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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 22:12

Comme nous vous en avons parlé dans le dernier numéro de Pangahari, le bullettin d’information de l’AOFFRAC, la CCCOI (Coupe des Clubs Champions de l’Océan Indien) en Basket ball  a débuté ce jour. Toutes les équipes championnes de Basket ball (Hommes et femmes) de Seychelles, Comores, Madagascar, Mayotte (une île comorienne sous administration française), la Réunion et Maurice y participent. Les Comores sont représentées par AMISCO pour la catégorie masculine et l’AS FAIGAFFE de OUANI pour la catégorie féminine.

 

Vous trouverez ci-dessous la constitution des poules et le programme du tournoi :

 

 

POULES

 

POULE A FEMININE

 

SEYCHELLES : HOT SHOTS

MADAGASCAR : BBCM

MAYOTTE: BCM

 

POULE B FEMININE

 

REUNION: BCD

MAURICE: HOOP

COMORES: AS FAIGAFFE

 

POULE A MASCULINE

 

MAYOTTE: JEUNESSE CANON

MADAGASCAR: COSFA

MAURICE: REAL CLUB

 

POULE B MASCULINE

 

REUNION: BCD

COMORES: AMISCO

SEYCHELLES: PLS HAWKS

 

 Programme du tournoi

 

Le 13 juillet 2010 :

 

12h00 : (catégorie féminine) /  BCD Filles(Réunion)# HOOP (Maurice)

 

14h00: (catégorie masculine) / BCD (Réunion) # AMISCO (Comores)

 

16H00  : (catégorie féminine) / BBCM ( Madagascar) # BCM (Mayotte)

 

18h00 : (Catégorie masculine) / COSFA (Madagascar) # REAL CLUB (Maurice)

 

 

Le 14 juillet 2010

 

12h00 : (catégorie féminine) / HOT SHOTS (Seychelles) #  AS FAIGAFFE (Comores)

 

14h00 : (catégorie masculine) REAL CLUB (Maurice) # JEUNESSE CANON (Mayotte)

 

16h00: (catégorie féminine) /HOOP ( Maurice)# AS FAIGAFFE (Comores)

 

18h00: (catégorie masculine) AMISCO (Comores)# PLS HAWKS (Seychelles)

 

Le 15 juillet 2010

 

12h00 : (catégorie féminine) /AS FAIGAFFE (Comores) # BCD Filles (Réunion)

 

14h00 : (catégorie masculine) PLS HAWKS ( Seychelles) # BCD garçons (Réunion)

 

16h00 : (catégorie féminine) /HOT SHOTS (Seychelles) # BBCM (Madagascar)

 

18h00 : (catégorie masculine) JEUNESSE CANON (Mayotte) # COSFA ( Madagascar)

 

Le 16 juillet 2010

 

1/2 Finales

 

Le 17 juillet 2010

 

Match de classement + Finale

 

Nous souhaitons une bonne réussite aux représentants des Comores.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
13 juillet 2010


 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 16:41

 

1896952975_1.jpgAbdou Djabir (Photo archives)

 

Notre destin commun, où en est-on ?

Enfin, l'accord si attendu sur la tournante de 2010 et sur la gestion de la période intérimaire est signé. Nous avons de justesse échappé aux démons du séparatisme et peut-être de la guerre civile avec l'assassinat du lieutenant-colonel Combo. Nous avons tous eu peur.

Cet acte ignoble continuera à hanter nos esprits, jusqu'à ce que le ou les coupables soient traduits en justice et condamnés. Il est important que cela soit fait avant que des candidats présidentiables sollicitent le vote des familles endeuillées d'Anjouan, de la Grande-Comore et de Mohéli.

L'accord signé sur la tournante n'est pas définitif puisqu'il doit être validé par le congrès des élus. Par conséquent, notre pays commun des Comores, n'est pas encore préservé des démons de la division, du séparatisme, des manipulations d'intérêts et des affrontements, héritage ancestral des sultans du 18ème siècle.

Déjà, des voix s'élèvent pour dire que le président Sambi n'aurait pas du signer cet accord, et qu'il l'a fait parce qu'il est exceptionnel, providentiel pour ne pas dire irremplaçable. On ne quitte pas le pouvoir comme ça, nous dit-on, surtout lorsque son enracinement culturel est africain (sic). Comme si l'Afrique n'était que cela.

Donc des élections libres et démocratiques ne sont pas garanties en novembre décembre, bien que le projet de loi sur le nouveau code électoral qui faisait une entorse à la liberté des candidatures fut retiré du débat en plénière de l'Assemblée.

Il est donc important que la communauté internationale persiste dans son rôle de médiateur et qu'elle aille au-delà, en assurant la sécurité des élections comme en 2006, et en ayant la haute main sur la gestion du calendrier électoral par le biais du comité de suivi. C'est le seul moyen de prévenir la corruption des électeurs, les intimidations, les trucages des listes électorales, des bulletins et des résultats.

Mes chers compatriotes,

Vous comme moi, nous aimons notre pays, parce qu'il est unique par la tranquillité de la vie, la solidarité, la beauté de la nature et la chaleur des relations humaines. L'agriculture, la pêche et le tourisme attendent que les Comoriens se mettent enfin au travail pour la création des richesses et pour lutter contre la pauvreté.

Vous comme moi, nous voulons la paix sociale, la stabilité politique, le développement et la démocratie. Nous voulons une vie meilleure, et que nos enfants cessent de braver le cimetière marin vers Mayotte comme seule perspective d'avenir.

Vous comme moi, nous voulons comme héritage pour nos enfants, non pas les ravages de l'égoïsme insulaire et de la corruption, mais des preuves en ce qui concerne notre amour pour les générations futures et pour la nation à construire.

Vous comme moi, nous avons l'âme en peine, et nous souffrons qu'après 35 ans d'indépendance, le spectre de l'instabilité politique et du séparatisme continue à compromettre le destin commun des Comoriens. Cette instabilité est engendrée entre autre, par le mépris des dirigeants à l'égard des institutions et des règles de gouvernance, convenues d'un commun accord. L'aide de la communauté internationale, l'instruction et l'intelligence des Comoriens tournent dans le vide du pouvoir personnalisé, clanique, et la mégalomanie des hommes qui veulent conserver le pouvoir par la force et la corruption, contre la constitution et contre les décisions de justice.

Malgré tout, je crois profondément jusqu'à preuve du contraire, au destin commun des Comoriens. Une sorte d'obsession m'habite depuis des années : servir notre pays commun des Comores, avec une équipe de réformateurs soudés autour d'un projet de société, animés par la volonté d'écrire une nouvelle page dans l'histoire des Comores. En effet, nous devons réapprendre à vivre ensemble, à dépasser la peur de l'autre, la méfiance réciproque, les rancœurs héritées de l'histoire commune et l'échec d'une gestion publique mal assumée.

Je confirme donc mes intentions d'être candidat aux prochaines élections présidentielles, dont le calendrier définitif sera confirmé en fin juillet 2010. Ce sera une candidature de rupture, et en cas de victoire, une gestion publique de rupture, que j'assumerai contre vents et marées, avec l'aide de mon équipe. En effet, il s'agit tout simplement de changer les choses, de gouverner autrement pour vivre mieux : tel sera mon engagement sur l'avenir des Comores de demain.

Abdou DJABIR
Député à l'Assemblée des Comores et futur candidat aux élections présidentielles

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 21:49


Le 35 ème anniversaire de l'indépendance des Comores a été marqué par un acte de
trahison. Dans son allocution prononcée à Mutsamudu le 06 juillet 2010, le
Président de l'Union donne autorisation au retour sans préalable de Mohamed
Bacar et ses acolytes. Une décision gravissime au regard du comportement
criminel de l'ancien dictateur d'Anjouan. Une haute trahison le jour où les
Comores fêtent l'Unité nationale d'accorder une clémence à un chef séparatiste
qui a mis à genoux l'Union et le vivre ensemble. C'est très, très dangereux pour
l'exemple, car Sambi donne l'impression que les crimes contre la nation sont
légitimes et resteraient impunis.

Cette décision nous rapprocherait de l'assassinat gratuit du Colonel Combo
Ayouba qui s'était opposé à toute réintégration des forces de gendarmerie
anjouanaise (FGA) et du retour du Colonel Bacar. Reprenant les dires de sa
compagne, une fois le forfait fait, la route est tracée pour laisser la voie
ouverte à la réintégration des FGA. Or, Combo s'étant opposé à toute idée de
réhabiliter les séparatistes qui l'avaient trainés nu dans les quartiers de
Mutsamudu après le débarquement, il défendait le principe que des
sécessionnistes ne pouvaient porter l'uniforme d'une armée républicaine après
avoir commis des crimes et porter atteinte aux droits de l'homme et à la dignité
humaine.

Cette décision porte également une atteinte à l'idée que nous nous faisons de
l'Unité et de l'indépendance des Comores. Comment le Président peut-il
outrepasser la justice et réhabiliter des personnes poursuivies pour des crimes
auxquels ils n'ont pas été jugés? Comment le Président peut-il expliquer sa
décision d'avoir engagé des forces, de l'argent public et cautionner l'impunité
des criminels? Comment enfin le Président peut renier son discours, ses paroles
présentant constamment Mohamed Bacar comme un danger et solliciter le concours
de la communauté internationale pour l'expulser manu militari et le laisser
rentrer comme si de rien n'était?

Mohamed Bacar a été présenté comme un criminel  de guerre, et toute personne
accusée d'actes de rébellion, de tortures, d'abus de pouvoir et de crimes de
guerre peut il circuler en toute impunité sur ses lieux de ses crimes en portant
un regard dédaigneux sur ses victimes?

La décision de Sambi porte une grave atteinte à l'indépendance des Comores et
aux principes fondateurs de l'Union, des Chartes des Nations-Unies et de l'Union
Africaine. Qui est plus, elle porte atteinte au fonctionnement de la justice
qui, seule, peut décider, de la poursuite ou non, d'un criminel. Après
condamnation, Sambi aurait pu gracier l'homme pour cautionner les actes de
Mohamed Bacar. Mais il ne peut empiéter la justice et déshonorer la dignité des
juges. 

Ayatollah désavoue le Président Sambi et tourne au ridicule. Nous qui l'avons
soutenu, notamment lors du débarquement, tombons nu et affecté par cette haute
trahison envers  les idées et les fondamentaux de la République. Le Président
Sambi nous a toujours demandé de dénoncer ces trahisons. Cet acte constitue un
acte grave et menace le vivre ensemble, en paix, au sein de la Communauté
nationale.

Nakidine Mattoir

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 22:35

Selon des médias français, au moins 200  passagers français d’origine comorienne dont plusieurs sont français  se sont  fait arnaquer par une agence de voyages appelée « Agence France Comores Voyages ».  Ceux-ci devaient prendre hier soir (mercredi) à l’aéroport de Marignane, près de Marseille un charter Air Madagascar qui devrait être affrété  par l’agence à destination de Moroni. Mais les billets vendus par cette agence ne correspondaient à  aucun vol programmé hier.

Les responsables de l’Agence « France Comores Voyages » qui existe depuis 2004 à Paris et 2006 à Marseille avait annoncé en juin dernier  lors d’une conférence de presse à Moroni l’ouverture d’une agence dans la capitale comorienne et son projet de transporter par charter cette année de juin à août 3000 passagers effectuant la ligne Paris-Marseille-Moroni à un prix défiant toute concurrence.

Les passagers arnaqués auraient  payé 900 euros par billet alors qu'actuellement le billet Paris-Moroni coûte au moins 1300 euros. L’on parle de 400 000 euros  empochés par l’agence. Car d’autres personnes  auraient  acheté des billets pour les vols prévus dans les jours à venir.

Affaire à suivre

Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) / 8-07-10

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 08:05

35 ans

Et toujours rien…

 

C’est la dernière blague à la Une sur nos places publiques. Elle nous viendrait de la Belgique, une terre d’Europe aux jambes écartelées entre la Flandre et la Wallonie. Un jour de grande fête, les « notables », un mot impropre dans notre langue, mais très présent dans nos vies au quotidien, décident de se retrouver sur la place de l’indépendance, à Moroni. Fiers sous leurs toges aux mille couleurs, défiant la chaleur grisante, ils sont nombreux à honorer ce grand jour, avec leurs faux-sourires édentés. Il y a là les Mohéliens, les Anjouanais, les Grands Comoriens, il y a même les Mahorais, en costume trois-pièces, eux, pour marquer leur différence. Ne manquent à l’appel que les « Comoriens ». A se demander s’ils sont encore en vie ou s’ils ne sont pas tous partis en exil…

Car voilà à quoi ressemble ce pays déserté par les siens, désormais. A des épouvantails d’histoire évacuée. Des gens qui prétendent se réaliser pleinement avec des miettes d’archipel dans la conscience. Leur ascension se négocie au prix d’un leadership à territoire limité. Devenus Mohéliens, Anjouanais, Grands comoriens et Mahorais, ils se refusent à incarner l’enfance renouvelée d’un peuple en prise avec les démons de la défaite, depuis bientôt trente cinq ans. Un bon Comorien est un Comorien mort ou qui vivote à l’étranger, en se demandant s’il n’a pas perdu son âme dans une tragique traversée. Pendant ce temps, un certain Aboubakari Boina avance dans la presse cette idée insolite, sans que personne ne le reprenne à la virgule près : les Comores, unifiées, politiquement, seraient une invention coloniale. Saïndoune Ben Ali, poète de son état, disait un jour que lorsqu’un âne passe, le Comorien salue tête baissée. Nous, nous nous contenterons de dire que ce monsieur Boina ne maîtrise pas assez la réalité politique de ce pays pour s’autoriser une telle sortie ou peut-être qu’il compte sur l’indifférence de l’opinion comorienne envers ce qui est écrit dans les journaux pour paraître aussi falot, à l’heure des bilans en demi-teinte. Toujours est-il qu’il l’a écrit dans Albalad sans qu’aucun historien ne le corrige vertement.

Ce qui nous a quelque peu dérangés, on doit dire. Car que sont devenus les gardiens de la dignité d’archipel ? Se seraient-ils consumés sur place, à l’image de nos élites dirigeantes, qui ne sont plus que les parties restantes d’un corps calciné par le temps et le mépris de la conquête ? Le fait est que nos « faiseurs » d’opinion confondent encore pouvoir et terroir dans des joutes insulaires sous parrainage international et sous nos applaudissements, comme le souligne le poète. Posons-nous les bonnes questions pour une fois ! Aurions-nous effacé toute trace de ce que qui a été dans le passé commun ? Toute dignité aurait-elle vraiment sombré dans le brouillard des petits pouvoirs au nombrilisme épuisé ? Qui ne se souvient de ces mots d’Isabelle Mohamed, cette fille de lune venue du Bordelais, dans Maandzish N°3/ Petites histoires comoriennes, ouvrage paru aux éditions Komedit ? « Le questionnement sur l’unité des Comores n’est bien évidemment pas anodin ni lié au hasard : certains traits incontournables de la réalité comorienne semblent le rendre possible, mais il faut bien reconnaître qu’il a été orchestré dans l’histoire récente et maintenant dans l’actualité immédiate, à la faveur du conditionnement de la pensée par les modèles extérieurs, particulièrement par le modèle français pour ne pas le nommer. Il satisfait ainsi tous ceux qui ont intérêt à se poser en casseurs d’une unité qui ne permettrait pas le même exercice du pouvoir ou la même mainmise sur un espace convoité ».

Si l’on en croit la pensée ambiance de notre intelligentsia aux affaires, les Comores n’auraient jamais connu d’unité politique avant Passot et Humblot. Dire « oui » à ce qui n’est pas une question est synonyme d’aveuglement, forcément. Dire « non » embarrasserait nos élites, qui n’auraient plus que leur honte à relever, si l’on veut bien appeler « chat » un chat. Des élites qui n’ont pas su reconstruire le destin commun et qui se contentent à présent de verbaliser leur chute. Elites qui semblent voués aux « abonnés absents » lorsqu’on les sonne, et qui scient la branche sur laquelle nous sommes assis dès qu’on leur donne droit à la parole. Mais que sont devenus les rêves d’hier lorsque cette jeunesse avisée, au sortir d’un crash colonial marqué d’un mépris sans retour - nous étions alors en 68, à l’intérieur d’une carlingue de vieux coucou - se mit à composer des chants de révolution au nom de l’utopie collective ? Où sont ces enfants qui se projetaient dans la lutte pour l’émancipation du peuple, en tissant des monceaux d’espérance dans le silence de nos forêts ? Seraient-ils vraiment morts et enterrés ? Ces Comoriens d’un « autre âge », qui parlaient de « culture nouvelle » et de sursaut au grand jour, ne s’imaginaient sûrement pas vivre dans un pays défait, dévasté et déchiqueté de toutes parts. Ils étaient loin de penser que nous ne survivrions plus que grâce à l’assistance internationale. Aboubacakari Boina, qui fut de leurs rangs du temps de l’Asec, avant de se mettre à écrire des bilans critiques d’indépendance où le colon nous apprend à être ensemble, ne doit plus s’en souvenir. Ce qui explique la réincarnation de ses modèles d’antan en une certitude des temps de défaite.

Reste à savoir si ce qui a fait disparaître ces hommes et ces femmes de la gauche révolutionnaire n’est pas lié au fait qu’ils tissaient leurs discours dans le mensonge de la vie en pays dominé. Usiku wa mwendza ndrabo kohomo husha raconte un vieil adage. Apparemment, rares sont ceux parmi eux qui saisissaient le sens de leur propre quête. Ils « perroquaient » comme de vilains petits copieurs qui ne savent plus à quel saint se vouer pour exister sur le trône. Il n’est donc pas surprenant que leurs tissus de boniments finissent d’éclater au grand jour, pendant que le peuple ravale sa misère en travers de gorge. Ces hommes et ces femmes étaient les enfants d’une idéologie étrangère à nos réalités. Du moins, avaient-ils mal lu le préambule des classiques du marxisme-léninisme et des enfants de Mao. Ce qui les amène à tenir ce rôle de valets du néolibéralisme qu’ils tiennent de nos jours, quand ils ne jouent pas aux esprits assagis de la petite semaine. Nous ne citerons pas d’autre nom, pour ne pas céder à une polémique inutile, ce serait perdre du temps. Néanmoins, souvenez-vous qu’un homme ayant appris sa ligne de conduite révolutionnaire, en se laissant duper par l’Albanie de Hodja par le biais des ondes moyennes, pouvait ne pas devenir un saint imam dans une mosquée à l’étroit, à Ngazidja. Souvenez-vous également de ce que ce fils de la petite-bourgeoisie des hauteurs de Moroni, torturé dans une caserne à Voidjou par les mercenaires français, qui se présente comme l’avocat du nouvel ordre des patrons profitant de la déchéance humaine dans l’archipel, avait cru défier un jour. Pardonnez-nous d’avoir à insister. Que sont devenus les enfants de l’utopie collective en terre comorienne ? Qu’ont-ils appris de leur lutte qui les fasse renoncer à toute trace de dignité ? Il y a encore peu, un historien de la place, issu de cette génération au regard biaisé, s’essayait à démontrer que Humblot le colon fut un botaniste dont il faudrait réhabiliter les travaux pour le bonheur futur des Comoriens. A ce rythme, il n’y pas de doute, Dieu lui-même risque de nous tomber sur le paletot.

De là à imputer la responsabilité d’un pays déchu à cette seule génération de gauche, apparue à la faveur d’une confusion générale, à la fin des années soixante, il n’y a qu’un pas que nous allons bien sûr franchir sans retour. On ne peut nier le fait qu’ils étaient les premiers à pouvoir décrypter le monde en devenir et à nourrir l’espérance du mieux-vivre sur cette terre. Ils portaient en eux les prémices d’un pays en lutte pour son destin à venir et posaient une dialectique sur un enjeu de transformation sociale pour tous nos concitoyens. Ils étaient à contre-courant de la pensée ambiante, incarnée par les toges de notables et les ambitions mesurées d’une élite formatée au service du pouvoir colonial. Mais pourquoi ont-ils subitement renoncé à se battre ? Pourquoi sont-ils devenus les artisans et les experts d’une cogestion de crise financée par les organismes internationaux d’assujettissement des peuples ? Aujourd’hui, ils travaillent pour le FMI, la Banque mondiale et l’Union Européenne, qui privatisent le pays. Ils travaillent pour le système des Nations unies, qui n’arrive pas à aller au-delà de vingt résolutions contre ce qui déconstruit un pays. Ils travaillent aussi pour la coopération française, qui continue de vouloir acheter la paix sociale, afin de ne pas avoir à payer l’entretien (trop coûteux) d’une centrale d’écoute en pays étranger. Ils ne travaillent surtout plus pour un pays (le leur), qui ne sait plus où donner de la tête pour pouvoir se soigner, se former ou se nourrir. Ils ont oublié jusqu’à leur mystique révolutionnaire et ne sont plus que les ardents défenseurs d’une realpolitik de la soumission. De l’apprentissage de la vie en pays dominé à l’acceptation des temps de défaite comme un point d’achèvement de leur formation politique, personne ne s’imagine le temps parcouru. Il faudrait pouvoir dresser un bilan pour le saisir au plus près. Or ce bilan, tous le refusent d’un air détendu depuis que la liberté d’expression se revend au détail sur le grand marché de Volo Volo. Comment défendre un pays sans disserter sur les manquements d’une élite ayant troqué sa conscience contre un 4x4 rempli de fruits à pains et un passeport biométrique passant les frontières de Paris et Marseille sans kwassa kwassa ?

Au six juillet dernier, on nous suggérait de ne pas tout confondre dans le même marigot. Sambi s’en va, la république est sauve, et Mohéli va jouer à la tournante sur une PlayStation. Il n’y pas de raison pour qu’elle n’accède pas à la même technologie que les autres îles. Mais qu’allons-nous devenir, nous autres, qui écrivons sur le désastre, sans savoir comment l’exorciser ? Nous avions un pays, les Comores. Nous n’avons plus que des morceaux d’îles dans nos têtes. L’Etat comorien, qui existe, n’en déplaise à ceux qui racontent le contraire, signe et contresigne les dernières opérations de privatisation du pays. Après les matins de défaite face à l’adversité coloniale, nous sommes passés au cauchemar des années de renoncement, avec femmes, enfants, armes et bagages. Bientôt, nous allons nous transformer en clandestins sur nos propres terres, à défaut d’organiser la fuite massive d’un peuple en désarroi quotidien. On ne vous parle pas des seuls rescapés de la traversée entre Anjouan et Mayotte. On vous parle aussi de ces terres vendues aux fonds d’investissement étrangers, qui vont faire de nous des êtres sans-abris, à quelques mètres des consciences suspendues de nos cimetières. Va-t-on les terrasser, ces cimetières, pour ne plus avoir à se souvenir du passé ? Le 6 juillet 2010, 35 années après avoir confondu les mots « indépendance » et « dépendance » dans un délit d’initiés, nous avons célébré la mort dans l’âme la reddition d’un peuple, dont le mkalimani, cette élite aux affaires, ne sait plus que mimer le « oui » de l’avilissement intellectuel. Certes, nous sommes la résultante d’un pouvoir destructeur, venu d’ailleurs, étranger à notre soif de liberté. Mais nos élites, à quoi elles servent, à part expliquer et raconter que 3+1 égal à 2, voire à 5 ? La logique voudrait que 3+1 fassent 4 pour que les jeux passent la rampe du casino de nos régimes usurpateurs. Mais ça tout le monde s’en fout bien sûr…

Collectif Komornet

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:37

Nous sommes le 6 juillet 2010. Les Comoriens fêtent leur indépendance comme tous les ans. Nous aussi, nous la fêtons aussi avec fierté. C’est la fête nationale des Comores. C’est aussi notre fête. Bonne fête à tous les originaires des Comores.

 

35 ans d’indépendance !!!  Pourtant, ce pays, notre  pays de naissance, de filiation et d’éducation, serait toujours « à la recherche de l’Etat » comme l’a expliqué dans une récente étude, l’historien Mahmoud Ibrahime.  

 

Notre pays souffre. Il est confronté depuis le 6 juillet 1975, date de la proclamation de son indépendance à Moroni par  feu Président Ahmed Abdallah Abdérémane en application de la déclaration des députés  comoriens datant du même jour à de multiples crises et fléaux : une décolonisation incomplète avec le maintien illégal de l’île de Mayotte dans le giron français, les coups d’Etat répétitifs, le séparatisme, la mauvaise gouvernance, la corruption, la  gabegie, l’émergence de gouvernants véreux …. Cela a bien évidemment pour conséquence principale une instabilité dramatique et l’entrave à la mise en place dans de bonnes conditions d’un Etat viable et prospère profitable à tous à tel point que certains s’interrogent sur la nécessité et l’utilité de la proclamation de l’indépendance.  Tel n’est pas du tout notre cas. Cette indépendance était à notre sens nécessaire. Grâce à elle, en effet, notre pays pallie lentement et difficilement aux carences flagrantes d’un siècle de gestion coloniale française dans la quasi-totalité des domaines : infrastructures de transports, des communications, d’équipements sanitaires et scolaires formation d’une élite diversifiée…. Cette indépendance nous a beaucoup apporté contrairement à ce qu’on raconte ici ou là. Si le pays, par exemple continue à s’endetter et  s’emploie  très difficilement à améliorer la vie quotidienne de ses citoyens (adduction d’eau, électrification des villes et villages…) et à former les cadres de son administration et du secteur privé voire même des organismes internationaux, c’est tout simplement parce que la colonisation ne l’a pas fait. S’il est vrai que la diaspora comorienne de partout et les différentes associations comoriennes  contribuent beaucoup à cette tâche, il serait malhonnête d’occulter les différentes réalisations de l’Etat comorien depuis le 6  juillet 1975 jusqu’à nos jours. En tout cas, cela ne peut pas venir de nous compte tenu de ce que l’indépendance de ce pays a fait de nous et pour nous. Car si nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui c’est tout simplement grâce à lui malgré sa pauvreté et ses difficultés. Alors nous disons haut et fort « MERCI POUR TOUT »

 

Il est vrai que le pays va très mal. Les choses se dégradent. L’éducation, le système sanitaire, le fonctionnement de la justice…laissent à désirer. Le pessimisme gagne du terrain. La génération actuelle parait sacrifiée. De lourdes souffrances accablent les citoyens. Bref une crise de confiance s’instaure. Mais, à notre avis, ce n’est nullement en raison de l’indépendance. C’est plutôt sa gestion désastreuse qui en est le responsable.

 

Nous refusons que  la résignation, le pessimisme et le fatalisme nous habitent. Nous restons convaincus que la situation peut être inversée. Il suffit de le vouloir, de se donner les moyens et de ne pas compter sur les autres. Changer aussi notre état d’esprit et nos mentalités est indispensable.

Oui, la décolonisation doit aussi concerner notre mode de penser et de faire ! Une condition sine qua non pour inverser la tendance. Cela risque d’être long mais c’est faisable.

 

 35 ans ne suffisent pas pour faire le procès des Comores après un siècle de colonisation territoriale et spirituelle. Une colonisation qui a laissé un pays et un esprit à construire. Oublier cela induit en erreur.  Le mal qui ronge l’Etat comorien n’est pas incurable. Nous en sommes convaincus.

Encore une fois « A TOI, COMORES, MERCI POUR TOUT ».

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 22:09

Ali-Ahamada-dit-Nakib1.JPG(Ali Ahmada alias Nakib/ Photo archives)

 

Nous sommes le 30 juin 2010. Un an passé. Mais la souffrance et l'incompréhension sont toujours là.

Aucun originaire des îles Comores n'oubliera la date du 30 juin 2009. Ce jour là nous avons tous été reveillés soit par un coup de fil soit par un sms nous annonçant le crash de l' A 320 de Yemenia Arways en provénance de Paris via Marseille et Sanaa  au large des Comores. Le bilan est lourd : A l'exception de Bahia Bacar, une adoléscente, tout le monde est mort. 152 personnes nous ont quitté dans des conditions exécrables.  Mais ce sont tous les originaires des Comores qui sont touchés. Un pays est en deuil ; un peuple, une communauté, une population.... en pleurs. Un peu partout dans le monde.

Impossible d'oublier ce drame aujourd'hui. Impossible de ne ne pas avoir une GRANDE pensée ce jour pour nos morts.

 

A toi, mon cousin Ali Ahmada alias NAkib (Photo), à vous tous, nous ne vous oublions pas. Que votre âme répose en paix !

 

Mais, ce jour, nous avons aussi une GRANDE pensée pour tous nos autres morts - des milliers d'hommes, femmes, bébés et enfants - qui ont perdu ou perdent réguliérement la vie  dans le bras de mer qui sépare Mayotte à Anjouan depuis l'instauration du fameux visa Balladur - un visa de la honte - en 1994. Ceux là n'ont pas de date de commémoration, de monuments de plaques... même pas d'obsèques  officielles aux Comores ou ailleurs. Pourtant ce sont aussi des Comoriens ! Ils méritent aussi notre attention et notre pensée.

Que votre âme répose aussi en paix ! Nous ne vous oublions pas aussi. Ce jour, c'est aussi votre date pour nous. Car il en faut une aussi. Vous méritez aussi notre hommage.

 

UNE GRANDE PENSEE POUR TOUS NOS MORTS !

 

HAlidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans HOMMAGES
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 19:48

Le FMI et la Banque mondiale annoncent que les Comores peuvent commencer à bénéficier d'un allégement de la dette

 

FMI Fonds Monétaire International - 30/06/2010 18:20:00

 

Le Fonds monétaire international (FMI) et l'Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale ont établi que l'Union des Comores a pris les mesures nécessaires pour atteindre le point de décision au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Les décisions prises par les conseils d'administration des deux institutions constituent une étape en vue de l'octroi aux Comores d'un allégement de la dette de 144,8 millions de dollars EU en valeur actuelle nette (VAN). Le Conseil des administrateurs de l'IDA a approuvé aussi une aide intérimaire pour couvrir une partie du service de la dette des Comores envers l'institution.

 

Mbuyamu Matungulu, chef de mission du FMI pour les Comores, a déclaré : « Ces deux dernières années, les Comores ont accompli des progrès en matière de réformes politiques et économiques. En dépit d'un contexte difficile, les résultats obtenus dans le cadre des programmes appuyés par le FMI ont été satisfaisants dans l'ensemble. La croissance s'accélère et les autorités comoriennes cherchent à renforcer la stabilité macroéconomique en consolidant les finances publiques et en améliorant leur gestion. La discipline budgétaire et l'accélération de la réforme des services publics, l'aide concessionnelle durable des donateurs, l'application intégrale de l'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE et de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM), et une gestion saine de la dette seront essentiels pour assurer la viabilité à moyen terme de la situation macroéconomique et de la dette, et placer l'économie sur une trajectoire de croissance soutenue et de réduction plus rapide de la pauvreté. »

 

Johannes Zutt, Directeur des opérations pour les Comores à la Banque mondiale, a déclaré : « L'allégement de la dette permettra au gouvernement de mieux exécuter les réformes économiques qui sont nécessaires pour soutenir une croissance durable aux Comores. Il permettra aussi de dégager des ressources pour fournir des services de santé, d'éducation et autres services essentiels, et ainsi améliorer la vie des Comoriens, en particulier des pauvres. »

Les Comores deviennent le 36ème pays à atteindre le point de décision, stade auquel elles peuvent commencer à recevoir un allégement intérimaire sur le service de leur dette envers l'IDA et le FMI. L'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE, en VAN, atteindra 45,1 millions de dollars EU pour l'IDA et 4,3 millions de dollars EU pour le FMI, et deviendra irrévocable lorsque le pays aura atteint le point d'achèvement. Au point d'achèvement, les Comores seront aussi admises à bénéficier d'une aide au titre de l'IADM.

 

Pour atteindre le point d'achèvement, les Comores se sont engagées à exécuter un ensemble de réformes : préserver la stabilité macroéconomique conformément à l'accord au titre de la facilité élargie de crédit du FMI (anciennement facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance), mettre en oeuvre une stratégie de réduction de la pauvreté qui inclut des mesures structurelles et sociales favorables à la croissance et aux pauvres, et améliorer la gestion des finances publiques, la politique des dépenses publiques et la gestion de la dette extérieure.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 18:16

Societé – Journée de l’enfant africain / 1500 enfants ont pu réintégrer une scolarité normale

   

HZK Presse du 28 juin 2010. Le 26 juin 2010, a eu lieu à l’IFERE, la commémoration de la journée de l’enfant africain, une cérémonie placée sous le haut patronage du Chef de l’Exécutif de Ngazidja. Organisée par le Ministère de l’Éducation de l’île, la manifestation a été honorée de la présence des autorités, et a connu la présence des représentants du Programme des Nations Unies, et de l’UNICEF à Moroni.

La salle de l’IFERE était pleine d’enfants venus des écoles de la ville de Moroni, assister à la célébration de la journée mondiale de l’enfant africain, qui n’a pas pu se tenir le 16 juin pour des raisons de calendrier. Organisée par le Ministère de l’Éducation de l’île, cette cérémonie a eu le privilège de permettre à des enfants déscolarisés de reprendre le chemin de l’école malgré leur âge avancé pour la grande majorité d’entre eux.

Ce fut l’occasion pour l’Exécutif de l’île de distribuer des Kits en faveur de ces enfants dont certains de leurs familles n’ont pas les moyens d’assurer à leur progéniture, filles et garçons, âgés entre 10 et 17, un cursus normal. Quand aux enseignants qui ont encadré ces enfants pour des cours de rattrapage, ils ont bénéficié chacun d’un cartable approprié à leur métier d’enseignant en guise de reconnaissance. Quatre discours sont prononcés pour la circonstance, et ce fut une petite fille qui a assurée l’animation.

Des Kit aux couleurs de l’île autonome

Le premier à prendre la parole, le Directeur Adjoint de l’IFERE a montré le rôle prépondérant que joue son institution pour l’orientation et l’encadrement des enseignants et à tenu à montrer la disponibilité de ses supérieurs de soutenir l’enseignement. Ce fut au tour de la représentante par intérim de l’UNICEF de prononcer son allocution, pour montrer l’importance que son institution onusienne joue en faveur des enfants dans notre pays. Elle n’a pas manquée de rappeler l’importance de cette célébration au niveau international et l’orientation qu’à voulu donner pour la circonstance le l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja en donnant la chance à plus de 1500 enfants de pouvoir réintégrer une scolarité normale. Ensuite une fille debout sur ses 17 ans viendra remercier les autorités de l’île pour la chance qui leur a été offerte, ainsi que la fourniture scolaire que ses camarades, comme leurs enseignants ont pu bénéficier.

Le Chef de l’Exécutif de l’ile autonome de Ngazidja, prenant la parole a fait l’historique du combat mené par les enfants de Soweto en Afrique du Sud, pour donner un sens à cette journée. Il a saisi l’opportunité pour louer les efforts consentis par Mme Moinafatima Djalim en sa qualité de ministre de l’Éducation de l’île autonome, avant de justifier le sens que donne son gouvernement à ce geste en faveur des enfants défavorisés.

Il faut savoir que des ONG interviennent aussi dans cet même ordre d’idée, notamment FAWECOM représenté par Mme Sittou Ragdat Mohamed, initiatrice de cette journée alors qu’elle était ministre des affaires sociales sous Djohar, et qui a estimé que « beaucoup d’efforts ont été apportés en faveur des enfants, mais que beaucoup reste encore à faire », tout comme Abou Said Mouigni, président de l’OCD, qui affirme que son organisation compte conduire très prochainement un projet similaire sur l’ensemble des trois îles.

Haled A. Boina

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 17:52

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Crise institutionnelle :

Le Comité de suivi à pied d’œuvre / Interview

Houmed Msaidié : « S’ils veulent torpiller l’accord, c’est à leurs risques et périls »

 

Moroni, lundi 28 juin 2010 (HZK-Presse) Le comité de suivi, un organe prévu par l’accord sur la gestion de la période intérimaire signé le 16 juin dernier par les parties impliquées dans la crise comorienne, a été mise ne place la semaine dernière. Cet organe composé de deux représentants de l’Union, deux représentants par île autonome ainsi que la communauté internationale s’est aussitôt réuni pour adopter son règlement intérieur et élire son bureau. Les missions assignées à ce comité sont de contrôler, superviser et assurer la mise en œuvre effective de toutes les décisions issues du dialogue et le strict respect du chronogramme. Il sera aussi chargé de suivre et contrôler les actions liées à la passation des services. Pour éclairer l’opinion sur le déroulement des travaux, La Gazette / HZK-Presse a interrogé ce week-end un des membres du Comité, Houmed Msaidié. Interview :

                 

Question : Pouvez-vous nous faire le point sur l’évolution des travaux du comité de suivi de « l’accord sur la gestion de la période intérimaire » dont vous êtes membre ?

 

Houmed Ali Msaidié : Nous nous sommes réunis. Nous avons adopté le règlement intérieur et désigné un bureau provisoire. C’est la communauté internationale qui préside pour le moment. Ndzouani et Ngazidja assurent le rôle de rapporteur. Le bureau va se pencher sur la lettre de mission du ministre d’Etat chargé des élections ainsi que les cas des deux ministres issues des exécutifs de Mwali et Ngazidja qui n’ont pas encore de locaux. Notre prochaine session est prévue pour le 12 juillet prochain.

 

Quelle est la suite du processus en cours ?

 

H.A.M. : Des événements majeurs pour la poursuite du processus en cours doivent intervenir entre le 25 juin et 25 juillet. Il va falloir mettre en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les Commissions insulaires (CIE), valider les dates des élections, réviser le code électoral afin qu’il revienne sous le format ancien, c'est-à-dire avant la révision effectuée l’année dernière par le décret du président Sambi. C’est pendant cette période qu’interviendra également l’élaboration de la loi relative aux indemnités, privilèges et traitements protocolaires à accorder aux présidents de l’Union, de la cour constitutionnelle, de l’Assemblée et des gouverneurs des îles après que leur mandat sera définitivement échu.

 

Question : Il parait que vous n’êtes pas arrivés à vous entendre sur le poste du président du Comité ?

 

H.A.M. : C’est classique. Nous représentons des intérêts auparavant divergents. Nous sommes entrain de reconstruire la confiance. Cette période étant stratégique, il est normal que le contrôle du bureau du comité de suivi soit un enjeu. Toutefois, cette situation n’a pas bloqué le déroulement normal des travaux ni le comité.

 

Question : Ne craignez-vous pas que les décisions du comité soient ignorées par le pouvoir en place ?

 

H.A.M. : Personnellement, je considère que c’est un risque. Même, en signant, on savait que la possibilité que l’accord soit torpillé par le pouvoir existe. D’autant plus que l’article publié la semaine dernière au journal Alwatwan par un ancien membre de la CENI qui a eu à occuper le poste de secrétaire Général de cet organe, Monsieur Kassim Zahahe, qui est préfet du nord ainsi que l’intervention radiotélévisée de l’ancien ministre en charge des élections qui est aujourd’hui conseiller du président Sambi vont dans un sens de tentative de mettre en cause cet accord. Il faut ajouter à cela, le discours démagogique sur la souveraineté. D’un côté on critique les actions de la communauté internationale et de l’autre on demande qu’elle garantisse le versement des salaires des agents. Cela étant, nous en tant qu’opposition nous considérons que jusqu’à présent, c’est le régime Sambi qui préside aux destinées du pays. S’ils veulent torpiller l’accord, c’est à leurs risques et périls. Nous rappelons qu’il y a eu un entêtement dans notre pays et l’entêté s’appelle Mohamed Bacar, où est-il maintenant ? Rappelons également que le contrat du président Sambi et le peuple comorien a pris fin le 26 mai dernier et la rallonge de son mandat est une convenance nationale. Alors, s’ils veulent torpiller l’accord qu’ils le fassent ! On aura des adversaires qui ont pillés le pays en moins. La preuve, durant quatre ans de pouvoir, ils n’ont pas été capables de payer ne serait-ce que 8 mois sur fonds propres. Pour revenir à l’accord, le président Sambi a réuni à Mutsamudu, il s’est engagé à le respecter. Nous lui accordons le bénéfice du doute.

 

Question : Vous avez évoqué le cas des deux ministres qui ne disposent pas de locaux qu’est-ce que le comité de suivi envisage de faire ?

 

H.A.M. : Ce problème est entrain d’être résolu. Il parait qu’une solution sera trouvée dès lundi [aujourd’hui, ndlr], cela d’autant plus que le ministre d’Etat chargé des élections doit être opérationnel dès maintenant. Le représentant de l’Union s’est engagé à intervenir. Le bureau intérimaire va suivre ce dossier.

 

Question : Quel commentaire faites-vous sur les portefeuilles attribués aux exécutifs de Mwali et Ngazidja ? Mwali a parlé d’une « coquille vide » au sujet du ministère en charge des élections…

 

H.A.M. : L’accord prévoyait l’entrée au gouvernement des représentants des exécutifs insulaires. Bien sûr la question des attributions est importante, mais l’esprit c’est la présence des îles pour bien cadrer l’application de l’accord. C’est important d’être au cœur des décisions qui engagent le quotidien du pays. Et c’est au Conseil des ministres où, en principe, tout se décide. Je ne suis pas fâché du fait que le régime garde le ministère des finances, même si, je sais que l’objectif c’est de tenter de biffer tout ce qui s’est passé. Mais leur disons que nous sommes capables de savoir ce qui s’est passé et on le sait déjà. Nous avons toutes les preuves.

 

Propos recueillis par Faissoili Abdou

280610/fa/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans INTERVIEWS
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