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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 14:20

Si tout va bien, les primaires de Mwali pour la présidence de l'Union des Comores ainsi que le premier tour des elections des gouverneurs auront lieu demain (dimanche 7 novembre 2010). Espérons que tout se passera bien.

 

Nous venons d'apprendre que pour les éléctions du gouverneur de l'île de Ndzuwani, le candidat Ali Idjihadi, ancien Ministre dans les années 90 sous Djohar et natif de Ongojou dans la région de Gnoumakele  vient de se rétirer de la Course et apporte son soutien au gouverneur sortant, Moussa Toiyibou.

 

Donc il reste maintenant trois candidats pour ces éléctions. Outre le gouverneur sortant, il y a Nassuf Ahmed Abdallah, le fils ainé de l'ancien Président des Comores, feu Ahmed Abdallah Abdérémane et Anissi Chamsidine, ancien Ministre du Président Sambi. Ce dernier serait, semble t-il, le preféré du Président Sambi même si officiellement il ne s'est pas prononcé.

 

Halidi Allaoui

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 11:55

Source : HZK-Presse / septembre 2010

Abdoulahakim.jpg

« J’ai une certaine idée des problèmes des comoriens »

Dentiste de carrière, le Dr Abdoulhakim décide de se lancer dans la bataille pour briguer la magistrature suprême. Celui qui se situe dans l’opposition veut mettre à profit son expérience acquise au Front démocratique et au mouvement qui a lutté pour la Tournante mohélienne. Ce candidat indépendant répond aux questions de La Gazette et HZK-Presse en attendant la décision définitive de la Cour constitutionnelle.


Question : Qu’est ce qui vous a poussé à être candidat ?

 

Dr Abdoulhakim Saïd Allaoui : Depuis l’indépendance, ce pays traverse des moments difficiles. Nous avons traversé des périodes de turbulence comme l’époque des mercenaires ou les coups d’Etat et j’ai vécu tout ces moments car j’ai commencé à travailler depuis 1980. Je vis en effets ces moments difficiles et soubresauts. Ainsi, je ne peux pas rester indifférent à tous ces problèmes qui secouent le pays. J’estime que depuis l’indépendance, le pays n’a pas évolué. Nous accumulons les problèmes d’année en année. La tournante se présente et en mohélien que je suis, je ne peux pas rester indifférent. Les expériences que j’ai accumulées dans ces trois décennies dans ma carrière professionnelle et mes activités politiques me donnent une opportunité. L’expérience, une volonté manifeste d’impulser, au travers de la tournante mohélienne, mettre en place une nouvelle politique pour asseoir un vrai changement dans nos îles. J’ai la chance d’avoir travaillé à Mwali, Ngazidja, Anjouan et à Mayotte. Aujourd’hui, j’ai une certaine idée des problèmes des comoriens dans leur ensemble. Voila pourquoi j’estime que je suis à même d’impulser une nouvelle approche et une nouvelle vision dans le règlement des problèmes qui frappent les quatre îles.

 

Question : En quoi, le docteur Abdoulhakim est différent des autres ?

 

Dr A.S.A. : Les problèmes comoriens sont là et s’accumule d’année en année. J’ai la ferme conviction de chercher les solutions que traverse le pays. Par exemple, le problème le plus criant aujourd’hui reste la misère. Pourquoi on est dans la misère ? Est-ce qu’on s’est déjà demandé les causes de cette misère ? On a l’impression que nos dirigeants survolent les problèmes alors que moi j’ai à cœur le vécu des comoriens. Le comorien est confronté tous les jours à des problèmes d’alimentation, de santé et d’éducation de ses enfants. Ces trois problèmes majeurs doivent constituer le socle d’une nouvelle politique.

 

Question : On avait connu jusqu’ici, Abdoulhakim technicien, il n’est pas facile de se reconvertir dans la politique ?

 

Dr A.S.A. : Ce technicien est au service de la politique. Et je n’ai pas été que technicien. J’ai commencé ma carrière dans les années 80 et dans ces années là, il est né un grand parti politique qui est le Front Démocratique. Je suis un membre fondateur de ce mouvement. Nous avons traversé des grands problèmes avec le régime d’Ahmed Abdallah. Le FD a subi de très fortes secousses de ce régime avec l’aide des mercenaires. Comme j’ai participé à cette lutte, cela a fait de moi un technicien avisé. En plus depuis 2008, nous avons monté un mouvement qui réclame la tournante avec de très forts affrontements et je suis l’un des dirigeants de ce mouvement. J’ai participé pleinement et entièrement à ce mouvement politique. Ensuite parmi les candidats mohéliens actuellement, je suis le seul à n’avoir jamais participé à un gouvernement ou occupé un poste politique. Je suis resté un technicien avisé car j’ai participé à tous les mouvements revendicatifs qui ont traversé les Comores.

 

Question : Dans l’échiquier politique, où se situe le Dr Abdoulhakim ?

 

Dr A.S.A. : Je suis un candidat indépendant. De Mohéli, j’ai formé ma propre équipe. Depuis 2008, je suis sur le terrain et je travaille. Maintenant, il fallait que je négocie avec des vice-présidents à Anjouan et en Grande-Comore. A Anjouan, j’ai choisi aussi un candidat qui n’appartient pas à un parti politique. A la Grande-Comore j’ai choisi un vice-président qui appartient au Mouvement républicain. Au vu de mes vice-présidents et ma candidature, j’appartiens au mouvement mohélien qui a combattu le régime Sambi pour imposer la tournante. Au vu des ces arguments je situe ma candidature dans l’opposition.

 

Propos recueillis par A.A. Mguéni

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 11:34

Zahariat-Said-Ahmed.jpg"Quand on est responsable d’un Pays et qu’on veut bien gérer ce Pays on commence par se faire entourer de meilleurs techniciens"

 


Mme Zahariat Said Ahmed est née le 14 avril 1963 de mère de Mwali et de père originaire de Chouani (Ngazidja). Après l’obtention d’un bac scientifique, elle a suivi et réussi des études de STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) à l’École Nationale Supérieure aux Comores.

Elle a été l’une de deux  premières femmes comoriennes à avoir fait du professorat du sport un métier. Elle a, en effet, enseigné pendant plusieurs années l’Education physique et sportive dans  les lycées à  Mwali et à Ngazidja avant de devenir Directrice de l’Institut National de la Jeunesse et des Sport.

Son engagement pour la promotion du sport et sa pratique par les femmes l’avait  amené   à créer en 1999 avec Madame Sittou Raghadat Mohamed un club sportif destiné aux  femmes, le Club Zahariat. En 2009, elle est  la vice-Présidente de la Commission Nationale du football feminin aux Comores. Elle est mariée et mère de 3 enfants.

Ses vices présidents sont :

  • Vice-président de Ngazidja: Djamal Nourdine 
  • Vice-président de Ndzouani: Boina Kassim 
  • Vice-président de Mwali: Abourafiou Abderemane 

 

 

 

Résumé succinct du programme de  Madame Zahariat Saïd Ahmed

 

 

Ce programme politique doit obligatoirement être une réponse à apporter au besoin du Pays.

Tant sur le plan politique qu’économique et social.

Quand on sait que chez nous il n’y a rien, ou presque rien, il n’est pas difficile de comprendre que tout ou presque tout est à construire pour faire avancer le Pays afin de le hisser à un niveau semblable à celui d’autres pays similaires où « il fait bon vivre ».

Ce Pays a tant souffert, parce qu’il n’a trouvé personne parmi ceux qui auront pu faire qui a été sensible à ses problèmes. Il est plus que grand temps de changer tout ça.

 

<<On ne fait pas du neuf avec du vieux >>, c’est la raison pour laquelle bien que je ne sois pas connue par le grand public,  je ne me sens pas du tout complexée par rapport aux autres concurrents qui ont déjà eu a exercer des responsabilités politiques souvent au plus haut niveau de l’Etat, mais qui n’ont pour autant rien fait malheureusement.

 

Pour ma part,

 

  • je promets non seulement de faire ce que je peux mais aussi et surtout de définir dans mon programme des garanties qui pourront être gage de ma bonne volonté. Ces garanties seront du genre, que tous les responsables politiques, à commencer par moi-même ainsi que tous les ministre et les chefs des services des finances publiques devrons signer un contrat stipulant clairement, qu’à la fin de chaque mission nous soyons astreints à attendre les résultats d’audite qui seront faites par une structure indépendante que je compte créer et dont la mission sera de vérifier en permanence les comptes publics. Cet organisme aura le pouvoir de saisir les instances judiciaires si besoin est de le faire, pour dénoncer tout abus.

 

  • Je promets de tout mettre en œuvre pour restaurer la souveraineté du peuple comorien, depuis longtemps mis à mal par les systèmes qui n’ont eu de cesse de spolier ce droit élémentaire et fondamental à une vraie république, digne de ce nom.

 

  • Je promets de mener une grande bataille contre la fraude électorale, à commencer par celle qui consiste à spolier leur droit de vote à plusieurs centaines de milliers de comoriens au seul motif qu’ils résident à l’étranger. 

 

  • Je promets de tout mettre en œuvre pour que chaque comorien puisse jouir de son droit de vote quelque soit son lieu de résidence dans le monde.

 

  • Je promets de tout faire pour que chaque comorien en situation de travailler puisse trouver un emploi dont il est payé chaque fin du mois.

 

 

Du point de vue politique :

 

L’orientation de mes actions va se porter en priorité sur,

 

  • Le choix d’une équipe gouvernementale issue de divers horizons mais ayant pour dénominateur commun, l’honnêteté connue et reconnue, la compétence par rapport aux tâches confiées et l’engagement citoyen.

 

  • Mettre tout en œuvre pour que l’intégrité territoriale ainsi que l’esprit de la nation comorienne soit une réalité palpable.

 

  • Instaurer un climat de confiance et de meilleure estime par rapport aux pays partenaires à qui, plutôt que de leur faire la manche, il faudra envisager de travailler ensemble sur beaucoup de projets où tous les concernés y trouveront leurs intérêts.

 

  • Utiliser les accords de Fomboni comme repères pour notre l’organisation de notre pays et d’y apporter les aménagements nécessaires selon les besoins.

 

  • Durcir considérablement la législation en vigueur en matière de fraude électorale et faire en sorte que tous les comoriens aient le droit de vote quelque soit le pays de résidence où ils se trouvent. 

 

  • Beaucoup renforcer les mesures de contrôle des finances de l’Etat et durcir  considérablement les peines à appliquer aux auteurs de crimes et délits en cette matière sous le principe de la tolérance zéro.   

 

  • La décentralisation très accentuée du pouvoir de l’Etat de façon à ce qu’il puisse s’exercer dans à peu près à chaque coin du territoire national.

 

  • Sans s’immiscer sur les pouvoirs des gouverneurs des îles, des budgets seront débloqués pour l’organisation, la formation si besoin est de le faire des responsables des collectivités communales et régionales à qui, des gros moyens techniques et financiers seront attribués ainsi que des pouvoirs d’actions considérables.

 

  • Le processus de réconciliation nationale n’ayant jamais été achevé, mon équipe gouvernementale et moi-même, nous déploierons à l’apurer de façon à libérer les pouvoirs revenant aux exécutifs des îles, à mon sens confisqués par celui de l’union depuis le mois de mai 2002 que constitution issue des accords de Fomboni est mise en œuvre.     

 

  • Consciente qu’après le tour de l’île de Mohéli d’exercer la magistrature suprême, il y aura lieu de faire le bilan du système résultant des accords de Fomboni, je me déploierai à créer et à organiser les conditions les plus consensuelles possibles impliquant tous les acteurs politiques ainsi que l’ensemble de la société civile, aux fins de faire le bilan du système de la tournante ainsi que les éventuelles modifications à y apporter.

 

 

 Du point de vue économique :

 

L’orientation de mes actions va se porter en priorité sur,

La mise en œuvre pour, absolument attirer dans notre pays, des investisseurs avec les conditions qu’il faut à savoir de :

 

          ï Stabilité politique

          ï Politique sécuritaire

          ï Justice …

 

A partir du moment où nous avons créé les conditions sécuritaires nécessaires aux investisseurs il n’y aura pas de raison qu’ils ne viennent pas. Parmi ces conditions en tout cas il y’a le sérieux du Pays qui se mesure au bon fonctionnement de ces institutions et surtout à la distance qui sépare la justice des autres institutions notamment du pouvoir exécutif.

 

Si je suis élue aux responsabilités de ce Pays, chaque faute commise sera jugée et sanctionnée, je le promets solennellement. Je promets de mener une énorme lutte contre l’impunité du plus haut sommet jusqu’à la base car, cela fait partie des conditions qui puissent séduire les investisseurs.

 

Je travaillerai beaucoup sur notre code des investissements de façon à créer les meilleures conditions attractives aux investisseurs.

 

Des futurs partenaires avec qui je suis en contact sont prêts à travailler avec notre pays dès que les conditions que je leur ai promis de créer seront réunies.

 

Notre pays possède des nombreux atouts à faire valoir pour son développement économique. Parmi ces atouts, il y a le tourisme de plusieurs natures, l’agriculture et la pêche ainsi que l’encouragement au développement des micro-entreprises et tant d’autres actions à caractère économique.

 

La diaspora comorienne est l’une des plus importantes des diasporas au monde, proportionnellement à la population du pays. Il y a matière à beaucoup faire pour l’impliquer d’avantage dans les affaires du pays de façon à ce qu’ils investissent avec toutes les garanties qu’il faudra donner à tout investisseur pour l’inciter à s’engager.

 

Avec les contacts très avancés que j’ai déjà faits, je suis persuadée que si je suis élue, notre pays sera enfin doté comme tous les autres pays, d’une compagnie aérienne et d’une compagnie maritime qui seront de droit et d’intérêts comoriens.  

 

Du point de vue Social :

 

L’orientation de mes actions va se porter en priorité sur,

 

L’amélioration de la vie quotidienne de tous les comoriens. C’est ainsi qu’avec les recettes du volet économiques nous comptons financer un grand volet social pour le Pays.

 

  • Un volet social qui va consister en grande partie à l’accompagnement de chaque comorien qui se trouve dans le besoin de pouvoir améliorer son quotidien.

 

  • Ainsi donc nous embaucherons des spécialistes de l’accompagnement pour aider et encourager les comoriens à créer leurs propre entreprise et donc à embaucher ceux qui préfèrent le statut salarial.

 

  • Nous mènerons une campagne très actifs contre le chômage, car notre Pays si petit a la possibilité d’atteindre ou en tout cas se rapprocher de la situation dite de plein emplois.

 

 

Le niveau de nos diplômes devra compter parmi les plus élevés et pour cela, il nous faudra un enseignement de qualité qui soit garanti pour tous.

Il y aura lieu de faire, des importantes réformes pour assurer une éducation de qualité qui vise plusieurs horizons professionnels afin que chaque comorien puisse recevoir la formation professionnelle à sa convenance.

 

Nous devrons beaucoup investir sur les infrastructures hospitalières de façon à garantir des soins de qualité à nos concitoyens et lutter ainsi contre les mauvaises conditions des soins que notre pays connait depuis son indépendance et qui n’ont de cesse de réduire l’espérance de vie chez nous. Pour cela, il nous faudra absolument  financer non seulement des structures garantissant un minimum de soins à proximité des villages mais aussi des moyens très développés pour pouvoir évacuer le plus rapidement possible vers les grands hôpitaux, les malades dont le cas s’avère  nécessiter une plus importante prise en charge hospitalière.  

 

Notre programme veillera à ce qu’il ait une grande décentralisation à l’intérieur de  chaque ile et entre les iles, de façon à satisfaire au maximum possible les besoins criants d’équité. C’est ainsi que nous pourrons faire chacun de nos villages ou régions une capitale aux activités socio-économiques le plus attractif. Cette façon de faire favorisera la création de liens entre tous les comoriens.

Je suis convaincue que la seule façon de lutter efficacement contre toute idée de séparatisme et d’antagonisme entre comorien, c’est de beaucoup travailler sur l’équité et le rapprochement des uns envers les autres.

 

 

Voici quelques questions posées à la candidate Zahariat et ses réponses :

 

Question : De Mohamed Dhoiffir à Madame Zahariat.

C’est la première fois qu’une femme prétend chez nous à la magistrature suprême. 9a devient donc un peu normal que l’on se pose la question pourquoi  une femme? Avec qui compterez-vous gouverner le pays ? est- ce que ça sera avec d’autres femmes ?

 

Quand on est responsable d’un Pays et qu’on veut bien gérer ce Pays on commence par se faire entourer de meilleurs techniciens et surtout celles ou ceux comme moi qui ont une volonté de bienfaisance. Notre Pays ne manque pas de compétences technique au niveau de l’Etat, il manque surtout une volonté qui va de paire avec un grand patriotisme qui peut impliquer si besoin était de le faire des gros sacrifices pour apporter a tout pris des solutions aux problèmes posés.

Dans ces dernières conditions vous comprenez bien que peu importe que ça soit une femme ou un homme, dès l’instant où il se conforme à ces dernières conditions, il n’y a pas de raison à ce qu’il ne sorte pas le pays de l’impasse.

Pour ma part, je vous promets d’avoir ces sentiments pour mon Pays, cette volonté pour mon Pays ainsi que toutes autres qualités nécessaires pour faire avancer les choses et sortir le pays des problèmes où il est mis. C’est pour cette raison que si je suis élue je choisirai un bon entourage qui soit le plus efficace possible et surtout qui m’aidera à réussir les objectifs visés. Je ne me plaindrai jamais d’un collaborateur que j’ai choisi car s’il n’arrive pas à suivre ou s’il ne convient plus, je le remercierai tout simplement.

…………………………………………………………………

 

M.D : Qu’en pensez-vous de la polygamie dans notre pays ?

 

Mon point de vue au regard de la polygamie, se résume à confier ce genre de sujet aux oulémas chargés des affaires religieuses, car c’est un sujet avant tout religieux qu’il faudra adapter aux réalités de notre pays.

Je sais que les hommes polygames ont des obligations à satisfaire. Le plus souvent, ces obligations sont ignorées et la polygamie dans ce cas devient malfaisante.

 

Je pense que l’homme est de nature polygame quelque soit sa culture ou sa religion.

 

Dans notre religion toutes les femmes fréquentant un homme sont légalement déclarées et cela s’appelle « polygamie officielle » que je trouve moins hypocrite par rapport à ce que fait l’homme non musulman qui se dit monogame mais qui fréquente en cachète plusieurs femmes appelées « maitresses ». 

…………………………………………………………………

 

M.D : Au sujet de l’île comorienne de Mayotte, quelle est votre vision ?

 

Pour ce qui concerne l’île comorienne de Mayotte, il y a de façon incontestable contentieux entre la France et les Comores. Fort heureusement pour nous que la loi internationale, est en notre faveur.

 

En même temps, la France a toujours été et reste un partenaire de premier choix pour notre pays.

 

Je suis persuadée qu’il n’y a que la discussion qui puisse être efficace pour régler ce contentieux.

 

Contrairement à ce qui s’est produit dans les 35 dernières années, j’ai une volonté politique de régler une bonne fois pour toute, ce problème. Pour le faire, il est évident de faire toute une organisation de format de discussion impliquant tous les acteurs politiques des deux parties (coté Français et comorien).

 

Un bon règlement amiable, c’est celui qui donne satisfaction ou à peu près satisfaction à tout le monde et c’est exactement ce que je compte faire si les comoriennes et les comoriens me donnent la possibilité de le faire.

 

 

M.D : Dans votre intervention radiodiffusée à radio galère de Marseille, vous avez dit vouloir donner le droit de vote aux comoriens vivant à l’étranger. Pouvez-vous en parler ?

 

Il est plus que nécessaire de mettre fin à cette spoliation de droit élémentaire qui est celui de voter. Ce droit important et fondamental d’une démocratie est volé aux comoriens vivant à l’étranger alors qu’il doit revenir à tout comorien quelqu’il en soit. C’est une sorte de fraude électorale qui est voulue parce qu’on sait bien que les élections organisées à l’étranger seront bien plus compliquées à frauder que celles qui sont faites sur place au pays avec toutes les magouilles que l’on sait pour les avoir vécues des années durant. Il faut que ça cesse !!!! Les comoriens vivant à l’étranger sont très nombreux, environs 350.000 dont plus de 250 000 rien qu’en France. Dans un pays comme le nôtre qui compte seulement 650 000 habitant, c’est très grave d’écarter du droit du vote un nombre aussi massif que celui des comoriens vivant à l’étranger. Nos frères qui vivent à l’étranger ont montré leur capacité à aimer leur pays en contribuant considérablement sur beaucoup de plans dont le plan économique Ô je ne sais combien important ! ! !  Au grand minimum, c’est de leur donner le droit de choisir par leur vote, les personnes qui vont gérer cette économie dans le pays. En France, on parle de donner le droit de vote à tout étranger contribuant à l’économie. Aux Comores, nos frères vivant à l’étranger, non seulement, ils ne sont pas étrangers, mais ils contribuent énormément. J’en ferai une affaire personnelle à leur donner ce qui leur revient de plein droit. C’est comme cela que je vois la démocratie et c’est comme ça qu’elle s’appliquera.

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 13:18

 

Le colonel Abeid (en veste noire et koffia), lors de son retour à Ndzuwani en 2008
Photo archives

 

 

Selon des sources fiables, le Tribunal de Mutsamudi a condamné hier (jeudi 04 novembre 2010) le colonel Abeid, l'ancien Homme fort du pouvoir séparatiste de l'île de Ndzuwani et trois de ses collaborateurs à une peine d'emprisonnement de 13 mois. Mieux vaut tard que jamais. Cette affaire concerne, en effet, la maltraitance et les tortures qui ont été infligées à des opposants en 2001 par les milices de ce colonel lesquels terrorisaient la population de l'île. Toutefois, il s'avère que le Colonel Abeid a pris la fuite.  Il se trouverait à Mayotte. Cela devient une habitude maintenant.Quant à ses trois collaborateurs  (Allaoui Bapouroukou, Charbon et Amirdine)considérés comme les éxécutants des actes barbares, ils sont arrêtés et conduits à la maison d'arrêt de Koki.

 

Nous ne pouvons que saluer cette initiative judiciaire même si la sentence  nous parait trop clémente. En effet, quand on sait qu'à  cette période certaines femmes ont carrément été violées, c'est le cas par exemple de Madame Antuaba, une ancienne militante de la societé civile et au moins une personne  à savoir  le surnommé Chikelé (paix à son âme), un originaire de la ville de Ouani a été tuée dans des conditions horribles on peut estimer sans hésitation que ces voyoux méritaient une peine plus sevère.

 

Nous espérons que la justice rattrappera aussi au fur et à mésure tous les autres voyous  qui ont joué un rôle excécrable pendant cette période humiliante de l'Histoire de notre pays dite séparatiste. Car sans réelle justice aux Comores, rien ne changera.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 


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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 18:35

Òukacha: « Je ne suis ni de l'opposition, ni de la Mouvance ... »

Òukacha: « Je ne suis ni de l’opposition, ni de la Mouvance … »

Òukacha: « Je ne suis ni de l'opposition, ni de la Mouvance ... »

Moroni, mercredi 27 octobre 2010 (HZK-Presse)Ingénieur en urbanisme, Larif Oukacha figure parmi les 10 candidats qui visent la magistrature suprême. Ancien ministre de l'Habitat, sa rupture avec Sambi a fait couler beaucoup de salive. Après plusieurs années dans la Mouvance , ce père de deux enfants réclame du centre en faisant équipe avec le vice-président Idi Nadhoim. De son divorce avec Sambi en passant par ses projets de société, l'ancien secrétaire général de la présidence de la république et originaire de Djoiézi répond aux questions de La Gazette / HZK-Presse. Oukacha est marié et père de deux enfants.

Question : En quoi vous êtes différent des autres candidats ?

Mohamed Larif Oukacha : Depuis les années 1990, je suis de tous les combats politiques dans ce pays. Ceci m'a valu l'honneur de participer à plusieurs gouvernements ; dans lesquels je me suis illustré par le courage et le sérieux qui ont caractérisé mon travail. Pendant toute cette période, j'ai beaucoup appris. J'ai par ailleurs eu la chance de faire la connaissance de presque toutes les personnalités politiques nationales ; ce qui est un avantage incontestable dans l'exercice du pouvoir. Vous comprenez donc que la principale différence entre le candidat Mohamed Larif Oukacha et les autres est sans conteste l'expérience. Je dispose de connaissances solides dans les milieux politiques et économiques du pays.

Question : Quel est votre projet de société ? (En quelques lignes)

M.L.O. : La société comorienne, est une société à deux vitesses qui s'occupe très mal de ses pauvres. Nous sommes en retard par rapport aux autres pays de la zone du sud ouest de l'océan indien. Nous devons opérer un plan de rattrapage économique pour MOHELI en construisant les infrastructures. Le développement de notre société passe par la valorisation de la personne humaine et par une meilleure gestion de nos ressources financières propres. Avoir une idée à l'endroit de nos paysans en leurs cherchant des marchés pour écouler leurs produits. Renforcer la démocratie afin de pérenniser les acquis constitutionnels tels la tournante et la large autonomie des iles.

Question : Quelles sont vos trois premières priorités ?

M.L.O. : Mes trois premières priorités sont : La sécurité sous tous ses formes : la sécurité des personnes et des biens, Réfection du réseau routier national, les secteurs sociaux (éducation et santé)

Question : Où allez-vous trouver l'argent pour réaliser vos projets ?

M.L.O. : Pour fiancer ces projets, je vais ouvrir le pays aux investisseurs étrangers en renforçant notre coopération avec la république populaire de CHINE et nos frères du monde arabe. Continuer notre collaboration avec les institutions financières de BREETON WOODS, en respectant leurs exigences ; ce qui nous procurera des moyens importants. Nous ne pouvons pas oublier l'apport que peut nous apporter la coopération avec les institutions financières régionales telles que la Banque africaine de développement (BAD) qui nous accompagne activement depuis notre sortie de crise.

Question : Quelle est votre solution pour faire revenir Mayotte ?

M.L.O. : Nous continuerons de négocier avec la FRANCE , car c'est l'unique voie qui puisse aboutir à une solution juste et durable qui ne léserait pas la population de MAYOTTE, et qui reconnaitrait à l'Etat comorien sa souveraineté sur l'ile. Pourquoi n'imiterions-nous pas les anglais et les chinois et leur modèle sur HONG KONG ? Néanmoins il faut maintenir cette question auprès de toutes les tribunes internationales pour que les comoriens n'oublient pas.

Question : Y aura-t-il un projet spécifique pour Mohéli quant on connaît son retard?

M.L.O. : Un plan spécifique pour MOHELI, c'est trop dire ; il faudra néanmoins résorber graduellement notre retard économique. Toutefois ce rattrapage ne doit aucunement constituer un rein pour le développement de notre pays.

Question : Où doit-on vous situez ? Dans l'opposition ou dans la Majorité présidentielle ?

M.L.O. : Je ne suis ni de l'opposition, ni de la mouvance ; je préférerai qu'on me situe plutôt au centre. Même si pour certaines idées je me reconnais dans les deux camps.

Certains se demandent pourquoi vous avez attendu maintenant pour dénoncer l'attitude de Sambi ?

M.L.O. : Quand j'étais membre de l'équipe gouvernementale, je ne pouvais que lui rester solidaire.

Question : Vos adversaires vous accusent avoir voulu retarder la tournante mohélienne. Ne croyez-vous pas que les mohéliens vont vous sanctionner à cause de cela ?

M.L.O. : Ceux qui m'accusent d'avoir voulu retarder l'arrivée de la tournante à MOHELI comprennent mieux que quiconque le motif de cette décision. Et nous bénéficions de beaucoup d'avantages que nos frères de la Grande-Comore et d'Anjouan n'ont eu la chance d'en jouir. Le conflit des compétences entre le pouvoir de l'Union et celui des iles a disparu Les prérogatives de chacun sont bien détaillées dans la loi.

Question : Que ferez-vous de la présence arabe notamment le groupe CGH ?

M.L.O. : Nous renforcerons notre coopération avec les pays arabes ; mais pour ce qui du consortium COMORO GULF HOLDING, il est de notre devoir d'apprécier leur mission pour mieux d'étendre les intérêts du peuple comorien. Mais je peux d'ores et déjà dire que sa mission parait noble.

Propos recueillis par A.A. Mguéni 271010
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 11:09

Boléro : “Je crois avoir, cette fois-ci, la confiance des Mwaliens”

 

 

 

Bolero

 

 

“Aux dernières élections législatives de 2009, j'étais classé deuxième dans ma région. Aujourd'hui avec la décomposition du Baobab, vous voyez bien que j'ai le droit d'être optimiste!”, a déclaré le candidat Bolero qui dans un communiqué rendu public avant-hier à Moroni a reçu le soutien du colonel Azali .

Croyez-vous que le “combat pour la tournante” au début de 2010 va peser sur le choix des électeurs?

Je crois que oui. Dans tous les cas, je ne regrette rien du combat que j'ai mené avec tout le respect qui se doit vis-à-vis de l'autre camp et s'il faudra recommencer, je suis prêt.

Vous vous êtes présentez deux fois devant le suffrage universel sans succès. Croyez-vous que cette troisième tentative peut être la bonne?

Je considère que j'ai gagné les législatifs de 2004, mais qu'il y a eu des manipulations à mes dépens. J'admets par contre avoir perdu les élections de 2009. Et puis, savez-vous au premier tour je me confrontais à qui? Le candidat de Mohamed Hassanaly et celui de Mohamed Saïd Fazul et ils ont été éliminés. J'étais arrivé, alors, deuxième dans ma région. Aujourd'hui avec la décomposition du baobab, vous voyez bien que j'ai le droit d'être optimiste!

Pourquoi tant de candidatures de l'opposition? N'y a-t-il pas eu de concertation entre vous?


Si et pourtant! Cependant, nous ne sommes pas parvenus à un accord pour présenter des candidatures couplées des prétendants de la Coordination sans doute du fait des ambitions. Mais ceci n'est pas forcément une mauvaise chose en soi. Ceci d'autant plus qu'enfin de compte, ce sont les Mwaliens qui décideront. Laissons-leur donc le choix...

Votre engagement à payer les fonctionnaires à la fin de chaque mois, n'est ce pas une simple promesse électorale?

Pas du tout! L'expérience a montré qu'avec de la bonne volonté mais surtout grâce à une concertation avec les partenaires sociaux notamment les syndicats, l'on peut maîtriser les dépenses publiques. Cet engagement, en le prenant, provoque au fond de moi-même, une honte car c'est quoi un Etat qui n'arrive pas à payer régulièrement ses fonctionnaires? Cela relève d'une détermination et d'une responsabilité à assumer pleinement les fonctions de premier magistrat d'un pays. Lorsque nous décidions des deux avancements des fonctionnaires huit ans après le gel de gestion de carrière des fonctionnaires, nous n'avions d'autres ressources que notre engagement et l'appui que nous accordaient les syndicats avec lesquels nous travaillions jours et nuits pour le bien de la population. Elu, nous renouvellerons cette méthode de gestion qui consiste à gagner la confiance des partenaires sociaux.
 

 

Votre politique en matière de Vih/Sida...


D'abord en tant que chef de la délégation comorienne, premier ministre, à la session extraordinaire des Nations unies en 2001, consacrée au Vih/Sida, je ne peux que me réjouir que les Comores n'aient pas fléchi quant à la lutte contre les pandémies telle le Sida. Nous allons donc continuer la politique tracée depuis 2001et être suffisamment à l'écoute des Ong ainsi que des techniciens engagés dans ce combat pour la survie de l'humanité.
 

 

Que préconisez-vous pour atteindre les objectifs des Omd à l'horizon de 2015?


Justement, la lutte contre les pandémies est l'un des axes importants des Objectifs du millénaire pour le développement. Aujourd'hui, il est clair que notre pays ne sera pas au rendez-vous. Nous demanderons un rapport détaillé des départements concernés pour comprendre où sont les failles afin de proposer des solutions de rattrapage. Un grand séminaire sera organisé en concertation avec le Système des Nations unies aux Comores pour sensibiliser les pouvoirs publics des engagements pris par l'Etat comorien pour atteindre ces objectifs en 2015. Nous mènerons ce combat sans merci parce que nos concitoyens doivent finir par maîtriser en quoi l'Etat s'engage vis-à-vis de ses partenaires.

Riziki

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:43

 

 

 

 

ikililouIkililouDhoinine  qui est actuellement  vice-président de l’Union des Comores est né le 14 août 1962à Mdjoiezi-Mwali.

Docteur en pharmacie, de retour au pays après ses études, il a été chargé de la fabrication des médicaments à la Pharmacie nationale autonome des Comores (PNAC) puis sera désigné responsable de Santé III au niveau de Mohéli jusqu’en 2006. Il est marié et est père de deux enfants.

 

 

Ikililou : “je prendrais dans les semaines qui suivront mon investiture

des initiatives concrètes au sujet de l’île comorienne de Mayotte”

 

Comment expliquer vous le choix du président Sambi sur votre personne?

 

Le président de la République a mené des consultations. Beaucoup de gens de divers horizons et de toutes les régions, comme des mouvements de femmes, des cadres, des politiques et des notables se sont prononcés en ma faveur. Le président

n’a fait qu’entériner leur choix. Je crois aussi que ma loyauté à son égard mais, surtout, mon sens du devoir et ma connaissance des grands dossiers en cours auxquels j’étais étroitement associé, ont été des atouts supplémentaires.

 

On vous reproche justement d’être un novice en matière de politique étrangère

 

La diplomatie est essentiellement menée par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères. Mais le gouvernement et plus particulièrement les

vices présidents, du moins en ce qui me concerne, suivent de près les dossiers.

A ce sujet, j’ai eu à représenter à plusieurs reprises le chef de l’État à l’étranger. Par ailleurs, j’ai été chargé des ministères en charge de la santé et des finances et ce sont deux domaines qui vous conduisent à beaucoup voyager et à côtoyer de grands responsables de par le monde.

Pendant ces quatre dernières années, notre pays s’est ouvert au monde tout en renforçant nos liens avec nos amis traditionnels. J’ai beaucoup réfléchi sur les moyens à mettre en œuvre pour continuer dans cette direction qui nous apporte beaucoup.

 

Parler de votre campagne…..

 

Avec mes amis futurs vice-présidents et toute l’équipe de campagne, nous avons engagé la bataille avec bien entendu un désir de la gagner. Nous sommes bien accueillis dans toutes les localités de l’île et on ne peut qu’être confiant. Mais le chemin qui reste est long et nous devons continuer à travailler.

 

On dirait que vous êtes la cible des neuf autres candidats….

 

Oui parce que nous sommes les seuls à proposer quelque chose de cohérent

et de crédible que les Mohéliens et les Comoriens apprécient. Nous avons l’avantage de notre action pendant les quatre années que nous avons dirigé le pays.

 

Mais justement certains estiment que Sambi n’a pas réussi à aucun des ses grandes promesses électorales…

les gens exigent beaucoup de leurs dirigeants et c’est normal. Mais je crois et c’est l’avis de beaucoup de Comoriens, que le président Sambi et nous autres de son équipe avons bien rempli notre mission et accompli l’essentiel de notre programme

même si à cause de certains retards accumulés à cause de la crise anjouanaise,

quelques projets accusent un certain retard que nous allons combler justement si les Comoriens nous renouvellent leur confiance.

 

Nous avons oeuvré pour l’intégrité du pays avec le retour d’Anjouan dans le giron national. Des efforts ont été accomplis pour assainir nos finances publiques et aujourd’hui nous sommes redevenus crédibles aux yeux de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.

 

Des investisseurs s’intéressent sérieusement à notre pays et des projets sont en cours de finalisation ou sur le point de démarrer. Jamais notre pays n’a eu autant d’atouts dans ses mains qu’en ce moment.

 

Que préconisez-vous pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement?

 

Les Omd sont un challenge et une opportunité pour notre pays. Beaucoup d’efforts ont été accomplis, des résultats obtenus mais des insuffisances demeurent malgré le

succès de Doha. Une autre initiative est en gestation. Il faut redoubler nos efforts dans tous les secteurs.

 

Au cas où vous seriez élu quel serait la place du président Sambi?

 

Il est temps qu’on apprenne dans notre pays à honorer les gens qui l’ont servi. Je compte consulter à temps régulier des hommes comme les présidents Sambi et Azali. Ça ne serait pas concevable de ne pas profiter de l’expérience de ces illustres

prédécesseurs. Cela dit je serais le président de la République quant à ce que deviendra Ahmed Abdallah Sambi, c’est à lui qu’il faut poser la question.

 

La question de Mayotte est en passe de redevenir la principale préoccupation politique et diplomatique du pays. Que comptez-vous faire…

 

Ce n’est pas être anti-français, comme certains veulent le faire croire, que d’oeuvrer pour le retour légitime de notre île. Si mes compatriotes m’accordent leur confiance, je prendrais dans les semaines qui vont suivre mon investiture des initiatives concrètes à ce sujet. Enfin je souscris entièrement au discours que le président

de la République vient de prononcer à New York lors de la dernière session de l’assemblée générale des Nations Unies.

 

Propos recueillis par Riziki

Source : Al-Watwan n° 1641 du mardi 19 octobre 2010

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:41

« Avec mon expérience, je peux mieux gouverner que les autres... »

« Avec mon expérience, je peux mieux gouverner que les autres… »





Bianrifi Tarmidhi, Candidat aux élections présidentielles




Ancien premier ministre et actuel député à l'assemblée nationale, Bianrifi Tarmidhi s'est lancé dans la course à la présidentielle. A 52 ans, cet enfant de Nioumachoua a lancé sa campagne. Il dit vouloir mettre à profit son expérience pour le pays. Dans cette première interview qu'il a accordée à HZK-Presse / La Gazette, cet ancien ministre de l'intérieur nous détaille son projet de gouvernement s'il est élu. Ses trois trois vice-présidents sont : Ibrahim Ali Mzimba (Ngazidja), Abdérémane Ahmed Abdallah (Ndzouani) et Abdallah Said Saouma alias Chabhane (Mwali).

Question : Pourquoi vous êtes candidat ?

Bianrifi Tarmidhi : Je suis candidat parce que ce pays mérite un dirigeant politique qui a de l'expérience et qui est un vrai nationaliste. Je suis aussi motivé par l'idée que ce pays a besoin de sortir du gouffre pour se développer et retrouver les autres pays avec lesquels nous avons acquis l'indépendance la même période.

Question : Qu'est-ce qui vous distingue des autres prétendants à la magistrature suprême ?

Bianrifi Tarmidhi : La différence est que je connais très bien le pays car je l'ai servi à différents niveaux. Des niveaux de l'Etat qui m'ont permis de comprendre que je suis capable de gouverner le pays plus que les autres.

Question : Quel est votre projet de société ?

Bianrifi Tarmidhi : Notre projet nous conduit sur trois axes.
En premier lieu, on doit faire le tout pour que les comoriens comprennent que seule l'unité peut nous mener au développement et à la paix. Donc, on doit consolider l'unité nationale. Cela sous-entend qu'on doit intégrer l'île de Mayotte dans tous nos plans. Avec ou sans la même administration, on doit faire de telle sorte que Mayotte soit prise en compte dans nos activités notamment économiques et sociales. On doit sentir que nous sommes dans un seul pays.
Notre deuxième axe est basé sur la jeunesse. Notre jeunesse a les capacités et les diplômes requis pour participer activement au développement du pays. Malheureusement, elle ne trouve pas de débouchés. Donc, la jeunesse est une priorité et cela en créant des emplois. Des emplois qui sont en adéquation avec la formation.
Enfin, notre troisième priorité est relative à la diplomatie. Il nous faut une diplomatie active et non partisane. Une diplomatie qui sera orientée uniquement sur le développement de notre pays.

Question : Vous avez évoqué la question de Mayotte et votre vice-président a donné sa position sur ce point. Il prône le retrait de la question à l'Onu et un rapprochement direct avec la population mahoraise. C'est aussi votre point de vue ?

Bianrifi Tarmidhi : Sans me contredire avec mon vice-président Mzimba, retirer la question de Mayotte aux Nations Unies n'est pas la bonne solution car on ne peut pas prendre une décision unilatérale. C'est une question qui touche tout les comoriens. Donc un député, un président ou un ministre des affaires étrangères ne peut pas se permettre de retirer la question de Mayotte d'autant plus que c'est une question qui intéresse des organisations internationales. Par contre, pour ramener Mayotte dans son giron naturel, tous les chemins sont à explorer.

Question : Le président sortant avait axé sa politique extérieure sur le monde arabe. Quelle sera votre politique internationale ?

Bianrifi Tarmidhi : La chance des Comores, on se trouve dans un carrefour de culture arabo-occidentale contrairement aux autres pays de la région. Les Comores disposent d'une population qui se retrouve dans la culture arabe et occidentale, ce qui est un atout qu'on ne trouve pas ailleurs. Donc la diversification de la coopération est une bonne chose mais mettre l'accent sur les pays du monde arabe est aussi meilleur et d'ailleurs très important. Mais nos relations traditionnelles avec la France nous amènent à renforcer cet axe aussi.

Question : Qu'est ce qu'il faut poursuivre ou abandonner chez Sambi ?

Bianrifi Tarmidhi : Je ne ferai pas jugement. Mais je sais que notre pays fait partie d'un cadre mondial notamment dans la lutte contre la pauvreté. Nous sommes dans un plan global des objectifs du millénaire pour le développement. Si le régime sortant avait adhéré dans ces OMD ne serait-ce que dans un secteur aussi important que la santé, je vais poursuivre.

Question : Quand on connait le niveau de développement de Mohéli, envisagez-vous un projet spécifique pour cette île dans votre programme ?

Bianrifi Tarmidhi : C'est vrai, Mohéli est en retard. Mais réellement c'est tout le pays qui est en retard en matière d'infrastructure surtout. Tout ce qu'on avait comme infrastructure à la Grande-Comore et à Anjouan est délabré. Du coup, faire des priorités par rapport à une île, ce serait très difficile. Les préoccupations sont les mêmes d'une île à une autre car ses infrastructures n'ont pas bénéficié d'entretien. Peut-être on va commencer par une île et terminer sur une autre.

Propos recueillis par A.A. Mguéni


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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:33

Bounou s'engage à « réduire le train de vie de l'Etat »

COMORES : Bounou s'engage à « réduire le train de vie de l'Etat »



Né à Mlabanda en pleine région de Djando dans les années cinquante, on retient beaucoup de son passage à l'assemblée nationale en tant que Président de cette institution (2005-2009). Historien de formation, Saïd Dhoifir Bounou a comme père spirituel Ali Soilih Mtsachiwa, cet ancien chef de l'Etat de 1976 à 1978. Après le perchoir, ce professeur vise la magistrature suprême avec comme cheval de bataille sa politique intitulé « Développement national solidaire ». L'opinion garde aussi de lui l'image d'un homme politique intègre, qui a su résister avec une majorité d'élus contre le vote de la très controversée « loi de citoyenneté économique ». Pour HZK-Presse / La Gazette des Comores, M. Bounou a accepté de répondre aux questions de nos lecteurs.

Question - Pourquoi êtes-vous candidat ?

Saïd Dhoifir Bounou : Je suis candidat parce que j'estime que j'ai le profil d'un président de la république, surtout que j'ai l'ambition de pouvoir servir mon pays à ce niveau de responsabilité le plus élève.

Question - Quel est votre projet de société ?

S.D.B : Mon projet de société a pour nom « le développement national solidaire ».

Question : quelles sont vos trois premières priorités si vous êtes élus ?

S.D.B. : Mes trois premières priorités sont :

La création d'emploi par une politique de grands travaux, la mise en place d'un salaire minimum, le soutien aux secteurs à forte main d'œuvre et le soutien à la production locale.
La lutte contre la corruption par le principe de l'information, la prévention et les sanctions (IPS).
Et la rénovation du système de santé par la généralisation de la couverture santé mutuelle, l'abaissement des prix des médicaments par un meilleur contrôle et des subventions ;

Question : Où allez-vous trouver l'argent pour réaliser vos projets ?

S.D.B. : L'essentiel des dépenses seront couvertes par le budget de l'Etat qui peut être augmenté grâce à un meilleur système de recouvrement et l'exploitation de nouvelles pistes de recettes, ainsi que par la réduction du train de vie de l'Etat. Et certaines dépenses spécifiques seront soutenues par des aides extérieurs.

Question : Quelle est votre solution pour faire revenir Mayotte ?

S.D.B. : La solution pour faire revenir Mayotte doit avant tout être diplomatique. Il faudra réactiver la diplomatie au niveau multilatéral et faire prévaloir la résolution pertinente de l'ONU sur l'intangibilité de frontières héritées de la colonisation et appliquer d'autres formes internationales compétentes.

Question : Y'aura t-il un projet spécifique pour Mohéli

S.D.B. : La conférence nationale de 1990 avait adopté une résolution favorable à l'établissement d'un plan spécial de rattrapage dans l'ile de Mwali destiné à doter Mohéli de certains infrastructures de base et des moyens de combler un retard flagrant dans certains domaines. C'est le moment de penser à la concrétisation de cette idée.

Propos recueillis par A.A. Mguéni
Source : lagazette.hzkpresse
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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:20

Mohamed Fazul, Candidat aux primaires : « Je suis le moins mauvais... »

Mohamed Fazul, Candidat aux primaires : « Je suis le moins mauvais… »


L'enfant de Boingoma à quelques secondes de Fomboni, s'est lancé dans la course à la magistrature suprême. A 50 ans, après la présidence de Mohéli, Mohamed Fazul vise maintenant Beit Salam. Ce préparateur en pharmacie qui s'est reconverti dans l'enseignement et par la suite dans la politique, se présente comme un des favoris du scrutin du 7 novembre prochain. Père de 4 enfants, Fazul joue la carte de l'opposition et se considère comme le moins mauvais de tous les candidats. Voici l'interview qu'il a accordée à La Gazette / HZK-Presse.
Question : Pourquoi vous êtes candidat ?


Mohamed Fazul : (Rire). Je suis candidat car j'ai des propositions à faire pour sortir de la crise séparatiste et financière qui frappe mon pays. Vu l'expérience que j'ai en étant gouverneur et président de l'île, je me vois assez mur pour prétendre à la présidence de la république.
 

 

Question : Quelles sont ces propositions qui forment votre projet de société ?


M.F. : Je peux vous donner les grandes lignes de mon projet. Premièrement, vous n'êtes pas sans savoir que notre pays n'arrive pas à payer ses fonctionnaires à cause de la mauvaise gestion. C'est pourquoi dans mon projet, je prévois un assainissement des finances publiques. J'ai aussi mes idées dans les secteurs de la santé, l'éducation et l'agriculture. Je pense aussi aux infrastructures et au tourisme. Notre pays est malade et il y a beaucoup à faire.

 

Question : Dans tout ce que vous avez cité, quelles sont les trois priorités ?


M.F. : On doit commencer par assainir les finances publiques en diminuant les dépenses de l'Etat. Cela peut nous amener à respecter le paiement des salaires des fonctionnaires car un Etat qui n'arrive pas à payer ses employés, ce n'est pas un Etat. Deuxièmement, on va s'attaquer à améliorer le quotidien de la population. Les comoriens vivent dans une situation très difficile car la vie est chère. Comme les fonctionnaires ne sont pas payés régulièrement, la population ne vit dans la précarité. En dernier lieu, on va s'atteler à régler le problème de l'emploi. On doit créer des emplois surtout pour les jeunes. Beaucoup de sortants de l'université sont toujours sans travail. Justement cette précarité des jeunes m'inquiète beaucoup car je la considère comme une bombe à retardement.

Question : Toutes ces idées demandent de l'argent. Et le président Sambi vous demande d'où viendront les fonds pour réaliser vos projets ?

M.F. : (Rire). Lui aussi a des projets et où trouve-t-il les fonds ? On va trouver des fonds avec les pays amis comme il l'a fait. Il y a eu des conférences des bailleurs sur les Comores à Doha et à Maurice. C'est un acquis qu'il faut maintenant capitaliser. Ce sont plusieurs milliards qu'on doit mobiliser et mettre à profit.

Question : Vous avez parlé des pays amis qui peuvent nous soutenir. Justement quelle sera la politique étrangère de Fazul quant on sait que Sambi avait choisi le monde arabe ?

M.F. : Tout ce qui est positif chez Sambi, je vais le poursuivre. Je vais poursuivre et améliorer l'ouverture vers les pays arabes. Mais aussi, il ne faut pas oublier que notre premier partenaire, c'est la France. Mais ici, on va revoir les accords avec elle. Il y a aussi nos amis africains qui sont nos voisins. Il faut s'ouvrir à des pays comme Madagascar, Tanzanie, Maurice ou la Réunion. Il faut profiter de l'expérience de ces pays là en renforçant les liens de bon voisinage.

Question : Vous avez trouvé positive l'ouverture aux pays arabes par Sambi. Quoi d'autre retiendrez-vous de son règne ?

M.F. : La conférence de Doha, le renforcement des relations diplomatiques avec le Koweït, le Qatar et l'Arabie Saoudite, etc. C'était aussi une bonne idée d'attirer les investisseurs arabes pour investir aux Comores.
 

 

Question : Et qu'est ce qui est mauvais chez Sambi ?

 

M.F. : Ce qui est mauvais par contre, c'est le coté religieux. C'est mauvais de propager le chiisme dans ce pays sunnite. Nous avons une culture et une confrérie qu'on a héritées de nos aïeux. Vous ne pouvez pas venir le changer.


Question : Quelle est votre solution pour faire revenir Mayotte dans son giron naturel ?


M.F. : Il faut d'abord des discussions sérieuses et franches entre les dirigeants des deux pays. Les français savent très bien que Mayotte ne peut pas rester éternellement sous administration française. Donc, je propose qu'on cherche ensemble et dès maintenant une solution pour cette île comorienne. Mais il faut aussi qu'on se dise la vérité. La France ne peut pas lâcher brusquement Mayotte. Il faut que cela se passe progressivement. Par contre, je suis contre l'idée proposée par certains qui préconise « Un Etat et deux administrations ». Les français savent que Mayotte est comorienne donc il faut trouver une solution définitive. La solution passe aussi par le développement des autres îles. Dans ce sens, Mayotte va envier les trois autres îles. Déjà, le fait que Mohéli reçoit la tournante est un bon signe pour le mahorais. Vous savez que c'est l'injustice qui a fait que Mayotte est partie.

Question : Vous étiez président de l'île pendant 5 ans et vous avez brigué un deuxième mandat mais les mohéliens ont refusé. Qu'allez-vous dire aujourd'hui aux mohéliens pour vous redonner confiance ?

M.F. : Vous ne pouvez pas comparer une seule chose. On compare toujours deux choses. J'ai été président certes mais les mohéliens ne m'ont pas sanctionné. Les mohéliens croyaient qu'ils allaient avoir quelqu'un de mieux que moi. Mais trois ans après, ils ont compris que Fazul est le moins mauvais. Je ne suis pas le meilleur mais le moins mauvais par rapport aux autres. Avec tout ce que j'ai fait dans l'île, les mohéliens ont compris que le sauveur, c'est Fazul.

Propos recueillis par A.A. Mguéni

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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