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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 21:46

Source : HZK Presse du lundi 26 octobre 2009
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société

Rencontre entre pouvoir central et exécutif insulaire de Mohéli :

Sambi et Ali Said s’engagent dans un nouveau pacte

 

Fomboni, lundi 26 octobre 2009 (HZK-Presse) – Le gouvernement de l’Union représenté par les deux vices présidents Iklilou Dhoinine et Idi Nadhoim, et plusieurs ministres sont venus à Mohéli mercredi pour rencontrer l’exécutif de l’île, discuter sur certains points essentiels du fonctionnement de l’Etat « afin de renforcer les relations entre les deux pouvoirs ». La rencontre a eu lieu au palais de Bonovo [siège du gouvernorat] où ils ont passé plus de quatre heures.

 

A l’issue de la rencontre un communiqué conjoint fut signé et lu par le ministre de l’éducation nationale Kamaledine Afretane devant la presse, au Relais de Singani jeudi matin. Ceci, après un tête-à-tête tenu lundi 19 octobre à l’hôtel la Grande pleine entre le président Sambi et le gouverneur Mohamed Ali Saïd. Lors de la réunion de Bonovo, plusieurs points ont été abordés et des décisions sont arrêtées. Les deux parties ont convenu d’institutionnaliser leur cadre de collaboration et de concertation, s’engageant à œuvrer pour la conclusion d’un programme avec l’FMI d’ici mars 2010, l’implication effective des autorités de l’île dans les décisions de l’Etat concernant leur île.

 

Parmi les décisions politiques prises, figure celle donnant aux préfets sortants de la région de Djando et de Nioumachoua le pouvoir de continuer à signer les actes administratifs jusqu’à nouvel ordre. Il est à rappeler que lors de son dernier séjour à Mohéli, le ministre de l’intérieur Bourhane Hamidou avait signé un arrêté nommant un nouveau préfet à Djando et un autre à Nioumachoua en remplacement de ceux nommés par l’exécutif de l’île.

 

Ce remplacement est intervenu à un moment où l’exécutif insulaire a signé un arrêté transférant l’Etat-civil aux mairies (lire nos précédentes dépêches). Il y a 3 jours, le commandant de l’escadron de gendarmerie, le sous-lieutenant Moussa accompagné du procureur de la république Choudjaidine Adinane et du préfet du centre sont allés à Nioumachoua pour récupérer l’état civil déjà remis, selon des sources bien informées, à la mairie et faire en même temps la passation de service. Mission échouée car le préfet sortant a disparu dans la nature, les registres introuvables. Par contre à Djando, le préfet sortant a été contraint à la passation de service sans être averti au préalable.

 

« Un arrêté du gouverneur annulera la mesure prise pour affecter l’état civil aux mairies » stipule le communiqué conjoint lu par Kamaledine Afretane. Pourtant nous l’avions bien évoqué dans nos précédents articles en se posant la question si cet arrêté du gouverneur transférant l’Etat civil aux mairies laissera indifférent le pouvoir central. Pour se justifier le procureur de la république s’est référé à la loi n°84-10 du 15 mai 1984 relative à l’Etat civil.

 

Dans son article 88 ce texte stipule qu’en attendant la mise en place des maires, administrateurs maires et leurs adjoints, officiers d’état civil selon la loi relative à l’organisation communale, les officiers d’Etat civil en exercice continueront à recevoir les actes et en délivrer toutes copies et extraits ; « les maires n’étant pas élus, ils ne peuvent pas encore bénéficier de ces prérogatives » soutient-il. 

 

Une rencontre entre le vice président chargé des finances et les commissaires est programmée pour régler les problèmes de fonctionnement et des arriérés de salaire de la superstructure, le gouvernement appelle les responsables des succursales des sociétés d’état à accorder une audience toute particulière aux autorités de l’île. Ces deux derniers points font bien partie du contenu dudit communiqué conjoint.

 

A la question de savoir la nature de la nouvelle collaboration entre pouvoir central et exécutif insulaire, chacun des intervenants à la conférence de presse à commencer par le vice président Idi Nadhoim et le ministre Fouad ben Mhadji, répondra à sa manière. Dans tous les cas le commissaire Saïd Abdallah Sarouma alias Chabouhane précisera que « mgoina wa mgou » la politique, ne figure pas dans ces accords ; une confirmation reprise par le ministre Fouad, « vous verrez bien que dans ces scrutins ils auront leurs candidats et nous aurons les nôtres mais l’inédit c’est que la campagne sera spectaculaire, une campagne sans insulte » a-t-il promis.

 

Mouayad Salim

261009/ma/hzkpresse/15h00

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 20:16

Source : Alwatwan.net/ 25 mai 2009

Sambi-et-les-gouverneurs Selon le vice-président Idi Nadhoim, la rencontre s’est déroulée “dans un climat serein”. Face à l’insistance des journalistes le gouverneur de Ngazidja a précisé qu”ils n’ont pas discuté sur le fond” et qu’il s’agissait “juste” d’une proposition de reprise du dialogue pour une suite à donner à la nouvelle architecture.

Le président Sambi a signé, samedi 23 mai, le décret de promulgation de la nouvelle loi fondamentale de la République après avoir reçu, la veille, les trois chefs des exécutifs des îles au palais présidentiel de Beit Salam conformément au projet de constitution approuvé le 17 mai.

Au sortir des discussions, le chef de l’exécutif de Ngazidja, gouverneur Abdouloihabi, a confié à la presse que l’entretien portait sur la suite de l’adoption des nouvelles dispositions de la constitution. “Le président a tenu à nous offrir une reprise du dialogue pour la mise en application de la nouvelle architecture constitutionnelle”. En “démocrate vaincu” qui s’incline devant le verdict des urnes, le gouverneur de Mwali, quant à lui, a rappelé qu’il s’était “farouchement opposé à la consultation mais que l’expression populaire l’a emporté”.
Cependant, Mohamed Ali Said a fait savoir, en substance, qu’il a été proclamé élu “président” de l’île de Mwali par la cour constitutionnelle et qu’il attend que cette dernière lui signifie “le changement de son statut de gouvernant”.

Selon le vice-président Idi Nadhoim la rencontre s’est déroulée “dans un climat serein”.
Face à l’insistance des journalistes, le gouverneur de Ngazidja a précisé qu”ils n’ont pas discuté sur le fond” et qu’il s’agissait “juste” d’une proposition de reprise du dialogue pour une suite à donner à la nouvelle architecture. “L’offre n’a pas à entraîner des désaccords, et la longueur des discussions n’est pas synonyme, non plus, de désaccord”, a laissé entendre Mohamed Abdouloihabi, avant de préciser : “il ne s’agit pas d’être d’accord ou pas d’accord, il y a une nouvelle architecture et il faut la mettre en application.

“Consultation populaire”

Ce qui va s’ouvrir maintenant ce sont nécessairement des travaux pour que tous les textes (lois, ordonnances, décrets) puissent être élaborés en commun. C’est ce que j’espère”.
Le gouverneur a évoqué l’éventualité d’une “consultation populaire” pour ce qui est des lois statutaires, les exécutifs insulaires comptant être “pleinement associés à tous les travaux qui vont élaborer ces textes”.
Le vice-président Idi a soutenu que désormais les dirigeants du pays étaient liés au “même sort” : “Nous sommes embarqués dans le même bateau car la durée des mandats, pour réaliser quelques projets pour ce pays, est intrinsèquement liée”.

La nouvelle loi fondamentale prévoit que tous les exécutifs des îles et de l’Union quitteront le pouvoir en même temps. “La seule façon de contribuer au développement du pays, notamment aux importants projets soutenus par le chef de l’Etat concernant les routes, l’énergie, l’eau, les hôpitaux”. “Les responsables politiques ne doivent plus se focaliser sur des interprétations à la virgule près des textes, mais voir ensemble comment alléger le quotidien des citoyens, qui leur ont confiés leur destin”.
Cependant, la question de la fin des mandats en cours est confiée à un congrès qui réunira les prochains élus à l’assemblée nationale et aux conseils des îles.

La rencontre de Beit Salam a été également l’occasion pour le chef de l’Etat de présenter un certain nombre de projets et de mesures à entreprendre dans les prochains jours.
Le président a décidé de mettre en place des commissions, notamment pour l’assainissement des Finances et la Fonctions publique, et les gouverneurs des îles ont sollicité qu’ils soient associés pour apporter leur contribution “en faisant des propositions, individuellement ou collectivement”.

Un plan d’un “nouveau” Hôpital El-Maarouf pour un coût total de 3,5 millions de dollars, soit plus d’un milliard de nos francs, a été présenté. Il y a aussi le projet d’électrification de toutes les localités de Mwali et la réhabilitation du tronçon de route reliant l’aéroport de Wani à Mutsamudu et faisant le tour de la capitale de Ndzuwani. Un montant de 250 millions de francs est déjà débloqué et devrait être complété par des efforts de la Ma-mwe pour épargner la population de Ngazidja des ennuis de l’électricité avant les festivités des grandes vacances et le ramadan.
Autant de projets d’intérêt général pour la population des trois îles.

M. Soilihi Ahmed
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans CONFLIT DE COMPETENCES
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:12

 

Sambi reçoit les trois présidents des îles : Va-t-on vers une sortie de crise ? (de g à d : Mohamed Ali Said de Mwali, Moussa Toiyibou de Ndzuwani, Sambi de l'Union des Comores et Abdouloihab de Ngazidja)

Moroni, mardi 24 mars 2009 (HZK-Presse)
– C'est dans un climat apaisé et serein que le chef de l'Etat a reçu hier soir en audience les trois chefs des exécutifs des îles autonomes, pour s'entretenir de l'évolution de la situation nationale et particulièrement le dossier sensible de la réforme des institutions. La coupure d'électricité survenue au milieu des discussions à huis clos n'a perturbé en rien le déroulement de ce sommet très attendu, qui semble avoir déjà donné un premier résultat positif, au terme de quatre heures d'échange sans intermédiation étrangère.

L'on sait pourtant que la communauté internationale suit avec inquiétude l'issue de l'après « dialogue inter-comorien ». L'envoyé spécial de l'Union africaine, F. Madeira est déjà de retour à Moroni, pour « aider à la mise en œuvre des recommandations », apprend-on de source diplomatique.

La seule acceptation des trois présidents des îles de se retrouver autour de la même table avec le président de l'Union, pour une franche confrontation de leur point de vue sur le processus de révision de la constitution, suffira-t-elle à redonner un nouvel espoir de sortie de crise ? C'est en tous cas le sentiment d'Ahmed Abdallah Mohamed Sambi qui avait promis dans son discours du 21 mars dernier, de prendre en compte « leur avis » avant de prendre toute décision.

Au Palais de Beit-Salam, les présidents Mohamed Abdouloihabi de Ngazidja et Mohamed Ali Said de Mwali ont eu à défendre des propositions communes, consignées dans une « Contribution des exécutifs de Mwali et Ngazidja à l'harmonisation des mandats des présidents de l'Union et des îles autonomes et des assemblées de l'Union et des iles autonomes », dont la Gazette s'est procuré une copie.

Il ressort de ce document le constat selon lequel l'avant-projet de loi référendaire initialement proposé par le chef de l'Etat constituait une initiative « dangereuse » à leurs yeux, car contraire aux « principes fondamentaux du droit et du pacte comorien » consacré par l'accord de réconciliation nationale du 17 février 2001.
Les deux autorités insulaires qualifient d'« inacceptable » toute démarche visant à lier l'harmonisation des institutions à la durée du mandat du président de la république en exercice, rejetant toute prorogation de mandat « par un plébiscite référendaire », ou d'en raccourcir celui des présidents des îles, assimilable à « un troc que ne peut reconnaitre ni le droit ni l'équité ».
Mais ils suggèrent un calendrier électoral qui, à les en croire, respectera la légalité tout en préservant la paix civile. L'idée est de réviser d'abord les lois fondamentales des îles, en prolongeant le mandat des députés insulaires de 4 à 5 ans, pour que les prochaines législatives se tiennent en 2014, et de renouveler sans tarder les assemblées de l'Union et des îles, ce qui permettrait d'envisager la réforme souhaitée des institutions, par la voie d'un Congrès entre 2010 et 2014. Ensuite se tiendrait en 2010 l'élection du président de l'Union.

Concernant le cas des présidents des îles dont les mandats respectifs se terminent en 2012 et 2013, ils proposent la mise en place de trois « Exécutifs consensuels de transition » pour gérer les affaires courantes jusqu'en 2014.

L'objectif d'harmoniser les mandats et de réduire la fréquence des scrutins serait réalisé dès 2014 par la tenue d'élections générales de tous les exécutifs et de toutes les assemblées tant de l'Union que des îles autonomes. Dans cette optique, les comoriens seraient appelés aux urnes dans la même période pour choisir simultanément le président de la république, les présidents des îles, ainsi que les députés de l'Union et des îles, soit quatre élections groupées tous les 5 ans. Une régularité quinquennale qui aurait le mérite de résoudre dans la sérénité l'épineuse question de la rationalisation de l'agenda électoral aux Comores, soutiennent les auteurs du document.

Rendez-vous est pris pour vendredi 27 mars à Anjouan où les trois présidents des îles remettront au chef de l'Etat leur proposition définitive, intégrant le point de vue du numéro un anjouanais Moussa Toybou, qui semblait encore vaciller entre la position du pouvoir central et celle de ses homologues Abdouloihabi et Ali Said. C'est probablement à l'issue de ce deuxième round des discussions au sommet des exécutifs que le président de l'Union tranchera.

El-Had Said Omar
240309/eso/hzkpresse/6h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans CONFLIT DE COMPETENCES
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 12:48

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fomboni, jeudi 25 décembre 2008 (HZK-Presse) – Alors qu’il y a seulement quelques jours l’on croyait le contraire, un climat d’entente et de concertation allait s’installer, à entendre le discours du président Mohamed Ali Said à Wanani (région de Djando) le dimanche dernier.

 

« Fini les tiraillements, j’espère que les quatre présidents sauront désormais se retrouver autour de la même table et résoudre les problèmes de leur pays… » avait-il déclaré, avec à ses cotés le vice-président Ikililou Dhoinine. Et le patron de l’ile de préciser que « si aujourd’hui nous avons pu faire quelques réalisations c’est d’une part grâce à Ikililou car lorsqu’il a voulu nous arrêter il l’a fait ».

 

On aurait appris que les deux président ont passé plus de 6 heures de temps dans la nuit de ce dimanche pour un entretien en tête à tête, dont le vif du sujet était la restitution, mais en vain, des directions régionales des sociétés d’état actuellement sous le contrôle du pouvoir central.

 

Le discours du chef de l’exécutif de l’ile, le jour de l’Ide el kabir, rappelons le, laissait croire à l’opinion, que ces sociétés allaient revenir dans peu de temps aux autorités de l’île.

 

Néanmoins, les notables de l’île de Djoumbé Fatima étaient invités ce mardi à Bonovo, siège de la présidence, par Mohamed Ali Said qui leur a fait part de sa déception. « Aucun espoir, Sambi s’est entêté à garder ces sociétés illégalement et là, il compte aller plus loin… », nous a confié un notable qui était parmi les invités.

 

A en croire ce notable, le chef de l’exécutif de l’île, ne va plus leur jeter des fleurs. « Nous comptons convoquer le vice-président Ikililou afin qu’il s’explique clairement sur cette affaire » a-t-il conclu.

 

« S’il y a encore un bras de fer à Ngazidja, et un autre à Mwali avec le gouvernement fédéral, n’est ce pas la preuve d’un retour à la case départ, après tant d’années d’effort et de sacrifices pour éviter justement ces conflits de compétence ? N’est-il pas temps de régler le vrai problème à l’origine de tout blocage ? », martèle le numéro un mohélien.  

 

Mouayad Salim

251208/ms/hzkpresse/15h00

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 10:54

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, mardi 4 novembre 2008 (HZK-Presse)Suite à la récente visite de travail du président de la République à Fomboni, le chef de l’Exécutif de l’île, Mohamed Ali Said a tenu à protester contre les décisions de limogeage d’un certain nombre de hauts responsables de l’île, par le gouvernement central.

 

Dans une longue réaction parvenue hier lundi à La Gazette des Comores, en provenance du cabinet de la présidence de l’île de Mohéli, de graves accusations sont portées contre le chef de l’Etat à qui l’on prête l’intention de vouloir « changer la Constitution pour repousser la tournante revenant à Mohéli » [en 2010, ndlr], dans le but de « s’accrocher au pouvoir et installer sa dictature ».

 

Intitulée « Coup d’Etat Administratif à Mwali », ce document fait un procès particulièrement sévère du régime du président Sambi, tout en exhortant ce dernier « au respect de la Constitution » et en demandant à la Communauté internationale « de faire valoir les règles de la démocratie et les principes des droits humains ».

 

Le ton est visiblement monté d’un cran au niveau des autorités insulaires de Mohéli, dans ce débat très houleux lié à la prochaine révision constitutionnelle, avec en toile de fond la question du transfert des compétences entre l’Union et les îles autonomes.  

 

A en croire l’homme fort de Mohéli, le président de la république aurait l’intention de proroger son mandat jusqu’en 2013, pour « finir la course » en même temps que les trois chefs des exécutifs des îles élus en 2007 et 2008, sous prétexte d’harmonisation du calendrier électoral. Le gouvernement de Mohéli considère que « la constitution actuelle est l’ultime compromis de la réconciliation nationale et que le mandat présidentiel de 2010 ne peut en aucun cas être négociable ».

 

Par ailleurs, Mohamed Ali Said dénonce vigoureusement la décision du gouvernement central de procéder unilatéralement à des changements à la tête des directions régionales des entreprises publiques et administrations financières de l’île autonome, en violation selon lui de l’article 9 de la Constitution de l’Union et de la loi organique stipulant que la gestion des antennes régionales des sociétés d’Etat renvient aux exécutifs des îles autonomes.

 

Répondant à des accusations de détournement de fonds portées contre lui par un ministre du gouvernement de l’Union, Mohamed Ali Said rétorque en accusant à son tour le pouvoir Sambi d’avoir « cassé le mécanisme de recouvrement et de partage des recettes ».

 

El-Had Said Omar

041108/eso/hzkpresse/6h00

 

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 22:26

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 Comores / Politique & institutions

Moroni, vendredi 16 mai 2008 (HZK-Presse)« La Grande-Comore est fatiguée », a dit l’ancien préfet du Sud et notable de Ngazidja, le vénéré Mzé Mouigni Abdallah. C’était hier, jeudi après-midi, au cours d’un meeting appelé par Mohamed Abdouloihabi dans l’enceinte du siège de la présidence de l’île. Le ton est donné et les propos seront assez musclés. Celui qui a pris la parole au nom de Ngazidja a interpellé le chef de l’exécutif, lui demandant jusqu’à quand saura patienter l’île.

 « Hier, on sollicitait notre patience en attendant le retour d’Anjouan », a dit Mzé Mouigni Abdallah qui a poursuivi : « aujourd’hui, Anjouan est revenue. Où est notre part ? ». Et le notable du sud de s’étonner que les autorités de l’Union, qui sembleraient se soucier d’Anjouan seulement, paraîtraient oublier Ngazidja.

 « N’y a-t-il pas d’arriérés, ici ? » s’est interrogé l’orateur. Et de continuer par rappeler que dans un passé récent, un projet financé par la coopération chinoise devait électrifier toute l’île de la Grande-Comore. Mais à sa grande surprise, a-t-il laissé entendre, le projet devait être scindé pour une répartition équitable entre les trois îles.

 C’est sur ce ton que le discours se poursuivra avant que M. Abdallah appelle tous les Wangazidja à militer en faveur des intérêts de l’île. « Nous n’avons qu’un seul parti : Ngazidja. Qu’on ait élu Abdouloihabi ou pas, notre parti à nous tous, Wangazidja s’appelle Ngazidja ».

 Quant au président de l’île, après avoir fait un bref compte rendu de sa mission aux Etats Unis où il a pris part au Forum des maires et dirigeants municipaux arabes et américains, il a expliqué que ses relations avec le président de l’Union des Comores ne constituent pas « un conflit » mais plutôt des « incompréhensions ». Selon lui, c’est « Foundi qui refuse le dialogue, qui rejette toutes les propositions, jusqu’aux rencontres prévues entre les chefs des exécutifs de l’Union et des îles mais qui demeurent sans suite ».

 Le discours du meeting par les deux orateurs a rappelé au public un passé pas très lointain de conflit entre l’exécutif de l’île et celui de l’Union des Comores, en dépit d’un effort du président Abdoulihabi d’atténuer la virulence des propos de son prédécesseur à la tribune. L’assistance aura retenu que nous sommes revenus à la case départ et tout le monde s’est rappelé le passé conflictuel Elbak/Azali qui n’a rien apporté ni à l’un ni à l’autre et a tout fait perdre au pays tout entier.

 Ce regain de tension dans les rapports entre le pouvoir central et l’exécutif de l’île survient après une série de nominations opérées par le gouvernement de l’Union, en violation des textes en vigueur, notamment au centre hospitalier d’El-Maarouf, où le nouveau directeur nommé par le chef de l’Etat est très contestée par les autorités de l’île.

 « La virulence des propos que je viens d’entendre, confiera un confrère, ne m’a guère surpris. Ils ressemblent à s’y méprendre à ceux que j’ai entendus le matin à Voidjou lors de la cérémonie de passation de service entre la directrice sortante, Mme Ralia Abdou et son successeur, M. Daffar, l’ancien chef du protocole du président Sambi ».

 En effet, selon des participants à cette cérémonie, Mme la présidente de l’île avait donné le ton depuis le matin. Et qui a dit que le séparatisme était derrière nous ?

 M. Hassani
160508/mh/hzkpresse/9h00

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 10:03
Partage des compétences : Le bout du tunnel
 
C'est désormais chose faite. Le chef de l'Etat vient de procéder formellement au transfert des compétences vers les îles autonomes. Pour le moment, ce transfert ne concerne que les sociétés d'Etat, mais il témoigne, en tout cas, de cette volonté du président Sambi de dépassionner les relations entre l'Union et les îles autonomes. Le décret présidentiel, signé le lundi 3 septembre, porte sur les modalités de gestion des sociétés à capitaux publics et des établissements à caractère industriel et commercial.


L
e conflit des compétences entre l'Union et les îles a vécu. En signant, peu avant son départ à l'étranger, le décret fixant les modalités de gestion et d'administration des sociétés d'Etat et autres établissements publics, le président Sambi vient de désamorcer cette crise qui a longtemps empoisonné les relations entre l'Etat central et les entités autonomes. ''Désormais, rien ne sera plus comme avant'', assure un fonctionnaire de la présidence de l'île de Ngazidja. ''C'est l'aboutissement d'un long combat'', a dit le notable Ismaël Abdou qui a rendu hommage aux efforts de l'ancien président, El-bak, dans sa quête inlassable des compétences de l'île. ''Aujourd'hui est un grand jour qui restera sans doute dans l'histoire'', a renchéri le président Abdouloihabi.
Le décret du président Sambi prévoit des conseils d'administration dans toutes les sociétés à capitaux publics et établissements à caractère industriel et commercial. Ces conseils comprendront, entre autres, des représentants aussi bien de l'Union que des îles. Les succursales de ces sociétés seront placées sous la tutelle d'un directeur régional, nommé par le président de l'île et dont la mission est d'assurer ''l'exécution du budget de fonctionnement affecté à sa direction, la gestion des ouvrages meubles et immeubles de la succursale et la tenue de la comptabilité''. Les décisions de recrutement et de licenciement du personnel, elles, reviennent à la direction générale qui devra, dans le premier cas, se conformer aux résultats d'une évaluation ou d'un concours. Il appartiendra cependant au directeur régional d'évaluer ses propres besoins en matière de personnel avant de les soumettre à l'Union pour approbation dans le cadre du budget annuel.
Aboutissement d’un long combat
Le décret stipule, en outre, que ''pour chaque société, il sera crée un compte commun auquel seront versées toutes les recettes et dont la gestion est assurée par la direction générale et des comptes de fonctionnement au niveau des directions régionales''.
Hier, jeudi 6 septembre au Foyer des femmes à Moroni, l'entourage du président de l'île de Ngazidja se frottait les mains : ''C'est maintenant que vous pouvez juger notre action. Avant, c'était juste une coquille vide'', déclare Ali Said, le drapeau de l'île noué autour de la tête.
Les députés de Ngazidja se montrent moins enthousiastes et dénoncent, pour leur part, une violation du principe de l'autonomie des îles consacrée par la constitution. Selon le conseiller juridique à l'assemblée de l'île, Mohamed Attoumane, il s'agit tout simplement d'un retour à l'Etat centralisé, ''autrement dit à la constitution de 1978''. ''Au lieu d'une décentralisation, l'on assiste à une déconcentration'', précise-t-il.
Pour le député Ali Hassani, le décret du président de la République n'est pas conforme à la loi qui ''prévoit, au niveau des îles, non des directeurs régionaux, mais des directeurs généraux. Ensuite, ces directeurs, dans le cas présent, ne disposent d'aucun pouvoir. Ils ne peuvent ni recruter ni révoquer un agent. Quelle autonomie?'', déclare-t-il avant de poursuivre : ''La loi prévoit que les directeurs seront nommés par les présidents des îles sur proposition des conseils d'administration. Ce qui n'est pas le cas dans le décret présidentiel. C'est l'arbre qui cache la forêt''.
L'autre grief des députés de Ngazidja porte sur le mode de gestion des sociétés d'Etat. Selon eux, l'autonomie financière des établissements publics relevant de l'autorité de l'île n'est pas garantie. ''Les directeurs régionaux ne font que récolter les recettes, mais la gestion proprement dite du compte commun revient au seul directeur général'', affirme Ali Hassani.
A ceux qui disent que les directeurs régionaux ne seront que des simples exécutants sans pouvoir réel, le conseiller à la présidence de l'Union, Abdou Issa, répond que ''ces sociétés ont des textes qui déterminent clairement le champ d'intervention et les prérogatives de chaque directeur. Il n'y a donc pas de quoi jaser''.
Une avancée considérable
Le ministre du Tourisme et des Transports de Ngazidja, Said Mzé Dafiné, lui, parle ''d'une avancée considérable'' : ''Nous ne sommes pas de ceux qui disent "tout ou rien". Aucune île ne peut se suffire à elle-même. Nous avons tous besoin de l'Union'', dit-il. S'il reconnaît que des zones d'ombre existent quelque part, notamment en matière budgétaire, il s'en remet à l'arbitrage des conseils d'administration qui ''sont là justement pour dénouer les crises éventuelles''.
Rappelons que le partage des compétences avait jusqu'ici constitué la principale pomme de discorde entre l'Union et les îles. L'on se souvient de l'acharnement avec lequel l'ancien président Mzé Soulé Elbak a réclamé les ''hutwamu za Ngazidja''. La marche sur Beit-salam, qui a failli tourner au bain de sang en 2004, restera comme l'une des manifestations de cette bataille entre Elbak et Azali autour du transfert des compétences. Alors, le bout du tunnel ?
Mohamed Inoussa

Article publié sur le site :www.alwatwan.net
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 22:27
Comores / Union Européenne
 
Moroni, jeudi 22 février 2007 (HZK-Presse) - La présidence de l'Union européenne actuellement assurée par l'Allemagne a publié un communiqué parvenu à HZK-Presse et dans lequel elle exprime sa préoccupation à propos des « tensions politiques récentes entre l'Union des Comores et les îles autonomes sur l'application des lois relatives au partage de compétences ».
 
Pour Bruxelles ces tensions qui durent depuis la mise en place du nouveau cadre institutionnel « perturbent le fonctionnement de l'état et fragilisent les nouvelles institutions issues du processus de Fomboni ».

Concernant les récentes initiatives tendant à résoudre cette crise, l'Union européenne se dit disposée à s'associer aux autres partenaires de la communauté internationale présente aux Comores « pour aider les autorités de l'union et des îles autonomes à reprendre leurs discussions et à trouver un accord dans le dialogue et le souci de l'unité nationale » indique le communiqué.
 
Tout en se félicitant que le dialogue inter-comorien ait pu reprendre sous les bons offices de la dernière mission de l'Union Africaine, conduite par M. Francisco Madeira, la présidence de l'UE exhorte toutes les parties comoriennes à trouver un compromis sur les questions de partage de compétences, surtout celle touchant aux forces de sécurité intérieure des îles, dans le respect de la constitution et des lois organiques adoptées.

Sur le volet électoral, l'UE réitère son engagement à « contribuer au bon déroulement » des prochaines élections des exécutifs des îles et appelle les autorités comoriennes à s'y préparer en conséquence.

Cette déclaration est soutenue par la Turquie, la Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la République de Moldavie.

220207/eso/hzkpresse/7h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 22:18
 
Comores / Politique & institutions
 
 
Moroni, mercredi 21 février 2007 (HZK-Presse)Le processus de transfert des compétences se trouve de nouveau bloqué, faute d’un compromis entre les autorités de l’Union et celles des exécutifs des îles autonomes, qui avaient accepté de retourner à la table de négociation à la demande et sous la pression de la communauté internationale, lors d’une courte cérémonie organisée à Beit-Salam le 26 janvier dernier, en présence de l’envoyé spécial du président de la Commission africaine, Francisco K. Madeira.
 
L’échec de ce troisième round serait encore une fois imputé à l’intransigeance des représentants des entités insulaires sur la question du transfert des « Forces de sécurité des îles » (FSI), et accessoirement sur celle de l’application de la loi relative aux sociétés d’Etat, dont le décret de promulgation a été tout récemment publié.
 
Le constat est fait hier mardi, sur les ondes de la radio nationale, par le chef du bureau de liaison de l’Union africaine, Mourad Taiati, qui assure également la coordination des réunions hebdomadaires des représentants du corps diplomatique et des organismes internationaux en poste à Moroni, sur la crise comorienne.
 
A en croire le diplomate africain, il existerait aujourd’hui « un réel sentiment de lassitude de l’ensemble de la communauté internationale, après tant d’efforts déployés », pour mettre un terme à la crise comorienne, qui trouve son origine dans l’éclatement en août 1997 de la sécession anjouanaise.
 
M. Taiati qui suit le dossier depuis quelques années fait observer que malgré l’arrivée à Moroni d’experts internationaux dépêchés spécialement par l’Union africaine, l’Organisation internationale de la francophonie, les désaccords persistent alors que qu’il a été recommandé aux parties comoriennes de mettre en œuvre les dispositions ayant déjà obtenu un consensus, « en mettant en marge ce qui posait problème ».
 
De retour à Moroni après avoir participé au 24ème sommet France-Afrique de Cannes, le chef de l’Etat, Ahmed Abdallah Sambi devrait prendre de nouvelles initiatives politiques, pour tenter de décrisper un climat sociopolitique tendu, confirme à HZK-Presse une source proche de la présidence.
 
Un réaménagement de son cabinet n’est pas à exclure dans les prochaines heures, ainsi qu’un remaniement du gouvernement, près de neuf mois après son investiture à la magistrature suprême de l’Union des Comores le 26 mai 2006.
 
El-Had Said Omar
210207/eso/hzkpresse/10h00
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 22:55
Comores : Politique & instituions

 
Moroni, mercredi 14 février 2007 (HZK-Presse) - Juste avant de s'envoler pour Cannes où il participera au 24ème sommet France-Afrique, le président de la république a enfin promulgué la loi cadre portant réglementation générale des sociétés à capitaux publics et des établissements publics, une loi votée en 2005 et dont la mise en oeuvre continue encore à opposer gouvernement central et îles autonomes.
 
Mais cette promulgation n'est pas suffisante, déclare le directeur de cabinet de la présidence de l'île autonome de Ngazidja, qui estime que « le chef de l'Etat devait dans la foulée prendre le décret d'application de cette loi, en mettant en place les conseils d'administration des différentes entreprises publiques ».

Pourtant les noms des membres représentants des trois exécutifs des îles ont été transmis à la présidence de l'Union depuis novembre dernier, confiait ce matin à HZK-Presse, Jean Youssouf.
 
Le cabinet de la présidence de l'Union a indiqué pour sa part que la liste était encore incomplète. Or la signature de ce décret tant attendu devrait permettre la mise en application effective de la loi, avec la nomination par les conseils d'administration des directeurs nationaux (choisis par le président de l'Union) et des directeurs généraux des succursales insulaires (choisis par les chefs des exécutifs des îles).

La polémique qu'a suscitée la loi sur les sociétés d'Etat depuis plus de deux ans avait donné lieu à des recours auprès de la Cour constitutionnelle, dont les deux jugements rendus « ne laissent au président de la République aucune autre alternative que celle de promulguer ladite loi », déclarait à ce propos le président de l'Assemblée nationale, lors de son discours de clôture de la dernière session parlementaire, plaidant ainsi en faveur du respect des arrêts des juges constitutionnels, et l'application de la loi, à commencer par la mise en place des conseils d'administration, disait Said Dhoifir Bounou.
 
La loi sur les sociétés d'Etat tient compte de la réglementation applicable dans l'espace OHADA (Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique) dont les Comores sont membres à part entière.

C'est le cas notamment en matière de désignation des directeurs généraux par les seuls conseils d'administration, afin d'éviter l'intrusion des pouvoirs publics dans la gestion des entreprises et garantir leur autonomie.

La présence de deux représentants de l'assemblée nationale au sein des conseils d'administration avait été contestée, par certains exécutifs estimant que le parlement ne pouvaient être à la fois juge et partie dans le domaine de la gestion des société d'Etat.

La loi n°05-010/AU sera donc appliquée en l'état et sans modification comme l'a décidé la Cour constitutionnelle.

Actuellement l'on dénombre une demi-douzaine d'entreprise à capitaux publics, dont les plus importantes sont la Société comorienne des Hydrocarbures (SCH), la Société nationale des Télécommunications (Comores Télécom), l'Office national d'importation et de commercialisation du riz (ONICOR) et la société d'eau et d'électricité (Ma-Mwe).

Seules les deux premières sont considérées comme les plus rentables financièrement, avec chacune un chiffre d'affaires qui dépasse les 12 milliards Francs comoriens par an, et l'équivalent de près de 5 milliards fc de contribution cumulée au budget de l'Etat.

La SCH est gérée depuis juillet 2006 par une commission provisoire ainsi que la Ma-Mwe et l'établissement hospitalier El-Maarouf.

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
El-Had Said Omar
140207/eso/hzkpresse/6h30

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