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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 22:40

 

Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse) / 24 juin 2013

 

Comores /Coopération franco-comorienne : 

  

Mayotte au centre de la visite officielle du président Ikililou à Paris

 

Paris, lundi 24 Juin 2013 (HZK-Presse) –

 

Comme prévu depuis plusieurs mois le président

Ikililou Dhoinine a été reçu par le président Hollande à l’Elysée le 21 juin 2013. Dans la

conférence de presse qui a suivi cette rencontre et à laquelle le président comorien n’a pas

voulu participer, F. Hollande a déclaré qu’ils n’avaient pas parlé de Mayotte. Le Vice-

Président Mohamed Ali Soilihi a confirmé, au micro de RFO qu’ils n’avaient abordé que la

« déclaration d’amitié ».

 

Il est bien évident qu’il s’agit là de communication et que les deux hommes ont bel et bien

évoqué ce contentieux de 40 ans qui n’a jamais empêché la coopération et l’amitié entre les

deux pays, sauf pendant la courte période révolutionnaire (1975-1978). Il est d’ailleurs à noter

qu’à la fin de son point de presse le président français se contredit en affirmant qu’ils ont

abordé la question du « visa Balladur » (« Nous en avons parlé »). Alors comment ont-ils pu

parler du visa sans évoquer Mayotte ?

 

Les deux présidents ont tout de même signé une déclaration qui, faute d’avoir pu noter des

avancées sur le contentieux franco-comorien, met en avant l’amitié et la coopération entre les

deux pays. On peut se demander s’il y avait une guerre entre les deux pays ou si la

coopération s’était interrompue à un moment. Mais, contrairement à ce que certains disent

depuis la signature de ce texte, en plus de l’amitié et de la coopération, la division territoriale

des Comores est évoquée. En effet, au deuxième paragraphe de cette déclaration, on peut lire :

« Un différend, apparu depuis l’accession des Comores à la souveraineté en vertu des

principes universels de la Charte des Nations Unies, et des normes internationales relatives à

l’accession à l’indépendance des anciennes colonies, a affecté les relations historiques entre

les deux pays».

Quelles sont donc les « normes internationales relatives à l’accession à l’indépendance »

évoquées dans ce texte, sinon entre autres la consultation de la population et l’intangibilité des

frontières issues de la colonisation, deux principes que la France a piétiné en 1975 ? Par sa

signature le Président français reconnaît le non respect de ces principes par la France.

 

Du reste, le président Ikililou a eu l’occasion de réaffirmer ce message d’une manière plus

claire dans le déjeuner offert par la Ministre de la Francophonie (et non une séance de travail

comme on a pu le lire de la part d’opposants) en parlant d’un

« différend territorial pourtant

né au mépris du droit international et de toute considération humaine » ou « d’indépendance

inachevée ».

 

Il a également rappelé que « la France, Membre Permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU,

n’a jamais accepté l’application intégrale de la Résolution n°33-85 de l’AG de l’ONU,

relative à l’admission de l’archipel des Comores composé de Mayotte, Anjouan, Mohéli et

Grande-Comore, à l’indépendance ». Certains comoriens parlent de trahison, pourtant il est

difficile de se rappeler quand est-ce qu’un autre président a eu des paroles aussi limpides sur

son engagement à défendre l’intégrité des Comores dans une visite officielle en France.

D’autres disent que ce ne sont que des symboles, mais la réaffirmation de ces principes au

Quai d’Orsay n’est pas seulement symbolique car la départementalisation et la rupéisation

sans véritable réaction sous la présidence Sambi auraient pu laisser croire à certains

partenaires que les Comores avaient renoncé à leurs revendications légitimes.

Pour le reste du texte, c’est la continuation d’une diplomatie dans laquelle on privilégie la

coopération au détriment des intérêts territoriaux du pays (ce qu’avait habilement dénoncé le

président Ali Soilihi en son temps). La diplomatie d’Ikililou va mettre en place le Haut

Conseil Paritaire (HCP) comme le Président Sambi avait mis en place le GTHN qui avait

permis d’endormir la diplomatie comorienne et masquer la départementalisation et la

rupéisation progressives de Mayotte.

 

Un autre danger transparait dans la déclaration signée par les deux présidents. Il avait déjà été

dénoncé par des militants dans les Accords Mixtes franco-comoriens sous la présidence Azali,

considéré comme normal dans les discussions menées par les hommes du président Sambi au

sein du GTHN. Il s’agit de la menace de faire de l’armée comorienne un auxiliaire de la

police française à Mayotte, en lui fixant entre autres missions l’arraisonnement des kwasakwasa

au départ, sans contre-partie politique qui aurait ou être la fin du visa Balladur qu’on

fait miroiter à la diplomatie comorienne depuis près de 15 ans.

 

Mahamoud Ibrahime, correspondant à Paris

220613/mi/hzkpresse/09h00

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 20:14

Source : http://www.elysee.fr

Point presse du président de la République à l'issue de la rencontre avec M. Ikililou DHOININE, président de l’Union des Comores

 

 

Ikililou-signe-a-l-accord-d-amitie-a-l-elysee-copie-1.jpgQUESTION : « Est-ce que vous pouvez nous dire un petit mot sur les relations que vous avez évoquées avec le Président des Comores s’il vous plait ? »


LE PRESIDENT : « Avec le Président des Comores, nous avons signé une déclaration d’amitié pour engager une politique de coopération parce que les Comores ont besoin d’être soutenues dans leur développement et également pour régler – vous le savez – ces drames humains qui ne peuvent plus être acceptés, et de faire en sorte que nous puissions mieux nous organiser pour éviter ce type de situation.


QUESTION : « Est-ce que vous avez évoqué la résolution 3385 de l’ONU qui réclame justement que Mayotte revienne dans le giron des Comores ? »


LE PRESIDENT : « Vous connaissez les positions de chacun et nous avons préféré parler de la déclaration d’amitié. »


QUESTION : « Va-t-il y avoir un nouveau groupe de travail de haut niveau ? Le GTHN ? »


LE PRESIDENT : « Nous travaillons ensemble pour une coopération régionale. Voilà le sens de notre démarche. »


QUESTION : « Comment est-ce que vous pouvez aujourd’hui régler ce problème entre Mayotte et, justement, les Comores ? Parce que c’est le plus grand cimetière marin au monde. »


LE PRESIDENT : « C’est ce que je vous ai dit. Nous devons régler ces drames humains, on ne peut pas les accepter. D’abord par un système de contrôle plus efficace, une lutte contre ceux qui organisent ces passages au risque – on le sait – de péril pour ceux qui utilisent ces passeurs. Et ensuite en faisant en sorte qu’il y ait des mouvements de population qui puissent être acceptés par la France.


QUESTION : « Est-ce que vous avez évoqués également le problème de l’accident qui va fêter malheureusement ses 4 ans ? »


LE PRESIDENT : « Oui, nous l’avons évoqué car cette catastrophe aérienne a bouleversé nos deux pays. QUESTION : « La France a souhaité aider les Comores tout récemment pour la tentative de coup d’Etat. Est-ce que vous avez avancé ? Est-ce que vous avez réussi à arrêter un certain nombre de gens ? »


LE PRESIDENT : « Ce sont les autorités comoriennes qui ont arrêté ceux qui étaient prêts à déstabiliser le pays une nouvelle fois. Cela fait des années que cela dure. Ces personnes ont été arrêtées et j’ai assuré le Président comorien que nous apporterons toutes nos coopérations, tous nos renseignements pour que l’on remonte jusqu’aux instigateurs de ce complot. »


QUESTION : « Monsieur le Président sur la coopération, comment va se concrétiser cette nouvelle politique de coopération ? »


LE PRESIDENT : « Politique d’appuis aux investissements, aussi de soutien à ce qu’on appelle la Diaspora comorienne, qui est d’ailleurs très présente en France. Il y a plus de 300 000 Comoriens qui vivent en France, certains d’ailleurs avec une double nationalité. C’est une richesse que nous devons aussi mettre au service des Comores. Nous ferons donc en sorte qu’il y ait des projets qui puissent être soutenus et des Comoriens qui vivent en France – quand je dis en France, c’est la Réunion, Mayotte, c’est aussi la métropole – qui puissent investir ou agir pour le développement des Comores. »


QUESTION : « Avez-vous parlé des projets liés à l’environnement ? Il y a de nombreuses catastrophes naturelles dans la région. La Commission de l’Océan Indien (COI) travaille en ce sens. Est-ce que la France à travers la COI continuera justement dans cette lancée ? Et fera en sorte qu’il y ait un parallèle entre Mayotte et les Comores ? »


LE PRESIDENT : « Je vous ai parlé de coopération régionale. Nous voulons qu’il y ait une organisation davantage qu’aujourd’hui au plan régional justement pour la prévention d’un certain nombre de catastrophes et une action concertée pour protéger l’environnement. Nous travaillons dans cet esprit. C’est pour cela que le ministre LUREL a participé à l’entretien. »


QUESTION : « Est-ce que le président des Comores vous a invité chez lui ?


LE PRESIDENT : « Nous n’avons pas évoqué cette éventualité. »


QUESTION : « Est-ce qu’il y aura un assouplissement du visa Balladur ? »


LE PRESIDENT : « Nous en avons parlé. Il reste encore des difficultés à régler. »

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 14:13
Vous trouverez ci-dessous la déclaration signée hier (21 juin 2013)  au palais de l'Elysée, à Paris entre les Présidents français et comoriens, François HOLLANDE et Ikilikou DHOININE

Bonne lecture

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

Déclaration de Paris sur l'amitié et la coopération entre la France et les Comores (Paris, 21 juin 2013)

Ikililou-signe-a-l-accord-d-amitie-a-l-elysee-21-juin-.jpg
Déterminées à promouvoir l’amitié des peuples dans le respect de la Charte des Nations Unies, la France et les Comores, qui partagent une longue histoire, souhaitent ouvrir un nouveau chapitre de leurs relations.
Un différend, apparu depuis l’accession des Comores à la souveraineté en vertu des principes universels de la Charte des Nations Unies, et des normes internationales relatives à l’accession à l’indépendance des anciennes colonies, a affecté les relations historiques entre les deux pays.
La France et les Comores considèrent que le moment est maintenant venu de refonder les liens historiques et étroits qui les unissent et de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales afin de répondre aux aspirations des deux peuples.
Les deux signataires doivent pour cela, intégrer le passé dans une dynamique constructive pour rechercher ensemble, avec lucidité et objectivité, une voie originale permettant de construire une relation rénovée tournée vers l’avenir.
Cette volonté commune s’inscrit dans le respect des principes universels du droit international et des intérêts respectifs des deux pays, notamment la recherche pragmatique, dans un cadre bilatéral privilégié et concerté, de l’approfondissement de la coopération.
Les deux signataires ont décidé de développer un partenariat stratégique, exemplaire et ambitieux, qui devra inclure toutes les dimensions de leur relation et aura vocation à se développer rapidement dans tous les domaines.
La France et les Comores déclarent leur intention de coopérer comme suit :

I. Dialogue politique
La France et les Comores décident de renforcer leurs échanges au niveau approprié sur les questions internationales et régionales et sur toutes autres questions d’intérêt commun.
Elles souhaitent ainsi trouver ensemble des réponses adaptées aux défis d’un monde en profonde mutation. Elles considèrent qu’elles ont, chacune, des atouts qu’elles peuvent valoriser dans le cadre d’un dialogue politique confiant et approfondi.
Dans cette perspective, il sera mis en place un « Haut Conseil Paritaire » pour mettre en œuvre et suivre les orientations définies par la présente déclaration. Il sera notamment chargé de préciser les principaux axes de coopération, de définir un calendrier et de proposer les actions concrètes participant à un développement harmonisé, au rapprochement et à la prospérité des quatre îles. Ce haut conseil paritaire tiendra sa première réunion d’ici la fin de l’année 2013. Il se réunira ensuite à intervalles réguliers selon les modalités à définir ultérieurement.

II. Coopération bilatérale et régionale
 
La France et les Comores ont développé au fil des années une coopération étroite dans de nombreux domaines.
Soucieux de poursuivre ces échanges, et de les intensifier, les deux signataires élaborent conjointement un document-cadre définissant les axes et les priorités de leur coopération pour la période 2015-2020. Ce document-cadre ne sera pas exclusif d’autres formes de coopération que les deux signataires pourraient décider d’un commun accord.
Les deux signataires estiment que l’identité géographique, sociale et culturelle des quatre îles doit permettre de faciliter leur insertion régionale, sur la base de relation de confiance et d’un dialogue renouvelé.
La France et les Comores sont désireuses de développer les liens entre les populations des quatre îles à travers un rapprochement entre leurs sociétés civiles et leurs opérateurs économiques. Elles entendent notamment mettre en place toutes les facilités tendant à promouvoir et à encourager les initiatives permettant une meilleure connaissance réciproque de leurs jeunesses.

III. Coopération économique
La France et les Comores entendent jouer un rôle central dans la construction d’un espace du sud-ouest de l’océan Indien, de paix et de sécurité, de droit et de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.
L’une et l’autre donneront un nouvel élan à leurs relations économiques, notamment au travers du développement de la coopération régionale. Dans ce but, elles entendent favoriser une relance de leurs échanges économiques et encourager le développement des investissements entre leurs entreprises.
Cette relance devrait être mutuellement bénéfique et se traduire par le développement de l’investissement et la préservation ou la création d’emplois sur leur territoire respectif. Les opérateurs économiques, y compris les Comoriens établis en France et les Français établis aux Comores seront étroitement associés à sa définition et au suivi de sa mise en œuvre.

IV. Dimension humaine
 Les échanges humains qui témoignent des liens naturels entre les quatre îles, historiques et étroits entre la France et les Comores, représentent une richesse incomparable pour chacune d’elles et chacun d’eux.
Dans cette perspective, la France et les Comores s’efforceront, dans le respect de leurs positions respectives, de répondre aux préoccupations exprimées en matière de circulation des personnes et des biens entre les quatre îles.

Les deux signataires estiment que la circulation des biens et des personnes contribue au rapprochement des populations et qu’une maîtrise concertée de cette circulation constitue un facteur de stabilité de l’archipel et de développement économique, social et culturel.
Afin d'éviter les drames humains qui se produisent au large des quatre îles, les deux signataires sont déterminés à prendre toutes les mesures appropriées, notamment en matière de coopération et d'opérations conjointes nécessaires à la sécurité maritime.

François HOLLANDE
Président de la République Française
ET
Ikililou DHOININE Président
de l’Union des Comores
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:56

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Coopération entre Paris et Moroni :

Philipe Lacoste prône l’instauration de nouvelles bases sur la question de Mayotte

        

 

Moroni, vendredi 12 Octobre 2012 (HZK-Presse) L’ambassadeur de France à Moroni M. Philipe Lacoste s’est entretenu durant 38 minutes avec deux journalistes de l’ORTC dans une émission diffusée le vendredi 05 Octobre. Le diplomate français a passé en revue la coopération bilatérale entre Paris et Moroni. Sur la question de l’île comorienne de Mayotte, l’ambassadeur estime qu’il serait bien de « partir sur des nouvelles bases ». L’ambassadeur est revenu sur les problèmes de délivrance des visas depuis le mois d’août dernier.

 

L’ambassadeur de France à Moroni a répondu aux questions des journalistes de la télévision nationale dans une émission diffusée vendredi soir à 19h 45mn. Sur la question de l’île comorienne de Mayotte, pomme de discorde entre la France et l’Union des Comores, « de nouvelles bases devront être instaurées dans l’intérêt des deux parties ».

 

Selon lui, intensifier la coopération bilatérale dans le domaine de l’économie serait « une option intéressante ». D’ailleurs, le diplomate a précisé, que la France reste toujours le premier partenaire économique des Comores, en s’appuyant sur les projets conjoints de développement tels que le Co-développement et le Programme d’appui au secteur de la santé aux Comores pour ne citer que ces ceux-là.

 

A propos des visas d’entrée dans l’espace Schengen, le diplomate français a signifié « qu’un dossier bien ficelé bénéficie d’une délivrance de visa ». Il s’agit selon lui d’un dossier qui « ne présente aucune falsification et qui répond parfaitement aux conditions requises ». Le cas des demandeurs de visa désirant se rendre en France, à la Réunion ou à Mayotte pour des raisons médicales refusé, a été posé.  « Malheureusement, ces cas sont enregistrés, a reconnu l’ambassadeur tout en précisant qu’il s’agit là des conséquences de plusieurs réseaux de fraudeurs démantelé ».

 

Du coup la moindre défaillance constatée sur un dossier, le décrédibilise. M. Philipe Lacoste a même donné  un exemple des femmes enceintes désirant accoucher à l’Hexagone qui prétendent vouloir rendre visite à des familles au lieu de présenter un certificat médical précisant la raison de ce choix, telle une complication de la grossesse.

 

Sur la question des nouveaux passeports biométriques comoriens, l’ambassadeur a expliqué qu’ils ont finalement décidé de délivrer des visas d’entrée en France mais pas dans l’espace Schengen. « La raison est simple, les polices de la zone n’ont pas été informées des nouvelles mesures de sécurité incrustées dans les ces nouveaux passeports ».

 

A propos de la place de la France dans le développement  de l’Union des Comores, l’ambassadeur a estimé que son pays  joue le rôle d’avocat dans le dossier des Comores aux instances internationales dans le cadre de l’Initiative pays pauvre très endetté (IPPTE), dont l’archipel converge vers le point d’achèvement. Avant de finir l’entretien, l’ambassadeur de France à Moroni a fait part de sa confiance quant à un avenir meilleur de ce vieux couple franco-comorien.

 

Liyassian Iliasse Mohamed

121012/lim/hzkpresse/09h00

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 19:47
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
 
Comores /  
Nouveau passeport biométrique :
L’ambassade de France bloque les visas sur les nouveaux passeports

 

 
Moroni, jeudi 13 septembre 2012 (HZK-Presse) Les autorités comoriennes ont récemment mis en circulation des nouveaux passeports biométriques. Mais ces passeports ne sont pas encore reconnus par l’ambassade de France, ce qui complique la délivrance des visas, surtout pour les étudiants désireux de se rendre dans ce pays.
 
Dernièrement, le gouvernement comorien a mis en circulation des nouveaux passeports biométriques pour leurs ressortissants. Cette mise en circulation du précieux document de voyage n’est pas encore connue au niveau international. « Dès qu’un Etat met en place un nouveau titre de voyage, il doit suivre des procédures internationales afin que les autres pays reconnaissent ce document », lit-on dans un communiqué de presse de l’ambassade de France auprès de l’Union des Comores.
 
Dès réception de ce modèle type du nouveau passeport le 20 Août dernier, l’Ambassade de France à Moroni qui représente à Moroni les Etats de l’Union Européenne l’a immédiatement transmis aux services compétents pour diffusion à tous les pays de l’espace Schengen. « Un comité d’experts se réunira à Bruxelles dans les prochaines jours pour la validation de ce document. Cette étape est nécessaire pour que le passeport soit reconnu par la police de frontière », précise ce communiqué.
 
Face à cette situation, l’Ambassade de France à Moroni attend la décision du comité européenne car sans cette décision, l’Ambassade de France ne délivrera pas des visas sur le nouveau passeport comorien. « Sans l’autorisation du comité européen, l’Ambassade de France ne peut pas délivrer de visa pour le nouveau passeport comorien », ajoute ce communiqué.
 
Toutefois, elle continue d’examiner toutes les demandes des personnes qui disposent d’un passeport « ancien modèle » en cours de validité. Interrogé sur cette question, le ministère de l’intérieur attendait cette réaction de leur part. « Arrivé à ce stade, c’est l’affaire des diplomates », lance Mohamed Abbas Elhad, le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur.
 
Pour rappel, ce nouveau passeport biométrique avait causé des problèmes pour les étudiants qui devaient partir à l’étranger poursuivre leurs études. Mais l’Ambassade de France à Moroni semble avoir trouvé une solution.
 
Mohamed Youssouf
130912/my/hzkpresse/09h00
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:49
Comores /  
Coopération :
Riyad et Rabat octroient 450 bourses aux étudiants comoriens
 
Moroni, mardi 04 septembre 2012 (HZK-Presse) Pour la prochaine rentrée universitaire, l’Arabie Saoudite a octroyé 300 bourses aux Comores. Et ce geste est suivi par le Maroc avec 150 bourses.  
 
Tout a changé cette année. C’est la première fois depuis l’établissement des relations diplomatiques avec l’Arabie Saoudite que les Comores ont enregistré un nombre aussi important de bourses d’études. Ce pays frère qui accordait entre 30 et 40 bourses, a décidé cette année, d’en octroyer 300.
 
« C’est un geste sans précédent et ceci est le fruit des efforts du chef de l’Etat dans sa volonté de renforcer les liens entre les deux pays », lance Mohamed Kabir, l’ambassadeur des Comores en Arabie Saoudite. Dans ce même domaine de l’éducation, un autre pays ami apporte aussi son aide. Il s’agit du royaume du Maroc qui vient d’accorder 150 bourses d’études aux étudiants comoriens.
 
« Cette année, tout a changé. Rabat a triplé son offre passant de 50 à 150 bourses et c’est un signal fort », se réjouit Chakira Abakar Soilih, le directeur de cabinet du ministre des relations extérieures. Un point commun sur les bourses des deux pays, les études commencent du premier jusqu’au troisième cycle. « Les bourses seront conjointement gérées par le ministère de l’enseignement supérieur et celui des relations extérieures », confirme Mohamed Bakri.
 
Pour bien gérer les bourses d’études, une commission d’attribution est mise en place et elle sera composée par le gouvernement, MIREX et le ministère de l’enseignement supérieur. « Sur l’attribution des bourses, la commission privilégie les bacheliers les plus méritants, notamment ceux qui ont obtenu une mention », souligne le directeur de cabinet de Mohamed Bakri.
 
Quant à la répartition, 50 bourses sont réservées à la discrétion du Chef de l’Etat, 30 bourses aux étudiants en place en cours de préparation du Master et du Doctorat et les 70 bourses seront reparties entre les trois iles (31 à Ngazidja, 24 à Anjouan et 15 à Mohéli). « Les 50 bourses du chef de l’Etat seront attribuées candidats qui ont eu les mentions », annonce Chakira Abakar Soilih, avant d’ajouter que « les mentions restantes seront privilégiés dans les bourses d’Arabie Saoudite ». Concernant les bourses d’Arabie Saoudite, l’ambassadeur des Comores à Riyad s’engage à intercéder auprès des autorités de ca pays, si les candidatures dépassent le nombre demandé.  
 
Mohamed Youssouf 
040912/my/hzkpresse/10h00
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:34

SAM_08903.JPGLe gouverneur Anissi Chamsidine qui séjourne en France depuis vendredi 09 mars 2012, a eu une séance de travail lundi 12 mars avec Madame Elisabeth BARBIER, directrice d’Afrique et de l’Océan indien au Quai d’Orsay. Les deux autorités ont échangé pendant plus d’une heure de temps, dans une atmosphère prometteuse de grande cordialité.

Plusieurs projets relatifs à la coopération décentralisée ont été évoqués lors de ces discussions, notamment la lutte contre les disparités et le désenclavement de l’ile en matière de communication. Les deux autorités se sont également mises d’accord sur une collaboration afin d’aboutir à une administration adaptée, structurée et appropriée pour le développement de l’ile d’Anjouan.

SAM_0902-copie-1.JPGLa mobilisation de la diaspora, l’enseignement, les infrastructures, l’assainissement de l’eau, la mise en œuvre des nouvelles mairies et la formation (de l’état civil, sécurisation fiscale et renforcement des capacités des ressources humaines) étaient parmi les sujets abordés par le locataire de Dar Nadjah et Madame Barbier.

SAM_0891.JPGAprès cette rencontre, le gouverneur Anissi Chamsidine, accompagné de l’ambassadeur des iles Comores à Paris, Abdallah MIRGHANE, du directeur de la coopération décentralisée de l’île autonome d’Anjouan, Abdallah MOHAMED et du président de l’Association des Maires d’Anjouan, Saïd Ali CHAHALANE a été reçu pour un déjeuner par Monsieur Pierre BAILLET, secrétaire permanent de l’Association Internationale des Maires Francophones. A cette occasion, le chef de l’exécutif de l’ile a pris l’engagement de régler tous les arriérés de cotisation dus par la commune de Mutsamudu auprès de l’AIMF dès son retour à Anjouan.
 
Pour rappel, c’est la première visite officielle en France du Gouverneur Anissi Chamsidine, depuis son accession à la magistrature suprême de l’ile d’Anjouan.
 
 Mohamed El-had 

Pour le blog HALIDI-BLOG-COMORES  

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:29

  

Source : Alwatwan du 23 novembre 2011

 

La commission des Affaires étrangères de l'assemblée nationale française a été saisie le 16 novembre du projet de loi (n° 3598) autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement français et le gouvernement de l'Union des Comores instituant un partenariat de défense. Ce nouvel accord fait partie d'un ensemble de textes qui marquent la rénovation des accords de défense entre la France et huit Etats africains dont le Cameroun, la République centrafricaine, les Comores, la Côte d'Ivoire, le Djibouti, le Gabon, le Sénégal et le Togo.

Le projet ne se limite pas selon les auteurs “à une adaptation technique d'un de nos accords de défense en Afrique. Il prend place dans un cadre politique plus vaste, consistant à placer les relations de la France et des pays africains sous le sceau d'un partenariat et à aider l'Union africaine, qui en a manifesté la volonté, à disposer dans un proche avenir d'une force d'intervention“. Pour justifier la pertinence de l'accord, la commission des affaires étrangères a indiqué qu'“après la crise d'Anjouan en 2007 et 2008, résolue par l'intervention militaire de l'Union africaine et par la mise en œuvre du plan désarmement démobilisation réinsertion de l'Onu, une nouvelle crise a éclaté aux Comores en mai 2010 lorsque le président Sambi a souhaité prolonger d'un an son mandat présidentiel“.

 

“Vifs débats” et
approche “réaliste”

 

 

La commission qui juge la situation “calme dans les trois îles, qui ont chacune accédé à la présidence du pays depuis l'adoption de la Constitution en 2001“, ne manque pas de relever que “selon la Constitution comorienne, c'est l'île de Mayotte qui devra proposer une liste de candidats mahorais pour l'élection de 2016“.

Selon elle, il y aura de vifs débats entre les partisans d'une approche qu'elle qualifie de “réaliste“ (ils proposent soit de mettre un terme à l'élection “tournante“, soit de sauter le tour de Mayotte pour commencer un second tour avec la Grande Comore), et les partisans de la “ligne dure qui voudront que les Comores se battent pour l'organisation d'un premier tour sur l'île de Mayotte, avec une liste de candidats mahorais“. Dix ans séparent la rupture de la coopération militaire à la signature du nouvel accord. Les relations militaires avec la France étaient suspendues depuis 1999 en raison du “désaccord sur Mayotte“, lit-on dans ce rapport. Les Comores ont initié, depuis, un rapprochement avec la France et le Maroc sur les questions de coopération militaire. Trois piliers fondent la stratégie de la France en Afrique : “traduire la fidélité de la France au continent africain à travers une relation bilatérale rénovée, tout en favorisant un cadre d'action multilatéral, impliquer davantage l'Union européenne comme un acteur de la paix et de la sécurité en Afrique et contribuer à bâtir une politique africaine de la sécurité“.

 

Ne plus agir seule

 

Dans sa démarche, la France décide donc de ne plus agir seule en Afrique. Elle est donc à la pointe d'actions multilatérales, comme “le cas de l'enceinte de concertation et de coordination, née en 1997 de la volonté de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne d'agir au profit de la structure de paix et de sécurité de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cedeao). Un groupe qui s'est élargi à d'autres pays (Canada, Pays bas et Allemagne) et à l'Union européenne (Ue)“. La force africaine en attente (Faa), composée de troupes d'intervention, devrait être opérationnelle à l'horizon 2015. Ses missions se résument à l'action militaire en appui d'une mission politique, mission d'observation avec l'appui de l'Onu, mission d'observation sans l'appui de l'Onu, déploiement d'une force de maintien de la paix et déploiement préventif, maintien de la paix pour des missions complexes (aide humanitaire, désarmement, administration) en milieu hostile, enfin intervention d'urgence (génocide...).

 

“Entière maîtrise”

 

Les Comores appartiennent déjà à la brigade Est de la force africaine en attente. Les forces armées françaises en zone sud de l'Océan indien participent à l'entraînement de cette unité, conduisant récemment une formation (détachement d'instruction opérationnelle) du 20 au 28 septembre. Le nouvel accord de défense a été signé à Paris le 27 septembre 2010 entre la France et les Comores abroge l'accord de coopération en matière de défense signé à Paris le 10 novembre 1978, tout comme elle annule la convention relative aux conditions du concours militaire technique français pour la formation, l'organisation et l'équipement des forces comoriennes, ainsi que pour la formation des stagiaires militaires comoriens dans les écoles et centres d'instruction militaires en France du 4 août 1979.

Le nouvel accord abroge aussi la convention relative aux facilités accordées à la République française par la République islamique des Comores du 4 août 1979, conclue sur le fondement de l'article 3 de l'accord de coopération en matière de défense. Il met fin à un engagement quasi automatique de la France en cas d'agression à l'encontre de l'Union des Comores et indique clairement dès l'exposé des motifs que la France n'a pas non plus vocation à intervenir dans l'archipel en cas de crise intérieure. Dans l'entendement des français, ce dispositif vise à donner aux pays africains “l'entière maîtrise de leur défense et à les encourager à bâtir la force africaine en attente“, et les encourager à établir “un instrument de sécurité collective sous l'égide de l'Union africaine, dans le respect de la charte de l'Onu et dans le cadre du partenariat stratégique entre l'Ua et l'Ue”.
AAA

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 21:56

 

 La mort de Khadafi, «une triste nouvelle » aux Comores

 

(Photo / Sitti Kassim,porte-parole du gouvernement comorien)


La mort de Kadhafi a été accueillie comme une «triste nouvelle» à Moroni pour reprendre l'expression de Damir Ben Ali, ancien président de l'Université des Comores. Car, comme l'explique le chercheur comorien «peut-être la démocratie a gagné mais c'était quand même un défenseur de l'Afrique... Il a défendu la dignité de l'Afrique. Il a aussi soutenu notre pays. Espérons que la démocratie gagnera.»

 

La porte-parole du gouvernement comorien, Siti Kassim (photo ci-dessus), aurait, quant à elle,   « souhaité que les hommes se battent par les propos et non pas les armes. La mort n'a jamais été une bonne chose. »

 

ministre_said_20jaffarv.jpgPour l'ancien ministre des Relations extérieures , Ahmed Ben Said Jaffar (Photo ci-dessus / Archives Halidi-Blog-comores), « Kadhafi a été un grand homme de l'Afrique. Il a toujours défendu la cause des faibles. »

Certes, sa disparation  pose « le problème de la gestion du pouvoir et de la durée à la tête des Etats mais il ne faut pas oublier qu'il a été à l'origine de l'Union africaine. Il n'y a pas d'homme parfait. » a souligné l'ancien ministre.

S'il admet que l'état dans lequel se trouve la Libye est dû à « son entêtement, » l'ancien chef de la diplomatie comorienne rappelle que « Kadhafi a toujours soutenu les Comores notamment sur la question de Mayotte »

« On ne peut pas ne pas avoir une pensée pour lui », a-t-il dit.

 

Député 030Le vice-président de l'assemblée nationale, Attoumane Allaoui Andoudou (Photo ci-dessus - Archives Halidi-Blog-Comores, en cravate rouge), « Kadhafi ne mérite pas cette mort quelque soit les raisons. C'est un grand homme. Il ne devait pas être abattu comme cela. ».

Pour l'élu, « il y a eu des régimes plus atroces que celui de Kadhafi. Comment comprendre que depuis dix ans, il a été l'ami de l'occident et que, du jour au lendemain, il soit devenu l'ennemi à abattre ? »

Pour le député Andoudou, « la cause de la mort de Kadhafi est ailleurs. Il savait dire non à l'Occident ...

Comme la majorité des Comoriens, je suis très touché par cette mort »

Il a en outre fait observer qu'il est inhabituel

que « des Etats occidentaux larguent  des armes à des rebelles. » et qu'il craint que cela ne fasse tâche d'huile.


AMj

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 22:11

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Accord de coopération décentralisée :

Ngazidja et la Seine-Saint-Denis main dans la main

 

 

Paris, mercredi 05 octobre 2011 (HZK-Presse) Le département de la Seine-Saint-Denis (France) et l’île autonome de Ngazidja sont unis par un protocole de coopération décentralisée conclu, vendredi 1er octobre dernier à Paris.

 

Cet accord signé par Claude Bartolone, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Mouigni Baraka Gouverneur de l’île autonome de Ngazidja et Saïd Abdallah Mchangama, président de l’association des maires de Ngazidja, s’inscrit dans la volonté des deux parties à engager « une coopération fondée sur les intérêts mutuels de leurs habitants et dans les domaines qui relèvent de leurs compétences ». Cette signature est le couronnement d’une série d’intenses discussions et travaux initiés depuis 2008 par le conseil général de la Seine Saint-Denis, l’association des maires de Ngazidja en collaboration avec les élus d’origine comorienne en l’île de France et les associations de la diaspora.

 

Il a été ainsi décidé de développer cette coopération dans  la formation des élus et des agents, l'eau et l'énergie, la protection maternelle et infantile, les nouvelles technologies et notamment les logiciels libres, l'appui au développement économique. « Des projets ambitieux et sensibles », selon le gouverneur Mouigni Baraka. Il s’agit de démontrer que « l’on peut aider la population des Comores et les élus des Comores dans des politiques innovantes en direction de la mère et de l’enfant, par exemple, ou dans des politiques plus structurantes qui touchent à l’eau et à l’assainissement », a déclaré Claude Bartolone, président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis que nous avons interrogé à l’issue de la cérémonie de signature.

 

« Nous voulions à la fois être aux côtés de la communauté comorienne qui vit en Seine-Saint-Denis et montrer notamment dans ce département de toutes les couleurs, de toutes les religions où l’on vient de tous les pays du monde, qu’il est possible de créer des liens entre différents pays du monde que ce ne soient pas forcément les liens voulus par les traders et les banquiers », a insisté ce responsable français. Car, il faut le souligner, pour les responsables de la Seine-Saint-Denis l’archipel des Comores n’est pas un partenaire comme les autres compte tenu de sa forte communauté installée dans ce département français situé au nord est de l’agglomération parisienne.

 

Pour Saïd Abdallah Mchangama, président de l’association des maires de Ngazidja(AMN) ce protocole est « dans son essence un accord de renforcement de capacités pour faire de l'AMN et de ses membres des acteurs qualifiés et efficaces. Par ailleurs l'AMN bénéficiera de l'accès aux services techniques du département du 93 pour bénéficier de leur expertise en matière de conformité et contrôle de qualité ». Cet ancien président de l’assemblée nationale, également  très engagé dans les actions sociales et associatives, insiste sur le point concernant le « contrôle qualité » qui semble être le chainon manquant dans tous les travaux qui se font aux Comores.

 

« Les collectivités, la diaspora et l'état dilapident énormément d'argent dans des investissements d'infrastructures de mauvaise qualité qui ne répondent pas aux normes. Une grande partie des fonds de l'aide internationale est inutilisée ou mal utilisée ; l'état manque de vision et de capacités à élaborer de bons projets et ne se cherche pas de réseaux d'appui réputés pour le conseil et l'expertise », a-t-il détaillé.

 

Ainsi, selon lui, l’accord de coopération entre le département de la Seine-Saint-Denis qui permettra surtout à l’AMN et les différents services de Ngazidja à accéder à « une expertise de grande qualité d'une institution démocratique est une garantie d'efficacité et de transparence ». La signature de ce protocole a été saluée par les différentes parties. « Nous espérons que ce que nous venons de signer soit effectif. Que les Comoriens verront ce que nous avons signé ensemble avec le Conseil Général de Saint-Denis », a déclaré le gouverneur Mouigni Baraka soulignant qu’il s’agit du « premier acte » qu’il vient de poser en sa qualité de gouverneur de l’île autonome de Ngazidja.

 

« Cela représente un espoir à la fois de réunir deux peuples qui ont des liens historiques et de sang et aussi deux territoires qui sont liés même de loin par des valeurs à la fois humaine mais aussi géopolitique », a souligné un membre de la diaspora présent à la cérémonie. « Nous sommes très fiers. La balle est dans le camp des autorités de l’île de Ngazidja, de l’association des maires et le Conseil général. Il est visiblement déterminé à aider notre pays  nous souhaitons que cette coopération puisse être généralisé dans l’ensemble du pays », a estimé Ibrahim Mahafidh Eddine.

 

« Nous avons fait un travail formidable pour qu’on arrive à la cérémonie de signature », s’est félicitée, pour sa part, Amina Mouigni, une élue franco-comorienne de la Courneuve. Le département de la Seine-Saint-Denis et l’île de Ngazidja ont décidé d’engager leur coopération sur une durée de trois ans au terme de laquelle « les deux partenaires décideront de la suite à donner ».

 

Faïssoili Abdou (Correspondant à Paris)

051011/fa/hzkpresse/06h00

 

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