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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 22:31

Ibrahim Hamza, un diplômé en  chimie de l’université de Montpellier ( France), occupe désormais la tête du lycée publique Said Mohamed Djohar d’Ouani en remplacement du jeune  Abdallah Ahmed Saïd "appelé à d’autres fonctions". Ibrahim Hamza qui est un des premiers comoriens à avoir enseigné la physique – chimie  dans les lycées comoriens à son retour au pays au début des années 80 était proviseur du lycée privé Basra d' Ouani.

En fait, les  autorités compétentes de l’île chargées de l’éducation et de l’enseignement n’ont fait qu’entériner une proposition de la communauté ouanienne. Celle-ci a, en effet, décidé de s’impliquer davantage dans le choix des chefs des établissements scolaires publiques d’Ouani afin de trouver rapidement une solution aux résultats très catastrophiques  enregistrés ces dernières années aux examens de fin d’année.

Par cette implication, les ouaniens restent fidèles à une vision ancestrale. Ouani a toujours rimé avec l’éducation de ses enfants. Ouani a toujours attaché une grande importance à l’enseignement et à la formation de ses enfants. Ainsi, rester inerte face à  la dégradation de ce secteur serait tout simplement compromettre l’avenir d'Ouani et cracher sur les tombes de tous ses vieux sages dont la priorité était l’éducation et l’instruction des ouaniens. Ils avaient entre autres mené un combat dur pour avoir l’école primaire de la ville à la fin des années 30.

L’histoire récente nous apprend aussi que l’ouverture d’un lycée publique à Ouani est obtenue après une longue bataille politique. En effet, la revendication de la création de ce lycée date des années 80. Mais, le pouvoir de l’époque s’y opposait catégoriquement alors que la moitié des élèves et enseignants du lycée de Mutsamudu venait de Ouani. Beaucoup d’élèves étaient obligés de faire, tous les jours, 7 km  à pied pour s’y rendre. Donc 14 km l’aller – retour.

Il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir  du feu Président Said Mohamed Djohar (paix en son âme) au début des années 90 pour enfin obtenir l'autorisation d’ouvrir ce lycée tant espéré. De plus, le même Président avait acheté à un particulier une parcelle qui était limitrophe aux quelques locaux qui allaient servir de salles de classe du nouveau lycée afin de faciliter son extension. C’est d’ailleurs, en signe de reconnaissance  qu’il  fut baptisé "Lycée Said Mohamed Djohar" le jour de son inauguration.

Le nouveau proviseur, un homme d’expérience en enseignement mais aussi en gestion financière et administrative – il a été pendant plusieurs années le responsable de la MECK (Mutuelle d’Epargne et de Crédit Ya Komor) de Ouani et le proviseur d’un lycée privé - affiche un air optimiste même s’il n’ignore pas que la tâche ne sera pas facile.  En effet, l’établissement à la tête duquel il se trouve désormais est confronté à de multiples problèmes : programmes souvent non achevés, notes de complaisance, manque de respect, Manque de cohésion dans l’administration, problème d’équipement, débauche, abus sexuel, problème de gestion et d’action, ….

La communauté d' Ouani attend de lui une gestion saine et efficace pour redresser la situation et rétablir la confiance.

D’ores et déjà, Ibrahim Hamza fait part de certaines actions qu’il compte mener au lycée Said Mohamed Djohar d’Ouani à savoir :

1-Instaurer un conseil d’établissement comprenant des parents d’élèves,  des enseignants, des élèves, des représentants de la région (Ouani, Barakani, Bazimini, Jimlimé…) et le proviseur.

2-Etablir un budget et le faire approuver par le conseil d’établissement.

3-Organiser un atelier d’une journée de réflexion sur l’amélioration du fonctionnement et l’image du lycée. Cet atelier regroupera les enseignants et le personnel administratif.

4-Demander à quelqu’un de dispenser bénévolement des cours d’administration au personnel administratif (exemple Abdouroihamane Keldi).

5-Instaurer des statistiques fiables sur les résultats scolaires afin de pouvoir suivre leur évolution et déterminer les actions à mener en collaboration avec les autorités compétentes.

6-Instaurer des réunions périodiques avec les autorités compétentes afin d’étudier les éventuels problèmes qui peuvent se poser et ainsi adopter les solutions adéquates.

7-Relancer la coopérative des élèves.

8-Redonner confiance aux parents en solutionnant les problèmes pédagogiques. D’où la nécéssité d’:

­  - Organiser des animations pédagogiques régulières de chaque département

-          Instaurer des compositions trimestrielles ou semestrielles afin d’obliger les élèves à revenir et avoir des repère.

-          Construire un hangar servant de salle d’étude et équipé d’une vidéo afin de permettre la projection des documents d’étude.

-          Mener une politique spécifique pour l’amélioration du niveau de français, celui-ci constitue en effet le principal handicap pour la compréhension des autres matières.

            -  négocier avec l’alliance franco-comorienne afin d’organiser des cours à Ouani pour éviter le déplacement des élèves en soirée, l’effectif des élèves originaire de Ouani justifiant cela.

-          Instaurer des primes de fin d’année afin d’encourager les meilleurs élèves et engendrer l’esprit de compétitivité.

-          Revoir les outils d’évaluation des enseignants en rapport avec l’inspection  générale.

-          Il est nécessaire, par exemple, de demander aux enseignants un rapport périodique sur la progression des programmes et l’évaluation des élèves.

-          9. Instaurer  un code de bonne conduite des élèves et l’afficher dans toutes les salles de classe. Il est nécessaire de créer un conseil de discipline qui statuera les cas du faute graves commises par les élèves.

-          10. Pallier à l’absence de manuels scolaires en produisant des documents qui seront vendus aux élèves et aux enseignants à un coût moindre. Ce travail se fera avec la collaboration de l’école primaire qui dispose d’un ris graphe, du ministère et du CDS (Moroni)

-          11. Améliorer l’environnement scolaire en veillant sur la résolution des problèmes de salubrité et en restaurant le jardin du lycée.

A long terme (environ 2 ans), il faut penser à la clôture du lycée (grillage) et à l’installation d’un mini laboratoire d’expérimentation.

 12.  Chercher à augmenter l’effectif du lycée en restaurant la confiance des parents. Il faut, par exemple, restaurer la classe de Terminale C qui a disparu depuis quelques années.

13. Installer une téléphone fixe ou CDMA

14. Créer le plein air qui sera encadré par les enseignants d’éducation physique et sportive et les surveillants.

15. Prévoir une infirmerie pour les urgences sur place.

16. Construire une salle des professeurs

17. Equiper le lycée d une adduction d eau et faire fonctionner les latrines

18. Faire  initier l'informatique aux élèves

19. Jumeler notre lycée avec un autre lycée étranger

20. Réhabiliter la citerne du lycée

 

Les ressources financières :

Les actions ci-dessus seront financées par les ressources suivantes :

1. Cotisation des élèves : le montant sera fixé par le conseil d établissement

2. les bénéfices génèrés par la vente des documents

3. les recettes des activités culturelles et sportives menées par la coopérative, ainsi que celles de la buvette du lycée.

Etc.

« Ces quelques mesures, dont la liste n’est pas exhaustive, vont permettre, j’en suis convaincu, de créer un climat de travail serein qui pourra restaurer la confiance de tout un chacun et améliorer de façon sensible les résultats de nos élèves aux examens » a déclaré  le nouveau proviseur.

Les quelques 1000 élèves du lycée scolaire d' Ouani n’ont fait leur rentrée que la semaine dernière après plusieurs  semaines de contestation des parents sur la gestion du précèdent proviseur.

Avec ce choix, les autorités de l'île chargées de l'éducation et de l'enseignement et la population d'Ouani ont compris qu'il ne suffit pas d'avoir des diplômes dans un domaine quelconque pour être un bon gestionnaire ou administrateur. Et la politisation de ces postes stratégiques n'est pas du tout une bonne chose. Il faut aussi un minimum de formation et d'expérience en gestion administrative, financière, humaine.... Et cela est valable dans tous les domaines.

Bonne chance Monsieur le proviseur !

 

Halidi Allaoui et  Mohamed El-had

HALIDI-BLOG-COMORES 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 22:12
 

Le juge des référés du TGI de Paris a désigné ce jour (vendredi 16 octobre 2009) un médiateur pour s'occuper de la question d'indemnisation des familles des victimes de l'accident de l'airbus A310 par la compagnie Yemenia. Il s'agit de Jean Pièrre Ancel, ancien président de la prémière chambre civile de à la Cour de cassation et spécialiste du droit international dont la mission est  "de procéder par voie de médiation entre les parties à la confrontation de leurs points de vue respectifs et de rechercher les termes d'une solution amiable du litige".


Une audience est fixée au 13 janvier 2010 pour faire le point sur le dossier.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:46

Lu pour vous :

Source : http://www.temoignages.re/la-republique-doit-prendre-ses,39442.html

Kwassa-kwassa : le scandale continue dans l’indifférence.

La République doit prendre ses responsabilités

mercredi 14 octobre 2009
Geoffroy Géraud

 

   

On ne compte plus les naufrages de kwassa-kwassa, ces navires de fortune qui opèrent la liaison entre l’île d’Anjouan et Mayotte. Avant-hier encore, ce sont 7 personnes qui ont péri dans les eaux qui séparent les deux terres.


Une fois de plus, rien n’a été mis en œuvre pour prévenir cette tragédie, alors que seulement 70 km de mer s’étendent entre les îles.
Ce nouveau drame pose une fois encore la responsabilité de la France.


La France à l’origine du drame.

Il faut rappeler que la présence française à Mayotte est contraire au droit international, l’ONU ayant confirmé à plusieurs reprises l’illégalité de la séparation de Mayotte de l’Union des Comores. De plus, les autorités françaises ont créé elle-même la situation actuelle, en imposant en 1995 un visa – dit "visa Balladur"- aux ressortissants comoriens désireux de se rendre à Mayotte, contraignant ces derniers à recourir aux services de "passeurs" pour rendre visite à leurs familles, ou à se livrer aux activités d’échanges traditionnellement très forts entre les îles.
La France a donc l’obligation minimale de veiller à ce que les contradictions qu’elle a créé par ses agissements cessent d’être à l’origine du véritable massacre qui se déroule chaque année sous les yeux des autorités républicaines en place à Mayotte. Or, ce sont chaque année des centaines de personnes qui succombent dans le bras de mer de la honte… Sans que des moyens humains ne soient investis pour apporter une solution au problème.


Geoffroy Géraud

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 20:48

 Source : HALIDI-BLOG-COMORES

Fait divers :

4.166000fc soit 8467,48 euros, c’est la somme dérobée au bureau de la SNPSF (Societé Nationale  des Postes et des Services Financiers) de Ouani à Anjouan dans la nuit de vendredi à samedi. Le constat amer a été fait le samedi matin par le receveur du bureau. Pourtant, il n'y a pas eu d'effraction des portes selon ce dernier. Seul le tiroir dans lequel l'argent se  trouvait a été cassé.

L'argent dérobé était destiné entre autres aux opération habituelles et au paiement des salaires des employés dudit bureau.

L'enquête confiée à la brigade de la gendarmerie de Ouani suit son cours pouraboutir à l'arrestation rapide du (ou des) coupable (s).  Le receveur et quatre agents du bureau ont été entendus. 

A suivre.                                                                                           

Mohamed El-had
Un de nos informateurs à Anjouan
HALIDI-BLOG-COMORES 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 20:39

Lu pour vous :

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

Réformes constitutionnelles :

Le gouverneur Mohamed Ali Saïd nomme ses commissaires

 

Fomboni, vendredi 9 octobre 2009 (HZK-Presse) – Avant de partir jeudi matin pour Moroni puis à l’étranger pour une visite privée, le gouverneur Mohamed Ali Saïd a mis en place sa nouvelle équipe conformément à la nouvelle reforme constitutionnelle du 17 mai 2009. Les 5 membres du gouvernement sortant sont tous reconduis et un nouveau venu, Kamar Boinali, ancien receveur de douanes de Mwali se voit confier le poste du commissaire au tourisme, environnement, poste et télécommunications, chargé des sociétés à caractère insulaire.

 

Les autres membres ont presque gardé les mêmes fonctions avec pour la plupart quelques aménagements seulement. Donc les membres de l’exécutif de l’île passent de 5 ministres à 6 commissaires. Par contre au cabinet du gouverneur des changements significatifs ont été opérés. L’ancien secrétaire général de la présidence depuis le début du régime, Issouf Saïd Moissi, devient conseiller chargé des relations publiques et institutionnelles. Il est remplacé par Hachim Ramiara précédemment secrétaire général du gouvernement, devenu actuellement le secrétaire général de l’exécutif de l’île autonome de Mwali. Le gouverneur compte pour le moment 3 conseillers au lieu de 8 précédemment.

 

Le revirement de la situation depuis quelques jours ne cesse de faire couler de la salive dans les milieux politiques de l’île. Il provoque apparemment un mécontentement des partisans du pouvoir central qui voyaient leurs prérogatives se fortifier au détriment du pouvoir insulaire, mais surtout une déception de certains politiciens qui parlent, depuis la dissolution par arrêté du précédent gouvernement, de « la tournante de 2010 vendu aux enchères ».

 

Ce qui avait provoqué la colère du gouverneur lors de son discours le mardi matin au palais de Bonovo (siège du gouvernorat) en s’adressant directement à l’ancien président de l’île Mohamed Saïd Fazul l’accusant de tous les maux, « ensuite il n’a rien fait dans cette lutte mohélienne pour la tournante, c’est à cause de lui que la tournante n’a pas tourné vers Mohéli en 2006 et pour 2010 il ne fait que mettre des bâtons dans les roues » avait-il dit sur un ton très sec.

 

Pour Salami Hamid au nom de la COMUNA (Coordination mohélienne pour l’unité nationale), il se dit très déçu car ils n’ont pas été consultés sur cette décision et ils ne pensent pas que c’est le bon chemin, surtout à la veille de la fin du mandat du président Sambi. « Nous attendons l’arrivée de Boléro et Hassanaly pour sortir notre communiqué par rapport à ce qui vient de se passer » dira le secrétaire rapporteur et porte-parole de la COMUNA.

 

Est-ce vraiment la fin des conflits entre les deux pouvoirs, insulaire et central ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, le premier arrêté que vient de signer le gouverneur Mohamed Ali Saïd après la mise en place de ses commissaires, est celui du transfert de l’Etat civil longtemps resté sous la compétence des préfectures, vers les mairies avec un officier d’Etat civil qui sera nommé par le commissaire en charge de l’administration, avec création d’un centre régional d’Etat civil dont l’organisation et les missions seront définies ultérieurement.

 

Autant dire que les préfets dont celui nommé par le ministre de l’intérieur de l’Union commencent à se voir dépouiller de leurs prérogatives. N’est-ce pas le début d’un processus d’élimination des administrations préfectorales prévues par la loi du 28 mai 2005, relative à l’organisation des communes de l’île autonome de Mwali ? Comment régira le pouvoir central ?

 

« Nos rêves sont devenus réalité aujourd’hui » lance le maire de la commune urbaine de Fomboni, Abdoul Mouahaimine Ben Abdallah, l’arrêté en question entre ses mains, très ému. Par ailleurs, dans un communiqué publié le 5 octobre, Ali Mbaraka El-Amine (Aboulkhairi) le secrétaire général de la mairie de Fomboni, demande au nouveau préfet de déménager du local de la mairie « pour éviter cette agonisante allergie, dont il souffre tant… » lit-on dans le communiqué. Il appelle les vendeurs du marché de Fomboni à « se conformer aux dispositions prises par la mairie, seule habilitée ». Ces vendeurs ne savent toujours pas quelles sont leurs véritables autorités de tutelle entre la mairie et la préfecture.

 

Mouayad Salim

091009/ms/hzkpresse/6h00

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MWALI
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 23:05

Par un décret du Président de l'union des Comores en date du samedi 10 octobre 2009, les éléctions des des Députés de l'Union et des conseillers des îles  sont fixées comme suit :

 

1er tour : le 29 novembre 2009

2ème tour : le 13 décembre 2009

 

La Campagne pour le 1er tour aura lieu  du 07 novembre 2009 au 27 novembre 2009 et celle pour le 2ème tour, du 04 décembre 2009 au 11 décembre 2009

 

Dépôt de candidatures : du 11 octobre 2009 au 23 octobre 2009.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 20:32

Les clés de la municipalité de Ouani ont été remises le mercredi dernier, au nouveau maire, Monsieur Abdoulhalim Mohamed Bacar, professeur de français diplômé de l'ENES (Ecole Nationale Supérieure) de M'vuni nommé par un arrêté du gouvernorat de l'île d'Anjouan en date du 05 octobre 2009. Celui-ci remplace Abdou Zoubert qui a dirigé  la commune durant à peu près un an.

Il s'avère que ce remplacement a été sollicité par les responsables de la mosquée du vendredi avec lesquels l'ancien maire était en conflit ouvert pour des raisons que nous ignorons ainsi qu'une partie de la population de Ouani laquelle souhaiterait donner un nouveau souffle à la conduite des affaires de Ouani. Nous osons espérer que cette fois ci, la commune d'Ouani s'est vue offrir la personne qu'il faut. L'avenir nous le dira. car les querelles politiciennes stériles et ridicules dont font preuve les "enfants" de cette commune qui rêvent de devenir maire  depuis la mise en place des communes sur l'île il y a une dizaine d'années ne favorisent pas sa bonne gestion et l'entrave de retrouver son dynamisme d'antan. Ouani était un exemple en matière d'actions de developpement communautaire de telle sorte que beaucoup de comoriens pensaient qu'elle allait être une commune de référence. Hélas ! Tel n'est pas le cas actuellement. Les maires changent mais la situation ne change pas. Bien au contraire.

Avec la nomination d'Abdoulhalim Mohamed Bacar, Ouani compte son cinquième maire en une dizaine d'années ! C'est un peu trop et c'est triste pour une commune qui voudrait avancer. Deux ou trois ans en moyenne pour un maire ! Sans stabilité à la tête de ce poste, rien  de profond ne se fera et le bricolage et l'amateurisme flagrant en matière de gestion communale auxquels nous assistons continueront.

Le nouveau maire se fixe comme priorités , la l
utte contre la délinquance juvénile
l’interdiction de l’extraction du sable de mer et surtout faire de la ville de Ouani, une cité propre et rayonnante.

Il  compte énormément sur la participation des résidents à travers les associations folkloriques, communautaires... pour concrétiser ses projets.


Voilà des priorités nobles qui necessitent le soutien de tout le monde. Nous lui souhaitons bonne réussite, attendons de voir et ensuite....

Espérons aussi qu'il privilégiera la transparence et la communication. Qu'il mettra  fin  à ces occupations et constructions illégales et inadmissibles sur les terrains communaux et lancera un débat publique sincère sur la gestion de la Commune depuis sa création et son devenir sans tabou. Car tous les Ouaniens de Ouani et d'ailleurs ont le droit de savoir et de comprendre ce qui s'y passe réellement.  Sans transparence, on peut vainement esperer le changement.
                                                                                    
  Halidi Allaoui et Mohamed El-had
HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:51

Vous trouverez ci-dessous la synthèse du rapport final sur la géologie économique des Comores rémis en séptembre dernier par des géologues iraniens au Président de l'Union des Comores lequel contient les données scientifiques et techniques ainsi qu’un volet économique chiffré.

Le Président Ahmed Abdallah Sambi avait annoncé la découverte des ressources minérales et autres à l'occasion de son discours de l'ide el fitre adressé à son peuple en ces termes  :

" (...)Mes frères, j’ai alors fait venir des géologues dans ce pays pour prospecter. Je peux vous dire en toute sincérité que très peu au sein du pouvoir étaient enthousiasmés par cette initiative. Je le dis pour l’inscrire dans l’histoire, que j’ai fait régler la première tranche de 38 millions du contrat conclu avec ces géologues grâce aux fonds spéciaux du Président, faute d’autres disponibilités, afin de faire venir ces spécialistes au plus tôt.

Aujourd’hui, comme je l’avais promis, j’ai une bonne nouvelle qui devrait réjouir tous les comoriens. Après une première visite de ces géologues au cours de laquelle ils ont prélevé des échantillons, ils sont revenus une deuxième fois pour terminer leurs études et les confirmer avec certitude et enfin, une troisième fois pour me remettre le rapport final de leurs recherches.

Aujourd’hui, en qualité de Président de l’Union des Comores, j’ai l’honneur, la joie et le bonheur d’annoncer à tous les comoriens, de l’intérieur et de la diaspora que nous avons la certitude que notre pays recèle de ressources que nous pourrons exporter pour faire rentrer des devises. Il ne s’agit plus de rumeurs mais de certitudes. J’ai ordonné que ce rapport soit diffusé et publié partout, y compris sur Internet et les journaux, pour que les comoriens sachent que nous avons franchi un petit pas et que des ressources existent dans ce pays, en attendant qu’il y en ait encore plus demain. Tout prouve aujourd’hui, Dieu merci, que notre pays a été doté par la Providence, de bienfaits et de ressources (...)."


Le Rapport de géologie économique

Identification et caractérisation des ressources minérales


- Olivine des sables
- Dépôts de pouzzolanes
- Gisement latéritique de bauxites
- Gisement latéritique de terre rouge
- Les minéraux lourds

Justification d’exploitation économique

- Olivine des sables

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

- Dépôts de pouzzolanes

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

- Gisement latéritique de bauxites

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

- Gisement latéritique de terre rouge

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

A.Identification et caractérisation des ressources minérales

1.Olivine des sables

Le seul gisement présentant des avantages économiques est situé dans l'île de la Grande-Comores. Ce gisement est situé dans la partie orientale de l'île, à environ un kilomètre du village de Pidjani. Ce dépôt fait partie d'une unité alluviale qui est une suite de morceaux de larges pièces de conglomérat contenues dans des fins grains de sable. Les prélèvements ont montré que dans certains endroits, dans cette séquence la teneur en olivine est d'environ 10% et peut atteindre jusqu'à 40%, voire 50%. Physiquement, ces grains d'olivine sont de forme semi angulaire à rond, et leur taille varie de un à quelques millimètres. Plus de 90% de ces grains sont de cette taille. En général, la plupart de l'olivine de ce gisement est de type forstérite.


2.Dépôts de pouzzolanes

Pour la Grande comore

Zone I (Itsoundzu ): Dans ce domaine, un dépôt de pouzzolane est réparti sur au moins 50 mètres de diamètre et 20 mètres de hauteur. En ce qui concerne l'aspect physique de ce dépôt, il se présente sous forme de grains complètement libres avec le moins de sol fin possible (minéraux argileux).

Zone II (Chezani ): Dans ce domaine, d'épaisses couches de pouzzolane reparties sur plus de 300 mètres sont observés, qui se répandent dans une zone à 200 mètres de diamètre.

Zone III (Ossoudjou): Un échantillon a été prélevé de cette zone pour déterminer le pourcentage d'éléments et aussi pour tester les ciments et les résultats probants.

Zone I (Sangani ): L'extension de cette Superficie est supérieure à 100 mètres et son épaisseur atteint jusqu'à 10 mètres.

Zone II (Mtango ): Dans ce domaine la pouzzolane est répartie autour de 400 mètres avec une épaisseur de 50 mètres.

3. Gisement latéritique de bauxites

Les domaines les plus prometteurs ont été étudiés et dans l'île d'Anjouan un important gisement latéritique de bauxite a été trouvé. Géographiquement, ce domaine est situé à 300 mètres à l'est du village de ONGONI. Basé sur des enquêtes de terrain menées dans ce domaine, la surface de ce gisement s'étend sur au moins 300 mètres dans des directions différentes et sa hauteur atteint jusqu'à 50 mètres.

4. Gisements latéritiques de Terre Rouge

Basé sur des études d'exploration, les sols rouges sont perçus sous la forme de lamelles et / ou petites et grands lentilles dans les différentes régions des trois îles. L'extension de cette unité est très importante dans l'île d'Anjouan (au nord-est de HAJOHO). Compte tenu de la zone d'extension du gisement et la valeur moindre du poids spécifique du sol de latérite rouge (2,5 g/cm3), le tonnage de ce gisement est estimé à environ 1 million de tonnes. En comparant ce dépôt à d'autres gisements du monde (avec la teneur de 30-35% d'oxyde de fer), ce dépôt avec sa teneur de 32% d'oxyde de fer est prometteur pour des études d'exploration supplémentaires et détaillées.

5. Les métaux lourds

La présence de minerai précieux (Spinelle et Corindon) est devenue certaine à Anjouan, à la Grande Comore mais surtout à Mohéli. Dans cette île, les particules de corindon sont beaucoup plus répandues et ont été repérées dans 11 endroits différents.

B. Plan de Justification Economico-Technique

1- Le plan pour la production de l'olivine.

Domaine d’utilisation du produit

- Matériaux Réfractaires de hauts fourneaux
- Fonderie de sable
- Réfractaire
- Bloc de stockage de chaleur
- Substances abrasives
- Autres applications

Les prix mondiaux de l'olivine varient selon les différentes applications:

- Travaux de Fonderie: 60-110 $ / t (en vrac), 77-125 $ / t (sacs)
- Agrégats: 50-78 $ / t (en vrac)
- Agrégats réfractaires: 72-80 $ / t (sacs)
- Fonderie et sable de dynamitage: 78-84 $ / t (sacs)
- Sable de répartiteur: 100-110 $ / t (sacs)

La capacité de production de l’olivine

Etant donné les réserves minérales minimales actuelles et le montant maximal de la production mondiale (entre 20 et 3500 mille tonnes), il est suggéré que le dispositif soit conçu pour fonctionner avec une capacité de 250 mille tonnes par an (830 tonnes par jour, 300 jours de travail chaque année). Compte tenu de la teneur moyenne d'au moins 25 pour cent d'olivine, sa production annuelle sera d'environ 62 mille tonnes par an, et dans le cas où le produit met pied dans le marché mondial, la capacité de production pourrait augmenter jusqu'à à 500 mille tonnes de matériaux brut par an.

Indices économiques

- Le montant du capital fixe est d'environ 5.5 millions de dollars
- Des études d'exploration supplémentaire; 0.25 millions de dollars
- Le montant du capital en circulation d'environ 0,3 millions de dollars
- Coûts de production d'environ 1.7 millions de dollars
- Le prix de vente par tonne, en moyenne de 60 dollars (pour couvrir les risques du projet, le prix a été fixé à 40 dollars, moins que le prix mondial).
- Ventes annuelles d'environ 3.72 millions de dollars
- Le bénéfice brut d'environ 2 millions de dollars
- Retour sur investissement (ROI) Le taux est d'environ 32 pour cent
- Période du retour du Capital vers 37 mois

2- Production des terres rouges latéritiques

Domaine d’utilisation du produit

- Les revêtements de couverture et les bandes magnétiques ...
- Les matériaux de construction comme le ciment, mortier, béton et ainsi de suite ...
- Pigments:

• Industrie céramique
• Industrie du verre
• Les bandes magnétiques
• Papiers Industriels
• produits cosmétiques

La capacité de production

La meilleure réserve de sol rouge se trouve dans l'île d'Anjouan, dont les réserves sont estimées à environ 1 million de tonnes. Sur cette base, le montant de la production annuelle est estimé à environ 4000 tonnes de sols traités avec un teneur supérieur à 75%. Et compte tenu de la teneur moyenne de ce dépôt de 32%, le taux annuel d'exploitation est d’environ 15000 tonnes de matière brute.
Considérations techniques

Comme cela a été mentionné dans les parties précédentes, les sols rouges et jaunes (pigments minéraux) ont des applications multiples, et dans chaque application, les caractéristiques physiques et chimiques du produit sont différentes. Par conséquent, la production d'un produit avec certaines caractéristiques, n'est possible que par certains processus particuliers qui doivent être appliquées sur les matières premières.

3- plan de production de la pouzzolane

Les applications du produit
- Construction
- Polissage
- Agriculture
- D'autres applications de ces substances, on peut citer la production de dentifrice, les différents produits de nettoyage, additifs pour peinture à l'huile, le polissage des substances, cirage, plastique, résine synthétique, les couvertures souples, filtres à eau, des allumettes, des électrodes de soudage, les transmetteurs chimiques, les routes pour renforcer le sol, les abrasifs dans les savons et autres produits nettoyants, pour les toits en pente et les planchers du bâtiment (particules inférieures à 40 millimètres)


Capacité de production

Considérant la nature volcanique des Comores et l'extension extrême de cette matière minérale, on peut certainement dire que ces réserves sont infinies. Production et transformation de cette matière peut être considérée comme l'une des priorités dans les investissements de ce pays. Selon ce qui a été décrit jusqu'à présent, la capacité de ce plan est considérée comme étant d'environ 100 mille tonnes par an.

Indices économiques

- Le montant du capital fixe d'environ 8 millions de dollars
- Des études d'exploration supplémentaire; 0,25 millions de dollars
- Le montant du capital en circulation d'environ 0,2 millions de dollars
- Coûts de production d'environ 2 millions de dollars
- Les prix de vente par tonne, moyennement de 60 dollars (pour couvrir le risque du projet, ce prix a été revu à 30 dollars, moins que les prix mondiaux)
- Ventes annuelles d'environ 6 millions de dollars
- Le bénéfice brut d'environ 4 millions de dollars
- Retour sur investissement (ROI) Taux d'environ 46 pour cent
- Période du retour du Capital environ 25 mois

4- Plan de la production provenant des gisements latéritiques de bauxites de ONGONI

Les applications du produit:

- Industrie du Ciment
- Métallurgie
- Industries chimiques
- Acier Industriel
- Réfractaires
- Abrasifs
- Construction de routes
- Soudage
- La production pétrolière

Les prix mondiaux

Selon des études réalisées dans le commerce mondial, le prix de chaque tonne de bauxite varie en fonction de la taille des grains, la teneur en alumine, et le volume, la quantité et le type d'impuretés. Néanmoins, le prix mondial moyen par tonne est de 27 dollars.


Capacité de production

En ce qui concerne les gisements probables de la bauxite latéritique dans l'île d'Anjouan (chapitre trois, qui fait partie de 3-3-1), qui est estimée à environ 11 millions de tonnes, la stratégie la plus appropriée au développement économique et politique de développement peut être fondé sur ces réserves comme avantage relatif et point principal. En plus de l'institutionnalisation de l'exploitation minière et de l'emploi, cette politique peut aider au développement des exportations nationales envisagent points positifs et d'avantages. À cette fin et dans la première étape, il semble que les objectifs de la branche minière d'atteindre les plans de production de 500 mille tonnes de bauxite, et aussi d'intensifier le pied dans le marché mondial sont raisonnables.

Indice économique

- - Le montant de fixe à environ 15 millions de dollars
- Des études d'exploration supplémentaire; 0,25 millions de dollars
- Le montant du capital en circulation d'environ 1 million de dollars
- Coûts de production d'environ 4,2 millions de dollars
- Ventes de prix pour la tonne, moyennement 20 dollars (pour couvrir les risques existants, le prix est offert 7 dollars de moins que le prix mondial)
- Unité de capacité de production d'environ 500 mille tonnes par an
- Montant des ventes annuelles d'environ 10 millions de dollars
- Le bénéfice brut d'environ 5,8 millions de dollars
- Retour sur investissement (ROI) Taux d'environ 37 pour cent
- Période de retour de capital environ 33 mois


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Mariama HALIDI HALIDI - dans RAPPORTS
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 12:50

Une nouvelle compagnie aérienne aux Comores ! Elle s’appelle Comoro Islands Airline et est dirigée par Badria Kassimou, une jeune ingénieur en agro alimentaire âgée de 34 ans. C’est une société privée de droit comorien dont l’Etat comorien est un un des deux actionnaires. Elle a un capital de 3 millions de dollars et deux actionnaires : le Groupe d’Investissement Kowetien AREF (75%) et l’Etat comorien (25%).

Créée le 06 septembre dernier suite à la signature d’un accord de partenariat entre l’Etat comorien et le Groupe Kowetien, Aref Investissement Group, la nouvelle compagnie aérienne a effectué son vol inaugural le 26 septembre dernier, Hahaya ( Ngazidja)– Ouani (Ndzuwani) via Bandarsalama (Mwali) en utilisant un appareil de 19 places. Pour l’instant, elle va desservir le réseau local tous les jours : 3 vols Ngazidja, 2 vols à Ndzuwani et un vol à Mwali. Une liaison avec Mayotte ne va pas tarder selon la Directrice de la Compagnie. Et progressivement, elle espère aussi faire les pays de la région et l’international notamment Paris, Bahrein, Beyrouth, Dubaï, Majunga et Dar es salam.


Voilà une bonne nouvelle saluée par beaucoup de comoriens. D’autant plus, qu’avec cette nouvelle compagnie, on peut désormais se rendre par voie aérienne sur une île le week end. Maintenant reste à savoir si les tarifs des billets seront plus abordables que ceux des deux autres compagnies qui desservent déjà le réseau local. Il semble que Oui mais c’est à vérifier dans le temps. L'on attend aussi impatiemment les conditions pour les liaisons régionales et intérnationales.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 18:52

Source : HALIDI-BLOG-COMORES


Très tôt, dans la matinée d’hier (Samedi 3 octobre 2009)  un habitant de Pagé, zone périphérique de Mutsamudu, le chef lieu de l'île, a découvert un cadavre à quelques mètres du premier pont en provénance de Mutsamudu. Il s’agit du corps de Youssouf Abdou Allaoui.


Youssouf Abdou Allaoui est un jeune garçon originaire de Ouani qui était connu sous le pseudonyme de Koudina.    Il y a quelques années, il avait décidé de quitter sa ville natale pour aller s'installer à Pagé, le village d’origine de sa feue maman où il vivait paisiblement. Sa mort soudaine  paraît  mystérieuse. D'autant plus qu'il est trouvé dans un état surprenant.


 Selon des sources médicales, le pauvre garçon saignait du nez et avait des côtes cassées. Donc l'on écarte pas l'hypothèse d'un assassinat perpetré par  un groupe des gens.


En tout, cas c'est l'hypothèse privilégie par la famille proche de la victime.  Koudina a été assassiné ! Par qui et pourquoi ?


D’après le service d’enquête de la gendarmerie d'Anjouan, la  personne qui a découvert le cadavre a été interpellée pour être entendue . Et à l’heure où l’on vous rélate cette histoire macabre, quatre autres personnes, des amis proches de la victime, sont aussi intérrogées et entendues par les enquêteurs.


Ces cinq personnes  sont actuellement  en garde à vue.  L'enquête suit son cours. Un juge d'instruction va probablement les auditionner dans les jours à venir.  
  A faire à suivre……………..


Mohamed Elhad
Un de nos informateurs à Anjouan
HALIDI-BLOG-COMORES
 

                                                                                       
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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