Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Presentation

  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
  • Contact

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

Recherche

BIENVENUE SUR MON BLOG

NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG YANGU 
Cet outil va me permettre de vous faire decouvrir mon pays natal  et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
 

Pour revenir à la page d'accueil  cliquez  ICI

Pour recevoir réguliérement les articles que nous diffusons, merci de vous inscrire à la newsletter (Attention : laissez les deux cases (newsletter et articles) cochées) .

Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

MESSAGE IMPORTANT :

 

DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

gala_final-_maquette--2-.jpg

A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 20:39

ANNONCE :

 

Nous venons de recevoir le message ci-dessous. Il peut aussi vous intéresser.

 

 

 Réunion du Gouverneur de Ndzuwani à Paris : dimanche 25 octobre 2009

 

 

Avis à la communauté comorienne  de Ndzuwani en France

 

 

Le gouverneur de N’dzuwani, Moussa Toybou, en visite en France, souhaite rencontrer la communauté comorienne de Ndzuwani ce dimanche 25 octobre à 14 heures 30 au :

 

1, rue de Nantes

75019 PARIS

 

C’est l’occasion pour vous tous d’aller lui poser vos questions  et lui dire ce que vous pensez de la gestion de Ndzuwani depuis son élection.

 

Ne ratez pas cette belle occasion.

 

 

 

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

 

 

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans ANNONCES
commenter cet article
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 19:45

 

Sœur Colette a quitté « définitivement » les Comores ce mercredi 21 octobre. « Cette religieuse française âgée de 80 ans, n’a plus, aujourd’hui, la force physique et morale, pour continuer sa mission et la congrégation Saint Thomas de Villeneuve (France), dont elle relève, a décidé de la rapatrier ». Voilà le motif officiel de son départ.

 

Qui ne connaît pas ou n’a pas entendu parler de Sœur Colette a ux Comores et surtout à Ngazidja ? Cette petite et grande dame religieuse qui courrait dans tous les sens et  partout avec son foulard blanc sur la tête ! Petite par la taille mais grande par tout ce qu’elle a fait pour les Comores et les comoriens. Elle a 80 ans dont 44 ans passés dans notre pays au milieu des plus démunis. Elle a beaucoup offert aux Comoriens ; les soins, l’éducation, le soutien moral…

L’histoire d’amour incroyable entre sœur Colette, une religieuse chrétienne et les comoriens et les Comores, un peuple et un pays musulmans, est forte et digne d’un conte de fée.

Elle est arrivée aux Comores, une colonie française,  en 1965 pour enseigner à l’école de la mission catholique fréquentée par beaucoup de comoriens dont des personnalités politiques.

En 1975, Les Comores deviennent indépendantes et un conflit politique et diplomatique  oppose les nouvelles autorités comoriennes aux autorités françaises. Plusieurs Français installés dans le pays dont les membres de la mission catholique quittent les Comores. Sœur Colette, elle, décide de rester. Elle se trouve de facto « la dame à tout faire de la mission catholique » : enseignante, infirmière, administrateur…. tout en continuant de pratiquer  librement sa réligion sans prosélytisme à l’église catholique de Moroni ni s’immiscer dans la vie politique locale.  Bref, les comoriens ont eu affaire à une grande dame utile et respectueuse ! Elle a enseigné beaucoup de choses aux Comores : le calcul, le français…la broderie, la cuisine mais surtout être au service d’autrui, la générosité et le respect des humains. Elle se dévoue et se bat pour les Comoriens surtout les plus défavorisés, les enfants et les vulnérables. Et tout cela « elle l’a fait avec le cœur » comme l’a bien souligné un Ministre du gouvernement de l’Union des Comores

En guise de reconnaissance,  le pays entier a tenu à juste titre  à lui rendre l’hommage qu’elle mérite. Les pots « d’adieu » auxquels des autorités, des dignitaires religieux, des notables du pays ainsi que des simples citoyens qu’elle a aidés ont participé se sont multipliés ces derniers jours un peu partout .

Elle a même été élevée par le chef de l’état  Comorien au rang d'Officier de l'Ordre du Croissant Vert des Comores
au cours d'une cérémonie organisée hier après midi (mardi 20 octobre 2009) au Palais présidentiel de Beit-Salam.

Comme beaucoup de comoriens, nous pensons fortement que sœur Colette est une grande dame de l’Humanité et «  part mais elle restera toujours dans nos cœurs ».

Et comme notre Président, nous ne lui dirons pas « adieu mais plutôt au revoir et à bientôt »

Vous trouverez ci-dessous le discours prononcée par le Président de la République à l’occasion de la décoration de Sœur Colette

 

 

 

 

.Allocution de Son Excellence Monsieur AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI, Président de l'Union des Comores à l'occasion de la décoration de Sœur Colette AYME

Palais De Beit-Salam, le mardi 20 octobre 2009


--------------------------------------------------------------------------------

Honorable Assistance,

Nous sommes réunis ici pour nous acquitter d'un devoir de reconnaissance envers Sœur Colette Aymé que les Comoriens appellent affectueusement « Mdzadze », ce terme qui chez nous désigne à la fois la mère, la nourrice et la protectrice de ses enfants.

Soeur Colette,

Lorsque vous avez débarqué en terre comorienne le 16 août 1965, alors que j'avais personnellement 7 ans, vous réalisiez le rêve que avez toujours eu, de vous mettre au service des plus nécessiteux.

Depuis cette date, vous avez servi dans l'éducation des enfants comoriens dont plusieurs aujourd'hui occupent des responsabilités dans ce pays.

Depuis cette époque, vous vous êtes consacrées aux enfants malnutris, aux brûlés et aux malades les plus démunis. Depuis, que de soins vous avez prodigués de vos mains, que de blessures vous avez calmées, que de cœurs vous avez soulagés !

Durant toute cette période, vous avez su gagner le cœur de chaque comorienne et de chaque comorien, ainsi que l'amitié de tous nos Amis.

Plus de quatre décennies plus tard, vous vous efforciez de servir encore, malgré l'âge et la maladie et en dépit du besoin que vous avez vous-même d'être soignée à votre tour. Aujourd'hui, alors que vous vous apprêtez à quitter votre seconde patrie, je me sens le devoir de vous vous exprimer, au nom de toute la Nation, toute notre reconnaissance et vous dire, chère sœur, que vous pouvez partir très satisfaite, parce que votre mission ici a été accomplie. Nous garderons en nous, le souvenir d'une personne de conviction et de principe, celle d'une religieuse qui a toujours eu un sens très élevé de son devoir, mais aussi et surtout le souvenir d'une grande Dame, franche, attentionnée, sincère, courtoise et disponible avec tout le monde, une grande Dame très respectueuse des valeurs des autres.

Sachez qu'en partant, Chère Sœur, vous laissez derrière vous, une œuvre riche, multiple et pérenne qui, nous en sommes convaincus, se poursuivra.

Sœur Colette,

Il est très difficile, dans nos traditions, de dire adieu à une personne dont on a de l'affection, lorsqu'elle s'en va. Dans les mœurs de chez nous, l'on considère que l'Ami qui vous quitte ne fait que s'absenter physiquement et que sa mémoire, elle, reste à jamais en votre compagnie.

Aussi, ne vous dirons-nous pas adieu, mais plutôt au revoir et à bientôt !

En effet, nous savons que partout où la destinée vous conduira, votre cœur battra au rythme des cœurs des enfants comoriens, avec la même vivacité et le même amour, que pendant votre long et oh ! combien fructueux séjour aux Comores.

Je vous souhaite, au nom de tous les Comoriennes et Comoriens, et au nom de tous les Amis ici réunis, un excellent retour auprès des vôtres, les Sœurs de la Congrégation de Saint Thomas de Villeneuve et , pour la vie qui continue, une santé toujours prospère, et beaucoup de bonheur.

Sœur Colette Aymé,

Au nom du peuple comorien et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Officier de l'Ordre du Croissant Vert des Comores.

Je vous remercie.

Source : Beit Salam

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans HOMMAGES
commenter cet article
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 17:27

Lu pour vous : Source / HZK Presse du 21 octobre 2009

 

Comores / Politique & institutions

Législatives 2009 :

Au secours ! Pénurie de candidats aux élections

 

Moroni, mercredi 21 octobre 2009 (HZK-Presse) – A jour J-3 de la date butoir de dépôt des candidatures aux législatives, aucun candidat ne s’est manifesté en tout cas à Ngazidja. Et pourtant, les intentions se font déclarer dans nos villes et villages. Des noms circulent ici et là, mais pas auprès des organes institués pour recevoir ces candidatures. « Des personnes passent au niveau de la commission électorale insulaire pour demander les conditions pour être candidat mais ils ne déposent aucun dossier », déclare le président de cette commission à Ngazidja, Soilih Mohamed Soilih.

 

Ce climat morose qui entoure le dépôt des candidatures inquiète cet organe insulaire. La commission s’est même trouvée dans l’obligation de tirer la sonnette d’alarme en faisant un communiqué dans les médias pour rappeler aux gens « que le délai de dépôt des dossiers de candidatures sera clos le 23 octobre à minuit ». Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce malaise.

 

La constitution du dossier de candidature n’est pas aussi facile qu’on le croit. Il faut 10 documents pour le constituer. Et quand on sait les difficultés rencontrées pour la production des actes administratifs, il y a de quoi à craindre du retard. « On demande un certificat de nationalité et pour l’avoir, il faut plusieurs jours. En plus, c’est en deux exemplaires qu’il faut déposer », ajoute Soilih Mohamed Soilih qui s’ennuie dans son bureau faute de candidats.

 

L’autre document qui peut être une cause de cette lenteur, la présentation de la carte d’électeur. « J’ai vu deux prétendants mais ils sont venus sans carte d’électeur. On les dirige vers le secrétariat administratif permanent. Souvent les comoriens ne gardent pas longtemps leur carte », assure le président de la CEI. Peut être aussi que chaque candidat attend jusqu’à la dernière minute pour se manifester.

 

Djoumoi Said chargé de la communication au niveau de la CEI, estime « que c’est la mentalité comorienne. Chacun veut voir la concurrence. Mais on a peur d’être submergé à la dernière minute. On risque d’être envahi par les candidat au dernier jour ». Du coté des partis politiques, on ne se bouscule pas. Said Ali Kemal, leader du parti Chuma, se demande même, « si il y aura bien des élections. Mais poursuit-il, les candidatures seront envoyées à temps. Les prétendants ont quelques jours devant eux ».

 

Les candidats da la Mouvance présidentielle seront sans doute connus ce mercredi. Selon le numéro un du parti, Djaé Ahmada qui n’est autre que le ministre des télécommunications, « une cérémonie se tiendra à l’Hôtel le Moroni pour dévoiler les candidats du pouvoir ». Le parti de l’entente des Comores (PEC) annonce 2 députés et des conseillers dans cette bataille électorale mais le dépôt non plus ne s’est pas fait. Son leader Me Fahmi explique que « le moment est au bouclage. Il a fallu bien préparer notamment en cherchant les suppléants ».

 

Mais qu’adviendra-t-il des législatives si aucun candidat ne s’est manifesté le jour j à minuit ? Le président de la commission électorale à Ngazidja estime que « candidat ou pas, le vote aura lieu à la date fixée. Et il n’y aura pas de prolongation de la date de dépôt ». Alors pour qui les électeurs iront-ils donc voter le 29 novembre prochain ?   

 

A.A. Mguéni

211009/aam/hzkpresse/6h00

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
commenter cet article
19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 12:22

Vous trouverez ci-dessous une opinion très avisée d'Ahmed Ali amir, Rédacteur en chef du journal Alwatwan sur les prochaines éléctions légistatives et leur impact sur la durée du mandat de l'actuel Président de l'Union des Comores + la réaction du secrétaire Général du CRC, parti d'opposition + la réponse de la rédaction d'Alwatwan

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
Opinion. Elections législatives : la paix à tout prix / par Ahmed Ali Amir

La politique est devenue chez nous l'art d'évacuer les débats de fond, de les repousser à plus tard pour n'aborder que les questions subsidiaires, annexes et finalement sans importance. Les législatives qui s'annoncent ont pourtant un rôle majeur à jouer, celui d'harmoniser les élections présidentielles de l'Union et des îles, dès l'installation des assemblées.

A un mois de ce scrutin capital, le débat est terne, presque grippé.
Les élections législatives des députés de l'Union et des conseillers des îles, dont les mandats sont arrivés à terme, ne posaient apparemment pas de problèmes de calendrier, mais de constitutionnalité. Les échéances prévues pour les renouveler ont été largement dépassées au point de plonger le pays dans une longue situation exceptionnelle, mais le but visé par la réforme de la constitution permettait certains écarts pour justement coordonner les dates et les tenir le même jour.

L'opposition qui n'était pas apparemment prête à affronter des élections législatives juste après le référendum constitutionnel, a opté pour le silence sur la période que s'est octroyée le président pour légiférer par ordonnance. Un sujet qui est pourtant de haute importance dans une grande démocratie, parce que la période est assortie de contraintes constitutionnelles clairement établies.

Les élus de la prochaine législature auront à se pencher, dès leur entrée en fonction, sur la loi portant harmonisation des élections présidentielles, puisque en janvier-février 2010, la constitution prévoit la convocation déjà des primaires à Mohéli. Les échéances légales en perspective se suivent, à commencer par l'élection présidentielle de l'Union en mai 2009, les élections présidentielles de Mohéli et Ngazidja en 2012, et enfin l'élection présidentielle de Ndzouwani en 2013.

La réforme constitutionnelle avait comme premier objectif, celui d'harmoniser les élections. Alors les choix qui s'offrent à la loi d'harmonisation sont politiques, à la merci de la majorité qui se dégagera. Si la mouvance présidentielle obtient la majorité, les élections présidentielles se tiendront à la date de la dernière élection en perspective, celle d'Anjouan prévue en 2013. En toute légalité. Sur cette option, le président de l'Union verra son mandat rallongé de trois ans et celui de Mohéli et de Ngazidja de deux ans. Une option que seul l'exécutif de Ngazidja pourrait rejeter par principe. Dans le cas contraire, l'opposition majoritaire peut choisir le statu quo pour permettre l'alternance mohélienne en 2010 avant de songer à une harmonisation des élections. Dans cette optique, elle peut trancher en faveur d'une réduction du mandat de Moussa Toybou, avec les risques politiques que l'on connait. Car c'est sur une question de calendrier d'élections, Anjouan se refusant à obéir au report décidé par Sambi pour des raisons de transparence, que le pouvoir Mohamed Bacar a coupé les ponts, jusqu'à provoquer des sanctions internationales et un débarquement militaire.

Une autre option, plus politicienne mais plus probable, risque de dominer le débat politique les prochains jours.
L'opposition nationale coutumière à ce genre de compromis, pourrait accepter le prolongement du mandat du président de l'Union d'une manière consensuelle, à la condition que la transition, sera chapeautée par un exécutif de l'Union représentatif des courants de l'assemblée nationale. Ce scénario s'est répété plus d'une fois et dans des circonstances presque similaires.

Le président Sambi qui n'est justement pas lié à aucun pacte de conglomérats de partis, ne verrait aucun inconvénient à terminer son mandat à la tête d'une coalition qui adhérera à son ambitieux programme de redressement économique. La formation de tous les gouvernements n'a, jusqu'ici, obéi qu'à ses propres choix. La paix de demain est peut être à ce prix.

Ahmed Ali Amir
Source : Al-watwan N° 1422 du 15 octobre 2009


Droit de réponse accordé au secrétaire général de la Crc.

Contorsions. Moussa Toybou, alter ego de Mohamed Bacar ?

Voilà ce que le Rédacteur en chef d'Al watwan vient nous démontrer en affirmant que la tournante ne peut avoir lieu qu'en 2013 sinon Moussa Toyb risque de faire sécession. En journaliste avisé M. Ahmed Ali Amir devait établir des parallèles là où c'est irréfutable.
Mohamed Bacar disposait d'une milice répondant au nom du Fga. M. Bacar portait le titre de président et il était extrêmement jaloux pour ne pas dire sourcilleux de son autonomie et de ses compétences, de surcroît légales.

Et Moussa Toyb ? Pur produit de Sambi, il accepte de porter le titre de gouverneur, sans la moindre transition normale lorsqu'on passe d'un régime à l'autre, ensuite le gouvernement de l'Union qui décide de tout dans l'Ile et enfin la Fga a été complètement démantelée et c'est l'And qui contrôle l'Ile. Alors de quelle volonté dispose Moussa Toyb pour imposer l'harmonisation en 2013 ? De quelles marges de manœuvres dispose-t-il pour rallonger le mandat du président Sambi de 4 à 7 ans ?

On attendait mieux de l'un de nos meilleures plumes. Laudateur, il ne l'a jamais été et le titre de son article “Paix” contraste profondément avec le contenu. En effet, sa conclusion frise l'appel à la guerre. Rien de moins sinon comment aux comoriens, et particulièrement à ceux de Mohéli dont échoit la tournante d'attendre jusqu'en 2013, eux qui se préparent pour mai 2010 ?

Comment convaincre ceux qui adhérent à l'alternance démocratique et pacifique que le président Sambi s'octroie, par un tour de passe-passe, un nouveau mandat de 3 ans ? Dans quel chapitre, dans quel article et dans quel alinéa de la constitution comorienne les députés et les conseillers sont – ils habilités à renouveler le mandat du président de l'Union ? Par quelle contorsion intellectuelle peut-on établir un parallèle entre harmonisation électorale et extension de mandat ?
I
l est vrai par ailleurs qu'on peut écourter un mandat, mais prolonger un mandat sans passer par les mandataires (le peuple souverain) cela relève de la magie. Gbagbo, en Côte d'Ivoire, a bénéficié de la guerre civile dans son pays. Certes M. Ahmed Ali Amir n'exclut pas la possibilité pour Moussa Toyb de provoquer une guerre civile si d'aventure le président Sambi ose toucher à son mandat.

Allons ! Allons ! Soyons sérieux même pour écrire des bêtises, si le président Sambi veut prolonger son mandat jusqu'en 2013 il n'a qu'un seul moyen : interroger la peuple souverain par voie référendaire. Il en a le droit, mais a-t-il le courage ?

Houmed Msaïdié

Réponse de la rédaction

Nous prenons acte du droit de réponse de Houmed Msaidié. Nous constatons avec regret que Msaidié, choisit le ton polémique, discourant sur des sujets accessoires et occultant volontairement ou non, les vrais enjeux posés par le papier du journaliste Ahmed Ali Amir. Il a vite fait d'oublier que le président Sambi a déjà appelé le peuple par voie de référendum, pour modifier la constitution, et qu'à plusieurs reprises le président a clairement indiqué, que les futurs élus seront appelés en congrès pour harmoniser les élections, une fois les assemblées de l'Union et des conseils des îles installées. Référendum et Congrès sont les deux voies prévues par la constitution pour la modifier. Les batailles futures ne seront pas gagnées par des affirmations à l'emporte pièce, mais par une préparation de l'opinion. Ou bien l'opposition occulte cette perspective de convocation du congrès, et elle sera encore une fois, surprise par la tournure des événements, ou bien elle se prépare à gagner ces élections comme l'envisage d'ailleurs l'auteur du papier incriminé pour ''maintenir le statu quo et permettre Mohéli d'assurer l'alternance en 2010''. Etonnant tout de même que le leader de l'opposition ne pense pas une seule fois que cette alternative soit possible, mais préfère se placer dans une position défaitiste. Pourquoi, par exemple, n'envisage-t-il pas une opposition majoritaire dans les futurs parlements alors qu'Ahmed Ali Amir n'écarte pas cette hypothèse. Etonnant et inquiétant droit de réponse.

La rédaction

Source : Al-watwan N° 1423 du 19 octobre 2009




Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
commenter cet article
17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 19:27

Vous trouverez ci-dessous les circonscriptions électorales des députés de l’Union pour les éléctions qui auront lieu le 29 novembre t le 13 décembre 2009.


 Conformément à la Loi référendaire, adoptée le 17 mai dernier, portant modification de certaines dispositions de la constitution de 2001, l’assemblée fédérale est composée de 33 députés dont 24 élus au suffrage universel direct dans le cadre d’un scrutin majoritaire uninominal à deux tours et le reste désigné par les assemblées

insulaires à raison de 3 élus par île.

En analysant cette nouvelle répartition des circonscriptions éléctorales, l'on constate quelques modifications par rapport à la précédente même si le nombre des députés reste inchangé.

En fait les modifications se réssentent au niveau du nombre d’élus désignés par les îles et du nombre de ceux qui seront votés au suffrage universel. Il yen a six de moins et logiquement six de plus pour les seconds. D'où les six  nouvelles circonscriptions des députés de l'Union dont deux dans chaque île (Ngazidja, Ndzuwani et Mwali).

Il y a maintenant 11 circonscriptions à Ngazidja au lieu de 9, 9 à Ndzuwani au lieu de 7 et 4 à Mwali au lieu de 2.


Les deux
nouvelles circonscriptions électorales de Ngazidja reviennent à la ville de Moroni, scindée en Moroni nord (n° 14) et Moroni Sud (n°15) et la préfecture de Itsandra-

Hamanvu composée en circonscriptions de Itsandra nord (n°18) et Itsandra sud (n° 19).


A Ndzuwani, c’est la région de Ouani
qui comprend désormais deux circonscriptions : Ouani - Ouani (N° 8) et Ouani - Cuvette (N° 9) et la région de Nyumakélé qui compte aussi deux circonscriptions (N° 12 et N°13).


 A Mwali,
chacune des deux anciennes circonscriptions est scindée en deux.

Cett nouvelle  répartition des circonscriptions éléctorales est cependant contestée par certaines régions à Ngazidja qui s'estiment lésées et certains politiciens. C'est le cas par exemple des régions de Mitsamihuli et Mbudé qui ont  saisie la Cour Constitutionnelle par une requête en annulation de l'ordonnance rélative à la répartition des  circonscriptions électorales des députés de l’Union . En effet, elles estiment que la circonscription regroupant les deux régions constitue la plus vaste avec 38 localités et 29 822 électeurs inscrits sur les listes électorales de 62 bureaux de vote.Elles soutiennent que  la région de Mbude  avec 12 500 votants inscrits dans 27 bureaux, devrait faire une circonscription électorale à part et Mitsamihuli en constituer une autre,

 

 

Gouvernorat de Mwali (04)

 

N° 1 : Dewa

Djoiezi -Bandar Salama –Boingoma-

-Hadoudja -Coperan -Salamani I -

Salamani II - MouzdaHi - Midzuweni

 

N° 2 : Msoutrouni et Moinbassa

Moni moi moudji -Mabahoni -

Mdjimbia - Massandzeni -

Moussiwapve

Kanaleni - Wemani -Ndjamena -

Islamic - Mafoussa Nkowa - Colas -

Batse I - Mbatse II - Hoani,/Nyambo-

Ngamaroumbo- Domoni ;

 

N° 3 : Djando

Siri-Ziroudani-Wanani-Mlabanda-

Nakangani-Hagnamoida –Hamavouna

- Itsamiya,

 

N° 4 : Mledjelé

Ndremeani -Nioumachoi -

Ndrondroni -Miremani - Wallah I -

Wallah II - Miringoni -Barakani -

Hamba;

 

Gouvernorat de Ndzuwani (09)

 

N°5: Région de Sima

Bimbini - Milémbéni - Mirongani -

Kavani - Sima - Bougueni -

Mouromhouli - Maraharé -

Hassimpao - Vassy - Dzindri - Vouani

- Bandrani vouani – Salamani -

Marontroni - Iméré - Dar Salama-

Chitsangacheli - Hadongo - Pomoni –

Nindri - Lingoni - Kowe + cosini -

Moya - Maweni

 

N° 6 : Région Mutsamudu

1. Mirontsy - Pajé - Chitsangani -

Lazari - Missiri - Gongoimwé -

Mjihari - Hampangua - Hamoumbou

- Hombomo - Chiwé - Sangani -

Hombo - Moimoi - Mjivia,

 

N° 7: Région Mutsamudu

2. Mjimandra - Akibani - Chirokamba

- Saandani -Mawéni - Bandrani

Mtsagani - Chitrouni - Mjamawé -

Bandrajou;

 

N°8 : Région Ouani

1. Ouani - Nyadranga-Barakani-

Patsy-Koki – Bazimini

 

N° 9 : Région Ouani (Cuvette)

 

2. Chandra - Tsémbéhou - Dindri ;

 

N° 10 : Région Domoni

1. Domoni-Ngandzalé-

Ouzini–Bweladoungou-Outsa-

Salamani-Limbi;

 

N° 11 : Région Domoni

2. Koni Djodjo - Koni Ngani -

Hachipendra – Géjé – Mromaji –

Bambao - Mtsanga - Hajoho - Mahalé

- Jimlimé – Ongoni

 

N°12 : Région de Nioumakélé

1. Ongojou-Trindrini - Komoni-

Mirondroni - Kiyo -Magnassini-

Jandza - Bandrala jandza - Adda -

Mrémani – Badrakouni

 

N° 13 : Région de Nioumakélé

2. Kangani - Daj i - Mrijou - Chaweni

-Nounga - Mnadzi Chimwé -

Hamchako - Mramani -Niamboimro-

Dziani – Hantsahi – Sadapoini -

Chiroroni,

 

Gouvernorat de Ngazidja (11)

 

N° 14 : Moroni Nord

1- Mtsangani - Magoudjou –

Hadombwe – Daché - Coulé-Oasis -

Hankounou-Sans Fil – Sahara –

Djoumoi Mdji – Mangani – Mbouzini

– Kambodji

 

 

N° 15 : Moroni Sud

2 – Badjanani – Bacha- Mboueni –

Djomani – Iroungoudjani –

Zilimadjou – Hamramba – Chezani ;

 

N° 16 : Bambao

Iconi – Mbachile - Serehini -

Ndrouani – Moidzaza-Mboini, Mdé -

Vouvouni –Boeni - Moidzaza-

Djoumbé –SeIea - Nioumadzaha -

Mboude ya djou -Daweni -Dzahani

–vouni/Boboni -Mkazï –Mavingouni

 

N° 17 : Oichili - Dimani

Mtsangadjou- Idjinkoundzi - Sidjou-

Maweni – Madjoma -Idjoindradja-

Ntsoralé –Foumboudzivouni -

Mboudié – Réhémani – Mirereni –

Midjindzé – Koimbani – Itsinkoudi –

Dzahani – Mtsamdou – Hassendjé -

Chomoni- Hambou - Sima - Irohé -

Chamdro - Kouhani - Sada - Sadani –

Dzahadjou;

 

N° 18 : Itsandra Nord

Hahaya - Milévani – Boenindi –

Bibavou -Mbangani – Oussivo -

Vanamboini – Mbaleni - Diboini -

Mbambani - Ntsoudjini – Mhandani –

Milémbeni – Zivandani - Batsa

Voidjou - Mvounambadani-

Dzahadjou – Vanadjou

 

N° 19 : Itsandra Sud

Bahani – Ouellah - Dzahani II - Sïma

- Sambakouni - Hantsambou

–Itsandra Mdjini - Bandamadji –

Dimadjou – Salimani Itsandra -

Mdjiparé - Samba Bodoni - Tsidjé -

Mirontsi - Maouéni;

 

N° 20 : Mitsamiouli-Mboudé

Mitsamiouli Mdjini - Fassi - Kourani-

Memboimboini – Hadawa –

Ndzaouzé - Ouhozi - Ntsadjeni -

Founga – Bangoi Mafsankoa –

Songomani – Pidjani – Toyifa-

Memboidjou – Ouellah – Koua -

Wemani- Batsa – Ouzio – Bangoi

kouni - Ivoini – Ntsaouéni – Domoni

yadjou – Domoni ya Mboini –

Djongoé – Moidja - Ntsoralé -

Maweni - Ivembeni – Djomani –

Chamlé – Vouvouni – Koua –

Douniani – Mdjoiézi - Mandza –

Helendjé – Simboussa

 

N° 21 : Hambou

Mitsoudjé – Hetsa – Salimani-

Mdjoiezi- Nkoumioni –Chouani –

Bangoi – Djoumoichongo – Singani –

Mbambani – Dzahadjou – Troumbeni

 

N° 22 : Hamahamet-Mboinkou

Mbeni – Heroumbili – Ifoundihé –

Sada – Salimani – Kourani – Sada

Chihoué – Batou – Seléani – Bouni –

Bambadjani – Gnadomboeni –

Dimadjou – Moidja – Mbatsé –

Mdjihari – Hadjambou – Itsandzeni –

Ouellah – Ngolé – Chezani –

Madjeweni – Ndroudé –

Gnoumamilima – Trelezini –

Bandamadji – Sadani – Hantsindzi

 

N° 23 : Ngouengwe (Région Badjini)

Dembeni – Ouzioini – Ifoundihe

chadjou – Ifoundihe chamboini –

Tsinimoichongo – Panda – Kandzilé

– Mdjankagnoi – Dima – Dzoidjou –

Mindradou – Mandzisani – Mboudé

Mboini – Makorani – Itsoundzou –

Domoni – Nkourani Sima – Mlimani

– Famaré

 

N° 24 : Itsahidi (Région Badjini)

2. Foumbouni – Koimbani – Malé –

Ouroveni – Didjoni – Bandamadji

Kouboini – Chindini – Kourani

Mkanga – Inané – Kové –

Simamboini – Ndzouwani –

Midjendejeni – Gnambeni –

Simboussa – Dzahadjou Mbadjini –

Bandamadji – Bandandaweni –

Tsinimoipanga – Oungoni – Pidjani –

Mlali – Gnoumamilima – Dar Salama

– Mohoro - Gnoumadzaha

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
commenter cet article
17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 19:14

Source : HALIDI-BLOG-COMORES

 
Une réunion spéciale a eu lieu  dans l’après-midi du jeudi 15 octobre 2009  au siège de l’antenne d’Anjouan de la Fédération Comorienne de Football (FCF) situé à Mutsamudu, le chef lieu de l’île. Il s’agissait de mettre en place les deux commissions ad hoc composées chacune de trois membres pour gérer et achever les compétitions en cours et ce à la demande du comité exécutif National de la Fédération Comorienne de Football (FCF).

 En effet, la situation générale du football à Anjouan est  inquiétante, violente et préoccupante ces derniers jours. Le dysfonctionnement de La ligue de l’ile est flagrant ; la corruption des arbitres est devenue monnaie courante.  C’est un peu le désordre alors que sur les autres îles tout se passe bien.


Face à ce constant désolant, il était plus que nécessaire pour le Comité exécutif national de la FCF (Fédération Comorienne de Football) de réagir afin de permettre au moins la fin des compétitions de l’île dans de bonnes conditions. C’est pour cela que le comité exécutif national de la FCF réuni le week-end dernier à Moroni a pris la décision d’apporter très rapidement des solutions et de sauver le football à Anjouan.  


Certaines mesures urgentes sont prises à l’issue de cette réunion et deviennent exécutoires :


- les décisions des matchs de championnat prises à compter du 3 octobre dernier sur l’île sont annulées,


- deux commissions ad hoc (une commission d’arbitrage, chargée de procéder à la désignation des arbitres et une commission d’homologation, chargée de statuer sur  les matchs joués à compter du 3 octobre dernier. Cela concerne tous les matchs de D1, D2 et le championnat féminin) composée chacune de 3 membres sont à créer pour gérer la situation et terminer les compétitions en cours.


- Abdallah M’hadji, président des affaires légales et membre du comité exécutif de la FCF est mandaté pour récupérer les dossiers des matchs auprès de la ligue afin de  les remettre à la commission d’homologation.


Par ailleurs, dans un souci de garantir un climat serein et de faciliter le déroulement des  compétitions du championnat, de la coupe des Comores et le championnat féminin en cours sur l'île, le président de la FCF, Salim Tourqui a demandé à la ligue d’Anjouan de reconnaître la validité et la légitimité de ces  deux commissions. 


 
Halidi Allaoui et Mohamed El-had

HALIDI-BLOG-COMORES   

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
commenter cet article
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 22:31

Ibrahim Hamza, un diplômé en  chimie de l’université de Montpellier ( France), occupe désormais la tête du lycée publique Said Mohamed Djohar d’Ouani en remplacement du jeune  Abdallah Ahmed Saïd "appelé à d’autres fonctions". Ibrahim Hamza qui est un des premiers comoriens à avoir enseigné la physique – chimie  dans les lycées comoriens à son retour au pays au début des années 80 était proviseur du lycée privé Basra d' Ouani.

En fait, les  autorités compétentes de l’île chargées de l’éducation et de l’enseignement n’ont fait qu’entériner une proposition de la communauté ouanienne. Celle-ci a, en effet, décidé de s’impliquer davantage dans le choix des chefs des établissements scolaires publiques d’Ouani afin de trouver rapidement une solution aux résultats très catastrophiques  enregistrés ces dernières années aux examens de fin d’année.

Par cette implication, les ouaniens restent fidèles à une vision ancestrale. Ouani a toujours rimé avec l’éducation de ses enfants. Ouani a toujours attaché une grande importance à l’enseignement et à la formation de ses enfants. Ainsi, rester inerte face à  la dégradation de ce secteur serait tout simplement compromettre l’avenir d'Ouani et cracher sur les tombes de tous ses vieux sages dont la priorité était l’éducation et l’instruction des ouaniens. Ils avaient entre autres mené un combat dur pour avoir l’école primaire de la ville à la fin des années 30.

L’histoire récente nous apprend aussi que l’ouverture d’un lycée publique à Ouani est obtenue après une longue bataille politique. En effet, la revendication de la création de ce lycée date des années 80. Mais, le pouvoir de l’époque s’y opposait catégoriquement alors que la moitié des élèves et enseignants du lycée de Mutsamudu venait de Ouani. Beaucoup d’élèves étaient obligés de faire, tous les jours, 7 km  à pied pour s’y rendre. Donc 14 km l’aller – retour.

Il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir  du feu Président Said Mohamed Djohar (paix en son âme) au début des années 90 pour enfin obtenir l'autorisation d’ouvrir ce lycée tant espéré. De plus, le même Président avait acheté à un particulier une parcelle qui était limitrophe aux quelques locaux qui allaient servir de salles de classe du nouveau lycée afin de faciliter son extension. C’est d’ailleurs, en signe de reconnaissance  qu’il  fut baptisé "Lycée Said Mohamed Djohar" le jour de son inauguration.

Le nouveau proviseur, un homme d’expérience en enseignement mais aussi en gestion financière et administrative – il a été pendant plusieurs années le responsable de la MECK (Mutuelle d’Epargne et de Crédit Ya Komor) de Ouani et le proviseur d’un lycée privé - affiche un air optimiste même s’il n’ignore pas que la tâche ne sera pas facile.  En effet, l’établissement à la tête duquel il se trouve désormais est confronté à de multiples problèmes : programmes souvent non achevés, notes de complaisance, manque de respect, Manque de cohésion dans l’administration, problème d’équipement, débauche, abus sexuel, problème de gestion et d’action, ….

La communauté d' Ouani attend de lui une gestion saine et efficace pour redresser la situation et rétablir la confiance.

D’ores et déjà, Ibrahim Hamza fait part de certaines actions qu’il compte mener au lycée Said Mohamed Djohar d’Ouani à savoir :

1-Instaurer un conseil d’établissement comprenant des parents d’élèves,  des enseignants, des élèves, des représentants de la région (Ouani, Barakani, Bazimini, Jimlimé…) et le proviseur.

2-Etablir un budget et le faire approuver par le conseil d’établissement.

3-Organiser un atelier d’une journée de réflexion sur l’amélioration du fonctionnement et l’image du lycée. Cet atelier regroupera les enseignants et le personnel administratif.

4-Demander à quelqu’un de dispenser bénévolement des cours d’administration au personnel administratif (exemple Abdouroihamane Keldi).

5-Instaurer des statistiques fiables sur les résultats scolaires afin de pouvoir suivre leur évolution et déterminer les actions à mener en collaboration avec les autorités compétentes.

6-Instaurer des réunions périodiques avec les autorités compétentes afin d’étudier les éventuels problèmes qui peuvent se poser et ainsi adopter les solutions adéquates.

7-Relancer la coopérative des élèves.

8-Redonner confiance aux parents en solutionnant les problèmes pédagogiques. D’où la nécéssité d’:

­  - Organiser des animations pédagogiques régulières de chaque département

-          Instaurer des compositions trimestrielles ou semestrielles afin d’obliger les élèves à revenir et avoir des repère.

-          Construire un hangar servant de salle d’étude et équipé d’une vidéo afin de permettre la projection des documents d’étude.

-          Mener une politique spécifique pour l’amélioration du niveau de français, celui-ci constitue en effet le principal handicap pour la compréhension des autres matières.

            -  négocier avec l’alliance franco-comorienne afin d’organiser des cours à Ouani pour éviter le déplacement des élèves en soirée, l’effectif des élèves originaire de Ouani justifiant cela.

-          Instaurer des primes de fin d’année afin d’encourager les meilleurs élèves et engendrer l’esprit de compétitivité.

-          Revoir les outils d’évaluation des enseignants en rapport avec l’inspection  générale.

-          Il est nécessaire, par exemple, de demander aux enseignants un rapport périodique sur la progression des programmes et l’évaluation des élèves.

-          9. Instaurer  un code de bonne conduite des élèves et l’afficher dans toutes les salles de classe. Il est nécessaire de créer un conseil de discipline qui statuera les cas du faute graves commises par les élèves.

-          10. Pallier à l’absence de manuels scolaires en produisant des documents qui seront vendus aux élèves et aux enseignants à un coût moindre. Ce travail se fera avec la collaboration de l’école primaire qui dispose d’un ris graphe, du ministère et du CDS (Moroni)

-          11. Améliorer l’environnement scolaire en veillant sur la résolution des problèmes de salubrité et en restaurant le jardin du lycée.

A long terme (environ 2 ans), il faut penser à la clôture du lycée (grillage) et à l’installation d’un mini laboratoire d’expérimentation.

 12.  Chercher à augmenter l’effectif du lycée en restaurant la confiance des parents. Il faut, par exemple, restaurer la classe de Terminale C qui a disparu depuis quelques années.

13. Installer une téléphone fixe ou CDMA

14. Créer le plein air qui sera encadré par les enseignants d’éducation physique et sportive et les surveillants.

15. Prévoir une infirmerie pour les urgences sur place.

16. Construire une salle des professeurs

17. Equiper le lycée d une adduction d eau et faire fonctionner les latrines

18. Faire  initier l'informatique aux élèves

19. Jumeler notre lycée avec un autre lycée étranger

20. Réhabiliter la citerne du lycée

 

Les ressources financières :

Les actions ci-dessus seront financées par les ressources suivantes :

1. Cotisation des élèves : le montant sera fixé par le conseil d établissement

2. les bénéfices génèrés par la vente des documents

3. les recettes des activités culturelles et sportives menées par la coopérative, ainsi que celles de la buvette du lycée.

Etc.

« Ces quelques mesures, dont la liste n’est pas exhaustive, vont permettre, j’en suis convaincu, de créer un climat de travail serein qui pourra restaurer la confiance de tout un chacun et améliorer de façon sensible les résultats de nos élèves aux examens » a déclaré  le nouveau proviseur.

Les quelques 1000 élèves du lycée scolaire d' Ouani n’ont fait leur rentrée que la semaine dernière après plusieurs  semaines de contestation des parents sur la gestion du précèdent proviseur.

Avec ce choix, les autorités de l'île chargées de l'éducation et de l'enseignement et la population d'Ouani ont compris qu'il ne suffit pas d'avoir des diplômes dans un domaine quelconque pour être un bon gestionnaire ou administrateur. Et la politisation de ces postes stratégiques n'est pas du tout une bonne chose. Il faut aussi un minimum de formation et d'expérience en gestion administrative, financière, humaine.... Et cela est valable dans tous les domaines.

Bonne chance Monsieur le proviseur !

 

Halidi Allaoui et  Mohamed El-had

HALIDI-BLOG-COMORES 

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
commenter cet article
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 22:12
 

Le juge des référés du TGI de Paris a désigné ce jour (vendredi 16 octobre 2009) un médiateur pour s'occuper de la question d'indemnisation des familles des victimes de l'accident de l'airbus A310 par la compagnie Yemenia. Il s'agit de Jean Pièrre Ancel, ancien président de la prémière chambre civile de à la Cour de cassation et spécialiste du droit international dont la mission est  "de procéder par voie de médiation entre les parties à la confrontation de leurs points de vue respectifs et de rechercher les termes d'une solution amiable du litige".


Une audience est fixée au 13 janvier 2010 pour faire le point sur le dossier.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
commenter cet article
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:46

Lu pour vous :

Source : http://www.temoignages.re/la-republique-doit-prendre-ses,39442.html

Kwassa-kwassa : le scandale continue dans l’indifférence.

La République doit prendre ses responsabilités

mercredi 14 octobre 2009
Geoffroy Géraud

 

   

On ne compte plus les naufrages de kwassa-kwassa, ces navires de fortune qui opèrent la liaison entre l’île d’Anjouan et Mayotte. Avant-hier encore, ce sont 7 personnes qui ont péri dans les eaux qui séparent les deux terres.


Une fois de plus, rien n’a été mis en œuvre pour prévenir cette tragédie, alors que seulement 70 km de mer s’étendent entre les îles.
Ce nouveau drame pose une fois encore la responsabilité de la France.


La France à l’origine du drame.

Il faut rappeler que la présence française à Mayotte est contraire au droit international, l’ONU ayant confirmé à plusieurs reprises l’illégalité de la séparation de Mayotte de l’Union des Comores. De plus, les autorités françaises ont créé elle-même la situation actuelle, en imposant en 1995 un visa – dit "visa Balladur"- aux ressortissants comoriens désireux de se rendre à Mayotte, contraignant ces derniers à recourir aux services de "passeurs" pour rendre visite à leurs familles, ou à se livrer aux activités d’échanges traditionnellement très forts entre les îles.
La France a donc l’obligation minimale de veiller à ce que les contradictions qu’elle a créé par ses agissements cessent d’être à l’origine du véritable massacre qui se déroule chaque année sous les yeux des autorités républicaines en place à Mayotte. Or, ce sont chaque année des centaines de personnes qui succombent dans le bras de mer de la honte… Sans que des moyens humains ne soient investis pour apporter une solution au problème.


Geoffroy Géraud

Repost 0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 20:48

 Source : HALIDI-BLOG-COMORES

Fait divers :

4.166000fc soit 8467,48 euros, c’est la somme dérobée au bureau de la SNPSF (Societé Nationale  des Postes et des Services Financiers) de Ouani à Anjouan dans la nuit de vendredi à samedi. Le constat amer a été fait le samedi matin par le receveur du bureau. Pourtant, il n'y a pas eu d'effraction des portes selon ce dernier. Seul le tiroir dans lequel l'argent se  trouvait a été cassé.

L'argent dérobé était destiné entre autres aux opération habituelles et au paiement des salaires des employés dudit bureau.

L'enquête confiée à la brigade de la gendarmerie de Ouani suit son cours pouraboutir à l'arrestation rapide du (ou des) coupable (s).  Le receveur et quatre agents du bureau ont été entendus. 

A suivre.                                                                                           

Mohamed El-had
Un de nos informateurs à Anjouan
HALIDI-BLOG-COMORES 

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
commenter cet article

Pages