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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 18:11

PORTRAIT / JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES / 08 MARS 2022

 

NISSOITI ( HASSANATI) KELDI épouse DIABY, UNE  DES PREMIÈRES AUX COMORES 

Nissoiti  c'est son prénom officiel.
Mais, à Ouani, sa ville située sur l'île de Ndzuani aux Comores, on l'appelle  Hassanati KELDI.

Curieusement, elle n'est pas connue dans son pays natal. Pourtant, elle devrait. ... Elle doit être connue. Car elle incarne la réussite, le combat pour le genre et l'excellence. Elle apporte aussi,une aide inestimable à son pays. Son parcours est exemplaire et exceptionnel.

 

L'ADOLESCENTE BATTANTE 

 

Le plus souvent,  quand on parle aux Comores de la ville d'Ouani, on pense surtout à ces enseignants et éducateurs  qui forment les Comoriens ou à ces fonctionnaires ouaniens qui servent avec dévouement leurs pays depuis les années 40.

Il y a pourtant une autre caractéristique de la ville d'Ouani. En effet, dans les années 60-70  des filles- adolescentes - n'ont pas eu peur de mener un combat très difficile et acharné mais juste et honorable dans leur ville pour la défense de leurs droits et libertés ainsi que leur émancipation. Elles se sont, en effet, battues farouchement entre autres pour pouvoir effectuer de longues  études comme leurs frères mais aussi choisir leurs futurs époux. Ouani de l'époque était une société conservatrice comme les autres villes des Comores. Ces adolescentes s'opposaient à cette idée selon laquelle " les filles étaient faites pour l'intérieur et les garçons pour l'extérieur "  Elles ont osé affronter leurs parents, la société.... il était hors de question pour elles de ne pas aller  à l'école comme leurs frères ou d'être contraintes d'abandonner les études après l'école primaire ou le collège pour se marier avec des hommes choisis par leurs parents. Ces filles étaient différentes des autres filles de leur âge. Car elles refusaient purement et simplement l'éducation qu'on leur inculquait : être le modèle idéal de la femme de l'époque avec son caractère d'obéissance,  de soumission, de respect des personnes...

Nissoiti (Hassanati) KELDI née le 18 mai 1950, mariée en 1977 et mère de trois enfants a fait partie de ce groupe d'adolescentes battantes dans lequel se trouvaient d'autres femmes d'Ouani bien connues aux Comores comme Sittou Raghadat Mohamed ( 1ère femme Ministre et élue députée), Coralie Frei ( 1ère écrivaine comorienne), Thanai Abdou Sidi, Anziza Djamal.....

 

UNE DES PREMIÈRES BACHELIÈRES D'OUANI 

 

Ce combat honorable lui a d'ailleurs permis d'obtenir avec brio son baccalauréat A4 en juin 1973 à Moroni et  de devenir, avec l'écrivaine Coralie Frei née Ahmed Idarousse, la première bachelière de la ville d'Ouani.

 

TITULAIRE DE DEUX DOCTORATS 

 

 

Après l'obtention de son baccalauréat Nissoiti KELDI est partie poursuivre ses études supérieures en France et est titulaire de deux doctorats de 3eme cycle  :
- doctorat en relations internationales obtenu en décembre 1983 à l'université Paris I Sorbonne 
- doctorat en sociologie option Développement rural ( Université Paris V )

 Elle a soutenu, en moins d'un an deux thèses doctorales dans différents domaines ( Droit et Sociologie) !

Y a-t-il eu d'autres Comoriens qui ont relevé un tel défi à cette époque ?
Je n'en suis pas certain. En tout cas, s'il y'en a,  elle fait partie des premières...voire même des premiers.

 

CARRIÈRE PROFESSIONNELLE TRÈS RICHE 

 

Nissoiti  KELDI est consultante de partenaires internationaux et/ou bailleurs de fonds, tels que la Coopération Allemande, le FNUAP, le PNUD, etc en Côte d'Ivoire.
Elle est experte en étude de faisabilité et suivi-évaluation de projets. 

Actuellement, elle est chargée du suivi-évaluation d'un Programme National de Microfinance Islamique financé par la Banque Islamique de Développement (BID) et l'Etat de Côte d'Ivoire, projet exécuté par l'union Nationale des Coopératives d'Epargne et de Crédit de Côte d'Ivoire (l’UNACOOPEC-CI), l'équivalent de l'Union des Mecks aux Comores. 

Elle est également la Consule honoraire de l'Union des Comores en Côte d'Ivoire. Et, à ce titre, elle use de ses relations professionnelles et privées pour permettre aux Comores de tisser de partenariats d’affaires avec des structures privées ou publiques ivoiriennes. Pour exemple, elle a initié un projet d’échanges commerciaux entre les entrepreneurs et/ou industriels (hommes et femmes) de Côte d’Ivoire et des Comores, projet qui sera coordonné par les chambres de commerce de l’Union des Comores et de Côte d’Ivoire. Une convention de partenariat est élaborée par les responsables de ces deux chambres. La signature de cette convention interviendra aux Comores courant juin 2022. 

Par ailleurs, en tant qu’enseignante-chercheure, elle a toujours soutenu les étudiants comoriens qui se rendent en Côte d’Ivoire pour leur formation dans leurs démarches administratives en vue de leur inscription dans les établissements de leur choix. Elle  a aussi permis à des étudiants comoriens de bénéficier de l’appui du gouvernement ivoirien pour leur formation dans des établissements d’enseignement technique et professionnel.

De 1984 à 2014, Nissoiti KELDI épouse DIABY a été Enseignante- Chercheure et Directrice adjointe du Centre Ivoirien de Recherches et d'Etudes Juridiques ( CIREJ) de l'université Felix Houphouet Boigny de Cocody. 

Son riche CV révèle  aussi que Nissoiti a assuré d'autres responsabilités importantes dans l'administration ivoirienne (par exemple : 1987-1992 : Directrice Adjointe chargée de la recherche et du développement au Ministère de la Famille et de la Promotion de la femme ; 2011-2012 : Directrice nationale de la lutte contre le travail au Ministère de l’Emploi et des Affaires Sociales de Côte d’Ivoire

Elle a aussi été coordinatrice des projets socio-économiques au sein du cabinet d'appui au développement rural (CADER) (2000-2002) mais aussi du  projet de lutte contre la traite et les pires formes du travail des enfants en Côte d'ivoire à la coopération technique allemande (GIZ)

Par ailleurs,  il importe de préciser qu'en 1977, après l'obtention de sa Maîtrise en sociologie (université de Caen - France) elle était retournée aux Comores,  son pays natal pour y travailler. Jusqu'à la destitution du Président de l'époque Ali Soilihi en mai 1978, elle était chargée à la présidence des actions de promotion socioéconomique.  Sa mission consistait à amener les populations (surtout les jeunes et les femmes) en milieu rural et semi urbain à se valoriser à travers les actions qu'elles menaient et à bien s'organiser  pour mieux développer leurs activités dans l'objectif d'accroître leurs revenus et de ce fait améliorer leurs conditions de vie. 

Les combats, le parcours  la modestie et l'investissement pour les Comores de cette inconnue - l'immense Nissoiti ( Hassanati) KELDI épouse DIABY - une des premières aux Comores à plusieurs niveaux, m'ont toujours  marqué.
Je l'admire. Elle m'impressionne.
Il est donc de mon devoir de rendre tout simplement à Nissoiti ( Hassanati) KELDI épouse DIABY ce qui lui est dû : vous la faire découvrir car elle le mérite. 

Halidi Allaoui. 

 

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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 23:07

L'UA a raison. N'acceptons pas l'inacceptable.

Toute personne a le droit de franchir les frontières internationales pendant un conflit  et doit bénéficier des mêmes droits de traverser la frontière pour se mettre à l'abri du conflit quelle que soit sa nationalité ou son identité raciale.

 

 

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 22:00

"MISSIÉ"  ALIFENI, UN DE MES HEROS  INVISIBLES DES COMORES 

"Missié" Alifeni Allaoui Cheikh est décédé hier à Ouani - Anjouan ( Ndzuani) - COMORES.

Il fait partie de ces héros invisibles des Comores et de la ville d'Ouani pour lesquels j'ai beaucoup de respect. 

 "Missié" Alifeni est effectivement un de ces instituteurs ouaniens, ces héros - MES HÉROS -  qui se sont pleinement dévoués et  investis pour l'éducation et l'enseignement des Comoriens  partout aux COMORES. On les appelait et appelle respectueusement  et affectueusement " Missié "
Grâce aussi à eux, nos "missié", nous sommes devenus ce que nous sommes et Ouani reste une des villes bien connues aux Comores.

Ayant débuté sa carrière d'instituteur en 1964 à Mramani dans la région de Gnoumakele, Missié Alifeni a par la suite  enseigné successivement à  Vouani, Bandani ya Mtsagani ( shisiwani) et Ouani, sa ville natale jusqu'à sa retraite au début des années 90.

J'ai rêvé que la commune d'Ouani a décidé d'honorer ses " missié".
J'ai rêvé que la commune d'Ouani a créé un Musée ou une Maison des " Missié".
J'ai rêvé qu'un maire de la commune d'Ouani intrépide a osé frapper à la belle porte d' honneur pour laisser ses empreintes dans  la salle d'Histoire.

Que mon ami Chaehoi Ali Ansenene , actuel Maire d'Ouani soit ce maire ! 
Et ce sera justice. Et ce sera aussi fierté.

Halidi Allaoui 

 

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 21:43
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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 22:16

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES 

 

" JE FEMME "

MADAME LOUB YAKOUTI ATTOUMANE ÉPOUSE ZAIDOU, UNE FEMME BATTANTE ET AMBITIEUSE 

Elle est actuellement l'unique femme Ministre aux Comores. De plus, elle est en charge d'un portefeuille très complexe en temps normal. Alors imaginez avec la situation sanitaire actuelle (pandémie COVID-19) dans un pays comme les Comores !

Elle, c'est Madame Loub Yakouti Attoumane épouse Zaidou, Ministre de la santé,  de la solidarité, de la protection sociale et de la promotion du Genre depuis le 13 juin  2019.

Elle ne menage pas ses efforts pour assumer ses lourdes responsabilités. Elle est sur tous les fronts. Elle se bat quotidiennement sans relâche. 

C'est une Femme battante, sereine et ambitieuse qui aime les gens et son pays. Elle n'a jamais eu peur de se battre. Relever le défi fait partie de son état d'esprit. 

Née à Ouani- Ndzuwani (COMORES), elle est mère de trois enfants.

Après avoir eu son bac littéraire (série A) en 1979 à Ndzuwani,  elle est partie poursuivre des études supérieures à  la faculté de Médecine de Tunis (TUNISIE) où elle a obtenu en 1983 un diplôme de Technicien Supérieur - option Obstétrique.
Elle  est aussi diplômée en soins infirmiers  du CESSI ( Centre d'études supérieures en soins infirmiers) de Dakar (SÉNÉGAL). Diplôme obtenu en 1989.
Enfin,  de 1997 à 1999, Madame Loub Yakouti était inscrite à l'ENA  d'Abidjan (  CÔTE  D'IVOIRE) d'où elle est sortie avec un diplôme d'Administrateur de Santé. 

Femme dynamique et bosseuse, elle a exercé la profession de Sage-femme de 1984 à 1987 à l'hôpital de Hombo ( Mutsamudu - Ndzuwani) avant de travailler avec des organismes internationaux et dans l'Administration de la santé pendant plusieurs années. 
En effet,  de 1992 à 1995, elle a travaillé dans des projets des organismes internationaux (FNUAP / FAO) avant d'occuper divers postes de responsabilité à la direction régionale de santé de l'île de Ndzuwani (Chargée de programme de santé , Chef de service de programme de santé,  Directrice de l'unité régionale du projet Santé III/IDA/BM, Directrice des structures sanitaires et Point focal SIDA....)

De mars 2009 à la date de sa nomination au poste de Ministre de la santé,  Madame Loub Yakouti était chargée de la planification des programmes et coordination des ONG (Organisations non gouvernementales) à la direction générale de la santé.  

Parallèlement à ses activités professionnelles,  la nouvelle Ministre de la santé s'investit dans le monde associatif et fait partie de ses Grandes Dames comoriennes qui se battent depuis des années aux Comores pour la promotion du Genre.
Membre du Réseau-Femme et Développement et de l'ONG STOP SIDA, elle était également, avant sa nomination,   Présidente d'une association féminine et  conseillère en santé de l'ASCOBEF (Association Comorienne pour le Bien-être Familial).
Passionnée de la marche et du théâtre,  elle a aussi été, il y a plusieurs années,  basketteuse.
Elle aime le contact et la proximité. Elle aime écouter aussi.

Madame Loub Yakouti, fait tout simplement partie de mes Grandes Dames et Femmes Debout lunaires. 

 

Halidi Allaoui 


 

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 15:47

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES / MARS 2O21

"JE FEMME "

LA GRANDE FOUDHOYLA CHAFFI, LA VOIX D'OR DE LA RÉVOLUTION ET DE JOUJOU DES COMORES.

Foudhoyla Chaffi, née  à Ouani (Wani) sur l'île de Ndzuani aux COMORES est une  des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical. 

Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores ( À l'époque,  c'était une affaire d'hommes.)

En effet,  adolescente et ce, en dépit de l'opposition farouche de sa famille et des contraintes sociétales et sociologiques de son pays,  elle n'a pas eu peur de devenir la célèbre chanteuse de joujou des Comores pour promouvoir la politique prônée par le Président des Comores,  Ali Soilih ( 3 août 1975 - 13 mai 1978 ) (Egalité Hommes-femmes,  la justice,  l'équité, changement des mentalités,  la révolution...). 

Il s’agit là d’un engagement incontestable et d'un pas important pour l'émancipation de la femme et pour l'égalité de traitement des hommes et femmes de la part d’une femme comorienne.

Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978, période où l'on ne passait pas  une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l'unité  des Comores,  l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.

Foudhoyla Chaffi est lauréate du Gaboussi d'or de l'année 2001 ( premier prix de FESNACO). 

Elle est egalement décorée (Ordre du croissant vert comorien) le 6 juillet 2018 par le Président de l'Union des Comores  en même temps que d'autres artistes (Soprano, Soubi, Bwana Riziki...) 

Madame Foudhoyla est tout simplement une de mes  grandes Dames et Femmes debout lunaires.

Halidi Allaoui 

 

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 17:16

À MON PAPA, MISSIÉ TOIYIFANE ( ALLAOUI HALIDI)

LES REGARDS  DE MON MISSIÉ

Nous sommes le 40 ème jour. Jour de prière et de recueillement pour toi .

Tu nous as quittés précocement mais dans de bonnes conditions. Je ne suis, donc, pas triste.  Bien au contraire. Je suis plutôt fier.

Car, tu es parti exactement comme tu l'as souhaité. Et j'ai pu faire respecter scrupuleusement tes volontés et désirs. Je remercie, d'ailleurs,  mes frères et soeurs ainsi que ma belle-mère de m'avoir facilité la tâche. Même  de loin, j'y ai veillé sérieusement du début à la fin. Il paraît que tu leur avais dit de m'écouter. Effectivement, tu m'avais tout expliqué à Ouani en 2018 en présence de ma belle-mère et de mon épouse et à Moroni en février dernier lors de notre dernière rencontre. 

 Quel beau voyage ! un voyage paisible, à un âge raisonnable avec tes facultés mentales, bien entouré et accompagné  sans acharnement thérapeutique. Mais aussi des obsèques comme tu me l'avais recommandées ! Comme celles de ton papa, notre fundi, notre référence. Tout simplement.

Aujourd'hui,  je prie uniquement pour toi.  

Je revois  aussi et surtout nos bons moments. Comme ton regard très expressif et insistant à chaque fois que nous nous retrouvions seuls. Un regard qui me suffisait pour te comprendre. Ce regard profond dans lequel se mêlaient tristesse,  chagrin, amour et fierté. À ce regard qui restera gravé dans ma mémoire,  j'offrais toujours mon sourire.  Ce qui te contraignait à me lancer aussi le sien que  j'attrapais et savourais allégrement. Que c'est beau, deux sourires confidentiels qui se croisent et s'entremêlent avec un regard insistant et profond ! 

Je m'en souviendrai toujours mon cher missié ( Baco pour les autres proches). Le  regard amoureux qu'un enfant n'oublie pas ! Ce beau regard auquel j'avais droit à chaque fois que nous mangions ensemble dans le même plat, tous les deux,  le " ntrovi ya hanadzi" délicieux préparé  avec amour par maha Ourida.

Ou encore ton regard joyeux à chaque fois que j'étais de passage à Ouani.  J'avais vite compris que tu attendais impatiemment ce moment. 

Je revois également ce samedi 29 février 2020 au palais de justice de Moroni à l'occasion de ma prestation de serment pour m'inscrire au Barreau de cette ville. Ton regard était un reel regard de fierté et d'admiration à tel point que tout mon corps était rempli de frissons. Je tenais à t'offrir vivant cette fierté. Donc, mon rendez-vous historique, un des meilleurs moments de ma vie, n'était pas seulement avec mon pays natal. J'avais aussi rendez-vous ce jour là avec mes  trois Lunes exceptionnelles : mes adorables maman et papas. Oui. Eux et toi.  En réalité, nous avons  prêté serment ensemble ce jour là. Mission accomplie. Merci infiniment à vous trois. Vous avez fait de moi ce que je suis.  Vous m'avez offert ma fierté.  Je tenais donc à vous offrir la votre et ce en votre présence ce jour là. Vous dire publiquement ce que je vous ai dit ce jour là. 

Et ce regard honorable, fier et complice du mois d'août 2012 à Ouani, surtout quand je m'étais permis sans t'en parler au préalable de te taquiner publiquement sur tes convictions religieuses à la place publique de Msirojou ? Ce fut un beau cadeau offert un jour important de ma vie !

Enfin,  je revois tes deux regards ultimes que tu m'as offerts gentiment par visio : le regard du vendredi soir était un regard rassurant  et d'amour mélangé avec des mots de  reconnaissance ! 

Hélas ! Ton dernier regard, celui du samedi après-midi, la veille de  ton départ, était impuissant mais courageux. J'avais aussitôt compris le message. 

Je revis et revois tout simplement ton regard....ce regard particulier....le regard d'un roseau pensant ... un regard lunaire. Oh, regard de sagesse !

Ces regards multiples sont là . Tes regards multiples seront toujours là.

Halidi Allaoui 
26 février 2021

 

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 23:18

C'est officiel.
Ce jour ( dimanche 21 février 2021), 26 ans après son assassinat raciste, exécrable et abominable à l'âge de 17ans par des colleurs d'affiches du FN ( Front National), Ibrahim Ali, jeune rappeur marseillais d'origine comorienne a enfin une avenue portant son nom.  En effet, le maire de Marseille Benoit Payan a inauguré l'avenue Ibrahim Ali, l'endroit même de son assassinat. 

Comme je le martèle depuis des années : 
"Ne l'oublions pas il s'appelait Ibrahim Ali.
 Ibrahim Ali était un jeune français de filiation et de naissance même s’il était noir.

Ibrahim Ali était un jeune français de filiation et de naissance même s'il était issu de parents originaires des Comores. Il était fier de l’être et était très attaché à SA Marseille.

Ibrahim Ali est mort d’une mort terrible, exécrable et gratuite.

Cette nuit là du 21 février 1995, souvenons-nous bien, après la fin de leur répétition musicale, Ibrahim Ali et deux de ses amis du groupe B. Vice courraient pour ne pas rater le dernier bus. Hélas ! Des colleurs du

FN étaient là. Ils lui ont tiré une balle dans le dos. Quelques minutes après, il s’est écroulé et ne s’est plus relevé.

Le motif de cet assassinat n’est autre que sa couleur de peau. Il s’agit en fait d’une mort au faciès ; d’un reniement de la différence entre les citoyens français au sein de la république.

 Le racisme, l’intolérance et la haine ont tué ce jour là un jeune qui n’avait pour défense que ses bras ouverts à la vie. Quel gâchis et quelle honte ! Comment peut-on concevoir que des français, même s'ils sont extrémistes, se soient permis d’ôter la vie à un jeune français de 17 ans pour l’unique raison qu’il était noir ?

Pensons à ce jeune; n’oublions pas Ibrahim Ali pour pouvoir lutter avec force contre la montée du racisme."

Halidi Allaoui 

 

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 08:14

Il était temps  !

L'avenue des Aygalades, située dans le 15eme arrondissement de Marseille, portera,  enfin, officiellement le nom d' Ibrahim ALI

Merci à  la ville de Marseille et à vous Madame Samia Ghali pour cette belle initiative qui vous honore.

Ne l'oublions pas.  Il s'appelait Ibrahim Ali 
 
Ibrahim Ali était un jeune français de filiation et de naissance même s’il était noir.

Ibrahim Ali était un jeune français de filiation et de naissance même s'il était issu de parents originaires des Comores. 

Il était fier de l’être et était très attaché à SA Marseille.

Ibrahim Ali est mort d’une mort terrible, exécrable et gratuite ( http://t.co/P3dg6hNSSL)

En effet,  la nuit du 21 février 1995, souvenons-nous bien, après la fin de leur répétition musicale, Ibrahim Ali et deux de ses amis du groupe B. Vice courraient pour ne pas rater le dernier bus. Hélas ! Des colleurs du FN étaient là. Ils lui ont tiré gratuitement une balle dans le dos. Quelques minutes après, il s’est écroulé et ne s’est plus relevé.
 
Le motif de cet assassinat n’est autre que sa couleur de peau. Une mort au faciès ; un reniement de la différence entre les citoyens français au sein de la république.
 
 Le racisme, l’intolérance et la haine ont tué ce jour là un jeune âgé de 17 ans qui n’avait pour défense que ses bras ouverts à la vie. 

Quel gâchis et quelle honte ! Comment peut-on concevoir que des français, même s'ils sont extrémistes, se soient permis d’ôter la vie à un jeune français de 17 ans pour l’unique raison qu’il était noir ?
 
Pensons à ce jeune ; n’oublions pas Ibrahim Ali pour pouvoir lutter avec force contre la montée du racisme.
 
Sur l’avenue des AYGALADES dans le 15ème arrondissement, à MARSEILLE où il est lâchement abattu, une plaque commémorative nous le rappelle « ICI EST MORT IBRAHIM ALI A L’ÂGE DE 17 ANS, VICTIME DE L’INTOLERANCE ET DE LA HAINE EN SORTANT D’UNE REPETITION DE THEATRE ET DE MUSIQUE LE 21 FEVRIER 1995."

Dans les prochains jours,  l'avenue deviendra tout simplement " AVENUE IBRAHIM ALI "

L'histoire et la reconnaissance se tiennent enfin  la main !

Halidi Allaoui 

 

 

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 13:43

Vous trouverez en consultant le lien ci-dessous  le rapport annuel de la CNDHL ( Commission nationale des droits de l'Homme et des Libertés) sur la situation des droits de l'Homme  aux Comores que madame Sittou  Raghadat Mohamed,  Présidente de la CNDHL,   a  remis officiellement le 10 décembre 2020 au Président de l'Union des Comores, Monsieur Azali Assoumani ainsi qu'aux autres  autorités et institutions conformément à la législation à l'occasion de la célébration  de la journée des droits de l'Homme

https://drive.google.com/file/d/1djj-NKPg7HdqdUg83b1SHcCeoP7WR0sN/view

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