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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:32
Sittou Raghadat (Archives)
Sittou Raghadat (Archives)

"Chères sœurs ,chères filles, soyez et restez des Femmes Debout, ne baissez jamais les bras, décomplexez vous et faites respecter vos droits"

"Je me bats inlassablement pour vous"

Fidèle à son combat et à ses convictions, Madame Sittou Raghadat Mohamed adresse un Message d'espoirs à toutes les femmes engagées dans la vie publique.

Un message qui nous rappelle celui de 2009 destiné aux candidates aux éléctions des Députés et des conseillers des îles (http://http://halidiallaoui.over-blog.com/article-message-de-mme-sittou-raghadat-mohamed-1ere-femme-ministre-et-elue-depute-des-comores-aux-candidates-aux-legislatives-de-2009-391761))

Toujours engagée et déterminée, la première femme Ministre et députée des Comores, Madame Sittou Raghadat qui brigue actuellement la Mairie de Ouani, se bat inlassablement pour la promotion du genre aux Comores. à l'occasion de la journée de la femme ce 8 mars 2015, l'ancienne ministre Madame Sittou envoie un message :

Ô Femmes ! Ne baissez jamais les bras,

Chères sœurs ,chères filles, soyez et restez des Femmes Debout, ne baissez jamais les bras, décomplexez vous et faites respecter vos droits. Il ya des hommes sensibles au Genre heureusement et qui militent honnêtement et sans hypocrisie pour nous, pour le respect des droits humains.


Des étapes ont été franchies mais il reste beaucoup à faire. Je me bats inlassablement pour vous. Je suis candidate aux élections municipales et j'ai pu décrocher 4 sièges. ceux qui me devancent(2) ont chacun 5 sièges. On est dans la course pour les alliances puisqu'aucun des candidats n'a ni majorité relative ni majorité absolue ( 13 sièges).

L'espoir est permis. Au pire des cas, je serai conseillère municipale et je jouerai mon rôle avec efficacité et détermination.

Bonne fête ;

Gros-Gros bisous

Sittou, candidate

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 13:51

LE PRÉSIDENT
Réf: 468/12/PT/VP

Monsieur Manuel Valls
Ministre de l'Intérieur
Place Beauvau
75800 Paris cedex 08

 
Monsieur Victorin Lurel
Ministre des Outre-Mer
27 rue Oudinot
75007 Paris

 
Paris, le 17 octobre 2012

Monsieur le Ministre de l'Intérieur,
Monsieur le Ministre des Outre-Mer,

A Mayotte, les informations funèbres se succèdent et se ressemblent : 16 juillet, 7 morts dont 4 enfants ; 16 aout, décès d'un nourrisson au CRA après interception d'un kwassa ; le 8 septembre, 6 morts et 26 disparus ; le 8 octobre, 3 morts et 13 disparus dans un naufrage... Devant une telle accumulation, le porte-parole du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a réagi lors d'une conférence de presse à Genève, en constatant que ce deuxième naufrage de kwassa porte à 109 le nombre de victimes en un mois, dont 69 décès par noyade lors de naufrages au large des côtes de Mayotte pour 2012. Une telle intervention est sans précédent.

C'est que pour le HCR « ce naufrage rappelle les risques encourus par des personnes désespérées qui fuient la pauvreté, les conflits et la persécution. Comme en Méditerranée et dans le golfe d'Aden, la mer entourant les îles de Mayotte est le théâtre de traversées clandestines entreprises par des migrants et des réfugiés en quête de vie meilleure ou de protection ». Et de rappeler que l'année dernière, parmi ces pauvres à la recherche d'un endroit pour vivre, environ 1 200 demandes d'asile ont été déposées à Mayotte, soit 41 % de plus qu'en 2010, 90 % des demandeurs d'asile étant originaires des Comores.

Pourtant l'espoir existait d'un changement de politique, suscité par le rapport des sénateurs M. Sueur, M. Cointat et M. Deplan, en juillet dernier, qui proposaient entre autre une modification du visa dit « Balladur », dont l'effet sur les dangereux embarquements clandestins est avéré. Mais cet espoir a été contredit quelques mois plus tard par les déclarations de M. Christnacht, avant même qu'il ait déposé son rapport d'expertise. Il semble, Monsieur le Ministre de l'Intérieur, Monsieur le Ministre des Outre-Mer, que vous ayez fait vôtre son seul point de vue et n'ayez accordé aucun crédit au rapport des sénateurs.

Les naufrages vont donc continuer et les victimes s'ajouter aux victimes, puisque contrairement à ce que semble avoir perçu M. Christnacht, il s'agit de survie pour certains de ces migrants, ou pour d'autres de coutume ancrée dans des rapports anciens de géographie et de culture.

Ce faisant, le gouvernement va maintenir Mayotte dans une situation où ne règne pas la loi commune de la République et les droits, un lieu où les pratiques sont dérogatoires. Il en découle que les mesures adoptées par votre gouvernement – telle la circulaire sur l'interdiction de retenir des familles dans les CRA et la fin du délit de solidarité – n'y seront pas appliquées.

La Ligue des droits de l'Homme, qui a comme responsabilité politique et morale de défendre l'effectivité des droits, ne peut se satisfaire de l'existence de parcelles de la République où ne s'applique pas le droit commun. Plus largement, nous refusons cette contradiction insupportable qui consisterait pour la France à défendre l'universalité des droits partout dans le monde, sauf dans certaines zones d'exception aux conséquences mortelles sur son propre territoire.

Nous souhaitons, Monsieur le Ministre de l'Intérieur, Monsieur le Ministre des Outre-Mer, que vous preniez la mesure d'une situation aussi singulière, aussi dégradante pour notre pays, et que vous acceptiez l'hypothèse qu'elle ne relève en rien d'une quelconque fatalité ou d'un effet des risques encourus par toute personne qui « prend la mer ». C'est pourquoi nous vous demandons la mise en place de solutions respectueuses de la légitimité républicaine et des droits des personnes. Ces solutions existent et les organisations et associations de défense de tous les droits seraient à même de vous en exposer les logiques, pour peu que vous acceptiez de les entendre.

Cette lettre sera rendue publique le vendredi 19 octobre 2012.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre de l'Intérieur, Monsieur le Ministre des Outre-Mer, en ma haute considération.


Pierre Tartakowsky
Président de la Ligue des droits de l'Homme

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 21:37
Lettre ouverte aux Comoriens N°1
Pourquoi suis-je victime d'un acharnement judiciaire de la part  du Cabinet de la Présidence de l’Union des Comores ?
 
Dans un souci de participer au développement de mon pays, je n'ai pas attendu  les appels des politiques pour investir  dans le transport Maritime.
L'appel du président de la république en faveur du développement du secteur privé et l'apport des fonds des bailleurs étrangers pour aider les jeunes entrepreneurs ne pourraient que rassurer les Comoriens.
Malheureusement, je doute fort de la volonté du Chef de l'Etat et de son entourage. Je crains fort qu'il ne s'agit que d'un effet d'annonce comme nombre de déclarations du gouvernement pour rassurer les investisseurs.
Pour preuve, je suis victime d'un harcèlement judiciaire de la part du Cabinet du Président de la République et de son Conseiller Juridique dans le seul but de me ruiner dans mes efforts d'investir aux Comores.
En effet, le gouvernement Comorien avait affrété mon bateau, Machouwa-Express, dans le cadre des patrouilles préparatoires du débarquement à Anjouan, avec un engagement ferme d’assurer tous les risques liés à l’opération envisagée ou toutes autres garanties couvrant les risques des passagers, de l’équipage et du navire. Car, mon assureur ne pourrait pas me couvrir au moment où mon bateau assurait une mission de guerre et transportait des militaires armées.
Mon bateau a malheureusement subi une avarie et j'ai demandé d'abord au directeur de cabinet du président d'alors, d'effectuer les réparations conformément au contrat, avant de saisir la justice compte tenu de son hésitation.

Mon avocat m'a informé qu'il a été demandé au juge de bloquer le dossier dans un premier temps, mais au final les juges ont pu se saisir du dossier et prononcer un jugement revêtu d’une exécution provisoire ordonnant le Cabinet de la Présidence de verser immédiatement 80 % du montant des dommages subis.
Je dois préciser également que le dossier a été instruit lors du précédent gouvernement du Président A.M. SAMBI et le Président de la République actuel et son Directeur de Cabinet sont bien au courant de cette affaire.
Je dois aussi signaler que, dans sa requête d’opposition au jugement adressée à la justice, le Conseiller Juridique de la Présidence  n'a pas manqué l'occasion de critiquer le jugement et vilipender le juge avec des propos inacceptables dans un pays de droit.
D'ailleurs dans un esprit de transparence, je dois  malheureusement publier très prochainement cette lettre qui montre combien notre pays est en danger par la multitude d’incompétences, de complaisances, et d’injustices à tous les niveaux.
 
Le Directeur de Cabinet de la Présidence  a interjeté appel et la Cour d’Appel a déclaré l’appel irrecevable et ordonne en conséquence le paiement immédiat des dommages subis. Le cabinet de la présidence n'a pas respecté cette décision de justice rendue par les juges au nom du peuple comorien.
Malheureusement cela n'a pas découragé le Cabinet à la Présidence pour recourir à la Cour de Cassation, une première depuis la naissance de la république. Les juges jugeront  en effet trois fois cette affaire dont le dernier jugement a été rendu avant la création de la Cour Suprême.
Néanmoins, je ne peux pas imaginer qu’il s’agit d’une  manœuvre bien réfléchie de la part du cabinet présidentiel pour faire pression sur les  juges en leur faisant en même temps porter le chapeau, puisque cette affaire est claire et connue de tous mais aussi il ne souffre d’aucune ambigüité.
 Par ailleurs je constate que d'autres jugements défavorables au gouvernement ont été prononcés et, le cabinet de la présidence n'a pas adopté  cette attitude d'acharnement judiciaire.
J'imagine qu'il s'agit d'une coïncidence malheureuse et non pas d'un règlement de comptes  politiques  occultes ou sectaires dans une affaire privée.
 C’est pourquoi, je cherche à savoir le profile d’autres victimes qui se trouvent dans le même cas que moi - si je ne suis pas le seul - afin d’éluder tout sentiment ou mobile partisan et sectaire dans cette affaire.
Aussi voudrais-je savoir pourquoi suis-je victime d'un acharnement judiciaire de la part du cabinet du président de la république?
Sur ce, j'ai écrit au président de la république pour dénoncer l'hostilité gratuite de son cabinet  contre mes intérêts,  mais notre premier magistrat a préféré m'ignorer en laissant son cabinet poursuivre son acharnement.
Par ailleurs je constate que d'autres jugements défavorables au gouvernement ont été prononcés et le cabinet de la présidence n'a pas adopté  cette attitude d'acharnement judiciaire.
Je suis un homme libre, apolitique, qui aime son pays et soucieux du respect du droit et des personnes. A ma place, je crois être utile à mon pays et je n’ai aucun intérêt à m’immiscer dans la salade politique comorienne.
Je ne revendique rien aux Comores mis à part la liberté d'investir dans  ce pays dans le respect des lois en vigueur, afin d'aider les Comoriens. 
Néanmoins, compte tenu du fait que la presse ne dénonce pas les actes sectaires des uns et des autres,  je n'épargnerai aucun effort pour combattre les dérives sectaires - qui se manifestent par des actes ou des actions injustes dans la gestion des personnes et des biens -  prenant de plus en plus d'ampleur dans notre pays, au sein du pouvoir et de l'opposition, dans l'ensemble de nos îles sans exception aucune, contrairement aux dires des politiques qui se limitent à indexer une catégorie de citoyens.
Toutefois je refuse une quelconque étiquette d’opposant ou de sympathisant du pouvoir en place et préfère garder jalousement mon statut de simple citoyen apolitique épris de justice et soucieux de l’avenir des ses compatriotes et de l’unité de son pays. 
Enfin, je prends à témoin les Comoriens dans ma démarche pour dénoncer l'injustice dont je suis victime de la part du tout puissant Cabinet du Président de l’Union des Comores pour avoir osé investir aux Comores et accepté de confier mon bateau au gouvernement pour libérer Anjouan. Et, j'assume ma naïveté pour l'amour de mon pays mais je n'accepterai pas  une injustice d'où qu'elle vienne.
Puisque je crois en la justice de mon pays, plus qu'à nos politiques, je m’en remets à elle et au tout puissant pour que justice soit faite.
Bien entendu, ces propos n’engagent que moi et j’assume seul toute responsabilité dans la dénonciation des injustices orchestrées par le tout puissant cabinet du président de la république, comme je le mets au défi de nier ses dérives et sa responsabilité ou sa complicité dans cette affaire.
Abdou Musbahou
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 23:27

Vous trouverez la lettre en date du 8 décembre 2011 que le Président de la FCC (Fédération Comorienne des Consommateurs) a adressée au Vice Président de l'Union des Comores, chargé du Ministère de la production, de l'Environnement, de l'Energie, de l'Industrie et de l'Energie concernant les normes de l'installation éléctriques et des équipements du futur hôpital de Hombo à Ndzuwani en cliquant ICI (fichier en PDF).

 

Dans cette lettre, le Président de la FCC attire à juste titre  l'attention du gouvernement comorien sur la nécéssité d'équiper l'établissement hospitalier aux normes françaises et d'Europe continentale, communément adoptées dans l'archipel. 

 

Nous espérons vivement que le destinataire de la lettre  et le gouverneur de l'île de Ndzuwani feront tout pour éviter une bizarrerie éléctrique qui n'a pas lieu d'être.

 

En tout cas, en lisant une telle lettre, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si les techniciens et conseillers techniques comoriens ont été associés à ce projet. Qui informe et contrôle le bureau d'Etude pakistanais ?

 

Que nos gouvernants sachent qu'il ne suffit pas de réaliser des projets. Il faut surtout bien les réaliser.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 14:47
Un de mes amis, Ansaly Soiffa Abdourrahamane a été récemment  victime  d'une agression, gratuite, lâche, barbare et inacceptable à Moroni, la capitale des Comores, mon pays natal. Pour que cela ne se réproduise plus il a décidé à juste titre de rélater et publier les faits et de donner son sentiment. Plus jamais ça. Comme il le dit fortement.

Toutes les personnes éprises de paix et qui se soucient de la cohésion des comoriens ne peuvent  ni se réjouir  d'une telle barbarie indigne, ne serait qu'en silence, ni rester insensibles à de tels agissements honteux.

Il est surtout inadmissible de constater que les autorités et les médias comoriens gardent le silence sur des telles agréssions lâches et ternissant l'image de notre pays  lesquelles se multiplient depuis quelques temps dans la capitale des Comores.
Il est temps que tout le monde prenne ses responsabilités et ce dans l'interêt de tous.
Que la justice et la gendarmerie fassent honorablement leur travail !
Nous vous proposons ci-dessous le temoignage de notre ami Ansaly Soiffa. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et bon courage. Qu'il sache que nous pensons fortement à lui.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


Voici le recit de l'agression et mon sentiment
 
Ansaly agressé par un groupe de jeunes adultes natifs de la Grande-comore
 
En quittant le travail avant 15h00 et ayant été alerté des altercations qui opposaient les militaires et des jeunes, je me suis dit qu’il faudra que je fasse attention sur la route qui me mène à la maison. Pour arriver chez moi à Hamramba, il fallait traverser le centre de Moroni.
Tout au long du trajet, la route était presque déserte, très peu de voitures croisées en chemin et moins de gens rencontrés. Arrivé non loin du quartier Djomani, des jeunes jouaient au chat et à la souris, je suppose avec peut être des militaires. Tout était calme jusqu’au moment où je quittais le quartier qu’une bande de quatre ou cinq jeunes hommes de plus de vingt ans m’accostèrent tout doucement et me demandèrent de m’arrêter. Jusque là, rien d’anormal
quand l’un d’eux donna un coup violent sur le capot pendant que les trois autres se ruèrent  sur moi en criant « c’est un anjouanais, oui il est anjouanais » et ils commencèrent à me rouer de coups de poing.
 
Surpris de cette violence gratuite, je me protégeais tant que je pouvais ; j’ai cru mon heure arrivée, j’ai pensé à Allah et  j’ai prononcé les mots qu’il faut intérieurement «  la Chahada ». Puis j’ai pensé à mes enfants à ma femme, à ma famille et à ceux qui m’aimaient.
Tout s’est passé en quelques secondes. Un coup à l’œil, un coup de pierre sur la tête, un coup de pied venu d’une personne qui a réussi à ouvrir la portière de la voiture coté opposé au chauffeur, aussi une femme qui a tenté de se servir. C’est alors que je vois un jeune avec
une grosse pierre et l’envoya sur le pare-brise, un autre agresseur avec une autre pierre se dirigea vers moi alors que deux ou trois continuaient à s’acharner sur moi. N’ayant pas suffisamment de place pour venir m’achever, l’homme à la pierre la jeta sur la vitre de la
portière arrière de la voiture.
A ce moment là, je me suis dit que je ne dois pas mourir sans essayer d’échapper à mes agresseurs et j’ouvris brusquement la portière repoussant ces derniers et j’ai pris la fuite. Pendant qu’ils me poursuivaient, je me demandais où j’allais me refugier ? Il fallait réfléchir très vite et prendre une décision, ce que je fis en allant me précipiter dans le salon de Cheikh Abdou Soimadou qui a assuré ma protection jusqu’à l’arrivée des miens en l’occurrence Docteur Issulahi et sa femme ma belle sœur. Entre temps,
un homme habitant le quartier me proposa d’essuyer mon visage ensanglanté ; Qu’Allah lui prête longue  vie.

Mon sentiment.
Plus jamais ça et je vais m’y investir. L’agression dont je suis la victime est un problème entre mes agresseurs et moi-même. Aucun comorien d’une ile que ce soit ne devrait pas être violenté pour cause « il est anjouanais, mahorais, mohélien ou grand-comorien ». Même si
beaucoup de comoriens natifs d’Anjouan ont déjà payé un lourd tribut ces dix dernières années.
J’invite celles et ceux qui veulent des Comores apaisées, solidaires et unies à se joindre avec moi pour mener des actions concrètes contre ce genre de barbarie.
Merci à celles ou ceux qui liront et comprendront ce message
 
Sincèrement
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 19:19

Comores / France : Appel aux intellectuels comoriens


 
Comores / France : Appel au intellectuels comoriensPar Ahmed Ali Amir
Rédacteur en chef du journal Alwatwan



Intellectuels : Parler, écrire et agir au nom de ceux qui ne peuvent pas le faire


Les intellectuels comoriens vivent reclus comme des moines. Ils se complaisent dans leur silence et leur méditation et sont même agacés si on tente tant soit peu de les déranger dans leurs rêveries. Ils se posent en innocents, souvent en victimes. Adulés par les pouvoirs, ils en tirent le maximum de profit, en se dissimulant dans les pénombres des palais, pour rédiger discours, préparer les accommodements juridiques qui justifieront les coups tordus, donnant en tout temps un sens presque romantique aux bruits de bottes de Kandani, aux bruis sourds des zodiacs des mercenaires, aux dilapidations criminelles des fonds publics, ou aux dramatiques naufrages quotidiens des Kwassas entre Mayotte et Anjouan.
De fortes personnalités de la place, qui ont, avec le recul, joué par accident, le rôle de gardiens des valeurs morales et communautaires, des socles de l'unité et de l'intégrité du pays quand elles étaient fortement menacées, se sont rangées derrière des causes moins gratifiantes.


“AMITIÉ”, FINANCES, AVANTAGES DIVERS, ETC.


Au nom d'une prétendue amitié entre la France et les Comores, ou de relations éphémères avec les représentants de la France aux Comores, ou plus humiliante encore, en raison d'avantages financiers, de bourses d'études, de voyages culturels, ou d'expertises lucratives, ils lâchent leur pays, violent leurs propres repères, au profit du réalisme politique, avec tout ce que cette expression comporte de concessions, de compromis, de compromissions, voire de trahison.
Nous avons pourtant des noms de sommités nationales qui ont autorité pour s'engager dans la sphère publique. Leurs analyses, leurs points de vue, leurs positions, sur tous les sujets pour défendre les valeurs qui fondent le désir du peuple comorien de partager un destin commun, peuvent entretenir ou provoquer des mouvements d'opinions. Lors de la période sécessionniste, nous avons eu droit aux textes salvateurs de Chamanga, Thabit, Mahamoud Ibrahim, Ali Yachroutu...


A l'université des Comores, comme une fourmilière, des éminences grises se bousculent, têtes baissées, préoccupées à éviter les guets-apens qu'elles se dressent entre eux, dans la conquête des postes de doyens de l'institution...


HAUT LIEU DE LA CONTESTATION ?


Alors que l'université est contestée dans ses programmes et la qualité de ses enseignants, les étudiants et le pays n'ont pas droit à l'éclairage de ceux qui en ont la charge, mais à une bataille de chiffonniers pour le poste de président.
L'université, le haut lieu de la contestation, du savoir et de la culture, a donné lieu à un spectacle qui traduit le malaise interne. Des étudiants n'ont pas hésité à hisser le drapeau français pour revendiquer la tournante mohélienne. Parce que les enseignants pensent qu'il suffit de déballer leurs cours académiques pour en faire une université de référence. Ils risquent, et ils le savent, de former une génération d'automates, qui ne trouveront aucun emploi digne. Elle est loin, très loin l'Ecole nationale supérieure de Nvuni, qui a envahi les rues de Moroni en 1989 pour exiger le départ de Bob Denard après l'assassinat du président Ahmed Abdallah.

Mais où donc se terrent-ils, nos intellectuels? Des Comoriens, jeunes femmes et enfants, près de 16 000 en 16 ans, fuyant la misère, ont péri en mer, entre Mayotte et Anjouan, dans des conditions atroces, avec plein d'espoir dans la tête. Des Comoriens, 30.00 par mois, sont expulsés en terre comorienne par une puissance coloniale pointée du doigt par les Nations-Unies



OÙ SONT-ILS PASSÉS ?


Pendant que des commissions françaises mettent en cause des pratiques de leur gouvernement, notamment les conditions inhumaines du Centre de rétention administrative de Mayotte, pendant que la commission française de déontologie, par une seule enquête, émet des hypothèses graves mettant en cause la responsabilité de la police frontière française, assimilant ses pratiques de surveillance des mers à “homicide involontaire“, aux Comores, nos intellos détournent leur attention de ces drames, se contentent et se vantent de tapes “blanches“ sur leurs épaules.
Il est fort possible, en lisant la missive de l'ambassadeur de France adressée au vice-président de l'assemblée de l'Union, Ahamada Djaé, accusant les Comoriens tous autant qu'ils sont de “double langage“, que certains Français évoluant à Moroni ignorent que dans la continuité de Voltaire défendant Calas, Emile Zola et Octave Mirbeau, se sont engagés pour défendre le capitaine Dreyfus, et que Jean Paul Sartre et Pierre Vidla-Naquet ont dénoncé la torture en Algérie, Michel Foucault s'est bagarré pour les droits des prisonniers et Pierre Bourdieu, des chômeurs, ou encore Nioam Chomky, s'en prenant à une certaine époque à la politique guerrière des grandes puissances.
Ces hommes là ont fait la grandeur de la France tandis que ceux qui ont choisi par le silence, d'être complice des injustices ou des atrocités que perpétue la France dans le monde contribuent à sa décadence.



LA MAIN DE PÉTAIN À MONTOIRE, L'HORREUR DES EAUX À MAYOTTE


Alors, messieurs les franco-comoriens ! A défaut de choisir les Comores par amour pour la France, sachez choisir la France généreuse, de la résistance, des lumières, la France de Sartre et De Gaulle et chassez de vos esprits la France des bombes, de la torture et de la collaboration, encore nostalgique des pratiques coloniales en Afrique. L'image de la France de Pierre Laval et du maréchal Philippe Pétain, serrant la main d'Adolf Hitler à Montoire, n'est pas si différente et éloignée des poignées de main que vos objectifs fixent à longueur de journée, aves des hommes qui justifient l'horreur dans nos eaux territoriales.

Le ministre des Relations extérieures, Fahmi Saïd Ibrahim, porte haut la voix des Comores. Les membres du gouvernement choisissent ce moment de gloire pour signer un document qui restera dans les annales comme la traduction de la médiocrité de l'Etat, l'illustration de la facilité avec laquelle la France piétine l'histoire de notre Nation. Peut-on laisser les Comores entre les seuls soins d'Aboubacar Saïd Salim, Soeuf Elbadawi, Idriss Mohamed, Hassan Moindjié, Nassuf Djailani, etc.

L'intellectuel n'est pas celui qui collectionne les livres ou accumule les diplômes. Dans notre entendement, des hommes et des femmes ont accédé à des positions sociales respectables, disposent de formes variées d'autorité qu'ils doivent mettre à profit pour persuader, proposer, convaincre, débattre, permettre à l'esprit critique de s'émanciper des représentations sociales, de dénoncer les injustices, les abus, les dérives....


ALIBIS?


Certains d'entre eux se cachent ou s'affairent derrière les causes environnementales pour se donner bonne conscience, d'autres s'habillent des oripeaux de la cause du développement communautaire pour exister, la plupart se croisent dans les couloirs des organismes internationaux et attendent tranquillement leur retraire pour venir chez eux mesurer la profondeur de l'abime, le poids de la misère, le fardeau des détresses humaines. Tous ont conscience qu'ils tournent le dos aux Comores, tous savent que d'un moment à un autre, ce pays orphelin risque d'imploser.

Je ne fais pas ici appel à l'intellectuel pour écrire et se transformer en grand penseur réfugié dans l'abstraction, cogitant sur le doute. Le pays n'a pas besoin d'enfants coupés de la réalité ou traitant de sujets qu'ils connaissent approximativement. Il a besoin de ces intellectuels qui peuvent braver les mers tumultueuses pour accompagner les Kwasas jusqu'à destination, des hommes qui oseront enfin défendre les causes justes de leur pays, fût-ce à leurs risques et périls. Camus disait que l'écrivain “ne peut se mettre au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent“.

Votre rôle est de donc de parler, écrire et agir au nom de ceux qui ne peuvent pas le faire.


Ahmed Ali Amir
Source : Al-watwan N° 1731 du jeudi 07 avril 2011
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:25

Vous trouverez ci-dessous une lettre en date du 11 décembre 2010 du "comité de soutien des victimes des exactions de M. Abeid    et ses hommes de main" destinée au Ministre de la justice des Comores    suite à la "demande de liberté provisoire" faite par Monsieur Abeid et qui sera examinée demain (lundi 13 décembre 2010) au tribunal de Mutsamudi . Ledit comité craint ce qu'il appelle "un deni de justice" au cas où Abeid et ses "hommes de main" seraient liberés         et "dénonce  les malversations de certains magistrats du tribunal d’Anjouan"

 

Bonne lecture


                                                  Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)                                                                           

 

 

                                                                                                   Paris le 11 décembre 2010

 

                                                                                                            Monsieur le ministre d’Etat

                                                                                                            chargé de la justice

 

                                                                                                            Union des Comores

                                                                                                            Moroni.

 

 

Ref : jugement correctionnel no313/2010 du 4/11/2010 du tribunal de 1ère instance de Mutsamudu.

 

Monsieur Le Ministre d’état

 

Nous comité de France de soutien aux victimes des exactions de l’ex-président d’Anjouan Monsieur Abeid et de ses exécutants, venons vers vous pour dénoncer les malversations de certains magistrats du tribunal d’Anjouan, et pour vous demander d’intervenir en urgence pour faire barrage au déni de justice qui va avoir lieu lundi 13 décembre prochain au tribunal de Mutsamudu.

 

Voilà plus de 8 ans que sous les ordres  de Monsieur Abeid, et sur fond d’accusations fantaisistes de « coup d’Etat », ses hommes de main ont sauvagement et en toute impunité séquestré et torturé des simples citoyens qui avaient pour seuls tort de « ne pas partager ses opinions politiques ».

 

Parmi leur victime, une jeune femme nommée Antuaba Mohamed de nationalité franco-comorienne actuellement résidante en France. En plus des délits cités ci haut, elle a subi un viol qui, vous l’imaginez a complètement bouleversé sa vie psychique et sociale.

 

Soutenue par des compatriotes dévoués, mais aussi par des associations françaises de défense des droits de l’homme dont « Amnesty International », elle a réussi à faire poursuivre Abeid ici et aux Comores à Mutsamudu Anjouan pour les mêmes délits : séquestration, tortures et viol.

 

Au tribunal de Mutsamudu, après 8 ans de procédure régulièrement alimentée de pressions, de corruptions de fonctionnaires et de sabotages divers par le clan Abeid, certains magistrats de ce tribunal, par leur professionnalisme et leur sens de la justice ont fini par faire traduire en correctionnel le 4 novembre dernier : Abeid, Allaoui dit Ba Pouroukou, Askalane, Amirdine et Kamal soundi.

 

Tous reconnus coupables de faits délictuels ont écopé 13 mois de prison ferme chacun.

Monsieur Abeid se comportant en « lâche de basses besognes » ne s’est pas présenté à son procès ni son avocat. Ses hommes de mains sont immédiatement conduits en prison pendant que lui bénéficiait de certaines complicités pour fuir ses responsabilité devant le tribunal.

 

Conscient des risques d’arrestation qu’il encourt pour les mêmes délits en allant se cacher à Mayotte, il a dû se contenter des compromissions de certaines personnalités et autres courtisans opportunistes pour l’aider à se soustraire de la justice.

 

Pour montrer de manière arrogante son mépris à l’égard de l’institution judiciaire, malgré la condamnation et le mandat d’arrêt qui le visaient, il se permettait de se montrer en train de faire son footing ou de participer à une cérémonie de Barzangué à Mutsamudu.

 

Arrêté et incarcéré le 1er décembre dernier, son comité de soutien via des blogs Internet sur les Comores, n’a cessé de faire des communiqués à contenu diffamatoire pour les victimes et outrageux pour les magistrats qui ont instruit et jugé l’affaire. 

 

Le lundi 6 décembre dernier, quelques jours après l’incarcération de leur chef, Allaoui Ba Pourouk et Askalane ont comparu en audience pour une demande de liberté provisoire  pour des motifs douteux. Une fraction de la partie civile fut convoquée quelques heures avant l’audience et l’autre fraction fut simplement tenue à l’écart dont Madame Antuaba Mohamed et Said Ali Chahalane.

 

Lundi 13 décembre prochain, c’est au tour de leur chef Abeid d’entrer en scène cette fois avec  une demande de liberté provisoire pour raisons de santé nécessitant des soins à l’étranger.

Comment est-ce possible que vos fonctionnaires puissent juger recevable une telle demande pou raison de santé alors que le même Monsieur Abeid avait quelques semaines auparavant suffisamment de souffle et d’énergie pour se porter candidat aux élections de Gouverneur ?

 

Trop c’est trop Monsieur Le Ministre. Le viol est une des violences  destructrices chez une femme. On ne peut pas la souhaiter même pas à son pire ennemi. Même les femmes, filles,..et belles filles de Abeid et de ses hommes demain ne méritent pas un tel supplice.

 

Est-il décent que des malfrats coupables de telles ignominies puissent continuer à bénéficier de complicités et complaisances parmi les fonctionnaires de votre institution pour imposer la tenue d’audiences en demandes de liberté provisoire et de soit disant d’appel du jugement du 4 novembre ?

 

Ont-il interjeté appel dans le respect des délais et formes de procédures prévues par la loi ?

A notre connaissance non. Pourquoi la tenue en catimini d’audiences et de jugement d’appel sans informations préalables à toutes les parties ni donner du temps à ces dernières pour préparer leurs procès ?

 

Nous soupçonnons certains magistrats de compromission avec une « certaine mafia politique » qui est en train de s’installer à Anjouan. C’est là une dérive qui va instituer le crime organisé, son impunité et en conséquences les vengeances criminelles quotidiennes.

 

C’est contre cette perspective de mauvaise augure que nous nous levons et vous demandons de bien vouloir peser de tout votre poids pour faire triompher le droit, la morale et la décence.

La tenue de l’audience de lundi est un camouflet pour l’institution judiciaire. Les droits des parties civiles sont déjà bafoués, aucune expertise sincère ne viendra inquiéter Monsieur Abeid et ses hommes de main.

 

Votre intervention contribuera à mettre fin à cette mascarade et déni de justice. Elle pourra  mettre en échec l’installation d’une mafia politique qui prend racine dans un terreau composé de magistrats et fonctionnaires véreux, repus au despotisme et dans la complaisance à l’égard des barbares et autres violeurs de leur clan.

 

C’est probablement la première fois qu’une personnalité politique Tel Monsieur Abeid est traduit en justice, condamné et réellement incarcéré comme n’importe quel justiciable ayant commis des délits similaires.

 

C’est une victoire pour les magistrats honnêtes qui croient en la loi et qui veulent faire de notre pays un Etat de droit. C’est un espoir pour des milliers de Comoriens qui aspirent vivre dans un pays où la loi du plus fort ne sera pas la norme. C’est aussi un avertissement lancé à ceux qui se croient impunis sous couvert des pouvoirs qui sont les leurs à un moment donné.

 

Comptant sur votre diligence, nous vous prions de bien vouloir agréer Monsieur le Ministre de la justice, l’expression de notre haute considération.

 

                                               le  comité de soutien des victimes des exactions de                                                   Monsieur Abeid et de ses hommes de main.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:31
 


Ci-dessous la lettre publique du Comité Maoré en date du 25 novembre 2010 destinée aux trois candidats (Ikililou, Mohamed Fazul et Abdou Djabir) lesquels participeront aux elections présidentielles qui se tiendront aux Comores le 26 décembre prochain.

Bonnne lecture.

HALIDI-BLOG-COMORES

 

Monsieur le candidat,
Vous avez choisi de briguer la magistrature suprême du pays et vous avez passé avec succès la phase des primaires. Nous vous en félicitons. Il est donc dans la logique des choses que nous vous demandions de vous expliquer, le plus clairement possible, sur la question de l’île comorienne de Mayotte.
L’indépendance de notre pays est inachevée puisqu’une partie de notre territoire nationale demeure encore sous administration étrangère. Pour les analystes les plus avertis, cette question plombe le développement économique et social. C’est donc une question cardinale pour notre pays.
Durant la campagne électorale, un débat s’est instauré sur la question de l’île comorienne de Mayotte. Plusieurs opinions se sont exprimées.
Il y a ceux qui considèrent qu’il faut développer les trois îles indépendantes jusqu’à arriver à un point où les maorais nous envieront, regretteront et reviendront d’eux-mêmes. Un point de vue absurde puisque le maintien de Mayotte sous domination constitue un obstacle sérieux au développement de la partie indépendante, ne serait-ce que par l’instabilité qui est créée et maintenue par la France. Il faut prendre en compte que de 1975 à 1995, le pays vivait au rythme des coups d’états du mercenaire français Bob Denard. Après les putschs nous sommes passés à l’explosion du séparatisme à Anjouan. Et puis, chacun se rappelle bien que jusqu’aux années 1995, Mayotte était bien loin par rapport aux autres îles : ses étudiants et ses malades venaient à Moroni et cela n’a nullement conduit à un renversement des tendances séparatistes.
Il y a ceux qui considèrent qu’il faut partir d’échanges avec les maorais pour faire évoluer leurs positions et ouvrir la voie au retour. Le Président Azali Assoumani y a cru. Malheureusement les échanges économiques, culturels et sportifs qui se sont tissés n’ont rien donné. Au contraire, la situation a empiré, Mayotte est non seulement enfermé par un mur marin érigé par la France mais il est devenu un département français. Il s’agit donc d’une fausse piste. Sans la suppression du visa Balladur, aucun pont ne peut être jeté entre Mayotte et les autres îles.
Et enfin, il y a ceux comme nous, qui considèrent que le pays ne dispose que d’une seule issue : exercer une forte pression internationale pour contraindre la France à reconnaître la vocation de Mayotte à réintégrer l’Etat comorien. Alors et alors seulement pourra se nouer le dialogue fructueux entre toutes les parties pour rechercher les voies les meilleures de la réconciliation nationale indispensable et salutaire.

Monsieur le candidat,
Elu, vous serez le garant de l’indépendance et de l’intangibilité des frontières du pays. Vous devez, personnellement de par vos fonctions, tout faire pour le retour de Mayotte dans le giron familial. Vous devez donc éclairer le choix des Comoriens en présentant vos positions et l’orientation que vous envisagez suivre. C’est dans cette perspective que notre Comité vous demande de vous prononcer sur les questions suivantes :
1. Comment envisagez-vous les relations entre l’Union des Comores et la République Française ? Allez-vous continuer à considérer ce pays comme l’ami numéro un des Comores alors qu’il maintient une partie du territoire nationale sous sa domination, qu’il pourchasse les Comoriens non maorais à Mayotte et les déplace manu militari dans des conditions abominables, qu’il est la cause de la disparition en mer de milliers de Comoriens chaque année ?
2. Comment comptez-vous réagir face à la décision du Parlement français de consacrer la départementalisation de Mayotte ? Allez-vous saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU et interpeller parallèlement l’Union Européenne ?
3. Allez-vous poursuivre la voie des échanges bilatéraux entre les Comores et la France sur le sillage du GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau) comme le souhaite la France ou bien allez vous opter pour le multilatéralisme (ONU, OUA, Non alignés, etc.)
4. Allez-vous travailler pour la réinscription de la question de l’Ile comorienne de Mayotte à l’ordre du jour des Assemblées Générales de l’ONU avec débat et adoption de résolution ?
5. Envisagez-vous poursuivre Monsieur Balladur et l’Etat français devant la Cour Pénale Internationale pour crime contre l’humanité : morts causés par le visa Balladur et déplacements forcés de population au sein d’un même pays ?
6. Quelle attitude adopterez vous face au visa Balladur et aux expulsions de Comoriens de leur île Mayotte ?
7. Allez-vous vous insurger contre certaines pratiques quotidiennes qui semblent avaliser le fait accompli français à Mayotte tel par exemple :
a. Le visa demandé au Comorien se rendant à Mayotte
b. Le statut des vols en direction de Mayotte : vol domestique ou international !
c. L’existence dans certains bureaux officiels de cartes géographiques sans Mayotte
d. Des rapports officiels ignorants Mayotte
e. Des génériques d’émission de télévision qui donnent l’impression que Mayotte ne fait pas partie des Comores.
8. L’histoire du pays n’est pas suffisamment enseignée dans les écoles du pays, la question de l’île comorienne de Mayotte risque d’être ignorée ou mal connue par les générations futures. Quelles mesures prendrez-vous pour contrer la falsification de l’histoire des Comores par l’Etat français ?
Monsieur le candidat,
La réponse publique à ces questions témoignera de la réalité de vos intentions : servir honnêtement le pays ou se servir du pays comme nombre de vos prédécesseurs l’ont fait avant vous. Nous invitons en tout cas les électeurs à interpeller les candidats, à exiger des réponses claires à ces questions essentielles.
Confiant en l’avenir de notre pays et assurés qu’un jour ou l’autre Mayotte reviendra au pays, nous vous assurons, Monsieur le candidat, de notre détermination à poursuivre notre juste cause jusqu’au bout.

Le Comité Maore
Moroni le 25 novembre 2010

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 20:50

Lettre ouverte des Associations progressistes, aux Candidats des Présidentielles de l’Union des Comores

 

SOUVERAINETE, UNITE ET INTEGRITE, POUR EN FINIR AVEC LA GABEGIE…

 

Mesdames et Messieurs les candidats

 

 

Nous sommes un certain nombre d’associations aux multiples desseins divers et variés, avec en partage le triptyque, souveraineté, unité et intégrité des Comores.

 

Parce que la Constitution comorienne en vigueur proclame dans son Article 12, Titre III Des institutions de l’Union 1, Du pouvoir exécutif : « […] Le Président de l'Union est le symbole de l'Unité nationale. Il est le garant de l'intangibilité des frontières telles qu'internationalement reconnues ainsi que de la souveraineté de l'Union. Il est l'arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions. Il assure la plus haute représentation de l'Union dans les relations internationales. Il est le garant du respect des traités et accords internationaux »… nous pensons que le devoir de solidarité et de cohésion entre les îles qui composent l’Union des Comores (Ngazidja, Mwali, Ndzuwani et Maore), commande au futur président, de puiser dorénavant dans la Constitution de l’Union, à l’inverse de ses prédécesseurs, sa conduite et par-dessus tout, son engagement politique.

A partir de là, est-il besoin d’exhorter instamment les candidats à se conformer de façon irréfutable dans leurs professions de foi et dans leurs programmes, à l’esprit et à la lettre de cette Constitution de l’Union des Comores, qui est du reste, leur raison d’être et dont ils se font tous prévaloir ? Une Constitution qui consacre solennellement à longueurs de pages, le triptyque : souveraineté, intégrité et unité des Comores dans leurs frontières intangibles, héritées de la colonisation. Un triptyque non cessible ni négociable, voire même, érigé en casus belli, par certains pays qui, pour beaucoup moins que ça, n’ont guère hésité à aller jusqu’à la rupture diplomatique.

 

Aussi, plus de trois décennies d’échecs, en crises récurrentes induites par l’occupation illégale par la France de l’île comorienne de Mayotte, devraient raisonnablement inciter le futur président de l’Union des Comores à se remémorer, l’Article 7-1 Titre II de la Constitution qui dit : « […] Est nul de plein droit, tout acte ou toute mesure de nature à porter atteinte à l'Unité de la République ou à mettre en péril l'intégrité territoriale nationale, prise par une autorité d'une île autonome ou de l'Union ». Pour ce faire, commencer par monter non un gadget en trompe l’œil, comme par le passé, mais une vraie machine de guerre au sein d’une structure capable de coordonner le travail de fourmis, amassé par les associations depuis des décennies, en y associant les partis et la classe politique, avec la caution et le soutien actif des instances et de la Communauté internationale.

 

Du reste l’Article 37 du Titre IV de la Révision de la Constitution stipule : « […]Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’unité du territoire et à l’intangibilité des frontières internationalement reconnues de l’Union ainsi qu’à l’autonomie des îles ».

 

Les associations signataires de cette lettre ouverte, ne sollicitent auprès des candidats à ces présidentielles de l’Union des Comores, rien moins que le strict respect de la lettre et de l’esprit de la Constitution à laquelle ils se réfèrent en permanence, ainsi que l’application stricto sensu des résolutions des instances internationales, toutes favorables à l’inclusion de Mayotte dans son ensemble naturel.

 

On ne peut à la fois prétendre d’un côté, être croyant, patriote et citoyen responsable et de l’autre, dormir tranquille, sans remord aucun, ni la moindre compassion pour les milliers de Comoriens morts par « noyade », sans sépulture, depuis l’instauration du tristement célèbre « Visa Balladur » criminogène et mortifère. Un « Visa Balladur » qui n’a pour seule finalité, que de faire entrave à la libre circulation des Comoriens chez eux, dans le sens Anjouan – Mayotte, qualifié par l’Article 7 du Statut de Rome de la CPI (Cour Pénale Internationale), de « crime contre l’humanité », pour « déportation ou transfert forcé de population » . Créature maléfique entre les mains des forces d’occupation françaises, loin d’être un catalyseur pour le rapprochement, l’entente, la solidarité ou pour la solidarité et l’hospitalité légendaires du Comorien, où qu’il se trouve, ce redoutable « Visa Balladur » reste bel et bien pour les Comoriens, un sésame très sélectif, facteur de divisions, porteur de haine et de suspicions et par-dessus tout, semeur de morts…

 

Sans verser dans le misérabilisme ambiant, ni se complaire dans une posture victimaire, force est de constater que, de quelque côté que l’on se tourne, il subsiste dans cet environnement délétère, malsain et haineux, où règne en maître le jésuitisme, des relents de néocolonialisme d’une France condescendante, à l’affut et prête  à exploiter la crédulité providentielle des autorités comoriennes. Une France de surcroît, premier bailleur de fonds de la partie « non occupée » de l’Archipel des Comores et en même temps, tutrice de l’île comorienne de Mayotte, qu’elle occupe illégalement, au grand dam des instances et de la Communauté internationale.

Il est sans conteste, que l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par la France, avec soit dit en passant, la complicité agissante des gouvernements comoriens successifs, constitue (par barbouses et mercenaires interposés), la clef de voûte de toutes les déstabilisations récurrentes et chroniques qu’ont connu les Comores avec leurs cortèges de malheurs (assassinats notamment de chefs d’Etat comoriens ; pays occupant érigé en faiseur de rois aux Comores, choisis parmi les suppôts les plus fidèles ; ingérences caractérisées, au premier rang desquelles, l’entrave à la libre circulation des femmes, des hommes et mêmes des enfants, qui n’ont de cesse de payer de leurs vies, la traversée périlleuse les 70 km de bras de mer qui relient Anjouan à Mayotte…).

 

Mesdames et Messieurs les candidats, vous n’êtes pas sans savoir que les limiers de « la coloniale », imités par leurs zélateurs comoriens, n’ont de cesse de souffler sur les braises avec leur discours de haine, qui fait la par belle à la désinformation et à la falsification de l’Histoire comorienne. Tant et si bien, qu’ils arrivent d’une part, à être repris, avec, ô combien de complaisance par plusieurs médias et d’autre part, à faire sans beaucoup de peine, d’une occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte, une affaire « d’immigrés clandestins comoriens ». Et de l’île comorienne de Mayotte, « une île française à décomorianiser ». Non sans faire mine d’ignorer au passage que la résolution de l’ONU N° 31/4 du 21/10/1975, «[…] condamne énergiquement, la présence française à Mayotte, qui constitue, une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores ».

 

Mesdames et Messieurs les candidats. Il est de notoriété publique, qu’à Mayotte, les Comoriens des trois autres îles sœurs qui réussissent à passer sous les fourches caudines du redoutable « Visa Balladur », (encore appelé « Visa de la mort » par allusion aux dizaines de milliers de morts noyés, par sa faute et son bon vouloir), font en permanence l’objet de ratonnades et d’expéditions punitives, dictées par la sacro-sainte politique du chiffre, chère au gouvernement français actuel. Cette crispation sécuritaire de l’administration française en terre comorienne de Mayotte, finit tout de même, par attiser sur place, la division, l’ostracisme et la xénophobie… en suscitant consciemment ou non, auprès de certains Maorais, des vocations perverses, induites par le chantage et la délation, qui font des prétendus clandestins comoriens des sortes de boucs émissaires, « réprimables », « emprisonnables », « expulsables » et au mieux taillables et corvéables à merci… Sans oublier les fréquentes atteintes graves aux libertés démocratiques, qui vont des incendies criminels, aux actes de maltraitance infligés aux Comoriens originaires des autres îles,  y compris les enfants, en passant par les manœuvres de discriminations, notamment à l’embauche, auxquelles ne peuvent même pas échapper, les franco-comoriens originaires des autres îles. Mesdames et Messieurs les candidats, vous devez en permanence avoir en tête, l’Article 7 Titre II de la Constitution qui stipule : […] « Les Comoriens ont les mêmes droits, les mêmes libertés et les mêmes obligations dans n'importe quelle partie de l'Union. Aucune autorité ne pourra adopter des mesures qui directement ou indirectement, entraveraient la liberté de circulation et d'établissement des personnes, ainsi que la libre circulation des biens sur tout le territoire de l'Union ».

 

Les associations signataires de cette lettre ouverte, conscientes des atouts dont disposent les autorités comoriennes et face à une administration française à Mayotte, acculée et au pied du mur, invitent les candidats aux Présidentielles de l’Union des Comores, à tirer les leçons du passé et :

         a\ à se poser des questions sur les trésors d’imaginations déployés des années durant, par les autorités comoriennes successives pour couvrir en notre nom, les infractions et autres manquements des autorités françaises, aux droits et aux règles internationales en vigueur, aussi bien en France qu’aux Comores, en passant par les instances internationales (ONU, UA, UE, COI, Ligue Arabe etc.).

         b\ à s’interroger sur les raisons qui ont amené les autorités comoriennes à collaborer avec leurs homologues français, dans le cadre de leur politique illégale d’expulsions et de reconduites aux prétendues frontières, de Comoriens, au moyen de flottes et d’aéronefs, souvent immatriculés en Union des Comores. Qu’est ce qui pousse les autorités comoriennes à se rendre complices d’un acte qualifié de crime contre l’humanité par la CPI (Cour Pénale Internationale), s’agissant de déplacements forcés d’une population sur son territoire, par de surcroît, les autorités occupantes.

         c\ à réagir face au silence coupable des autorités comoriennes, en dépit des souffrances et des persécutions endurées à Mayotte, par les Comoriens originaires des trois autres îles sœurs. Et par dessus tout, le silence impardonnable des autorités comoriennes, face au décompte macabre des Comoriens victimes du « Visa Balladur », qui tapissent sans sépultures les abysses du Canal de Mozambique.

         d\ à faire en sorte que le triptyque souveraineté, unité et intégrité des Comores, devienne un leitmotiv pour le bien être, le développement et la prospérité de nos îles. Un triptyque sans cesse mis à mal, par la récurrente ingérence française, qui se décline d’un côté, sous la forme d’une occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte et de l’autre, sous forme de manœuvres de déstabilisation des autres îles sœurs. Le tout sans réaction aucune des autorités comoriennes. Car il faut bien l’avouer, jusqu’ici, les présidents qui se sont succédés à Beiti-Salam, ont plus brillé par leurs allégeances à la France que par leur patriotisme.

         e\ à opposer enfin, une fin de non recevoir, à la politique française aux Comores, du fait accompli, de chantage et de la loi du plus fort.

 

Compte tenu du pouvoir de nuisance de l’occupation illégale par la France de l’île comorienne de Mayotte, sur les autres îles sœurs, il est du devoir de chaque Comorien et à fortiori de tous les candidats aux Présidentielles de l’Union des Comores, d’avoir toujours dans l’esprit, le caractère inaliénable et non négociable de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité des Comores, garanties d’une part, par notre Constitution et d’autre part, par les différentes résolutions et prises de positions des instances et de la Communauté internationales.

 

Le prochain président de l’Union, doit impérativement sortir le contentieux franco-comorien sur Mayotte, du huis-clos improductif et mortifère dans lequel les autorités comoriennes n’ont de cesse de se ridiculiser, en se faisant passer pour le dindon de la farce. L’intérêt supérieur de la nation commende de sortir des sentiers battus de la « Françafrique » en optant résolument, pour un arbitrage international. La France ne pouvant à la fois, s’ériger en juge et partie dans ce contentieux.

 

Le Président que nous appelons de tous nos vœux, ne peut se complaire dans un système d’assistanat et de mendicité, qui n’a de cesse de maintenir notre pays, dans un état d’incurie, d’aliénation politique et de délabrement avancé, si peu propices au bien être et au développement.

 

Eu égard à toutes ces considérations et en espérant un engagement citoyen de tous les candidats aux Présidentielles de l’Union des Comores, les associations signataires de cette lettre ouverte : 

         1) lancent un appel pour un sursaut national contre les déstabilisations à répétitions des Comores, induites par la puissance occupante de l'île comorienne de Mayotte

         2) conjurent le futur président de marquer, une fois élu, sa législature du sceau du courage et de l'honneur et de la morale, en s'engageant quelque en soit le prix, dans une logique de reconquête de notre souveraineté, de notre dignité et de notre intégrité :

                   - en mettant fin aux marchés de dupes et aux actes d'humiliations et de provocations que sont les accords de coopération  actuels entre la France et les Comores, qui n'ont de coopération que le nom,

                   - en veillant dorénavant à ce que tout accord touchant à notre constitution, fasse l'objet d'une discussion préalable avec la représentation nationale, sous le couvert de la Cour constitutionnelle..

                   -en extirpant le contentieux franco-comorien, sur l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte, du huis clos maléfique franco-comorien, pour un arbitrage régional et international

                   - en exigeant de la France des gages d’assistance et de sécurité pour nos compatriotes pourchassés et malmenés à Mayotte par l'administration française

                   - en se conformant aux règles et lois régies par les instances internationales et la Constitution comorienne qui consacrent le triptyque "souveraineté, dignité et intégrité", en aucun cas cessible, ni négociable. Cela passe par le rétablissement de "l'interdiction signifiée aux autorités françaises d'expulser des Comoriens, de la terre comorienne de Mayotte vers les autres îles sœurs" Et la levée du criminogène "Visa Balladur" est un préalable.

                   -  en faisant en sorte que l’île comorienne de Mayotte jouisse, autant que faire se peut, de toutes ses prérogatives au sein de l’Union des Comores, notamment du siège du vice-président. Et ce, en attendant une réintégration réfléchie et négociée de l’île comorienne de Mayotte dans son ensemble naturel, au mieux des intérêts de tous, sous arbitrage international.

 

 

 

 

Ont signé ce 24 septembre 2010 :

 

- ACDH (Association Comorienne des Droits de l’Homme) <acdh-france@wanadoo.fr>

- AFAC (Association Française des Amis des Comores) <afaccomores@yahoo.fr>

- CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores) <caac.comores@gmail.com>

- GAC (Guilde des Artistes Comoriens) <guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com>

- GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) gritac_2000@yahoo.fr>

- MUSC (Mouvement pour l’Unité et la Souveraineté des Comores) <muscom13@yahoo.fr>

- SOS Démocratie Comores <sosdemocratiecomores@wanadoo.fr>

- WATWANIYA <watwaniya@gmail.com>

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 22:20

Union des Comores
Unité – Solidarité – Développement

Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération chargée de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe

No 10-115/MIREX/SGA

Moroni, le 6 septembre 2010

A Monsieur Bachar KIWAN
Président Directeur Général de la Société Comoro Gulf Holding
Moroni

C’est un fait avéré que le mensonge le plus fallacieux et le plus délirant, mais assené méthodiquement et avec insistance finit, trop souvent hélas, par tromper les esprits même les plus avertis et les moins susceptibles de tomber dans ce piège bien connu des spécialistes de l’intoxication et de la désinformation.

Et, quand nous voyons ceux de nos amis tomber dans ce genre de traquenard, c’est pour nous plus qu’un devoir que de les inviter á sortir rapidement de l’erreur dans laquelle ils sont plongés.

En effet, Monsieur le Président Directeur Général, il nous a été donné de constater avec beaucoup de regret que depuis que depuis quelques temps déjà, dans votre presse comme dans votre communication, vous avez adopté le langage de ceux qui s’appliquent á saper l’unité et l’intégrité de notre pays en tentant de faire croire que l’Ile Comorienne de Mayotte n’appartiendrait paa à l’Union des Comores. La parution récente d’une édition mahoraise de votre quotidien Al Balad, distincte de l’édition comorienne est, à cet effet, un dangereux et inquiétant révélateur.

C’est pourquoi, afin de ne pas vous placer dans la situation de ceux qui s’appliquent à brouiller les cartes, nous vous demandons instamment de traiter désormais l’information relative á nos îles dans une édition unique. A moins que vous n’en jugiez autrement, en proposant une édition pour chaque île, y compris Mayotte.

Si vous venez à décider á persévérer dans cette erreur, celle-ci risque d’être considérée comme un acte inamical á son égard.

J’espère que ce rappel amical pour vous sensibiliser sur une question qui préoccupe profondément les Autorités et le peuple comorien tout entier permettre de lever un malentendu qui risquerait de compromettre les excellentes relations qui existent entre votre Société et notre pays.

En vous renouvelant mes vœux pour toujours plus de compréhension et d’efficacité dans le partenariat qui lie votre société et les Comores, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président Directeur Général, l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Le Secrétaire Général Adjoint


Kamariddine Abdou

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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