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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 22:57
Mchangama.jpgLe Conseil d'Administration  de l'ALIAM (Alliance des Ligues Francophones Africaines et Méditerranéennes contre le Cancer) a élu le 16 juillet dernier à l'unanimité Monsieur Mohamed Said Abdallah Mchangama (Photo) Président de l'ALIAM pour les trois prochaines années.

Pour rappel, Monsieur MCHANGAMA est le Président l'UCCC (Union Comorienne Contre le Cancer) et de la Fédération Comorienne des Consommateurs (FCC). Nous lui présentons nos sincères félicitations et lui souhaitons une bonne réussite.

Dans le message ci-dessous qu'il a adressé à ses collègues du bureau et aux membres du Comité Scientifique de l'UCCC le 17 juillet 2013, il présente le nouveau bureau et les objectifs principaux de l'ALIAM durant les trois prochaines années :

Chers collègues du bureau de l'UCCC
Chers membres  du Comité scientifique de l'UCCC.

J'ai le plaisir de vous informer que le Conseil d'administration de l'ALIAM s'est réuni en vidéoconférence hier 16 juillet et m'a élu à l'unanimité Président de l'ALIAM pour les 3 prochaines années. Cette réunion fait suite à l'Assemblée générale tenue à Paris les 26 et 27 juin.

Le mérite et l'honneur vous reviennent ainsi qu'à tous les membres de l'Union Comorienne contre le Cancer. Malgré des moyens limités, l'UCCC a conquis le respect des organisations soeurs et des instances de lutte  contre le cancer dans le monde  grâce à  votre abnégation, votre dévouement et votre détermination à combattre le fléau. 

Je suis très touché de la confiance qui m'est témoignée. Malgré mon absence à l' assemblée générale, les délégations m'ont élu au conseil d'administration, là aussi à l'unanimité. Cet élan a été conclu par l'élection à la présidence.  
Je suis convaincu que l'UCCC saura répondre à cette confiance par une mobilisation accrue, un plan d'action ambitieux tout en étant réaliste, et un partenariat étroit avec l'état. 

Nos objectifs en matière de prévention, diagnostic et prise en charge pour la période  2013-2014 sont réalisables : formation et pratique de la prévention par IVA, ouverture du laboratoire d'anatomopathologie à El Maarouf grâce au soutien personnel du Chef de l'Etat, pratique de la chimiothérapie en collaboration avec Madagascar et la Tanzanie.

Elu président, j'ai composé un bureau qui réunit tous les atouts pour faire avancer les intérêts de la communauté francophone d'Afrique et de la Méditerranée.
J'ai tenu à m'entourer du Pr Jacqueline Godet, généticienne de réputation mondiale, Présidente de la Ligue Française  contre le cancer et du Pr Farhat ben Ayed, fondateur de l'Association Tunisienne de Lutte  contre le Cancer en 1987, comme premier vice-président et Trésorier. C'est une garantie de continuité du travail engagé et auquel nous 3, collaborons étroitement depuis 2009 et dans le bureau provisoire. Le bureau est bien équilibré géographiquement ( Méditerranée du nord, Afrique du nord  et Afrique  subsaharienne)  et est composé à égalité d'hommes et de femmes compétents, expérimentés et jouissant d'une grande notoriété.

Pour l'ALIAM, les objectifs principaux  des  3 prochaines  années sont la formation - il s'agit de rattraper le retard pris par rapport à nos frères anglophones, le partage de connaissances  et de bonnes pratiques, la prévention et la réussite du Congrès mondial contre le cancer de 2016 à Paris. Le choix de Paris en concurrence avec Tokyo et Buenos Aires, a été conquis de haute lutte au congrès de Montréal. 2016 doit marquer au sein de l'Union Internationale Contre le Cancer et d'autres organisations une prise en compte équitable des francophones. Jusqu'au congrès de Montréal l'année dernière, où nous avons fait élire le Professeur Gilbert Lenoir, le comité exécutif de l'UICC n'avait aucun représentant francophone. Les formations et publications se  font exclusivement en  anglais. Les  soutiens en équipements bénéficient peu à nos pays. Le bureau de l'ALIAM va amplifier le changement commencé à Montréal.
Merci de votre soutien.
Said Mchangama
Bureau de l'Alliance des Ligues Francophones Africaines et Méditerranéennes  2013-2016 :
Président : Said Mchangama - Comores
Vice-présidente : Jacqueline Godet - France 
Vice-Présidente  : Hadidza Djermakoye - Niger
Secrétaire Général : Mokhtar Hamdi Cherif - Algérie
Tresorier : Farhat ben Ayed  - Tunisie
Trésorier Adjoint : Bintou Bourgoin  - Côte d'Ivoire
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans SANTE
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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 09:43

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

« Nous voulons savoir où vont les recettes du laboratoire »

 

 

Moroni, mardi 19 juillet 2011 (HZK-Presse) Le laboratoire du Centre Hospitalier National d’El-Maarouf a fermé ses portes depuis quelques semaines. Le manque total et permanent de réactifs, la vingtaine de mois d’arriérés de salaires, la mauvaise gestion des recettes, sont entre autres les causes de cette interruption du travail de ce centre hospitalier de référence du pays. 

 

« Il y a des choses que nous ne comprenons jamais. Nous, laboratoire seulement, enregistrons plus de 50 millions de francs comoriens par mois. Et comment la direction n’arrive même pas à honorer une dépense de moins de 20 millions par mois ? C’est inadmissible », a martelé le major du labo, Mahamoud Mohamed.

 

Pour chercher à sortir le laboratoire de cette crise, le personnel du labo et le chef de la mission de la coopération ont proposé au gouvernement notamment au Ministre de la santé des solutions. La proposition était de faire en sorte que les 50% des recettes du labo soient exclusivement réservés pour les achats des réactifs, de la maintenance des machines et du salaire du personnel du labo et qu’un compte sécurisé soit ouvert pour le labo.

 

« Nous avons proposé cela parce que nous avons remarqué que nous avons une rupture total de toutes sortes des réactifs (des réactifs bactériologiques et d’autres). Ensuite, nous avons beaucoup d’arriérés. Alors nous ne savons pas comment les choses sont gérées ici. Si au moins, on disposait d’un stock de réactifs suffisant nous permettant de travailler dans de bonnes conditions, cela peut se dire. Mais rien. C’est difficile », poursuit le major.

 

Le responsable du laborantin met en cause la stratégie des commandes du nouveau directeur et son équipe de gestion. « Habituellement, nous faisons nos commandes à la société Biotope. Mais nous avions un crédit parce que nous payions la moitié de la facture à la commande, et le reliquat plus tard. Le nouveau directeur avait fait une commande auprès de cette société mais celle-ci refuse de nous livrer, sans règlement de la totalité de la facture. Apres cela, le directeur a rompu le contrat et a noué un autre partenariat avec un autre fournisseur qui n’a jamais respecté les délais de livraison », a fait savoir Mahamoud avant d’avouer « qu’il ignore totalement les conditions de ce partenariat ».

 

Le major dénonce une irresponsabilité de la part des dirigeants. « Avec 35 949 patients traités en 2010, nous avons enregistré une recette de 136 227 357 FC pour une dépense totale annuelle de 50 840 559 FC. Alors nous avions dégagé un solde positif (excédent) de 85 194 652 FC. Comment est-il possible qu’on ne puisse pas payer une commande qui ne coûte même pas 20 millions ? », s’interroge le major.

 

Suite à une rencontre qui a eu lieu lundi 18 juillet à 14h au Ministère de la santé, entre la ministre et le personnel du laboratoire, « la ministre a demandé au personnel d’aller faire un inventaire et écrire leur proposition permettant une sortie de crise rapide et efficace », croit-on savoir.

 

Mohamed Elarif

190711/me/hzkpresse/09h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SANTE
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:30

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, lundi 15 mars 2010 (HZK-Presse)« L’activité est débordante », souffle Cheikh Fatoumata, major au service des Urgences du centre hospitalier national El-Maarouf, en parlant de la très grande affluence des malades atteints de fièvre dans cet établissement public. Il est 11 h 00, ce lundi 15 mars. Dans une petite chambre aménagée à l’entrée de la grande salle des Urgences, deux employés assis devant une petite table tiennent le registre de l’hôpital où sont enregistrés les malades qui s’y présentent. Ce sont, en tout, 27 patients qui sont inscrits depuis ce matin. 23 d’entre eux ont de la fièvre.

 

Sur les bancs entreposés dans cette petite salle, d’autres patients, les uns assis et les autres allongés, attendent. « J’ai une fatigue générale », murmure Chamsoudine, un jeune venu du village de Mandza.  A côté, devant le service des consultations externes, c’est une très longue file d’attente composée en grande majorité de femmes qui patientent. En fait, depuis le début de l’année une maladie dont les médecins n’ont pas encore pu identifier la nature sévit dans le pays. Elle aurait connu un premier pic au mois de janvier avant de redescendre et remonter pour atteindre le sommet de ce mois de mars. 

 

Des personnes souffrant d’une fatigue musculaire générale et une température très élevée se dirigent en masse dans les différents établissements sanitaires de l’île pour des soins. Si certains symptômes de cette maladie font penser, en premier lieu au paludisme, après analyse les médecins s’aperçoivent qu’il n’en est rien. Il s’agit d’une autre maladie dont ils cherchent encore à identifier l’origine. « Nous avons effectué 17 prélèvements qui sont envoyés à l’institut Pasteur de Madagascar pour analyse », confie le docteur Moussa Mohamed, directeur national de la santé aue nous avons rencontré dans les allées des Urgences. En attendant, la rue, qui ne manque pas d’inspiration, a déjà trouvé un nom à cette maladie. Elle l’a, ironiquement, dénommée la « tournante » en référence au fait qu’elle attrape les gens, presque, à tour de rôle. Dans le contexte politique actuel, cela peut également paraître comme une manière subtile de se moquer des politiciens…

 

« Cette fièvre est brutale. Les malades ont une fatigue musculaire générale et des températures très élevées qui atteignent jusqu’à 40°. Ceux qui se présentent, ici, sont hospitalisés pendant 8 heures de temps et puis nous les libérons pour pouvoir recevoir d’autres patients. Nous sommes débordés », explique Cheikh Fatoumata. Certains ont également des vertiges, des vomissements et de la diarrhée. « 90% des patients qui viennent en consultation externe présentent de la fièvre », affirme Issa Aboudou, médecin à El-Maarouf qui, jusqu’à, 11h11, avait enregistré une vingtaine de patients.

 

« Dans un pays où le paludisme est endémique, une température supérieure ou égale à 37,5 est considéré, en première intention, comme étant un signe du paludisme. Et si après un traitement adéquat la fièvre ne baisse pas, à ce moment il faut penser à autre chose. Il se peut qu’il s’agisse d’une virose qui circule dans le pays. Reste que la sérologie virale ne se fait pas ici », poursuit-il. Pourtant, ce médecin semble être certain d’une chose : « Que ça soit du paludisme ou une virose, cette maladie doit être véhiculée par les moustiques », soutient-il, ajoutant qu’il faut « frapper vite et fort ». Il n’y a pas du temps à perdre.

 

A la direction du programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) situé à quelques mètres derrière l’hôpital El-Maarouf, l’ambiance est identique. Ici, également, les bancs et les escaliers sont pris d’assauts par des malades, hommes et femmes de tous les âges. A l’intérieur du bâtiment deux femmes s’affairent à effectuer des prélèvements sanguins à tous ces malades. C’est la fameuse goutte épaisse. Le centre offre gratuitement le traitement, du Coartem, à tous ceux dont la goutte épaisse s’avère positive.

 « Nous sommes débordés », lance le docteur Affane Bacar, Coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). « Nous n’avons que deux techniciens de laboratoire. La charge dépasse les normes. Nos agents travaillent jusqu’à tard dans la soirée », se plaint-il ajoutant qu’à partir d’aujourd’hui, ils seront obligés de limiter les prises en charges. Selon ce responsable du Pnlp dont le service vient d’élaborer un tableau comparatif des mois de janvier, février jusqu’au 15 mars de l’année dernière et les mêmes mois cette année, le pourcentage des gouttes épaisses réalisées au centre reste le même. Cependant, cette année, le nombre des patients qui se sont présentés a presque doublé. « Chaque jour, on va jusqu’à 100 patients », chuchote une employée. Un conseil ? « Dès qu’on sent la maladie, il faut prendre du paracétamol pour calmer la douleur. Boire du jus d’orange et beaucoup d’eau. Et ensuite, voir son médecin », recommande le médecin Affane Bacar.

 

S.A.

150310/sa/hzkpresse/6h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SANTE
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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 01:03

 

 

marche-medecins.JPGVous trouverez en cliquant ICI la copie de la lettre en date du 28 décembre 2009 adressée par la Section d'Anjouan du Conseil de l'Ordre au Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins des Comores dont l’objet est la protestation contre l’agression d’un confrère. Il s’agit des " brutalités infligées à Docteur Abdallah Hamadi", chef du service Santé Mental de l'Hôpital de Hombo à Ndzuwani, par des militaires la semaine dernière à Sima dont nous vous avions fait part le 29 décembre dernier.

 

Dans cette lettre illustrée par des photos tristes, le Conseil régional de l’Ordre des Médecins d’Anjouan dénonce « l’agression barbare de Docteur Ahmed Abdallah », un médecin qui « n’a aucun lien ni de près ni de loin avec les événements politiques qui ont secoué  la ville de Sima. ». Celle-ci relate les conditions inhumaines et regrettables dans lesquelles « ce médecin connu par son caractère calme, poli, dévoué pour son travail et au service de la population » a été molesté avec sa femme « à coups d’injures et d’humiliations, à coups de bottes, à coups de crosses en présence de ses deux enfants de 4 ans et deux ans » et le pillage et le saccage de sa maison.

 

Le  Conseil régional de l’Ordre des Médecins d’Anjouan dénonce aussi « le comportement féroce et cruel des militaires vis-à-vis du corps médical » en précisant avec des exemples à l’appui qu’à Anjouan « les médecins sont régulièrement victimes du comportement primitif de ces militaires censés protégés les citoyens. ». C’est pourquoi, il demande au Président du Conseil de l’Ordre des Médecins de « prendre les mesures qui s’imposent pour que cette sauvagerie ne reste pas impunie » compte tenu de « la dangerosité de ces agissements dont les médecins d’anjouan sont fréquemment victimes. »   

 

marche2.JPGA noter qu’une marche a été organisée à Mutsamudu le 30 décembre 2009 (voir les photos) pour  soutenir Docteur Ahmed Abdallah (Ahamadi abdallah) et condamner « les actes barbares » des militaires.

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 17:43

 

L'ordre national des médecins comoriens décide un arrêt de travail demain (mercredi 30 décembre 2009) en guise de protestation contre "les brutalités infligées à Docteur Abdallah Hamadi", chef du service Santé Mental de l'Hôpital de Hombo à Ndzuwani, par des militaires la semaine dernière à Sima pendant les événéments déplorables ayant suivi la proclamation officielle des résultats du deuxième tour des législatives. En effet, la population de cette localité contestant la défaite du candidat de l'opposition Mohamed Djanffar Msoili dans la 5eme circonscription s'était soulevée. Des barricades ont étés mises sur la route. Ce qui avait entrainé l'intervention brutale de la force de l'Ordre "pour rétablir l'ordre". Il y aurait même eu un mort et des maisons saccagées suite à cette intervention militaire.

Seules les urgences seront assurées.


"Des militaires sont venus m'enlever chez moi. Ils m'ont ensuite passé a tabac et m'ont relâché. J'ai trois cotes cassées" a déclaré aux médias le Dr Abdallah Hamadi hospitalisé à l'Hôpital El Maanrouf de Moroni.

ils ont saccagé ma maison et tout ce qui leur tomber sous la main avant de

s’en prendre à mon épouse et à moi”. “Ma respiration a été bloquée pendant quelques seconde et je me suis évanouie par la suite”. A t-il précisé.


selon le gynécologue à la maternité de l’El-Maarouf, le docteur Ahmed Abdou Chakour, ce que son confrêre a subi est inadmissile.

Ce que nous reprochons c’est le fait que le médecin qui avait crié son titre à ses agresseurs s’est entendu répondre : ‘on s’en fout des médecins (...) si le docteur Abdallah avait commis un quelconque acte illicite, il devrait être traduit en justice mais pas battu en présence de sa famille” a t-il raconté aux médias.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 16:56
Objet : Projet enfant hospitalisé dans les hôpitaux des Comores
 

Le bureau du CASM vous annonce la naissance d’un nouveau projet en faveur des enfants hospitalisés aux Comores.
Dès le 01 novembre 2009 au 31 décembre 2009, le CASM organise une collecte de jeux , de jouets, de livres (tout ce qui relève du ludique), de DVD et de cassettes .

Aux Comores, il n’existe aucun espace de loisirs et de convivialité pour les enfants hospitalisés, alors qu’ils en ont surement besoin plus que d’autres. Il est donc nécessaire de lui offrir un lieu de loisirs et de jeux pour qu'il retrouve un certain sourire. Prévoir aussi des jeux et des animations dans les salles d’attente en attendant d'être accueilli. De plus, nous allons penser prioritairement aux jeux éducatifs.

Par ailleurs, l'enfant hospitalisé ne doit pas rater sa scolarité. Nous allons faire appel à des professeurs bénévoles de consacrer deux à quatre heures par semaine pour continuer à dispenser des cours aux enfants hospitalisés. C'est pourquoi nous demanderons aux enseignants de remettre à chaque fois une copie des cours faits en classe, ainsi que la progression pédagogique.

Les hôpitaux doivent s'engager par écrit de détacher un aide-soignant pour encadrer et sécuriser les salles de jeux. Nous nous engageons de faire un inventaire du matériel tous les deux ans pour s’assurer que rien n’a été détourné à des fins personnelles. En cas d’infraction et de vol, le CASM préviendra les autorités hiérarchiques et se réserve le droit de porter plainte contre l’autorité compétente.

Nos actions se traduiront ainsi :

1- Salle d'attente et des consultations : des jouets, des peluches, des jeux tels que puissance 4 et autres jeux ludiques. Il faut aussi décorer les murs par des paysages comoriens et voire si des peintres comoriens accepteraient de prêter leur talent au service des enfants de l'archipel.

2- Salle des jeux ; une salle dédiée aux jeux. Toutes sortes de jeux éducatifs et ludiques. La salle des jeux sera accessible aux enfants en présence d'un adulte agréé, et les parents peuvent les accompagner.

3- Une bibliothèque ambulante : chaque matin et après midi, des aides soignants passeront dans les chambres, avec des livres d'enfants et d'adolescents, pour un prêt gratuit de 24h.

4- Salle des ados : en fonction des moyens, doter les ados d'une salle de jeux avec vidéos, jeux vidéos et espace informatique.

5- Progression du suivi pédagogique et éducatif : nous demanderons le ministère de l'éducation nationale de détacher deux à trois postes d'enseignants à temps partiel (1 poste 1/2) pour le suivi pédagogique et éducatif des enfants hospitalisés.
L'enfant hospitalisé ne doit être exclu du monde scolaire. L'éducation et l'accès à l'éducation à l'éducation constituent un droit inaliénable. Nous devrions agir pour que nos enfants aient accès à la scolarité. Parallèlement, nous demanderons é à des professeurs de civilisation islamique de continuer d'enseigner les valeurs de l'islam.

A l'avenir, nous allons ouvrir en partenariat avec des hôpitaux et de partenaires des ateliers d’animation tels que : "les contes des Comores" , "chants" "arts plastiques et graphiques", " calligraphie"...etc. dans les hôpitaux.

C’est un projet en construction, chacun peut améliorer la qualité et faire part de ses propositions.

Contact : 1- Nakidine Mattoir (nakimattoir@yahoo.fr) ...et toute personne qui souhaite voir donner son email...Sachez que ce texte dépassera le cadre du CASM et sera diffusé partout , car c'est un projet à portée nationale.


Nakidine MATTOIR, Président du CASM (Centre d'Animation socio-culturelle de Mtsangani)
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 23:02

Source : Alwatwan.net / 08 avril 2009

Nutritionniste-Bakri Le restaurant Le Select accueille, en entrée libre, le docteur Mohamed Bakri Assoumani, nutritionniste et docteur en sciences et techniques alimentaires pour tenir une conférence le jeudi 9 avril à 19 h sur le thème “Comment se nourrir aux Comores”.

Parrainée par Mohamed Said Abdallah Mchangama, ancien président de l’assemblée nationale, la conférence est le deuxième du genre, après la prestation de Saleh Djimbanao, Graphiste spécialiste d’Effets spéciaux et Lauréat du Academic Award 2004 aux Usa.

Considérée comme la 2ème soirée “Talents Comoriens’’, la conférence tentera de porter un éclairage sur les raisons de la montée du diabète, de la fréquence des maladies cardiovasculaires, du surpoids, des effets de la sédentarisation, mais aussi de la qualité de l’eau à la Mamwe et dans nos citernes.

Le conférencier, scientifique de renommée mondiale, a obtenu le Prix scientifique Parmentier 89, pour sa capacité d’innovation. Chercheur nutritionniste diplômé de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), il est l’auteur de nombreuses publications, de brevets et développement de techniques novatrices, notamment de méthodes multienzymatique, pour optimiser les traitements thermiques, des techniques d’investigation exclusive. Il a dirigé de nombreux travaux internationaux reconnus, réalisés sur le développement de techniques uniques, essentielles à l’industrie agro-alimentaire, l’industrie pharmaceutique et la chimie.

Ses études par exemple concernent l’association d’une enzyme et d’un traitement thermique à faible température en place d’un traitement à haute température qui permet à la fois, une économie d’énergie et l’obtention d’un produit de meilleure qualité biologique.

Bakri aide à l’établissement de partenariats avec des laboratoires privés et des universités en Europe et Amérique du Nord et offre son assistance dans l’élaboration d’une communication scientifique adaptée à l’export (en Anglais). Il a participé à l’élaboration de plus de quarante produits alimentaires en France et dans le monde, comme Air Liquide, Monsanto, Quest International, Marigot Group Ltd, Celtic Sea Minerals, Biocon Espanola, Sanders, Progal, Scpa, Noblia Chocolaterie…

Le docteur Bakri veille sur les dernières avancées et opportunités de création, la production industrielle suivant des techniques d’élaboration douces. Il travaille également pour la production sans effets secondaires de produits transformés industriels, par l’optimisation des traitements thermiques, la minimisation de la formation de produits cancérigènes, l’optimisation dans la valeur biologique des nutriments.
Les technologies douces, leur rayon et méthode, parce qu’elles répondent aux attentes des consommateurs, qui exigent des produits sains, qui ne contiennent pas de composants toxiques, et qui respectent des normes environnementales. Tenir une conférence sur ce thème dans un restaurant prisé de la capitale, qui propose des menus élaborés est un pari honorable du restaurant.

Dr Bakri a traduit et mis en ligne sur le net une étude sur “comment se nourrir au mois ramadan”, qui propose des menus simples pour être en forme durant le mois de jeun et qui démontre que l’alimentation affectionnée aux Comores comme les fritures ne maintiennent pas le corps en forme mais au contraire...

Les deniers articles de vulgarisation sur l’alimentation et la santé de Bakri sont, pêle-mêle, Faut-il condamner les céréales pour petit-déjeuner? Ce que signifie vraiment manger varié et équilibré, Histoire d’un mythe des temps modernes, les calories, Anatomie du petit-déjeuner idéal, ou encore Mythes et réalités du fameux paradoxe français alimentaire.
Pour la petite histoire ou la grande, le docteur Bakri est le père d’Arnaud Assoumani, médaille d’or aux jeux paralympiques et recordman du monde de saut en hauteur, chevalier de la Légion d’Honneur à 23 ans, élève de Sciences Po Paris.

Ahmed Ali Amir
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:24

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)


Moroni, mercredi 11 février 2009 (HZK-Presse)
Le Président de la république vient d’élever le Professeur André-Dominique NEGREL, au rang de Commandeur du Croissant Vert des Comores, en reconnaissance des actions que ce dernier a menées aux Comores, dans le secteur de la santé, notamment dans le domaine de l’ophtalmologie. Le Chef de l’Etat a, à cette occasion, prononcé une brève allocution dans laquelle il a loué le mérite de ce médecin hors paire qui, il y a de cela 40 ans, a pris l’initiative de créer le premier service d’ophtalmologie de l’Hôpital El-Maarouf de Moroni. 


Le président Sambi a reconnu en ce premier Médecin Ophtalmologue à avoir exercé dans notre pays, un bon et loyal « serviteur des comoriens », qui se distinguera à travers ses diverses activités de « formateur, pourvoyeur de matériel de soins et de médicaments et comme animateur assidu des journées de l’Ophtalmologie des Comores ».

Il le félicitera aussi d’avoir eu comme élève, le Docteur Chanfi, premier Ophtalmologue comorien. Tous les deux sont d’ailleurs devenus les promoteurs du Plan national de lutte contre la cécité et de nombreux projets, notamment le projet de Santé oculaire dans les écoles et la mise en place de l’atelier de fabrication de lunettes à l’Hôpital El-Maarouf, rappelle le chef de l’Etat. Le professeur Négrel, visiblement ému par cette distinction, remerciera le président Sambi et les autorités comoriennes, en souhaitant pouvoir continuer à accompagner notre pays pour le bien être de sa population.


Grâce à la généreuse contribution de ce médecin français, notre pays devrait bientôt se doter d’ateliers de fabrication de lunettes à prix abordables, sur l’ensemble des iles de l’Union des Comores, a-t-on appris. C’est enfin à son initiative que l’Université des Comores a inauguré la semaine dernière sa filière de formation des infirmiers spécialisés en Ophtalmologie, a rappelé le président de la république qui dit espérer que le professeur Négrel continuera à plaider en faveur des Comores auprès des institutions internationales, médicales et paramédicales.

 

110209/eso/hzkpresse/12h00

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:27
Source : Alwatwan / 30 janvier 2009


Le cœur est une machine qu’il faut examiner tout le temps, car ‘‘tout ce qui fatigue le cœur entraînera une maladie cardiaque à long terme’’.

Un atelier de formation post-universitaire des médecins sur les problèmes cardiologiques a débuté hier, jeudi 29 janvier, à la salle de conférence du Centre hospitalier national El-Maarouf.

Le docteur Yves Chabrillat, cardiologue Marseillais, arrivé aux Comores depuis mercredi, assure cette formation qui va durer une semaine. Cette session a obtenu l’appui de l’Association Horizon 2020 de Marseille avec le soutien des docteurs Andrew et Jean Delmond. Les cours ont commencé sur les maladies coronariennes. Des pathologies qui se manifestent par une angine de poitrine et un infarctus du myocarde.

La maladie cardiovasculaire est due au dépôt de cholestérol dans les artères qui peut entraîner la mort des organes qui dépendent de ces artères. Celui-ci peut aboutir à un infarctus myocarde qui entraîne à son tour la destruction d’une partie des muscles cardiaques. Les facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires seraient l’hypertension, le tabac, le cholestérol et le diabète, selon un cardiologue rencontré, hier à El-Maarouf. Selon le docteur Yves Chabrillat, il faut mettre l’accent sur la prévention notamment avec un contrôle constant de la tension artérielle, en arrêtant de fumer, en évitant de manger gras, en faisant régulièrement des exercices physiques. ‘‘Il ne faut surtout pas hésiter à contacter le médecin chaque fois qu’on ressent une douleur à la poitrine en marchant’’, prévient le médecin.

Pour le cardiologue comorien Sounhadj Attoumane, le cœur est une machine qu’il faut examiner tout le temps, car, ‘‘tout ce qui fatigue le cœur entraînera une maladie cardiaque à long terme’’. C’est pourquoi, ‘‘chacun doit connaître son état cardiaque et suivre les conseils du médecin’’. Sounhadj estime que ce ne sont pas des maladies qui ne sont pas rare aux Comores, or, le pays ‘‘n’a toujours pas les moyens rapides d’intervention’’.

Selon le responsable du centre hospitalier national, ces formations qui ont commencé au service d’ophtalmologie et de cardiologie vont se poursuivre dans les autres départements de l’hôpital et d’autres de l’île.

 A. Saïd Abdallah
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 09:48

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, samedi 17 janvier 2009 (HZK-Presse) – Le chiffre d’affaires de la Pharmacie nationale autonome des Comores (PNAC) est en baisse. Chaque année l’institution perd 60 millions en moyenne. Les responsables de la boite trouvent les raisons de cette chute libre dans « la vente par certains hôpitaux de médicaments qui ne viennent pas de leurs officines. Rien que l’hôpital El-Maarouf a baissé les ventes de la Pnac. Chaque année El-Marouf pouvait vendre jusqu’à 800 millions fc et aujourd’hui c’est seulement 70 à 80 millions fc. Les autres hôpitaux régionaux et structures sanitaires périphériques achètent de manière illicite les médicaments ou bénéficient de dons », explique Dr Badaoui, directeur de la Pnac lors d’une conférence de presse tenue ce samedi au siège de l’établissement public.

 

Si certains hôpitaux se permettent de payer de médicaments hors circuit officiel, la politique nationale pharmaceutique tarde à s’appliquer. Définie depuis 2007, cette politique est restée lettre morte à cause de l’absence d’une volonté politique. C’est pourquoi la Pnac souhaite « la mise en application rapide de cette politique pour éviter que l’institution ne coule et la redéfinition des dons médicaux qui arrivent aux Comores ». Cette politique qui devait permettre à la Pnac de produire au moins 80% des médicaments essentiels pouvant traiter les maladies qui secouent le pays, fait l’objet de plusieurs ateliers dans les îles.

 

L’autre phénomène qui participe à cette diminution du chiffre d’affaires de la Pnac, c’est aussi la vente illicite des médicaments de la rue, même si « cette situation est négligeable dans le pays », a souligné les responsables de la pharmacie nationale.

 

Cette baise des revenus « ne signifie pas que la boite se porte mal », soutient la direction de la Pnac. Avec un chiffre d’affaire de 550 millions fc et un stock de 141 millions fc, la pharmacie connaît un minimum de stabilité. Depuis la signature d’un partenariat avec la française CHMP en 2007, la pharmacie se trouve en pleine de mutation. L’accord signé entre les deux parties a fait l’objet du plan d’action de 2008 et qui a abouti à la structuration de la boite.

 

« Aujourd’hui, on maitrise les procédure de commande, de transport, de dédouanement mais aussi d’emmagasinage. Il y a une traçabilité dans nos démarches grâce à ce partenariat », se gratifie cet ancien ministre de santé de Ngazidja promu à la tête de la Pnac depuis 2006. La pharmacie nationale autonome a le mérite d’être parmi les rares sociétés d’Etat qui disposent d’une badgeuse pour contrôler le volume de travail de ses employés.

 

« La Pnac a compris que pour de meilleurs résultats, il faut la maitrise des heures de travail de ses agents. Aujourd’hui avec cette badgeuse, chaque employé a un nombre d’heures qu’il doit respecter », poursuit Dr Badaoui. Sur le plan structurel, la Pnac a revu son organigramme qui date de sa création en 1990. D’autres départements sont créés en 2008. Il s’agit entre autres du département Marketing, celui de l’Assurance qualité et enfin celui du contrôle financier. Pour montrer son expansion, la Pnac s’apprête à recevoir le mois d’octobre prochain, le sommet central d’achat de 20 pays africains francophones.

 

Ahmed Abdallah

170109/aa/hzkpresse/12h00

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