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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 21:21

 

L’équipe nationale des Comores, pour son deuxième match comptant pour les éliminatoires de la CAN 2012, n’a pas pu créer la surprise tant espérée hier après midi au stade international de Mitsamiouli face au Mozambique et ce en dépit de la participation de sept joueurs qui évoluent en Europe. Le Mozambique s’est en effet  imposé 1-0 dans le temps additionnel (91eme minute).

Les hommes de Chamité ont raté là une belle occasion de faire rêver tout un pays. Pour rappel, le 5 septembre dernier, ils étaient déjà  battus par les zambiens par un score de 4 buts à 0. Lors de la troisième journée  ils se déplaceront en Lybie. Ils sont quasiment éliminés ! Reste juste à sauver l'honneur.

Ci-dessous la liste des joueurs qui ont été sélectionnés :

Gardiens : 

Ahmed Athoumani (Volcan club)

Mroivili Mahahmoud (Coin Nord)

???? (Steal Nouvel)

 

Défenseurs :

Mahamoud AliMchangama (Apaches)

Ali Rassou (Apaches club)

David Humblot Ferdinand (Coin Nord)

Bacar Msaidié (Coin Nord)

Ahmed Ali (Kaz club)

 

Milieux:

Damime Abdoulhaniou (Chirazienne)

Mahamoud Mohamed (Elan club)

Ahmed Kassim (Steal Nouvel)

 

Attaquants :

Mohamed Mouigni (Elan club)

Youssouf Djabir (Comorozine)  

Ahmed Ali Soilihi (Apaches club)

Abdoulkarim Sandjema (Elan)

 

Les expatriés:

Nadjim Abdou (Millwall, Angleterre)

Ben Ahmed Athoumani (Aubervilliers,France)

Yassine Saandi 

Ali Mmadi (Evian Thonon,France)

Moubaraka Abdallah Mfoihaya (Oslo city, Norvège)

Youssouf Mchangama

Mohamed Mchangama (Nîmes Olympique,France)

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 
 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 19:21

Y. Moussa: « On a l'impression que le gouvernement a rendu les armes »

Y. Moussa: « On a l’impression que le gouvernement a rendu les armes »
cheveux poivre-sel, la démarche lente et le verbe toujours haut, Youssouf Moussa n'a pas perdu de sa pugnacité, même si on l'entend moins ces dernières années sur la question de Mayotte. Alors que ses camarades de combat ont fini par succomber aux sirènes de la puissance coloniale, "ce militant professionnel " du Front démocratique (Fd) comme il se définit lui-même, n'a encore rien renié de ses convictions. A ceux qui le trouvent moins mordant qu'il ne l'était jusqu'ici, Moussa a une explication : "Aujourd'hui, pour faire de la politique, il faut disposer de moyens ". Mais, il se dit surtout affligé par les tergiversations des autorités comoriennes qui " semblent avoir rendu les armes ". Au lendemain de l'assemblée générale des Nations unies, votre magazine est allé à la rencontre de cet homme exceptionnel, grand débatteur devant l'eternel et ancien professeur de mathématiques.

Trente-cinq ans après la séparation de Mayotte du reste de l'archipel, quel regard portez-vous sur ce contentieux territorial entre Moroni et Paris ?

Aujourd'hui, face à une telle question, on est désarçonné. Ce qui saute aux yeux, ce que les perspectives sont moins prometteuses qu'elles ne l'étaient jusqu'ici. On a l'impression que l'horizon est bouché, que la France a gagné. Les Mahorais estiment que le problème est déjà tranché. Les gens s'aperçoivent que les autorités comoriennes ont renoncé à revendiquer l'appartenance de Mayotte à l'archipel. Les documents signés par l'ex-président Azali Assoumani reconnaissant qu'il y a deux entités, c'est-à-dire l'Union des Comores d'une part, et Mayotte d'autre part, sont là pour le prouver. On parle de partenariat et de collaboration pour réguler les flux migratoires. Le sentiment dominant est celui d'une sorte de capitulation. C'est triste.

Vous avez été très actif dans le combat pour la réintégration de Mayotte dans le giron comorien. Depuis quelques années, on ne vous entend presque pas. Etes-vous rattrapé par une certaine lassitude ou vous estimez que le combat est vraiment perdu ?

Le problème est que l'instance ou l'institution qui devrait être à la tête de ce combat a baissé les bras. Et ici (Ndrl : à Mayotte), les gens considèrent que c'est une cause perdue et qu'il n'y a donc pas lieu de continuer un combat sans issue. De nombreux partisans du Front démocratique (Fd) se sont retirés pour avoir la paix ; d'autres se sont rendus avec armes et bagages. Le cas le plus typique est celui de Said Omar Oili, ancien président du Conseil général, qui donne aujourd'hui raison à ceux qui se sont battus pour la sécession de l'île. Personnellement, si je ne suis pas actif, c'est parce qu'il faut des moyens pour faire de la politique. Nous ne sommes pas aux années 90. Nous n'avons jamais reçu le soutien des autorités comoriennes. Or, elles devraient aider ceux qui sont sur le terrain et militent. Cela étant dit, je reste toujours disponible.

Que pensez-vous de la proposition du président Ahmed Abdallah Sambi de « Un pays deux administrations » ?

A l'origine, cette proposition vient du Comité Maoré. Je trouve cette idée inadaptée au cas de Mayotte. On a voulu trouver des similitudes entre Mayotte et Hong-Kong. Or, à Hong-Kong, il s'agissait d'un bail. Au bout d'un certain temps, l'île devait revenir à la Chine. Ici, la France ne reconnait même pas la ?comorienneté' de Mayotte. Elle n'admet pas l'existence d'un problème territorial entre les deux pays. La seule question qui restait encore à régler était celle du statut. Et c'est déjà fait. Ainsi, cette proposition de « un pays, deux administrations » me parait absurde. Si la diplomatie comorienne était active, peut-être elle aurait pu amener la France à examiner cette offre de solution. Ce qui n'est pas le cas. Mais, il faut dire que ce n'est pas seulement le gouvernement qui a démissionné sur le sujet, les partis d'opposition aussi.

Comment avez-vous reçu l'idée de Mme Fatima Said de se proclamer gouverneure de Mayotte ?

Ce qu'il y a de positif dans cette affaire est qu'elle remet au goût du jour la question de Mayotte. Je lui ai écrit pour lui dire que j'étais à la fois intéressé et intrigué, étant donné que je ne suis pas à même de mesurer le degré de sérieux de cette initiative.

Comment analysez-vous l'évolution politique et économique de Mayotte de ces dernières années ?

A Mayotte, il y a, sur le plan des infrastructures, un réel développement. En apparence, les choses ont progressé. Les écoles sont là, le corps enseignant aussi,?Mais, le système de valeurs est renversé. Les jeunes se disent qu'il ne vaut pas la peine de se fatiguer puisque, après tout, il y aura toujours l'argent. 10% seulement des élèves du collège ont le niveau. Je tiens ces statistiques d'un enseignant. Pour acheter la paix sociale, on fait donc monter les enfants. Le coup de balai intervient en 3ème et en terminale. Les lacunes en français sont criantes. Sur le plan économique, c'est une greffe d'une société occidentale que la France essaie d'imposer à Mayotte. Aujourd'hui, les entrepreneurs locaux sont soit des Français, soit des Réunionnais. Les Mahorais sont là en spectateurs. C'est le même processus que dans les autres colonies, c'est-à-dire une société d'assistanat. On accorde par-ci par-là des subsides pour calmer les ardeurs des Mahorais. Non seulement les Français prennent du poids sur le plan économique, mais bientôt ils vont investir le champ politique. On verra ainsi des maires et des conseillers municipaux blancs. A Mayotte, on essaie de créer de toutes pièces une société française des tropiques.

Quelle serait votre propre approche pour résoudre ce conflit vieux de 35 ans ?

Le principal handicap est cette impression générale d'avoir perdu la bataille. Les Comoriens ont baissé les bras. On estime que ce n'est pas si mal finalement, puisqu'en pas de pépin, on pourra toujours se réfugier à Mayotte. On me l'avait déjà dit lors d'un meeting à Anjouan. C'est une marque de désespoir. Seul le gouvernement peut donner une impulsion nouvelle, un regain de confiance à la population.

Ce mois de septembre, la question de Mayotte va être, une fois encore, débattue à l'ONU. Pensez-vous que le règlement de ce conflit passe par l'Onu ou par un dialogue bilatéral ?

L'approche bilatérale, c'est ce qui se fait depuis plusieurs années. Lors de la conférence d'Addis-Abeba, l'ancien secrétaire général de l'Oua, Salim Ahmed Salim, nous avait reproché notre attitude. Lorsque l'Oua veut prendre des initiatives, les Comores disent toujours avoir entrepris des discussions au niveau bilatéral. Ce dialogue entre les Comores et la France est un marchandage ; autrement dit, les autorités comoriennes acceptent de mettre en sourdine la question pour obtenir en contrepartie quelque chose. Ca dialogue bilatéral n'aboutira à rien tant que la France ne reconnait pas l'appartenance de Mayotte à l'archipel des Comores. Je fais un parallèle de la France à Mayotte et la présence d'Israël dans les territoires occupés.

Le Gthn (Groupe de travail de haut niveau), mis en place par la France et les Comores régler ce contentieux territorial et parler des questions de circulation des biens et des personnes, a suspendu ses travaux à la demande des autorités comoriennes. Regrettez-vous cette décision ?

Le Gthn est une trouvaille de la France pour occuper les Comores pendant qu'elle préparait la départementalisation de Mayotte. C'est une diversion. Ce n'est pas le cadre adéquat. Ni les autorités locales (Mayotte), ni la France n'ont l'intention de résoudre ce problème de souveraineté. Le Gthn est une humiliation supplémentaire.

Comment appréhendez-vous les conséquences de la départementalisation à Mayotte ?

Il y a un ex-ministre français de l'Outre-Mer, Louis Le pensec, qui disait en 1988 : « L'application du droit coutumier français à Mayotte entrainera partout des ruptures et pas forcément des conséquences attendues ». C'est exactement à quoi nous assistons aujourd'hui, aussi bien au niveau foncier que celui de la religion, de l'état-civil,?Aujourd'hui, beaucoup de gens à Mayotte n'arrivent pas à renouveler leurs papiers et se trouvent donc dans des situations très difficiles. Ils risquent de devenir des Mahorais de nationalité indéterminée. La déclaration des naissances est récente, après 1977. Ceux qui sont nés avant cette date ont du mal à produire des documents. C'est le même problème sur le foncier. Les Mahorais ignorent ce qu'est un acte de propriété. Pour justifier de leur qualité de propriétaires, il leur faut engager des procédures judiciaires souvent longues, avec constitution d'un avocat. Or, ils sont pauvres. Beaucoup se retrouveront donc spoliés. Et les Wazungus vont acheter toutes ces terres.

Dans une requête adressée à la cour constitutionnelle, le Comité Maoré demande la création d'un poste de vice-président pour l'île de Mayotte. Comment jugez-vous cette proposition ?

L'Etat comorien devra être conséquent avec la constitution. La Constitution stipule clairement que les Comores sont composées de quatre îles. Au lieu de cela, on dit que les institutions vont s'appliquer une fois que Mayotte réintégrera le nouvel ensemble comorien. Mais quand ? Que fait-on pour cela ? On se contente d'un certain formalisme. Sous le régime Ahmed Abdallah Abdérémane, il y avait, au moins, un ministre mahorais.

On assiste à une forte migration de Mahorais vers la France. Comment expliquez-vous ce phénomène ?


Par des considérations financières. Ce que les gens ne trouvent pas sur place, ils vont là où ils croient possible d'en trouver. Cela a commencé par les femmes. Elles y vont pour toucher les allocations familiales et autres. Ces prestations n'existent pas à Mayotte. Ce mouvement a été, un moment, encouragé par l'Etat français, parce que moins on avait des gens à Mayotte, moins on aurait des problèmes.

N'avez-vous pas l'impression d'être seul à Mayotte dans ce combat pour le retour de l'île ?

Très peu de gens sont prêts à proclamer ouvertement leurs positions. Même si, dans les faits, ils se disent Comoriens, jamais ils n'iront réclamer le retour de Mayotte. En privé, ils livrent leurs sentiments profonds, y compris les dirigeants. Mais, il faut dire qu'il y a un climat de malaise par rapport aux prises de position des autorités comoriennes.

Les « clandestins » font l'objet d'une véritable chasse aux sorcières. Après qu'un maire eut décidé de bruler des cases de certains parmi eux (Hamouro), on refuse à leurs enfants le droit d'aller à l'école sans parler des conditions dégradantes du centre de rétention de Mayotte. Pourquoi tout cet acharnement ?

Il va sans dire que dans n'importe quel contexte de forte démagogie, on cherche toujours des bouc-émissaires. Ici, les Anjouanais sont pointés du doigt et cela ne date pas d'aujourd'hui. On s'en sert pour faire l'impasse sur les problèmes réels qui se posent ici. Un préfet de Mayotte disait qu'il fallait couper le cordon ombilical, fermer les frontières et chasser les Comoriens des autres îles. Mais, demander à un Mahorais de ne pas recevoir un « clandestin » est impossible. On ne peut pas chasser son oncle, son cousin,?Les liens familiaux sont une réalité. Les Mahorais sont donc dans une situation ubuesque. C'est la quadrature du cercle. Et les Français le savent.

Propos recueillis à Mayotte par Mohamed Inoussa
 SOURCE: AL-WATWAN MAGAZINE
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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 08:52

Source :Albalad n° 356 du 6 octobre 2010

Charcane Chaharane : «La révision des listes électorales est un préalable»

Le président de la Ceni que nous avons rencontré hier a donné l'impression d'être un peu déçu du yoyo auquel s'adonnent les principaux acteurs du processus


Charcane Chaharane : «La révision des listes électorales est un préalable»

Une atmosphère de confusion règne à propos de la campagne électorale. Est-elle ouverte ou non ?
La campagne devait être ouverte depuis le 1er octobre. Mais la tradition fait que le président prononce un discours solennel. La Ceni fait aussi une déclaration après ce discours du président. Mais rien n'a été fait. Je ne peux pas faire une déclaration.

•Et pourquoi ?
J'attends le moment propice pour le faire. Certaines conditions n'ont pas été réunies notamment la mobilisation des fonds pour appuyer le processus électoral. C'est ce qui explique cette lenteur. Il y a donc des problèmes qui ne dépendent pas de la Ceni.

•Quelles peuvent être les conséquences de cette lenteur ?
Il y aura un blocage. On ne peut rien faire sans les fonds censés accompagnés ce processus. Si cette situation perdure, elle pourrait compromettre le processus dans son ensemble si rien n'est fait d'ici quelques jours.

•Aujourd'hui quelles sont les ressources disponibles ?
Il y a des efforts enregistrés jusqu'ici. A ma connaissance, le gouvernement a décaissé une partie des fonds qui nous a permis d'installer les différentes structures en charge des élections.  Ces fonds permettent à ses structures de fonctionner même si difficilement. Je n'ai pas eu d'information s'agissant des contributions des autres partenaires même si je sais qu'ils ont manifesté l'accord de principe d'apporter un appui budgétaire.


A part le fonctionnement, qu'est ce qui a été fait jusqu'ici par la Ceni ?
Nous avons fait l'inventaire du matériel qui devrait être utilisé pendant les élections. Nous avons fait nos programmations, je veux parler des documents techniques des élections (bulletin, urnes, isoloirs...). Mais tout ça, c'est sur le papier. Nous n'avons pas des moyens pour nous les procurer malgré les contrats que nous avons préparés avec nos fournisseurs. Il faut savoir qu'il y a du matériel qui est hors d'usage qu'il faut remplacer.

Et la révision des listes électorales?
La révision des listes électorales est un préalable. On ne peut pas organiser des élections sans révision des listes électorales. La crédibilité de l’élection passe par un toilettage du fichier électoral. Il nous faut au moins 600 millions pour démarrer les opérations de révision des listes électorales.

Est-ce que cela peut se faire techniquement compte tenu des délais impartis?
Nous avons réuni les techniciens et d'après eux, il faut 45 jours au minimum pour réussir l'opération sur l’ensemble des îles. Le Comité de suivi nous a demandé de lui faire des propositions  à ce sujet. A l’heure qu’il est, le temps n’y est pas, il est écoulé puisque ces opérations devraient se faire du 1er juillet au 30 septembre.


Voulez vous dire que le report est inévitable pour tenir des élections crédibles ?
Ce n'est pas à la Ceni de reporter ou non les élections. Cela n'entre pas dans nos compétences. La Ceni est un organe technique chargé d'organiser des élections quelque soit les dates. Nous ne pouvons pas nous substituer au gouvernement. On est là. On attend.



Certains hauts responsables parlent de 26 mille électeurs fantômes. Avez- vous un commentaire?
Je pense que cela n'engage que ceux qui le disent. Et personne n'est capable de le prouver. Je suis réservé à ce sujet


Que fait la Ceni pour mettre fin à cette confusion, je veux parler de la campagne électorale puisque jusqu’ici, c’est le flou total.

Je ne sais pas. Vous le saurez très prochainement.

Que répondez-vous à ceux qui disent que les structures électorales sont très budgétivores. On parle d'indemnités trop élevées...


Cela n'engage que ceux qui le disent. Ce n'est pas nous qui fixons ces indemnités. En plus, il y a d'autres qui i bouffent trop d'argent « surtout au niveau de l'expertise internationale. Un membre de la Ceni perçoit presque moins d'un tiers de l'indemnité d'un expert international.



Quel message faites-vous à l'endroit des candidats ?


Je leur dirai de rester confiants. La Ceni se déploie tous les jours pour parvenir à des compromis Et je pense que la situation sera réglée dans quelques jours.

A.S.KEMBA

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 11:48

 

Sept joueurs expatriés évoluant en Europe regagnent le pays hier et aujourd'hui, mardi pour compléter la liste de la présélection dressée par le coach national de football. Cela dans le cadre de la préparation des Cœlacanthes pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations Orange 2012. Il s'agit de Nadjim Abdou (ancien coéquipier de Hamda Jambay au Fc Sedan), Athoumani Ben Ahmed, Mohamed Mchangama, Mmadi Ali, Youssouf Mchangama, Yassine Saandi et Abdallah Mfoihaya Moubaraka. Ils jouent respectivement au Fc Millwall, club de deuxième division anglaise, à Aubervilliers Cfa (France), à Nîmes Olympique (ligue 2 française), Evian Thonon (L2 France) et à Oslo city à Norvège. Entre ces professionnels, seul Nadjim Abdou ou Jimmy qui déjà porté le maillot national dans une compétition régionale. Ces sept professionnels qui évoluent aux postes d'attaquant, milieux offensif, latéral droit et en défense centrale rejoindront la dizaine de locaux qui seront regroupés à partir du mercredi prochain au stade international de Mitsamihuli. Ils y suivront leurs entrainements pendant seulement cinq jours. Ce temps est loin de suffire à permettre à ces joueurs de se créer des automatismes. En ce qui le concerne, après le match nul vierge concédé face à la Lybie à la première journée, le Mozambique a fait appel à tous ses professionnels pour le match du 9 octobre prochain contre l'équipe nationale.

Elie-Dine Djouma

Source : Al-Watwan
05 octobre 2010
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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 20:50

Lettre ouverte des Associations progressistes, aux Candidats des Présidentielles de l’Union des Comores

 

SOUVERAINETE, UNITE ET INTEGRITE, POUR EN FINIR AVEC LA GABEGIE…

 

Mesdames et Messieurs les candidats

 

 

Nous sommes un certain nombre d’associations aux multiples desseins divers et variés, avec en partage le triptyque, souveraineté, unité et intégrité des Comores.

 

Parce que la Constitution comorienne en vigueur proclame dans son Article 12, Titre III Des institutions de l’Union 1, Du pouvoir exécutif : « […] Le Président de l'Union est le symbole de l'Unité nationale. Il est le garant de l'intangibilité des frontières telles qu'internationalement reconnues ainsi que de la souveraineté de l'Union. Il est l'arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions. Il assure la plus haute représentation de l'Union dans les relations internationales. Il est le garant du respect des traités et accords internationaux »… nous pensons que le devoir de solidarité et de cohésion entre les îles qui composent l’Union des Comores (Ngazidja, Mwali, Ndzuwani et Maore), commande au futur président, de puiser dorénavant dans la Constitution de l’Union, à l’inverse de ses prédécesseurs, sa conduite et par-dessus tout, son engagement politique.

A partir de là, est-il besoin d’exhorter instamment les candidats à se conformer de façon irréfutable dans leurs professions de foi et dans leurs programmes, à l’esprit et à la lettre de cette Constitution de l’Union des Comores, qui est du reste, leur raison d’être et dont ils se font tous prévaloir ? Une Constitution qui consacre solennellement à longueurs de pages, le triptyque : souveraineté, intégrité et unité des Comores dans leurs frontières intangibles, héritées de la colonisation. Un triptyque non cessible ni négociable, voire même, érigé en casus belli, par certains pays qui, pour beaucoup moins que ça, n’ont guère hésité à aller jusqu’à la rupture diplomatique.

 

Aussi, plus de trois décennies d’échecs, en crises récurrentes induites par l’occupation illégale par la France de l’île comorienne de Mayotte, devraient raisonnablement inciter le futur président de l’Union des Comores à se remémorer, l’Article 7-1 Titre II de la Constitution qui dit : « […] Est nul de plein droit, tout acte ou toute mesure de nature à porter atteinte à l'Unité de la République ou à mettre en péril l'intégrité territoriale nationale, prise par une autorité d'une île autonome ou de l'Union ». Pour ce faire, commencer par monter non un gadget en trompe l’œil, comme par le passé, mais une vraie machine de guerre au sein d’une structure capable de coordonner le travail de fourmis, amassé par les associations depuis des décennies, en y associant les partis et la classe politique, avec la caution et le soutien actif des instances et de la Communauté internationale.

 

Du reste l’Article 37 du Titre IV de la Révision de la Constitution stipule : « […]Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’unité du territoire et à l’intangibilité des frontières internationalement reconnues de l’Union ainsi qu’à l’autonomie des îles ».

 

Les associations signataires de cette lettre ouverte, ne sollicitent auprès des candidats à ces présidentielles de l’Union des Comores, rien moins que le strict respect de la lettre et de l’esprit de la Constitution à laquelle ils se réfèrent en permanence, ainsi que l’application stricto sensu des résolutions des instances internationales, toutes favorables à l’inclusion de Mayotte dans son ensemble naturel.

 

On ne peut à la fois prétendre d’un côté, être croyant, patriote et citoyen responsable et de l’autre, dormir tranquille, sans remord aucun, ni la moindre compassion pour les milliers de Comoriens morts par « noyade », sans sépulture, depuis l’instauration du tristement célèbre « Visa Balladur » criminogène et mortifère. Un « Visa Balladur » qui n’a pour seule finalité, que de faire entrave à la libre circulation des Comoriens chez eux, dans le sens Anjouan – Mayotte, qualifié par l’Article 7 du Statut de Rome de la CPI (Cour Pénale Internationale), de « crime contre l’humanité », pour « déportation ou transfert forcé de population » . Créature maléfique entre les mains des forces d’occupation françaises, loin d’être un catalyseur pour le rapprochement, l’entente, la solidarité ou pour la solidarité et l’hospitalité légendaires du Comorien, où qu’il se trouve, ce redoutable « Visa Balladur » reste bel et bien pour les Comoriens, un sésame très sélectif, facteur de divisions, porteur de haine et de suspicions et par-dessus tout, semeur de morts…

 

Sans verser dans le misérabilisme ambiant, ni se complaire dans une posture victimaire, force est de constater que, de quelque côté que l’on se tourne, il subsiste dans cet environnement délétère, malsain et haineux, où règne en maître le jésuitisme, des relents de néocolonialisme d’une France condescendante, à l’affut et prête  à exploiter la crédulité providentielle des autorités comoriennes. Une France de surcroît, premier bailleur de fonds de la partie « non occupée » de l’Archipel des Comores et en même temps, tutrice de l’île comorienne de Mayotte, qu’elle occupe illégalement, au grand dam des instances et de la Communauté internationale.

Il est sans conteste, que l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par la France, avec soit dit en passant, la complicité agissante des gouvernements comoriens successifs, constitue (par barbouses et mercenaires interposés), la clef de voûte de toutes les déstabilisations récurrentes et chroniques qu’ont connu les Comores avec leurs cortèges de malheurs (assassinats notamment de chefs d’Etat comoriens ; pays occupant érigé en faiseur de rois aux Comores, choisis parmi les suppôts les plus fidèles ; ingérences caractérisées, au premier rang desquelles, l’entrave à la libre circulation des femmes, des hommes et mêmes des enfants, qui n’ont de cesse de payer de leurs vies, la traversée périlleuse les 70 km de bras de mer qui relient Anjouan à Mayotte…).

 

Mesdames et Messieurs les candidats, vous n’êtes pas sans savoir que les limiers de « la coloniale », imités par leurs zélateurs comoriens, n’ont de cesse de souffler sur les braises avec leur discours de haine, qui fait la par belle à la désinformation et à la falsification de l’Histoire comorienne. Tant et si bien, qu’ils arrivent d’une part, à être repris, avec, ô combien de complaisance par plusieurs médias et d’autre part, à faire sans beaucoup de peine, d’une occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte, une affaire « d’immigrés clandestins comoriens ». Et de l’île comorienne de Mayotte, « une île française à décomorianiser ». Non sans faire mine d’ignorer au passage que la résolution de l’ONU N° 31/4 du 21/10/1975, «[…] condamne énergiquement, la présence française à Mayotte, qui constitue, une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores ».

 

Mesdames et Messieurs les candidats. Il est de notoriété publique, qu’à Mayotte, les Comoriens des trois autres îles sœurs qui réussissent à passer sous les fourches caudines du redoutable « Visa Balladur », (encore appelé « Visa de la mort » par allusion aux dizaines de milliers de morts noyés, par sa faute et son bon vouloir), font en permanence l’objet de ratonnades et d’expéditions punitives, dictées par la sacro-sainte politique du chiffre, chère au gouvernement français actuel. Cette crispation sécuritaire de l’administration française en terre comorienne de Mayotte, finit tout de même, par attiser sur place, la division, l’ostracisme et la xénophobie… en suscitant consciemment ou non, auprès de certains Maorais, des vocations perverses, induites par le chantage et la délation, qui font des prétendus clandestins comoriens des sortes de boucs émissaires, « réprimables », « emprisonnables », « expulsables » et au mieux taillables et corvéables à merci… Sans oublier les fréquentes atteintes graves aux libertés démocratiques, qui vont des incendies criminels, aux actes de maltraitance infligés aux Comoriens originaires des autres îles,  y compris les enfants, en passant par les manœuvres de discriminations, notamment à l’embauche, auxquelles ne peuvent même pas échapper, les franco-comoriens originaires des autres îles. Mesdames et Messieurs les candidats, vous devez en permanence avoir en tête, l’Article 7 Titre II de la Constitution qui stipule : […] « Les Comoriens ont les mêmes droits, les mêmes libertés et les mêmes obligations dans n'importe quelle partie de l'Union. Aucune autorité ne pourra adopter des mesures qui directement ou indirectement, entraveraient la liberté de circulation et d'établissement des personnes, ainsi que la libre circulation des biens sur tout le territoire de l'Union ».

 

Les associations signataires de cette lettre ouverte, conscientes des atouts dont disposent les autorités comoriennes et face à une administration française à Mayotte, acculée et au pied du mur, invitent les candidats aux Présidentielles de l’Union des Comores, à tirer les leçons du passé et :

         a\ à se poser des questions sur les trésors d’imaginations déployés des années durant, par les autorités comoriennes successives pour couvrir en notre nom, les infractions et autres manquements des autorités françaises, aux droits et aux règles internationales en vigueur, aussi bien en France qu’aux Comores, en passant par les instances internationales (ONU, UA, UE, COI, Ligue Arabe etc.).

         b\ à s’interroger sur les raisons qui ont amené les autorités comoriennes à collaborer avec leurs homologues français, dans le cadre de leur politique illégale d’expulsions et de reconduites aux prétendues frontières, de Comoriens, au moyen de flottes et d’aéronefs, souvent immatriculés en Union des Comores. Qu’est ce qui pousse les autorités comoriennes à se rendre complices d’un acte qualifié de crime contre l’humanité par la CPI (Cour Pénale Internationale), s’agissant de déplacements forcés d’une population sur son territoire, par de surcroît, les autorités occupantes.

         c\ à réagir face au silence coupable des autorités comoriennes, en dépit des souffrances et des persécutions endurées à Mayotte, par les Comoriens originaires des trois autres îles sœurs. Et par dessus tout, le silence impardonnable des autorités comoriennes, face au décompte macabre des Comoriens victimes du « Visa Balladur », qui tapissent sans sépultures les abysses du Canal de Mozambique.

         d\ à faire en sorte que le triptyque souveraineté, unité et intégrité des Comores, devienne un leitmotiv pour le bien être, le développement et la prospérité de nos îles. Un triptyque sans cesse mis à mal, par la récurrente ingérence française, qui se décline d’un côté, sous la forme d’une occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte et de l’autre, sous forme de manœuvres de déstabilisation des autres îles sœurs. Le tout sans réaction aucune des autorités comoriennes. Car il faut bien l’avouer, jusqu’ici, les présidents qui se sont succédés à Beiti-Salam, ont plus brillé par leurs allégeances à la France que par leur patriotisme.

         e\ à opposer enfin, une fin de non recevoir, à la politique française aux Comores, du fait accompli, de chantage et de la loi du plus fort.

 

Compte tenu du pouvoir de nuisance de l’occupation illégale par la France de l’île comorienne de Mayotte, sur les autres îles sœurs, il est du devoir de chaque Comorien et à fortiori de tous les candidats aux Présidentielles de l’Union des Comores, d’avoir toujours dans l’esprit, le caractère inaliénable et non négociable de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité des Comores, garanties d’une part, par notre Constitution et d’autre part, par les différentes résolutions et prises de positions des instances et de la Communauté internationales.

 

Le prochain président de l’Union, doit impérativement sortir le contentieux franco-comorien sur Mayotte, du huis-clos improductif et mortifère dans lequel les autorités comoriennes n’ont de cesse de se ridiculiser, en se faisant passer pour le dindon de la farce. L’intérêt supérieur de la nation commende de sortir des sentiers battus de la « Françafrique » en optant résolument, pour un arbitrage international. La France ne pouvant à la fois, s’ériger en juge et partie dans ce contentieux.

 

Le Président que nous appelons de tous nos vœux, ne peut se complaire dans un système d’assistanat et de mendicité, qui n’a de cesse de maintenir notre pays, dans un état d’incurie, d’aliénation politique et de délabrement avancé, si peu propices au bien être et au développement.

 

Eu égard à toutes ces considérations et en espérant un engagement citoyen de tous les candidats aux Présidentielles de l’Union des Comores, les associations signataires de cette lettre ouverte : 

         1) lancent un appel pour un sursaut national contre les déstabilisations à répétitions des Comores, induites par la puissance occupante de l'île comorienne de Mayotte

         2) conjurent le futur président de marquer, une fois élu, sa législature du sceau du courage et de l'honneur et de la morale, en s'engageant quelque en soit le prix, dans une logique de reconquête de notre souveraineté, de notre dignité et de notre intégrité :

                   - en mettant fin aux marchés de dupes et aux actes d'humiliations et de provocations que sont les accords de coopération  actuels entre la France et les Comores, qui n'ont de coopération que le nom,

                   - en veillant dorénavant à ce que tout accord touchant à notre constitution, fasse l'objet d'une discussion préalable avec la représentation nationale, sous le couvert de la Cour constitutionnelle..

                   -en extirpant le contentieux franco-comorien, sur l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte, du huis clos maléfique franco-comorien, pour un arbitrage régional et international

                   - en exigeant de la France des gages d’assistance et de sécurité pour nos compatriotes pourchassés et malmenés à Mayotte par l'administration française

                   - en se conformant aux règles et lois régies par les instances internationales et la Constitution comorienne qui consacrent le triptyque "souveraineté, dignité et intégrité", en aucun cas cessible, ni négociable. Cela passe par le rétablissement de "l'interdiction signifiée aux autorités françaises d'expulser des Comoriens, de la terre comorienne de Mayotte vers les autres îles sœurs" Et la levée du criminogène "Visa Balladur" est un préalable.

                   -  en faisant en sorte que l’île comorienne de Mayotte jouisse, autant que faire se peut, de toutes ses prérogatives au sein de l’Union des Comores, notamment du siège du vice-président. Et ce, en attendant une réintégration réfléchie et négociée de l’île comorienne de Mayotte dans son ensemble naturel, au mieux des intérêts de tous, sous arbitrage international.

 

 

 

 

Ont signé ce 24 septembre 2010 :

 

- ACDH (Association Comorienne des Droits de l’Homme) <acdh-france@wanadoo.fr>

- AFAC (Association Française des Amis des Comores) <afaccomores@yahoo.fr>

- CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores) <caac.comores@gmail.com>

- GAC (Guilde des Artistes Comoriens) <guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com>

- GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) gritac_2000@yahoo.fr>

- MUSC (Mouvement pour l’Unité et la Souveraineté des Comores) <muscom13@yahoo.fr>

- SOS Démocratie Comores <sosdemocratiecomores@wanadoo.fr>

- WATWANIYA <watwaniya@gmail.com>

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 00:12

La Cour Constitutionnelle des Comores n'arrête pas de surprendre. Elle avait déclaré irrécévable la candidature de Said Dhoifir Bounou aux prochaines éléctions présidentielles.

 

Nous venons d'apprendre que finalement, suite au recours déposé par le candidat Bounou devant la même cour, la candidature en question est déclarée recevable !

 

Même si nous préférons attendre de connaître les  motifs précis de cette nouvelle décision surprenante de la Cour constitutionnelle avant tout commentaire, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si avec cette décision et en l'espace de quelques jours, celle ci en se contrédisant ne reconnait pas tout simplement qu'elle avait fait une interprétation erronnée de l'article 104 de la loi electorale comme l'avait estimé le candidat Bounou. D'autant plus que dans sa décision du 22 septembre 2010, elle avait clairement motivé le rejet du dossier de la candidature de Bounou.  Si c'est le cas, cela nous parait inquietant.

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 20:25

Le 23 septembre dernier, nous vous avons parlé de  la publication de la décision de la Cour Constitutionnelle concernant les dossiers des candidats aux prochaines elections présidentielles.

 

Pour rappel tous les dossiers déposés ont été acceptés à l'exception de celui de Monsieur Dhoiffir Said Bounou, ancien Président de l'Assemblée nationale.

 

Vous pouvez maintenant prendre connaissance de l'intégralité de ladite décision de la Cour constitutionnelle du 22 septembre 2010 en cliquant ICI (fichier en pdf)

Bonne lecture.

 

Halidi Allaoui

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 13:54

Comme il fallait s'y attendre, le premier tour des élections présidentielle et des gouverneurs  prévu le 7 novembre prochain, vient d'être reporté de «quelques semaines» en raison «de problèmes de financement». c'est du moins ce qu'a annoncé ce jour (mardi 28/09/10) Monsieur Mourad Taiati, le représentant de l'Union africaine (UA) aux Comores. celui ci a précisé qu'il s'agit d'une décision qui est prise en accord avec la Cour Constitutionnelle et la Commission Eléctorale. «On peut grignoter quelques semaines, tout en restant en conformité avec les textes réglementaires» a t'il dit .

 

Pour l'instant on ignore la nouvelle date des eléctions. Toutefois, selon le même représentant de l'UA" la date du second tour (26 décembre) était maintenue et non négociable».

 

Franchement, sans commentaires !

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 12:39

 

 Le ministre français de la Défense Hervé Morin et le ministre comorien des Relations extérieures et de la Coopération  Faghmi Said Ibrahim ont signé ce jour ( lundi 27 septembre 2010), à Paris, "un accord rénové instituant un partenariat de défense entre nos deux pays" selon un communiqué du Ministère de la défense français.

 

"Cet accord donne une nouvelle impulsion à notre partenariat, scellé en 1978 au lendemain de l’indépendance des Comores, et à notre coopération militaire suspendue en 1999.

La France et les Comores entendent ainsi entretenir et développer les relations d’amitié qui existent entre leurs forces armées. Cette coopération rénovée et équilibrée permettra de développer les capacités de l’armée comorienne à défendre la souveraineté de son pays tant sur terre que sur mer. Ce nouvel accord prévoit une coopération sur le dossier de la sécurité maritime.

La révision des accords de défense se place dans le cadre de la rénovation plus générale de la relation entre la France et l’Afrique dont elle constitue un des éléments. " Lit-on dans le communiqué.

 

Attendons maintenant de prendre connaissance de cet accord !

 

Halidi allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 21:16

(Mohamed Djanffari)

mohdjaffari1.jpgDans une décision rendue le 23 septembre 2010, la Cour Constitutionnelle a publié la liste des candidats retenus pour les prochaines élections des gouverneurs des îles qui se tiendront en principe le 7 novembre et le 26 décembre 2010. 7 dossiers de candidatures sont déclarés irrecevables sur  les 29 qui étaient en cours d’examen. Il s’agit des dossiers de Daoud Halifa,  de Djaffar Abdallah, d’Issa Mnamdji, de Mohamed Said Hassane et d’Abdou Souefou pour l’île de Ngazidja et des dossiers de  Mohamed Djanffari et du Colonel Said Abeid Abderémane pour l’île de Ndzuwani.

 

Pour les deux premiers,apparemment,  ils ne remplissent pas la condition du délai de résidence continue de six mois sur le territoire comorien.

 

Quant à Issa Mnamdji et Mohamed Said Hassane, leurs candidatures sont rejetées pour défaut de caution.

 

Pour Abdou Souefou, Ce n’est point une surprise. Son casier judiciaire comporte les mentions de ses condamnations pénales. Comme c’était le cas d’Abdallah Mohamed il ya quelques années.

 

Pour ce qui est de Mohamed Djaanfari (photo), candidat malheureux aux dernières élections des députes de l'Union et des dernières  élections présidentielles de l’Union et de l'île de Ndzouani , c'est une grosse surprise. On lui reprocherait non seulement d’avoir fourni un casier judiciaire qui n’est pas signé par les autorités compétentes mais aussi il aurait un problème de résidence continue de six mois aux Comores avant la convocation du collège electoral (!!! ??? ).

 

Enfin, le Colonel Abeid se trouverait dans la même situation qu’Abdou Souefou.

 

Ces candidats ont la possibilité de faire appel devant la même cour constitutionnelle laquelle aura jusqu'au 30 septembre prochain pour examiner leurs requêtes éventuelles.

 

Vous trouverez ci-dessous la liste des  22 candidats déjà retenus :  

Ngazidja

1.Cheikh Bacar Kassim
2.Mouigni Mbaraka
3.Youssouf Ahamada
4.Ibrahim Mbelizi
5.Ali Mohamed
6.Mohamed Abdouloihabi
7.Mohamed Issmaila
8.Djaffar Ahmed Moissab
9.Ibrahim Mhoumadi Sidi
10.Soilihi Farid

Ndzouani

1.Moussa Toybou
2.Abdou Salami
3.Ahmed Ben Said Jaffar
4.Anisse Chamsidine
5.Nassuf Ahmed Abdallah
6.Abou Idjihadi

Mwali

1.Mohamed Ali Said
2.Ali Hilali Said
3.Ahmed Bacar Salim
4.Maoulana Abacar
5.Said Ali Dahalane
6.
Ben Massounde Rachid

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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