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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 19:09

L'aid Alfitr aura lieu vendredi 10 septembre 2010 selon le communiqué ci-dessous publié ce jour par la mosquée de Paris 

 

 

AÏD AL-FITR : VENDREDI 10 SEPTEMBRE 2010


Ce mercredi 8 septembre 2010 - correspondant au 29 Ramadhan 1431/H, « Nuit du Doute », réunis à la Grande Mosquée de Paris, la Commission théologique de l’Institut Musulman de la Mosquée de Paris présidée par son Recteur le Docteur Dalil BOUBAKEUR, en présence du Président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) Mohamed MOUSSAOUI et des membres de son Bureau exécutif, des imams, des personnalités musulmanes, des responsables associatifs de mosquées, informent les musulmans de France que :
 

La Fête de l’AÏD AL-FITR est fixée au :
Vendredi 1er Chawel 1431 de l’Hégire, correspondant au :
Vendredi 10 Septembre 2010

 

Nous implorons Allah Tout Puissant pour qu’Il accepte notre jeûne et qu’Il nous comble de Sa Clémence et de sa Miséricorde.

La Prière de l’Aïd Al-Fitr sera célébrée à 9h00 à la Grande Mosquée de Paris

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 11:42

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 08 septembre 2010 (HZK-Presse) Les choses risquent de se compliquer pour l’actuel gouverneur de l’île d’Anjouan. Alors que la majorité des élus de la Mouvance présidentielle dont il est issu veulent soutenir un autre candidat

 

Sauf revirement de dernière minute, Moussa Toybou, gouverneur de l’île d’Anjouan et candidat à sa propre succession devrait faire face, non seulement, aux prétendants de l’opposition, mais aussi à des candidatures adverses provenant de son camp politique, la mouvance présidentielle et aussi…. de son propre village. Une élection interne au sein des élus de la mouvance au niveau de l’île d’Anjouan vient de choisir, enfin de semaine dernière, le député Abdou Salami comme candidat aux élections des gouverneurs.

 

Sur les 28 députés et conseillers réunis en congrès à Dar Nour, l’actuel locataire de Daru Nadja n’a obtenu que 10 voix contre 17 pour ce médecin politicien. Un choix dont des parlementaires de la majorité se disent « déterminés à défendre jusqu’au bout ». « Il y a un principe universel qui dit que c’est la majorité qui fait la loi. Et nous estimons que le président Sambi ne peut que se conformer à notre choix », défend le député Ahmed Abdallah Abderemane qui est l’un des élus de la Mouvancequi soutiennent la candidature de leur collègue Dr Abdou Salami.

 

Un autre candidat originaire d’Ongojou, village natale du gouverneur Toyibou vient aussi d’annoncer sa volonté de se lancer dans la course pour le siège de gouverneur de l’île d’Anjouan. Ali Djihad, c’est son nom, se présente comme « un candidat indépendant ». Ancien député et ministre sous le régime du président Djohar, ce spécialiste en agronomie dit inscrire sa candidature dans une dynamique de « réconciliation des Anjouanais ».

 

« J’ai fais le constat que depuis la crise séparatiste de 1997 à Anjouan, il y a eu des conflits internes entre habitants de l’île. Et, malheureusement, depuis ce temps, il n’y a pas eu une voix qui s’est élevée pour appeler les Anjouanais à se réconcilier, se pardonner, afin de pouvoir faire face à l’avenir. Et pourtant cette réconciliation est nécessaire pour le développement de l’île », déclare Ali Djihad.

 

Cet ancien député affirme que la crise séparatiste a laissé des « séquelles » dans l’île. « Il subsiste encore des mécontentements et des rancœurs entre les Anjouanais », a-t-il insisté ajoutant qu’il déposera sa candidature dès samedi prochain.

 

Faissoili Abdou

080910/fa/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ELECTIONS
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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 14:11

Source : HZK-Presse du 06/09/10

Inquiétudes sur le respect du calendrier électoral

Il est pratiquement impossible, tenant compte des textes en vigueur, de tenir des élections aux dates prévues » a prévenu l'un des membres du SNAP.

Les membres de la commission électorale nationale indépendante (CENI) avec ceux de la CEI des trois iles, les membres du secrétariat national permanant (SNAP) avec ceux du SIAP des trois iles ainsi qu'un membre de la Cour constitutionnelle sont en conclave à Mwali depuis ce vendredi pour des échanges et concertations en vue de mieux se préparer pour mettre en marche la machine électorale.

Cependant, force est de constater que le courant a eu du mal à passer entre les structures de Mwali et leurs collègues. Une situation qui a duré plus de 36 heures et qui a frôlé l'échec du processus électoral dans l'ile où sont organisés le 7 novembre prochain les primaires des élections présidentielles. Il a fallu que le président de la CENI, Charkane Chaharane désigne un membre neutre de la Cour constitutionnelle en la personne de Moustadrane Salim pour mener une médiation d'arrache pieds jusqu'à ramener toutes les parties autour de la même table.

« C'est un problème de communication lié, je pense, à la politique » précise à HZK-Presse et la Gazette des Comores, le président de la CEI de Mwali, Abdou Bacar. Et celui-ci d'ajouter « ils sont venus à Mwali sans nous informer de leur arrivée alors que nous sommes les premiers concernés dans ce processus électoral, pour nous c'est une humiliation ». Abdou Bacar espère qu'ils vont se comprendre maintenant. Quant au président de la CENI, c'est une divergence de vue dans le fonctionnement du mécanisme « et c'est d'ailleurs l'intérêt d'une telle rencontre afin de mieux se comprendre et maintenant je pense que tous les malentendus sont levés » a-t-il précisé lorsque nous l'avons interrogé.

Au fait, la délégation venue de Ngazidja vendredi serait accueillie à l'aéroport de Bandar es Salam par le nouveau préfet du centre et serait montée sur sa voiture alors que les membres de la CEI de Mwali étaient bien présents à l'aéroport pour les accueillir, malgré qu'ils n'étaient pas officiellement avertis. La suite, la CEI de Mwali a boudé l'atelier d'échange qui était prévu pour le samedi. Et ce n'est pas tout, le ministre d'Etat chargé des élections ainsi que les autorités de l'ile ont manqué la cérémonie d'ouverture. Et les travaux ont difficilement eu lieu ce samedi malgré l'absence des représentations de Mwali. Ce n'est que vers 11h 30 mn de ce dimanche qu'un terrain d'entente a été enfin trouvé.

L'on apprendra de source digne de foi que c'est une affaire très compliquée qui suit son cours et qui prend son origine sur l'annulation par la Cour constitutionnelle de l'arrêté du ministre d'Etat en charge des élections portant des nouveaux membres au SNAP et au SIAP en remplacement de ceux qui étaient là.

Au niveau de la CEI de Mwali, le procureur de la république Choudjaidine Adinane qui représentait le conseil supérieur de la magistrature s'était vu interdire son entrée dans le local qui abrite la CEI par l'agent de sécurité sur ordre hiérarchique, ce qui lui a valu de passer quelques heures dans les locaux de la gendarmerie avant d'être relâché.

Un autre contentieux, entre la CENI qui ne voulait pas louer, a-t-on appris, le local abritant la CEI et les autorités insulaires qui exigent une location pour ce nouveau bâtiment de la télévision de Mwali. Au fait tout est confus.

« Nous sommes là pour montrer à la population mohélienne que les élections auront bien lieu aux dates prévues et que la CENI est prête » a indiqué en outre Charkane Chaharane. Mais à entendre le vif du débat, ce dimanche, des membres de presque toutes ces structures, quant à la manière dont la révision des listes électorales est prévue, il y a inquiétude en la demeure et la vigilance est de mise. « Il est pratiquement impossible, tenant compte des textes en vigueur, de tenir des élections aux dates prévues » a prévenu l'un des membres du SNAP qui a souhaité garder l'anonymat.

Mouayad Salim
HZK-Presse: 06/09/2010
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ELECTIONS
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 19:17

L’équipe nationale de la Zambie a battu cet après midi (dimanche 5 septembre 2010)  l’équipe nationale des Comores par un score de 4 buts à 0 (Groupe C) à Lusaka.  Les buts de la Zambie sont inscrits par Kalaba (15ème), Fwayo (30), Chamanga (40) et Mayuka (85).

L’autre match du groupe C qui a opposé la Lybie à la Mozambique  s’est achevé sans but.

Donc,  c’est la Zambie qui occupe actuellement la tête du groupe.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:55

photo-anniversaire.jpgChers visiteurs du blog, 

 

Toujours le même bonheur – un grand bonheur -  à chaque fois que je me joins à vous pour  fêter NOTRE anniversaire. En effet, aujourd’hui, le premier septembre 2010, notre blog, HALIDI-BLOG-COMORES, fête ses quatre ans. Comme je le dis tous les ans, c’est notre anniversaire. Chantons ensemble «  joyeux anniversaire » en toutes les langues partout où nous nous trouvons.


Franchement, grâce à vous tous, je « fais découvrir mon pays natal et partager avec vous quelques unes de mes passions… à ma façon » avec fierté et plaisir.

 

Notre blog est bien coté et reste un des blogs de référence pour les Comores. Il figure  même en bonne position au « top des blogs » d’over blog et est donc visible sur le portail d’Over blog depuis plusieurs mois.

 

Je vous en remercie infiniment

 

Tous ensemble, éteignons les quatre bougies et que chacun chante  « mwaha mwemwa waho » en sa langue.

 

Ci-dessous les statistiques de notre blog au 31 août 2010 :

 

 

Date de création :

01/09/2006

Pages vues :

742 871 (total)

Journée record :

25/03/2008 (3 646 Pages vues)

Mois record :

03/2008 (44 524 Pages vues)

  

Que  notre aventure perdure ! Amen.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIE DE VOTRE BLOG
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 11:05

Moroni_P7060023.jpgle chef d'état-major de l'armée comorienne, le Général de brigade Salimou Amiri a été limogé et placé en résidence surveillée hier. cette information a été confirmée hier soir  par le Ministre chargé de la défense de l'Union des Comores, Monsieur Ibrahima Houmadi sidi.
  
C'est l'ancien  capitaine (il est devenu depuis hier soir  Colonel ) Gamil Soilihi Abdallah, actuel "chef de corps" de l'armée, qui est nommé chef d'état-major par intérim.

A noter qu'hier matin, à l'issue d'une audition concernant l'assassinat du Lieutenant Colonel Combo Ayouba au palais de justice de Moroni, un juge d'instruction chargé du dossier a signifié au Général de brigade Salimou son inculpation pour complicité d'assassinat et sa mise en détention provisoire. Toutefois, ses gardes du corps se sont opposés physiquement à la décision du juge et ont empêché sa conduite à la Gendarmerie.

A noter que le 19 août dernier, le procureur Général,  Monsieur Nidhoim Attoumane avait déclaré que trois présumés assassins du lieutenant colonel Combo ont été arrêtés et que « les enquêtes se poursuivaient pour essayer de découvrir leurs commanditaires et le mobile de leur acte ». Les " trois présumés assassins " seraient des sous-officiers de l'armée comorienne. Il ya aussi le Docteur Assad et une femme qui sont arrêtés dans cette affaire pour faux témoignage.  

Affaire à suivre avec attention.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ARMEE
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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 22:03

 

Dans une interview publiée dans le numéro 330 du journal comorien Albalad de ce jour (30 août 2010), Salim Tourqui, le Président de la Fédération Comorienne de Football (FCF) a rappelé que l’ancien international français, Manuel Amoros était coordinateur de la fédération comorienne de football et non sélectionneur de l’équipe nationale.  « D’ailleurs, il n’est plus coordinateur car je l’ai démis de ses fonctions après qu’il se soit autoproclamé sélectionneur de l’équipe nationale des Comores. C’est moi qui suis le président de la fédération  et c’est moi encore qui nomme les personnes devant travailler avec cette institution. Pour cela j’ai nommé Abdérémane Mohamed Chamité et Jean Paul Rossignol comme sélectionneurs des cœlacanthes. » A-t-il précisé.

 

Voilà une affaire qui arrive au mauvais moment et qu’on aurait pu éviter pour permettre la sélection nationale de football de poursuivre ses préparatifs en vue des éliminatoires de la CAN 2012 dans la sérénité et dans de bonnes conditions. A suivre avec attention car il n’est pas sur que celle-ci s’arrête là quand on sait que Manuel Amoros est en réalité amené aux Comores par l’homme d’affaire et grand ami du Président de l’Union des Comores, Kiwan Bashar. Mais il est vrai que dans la pratique, on avait du mal à cerner son vrai poste et ses réelles attributions ! Certains l’appelaient « le coatch » et parlaient même de « l’homme fort de la sélection des Comores. »

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 21:15

Les-coelacanthes-aout-2010.jpgEquipe nationale des Comores

Débout : de G à d : Mahamoud (Konet), Mounir, Mchami, Ahmed, Lakatus, Ali Rassoul (Cap)

Accroupis : David, mahamoud, Damine, Rama, Soilihi

 

Dans le cadre des préparatifs des éliminatoires de la CAN 2012, un  match amical de football  a opposé hier (dimanche 29 août 2010) après midi au stade Rabemanaja de Mahajunga L’équipe nationale des Comores à l’équipe nationale de Madagascar. Le score final est de 1 but à 0 en faveur des malgaches.

 

Ironie du sort : l’unique but du match est marqué par un originaire des Comores, Ali Hassan, ancien joueur de l’AJSM de Mutsamudu.

 

Halidi Allaoui

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 11:29

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 30 août 2010 (HZK-Presse) La réaction de la CENI ne s’est pas fait attendre après l’annonce de la démission de Mohamed Ali Saïd, gouverneur de Mohéli et candidat à sa propre succession à la tête de cette île autonome. L’organe en charge des élections déclare que cette initiative qui « ne se justifie pas sur le plan légal et juridique » ne « l’engage » pas.

 

« La CENI n’a aucune responsabilité sur la démission du gouverneur Mohamed Ali Saïd », a réagi samedi dernier, Idriss Ben Saïd Ahamada, le secrétaire rapporteur de la CENI , en réponse à une information qui aurait été diffusée à la radio nationale indiquant que le gouverneur de Mohéli a démissionné à la demande de cet organe en charge de l’organisation et du contrôle des élections. « Nous portons un démenti catégorique à cette information », insiste ce responsable ajoutant que cette « démission ne se justifie pas sur le plan légal et juridique ».

 

Voici ce qu’en disent les textes. A l’article 4 alinéa 1 de l’ordonnance n°09-005/PR portant modification de la loi n°07-001/AU, relative à la loi électorale, on lit : « ne peuvent faire acte de candidature sous peine de renonciation à leur fonction, à compter de la date de convocation du corps électoral, le président de l’Union ou d’une île, les Vice-présidents, le président de l’Assemblée, le membre du gouvernement ». Dans l’alinéa 2 du même article il est souligné également que « cette renonciation doit faire l’objet d’un engagement dûment signé par l’intéressé et joint à son dossier de candidature ».

 

Toutefois, l’arrêt n°007-007/CC de la cour constitutionnelle rendu en mars 2007 et annexé sur cette loi électorale proclame dans son article 3 que « les dispositions de l’article 4 alinéa 1 et 2, 114 alinéa 1 de la loi électorale sont contraires à la constitution de l’Union des Comores et ne peuvent être mise en application ». Ainsi, les autorités visées par ces deux dispositions ne sont pas soumises à l’exigence de renonciation à leur fonction si elles veulent se porter candidats.

 

Le chef de l’exécutif de Mohéli pourrait, s’il le veut bien, se remettre en selle malgré cette démission et continuer à faire campagne pour sa réélection. Par contre, d’autres dispositions de l’article 4 de la loi électorale qui ne sont pas annulées par la haute juridiction, elles restent donc valables, citent une liste de personnalités qui « ne peuvent faire acte de candidature à moins qu’ils soient hors de leur fonction depuis au moins cinq ans », notamment les militaires, les magistrats, les membres de la force intérieure et « depuis au moins trois ans » pour les directeurs généraux de société d’Etat, le trésorier payeur général, le directeur des impôts et les receveurs principaux.

 

Faïssoili Abdou

300810/fa/hzkpresse/6h00

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 22:24

 Le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a signé hier (25 août 2010) le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection du président de l’Union et celles des gouverneurs des îles. Selon l’article 2 dudit décret «les élections primaires auront lieu en même temps que le premier tour des élections des gouverneurs des îles, le 7 novembre 2010 et les élections générales du président de l’Union et le second tour des élections des gouverneurs des îles auront lieu le 26 décembre ». En fait, c’est une confirmation des dates décidées dans le cadre de l’accord politique signé le 16 juin dernier.

Les dossiers de candidature doivent être déposés en double exemplaire au siège de l’antenne de la commission électorale nationale indépendante (CENI) de chaque île  du 26 août au 12 septembre 2010 à minuit.

 

Quant à la campagne électorale, pour les primaires présidentielles de Mwali et le 1er tour des élections des gouverneurs des îles, elle est prévue pour le 1er octobre au 5 novembre 2010 à minuit. Pour les élections générales du Président de l’Union et le deuxième tour des élections des gouverneurs des îles, elle aura lieu 20 novembre au 24 décembre 2010 à minuit.

 

Halidi Allaoui

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