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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 13:17

 

Les députés de l’Union des Comores ont élu vendredi dernier (13 avril 2012) le nouveau bureau  de leur Assemblée. Il est composé comme suit :

 

Les Vice-présidents :

 

-Djaé Ahamada, député de la 17ème circonscription (Oichili-Dimani-Ngazidja)

-Attoumane Allaoui (Andoudou), député de la 8ème circonscription (Ouani – Ndzuwani)

-Ahmed Daroumi, député de la 1ère circonscription (Dewa -Mwali).

 

Questeurs :

 

-Abdoul Fatah Said Mohamed, député de la 14ème circonscription  (Moroni-Nord-Ngazidja)

-Mouhtar Elhad Abdou Salim, député de la 6ème circonscription (Mutsamudu-Ndzuwani)

-Abdallah Sarouma, député de la 2ème circonscription (Msutruni -Mwali).

 

Secrétaires :

 

-Soudjay Yassine,

-Hassane Mouigni

-Mohamed SaidHoumadi, député de la 9eme circonscription (Ouani-Cuvette-Ndzuwani)

-Nourdine Fadhula, député de la 5eme circonscription (Sima-Ndzuwani)

-Bianrifi Tarmidi, député de la 4eme circonscription (Mlédjélé -Mwali).

 

Sur les 11 membres qui composent ce bureau, seuls 4 nouveaux députés font leur entrée (voir les noms en gras). Les 7 autres faisaient déjà partie du précédent bureau qui a été élu en janvier 2010.

 

Pour rappel, le renouvellement du bureau ne concernait pas le Président de l’Assemblée Nationale car il est élu pour la durée de la législature.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans PARLEMENT
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 21:10

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / 

Six proposions de loi seront examinés dans cette session d’octobre

 

 

Moroni, lundi 10 octobre 2011 (HZK-Presse) En attendant que le gouvernement dépose au parlement de nouveaux projets de loi à examiner, les élus de peuple vont s’atteler, selon le président de l’assemblée, « à épuiser l’ordre du jour de la précédente session ». Les textes sont auprès des différentes commissions. Quant aux propositions de loi, elles sont six.

 

« La tâche qui nous attend au cours de cette session s’annonce rude, tant par l’ampleur des défis à relever que les conditions de travail dans lesquelles nous sommes appelés à évoluer ». C’est Bourhani Hamidou qui le dit, lors de l’ouverture de la session d’octobre. Le président de l’assemblée s’exprime ainsi car cette deuxième session parlementaire ouverte ce vendredi en présence du vice-président en charge de Finances, du ministre de l’Intérieur et du corps diplomatique accrédité dans notre pays, va examiner 6 propositions de loi.

 

Il s’agit de la proposition de loi portant possibilité pour les députés de l’Union des Comores appelés à d’autres fonctions au cours de leur mandat de recouvrer leur siège, celle portant organisation de la profession de notaire en Union des Comores, celle relative à l’introduction de l’enseignement coranique rénové dans le système éducatif comorien, celle portant carte des partis politiques, celle relative à la libéralisation de la vanille et la proposition de loi contre la corruption.

 

« Le menu sera sans doute consistant », affirme le président de l’assemblée nationale dans son discours de vendredi. Bourhani Hamidou ajoute qu’en attendant le dépôt par le gouvernement des nouveaux projets à examiner, « nous allons nous atteler à épuiser l’ordre du jour de la précédente session ». Il s’agit du Projet de loi relatif aux cadres organiques, du Projet de loi organique relatif au conseil supérieur de la Magistrature, celui portant code des Marchés publics et des délégations de service publics et le projet de loi portant révision de la loi N°94-017/AF portant création, organisation et fonctionnement de l’Ortc.

 

« Je compte sur la collaboration du gouvernement avec le soutien de l’expertise de notre administration mais également sur l’appui du personnel parlementaire pour réussir le pari », conclut le président de l’assemblée.

 

I.M. Abdou

101011/ima/hzkpresse/12h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans PARLEMENT
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 12:29

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Réaction après l’arrêt de la cour constitutionnelle :

Djae Ahamada sollicite l’établissement d’un calendrier électoral

 

Moroni, lundi 17 mai 2010 (HZK-Presse) Le vice-président de l’assemblée a tenu une conférence de presse pour afficher sa position après la décision de la cour constitutionnelle. Il a aussi fait l’interprétation du « consensus ». "Nous demandons au gouvernement de dégager très vite un calendrier électoral pour l’organisation des prochaines  élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles".

 

Cette déclaration est de Djae Ahamada Chanfi, vice président de l’assemblée de l’Union qui a précisé qu’il parlait au nom du parlement. Cet élu de la mouvance présidentielle a convié la presse samedi dernier pour s’exprimer par rapport à l’arrêt de la cour constitutionnelle rendue le 8 mai ainsi que sur d’autres sujets de l’actualité nationale. Concernant le point spécifique de la décision de la haute juridiction, le député Djae trouve qu’ "elle a ouvert une porte de sortie à la crise qui s’installe".

 

Se situant dans le cadre du dialogue institutionnel dont certaines sources indiquent qu’il reprendra mardi ou mercredi, après l’échec du premier round, l’élu de la mouvance présidentielle souligne que "toute décision dégagée doit être validée par le parlement". M. Djae s’est ensuite lancé dans une interprétation de l’un des articles de l’arrêt de la haute juridiction recommandant une "démarche consensuelle " dans l’exercice du pouvoir du président de l’Union et ses vices présidents.

 

Selon lui, cette "démarche consensuelle, c’est entre le président et ses vices présidents et par ramification les chefs des exécutifs insulaires". Cette interprétation s’inscrit dans la droite ligne de la lecture faite par les hauts dignitaires du régime  en place, même si, elle parait pour le moins équivoque aux yeux de certains observateurs. Plusieurs d’entre eux se demandent s’il y a un conflit entre le chef de l’Etat et ses vices présidents.

 

Le député élu à Oichili s’est ensuite élevé contre l’équipe du chef de l’exécutif de l’île de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi, qui selon lui, a pris en otage l’île. "Alors que les gouverneurs d’Anjouan et Mohéli ont nommé leurs commissaires, celui de Ngazidja refuse de se plier", a déploré Djae Ahamada qui menace de "saisir la cour constitutionnelle pour empêchement de l’exécutif de Ngazidja". Il a, par ailleurs, appelé la communauté internationale à s’imposer fermement pour le respect des institutions.

 

Djae a aussi indiqué que "les mandats des présidents des îles ont expiré depuis la réforme constitutionnelle du 17 mai 2009". Dans cette même lancée, cet élu de la mouvance présidentielle a aussi coché des flèches à l’opposition qui donne l’impression d’être toujours en retard. "L’opposition ne joue pas convenablement son rôle. Des fois, elle réagit après coup", a-t-il lancé. Au cours de cette conférence de presse, ce député a critiqué le comportement de certains médias qui prônent ouvertement la violence.

 

Faissoili Abdou

170510/FA/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans PARLEMENT
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:46

 Moroni, mercredi 27 janvier 2010 (HZK-Presse)Mzimba.jpgPour sa première entrée parlementaire, Ibrahim Ali Mzimba, avocat et député élu de la 23ème circonscription électorale du Ngouengwe (Photo), a choisi de s'intéresser « aux questions sociales ». « J'ai déposé une motion de résolution qui porte sur la priorité du versement des salaires des agents de l'Etat et de l'armée nationale de développement », annonce Ibrahim Ali Mzimba qui considère que « le versement des salaires doit être la priorité avant toute autre dépense ».


« Le salaire demeure la première ressource de l'économie nationale », argumente-t-il. Cette résolution, l'élu du Ngouengwe souhaite la faire adopter par ses pairs avant la fermeture de cette première session parlementaire, probablement ce jour. Il demandera notamment aux députés de décider une loi spécifique qui élève « les budgets consacrés aux salaires de nos fonctionnaires au premier niveau de la priorité des priorités financières de l'Etat, et de rendre les autres dépenses secondaires ».


Dans un pays où, au fil des régimes successifs, le versement des salaires des fonctionnaires est devenu une aumône, cette initiative ne serait pas de trop. « Nous ne pouvons pas accepter que nos fonctionnaires tombent dans l'indigence », souligne-t-il dans cette résolution dont il fera lecture devant les autres élus du peuple avant de passer au vote. Le député Mzimba, dénonce, « la négligence de ce régime qui met tout en avant sa pérennisation au pouvoir sans se soucier du quotidien de la population ».


« Pour une population active de 100 personnes, à peine 20 seulement travaillent dans la fonction publique ou le privée. Et la fonction publique n'est pas en mesure de rendre la contrepartie obligatoire et impérative qui est le salaire », énumère-t-il. Selon lui, cette situation « entame l'autorité de l'Etat. Les gens qui nous gouvernent ne remplissent pas leur mission qui est d'assurer la survie et le bien être de leurs concitoyens ».


Ce député de l'opposition n'a pas manqué de lancer quelques piques au président Sambi. « C'est cette misère entretenue par le président Sambi qui lui permet de prendre en otage le pays », a-t-il avancé. Il a en outre demandé à ses homologues de l'Assemblée nationale d'être « des hommes rebelles, imaginatifs, à se dresser contre les intérêts anti-nationaux, à suivre notre propre inspiration, à n'écouter que nos élans ». Cet élu et chef du parti Pari, souligne, enfin, que l'armée est « dans une situation d'indigence, elle est négligée, les officiers sont humiliés ».

S.A.
260110/sa/hzkpresse/6h00

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans PARLEMENT
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 21:24

 

Après l’élection du Président de l’Assemblée Nationale, jeudi dernier, celle des autres membres du bureau permanent a eu lieu vendredi dernier.

 

Ainsi sont élus vices présidents :

- Attoumani Allaoui alias Andoudou, député de la 8ème circonscription (Ouani – Ndzuwani)

- Djae Ahamada Chanfi, Député de la 17ème circonscription (Oichili-Dimani-Ngazidja)

- Ahmed Daroumi, Député de la 1ère circonscription (Dewa -Mwali).

 

Les questeurs sont :

- Mouhtar Elhad Abdou Salim, Député de la 6ème circonscription (Mutsamudu-Ndzuwani))

- Abdoulfatah Saïd Mohamed, député de la 14ème circonscription  (Moroni-Nord-Ngazidja)

- Ali Saïd Chanfi, élu Conseiller à Dewa II (Mwali).

 

Les secrétaires parlementaires sont :

- Saïd Ali Charif  Elu Conseiller à  Itsandra IV(Ngazidja)

- Abdillah Yahaya Député de la 24eme circonscription (Mbadjini Est-Itsahidi-Ngazidja)

- Mohamed Saïd Houmadi,  Député de la 9eme circonscription (Ouani-Cuvette-Ndzuwani)

- Nourdine Fadhula, Député de la 5eme circonscription (Sima-Ndzuwani)

- Ansoufi Abdou Fazul,  Elu Conseiller à Djando II (Mwali).

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans PARLEMENT
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 01:03

 

Depute-071.jpgLes nouveaux députés - tous sans exception – même

Photo  ci-dessous (Marakcha, l'unique femme députée)
Député 024 ceux à qui on avait demandé de faire l’école buissonnière - ont fait leur rentrée le mercredi 13 janvier 2010, dans l’après midi. L’ambiance était festive au palais du peuple. Tout le monde avait arboré ses jolis habits traditionnels ou européens (Djuba, Djagla, Djoho, costume, kandzu…). Personne n’avait oublié de peigner ses cheveux et de se parfumer. On lisait le stress sur le visage des « vrais nouveaux » - ceux qui sont élus pour la première fois. Par contre, les rares habitués des lieux étaient détendus et faisaient le beau. Cela ressemblait beaucoup à une rentrée scolaire !

  Photo ci-dessous (de g à d : les députés Andoudou et Abdou Djabir)

Député 030Dans ce milieu masculin, il y avait tout de même une femme, une belle et élégante femme habillée en blanc, l’unique femme Députée. Il parait que c’est une des fidèles militantes de l’actuel gouverneur de l’île de Mwali, Mohamed ali Said. Merci infiniment aux Conseillers de Mwali d’avoir eu la bonne idée de désigner l’unique femme élue Conseillère pour siéger  au palais de Hamraba. Cela vous honore !

 

Député 060Pour cette rentrée, tout le monde était là pour accompagner nos nouveaux députés et leurs prodiguaient quelques conseils : des Ministres, des représentants de la communauté internationale, des notables traditionnels et religieux, des jeunes, beaucoup de femmes…Plusieurs discours chaleureux ont été prononcés par les politiques, les religieux, les étrangers, les vieux… sauf les femmes et les jeunes. Ça commence bien

! Que des conseils, rien que des conseils ! De bons conseils en plus. Parait-il. Maintenant reste à savoir si nos nouveaux élus les ont entendus ou écoutés. On le saura quand ils commenceront à composer sur les différents sujets sérieux. Car pour cette rentrée tout le monde a donné 10/10 à l’autre. Eh oui c’est notre « école de fans »Député 027

 

Les alentours du palais du peuple, le siège de l’Assemblée des députés, étaient  aussi bien colorés et animés. Les femmes habillées en Orange, la couleur fétiche du baobab – pas n’importe quel baobab – c’est celui appartenant à « Kiki de la république » d’un côté avec leurs youyous stridents et des jeunes manifestants de l’opposition d’un autre côté avec leurs banderoles de menaces. Le brouhaha en concurrence avec les chants traditionnels. Que c’était beau !Député 069

 

Après la cérémonie solennelle, une session de 15 jours est ouverte. Ce qui a permis d'ores et déjà l’élection du Président des députés. Il s’agit de l’ancien Ministre de l’intérieur, Bourhane Hamidou, un des fidèles du Président de l’Union des Comores élu dans le Hambou à Ngazidja.

Photo ci-dessous (de g à d : Les députés Fahmi Said Ibrahim et Andoudou)
Député 031

 

Député 061A notre tour, nous souhaitons une bonne mandature, chaleureuse, utile et fructueuse pour le pays.

 

Halidi allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:47

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

 


Moroni
, mercredi 13 mai 2009 (HZK-Presse) – « Notre mandat n’a pas expiré le 28 avril dernier comme l’a constaté abusivement un arrêt de la cour constitutionnelle daté du 7 mai »,  c’est ce qu’a déclaré le président de l’Assemblée de l’Union, au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée hier mercredi, en présence des membres du bureau, et de plusieurs personnalités politiques et des élus.

 

« Nous sommes encore là en tant qu’élus du peuple jusqu’au 4 juin prochain », poursuit Said Dhoifir Bounou, sur un ton ferme et serein, car selon lui, l’actuelle législature est entrée en fonction officiellement le 4 juin 2004 pour une durée de 5 ans, « devant les corps constitués et la communauté internationale », et cela pour la simple raison que les 33 députés ont été élus ou désignés à des dates différentes.

 

Le président de l’Assemblée n’a pas ménagé ses critiques à l’endroit du gouvernement central qui « n’est pas à sa première violation des lois régissant le fonctionnement des institutions du pays ». C’est pourtant la première fois que le parlement s’exprime publiquement sur une décision de la haute juridiction, a rappelé M. Bounou, qui soupçonne le président de l’Union d’exercer « une pression politique inadmissible » sur le travail des juges constitutionnels.

 

Le dernier exemple en date, ajoute-t-il, étant cet arrêt de la Cour constitutionnelle qui intervient curieusement à la suite d’une requête du secrétaire général du gouvernement, dont la date du 29 avril 2009, coïncide avec l’adoption, la veille, par l’assemblée de l’Union d’une loi relative au « blanchiment d’argent, financement du terrorisme, confiscation et coopération internationale en matière de produits du crime ».

 

Les parlementaires voient dans cet arrêt « un prétexte pour bloquer la promulgation et l’application de cette loi si importante pour le pays», un texte pourtant initialement déposé par le gouvernement sur recommandation de la Banque centrale. Mais nos élus accusent le pouvoir du président Sambi d’avoir fait « une injonction » à la Cour constitutionnelle, alors que celle-ci devait plutôt constater « la défaillance » du chef de l’Etat qui a omis d’organiser les nouvelles élections législatives en vue du renouvellement de l’assemblée en fin de mandat.

 

Les conférenciers du Palais du peuple n’ont pas manqué de dénoncer aussi les pratiques « anti-démocratiques » du régime, en rappelant qu’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi « n’a pas hésité à promulguer une loi de citoyenneté économique rejetée en novembre dernier par la majorité du parlement », et que dans cette même grave affaire la Cour constitutionnelle n’a toujours pas statué après quatre audiences successives. 

 

Un texte déjà mis en application sans que les conditions prévues soient remplies, déplore le président Bounou, alors qu’il soulève de graves interrogations quant à ses implications financières, sécuritaires et morales.

 

Concernant le débat du référendum du 17 mai prochain, c’est la crédibilité même de la Cour constitutionnelle qui est engagée, car selon le Mohamed Djanfari, la tenue d’une telle consultation « est un moyen d’instaurer une monarchie », c’est pourquoi les sages de la haute juridiction, devraient prendre « un arrêt constatant la fin du mandat du président Sambi en mai 2010 ». L’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2007 à Ndzouani, dit craindre qu’au lendemain de ce référendum de révision constitutionnelle ne s’ouvre « une période d’instabilité qui sera pire que celle de 1997 », en expliquant que l’avènement du séparatisme anjouanais était « la conséquence d’une centralisation de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme ».

 

Pour le président de l’Assemblée, le processus électoral en cours est « un acte unilatéral du président Sambi, sans concertation, et que le parlement ne saurait cautionner ». L’unique femme à siéger à l’hémicycle, Mme Djouaria prendra les électeurs à témoin, en les mettant en garde contre le vide institutionnel qui va se créer après le 17 mai, une situation à ses yeux « propice à l’arbitraire », car il n’ay aura plus de contre-pouvoir, mais « nous continuerons à nous battre jusqu’au bout », lance-t-elle. 

 

A noter que la session d’avril a été clôturée sans vote de la loi de finances 2009, le gouvernement ayant choisi de boycotter les travaux parlementaires depuis l’adoption controversée de la fameuse loi de « citoyenneté économique », le 27 novembre 2008. L’institution parlementaire serait même « sanctionnée » par le gouvernement, qui a gelé ses moyens de fonctionnement, regrette le député Ali Mkoudou. 

 

El-Had Said Omar

130509/eso/hzkpresse/16h00

 


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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 10:33

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

L’Assemblée de l’Union a élu son nouveau bureau

 

Moroni, mardi 30 décembre 2008 (HZK-Presse) – Le rideau est tombé à l’assemblée de l’Union des Comores, l’élection samedi 27 décembre dernier des nouveaux membres aux différents postes stratégiques du bureau de l’assemblée est significative. S’agirait-il d’un « tournant décisif » selon les uns, ou d’un « acte de renoncement et de désaveu » pour les autres, notamment les perdants. Aucun député parmi les partisans de la mouvance présidentielle, en l’occurrence les « défenseurs du projet de loi relatif à la citoyenneté économique » n’a été porté à aucun des 11 postes du bureau de l’assemblée : vice-présidents, questeurs et secrétaires.

 

Dans les coulisses du parlement où nous avons rencontré députés et personnel de l’institution, il s’agit plutôt d’un « vote sanction » contre les députés partisans de la loi appelée ironiquement « loi des bidoun ».

 

A l’assemblée, « les conséquences s’observent au fur et à mesure de l’évolution de nos travaux », dira la nouvelle vice-présidente, l’unique député femme Djoueiria Binti Abdallah. Elle a été portée au poste de 1er Vice-président à la place du député Mhoumadi Ibrahim Sidi.

 

L’assemblée de l’Union a délibéré dans sa séance du 28 décembre, en procédant au renouvellement de ses instances pour la dernière année de la législature. Djoueria B. Abdallah (Ngazidja), M. Anrifiddine Abdou Bacar (Anjouan) et M. Said Mohamed Ben cheik (Mwali) ont été respectivement élus aux trois postes de vice-président de l’assemblée.

 

Pour rappel, chaque année l’assemblée procède au renouvellement de son bureau, à l’exception du président, élu pour toute la durée de la législature (5 ans). Portée par la majorité au poste stratégique de vice-président, M. Djoueria, la seule femme comorienne à siéger à l’assemblée, dira qu’elle a su au fil du temps gagner la confiance de ses collègues qui l’ont portée successivement depuis avril 2004 à différents postes de responsabilité.

 

Présidente du groupe politique CRC, puis vice-présidente à la commission des finances et cette fois, ajoute-t-elle, 1er vice-présidente de l’assemblée. Pour elle, son expérience acquise au sein de l’institution et le difficile rapport de forces entre le genre [homme et femme] donnent à croire que « la femme comorienne doit être fière et surtout oser se lancer aux postes de prise de décisions ».

 

Interrogé par apport au climat quelque peu tendu qui prévaut à l’assemblée depuis l’adoption controversée de « la loi relative à la citoyenneté économique », Mme la vice-présidente dit espérer que la population saura « garder son calme et se méfier de la désinformation véhiculée par certains médias ».

 

Dorénavant, les élus doivent s’impliquer, en allant vers leurs électeurs « pour mieux les sensibiliser et les informer sur l’évolution de la situation de notre pays, notamment à travers les médias périphériques et la presse indépendante, qui ne censurent pas les activités parlementaires comme le font délibérément certains médias du service public », sous la pression du pouvoir politique.

 

Elle reconnait par ailleurs que les rapports entre députés des deux blocs qui s’opposent depuis deux mois, sur la « loi de citoyenneté économique », se détériorent au point que certains élus agissent avec un esprit malsain jusqu’à boycotter les travaux en cours. Des élus, d’une manière délibérée, se permettent des départs injustifiés à l’étranger, ou suspendent leur participation aux travaux en commission.

 

Pour M. Anriffidinne Abdou Bacar, l’autre vice-président originaire d’Anjouan, un proche du député M. Mohamed Djaffari dont il fut le directeur de campagne aux dernières élections présidentielles de l’Union, « il n’y a plus de raison qu’un élu mette en jeu les intérêts du pays pour des intérêts particuliers et égoïstes ».

 

Il se dit déterminé à « ne céder à aucune pression d’où qu’elle vienne ». L’élu de la nation doit selon lui « être capable de défendre des lois qu’il estime justes et équitables, et sans aucun penchant régionaliste ou d’appartenance partisane ».

 

Son inquiétude serait de « perdre toute crédibilité devant ses électeurs », d’où sa détermination à « défendre jusqu’au bout la légalité institutionnelle » pour mériter la confiance de la population comorienne en générale et ses électeurs en particulier.

 

Avant d’être porté à ce nouveau poste de vice-président à l’assemblée, M. Anrifiddinne Abdou a été successivement vice président à la commission des finances, économie et plan et président d’un groupe parlementaire. Une expérience qu’il entend « capitaliser » au sein de l’institution qui lui a ouvert les yeux, a conclu le 2e vice président de l’Assemblée de l’Union. 

 

A. Nabahane

301208/an/hzkpresse/12h00

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 13:00

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, jeudi 25 décembre 2008 (HZK-Presse) – Alors que plusieurs projets de lois sont déposés sur le bureau de l’assemblée de l’Union, pour sa session d’octobre, notamment le projet de loi de finances 2009, qui revêt une importance particulière en raison des engagements pris tout récemment par notre pays auprès du Fonds monétaire international, certains députés ont préféré partir en voyage de complaisance à l’étranger.

 

Parmi eux, le président de la commission des finances et Moumini Abdou, le rapporteur Attoumane Allaoui dit Andoudou, ainsi que le premier vice-président Ibrahim Mhoumadi Sidi. Nos trois députés se trouveraient actuellement dans les pays du Golfe (Koweït et Dubaï) pour des motifs personnels, croit-on savoir au Palais du peuple où les réunions se succèdent pout tenter de relancer les travaux parlementaires, gravement compromis depuis la publication le 16 décembre dernier, d’un décret du président de la république, « portant promulgation de la loi relative à la citoyenneté économique », une loi dont l’adoption reste toujours au centre d’une vive controverse au sein de l’assemblée nationale et de la classe politique.

 

L’absence « injustifiée » des trois élus soulève des interrogations d’autant que le gouvernement de l’Union, plusieurs fois invité par le bureau de l’assemblée, n’a participé lui aussi à aucune des conférences des présidents qui devaient permettre de dénouer la crise et reprendre les séances plénières, momentanément suspendues à la suite du fameux décret de promulgation.

 

Le ministre en charge des relations avec le parlement, Mmadi Ali, n’a donné aucune explication à cet absentéisme gouvernemental, nous a-t-on confié de source parlementaire. Or aucune plénière ne peut se tenir sans qu’elle soit convoquée par la conférence des présidents qui réunit le président de l’assemblée, les vices présidents, les présidents des commissions et ceux des groupes parlementaires, ainsi qu’un membre du gouvernement.

 

L’on apprend par ailleurs que les députés pourraient siéger le samedi 27 décembre prochain, afin de renouveler leur bureau, ce qui laisse présager déjà des débats houleux et une recomposition du rapport de force politique au sein de l’institution, accentuant le clivage entre le pouvoir du président Sambi et l’opposition. Des passes d’armes sur fond de conflit de compétence et de réforme constitutionnelle, à trois mois de la fin de la législature, et à 16 mois de la fin du mandat du chef de l’Etat.     

 

El-Had Said Omar

251208/eso/hzkpresse/6h00

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 21:37

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

 

Moroni, lundi 1er décembre 2008 (HZK-Presse) – Un atelier de réflexion a eu lieu samedi 29 novembre dernier au parlement de l’Union des Comores en présence des anciens parlementaires, élus, cadres de l’administration centrale dont des anciens secrétaires généraux de l’Assemblée Nationale et d’une brochette de juristes et consultants invités à partager leur expérience. L’objectif attendu : valider le plan d’action du prochain parlement qui serait issu des législatives de juin 2009.

 

Cet atelier marque la fin d’un processus et d’un projet initié par le Système des nations unies au profit du parlement comorien : « Appui à l’élaboration d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement des capacités du parlement de l’Union des Comores ». Déclenché en juillet 2007, lors de son premier atelier organisé à l’Hôtel Galawa, le Pnud a pris la décision, à la demande de l’Assemblée, d’accompagner les parlementaires comoriens pour les aider à développer leurs capacités et assoire un cadre de travail concerté et harmonieux avec le reste des institutions (gouvernement, Cour constitutionnelle, Assemblées des Iles, Association des anciens parlementaires…).

 

Après un constat tiré dans un grand nombre de pays en développement, la majorité a souvent relégué le travail parlementaire au second plan. Pour les uns, la présence d’une assemblée complète un vide institutionnel et d’autres reconnaissent que le travail parlementaire est une nécessité dictée par le principe même de la séparation des pouvoirs dans toute démocratie.

 

L’atelier de validation du projet pour la mise en place d’un plan d’action au sein de notre assemblée appelle à redoubler de vigilance, en associant les personnes ressources parmi les juristes, anciens députés, universitaires et administrateurs appelés à se constituer en « commission permanente », notamment lors de l’examen des projets de loi en commission.

 

C’est une des recommandations formulées par les participants à l’atelier. Le premier à intervenir, M. Opia Mensah Kumah, représentant résident du Pnud aux Comores, a insisté sur la nécessité de doter le parlement de l’Union d’une stratégie et d’un plan d’action comme le reste des parlements des pays en développement. L’institution serait doublement « efficace et efficient dans son travail parlementaire » a laissée entendre le fonctionnaire onusien.

 

Le député serait à même de remplir ses missions de par sa fonction de législateur, notamment en matière d’examen des projets de loi des finances et de contrôle de l’action du gouvernement. Ceci étant, l’institution est appelée à développer une meilleure communication interne et externe, pour plus de transparence.

 

Pour le président de l’assemblée de l’Union, M. Said Dhoifir Bounou, ce travail est justement destiné à servir le prochain parlement qui serait issu des législatives de juin 2009. Saluant au passage la présence d’anciens élus et cadres dont deux présidents de l’Assemblée fédérale et des secrétaires généraux pour renforcer la réflexion, M. Bounou dira qu’en validant les travaux de cet atelier le Pnud « vient à point nommé renforcer la deuxième institution du pays, pour que le travail parlementaire soit respecté et productif ».

 

Dans son exposé de motif du projet, le député Maarouf Elarif passera en revue les faiblesses du parlement comorien et analysera le plan d’action dans ses aspects systémique, institutionnel et individuel. Un plan selon lui qui « a vocation à mettre à la disposition de l’Assemblée les outils de son autonomie administrative et financière ». Et ceci étant possible en développant les capacités des actions individuelles des élus et du personnel.

 

Dans cette perspective, trois groupes thématiques ont été constitués pour étudier entre autres les mécanismes et procédures de concertation et de consultation entre les élus et le reste des institutions politiques censées travailler en étroite collaboration, à travers l’organisation de forums d’échanges entre l’Assemblée et ses partenaires, la mise en place des autres organes prévus par constitution (Conseil économique et social, conseil des Ulémas, Commission nationale pour le développement durable), ou encore élargir les auditions en commission permanente, renforcer les liens entre les Assemblées des îles et celle de l’Union etc.

 

D’où l’impérieuse nécessité d’impulser au sein de l’Assemblée un cadre législatif et réglementaire en chargeant le secrétariat général de répertorier et superviser les travaux des associations, sections et réseaux interparlementaire existants. Autant dire que le défi à relever est immense dans le processus de consolidation de la démocratie parlementaire, à en croire les participants qui espèrent voir la constitution comorienne s’appliquer pour un meilleur fonctionnement de nos institutions, notamment à travers l’arbitrage par la cour constitutionnelle des désaccords entre le gouvernement et l’Assemblée.

 

Dans ce point précis, le débat a partagé les participants dont les uns reprochent à la haute juridiction sa faiblesse de par l’absence de juristes de formation parmi ses membres. D’autres qualifieront la Cour « d’instrument purement politique » dont la composition est confiée aux seuls autorités politiques qui nomment ses membres suivant leurs humeurs. Et pour remédier à cette insuffisance, l’Assemblée de l’Union est ainsi appelée à renforcer son travail par l’expertise indépendante en recourant aux ressources humaines dont dispose le pays (Université, administration, magistrats, avocats…)

 

Pour arriver à ces résultats et renforcer les capacités du parlement, un plan de formation s’avère nécessaire tant au niveau du personnel que pour les élus, bref tous les acteurs de la vie parlementaire. Ce qui doit s’accompagner d’une rationalisation des recrutements des agents et une plus grande rigueur dans le profil et les critères d’éligibilité de nos législateurs.

 

L’on a observé tout au long de cet atelier un climat de compréhension entre les anciens députés présents échangeant leur expérience avec des jeunes parlementaires et administrateurs, marquant ainsi un tournant décisif du fonctionnement régulier de la deuxième institutions du pays.

 

Croisons les doigts pour que ce plan d’action ne reste pas un vœu pieux dans les tiroirs, et que l’hémicycle de la représentation nationale soit un lieu de débats qui honorent les Comores ! Le député Ben Cheik intervenant au nom du président de l’Assemblée appellera l’assistance à  valider les travaux par acclamation…

 

A. Nabahane

011208/an/hzkpresse/15h00

 

 

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