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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

3 septembre 2023 7 03 /09 /septembre /2023 13:35

 

MON FUNDI ET AMI ADORÉ ABOU

 

 

Il paraît que Fundi Abou (Aboubacar Ben Said Salim) ( À droite sur la photo) a fermé définitivement ses yeux cette nuit. J'ai du mal à y croire....Mais, il paraît que c'est la stricte vérité et je dois y croire !!!! J'y crois donc même si j'ai du mal à y croire.

Fundi Abou n'était pas seulement mon professeur de littérature française et negro africaine du lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni aux COMORES.

Fundi Abou n'était pas seulement le Préfacier de mes deux premiers recueils de poèmes " Cris d'ici et d'ailleurs" ( Éditions Komedit 2008)
et " À la reconquête de mes Lunes" ( Éditions Coelacanthe 2014). Chose à laquelle je tenais tant.

Fundi Abou m'a rendu un amoureux de la littérature negro africaine

Fundi Abou m'a fait aimer la poésie et l'écriture. Comme je le dis souvent, le fait de l'avoir croisé sur mon chemin a beaucoup contribué à ce que je suis poétiquement.

MAIS 

Fundi Abou était surtout devenu mon AMI  comme il le dit lui-même dans la préface de Mes " Cris d'ici et d'ailleurs ". Mon Fundi et Ami adoré Abou. Tout simplement.

Il était aussi devenu mon TONTON car ses relations avec ma chère maman étaient étroites et il avait pris l'habitude de l'appeler " Ma sœur "

Je le dis et l'écris régulièrement et continuerai à le dire et à l'écrire :
" Quel privilège d'avoir croisé sur mon chemin Fundi Aboubacar Ben Said Salim !
Un Grand Monsieur que j'aime beaucoup et respecte profondément. Il m'a beaucoup appris au lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni aux Comores et a grandement contribué à ce que je suis poétiquement. Je lui renouvelle ici ma reconnaissance. Non seulement il est aujourd'hui mon Fundi adoré mais aussi un Ami. Tous mes respects mon très cher Fundi et Ami adoré Aboubacar Ben Said Salim.  Ma grande reconnaissance aussi. Tu m'as beaucoup appris et continues à le faire."

Fundi Abou reste un monument de la littérature comorienne et de la culture aux Comores. D'autres mieux placés que moi vont certainement en parler et l'expliquer.

Je t'ai offert mes prières de cette nuit, Mon  Fundi et Ami adoré Abou.  
Tôt le matin, mon cœur, mes mains et ma bouche se sont rendus à Iconi ( Ngazidja - COMORES) pour participer à tes obsèques, mon Fundi et Ami adoré Abou.
J'ai également relu ce matin ton recueil de poèmes " Mutsa, mon amour..." mon Fundi et Ami adoré Abou...

Allaoui Halidi 

 

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23 juillet 2023 7 23 /07 /juillet /2023 19:21

À SADANI TSINDAMI

MERCI CHER AMI ET GRAND POÈTE LUNAIRE

Devrais-je à mon tour te rappeler ce que tu sais et nous rappelles dans NOS " LUNES ET CRIS "?

"Qui n'a pas - enfants d'un archipel sous la lune -, qui n'a jamais cru un moment qu'à son apparition et à notre rencontre, la lune ne s'entêtait à nous épier, à nous suivre, à imiter nos mouvements et finalement à nous énerver. S'en suivait alors une course mystérieuse où nous devions nous cacher en la surveillant, la fuir en la narguant et en même temps entretenir ce jeu de : qui est le plus malin ! 
Expérience commune ou lubie d'une subjectivité ?"

Oui, notre lune continue à m'épier, m'imiter, me suivre,  m'intriguer, m'obséder, me hanter.  
Nous nous parlons.... On verra jusqu'où nous irons ensemble.  Mais, je ne désespère pas.  Je finirai peut-être par l'attraper. Ce qui est sûr, je n'aurai jamais recours aux multiples échelles du roi de nos contes lunaires. Vivons pour voir....

Et le kalamu  que mon ami Patrice Ahmed Abdallah m'a prêté m'accompagne avec allégresse. Son encre est fluide. Quel régal ! Oui, j'aime. Quel régal !

Merci. Merci. Merci... Marahaba mengi...pour tout mon cher ami et grand poète lunaire Sadani Tsindami.

Halidi Allaoui

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 17:33

L'avocat-poète  comoro-français Halidi Allaoui vient de publier son troisième recueil de poèmes aux éditions Kalamu des îles intitulé " LUNES ET CRIS " préfacé par Paul Dakeyo ( poète, sociologue et éditeur) et introduit par Sadani Tsidami ( poète et auteur de " Sania"). Il est disponible depuis hier sur le site internet de l'éditeur.

Vous pouvez le commander via le site www.kalamudesiles.com ou en  contactant directement l'auteur ou par téléphone au numéro suivant : 07 58 93 58 43.

Halidi Allaoui est déjà auteur de deux  recueils de poèmes :

- Cris d'ici et d'ailleurs ( Éditions Komedit 2008)

- À la reconquête de mes Lunes ( Éditions Coelacanthe 2014)

 Sur la page Facebook de l'éditeur, il est publié ce qui suit :
" Le poète de la lune revient, six ans après son second recueil : « A la reconquête de mes lunes » avec un nouveau recueil , Lunes et Cris qui conclut une trilogie.
On ne présente plus Halidi Allaoui. Avocat, poète et depuis peu Adjoint au maire à Villiers-le-Bel.
Découvrez sans attendre Lunes et Cris, « la poésie, le beau au risque de la douleur » comme l’a écrit le poète Sadani dans son introduction."

Pour plus d'informations,  vous pouvez consulter le lien ci-dessous :

https://www.kalamudesiles.com/2020/04/07/halidi-allaoui/

 

 

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 15:08

" DES ÎLES ET DES JOURS À VENIR " DE MOHAMED LOUTFY,  UNE POÉSIE D'ESPOIR ET DE VIE QUI ÉTRANGLE LE SILENCE 

Il a publié un excellent recueil de poèmes en 2014 aux éditions Komedit.

Avec ses " ÎLES " et leurs "ils", il me régale, m'épate  et m'intrigue.

Il, c'est Mohamed Loutfy, né à Wani (COMORES).
Dans son recueil de poèmes de 67 pages intitulé " DES ÎLES ET DES JOURS À VENIR "  et composé de trois poèmes, il s'exprime et étrangle le silence.  Comme d'autres poètes comoriens ( Adjmael Halidi,  Saindoune Ben Ali...). Il ne chante  pas mais s'écrie. Pour lui, un poète qui se tait commet un crime. Il refuse farouchement de commettre un crime ou d'en être complice.  

Pour lui, le poète est en quelque sorte la bouche de son peuple. La douleur de son peuple est la sienne.  Il ne peut pas la taire. Il l'exprime à haute voix ( page 35 : " Ma douleur".  " la douleur de son peuple" ) (page 31 : " Et toujours je regarde mon peuple ") (page 34 : " N'oublie pas ton peuple...). Et ce peuple doit se méfier de " ses monstres qui séparent "(page 32)

La poésie de Mohamed Loutfy est fluide et  rythmée avec des mots d'espoir  et de vie forts et profonds. Si j'étais Salim Hatubou, j'allais dire que " ses mots sortent comme d'une mitraillette ".

Sa poésie " coule comme les eaux de kashkazi(...) coule comme le vent du kusi  au fin fond de l'océan Indien (...) coule et nage dans ces profondeurs cachées"

Le  style et la beauté de la poésie de Mohamed Loutfy séduisent le lecteur. De la narration mais aussi un mélange de style et de genre littéraire. Il débute même son recueil par un dialogue qui fait penser un peu à une pièce théâtrale. 

Oh ! Que c'est agréable de constater que les poèmes de Mohamed Loutfy peuvent aussi se lire dans tous les sens !  J'ai par exemple eu une forte sensation poétique  en lisant à haute voix d'abord la page 66, ensuite la page 56 suivie de la page 40 et enfin la page 9. Un vrai régal poétique !

Eh oui. " DES ÎLES ET DES JOURS À VENIR " est un recueil qui doit être lu à haute voix pour mieux apprécier et appréhender leurs résonnance et force. Il doit traverser tous les océans. Et la littérature comorienne d'expression française gagnera.

Avec un recueil qui débute par une question
 "Quand donc s'oubliera 
Cette saison  de ruines 
Que traversent 
Nos îles ?"
(...)

"Que veux- tu mon frère 
Si chaque jour qui passe 
S'efface de ta mémoire ? "

et s'achève par des points de suspension, le lecteur en veut encore et encore....

Halidi Allaoui

 

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 12:03

"KIARA ET MAYLOR", le dernier roman de Coralie Frei est un vrai régal.

Les premiers mots remuent la curiosité et incitent à sa lecture pour découvrir une belle histoire authentique d'un jeune couple des années 60 formé à Ouani, sur l'île d'Anjouan, aux îles Comores.

L'histoire de Kiara,  une amie d'enfance de l'auteure, et Maylor, "un jeune homme peu conventionnel mais très original " est celle de deux " presqu'enfants (qui, non seulement, ) se sont rencontrés,  se sont plus et se sont aimés " mais ont aussi osé "bravé les préjugés de leurs naissances,  ont contourné les obstacles qui se dressaient sur leur chemin et sont parvenus à former,  contre vents et marées,  le couple de rêve qu'ils sont encore ce jour..."

Avec ce quatrième roman en langue française, l'on retrouve et reconnaît facilement  Coralie Frei car elle est tout simplement restée fidèle à son style. 
Un style poignant que j'aime et apprécie.  Il me caresse et m'adoucit :  de la fluidité, des mots profonds et doux, des images colorées et réalistes, ... Un mélange de brutalité et d'amour et une belle leçon de combat.
 
Et voilà.  Comme d'autres lecteurs, je suis tombé dans le piège de "Kiara et Maylor " et de Coralie Frei. Je n'arrive plus à les lâcher. Un vrai régal !

Bonne et belle lecture. 

Halidi Allaoui 

https://t.co/xEV0hoQNRK

LITTÉRATURE / " KIARA ET MAYLOR ", LE DERNIER ROMAN DE CORALIE FREI EST UN VRAI RÉGAL
LITTÉRATURE / " KIARA ET MAYLOR ", LE DERNIER ROMAN DE CORALIE FREI EST UN VRAI RÉGAL
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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 12:28

"Kiara et Mylor", le nouveau roman de Coralie Frei publié aux Editions komEdit sera disponible bientôt. Il s'agit du 4ème roman en langue française de l'auteure. 

  Coralie Frei, née le 12 octobre 1951 à Ouani sur l'île de Ndzuwani (Anjouan), est  infirmière et écrivaine comorienne  vivant actuellement en Suisse.

 Elle est la première femme comorienne à avoir publié un roman. Elle écrit  également des poèmes.

Après avoir obtenu son baccalauréat  en 1973 à Moroni , elle  s’est rendue en France pour effectuer ses études supérieures. Elle est diplômée en langues eétrangères appliquées. Elle a aussi obtenu un diplôme d'état d'infirmière. 

Elle est l'auteure de :

-La perle des Comores,  destin d'Anjouannaise

- L'autre côté de l'océan 

- Le journal de Maya 

Elle a aussi publié deux livres en langue allemande et deux CD. 

Une partie de sa poésie est mise en musique.

Halidi Allaoui 

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