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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 23:15
Lu pour vous : INTERVIEW DE KARIDA JAFFAR / PAR SALWA MAG

Source : SALWA MAG AVRIL 2015

Karida Jaffar, esthéticienne


"Se sentir beau ou belle, est une thérapie..."

Karida Jaffar est une amoureuse de la beauté. Cette mère de 4 enfants gère actuellement son Centre de Beauté Comorienne et Orientale (Beaucor). Inspirée de la "beauté de sa grand-mère", elle est partie en Egypte pour se former dans le domaine de l'esthétique. Mais avant de devenir esthéticienne, cette trentenaire née à Ouani à Anjouan a suivi des études de tourisme au Caire. Elle parle d'ailleurs l'anglais, l'arabe et bien sûr le français couramment. Son aventure dans le domaine du transport aérien ne l'a pas convaincue. C'est pourquoi, cette femme teint noir ébène a décidé de retrouver son amour: la beauté. Depuis sa formation et son installation aux Comores, son centre est devenu incontournable dans la capitale pour les amoureux de la beauté.

Interview.

Quelle est votre spécialité?


Je me suis spécialisée sur les produits naturels adaptés à nos types de peau, et je les compose moi-même. Après avoir obtenu mon diplôme de coiffeuse esthéticienne, j’ai effectué des stages de perfectionnement en Egypte et en France avant de rentrer définitivement aux Comores et ouvrir le centre de Beauté Comorienne et Orientale (Beaucor).

D'où vient la passion de la beauté?


J’ai toujours aimé la beauté mais au naturel. Je m’inspire sur ma grand-mère qui était très belle et naturelle. Elle utilisait pour fond de teint de l’argile pure. D’ailleurs, j'ai jamais vu de ride sur son beaux visage.
J’aime les hommes et les femmes qui prennent soin de leur corps, de la tête aux pieds. Je l’ai souvent dit et je le répète : Se sentir belle ou beau est en soi une thérapie morale et psychique.

Quelques années après être lancée dans le métier, que peux-tu dire aujourd'hui?


D'abord, un investissement ne peut être fructueux que si on dispose d’un fond de roulement conséquent car les intérêts demandés par les banques ne sont pas encourageants.
Ensuite, l’ouverture incontrôlée des salons dans tous les coins des villes ainsi que ces individus qui s’improvisent esthéticiennes ou coiffeuse sans aucune formation bloquent la bonne marche de notre travail.
Enfin, la crise économique qui frappe le pays demeure une contrainte et non la moindre à notre profession.

Comment gérer une vie de famille et vie professionnelle?


J’arrive à gérer mon temps sans difficulté. Je travaille sur rendez-vous, ce qui me permet de planifier mon temps et de m’occuper de mes chers enfants.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans ce métier ?


Le seul problème est que je n'arrive pas à conserver mes produits. Je travaille beaucoup avec l'huile de coco pour mes soins de visage, corps et cheveux et l'avocat pour les bains d'huile.

Propos recueillis par Salwa Mag

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 09:39
ANNONCE / JOURNEE CULTURELLE DES ILES COMORES EN GIRONDE :  SAMEDI 18 AVRIL 2015

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 08:36
Obsèques de Salim Hatubou
Obsèques de Salim Hatubou
Obsèques de Salim Hatubou
Obsèques de Salim Hatubou
Obsèques de Salim Hatubou
Obsèques de Salim Hatubou
Obsèques de Salim Hatubou

Obsèques de Salim Hatubou

L'écrivain franco-comorien décédé brutalement à Marseille le 31 mars dernier a retrouvé ce matin sa terre natale, les Comores. Il a eu droit à un hommage républicain et à une décoration à titre posthume pour service rendu à la Nation par le Président de l'Union des Comores. il est enterré ce jour (08 avril 2015) à HAHAYA, son village.

Bon voyage cher ami Salim Hatubou, toi Grand Écrivain lunaire et Gros buveur de café marseillais.


Tu mérites pleinement cet hommage et cette décoration républicains. Merci à l'Etat Comorien.
Au moins pour lui, on comprend ! Pas comme pour certains.

La banalisation de toute chose n'est pas forcément bonne.

HALIDI ALLAOUI

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 10:04
Madame Sittou Raghadat Mohamed
Madame Sittou Raghadat Mohamed

Vous trouverez ci-dessous un message de remerciement de Madame Sittou Raghadat Mohamed :

A tous et à toutes,
Mes amis(es),mes collègues, mes élèves,mes chers enfants ,j'ai l'immense plaisir de vous exprimer ma reconnaissance pour vos messages de soutien tout au long de la campagne électorale pour les municipal
es.

J'ai également le plaisir de vous rappeler la phrase suivante que j'avais écrite dans mon message du 8mars,à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme
"Au pire des cas, je serai conseillère municipale et jouerai mon rôle avec efficacité et déterminat
ion"

Oui mes cher(es), je suis désormais votre conseillère municipale dans la commune de Ouani. Soyez rassurés, les choses vont changer si tout le monde s'y met.

Je vous embrasse très très fort

Sittou Raghadat Mohamed

Conseillère Municipale de Ouani

Secrétaire Générale du Parti RDR

Ancienne Ministre

Ancienne Députée

Ancienne Présidente de FAWECOM

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Published by HALIDI
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:57

Tou tou tou, une chanson réaliste de Djabir (Paix à son âme) que j'ai connue dans les années 90. Elle reflète la réalité actuelle des Comores.


A écouter et diffuser sans modération.

MH

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Published by MH - dans VIDEOS
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 17:32
COMORES / GENRE : HADJIRA, l'unique femme élue Député aux dernières éléctions
COMORES / GENRE : HADJIRA, l'unique femme élue Député aux dernières éléctions
COMORES / GENRE : HADJIRA, l'unique femme élue Député aux dernières éléctions
COMORES / GENRE : HADJIRA, l'unique femme élue Député aux dernières éléctions
COMORES / GENRE : HADJIRA, l'unique femme élue Député aux dernières éléctions
COMORES / GENRE : HADJIRA, l'unique femme élue Député aux dernières éléctions
Sittou Raghadat Mohamed et Hadjira
Sittou Raghadat Mohamed et Hadjira

Voici notre Grande HADJIRA, la seule femme élue député aux Comores lors des dernières législatives qui a fait son entrée officielle au palais du peuple de Hamramba hier (03 avril 2015). Et comme il fallait s'y attendre elle était bien entourée. Eh oui les GRANDES DAMES et FEMMES DEBOUT des Comores étaient là avec elle : Mesdames Sittou Raghadat Mohamed, première femme Ministre et élue Député ( il y a encore 2 jours elle s'est battue pour devenir Maire de Ouani) , Moinaécha Mroudjae, première femme Maire, zaharia Said Ahmed, la seule femme candidate à des élections présidentielles....

Le Combat noble et honorable de la femme comorienne continue.

Bravo et merci aux électeurs de Mbadjini et au parti RDC d'avoir envoyé Madame HADJIRA à l'assemblée Nationale. Vous êtes les meilleurs.

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Published by HALIDI
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 13:02

Depuis le 31 mars 2015,

je le cherche désespérément

Il s'appelait Salim Hatubou.....
Il était une des meilleures plumes des Comores......
Il était un ami.... Mon frère......
Dur dur dur...
Je n'en reviens pas......
Je suis effondré......
Décidément le mois de mars 2015.....
Je souffre cruellement....
.......
......
.......

 

Début de veillée

Ô Ami lunaire
Ô frère de plume
Ta voix de conteur continuera à raisonner sous les étoiles.
Ta plume lunaire restera notre guide.
Tu continueras à m'émouvoir.
Tu me fascineras toujours.
Hélas ! Maintenant, tu ne reverras plus jamais défiler l'hiver, le printemps, l'automne, l'été, le kusi et le kashkazi.
Et comme tu l'as écrit un jour "A nos enfants pour qu'ils se souviennent"
Bon voyage.
OUI et NON.
Comoriennement et fraternellement

 

"La plus triste des morts est la mort de la jeunesse" JULES JANIN

Et quand elle est brutale, elle est encore PLUS TRISTE.

Salim, ton silence profond m'étouffe et étrangle mon cri silencieux. Est - il vraiment ton dernier message ?
Ce jour, comme tous les autres, j'égrene régulièrement ton prénom en murmurant une prière dans la solitude.

Halidi Allaoui

La littérature franco-comorienne est en deuil / Salim Hatubou n'est plus
La littérature franco-comorienne est en deuil / Salim Hatubou n'est plus
La littérature franco-comorienne est en deuil / Salim Hatubou n'est plus

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 14:32
Sittou Raghadat (Archives)
Sittou Raghadat (Archives)

"Chères sœurs ,chères filles, soyez et restez des Femmes Debout, ne baissez jamais les bras, décomplexez vous et faites respecter vos droits"

"Je me bats inlassablement pour vous"

Fidèle à son combat et à ses convictions, Madame Sittou Raghadat Mohamed adresse un Message d'espoirs à toutes les femmes engagées dans la vie publique.

Un message qui nous rappelle celui de 2009 destiné aux candidates aux éléctions des Députés et des conseillers des îles (http://http://halidiallaoui.over-blog.com/article-message-de-mme-sittou-raghadat-mohamed-1ere-femme-ministre-et-elue-depute-des-comores-aux-candidates-aux-legislatives-de-2009-391761))

Toujours engagée et déterminée, la première femme Ministre et députée des Comores, Madame Sittou Raghadat qui brigue actuellement la Mairie de Ouani, se bat inlassablement pour la promotion du genre aux Comores. à l'occasion de la journée de la femme ce 8 mars 2015, l'ancienne ministre Madame Sittou envoie un message :

Ô Femmes ! Ne baissez jamais les bras,

Chères sœurs ,chères filles, soyez et restez des Femmes Debout, ne baissez jamais les bras, décomplexez vous et faites respecter vos droits. Il ya des hommes sensibles au Genre heureusement et qui militent honnêtement et sans hypocrisie pour nous, pour le respect des droits humains.


Des étapes ont été franchies mais il reste beaucoup à faire. Je me bats inlassablement pour vous. Je suis candidate aux élections municipales et j'ai pu décrocher 4 sièges. ceux qui me devancent(2) ont chacun 5 sièges. On est dans la course pour les alliances puisqu'aucun des candidats n'a ni majorité relative ni majorité absolue ( 13 sièges).

L'espoir est permis. Au pire des cas, je serai conseillère municipale et je jouerai mon rôle avec efficacité et détermination.

Bonne fête ;

Gros-Gros bisous

Sittou, candidate

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 11:58

Source : http://www.alwatwan.net/index.php?home=actu.php&title=Barreau-de-Moroni-Ali-Abdou-Elaniou-rayA-de-la-liste-des-avocats&actu_id=7251

Barreau de Moroni : Ali Abdou Elaniou rayé de la liste des avocats

08 décembre 2014


Le Conseil de l’ordre des avocats a communiqué, jeudi 4 novembre, la liste des avocats légalement inscrits au barreau de Moroni. Cette liste, composée de seize avocats et de vingt-quatre avocats-stagiaires, vient d’être adressée à la Cour d’appel et sera bientôt transmise à toutes les instances concernées.
La grande surprise de ce tableau de l’ordre des avocats est l’absence de Ali Abdou Elaniou, considéré jusqu’ici comme le doyen des avocats comoriens. Intrrrogée sur ce sujet, la bâtonnière Harmia Ahmed a répondu que l’intéressé «n’était pas inscrit au barreau de Moroni».

Pour rappel, Ali Abdou Elaniou avait demandé à la Cour d’appel d’annuler la délibération du 11 février du conseil de l’ordre ainsi que l’élection de la bâtonnière. Il avait également soulevé le problème de l’incompatibilité des fonctions d’avocat et celles de consul de Sénégal qu’occupe aujourd’hui Me Harmia Ahmed.

«Nous avons demandé à la Cour d’Appel de prononcer l’irrecevabilité de la demande de Ali Abdou Elaniou car il n’est pas inscrit au barreau de Moroni. Etant donné qu’il n’a pas la preuve de son inscription, il n’a pas les capacités d’attaquer une quelconque délibération prise par le conseil de l’ordre», estime le bâtonnier.

Au cours de son intervention, Harmia Ahmed a fait savoir que la porte n’était pas définitivement fermée pour ‘’l’ancien’’ avocat du barreau de Paris. «S’il fournit la preuve qu’il est inscrit, nous procéderons à un rectificatif de la liste», dit-elle.

Me Ali Abdou Elaniou se demande, pour sa part, si l’omission de son nom sur le tableau de l’ordre des avocats est «une erreur ou une plaisanterie». Selon lui, il s’agit «d’une plaisanterie de mauvais goût». «Si je ne suis pas avocat, sa prestation de serment (Ndlr: de Me Harmia Ahmed) est nulle; donc, elle non plus n’est pas avocate. Je l’ai présentée comme avocat stagiaire, j’étais son patron de stage et son protecteur, car Me Toinette ne voulait pas d’elle parce qu’elle n’avait pas sa Capa». Ambiance!

Pour Me Elaniou, deux recours ont été portés devant la Cour d’Appel pour demander, d’une part, l’annulation de la délibération prise par le conseil de l’ordre le 11 février et, d’autre part, l’annulation de l’élection du bâtonnier et celle du conseil de l’ordre. Si le premier recours a été vidé le 17 mai, «le deuxième, porté le 22 mars dernier par 4 avocats (Me Ali Abdou Elaniou, Me Fahmi Saïd Ibrahim, Me Mourad Saïd Ibrahim et Me Fatoumia Zeine) n’a pas été vidé. Elle n’aurait pas dû signer un tableau alors que sa place de bâtonnier
n’est pas encore sûr».

Mm

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 17:43

JUSTICE / NDZUWANI / COMORES : QUAND UN PUISSANT DIRECTEUR D'UNE SOCIÉTÉ D’ÉTAT MONTRE SES BICEPS ET MENACE UN JUGE D'INSTRUCTION

Décidément, il n'est pas du tout facile d'être magistrat aux Comores.

Il y a quelques mois, c'était un substitut du Procureur qui a été malmené et menacé par un haut gradé de l'armée sur l'île de Mwali pour la simple raison qu'il ne cédait pas à ses petits chantages.

Toujours sur l'île de Mwali, il y a quelques semaines c'était un Ancien Maire et leader politique qui avait humilié en public dans un stade de football le Procureur Général. Car il ne digère pas le fait qu'il avait déjà eu affaire à la justice.

Maintenant c'est sur l'île de Ndzuwani qu'un PUISSANT DIRECTEUR D'UNE SOCIÉTÉ D'ETAT montre ses biceps au doyen des juges d'instruction, Monsieur Chamsidine Ali Sidi saisi hier matin pour instruire la fameuse affaire de découverte de plusieurs kilos de cannabis caché dans un mobilier en provenance de Madagascar.

La grave faute du magistrat est d'avoir décidé de placer en détention provisoire le frère de notre DIRECTEUR auquel le mobilier en question était destiné.

Eh oui il ne fallait pas toucher à un membre de sa famille.

Dès qu'il a appris la nouvelle, notre puissant DIRECTEUR n'a pas hésité de téléphoner le juge Chamsidine Ali Sidi pour le menacer.

Pire encore et pour montrer qu'il n'a peur de personne, il s'est carrément rendu hier à Ouani, la ville natale du Magistrat pour vociférer ses insultes et menaces. Fort heureusement, il n'a pas croisé sur son chemin ce magistrat qui ose toucher à un membre de sa famille !

Et comme le ridicule ne tue pas, selon des témoins oculaires, notre puissant DIRECTEUR a même lancé un ultimatum au juge Chamsidine : " je lui donne trois jours pour le libérer sinon il verra qui je suis".

L'attitude inadmissible de notre PUISSANT DIRECTEUR a contraint le Magistrat menacé, insulté et humilié à déposer plainte pour outrage.

Oui notre Directeur est un proche du Président de l'Union des Comores,

Oui notre Directeur est connu pour son caractère agressif et violent,

Oui notre Directeur a des biceps,

Oui notre Directeur est puissant

Oui notre Directeur se croit être au dessus de la loi

Oui notre Directeur veut piétiner la justice dès l'instant qu'elle touche à son frangin

Mais il est hors de question de le laisser étrangler la justice, intimider, menacer, insulter et humilier les magistrats qui veulent juste travailler aux Comores.

Nous dénonçons avec force ce comportement dangereux pour le bon fonctionnement de la justice.

MH

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