidature de Salami était soutenue par une majorité des élus du pouvoir au niveau d’Anjouan.

Après ce désistement, Abdou Salami Abdou, se positionne derrière la candidature de Anissi Chamsoudine qui est désigné comme deuxième candidat de la Mouvance présidentielle à Anjouan à côté de Moussa Toybou, le gouverneur sortant de l’île qui s’estimait, pourtant, être le candidat naturel du régime en place pour sa propre succession. En tout, ce sont huit prétendants au poste de gouverneur qui s’étaient initialement placés dans la course vers Dar Nadja.

Après l’invalidation par la Cour constitutionnelle des deux candidatures de l’opposition, Saïd Abeid Abdéremane et Mohamed Djaanfari pour « dossier incomplet » et le désistement des deux candidats issus de la mouvance présidentielle, il ne reste plus que quatre prétendants (deux proches du pouvoir et deux autres indépendants) en piste.

Faïssoili Abdou

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ELECTIONS
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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 15:43
 
Lu pour vous / Source : http://kavou01.skyblog.com/
 
Msirojou2.jpg
(Photo / place MSIROJOU de Ouani)
 
On ne peut pas évoquer Ouani sans mentionner la place publique de palabres notoires, Msirojou. Adulé par certains parce qu'il adoucit les fortes températures tropicales pour en faire un lieu au thermomètre vivable, encensé par les concitoyens à la recherche d'un symbole pour Ouani, fustigé par certains qui y voit un lieu de palabres inutiles où l'on fait couler beaucoup de salives à défaut d'actions, décrété arbre à abattre car selon une constatation, il détruirait les habitations environnantes, sauvé in extremis par une poignée d'experts recherchant à contenir la propagation des racines, prisé par son côté grande fleur pour abriter les cérémonies de mariage ou les meetings politiques dans un pays où à défaut d'un football prospérant la politique est devenue l'opium du peuple. Ouani est amalgamé aux représentations du Msiro (NDLR: appélation contractée du Msirojou pour les connaisseurs).

Pourtant l'histoire ou l'héritage de Ouani n'en est pas moins riche: quartier latin des Comores, pionnier du développement communautaire, forte tradition pour les droits des femmes ( 1ère députée, 1ère femme ministre, 1ère femme maire...) et à la pointe du combat féministe au sein de l'archipel, 1er aéroport de lîle, influente semaine culturelle et de la jeunesse, mythique orchestre Joujou des Comores, illustre clubs de football et basket-ball, sanctuaire de la confrerie Chadhouli où reposa Cheik Soilihi, 1ères télévision et radio communautaires à diffusion régionale.... et enfin 1er espace socio-culturel pour l'insertion de la jeunesse. Ouani fut une ville très en avance dans les années 60-70. Une ville où l'esprit des Lumières côtoyait les idées progressistes de nombreux intellectuels, la féodalité d'une société à tradition musulmano-bantoue et le dynamisme d'une jeunesse vivace qui fit de l'éducation le levier de progrès et d'intégration de la modernité. Jadis Ouani de par son caractère de Ville cité pionnière attira les regards des autres localités jusqu'à en faire des envieuses, des jalouses et détracteurs.

Malgré le précieux héritage de la ville au Msiro et la diversité de ses talents, Ouani demeure aujourd'hui une ville musée où le rayonnement se conjugue au passé. Les années passèrent et malgré le poids de notre fierté, Ouani continue de perdre son influence sur la scène nationale faute de renouvellement de notre modèle sociétal. L'un des symboles du recul ouanien, l'insalubrité des rues, des espaces publiques, des bords de mer et aussi de la seule unique rivière qui alimente la ville en eau. Comment la ville du savoir où des associations communautaires font corps avec les habitants pour un destin meilleur de la ville peut démissionner de la première mission: préserver notre image de ville de progrès par la propreté de notre ville. Comment la ville où l'on trouve le plus de diplômés au mettre carré est si peu influente dans les cercles de décision du pays? Comment Ouani par son expérience en matière d'organisation a la diaspora la moins organisée et inefficace quant à sa contribution sur les projets communautaires?

Afin d'établir un parallèle entre Ouani et sa représentation parabolique (Msiro) et relever le défi de la modernité, nous avons entre nos mains le choix de contenir les racines de notre Msiro en instaurant une barrière qui les empêche d'empiéter sur les habitations environnantes symbole d'une continuité vers l'avenir ou liquider le Msiro en gardant juste le souvenir dans nos mémoires de cet arbre aux diverses branches qui a résisté aux intempéries et accepté d'offrir  son hospitalité aux hôtes de passage et aux Ouaniens peu importe leurs origines ou croyances, symbole de rupture. Ces deux alternatives sur le destin du Msiro font resurgir un clivage attestant le double strabisme de Ouani: défaut sur la manière de regarder notre passé par une incapacité de conserver les bonnes pratiques et aussi l'illusion sur notre futur en voulant à tout prix embrasser le futur par une absence de remise en cause de notre modèle. Les maux du Msiro ne viendraient-ils pas de ces hôtes ( chenilles...)? 
 
KAVOU


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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 15:22
rue-de-la-mairie.jpgSuite au message suivant que que nous avons reçu [ je veux te demander : Que signifie le mot " WANI" ou "OUANI", le nom de votre ville.]
Par exemple: IKONI = IKO qui désigne lieu de rassemblement pour les pêcheurs, et NI ( bwani)= Niveau bas, ou IKODJOU = Lieu pour les pêcheurs en hauteur (hadjou).
ou bien MUSTAMUDU , MWAMTSA = jeune et MUDU = peau noir, FUMBUNI , FUMBU = l'eau salé , NI = niveau bas. OUZIWANI , OUZI= "fils conducteur " ou qui est " qui est en rapport ( lien) avec WANI = .... "
  Ci-dessous notre réponse :
 
En fait, Wani signifie en shindzuwani "feuille" d'un arbre. Par exemple wani wa trindri (feuille de bananier). C'est d'ailleurs le sens qu'on trouve dans le lexique comorien (shindzuani)- français de Mohamed Ahamed Chamanga publié chez l'Harmattan en 1992. On peut dire aussi que Wani veut dire "eux". Par exemple "wani wa si tsaha  zilo" =" eux, ils veulent du riz"
 
Mais selon les traditionnalistes, Wani (Ouani) est donné comme nom de la ville dans le sens "des combattants" c'est à dire "wasi wa wani" ce qui signifie "Nous sommes des combattants".
 
Ci-dessous par exemple ce qu'on lit dans le mémoire de fin d'études - ENES de M'Vouni année 1983 (section Lettres - Histoire - Géographie) "la condition de la femme comorienne" de Mesdames Sittou Raghadat Mohamed et Thanay Bint Abdou Sidi page 43 et 44 :
"La tradition rapporte que jusqu'à la fin du XIXème siècle, cette ville s'appelait Basra, mais à la suite d'une guerre entre le sultanat de Domoni et le sultanat de Mutsamudu, le sultan de Mutsamudu demanda l'aide des habitants de Basra. Le jour du départ pour Domoni la population réfusa de suivre les Mutsamudiens. Le Sultan, très en colère les a presque "maudits", en leur attribuant le qualificatif de "tsi wawani". Ce qui veut dire : "Vous ne vous défendez pas jamais." Mais la population de Basra répondit : "Wassi wawani" nous sommes et serons des des combattants, d'où le nom Wani"

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:49

Source : HZK Presse / La gazette des Comores 12 octobre 2010

« Ma candidature est en rupture avec la gestion passée »

Interview / Abdou Djabir à la rencontre de la diaspora : « Ma candidature est en rupture avec la gestion passée »

De retour, après une dizaine de jours auprès des Comoriens de la diaspora en France, Abdou Djabir a passé une journée à Mayotte. Nous, l’avons rencontré à l’aéroport de Dzaoudzi, en compagnie de son vice-président de Ngazidja, Abdillahi Mbaé.

 

  
HZK/La Gazette des Comores – M. Abdou Djabir, vous revenez d’une tournée en France. Quels étaient les objectifs de votre voyage ?

 

  

Abdou Djabir – Je suis arrivé en France à la tête d’une délégation composée, entre autres, de mon vice président à la Grande-Comore, M. Abdillahi Mbae et de Mme Samra Bacar Kassim [candidate aux dernières élections législatives à Moroni]. Nous avons été accueillis chaleureusement à Paris, où nous avons fait une conférence-débat à l’Université de Saint-Denis. Ensuite, nous avons été reçus à Marseille, où nous avons aussi répondu aux questions des Comoriens. Et nous avons fini à Lyon. Le but de ce voyage était d’associer la diaspora comorienne à cette élection nationale, afin d’échanger nos vues sur la situation et sur l’avenir de notre pays. On parle de 200 000 Comoriens en France, et c’est comme si nous avions là une 5e île.

  

HZK/La Gazette des Comores – Pourquoi est-ce important d’aller voir la diaspora alors qu’elle ne vote pas ?
 

Abdou Djabir – C’est elle qui finance les actions sociales et certaines infrastructures villageoises. Elle fournit par ses transferts financiers (20 milliards de francs comoriens par an) les devises nécessaires aux importations du pays. Donc, la diaspora ne peut pas être ignorée pendant les élections présidentielles, même si ses membres ne votent pas. Je le regrette d’ailleurs, sincèrement, puisqu’une loi votée par les députés de l’Union en 2005, autorise leur vote, mais celle-ci n’a pas été appliquée ni par le président Azali ni par le président Sambi.

 

HZK/La Gazette des Comores – Que veulent les Comoriens de France ? Qu’est-ce que vous êtes capable de faire pour eux ?

 

Abdou Djabir – La diaspora demande à être reconnue et valorisée parce qu’elle est composée de Comoriens comme nous, mais aussi et surtout parce qu’ils prennent une part très importante dans le fonctionnement de l’économie des Comores.
Ils veulent la pleine citoyenneté, c’est-à-dire pouvoir élire les dirigeants du pays et être eux aussi élus, avoir des représentants dans les différentes assemblées. Ensuite, ils souhaitent que les transports aériens soient sécurisés, en prévention des accidents et des désagréments constatés lors de nombreux escales dans les pays étrangers. Enfin, ils veulent que les conditions de vie aux Comores soient améliorées pour que leur séjour au pays ne soit pas affecté comme à l’accoutumée, par le délestage en matière de distribution d’eau et d’électricité, la pénurie de carburant et même de produits alimentaires. Sans oublier les difficultés qu’ils rencontrent en matière de dédouanement.
Evidemment, je ne peux faire quelque chose pour eux, que si et seulement si je suis élu pour prendre les grandes décisions et faire les réformes qui conviennent.

 

HZK/La Gazette des Comores – Le Ministre des Relations extérieures, Fahmi Saïd Ibrahim a signé un accord de coopération militaire juste après le discours très offensif du Président Sambi contre la France, à propos de Mayotte à l’ONU. Quel est votre sentiment sur cette polémique ?

 

Abdou Djabir – Les Comores ont signé avec la France en 1978, une série d’accords dont un accord en matière de défense. J’ai été moi même chargé, en dehors de la défense, du suivi de ces accords jusqu’en 1985, en tant que directeur des affaires juridiques et consulaires au ministère des affaires étrangères. En ma connaissance, ces accords n’ont pas été dénoncés. Ils ne sont donc pas appliqués, mais ils sont applicables, si les deux pays concernés en expriment la volonté. J’ignore tout de l’existence d’accords en matière de défense avec d’autres pays, et qui justifierait cette assistance militaire au président Sambi, au moment où la Cour constitutionnelle a notifié à ce dernier, la fin de son mandat depuis le 26 mai 2010.

 

HZK/La Gazette des Comores – Nous sommes ici à Mayotte, où vous avez longtemps vécu et que vous aimez, que comptez-vous faire à propos de « la question de Mayotte » ?

 

Abdou Djabir – Comme vous le dites si bien, j’aime Mayotte mais j’aime surtout les Maorais parce qu’ils m’ont permis d’avoir chez eux, ce que je ne pouvais pas avoir chez moi : la reconnaissance des mérites personnels, la tranquillité de la vie dans la famille, la sécurité de carrière…
Comme je l’ai toujours dit à propos de « la question de Mayotte », les dirigeants comoriens ne peuvent pas renoncer à la revendication sur Mayotte, sans renoncer à l’unité des Comores, à l’existence de celles-ci en tant qu’Etat indépendant, ainsi qu’à leur droit internationalement reconnu. Cela étant, il faut plus qu’une diplomatie revendicative pour parvenir à une solution négociée et durable sur la question de Mayotte. L’Etat comorien doit nouer un dialogue permanent avec les Maorais et leurs élus, au lieu de donner l’impression de revendiquer Mayotte en ne se préoccupant pas de l’avis des Maorais.
Bien sûr, ce dialogue n’aura pas que des amis à Mayotte, mais il est incontournable, tant que nous refusons le « mur de Berlin » dans cet archipel, les drames du cimetière marin vécu dans le silence complice et l’enrichissement coupable des passeurs en kwasa.
« La question de Mayotte » ne se réduit pas seulement à un problème de souveraineté. Il existe d’autres enjeux, notamment humains, économiques et sociaux. Je propose que la coopération dite décentralisée soit un véritable outil de développement axé sur la croissance économique, la lutte contre la pauvreté, et l’amélioration du bien être dans cet Archipel des Comores. Ce qui suppose qu’on parvienne à des adaptations favorables à la circulation des hommes, des biens et des services. C’est une façon de construire autrement l’unité millénaire des Comoriens.

 

HZK/La Gazette des Comores – C’est grâce à votre recours que la Cour constitutionnelle a décidé de signifier au président Sambi la fin de son mandat le 26 mai 2010. Pourquoi sa volonté aurait-elle été hors-la-loi ?

 

Abdou Djabir – Quand j’ai attaqué la loi du Congrès qui avait prolongé le mandat de M. Sambi, je savais que ce dernier ne pouvait pas bénéficier du mandat de 5 ans puisqu’il était élu pour 4 ans, et la loi du congrès ne pouvait avoir un caractère rétroactif. Donc, seul le successeur de Sambi peut bénéficier du mandat de 5 ans. Je suis content d’avoir gagné ce procès, mais ce qui me réjouit le plus c’est que la Cour constitutionnelle a marqué un pas en avant vers l’Etat de droit.

 

HZK/La Gazette des Comores – En quoi votre candidature est-elle différente de celle des neuf autres ?

 

Abdou Djabir – Ma candidature est différente de celle des autres, parce que c’est une candidature de rupture par rapport à la gestion antérieure des Comores. Avec mon équipe, nous sommes porteurs d’un nouveau projet de société, qui met l’accent sur la stabilité politique, la confiance entre les Comoriens et leurs dirigeants, grâce à une justice équitable, la lutte contre la corruption administrative, et contre la pauvreté grâce à la création d’emplois dans le secteur privé. Cette troisième tournante ne doit pas échouer comme les précédentes, sinon nous donnerons de l’eau au moulin séparatiste. C’est la raison pour laquelle le changement s’impose, ainsi que les réformes économiques, sociales, et sur le plan institutionnel.

 

 Mahmoud Ibrahime, Correspondant à Mayotte

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