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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:11
Interview de Madame SITTOU RAGHADAT MOHAMED du 18 mars 2014

Source : http://www.alwatwan.net/index.php?home=actu.php&actu_id=6335

Sittou Raghadat Mohamed : «J’ai fait de la politique une passion à long terme»

18 mars 2014


Sittou Raghadat Mohamed, unique députée élue à Hamramba et première femme à être nommée ministre de l’histoire des Comores, s’exprime sur le manque criant de femmes dans la politique de l’archipel.


Quelle a été votre motivation pour entrer en politique et briguer un mandat de députée?


Pour moi, cela a été une façon d’aider le développement de mon pays, d’appuyer les femmes et de lutter contre l’injustice. Je sentais que c’était à travers la politique que je pouvais défendre les femmes et les enfants. Je pensais que la politique pouvait être une valeur ajoutée.

Quels sont les principaux blocages et difficultés que vous avez rencontré?


Il n’y a eu aucun blocage... Cela s’est très bien passé dans la mesure où j’ai ensuite été nommée. Bien que j’aie été la première femme au sein d’un gouvernement, cela n’a pas provoqué de réactions négatives. Au contraire, femmes et hommes ont tous applaudi. Il y a eu quelques difficultés avec le parti qui avait soutenu le président Saïd Mohamed Djohar à l’élection présidentielle, mais à part ça, il n’y a pas eu de blocages.

Pourquoi avez-vous fait le choix de ne pas siéger au Palais de Hamramba mais d’exercer en tant que ministre?


C’était un choix politique et réfléchi. Nous étions dans la circonscription de Wani, Barakani et Niatranga. Depuis des décennies, Wani a toujours été la ville qui produisait toutes les autorités politiques. Il fallait faire des concessions et intégrer tout le monde pour répartir les responsabilités. J’ai donc fait cette concession au détriment de ma ville.
Pour moi, la politique ne pouvait pas s’arrêter au régime de Djohar. J’ai fait de la politique une passion à long terme. La preuve en est que je continue, je suis la même «Madame Sittou du Rdr». Pourtant, depuis 1995, je n’ai plus exercé de fonction politique mais j’ai été dans les organisations féminines pour préparer les femmes. Je voulais prouver aux femmes, aux hommes et au pays tout entier qu’une femme pouvait être élue. J’ai été élue, cela était un défi à relever. Malheureusement, plus de vingt ans après, les femmes ne m’ont pas emboîté le pas, elles n’arrivent pas à se faire élire.

Quels sont les changements que vous souhaiteriez au sein de la classe politique pour une meilleure intégration des femmes?

Le changement est simple. Avant, il y avait peu de femmes cadres alors qu’aujourd’hui, elles sont nombreuses et font de la politique. Tout ce que je souhaite, c’est de voir ces femmes s’asseoir également avec les hommes autour de la table de prise de décisions et qu’elles décident pour le pays parce que nous sommes tous concernés. Je préférerais que tout le monde soit là pour assumer ensemble l’avenir de notre pays.

Pour être plus présentes aux côtés des hommes dans les sphères du pouvoir, quels efforts devraient entreprendre les femmes?


Des efforts, les femmes en font. Elles militent, elles font leurs preuves tant dans les organisations que dans leurs emplois respectifs. Je ne vois vraiment pas de différence entre une femme politique et un homme politique. Il n’y a pas de diplômes pour ça! Je crois que nous avons les mêmes niveaux d’études, nous vivons dans le même pays, nous traversons les mêmes problèmes, nous réfléchissons ensemble. Pourquoi la femme ne pourrait-elle pas assumer des responsabilités politiques?

En tant que secrétaire générale d’un parti, quelles mesures adoptez-vous pour faciliter la parité?

Je dirais que mon parti, le Rdr, n’a pas besoin de cela. Il est le premier parti de l’histoire des Comores à avoir eu une femme élue au parlement et le premier à avoir eu une femme dans le gouvernement. L’intégration des femmes dans le Rdr est un fait qui est naturel. Ce parti m’a élue secrétaire générale alors même que je n’étais pas présente sur le territoire. C’est vous dire s’il prête une grande importance à l’intégration des femmes.

Que pensez-vous de la discrimination positive et de la politique de quotas?


Dans tout pays démocratique, ces problèmes d’intégration des femmes existent. Tous les pays qui sont parvenus à un équilibre entre hommes et femmes ont commencé par appliquer la discrimination positive. Donc, on peut le faire pour aider les femmes. J’ai été élue mais j’avais un nom, je pouvais aborder n’importe qui. J’étais une autorité... Il y a eu ce facteur qui m’a aidé à me faire émerger en politique.

Seriez-vous candidate aux prochaines législatives?


Ma vision est qu’il faut céder la place aux jeunes. Je laisse le choix démocratique aux militants pour décider qui va les représenter.

Propos recueillis
par Sivouzi Youssou
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Published by Mariama HALIDI - dans INTERVIEWS
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 20:34

A l'occasion de la journée internationale de la femme je vous propose ci-dessous un beau poème de Halidi Allaoui.

Je me souhaite une bonne bonne fête. Je souhaite aussi bonne fête à toutes les femmes du monde.

J'ai une pensée particulière pour toutes les femmes qui subissent quotidiennement lune violence cruciale sous toutes ses formes.

Continuons le combat pour qu'un jour il n'y ait plus d'injustice fondée sur le sexe, la race, la religion, les origines....

Mariama HALIDI

FEMME

FEMME, JE T'AIME
FEMMES, JE VOUS AIME
MA JOURNÉE EST FEMME
MON SOLEIL EST FEMME
MA LUNE EST FEMME
JE VOIS FEMME
J'ENTENDS FEMME
JE RESPIRE FEMME
JE FEMME AUSSI
TU FEMMES AUSSI
IL FEMME AUSSI
ELLE FEMME AUSSI
NOUS FEMMONS AUSSI
VOUS FEMMEZ AUSSI
ILS FEMMENT AUSSI
ELLES FEMMENT AUSSI
TOUT EST FEMME
TOUTE EST FEMME
AUJOURD'HUI EST FEMME
LE 8 MARS EST FEMME
LA JOURNÉE EST FEMME
CHANTONS FEMME

Halidi Allaoui.
8 mars 2014

8mars 2014 : Bonne fête à toutes les femmes / Un peu de poésie / FEMME

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Published by Mariama HALIDI - dans POESIE
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 23:48
Comores / Ndzuwani / 27/02/14 : Remaniement de l'exécutif del'île et du cabinet du gouvernorat

Le Gouverneur de l'île de Ndzuwani, Anissi Chamsidine, a procédé jeudi 27 février 2014 à un remaniement de l'exécutif de l'île et de son cabinet.

L'exécutif de Ndzuwani est désormais composé de 3 femmes et 3 hommes. Du jamais vu aux Comores.

Qu'on le veuille ou pas, l'on ne peut pas nier le fait que Anissi Chamsidine continue à surprendre agréablement les Comoriens depuis son élection à la tête de l'île de Ndzuwani.

Les Commissaires :

- Monsieur Loukman Said El Hadi (Nouveau et ancien conseiller municipal du MANS en France rentré récemment aux Comores), Commissaire des Collectivités Locales, de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat,Chargé des Transports, du Tourisme, de l’Artisanat, de la Diaspora et des Élections.

- Monsieur Daoud Houmadi (Nouveau), Commissaire de la Promotion de la Production, de l’économie, des Investissements et du Développement Territorial, Chargé de l’Eau, de l’Énergie et de l’Environnement.

- Madame Assiati Abdallah (photo) (une femme de poigne native de Ouani), Commissaire de la Santé de Base, de la Cohésion Sociale, de la Promotion du Genre et des Droits Humains et Porte Parole de l’Exécutif.

- Monsieur Dhoihir Dhoulkamal (Un des hommes de confiance de gouverneur), Commissaire de la Gouvernance Financière et de l’équipement, Chargé des Relations avec les Institutions de l’Île et de l’Union

- Madame Zaitoune Mounir (surnommée Dame de fer de l'île. Elle fait un travaille extraordinaire depuis qu'elle s'occupe de l'Enseignement de l'île), Commissaire de l’Enseignement, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.

- Madame El Wardat Bint Issouf (Nouveau), Commissaire de la Fonction Publique, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’Employabilité, Chargé de l’égalité des chances.

Le cabinet :

- Monsieur Ahmed Said Jaffar, (Ancien ministre des Relation Extérieures sous SAMBI et proche commele Gouverneur de l'île de l'ancien Président de l'Union des Comores Fundi Ahmed Abdallah Sambi) Directeur de Cabinet chargé de Sécurité Intérieure

- Dr Moursoid Massound, Secrétaire Général de l’Exécutif

- Monsieur Housni Mohamed Abdou (Fils de Mohamed Abdou Madi alias Mjamawe), Secrétaire Général Adjoint de l’Exécutif

- Monsieur Dahilou Omar, (Commissaire sortant) Secrétaire Général du Gouvernorat

Mariama HALIDI

Le Gouverneur de l'île de Ndzuwani, Anissi Chamsidine,  a procédé jeudi 27 février 2014 à un remaniement de l'exécutif de l'île et de son cabinet.

L'exécutif de Ndzuwani est désormais composé de 3 femmes et 3 hommes. Du jamais vu aux Comores.

Qu'on le veuille ou pas, l'on ne peut pas nier le fait que Anissi Chamsidine continue à surprendre agréablement les Comoriens depuis son élection à la tête de l'île de Ndzuwani.

 

Les Commissaires :

- Monsieur Loukman Said El Hadi (Nouveau et ancien conseiller municipal du MANS en France rentré récemment aux Comores), Commissaire des Collectivités Locales, de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat,Chargé des Transports, du Tourisme, de l’Artisanat, de la Diaspora et des Élections.

- Monsieur Daoud Houmadi (Nouveau), Commissaire de la Promotion de la Production, de l’économie, des Investissements et du Développement Territorial, Chargé de l’Eau, de l’Énergie et de l’Environnement.

- Madame Assiati Abdallah (photo) (une femme de poigne native de Ouani), Commissaire de la Santé de Base, de la Cohésion Sociale, de la Promotion du Genre et des Droits Humains et Porte Parole de l’Exécutif.

- Monsieur Dhoihir Dhoulkamal (Un des hommes de confiance de gouverneur), Commissaire de la Gouvernance Financière et de l’équipement, Chargé des Relations avec les Institutions de l’Île et de l’Union

- Madame Zaitoune Mounir (surnommée Dame de fer de l'île. Elle fait un travaille extraordinaire depuis qu'elle s'occupe de l'Enseignement de l'île), Commissaire de l’Enseignement, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.

- Madame El Wardat Bint Issouf (Nouveau), Commissaire de la Fonction Publique, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’Employabilité, Chargé de l’égalité des chances.

Le cabinet :

 

- Monsieur Ahmed Said Jaffar, (Ancien ministre des Relation Extérieures sous SAMBI et proche commele Gouverneur de l'île de l'ancien Président de l'Union des Comores Fundi Ahmed Abdallah Sambi) Directeur de Cabinet chargé de Sécurité Intérieure
 

- Dr Moursoid Massound, Secrétaire Général de l’Exécutif

- Monsieur Housni Mohamed Abdou (Fils de Mohamed Abdou Madi alias Mjamawe), Secrétaire Général Adjoint de l’Exécutif

- Monsieur Dahilou Omar, (Commissaire sortant) Secrétaire Général du Gouvernorat

 

Mariama HALIDI

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Published by Mariama HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 12:41

Le Président de la République, Son Excellence Dr IKILILOU Dhoinine a réuni au Palais de Beit-Salam, ce vendredi 14 février 2014, la Conférence prévue à l’article 12-5 de la Constitution de l’Union des Comores pour se pencher sur les prochaines élections nationales et insulaires.

A l’issue de la rencontre le procès-verbal suivant a été publiée

:

PROCÈS-VERBAL

Le 13 février 2014, sur convocation de Son Excellence Dr IKILILOU DHOININE, Président de l’Union des Comores, s’est réunie à Beit-Salam, la « Conférence » prévue à l’article 12-5 de la Constitution de l’Union des Comores.

Étaient présents :

Le Président de l’Union des Comores,
Son Excellence Dr IKILILOU DHOININE,

Le Président de l’Assemblée Nationale :
Monsieur Bourhane HAMIDOU

Les Vice-présidents de l’Union :
Monsieur Mohamed ALI SOILIHI,
Dr Fouad MOHADJI,
Mr Nourdine BOURHANE,

Les Gouverneurs des Iles Autonomes de :
Ngazidja, Monsieur Mouigni Baraka SAID SOILIHI,
Ndzuwani, Monsieur Anissi CHAMSIDINE,

Les Présidents des Conseils des Iles :
-Ngazidja, Monsieur Hassane MASSOUNDI,
Ndzuwani, Monsieur Nassim ALLAOUI HOUMADI,
Mwali, Monsieur Ali SAID CHANFI,

Était absent :

Monsieur Mohamed ALI SAID, Gouverneur de l’Ile Autonome de Mwali.

L’ordre du jour de la Conférence a porté sur les prochaines élections nationales et insulaires.

Après avoir remercié les Grands Elus précités de leur présence à cette réunion, Son Excellence le Président leur a exposé ce qui suit :

En application des articles 7-2 alinéa 3 et 15, 13 alinéa 1er et 20 alinéa 5 de la Constitution de l’Union des Comores, du 23 décembre 2001, révisée, la Cour constitutionnelle a, par arrêt N°13-007/cc du 12 septembre 2013, décidé que le mandat des Députés, des Gouverneurs et des Conseillers des Iles expire respectivement, à l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée de l’Union du mois d’avril 2014, le 23 mai 2016 à minuit et le 14 décembre 2014 à minuit.

Pour la majorité des Députés, ainsi que certaines autorités et personnalités politiques, les dispositions constitutionnelles susmentionnées en conséquence desquelles les prochaines élections nationales et insulaires se dérouleront à des dates distinctes, sont en contradiction avec l’harmonisation des élections des Députés de l’Union et des Conseillers des Iles d’une part, et celles du Président de l’Union et des Gouverneurs des Iles d’autre part, qu’a voulu le constituant lors de la révision constitutionnelle de mai 2009.

Ainsi, pour respecter la volonté du constituant et partant harmonisation des élections, ces Députés ont conformément à l’article 42 de la Constitution adopté la loi constitutionnelle N° 13-013/AU du 26 décembre 2013 portant révision de certaines dispositions de la Constitution.

Pour être définitif, ce texte doit être approuvé par le deux tiers du nombre total des membres des Conseils des Iles.

Après débats, la « Conférence » a :

approuvé la nouvelle révision de la Constitution par la loi constitutionnelle N° 13-013/AU du 26 décembre 2013 portant révision de certaines dispositions de la Constitution ;

recommandé la poursuite de la procédure,

et en conséquence a :

demandé à Son Excellence le Président de l’Union de réunir l’ensemble des Conseillers des Iles au Palais du Peuple de Hamramba avant avril 2014, aux fins d’approuver définitivement la loi précitée.

De tout ce qui précède, les participants à la « Conférence » ont signé le présent procès verbal.

Fait et établi à Beit-Salam, le jeudi 13 février 2014.

S.E. Dr IKILILOU DHOININE,
Mr Bourhane HAMIDOU
Mr Mohamed ALI SOILIHI,
Dr Fouad MOHADJI,
Mr Nourdine BOURHANE,
Mr Mouigni Baraka SAID SOILIHI,
Mr Anissi CHAMSIDINE,
Mr Hassane MASSOUNDI,
Mr Nassim ALLAOUI HOUMADI,
Mr Ali SAID CHANFI,

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:02

 

SDC10241.JPG

 

Chers lecteurs, chères lectrices,

Comme vous l’avez constaté, je viens de prendre en charge la gestion de votre blog et je compte continuer à le nourrir de toutes informations susceptibles  de vous intéresser et  à partager avec vous NOS passions. Oui, NOS passions car mes passions sont quasiment les mêmes que celles de votre précédent serviteur.


C’est donc en ma qualité de  nouvelle responsable de votre blog  que je profite  de cette nouvelle année pour vous (votre famille et vous-même) adresser mes vœux les plus sincères.

Que 2014 soit une année de Réussite, d’Amour, de Concrétisation de tous vos projets et surtout et avant tout une santé sans faille Insha  Allah comme on dit chez nous.


Bonne et heureuse Année à toutes et à tous !!!!


Mariama HALIDI

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 21:00

 

Asmah place l'artisanat et les arts comoriens dans le siècle 

Asma.jpgAbdourramane Asmah mérite sa robe d'avocat de l'artisanat et de la culture comorienne, au Congo et ailleurs. C'est un feu d'artifices d'idées, expérimentations, de mariages de formes et de matières où le comorien s'enrichit, se valorise, s'illumine des apports de l'extrême-orient. 
Elle a ouvert dans la belle maison de Vwadju, une exposition permanente, où on peut dénicher de quoi décorer son intérieur, s'habiller, habiller ses cadeaux, garder précieusement ses bijoux et tout ce qui est cher ou plaisant. Elle s'est résolue à nous offrir -aussi- ce qu' venait chercher dans son pays pour le bonheur des étrangers,

Asmah fait travailler de nombreux artisans dans toutes les îles. Elle a donné une nouvelle jeunesse au pambafuma (fibre des fruits du fromager, kapokier) dont elle rembourre les coussins et oreillers. 

On peut y aller, en amoureux, en camarades, en famille pour déguster des saveurs renouvelées du jus de nos fruits, des préparations "Asmythiques" de poissons et fruits de mer.


Soyez les premiers à en parler aux amis.

Informations  au : +2693242525
Asma-1.jpgasma3.jpg
Asma5.jpgAsma6.jpg
Asma11.jpgAsma10.jpg
SM MCHANGAMA
Source :
consommateurkm@googlegroups.com

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:09

                        Centre-de-lecture--d-ecriture-et-de-loisirs-de-Ouani.jpg

    (Photo : centre de lecture, écriture et loisirs pour enfants construit à Ouani  « LES ENFANTS DES COMORES »)
             

L’ASSOCIATION « LES ENFANTS DES COMORES »
 

 

L’objectif général de l’associationdite : EDUCATION, SANTE, ENFANTS DES COMORES, en abrégé « ESEC » est de contribuer à la réduction de la pauvreté aux Comores par l’accès à la santé et l’amélioration de la qualité de l’enseignement du niveau primaire dans les écoles comoriennes. L’association a démarré ses activités dans la ville de Ouani et envisage de répliquer des  activités similaires dans d’autres communes des Comores.  

L’association a comme objectifs spécifiques :

 

·         Améliorer l’accessibilité de l’école et les résultats scolaires par la création d’un centre de lecture, écriture et autres activités éducatives liées aux enfants

·         Contribuer au bien-être des enfants par l’accès à la santé et l’éducation à la santé et à l’hygiène en milieu scolaire

 

A ce jour les activités principales suivantes ont été réalisées :

 

  • Acquisition du terrain pour l’établissement du centre de lecture, écriture et loisirs pour enfants
  • Construction du centre (voir photo ci-contre)
  • Organisation de manifestations  ayant pour but de mobiliser des fonds propres et de sensibiliser les communautés sur l’importance de l’enseignement primaire pour le développement.

Durant la période 2012-2013, des partenariats ont été conclus avec l’ESEC pour la fourniture de matériaux scolaires et d’équipement médical pour un volume total d’environ 50 m3.

 

L’association a donc entrepris l’organisation d’une soirée de gala le 22 Février 2014 afin de collecter les fonds nécessaires à l’envoi d’un premier conteneur de 40 pieds.

 

Nous faisons appel à vous tous pour appuyer ce projet pour un meilleur avenir des enfants des Comores. Votre présence à la soirée de gala, votre participation financière, vos suggestions, votre enthousiasme, tout cela nous aidera à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Qui que vous soyez, Où que vous soyez, répondez à cet appel, ce projet est le vôtre !

 

SOIREE DE GALA

LE 22 FEVRIER 2014

RESTAURANT ET PIZZERIA LA BOURGETTE

EN FACE  DE LA GARE SNCF D’EPINAY- VILLETANEUSE (93).

 

Les détails vous seront très bientôt communiqués.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:43
Livres-sur-Mandela.jpgNelson MANDELA nous a quitté jeudi 5 décembre 2013 dans la soirée. Dépuis les hommages fusent de partout. Cela ne surprend pas. C'est un GEANT qui nous a quittés. MANDELA appartenait à tout le Monde. Pas seulement aux sud africains. Ni aux noirs. On ne le présente pas. Son NOM suffit. Il a été un exemple à tous les niveaux et dans tous les sens. Tout le monde se l'approprie.

Merci à Ibrahim Hamza et à joujou des Comores de nous avoir fait découvrir Mandela au début des années 80 à Ouani, notre ville natale sur l'île d'Anjouan aux Comores.

"Mandela, Nelson Mandela, utowa fidiya mayesha yaho. Wawukobozi wa Afrika. Rirenge mu fano haho.
Mandela shivani wuliyo, dzina laho lahika hunu sawa. (....)
Afrika ya kusini, mutru mudu wu yinshi ja shignama (....)"

Paroles d'une chanson de joujou des Comores des années 80 intitulée "MANDELA"

"Mandela, Nelson Mandela, tu as sacrifié ta vie pour la libération de l'Afrique. Tu nous sers d'exemple. (...)
Mandela, même si tu es en prison, dès l'instant que ton nom raisonne à l'extérieur, c'est du pareil au même.(...)

En Afrique du Sud, le noir vit et est traité comme un animal"


C'est grâce en effet, à cette belle chanson de joujou des Comores qui était interprétée par Ibrahim Hamza que tous les jeunes de notre promotion et beaucoup de Ouaniens avaient  découvert le GRAND HOMME qui vient nous de quitter. Depuis nous le suivons. Aujourd'hui nous pleurons son départ.

MANDELA, MADIBA.....Peu importe.
Son nom continuera à raisonner.
Ton nom continuera à raisonner.
Au revoir !!!!!!!
Mariama HALIDI

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 00:00

Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Adoption de la loi sur les partis politiques :

Des réactions contrastées

 

Moroni, lundi 25 Novembre 2013 (HZK-Presse) Si la loi réglementant les partis politiques du pays adoptée la semaine dernière par les députés ne souffre d’aucune contestation, certains dispositifs sont jugés au contraire anticonstitutionnels, certains politiciens redoutent des conséquences néfastes sur la vie politique. Prudence par contre chez le député dépositaire de ladite loi qui clame une victoire pour la nation.

 

Les réactions de nos politiciens sont unanimes sur l’importance d’une législation pour réglementer la vie politique nationale restée très longtemps tributaire de la prolifération anarchique des partis et mouvements politiques qui n’ont de politique que le nom. Pour Mzé Soulé El Back ancien président de l’Ile de Ngazidja, la loi vient à point nommé au moment où la vie politique du pays perd ses repères. Il laisse entendre que les politiciens ont échoué dans leur rôle d’animateurs de la vie politique nationale. Même réaction pour Me Fahmi Said Ibrahim. Ce leader du parti pour l’entente des Comores (PEC) estime que la réglementation des partis politiques est « une bonne chose », mais qu’il ne faudra pas que la vie politique soit étouffée par cette même loi.

 

« Il faudrait qu’il ait des partis politiques sans prolifération », a-t-il soutenu. Des positions qui rejoignent celles du dépositaire de loi. Le député Abdereman Ahmed Abdallah tout en clamant une « victoire pour la nation » après son adoption, il cherche à rassurer les leaders des formations politiques que cette législation va dans le sens de « légitimer les partis politiques » contrairement à ce que certains avancent. Pour lui le pays n’a que trop souffert de la prolifération des partis politiques, car « là où il n’y a pas d’ordre, il y a désordre », a-t-il dit.

 

A l’entendre avec les 63 partis actuels pour 33 sièges à l’assemblée, il « fallait des années pour se mettre d’accord ». Cet élu de la région de Domoni à Anjouan affirme qu’il s’agit de compléter des dispositions de la constitution du pays et la réorganisation des partis politiques qui concourent au suffrage universel. Et lui de prendre des exemples du RND du feu Mohamed Taki ou le Forum de feu Abbas Djoussouf. Mais si la loi en elle-même ne soufre d’aucune contestation, certains dispositifs sont au contraire critiqués par des leaders politiques.

 

Ces critiques visent l’article 7 dans son alinéa 8 qui stipule que « tout élu et /ou son suppléant qui quitte son parti perd son mandat ». Pour Me Fahmi ce dispositif est anticonstitutionnel dans la mesure où il viole l’article 22 de la constitution qui dit que « tout mandat impératif est nul ». Et lui de profiter l’occasion pour tacler les élus « je suis quelque peu étonné. C’est la première assemblée où il y a des docteurs en droit constitutionnel, mais aussi des avocats ».

 

Par contre l’ancien président Mzé Soulé Elback bien qu’il ait apprécié ce dispositif en soulignant un problème de moralité qui fait défaut à nos politiciens, il pense que l’article en question laissera des bavures. « Ce n’est pas comme cela qu’on allie des partis politiques. L’alliance se fait autour des idées et non pas par la force de loi », a-t-il martelé. Et le député Abderemane de préciser qu’à travers cet alinéa il a voulu « la stabilité des mouvements politiques, mais aussi la stabilité intellectuelle ». Mais une question se pose qui est de gauche et qui est droite dans un pays où la lutte idéologique a perdu toute emprise dans le débat national depuis la fin des années 80.

 

Maoulida Mbaé 

251113/mm/hzkpresse/06h00

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 22:30

Cri nocturne pour Sadani

Ohhhhhhh oui frère faux fuyant

Réfugié dans un paradis amer

La lune, le zilo, le mataba, le ntrovi

Ma muse.

Miam miam

Je scrute la lune des îles.

Moi, l'oiseau lunaire

Moi fils du Nkoma

Moi fils de la pierre de l'eau

Je les bouffe

Je m'egosille

Je crache aussi

Ma salive brûle

Au nom des miens

Partis sans suaire ni encens

Je jette mon rire tambour

Sur un crocodile qui lèche un macchabée

Je cracherai sur sa tombe

Bats la dure et un criminel

Son acte de décès restera

Son vis a de l'infamie

Et oui

Tout a commencé ainsi

Coups de feu

Coup d'état

Coup de foudre

Coup d'éclat

Couvre-feu

Il y a à dire

N'est ce pas

Les avions volent

Volent Tout

Les corps

Les coeurs

Le cours de la vie

Je ne veux ni trépas ni silence

Mange mange

Dévore dévore

Mords mords

Et cogne avec gourmandise

Je mange avec personne

Que c'est bon

Halidi Allaoui
20 novembre 2013 à 22h00

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