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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 14:47
A diffuser aux Comores l'information ci-dessous :
La société d’eau et d’électricité comorienne, la Ma-Mwé, par un sms envoyé aux consommateurs, recommande à la population de ne pas consommer  l’eau du robinet jusqu’à nouvel ordre.
En cause : la salubrité de l’eau n’est pas garantie à la suite des récentes intempéries.

Pollution de l’eau de la Mamwe : le conseil du Dr Said Hassani Mohamed

Une ques­tion au Dr SAID HASSANI Moha­med, Maître de Confé­rences des Uni­ver­si­tés, Ensei­gnant de Chi­mie en Solu­tion, Ensei­gnant Cher­cheur à la Faculté des Sciences de l’Université des Comores et Cher­cheur Asso­cié au CNDRS. Ancien direc­teur de la Phar­ma­cie Natio­nale des Comores


FCC : La Mamwe — société natio­nale de l’eau et de l’électricité — a envoyé aux consom­ma­teurs, via le numéro 316, le SMS sui­vant : « Uti­li­sez l’eau de Mamwe uni­que­ment pour la cuis­son et le lavage jusqu’à nou­vel ordre »Quelle est votre réaction ?


SHM : Je suis per­plexe. La qua­lité de l’eau dis­tri­buée laisse pla­ner des doutes sur la pota­bi­lité. Il y a lieu de prendre des pré­cau­tions sur la cuis­son éga­le­ment. Cette infor­ma­tion de la Mamwe révèle qu’il ne faut pas boire l’eau. Moi je me demande : et si l’on pré­pare de la banane cuite à l’eau (MTSOLOLE WA NDROVI ou NDROVII YA NAZI) ? La dite infor­ma­tion nous enseigne dans son inter­pré­ta­tion qu’il faut man­ger uni­que­ment la banane et ne pas boire l’eau. C’est grave. C’est de l’amateurisme, ce n’est pas sérieux. De cela, j’interprète qu’il n’est pas tenu compte de la dimen­sion « pol­lu­tion chi­mique ». Chauf­fer l’eau ne suf­fit pas pour trai­ter l’eau pol­luée par des élé­ments chi­miques. Cela veut aussi dire qu’une ana­lyse physico-chimique n’est pas réalisée.

La ges­tion de cette crise laisse à dési­rer, un mois après.

Moi, j’avancerais le conseil sui­vant : uti­li­ser cette eau uni­que­ment pour le lavage et non la cuis­son en atten­dant que des ana­lyses nous indiquent son état.

 

http://consommateurkm.com/2012/05/20/pollution-de-leau-de-la-mamwe-le-conseil-du-dr-said-hassani-mohamed/#more-600

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ENERGIE ET EAU
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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:01

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

 

Moroni, mardi 13 septembre 2011 (HZK-Presse) Suite à la visite du Vice-président en charge de l’Energie, Fouad Mohadji, le directeur général de la Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) a tenu une conférence de presse pour expliquer ce qui passe au sein de cette société d’Etat.

 

Ce lundi, le directeur général de la Société Comorienne des Hydrocarbures a rompu le silence en convoquant la presse pour lui parler de multiples réalisations au sein de cette société. Et pour commencer, le patron de cette puissante entreprise publique a attaqué les spéculations au sujet d’une pénurie qui se fait sentir à la Grande-Comore ces derniers jours. L’approvisionnement de l’or noir se fait de plus en plus difficilement. « Il n’y a pas de pénurie mais ce sont les stations qui ont créé cette panique », affirme Said Abdallah Salim, le directeur général de SCH.

 

Ayant une capacité de stockage de 2 mois et demie pour subvenir aux besoins de la population en carburant, ce patron entouré de son staff au grand complet, accuse les stations sauvages d’être la cause des difficultés d’approvisionnement actuelles du carburant. «A cause des ces stations de rue, les transporteurs n’arrivent pas à contrôler et c’est pourquoi nous avons dit aux stations agréées de ne plus vendre du carburant aux porteurs de bidons et jerricanes », poursuit-il. Dans ce domaine, le directeur de la SCH a tenu à démontrer qu’à part l’insuffisance de nos réserves, d’autres problèmes viennent frapper aussi cette société dans l’approvisionnement.

 

« Nous rencontrons aussi des problèmes de pilotage à cause des pirates somaliens. En provenance de Bahreïn, le navire change souvent de chemin pour éviter ces pirates et ça prend beaucoup du temps avant d’arriver au port de Moroni », avance Said Abdallah Salim. Dans cette conférence la question des relations entre la société d’eau et d’électricité des Comores (Ma-mwe) et la SCH est aussi évoquée. « La Ma-mwe consomme 65% de nos réserves et elle est toujours endettée », lance-t-il. Dans son intervention, il a montré que « de 2003 jusqu’à nos jours, la Ma-mwe a une dette de 17 milliards envers la SCH ».

 

Concernant la question épineuse de la taxe unique versée censée être au trésor public, Said Abdallah Salim reste confiant. « Ce que j’ai dit devant le procureur corrobore avec le document qui est sortie le 25 août dernier par le procureur de la république dans tout les domaines. Alors moi je n’ai pas de souci », martèle-il. Toutefois, le patron de la SCH déplore la manière dont l’affaire tourne. « Ce qui ne m’a pas plu, c’est la campagne qui a été faite au moment où j’ai reçu la convocation du tribunal. C’est comme si j’étais déjà condamné et cela a touché ma dignité », lance Said Abdallah Salim.

 

Quant aux investissements réalisés au sein de cette société d’Etat, ce directeur compte les rendre public dans un document qui sortira dans les jours prochains dans le guide économique. Il conclut en disant que depuis son arrivée en 2008 à la tête de la SCH, « il y a eu une révolution gestionnaire en matière de finance dans cette société ».  

 

Mohamed Youssouf

130911/my/hzkpresse/09h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ENERGIE ET EAU
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:41

 Source : Alwatwan n° 1346 du 23 juin 2009

 Depuis le 15 de ce mois, la direction régionale de la Ma-mwe à Mwali a mis les petits plats dans les grands et M. Antoisse a eu à mobiliser toutes ses ressources dans une grande opération coup de poing avec comme objectif principal, débusquer et châtier les resquilleurs du courant électrique. L'opération dans un premier temps avait ciblé les villages de Djoiezi, Bandarsalama, Bangoma, Mbatse et quelques quartiers de Fomboni dont celui de Colas. Quelques petits consommateurs ont été dénichés et sommés de payer leurs amendes dont la plupart s'y sont acquittés sur le champ.

Mais la surprise est venue de Bandarsalama où un député de l'assemblée sortant de l'Union a été pris en flagrant délit par les agents de la Ma-Mwe. Mais aussi et surtout dans le quartier de Colas où un magistrat et un haut fonctionnaire de la finance locale – s'il vous plaît – ont été pris la main dans le sac.

Selon le directeur Antoisse, tout ce beau monde ne s'est pas prié pour payer son amende en espérant pouvoir garder leur honneur sauf.

Ahmed Ibrahim, responsable de la maintenance des compteurs prépayés, nous a affirmé que leur flair était attiré par le fait qu'ils ont remarqué que certains clients depuis qu'ils sont détenteurs des compteurs prépayés, se sont mis à mettre des recharges très faibles croyant être à l'abri des contrôles des agents de la Mamwe. Des agents de renseignements à l'instar des services spéciaux, vont dans les jours à venir être recrutés pour encourager la délation des resquilleurs du courant électrique moyennant 10.000 francs à chaque délation, insiste Bianrif

Tarmidhi responsable de la communication et statistiques, déterminé lui aussi à mener la vie dure aux resquilleurs.

Antoisse, concluant notre entretien, est déterminé à ne pas faire d'état d'âmes dans cette bataille engagée contre les resquilleurs et s'assure du soutien total de ses agents dans ce combat.
Nassur
Al-watwan N° 1346 du 23 juin 2009
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans ENERGIE ET EAU
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 13:18

Energie : L’Etat doit à la Ma-Mwe 3 milliards de francs
Moroni, vendredi 20 mars 2009 (HZK-Presse) – Face à la situation critique que traverse la société d'Etat d'eau et d'électricité (Ma-Mwe), la direction rejette en bloc toutes les accusations et toute responsabilité, et se défend en indexant les autorités de tutelle d'avoir mis le dossier de l'énergie en veilleuse.

L'absence d'une politique nationale dans le domaine ne fait qu'empirer la situation, dit-on, mais le directeur général de l'entreprise appelle au respect au moins la convention signée en avril 2008 entre sa société, le ministère des finances, celui en charge de l'énergie et la société des hydrocarbures.
Elle prévoit, précise le directeur Salim Ali Soilihi (photo), le versement de 10 millions de nos francs aux hydrocarbures chaque semaine sur une durée de 6 mois. Au bout de 20 semaines, le ministère des finances n'a plus honoré ses obligations stipulées dans la convention, suite au choc pétrolier de juillet dernier.
Autant dire que s'il y a « sabotage » [allusion faite par le président Sambi dans un récent discours, ndlr] 
en matière de politique énergétique, les responsabilités sont partagées entre les décideurs, nous confie un connaisseur du domaine, placé aux hydrocarbures. Mais en réalité la Ma-Mwe roule à perte depuis belle lurette si l'on évalue le prix de revient et la vente du KWh à la clientèle. L'Etat doit supporter la différence, c'est ainsi que sa facture est évaluée à 3 milliards de nos francs.
Cette facturation, insiste le directeur général de la Mamwe, « est relative à la créance impayée de l'ex-hôtel Galawa aujourd'hui vendue, celle de l'hôtel Itsandra, l'éclairage public, l'administration de l'Etat », ce qui donne à croire que l'établissement court à sa faillite (Voir l'interview du Minstre de tutelle de novembre dernier ICI). Depuis son installation, M. Salim dit n'avoir jamais touché aucun rond de cette dette.
En défendant son personnel technique, notamment ses capacités confirmées, le directeur général dit en clair qu'il ne cherche pas à mettre en cause les techniciens de la boite, mais « des interventions d'experts s'avèrent parfois nécessaires pour diagnostiquer les installations, évaluer les besoins avant de prendre toute décision ».
C'est le cas actuellement avec la crise de la centrale de Voidjou où un expert est attendu incessamment pour aider à redémarrer deux groupes en attente. « Sous peu, la situation pourrait s'améliorer afin d'en assurer en moyenne les 9000 Kwh » correspondant à la demande, promet le patron de l'établissement public.

Très irrité par rapport à notre enquête dont il ne conteste pas les faits relatés, M. Salim Ali Soilihi cherchera à défendre ses techniciens, tout en livrant ses perspectives de sortie de crise, pour réussir selon lui « un processus de redressement » engagé depuis 17 mois qu'il est à la tête de l'entreprise. Et le directeur général de trancher : « il n'y a pas photo, pour offrir en permanence de l'électricité à notre clientèle, il faut réviser au moins quatre groupes électrogènes pour revenir à une situation normale ».
A sa nomination il aurait trouvé seuls deux groupes opérationnels, ayant subi une révision dans la période du comité de gestion dont il faisait partie. Reconnaissant les faiblesses de l'établissement qui depuis un temps fonctionne à perte, par rapport aux services fournis en matière de production, le directeur général dit avoir mis les bouchées doubles pour faire réviser en 2008 trois groupes sur financement propre de l'établissement et l'appui technique et financier complémentaire de l'Etat de Sharja.

Depuis lors des missions techniques se sont succédées à tour de rôle dont l'académie maritime d'Egypte, Maroc, Sharja, La Chine mais hélas les résultats se font encore entendre exceptée la Chine qui vient d'offrir dernièrement un lot de matériel pour le réseau hydraulique et quelques apports de Sharja.

Interrogé sur la somme permettant la révision de l'ensemble des groupes, le directeur avance le chiffre de 1,200 millions de francs au terme de chaque année. Pourtant la question de la facturation serait à ses yeux définitivement résolue, juste après la mission technique de la société sénégalaise intervenue dans le service commercial. « Le taux d'anomalie a nettement baissé », assure le directeur, avec 95% de facturation fiable. Ce qui motive le service de recouvrement assurant jusqu'à 52% de la facturation en moyenne chaque mois.

Le reste serait partagé entre l'Etat, les impayés, l'éclairage public et les fraudeurs avec la complicité de certains agents de l'établissement. D'où la « tolérance zéro » affichée par le conseil de discipline de l'établissement, souligne le directeur général quitte à sanctionner tout acte de trafic, d'indiscipline, de détournement de bien de la Mamwe.

Mais la décision revient souvent à la direction faute d'un conseil d'administration. Un conseil de discipline est mis en place, se défend le directeur général. Soit mais la direction devrait jouer l'interface pour exécuter les missions ordonnées par le conseil d'administration ou de discipline. Hélas, le directeur joue encore à la fois le rôle de juge et partie. Vrai ou faux le client réclame de l'électricité en temps réel.
A. Nabahane


A noter qu'un nouveau directeur général de la MAMWE en la personne Mlanao Henri Alphonse est nommé le 20 mars 2009 en remplacement de Salim Ali Soilihi.
HALIDI BLOG-COMORES 21 mars 2009/ 01h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ENERGIE ET EAU
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 10:43

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, vendredi 31 octobre 2008 (HZK-Presse) – Etablissement public à caractère industriel et commercial, « Ma-Mwe » jouit depuis sa création et malgré ses nombreux changements de statuts, du monopole de la production, de la distribution et de la commercialisation de l’eau et de l’électricité à Ngazidja et Mohéli.

 

Pour ne citer que l’île de Ngazidja, l’entreprise a une capacité annuelle de production de 55.987.826 Kwh pour un coût d’investissement estimé environ 6,718 milliards de nos francs. En contre partie, 33.592.696 Kwh sont facturés annuellement avec une capacité de recouvrement évaluée à 4,031 milliards de francs comoriens. C’est dire que l’entreprise accuse un déficit d’exploitation qui dépasse les de 2 milliards.

 

Pour renverser la tendance, un nouveau service récemment introduit au sein de l’entreprise dit « service économie et de statistique » est à pied d’œuvre avec comme mission recenser la clientèle de la Ma-Mwe afin de reconstituer la base de données des abonnés, dont le dernier chiffre connu est celui de 2006 avec 34.966 clients dont 23.575 à Ngazidja, 9873 à Anjouan et 1518 à Mohéli.

 

La perte de l’ancien fichier informatique a lourdement pénalisé la boîte, dont l’émission des factures depuis 2007 est devenue aléatoire et peu fiable, malgré l’acquisition d’un nouveau logiciel auprès de la société sénégalaise d’électricité (Senelec). Cette opération de recensement devrait permettre à la société de passer à la seconde phase, celle de la généralisation des compteurs à prépaiement et de l’assainissement de sa gestion en vue d’équilibrer le coût de production et la facturation.

 

Déclenchée depuis le 18 octobre dernier, l’opération du recensement de la clientèle de Ma-Mwe est le résultat d’une étude effectuée par deux services de l’entreprise à savoir celui en charge de la planification et celui de l’économie et de la statistique. La mission consiste à dénombrer les clients de la société que ce soit ceux qui consomment l’électricité ou l’eau.

 

La méconnaissance de l’effectif exact des clients entraîne des irrégularités mais elle pénalise aussi durement le service commercial, dans l’incapacité de facturer les consommateurs. Un bon nombre de clients en profite depuis belle lurette pour consommer gratuitement l’eau et l’électricité, échappant ainsi au service commercial et de facturation de la société.

 

Non identifiés sur le nouveau logiciel, la consommation n’est pas proportionnelle à la production. Autant comprendre que l’énergie facturée estimée annuellement à 4,031 milliards de francs comoriens pendant que le coût d’investissement est d’environ de 6,718 milliards, sans tenir compte des délestages, dira le chef de la production.

 

Il ajoutera par ailleurs qu’en réalité pour produire un « Kwh » d’électricité, la société investi 337 francs et le vend au niveau des clients à raison de 120 fc non compris les taxes. Selon les études réalisées, la connaissance de l’effectif des clients contribuera à passer à une phase importante, notamment au déchargement des transformateurs pour rééquilibrer la production.

 

L’île de Ngazidja qui compte une seule centrale électrique et deux sous centrales, a au total 234 transformateurs de 25 à 1000 Kva. Ce sont ces derniers qui assurent la transformation de l’électricité de moyen tension vers basse tension, reliant directement le réseau principal au petit client.

 

En somme, pour distribuer l’énergie électrique de la centrale vers les transformateurs, trois voies sont possibles « départ 1, départ 2 et départ 3 ». Moroni, la plus grande zone de consommation, la plus ancienne par rapport au deux voies restantes, dispose à elle seule de 57 transformateurs.

 

C’est dire que cette répartition en zone ou « départ » facilite la tache en matière de  planification, en permettant au service commercial et de facturation de mieux détecter les anomalies au niveau des compteurs. De ce fait, le service de recensement s’emploie au cours des trois derniers mois de l’année (octobre, novembre et décembre) à sensibiliser les clients pour qu’ils s’identifient.

 

La distribution d’électricité correspondra aux charges, dit-on dans le jargon de la Ma-Mwe. « L’intérêt de cette identification dira le chef de service des statistiques est la maîtrise de la charge de chaque transformateur et surtout éviter les chutes de tension ».

 

Actuellement, dira le chef du département Economie et statistique, 35% de la clientèle de la Ma-mwe sont localisés à Moroni et dans cette zone, l’opération est prévue pour durer 25 jours. Toutefois, les clients tentent d’échapper aux agents confondant le service de recensement à celui de la brigade anti-fraude.

 

Financée par l’entreprise elle-même à hauteur de 17 millions fc, l’opération entre dans le cadre d’un projet très cher à la société et nécessite des investissements conséquents, afin d’équilibrer le coût de la production par un meilleur recouvrement des recettes basé sur la distribution réelle », soutient le directeur administratif et financier.

 

Tous les clients sont ainsi impliqués et ceux qui sont connectés au compteurs à disque prépayés et de l’eau. C’est dire qu’officiellement 35.000 clients dont 4500 abonnés au compteur prépayé sont concernés par l’opération.

 

Pour Mouhidine Kambi et Hassane Mgomri respectivement chargé des services Economie et statistique, les retombées de cette initiative seront exploitées par les autres services Commercial, Etudes et planification et Anti-fraude de la société Ma-Mwe. Et le bénéficiaire final restera toujours le client. 

 

A. Nabahane

311008/an/hzkpresse/12h00

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 23:00
La société comorienne doit impérativement honorer près de 20% de la livraison pour espérer un renouvellement de la cargaison. Cette main généreuse pose le problème crucial de la refonte urgente des sociétés d'Etat. Maintenant ou jamais.

L'or noir est arrivé au port de Moroni. Près de 10.500 tonnes d'hydrocarbures, répondant à la demande intérieure de plus de 45 jours, de l'essence, gasoil et jet. La société comorienne des hydrocarbures à Moroni a rempli à ras bord ses citernes et a du recourir aux citernes de Ndzuwani pour décharger le reste de la cargaison. A l'origine de cette cargaison inattendue, deux amis des Comores, le ministre de l'intérieur d'Abou Dhabi et le prince du Koweït ont mobilisé 10 millions de dollars pour acheter ce premier chargement. C'est la société Emiraties National Oïl Company (Enoc) qui est devenu le nouveau fournisseur de la Sch, après plusieurs tentatives infructueuses de la société comorienne auprès de Total, Metro Pétrolum et la République d'Iran.

Cette bouffée d'oxygène a été rendue possible grâce à Bachar Kiwan, omniprésent homme d'affaire libanais, qui intervient encore une fois pour voler au secours des Comores. Bachar n'est autre que le Pdg de Comoro Golf Holding, à la tète de la Banque commerciale du commerce, de l'hôtel Itsandra, de Jannat Comores (projet touristique de Bangwa Kuni) et du journal Al-Balad Comores. Pour monter l'opération de secours pétrolier aux Comores et fournir les hydrocarbures, le Pdg de Comoro Golf s'est appuyé sur le prince d'Abu Dhabi et le principe du Koweït, deux amis des Comores, tous deux impliqués dans les investissements annoncés aux Comores par le Holding de droit comorien.
''Mais l'enjeu de cet appui, déclare le vice président Idi Nadhoim, réside dans le respect des termes contractuels qui lient la Sch, Enoc et les deux investisseurs''.

Une urgence mortelle
Le vice-président Idi Nadhoim précise que ''la société comorienne doit impérativement honorer près de 20% de la livraison pour espérer un renouvellement de la cargaison''. Un contrat avantageux qui transite par la banque postale des Comores, au lieu de la banque centrale comme il a été suggéré au départ.
Mais au centre de la pénurie des produits d'hydrocarbures et de la faillite de la Sch, se trouve la société de l'eau et de l'électricité qui continue à s'approvisionner en gasoil, tout en étant dans l'incapacité structurelle de régler ses factures, passées et présentes.
Le déficit structurel au kilowattheure est évalué à 200 francs. Si les raisons du gouffre financier qui plombe la Ma-Mawe se trouvent aussi et surtout dans le prix élevé des hydrocarbures (qui représentent 65% des charges de l'entreprise), il se creuse aussi à cause de la gratuité du service pour l'éclairage public, le niveau élevé des pertes aussi bien technique (14%) que les fraudes massives connues (23%). Toutes ces raisons nocives créent une réaction en chaine, entrainant dans son sillage funéraire la société fournisseur du gasoil, la Société comorienne des hydrocarbures. Le sort des deux sociétés est intimement lié : la première ne peut être secourue sans que l'Etat, principal actionnaire, n'apporte des solutions définitives à la seconde. La Ma-Mwe est maintenue trop longtemps sous perfusion financière de l'Etat, bénéficiant d'un prix préférentiel du litre du gasoil. La puissance installée est de 18 Mw, mais la puissance disponible ne dépasse pas les 8,4 Mw, alors que la demande de pointe se situe à environ 10 Mw. La Ma-Mwe est réduite à produire une énergie de 30 060 Mw en moyenne mensuelle pour une consommation de gasoil de 871 965 litres.
Les hydrocarbures aujourd'hui sauvés in extremis par une intervention somme toute singulière et inédite en la matière. Les excuses et les raisons abracadabrantes souvent avancées pour expliquer les faillites ne seront plus tolérées du seul fait que la main tendue aux hydrocarbures est trop généreuse pour laisser passer cette chance de redresser la boite et d'assurer son autofinancement.
En fait, c'est encore une fois la refonte des sociétés d'Etat qui est en jeu. Maintenant ou jamais.
Ahmed Ali Amir
Source : Al-watwan / 31 octobre 2008
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 10:59

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

 

Moroni, lundi 11 août 2008 (HZK-Presse) – Conséquence directe de la hausse des prix des hydrocarbures, le transport en commun devient plus cher pour les usagers. Une hausse variant entre 25% et 42% selon la région desservie sans qu’aucune mesure d’accompagnement ne soit annoncée pour amortir le choc de cette flambée inflationniste.

 

La répercussion a été faite 48 heures après l’arrivée de la nouvelle cargaison de pétrole, par un arrêté interministériel daté du 7 août dernier, signé par le Vice-président en charge du ministère des transports et du tourisme Idi Nadhoim, et le ministre de l’Economie et du commerce, Said Attoumani.

 

Cet arrêté portant fixation des tarifs du transport routier des passagers, s’est basé sur un protocole d’accord que le gouvernement de l’Union a conclu le même jour avec le syndicat des routiers (Wusukani wa Masiwa), la Confédération des travailleurs comoriens (CTC) et l’Association des Consommateurs comoriens (ACC).

 

Les tarifs sont établis pour 21 zones géographiques couvrant toute l’étendue de l’île de Ngazidja. Ils sont passés de 300 à 325 fc pour une course à l’intérieur de la ville de Moroni, et à 350 fc pour l’agglomération de Moroni (englobant les localités limitrophes). Les prix varient entre 450 fc et 1.000 fc au maximum pour la destination la plus éloignée de la capitale.

 

Le problème c’est que cette grille tarifaire négociée avec les principaux partenaires sociaux n’est pas respectée sur le terrain. A titre d’exemple, un passager au départ de Foumbouni à l’extrémité sud de l’île, était contraint de débourser hier dimanche, la somme de 2000 fc pour pouvoir se rendre à Moroni, soit deux fois le prix fixé par le gouvernement.

 

Pour la région de Hamahamet dans le nord-est de l’île, où la hausse du tarif est modérée, passant de 800 fc à 1000 fc, les transporteurs font payer jusqu’à 1500 fc. Dans la capitale, les chauffeurs de taxi font payer la course à la tête du client, entre 350 et 400 fc.      

 

L’explication donnée aux passagers reste le problème de l’approvisionnement insuffisant des stations service en carburant, en dépit de l’arrivée la semaine dernière d’une quantité pouvant, semble-t-il, couvrir un mois de consommation. Où est donc la vérité ?

 

Pourquoi la société comorienne des hydrocarbures (SCH) continue à rationner au compte goutte les quelques 14 points de vente de l’île, au lieu d’assurer une livraison normale susceptible de stabiliser la situation, et éviter les longues files d’attente qui continuent à entretenir un climat de panique au risque de pousser les consommateurs à adopter des réflexes spéculatives en stockant chez eux des réserves.

 

Déjà l’on a échappé au pire avec l’accident assez grave, survenu dans un quartier de la capitale, vendredi dernier, lorsqu’un incendie s’est déclaré dans une habitation se trouvant à proximité d’une station service, et dont l’origine serait la présence de nombreux bidons remplis d’essence et de gasoil. On n’a toutefois déploré aucune victime, ni blessé, mais seulement des dégâts matériels.

 

El-Had Said Omar

110808/eso/hzkpresse/6h00

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 23:23

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

 

Moroni, jeudi 24 juillet 2008 (HZK-Presse) Quoi de plus vitaux dans la vie que l’eau et l’énergie ? Et plus particulièrement l’eau pour Ngazidja, l’île la moins arrosée de l’archipel, y compris Moroni, la principale agglomération urbaine du pays, et de surcroît la capitale nationale fédérale avec ses 40.000 habitants.

 

Cela fait déjà des années que les résidents du quartier de la Coulée de lave, comme le reste de la périphérie de la capitale, n’arrivent plus à se procurer de l’eau potable du réseau de distribution de la société d’eau et d’électricité Ma-Mwe. « On a l’habitude de ne voir couler l’eau de robinet une ou deux fois par jour, surtout aux environs de 22h00, mais des fois, on peut faire plusieurs jours, voire même une semaine sans qu’aucune goutte ne coule dans l’ensemble du quartier », nous explique Abdoulbassur, un jeune du quartier de la coulée. Il arrive qu’une partie, du même quartier, fasse des semaines sans que coule la moindre gouttelette des bornes fontaines publiques comme privées.

 

Généralement, « c’est très souvent en début de matinée que l’eau coule chez nous, mais c’est très rare de voir le précieux liquide dans le reste de la journée », nous fait comprendre un autre jeune de Pangadjou, à l’est de la ville. Dans le quartier de Hadoudja, depuis lundi aucun signe d’eau. C’est le même constat dans de nombreux autres quartiers, où la fréquence de l’approvisionnement tend à se réduire de manière drastique.

 

Le centre ville qui, jusqu’ici était relativement épargné, en cette période de crise, connaît à son tour la même situation critique. Ceux qui ont des véhicules ramènent des bidons et jerricanes en dehors de la ville afin de pouvoir s’offrir quelques litres d’eau potable, et nombreux sont ceux qui se contente de faire bouillir l’eau de citernes.

 

En effet, il s’avère que l’eau de citerne restée longtemps non renouvelée, n’ait pas été assez entretenue dans des conditions de salubrité et d’hygiène adéquates à Moroni où, personne n’avait prévu d’en faire usage quotidiennement, pour se désaltérer ou répondre à d’autres besoins domestiques.

 

« On s’en servait juste pour le lavage du linge, mais voilà qu’aujourd’hui nous sommes obligés de la boire et de s’en servir pour cuire la nourriture », avoue miss Z de Hadoudja. Paradoxalement cette question très grave ne semble pas préoccuper les autorités compétentes, devant les risques de maladies qui peuvent en découler, surtout en cette période de festivités coutumières.

 

Dans les régions reculées, on se contente de l’eau de pluie à défaut de celle des puits, difficilement exploitable, qui assouvie pleinement les besoins et dont, contrairement à Moroni, on prend bien soin de conserver dans de bonnes conditions d’hygiène dans des citernes couvertes.

 

« Il est très rare de voir les gens en souffrir, même s’il peut arriver parfois un tarissement de plusieurs citernes surtout pendant la période de sécheresse et coïncidant avec les festivités de grands mariages », nous explique un homme de la région de Dimani, qui ajoute que dans le contexte de la solidarité communautaire « on se serre les coudes », comme on a coutume de dire.

 

A ce rythme il est fort probablement que dans quelques semaines de nombreux foyers auront complètement épuisé leurs dernières réserves d’eau. Il ne leur restera plus qu’à recourir aux citernes villageoises. « A cause des festivités coutumières abondantes en cette phase de l’année, explique Abdou Mmadi de Mbéni, on gaspille énormément d’eau pour les festins, les madjliss et autres activités, oubliant que seules les citernes nous permettent de boire et se laver ».

 

Comment comprendre que chacun est muni d’un téléphone mobile alors que le coût de son entretien et son usage quotidien dépasse son pouvoir d’achat, d’autant qu’on arrive difficilement à charger les batteries, faute d’électricité à la maison. « Preuve de notre absurdité à privilégier la frime et le superficiel, au détriment de l’un des besoins vitaux de l’homme qu’est l’eau » selon un consommateur averti.

 

Al-hamdi Abdillah Hamdi

240708/aah/hzkpresse/10h00

 

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 15:17

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 16 juillet 2008 (HZK-Presse) – Dans la matinée d’hier mardi, dans le quartier Hamramba, vers 12 heures. A la station Bonzami, les employés ont déserté les lieux. Et comme dans une foire, une interminable file de voitures à cours de carburant sont garées. Tout en haut des citernes à l’abri du tohu-bohu, des gens patientent, les cœurs sans espoir.

 

« Je n’ai plus l’espoir d’avoir du gasoil. D’ailleurs, j’ignore vraiment si la station a du carburant ou pas. En fait, je voudrais bien rentrer chez moi, mais je suis pétrifié car chaque fois  que mon camion ne fonctionne plus faute de gasoil, c’est toute ma vie et la vie de mon foyer qui se retrouve perturbée », nous a dit Hadj Ibrahim, habitant de Mboude ya Bambao.

 

A ses côtés, Ridjal Ali, tronçonneur, nous a confié à son tour : « Avec cette jerricane, j’ai fait le tour de toutes les stations dans l’espoir d’avoir une goutte d’essence. Sans succès. Ils me disent toujours qu’ils ne vendent qu’à ceux qui ont des voitures. Comme je ne peux plus utiliser ma tronçonneuse, mon seul outil de travail, je risque de ne plus pouvoir nourrir ma famille. » 

 

A quelques kilomètres de là, à la station Al Kamar c’est toujours la même scène de désolation. Ali Soilih alias Mahélé 100% et Ibrahim Hassane, tous deux chauffeurs de taxi-brousse, ont passé toute la nuit de mardi dans la station. Les fauteuils de leurs véhicules servant de matelas. « Parait-il que les stations ne vendent pas leur gasoil parce qu’il y a des rumeur de hausse des prix, et l’Etat hésite encore, d’où les menaces de spéculations, » nous ont-ils dit.

 

A la station Filling, Lopez, assistant de direction, somme les propriétaires des voitures que s’ils n’enlèvent pas leurs véhicules de la station, il serait obligé de les enlever par la force, quitte même de les mettre en morceau. « Je ne sais pas pourquoi je dois enlever ma voiture de là. Comme les autres je fais la  queue aussi. Je n’attendrais pas six heures de temps ici pour en fin de compte céder la place à un autre. Qui va à la chasse perd sa place. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Ma voiture reste là, qu’ils aient du carburant ou pas. A défaut de gasoil et d’essence, mes camions ne fonctionnent plus » nous a appris l’opérateur économique Abdourahamane Soundi.

 

Pour savoir ce qui se passe au niveau de la Société des Hydrocarbures, on s’est entretenu avec l’inspecteur Aboubacar Abdoulwahabe alias Kadafi. « Nous livrons toujours du carburant aux stations service. D’ailleurs, ce matin nous en avons livré une énorme quantité aux stations. Sûrement ils font du stockage. A vrai dire ils sont en train de manigancer quelque chose » nous a-t-il répondu, tout pressant le pas.

 

« C’est faut ce que dit l’inspecteur de la société des Hydrocarbures. Nous avons fait la commande habituelle de 3000 litres. Ils ne nous ont livré que les 1000 litres. Une infime quantité vendue d’un seul trait » rétorque Mzé Ahmed Salim, gérant de la station Feeling. « Comme ils seront bientôt en rupture de stock, ils rationalisent », croit-on savoir.  

 

En effet, l’inspecteur des Hydrocarbures cherche à dissimuler une vraie fausse pénurie, pourtant vécue chaque jour de plus en plus durement par le consommateur. Pourquoi mentir à la population, en lui faisant croire l’arrivée d’un bateau de dépannage, qui serait suivi après 15 jours d’une importante cargaison dont aucune date n’est connue.

 

Pendant ce temps c’est toute l’économie du pays qui replonge dans la paralysie, avec toutes les conséquences liées aux délestages d’eau et d’électricité qui en déclouent. Un peu plus de transparence ne ferait de mal à personne.

 

Adjmaël Halidi

160708/ah/hzkpresse/18h00

 

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 14:42

Moroni, jeudi 5 juin 2008 (HZK-Presse) – Les Comores, à l’instar de plusieurs pays du monde, rencontrent ces derniers temps une crise énergétique, en particulier au niveau de ses approvisionnements en hydrocarbures. A la pénurie du pétrole lampant, s’ajoute celle du gazole, qui engendre par conséquent des délestages intempestifs d’électricité et d’eau.

 

Cette crise qui a commencé à se faire sentir à Moroni et ses environs, depuis le mardi 03 juin à partir de 9 heures, ne cesse d’inquiéter la population, qui n’était pas préparée à subir cet incident qui prend des proportions alarmantes. Ce n’est qu’aux environs de 23 heures, que le courant est arrivé pour être repris la matinée du jour suivant, ainsi de suite…

 

En effet, à leur grande surprise, les consommateurs de la société d’eau et d’électricité (MAMWE), ont dû passer presque une journée entière sans électricité. Et parmi les causes avancées de ce délestage, la rupture de stock du gazole dont le principal fournisseur, une filiale du groupe français TOTAL, a cessé les livraisons, faute de renouvellement du contrat avec la société comorienne des hydrocarbures (SCH).

 

Une suspension du contrat avec la grande compagnie pétrolière française, qui serait intervenue suite à l’ouverture de négociations avec une société concurrente du Golfe, offrant des possibilités de raffinage à un prix supposé plus avantageux. Il se trouve, à cet effet, que sa cargaison ne lui est pas encore livrée, raison pour laquelle la Société Nationale serait en train de négocier avec certaines compagnies d’Afrique de l’Est, pour un dépannage, dans un bref délai, en vue de palier à cette pénurie.

 

Cette situation est plus que préoccupante, et personne n’est épargné. Même les détenteurs des groupes électrogènes ont du mal à alimenter leurs moteurs, à moins qu’ils fassent la queue dans certaines stations de la place. Quant aux automobilistes, ils sont appelés à faire la ruée vers ces pompes, pour pouvoir avoir accès au gazole, parfois même, en vain.

 

Pour Salim Mzé Ahmed, un des responsables de la station Feeling, chaque station reçoit respectivement, par jour, depuis cette pénurie, 2000 litres de gazole et de pétrole lampant, mais à la différence de ce dernier qui est rationalisé à 20 litres par tête, le gazole est vendu à n’importe quelle quantité. Et par conséquent, a-t-il ajouté avec regret, certains n’en trouvent pas.

 

Si la Grande-Comore traverse une importante crise de gazole, Anjouan, elle, rencontre une pénurie d’essence. D’après des sources dignes de foi, le peu de gazole fourni, à l’heure actuelle à la Société Nationale des Hydrocarbures, proviendrait de l’île d’Anjouan. Il se trouve par ailleurs, que la MAMWE et l’ASECNA sont priorisées et les stations d’essences viendraient en seconde position, au grand damne des automobilistes roulant au gazole, qui sont obligés de passer une partie de leur journée, à tenter leurs chances dans les stations. Il suffit de faire un petit tour à Moroni pour s’en rendre compte. Des dizaines de véhicules sont alignés ici et là, à la recherche de l’oiseau rare, pour ne pas dire, du gazole.

 

Ainsi, du matin au soir, les clients du pétrole lampant et du gazole ne cessent de se frotter les mains autour de ces pompes. Espérons donc que les consommateurs d’essence de la Grande-Comore, ne suivent pas, eux aussi, les traces de leurs frères anjouanais et que cette crise s’inscrive enfin, dans le passé.

Signe que la crise énergétique se répercute très vite sur l’ensemble de l’activité économique du pays, les administrations fonctionnent au ralenti, deux bateaux de ciment attendent au port de Moroni faute de camion, les petits ateliers et autres unités de production renvoient leur personnel en « congé forcé », les journaux paraissent avec plusieurs heures, voir un jour de décalage, etc.

 

Mais plus inquiétant encore est le silence des pouvoirs publics face à cette situation, ainsi que le manque de réaction de la part des associations de consommateurs et des organisations syndicales et professionnelles.

 

Loulou S.I Alfeïne

050608/lsia/hzkpresse/12h00

 

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