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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 15:29

Ensemble GABOUSSI, un acteur et passeur de Traditions Comoriennes
Par Chanchiddine Ousseni

Depuis une vingtaine d’années, Zarcach Hissami Eddine, fin connaisseur de Culture et Traditions Comoriennes, préside aux destinées de l’association « Ensemble GABOUSSI de Domoni » (Anjouan). Ce groupe artistique indexé au Tamadoune (culture populaire, danses & chants traditionnels…) a pignon sur rue en tant qu’acteur et passeur de Musiques, Danses et Chants Traditionnels des Comores. Contrairement à ce que laisse sous-entendre sa dénomination, Ensemble GABOUSSI de Domoni est pluridisciplinaire. En effet, cette organisation associative pratique avec professionnalisme une diversité de danses traditionnelles mises en œuvre lors de cérémonies de mariage, de réceptions ou de communication événementielle, à l’occasion de manifestations festives ou de promotion culturelle. Elle a fait ses preuves dans ces domaines d’activités tant au niveau local & national qu’au niveau international (Iles de l’Océan Indien, Pays arabes, Europe, etc.). Aussi, elle dispense une palette de formations thématiques axées notamment sur les disciplines suivantes : Gaboussi (première danse enseignée et pratiquée à la création de la structure), Biyaya, Zifafa, Kimbizi, Gomaliyawo, Balolo, Mangota, Namandziya, Ngoma Zabanarajou, Wadaha Wa Zikélé (Chtêté), Wadaha contemporain, Mchogoro, Chigoma, Hambaroussi, Tari, Deba, etc. Rappelons que derrière chaque danse traditionnelle, il y a une histoire, une culture. D’où la nécessité de transmettre fidèlement ce pan de notre patrimoine musical et culturel, d’améliorer le rapport de la jeunesse aux Traditions, à l’Identité Culturelle et à l’Histoire.

Précisons au passage que la « danse Gaboussi » dont il est question ici, est cette danse classique au masculin souvent exécutée en duo dans un mouvement de balancement du corps de gaude à droite, avec beaucoup de grâce et d’élégance. Le chant d’accompagnement soliste aux inflexions mélodieuses et poétiques, est chanté en dialecte comorien ou en arabe. Le chanteur s’accompagne de l’instrument à cordes pincées appelé aussi Gaboussi. Cet instrument de type lyre ou luth, est originaire de Yémen. Il est à considérer comme un référent symbolique fort de l’identité culturelle Yéménite. Depuis plusieurs siècles, il est en usage dans de nombreux autres pays (Oman, Koweit, Maghreb, Andalousie, Iran, Turquie, Egypte, Irak, Indonésie, Malaisie, Kenya, Tanzanie, Madagascar…). La musique qui accompagne à la fois le chant et la danse est douce, elle génère une ambiance festive de détente, de relaxation. Somme toute, c’est une musique d’ambiance pour cocooning. Cette présentation sommaire du Gaboussi en tant que genre musical indissociable du chant et de l’instrument, éclaire plus ou moins sur l’éclectisme de nos traditions culturelles. L’on sait que l’Archipel des Comores est une société melting-pot, ayant des origines arabe et chirazienne (persane), indonésienne, bantoue (dont les habitants de la zone Swahilie), malgache…

* Ensemble GABOUSSI et Hissami-Eddine n’en font qu’un !

Comment peut-on parler de Ensemble GABOUSSI sans présenter brièvement son président fondateur Hissami-Eddine qui est au demeurant devenu une référence incontournable dans le domaine du Tamadoune ? Outre son statut d’ingénieur agronome diplômé, Hissami-Eddine est bien connu en tant qu’amoureux inconditionnel des traditions Comoriennes, de la Culture et du Scoutisme. C’est un infatigable acteur de terrain, qui plus est, passionné de la transmission de l’Identité Culturelle y compris historique des Comores. Il a fait ses preuves en qualité de grand maître de Tamadoune, manager et meneur de troupe hors-pair, au sein de diverses organisations associatives. Son sens aigu des relations humaines, son ouverture d’esprit et sa rigueur, font de lui un acteur social qui a une approche à la fois inclusive et transgénérationnelle. Ce faisant, Hissami-Eddine est une fierté pour Domoni.

* Quelles ressources humaines, quelles actions éducatives, quel public-cible, et quel rôle social ?

Ensemble GABOUSSI fonctionne avec un vivier de pointures du Tamadoune. Ce sont notamment des professionnels de la danse & de la chorégraphie, des professionnels des chants traditionnels & de la chorale associée, des instrumentalistes, mais aussi des artisans concepteurs d’instruments de musique traditionnels, etc. Cette équipe pluridisciplinaire et compétente crée bien souvent des occasions de distraction collective tout en faisant la promotion du Tamadoune qui est un vecteur de cohésion sociale à travers laquelle les citoyens de tous âges s’en donnent à cœur joie et à moindre coût. À ce titre, le Tamadoune est un passe-temps qui aide à optimiser le bien-être, à décompresser, à s’évader afin d’évacuer les soucis notamment d’ordre économique auxquels les citoyens sont de plus en plus confrontés au quotidien. Forts de leurs compétences respectives, Hissami-Eddine et son Groupe Ensemble GABOUSSI organisent des cours de danses traditionnelles qui s’adressent à un large panel d’hommes, femmes et enfants désireux de faire de l’initialisation, de se perfectionner ou de se professionnaliser. Le cœur de l’enseignement est centré sur les répertoires traditionnels locaux. Les répertoires d’autres régions sont également abordés avec bienveillance. Au vu des animations festives qui rythment la vie dans la cité Domonienne, il est clair que ce fleuron du patrimoine culturel Comorien qu’est le Tamadoune, jouit d’un engouement jamais remis en cause. La demande, en l’occurrence des jeunes, est en nette progression. La jeunesse participe massivement aux différentes festivités à dominante traditionnelle. Autrement dit, elle a soif de Tamadoune, ce qui est bon signe.

Du côté de chez Ensemble GABOUSSI, tout est mis en œuvre pour coller à cet enthousiasme social qui va crescendo. Face à une demande qui évolue, il faut être réactif avec une équipe opérationnelle motivée, une stratégie mise à jour et un plan d’action qui tient compte des nouvelles aspirations. C’est pour ce défi que Hissami-Eddine, responsable de la coordination pédagogique, travaille d’arrache-pied en renforçant la stratégie à long terme qui prend appui sur les atouts de Domoni en tant que ville de Culture par excellence, avec un fort ancrage dans le Tamadoune.

En accomplissant ses objectifs statutaires, Ensemble GABOUSSI participe à due proportion au passage de témoin entre générations. C’est dire si ce groupe artistique, participe à sa manière, lui-aussi, à la transmission du patrimoine culturel des plus âgés aux plus jeunes en vue de sa préservation, de son développement et de sa pérennisation. Il accomplit un travail de titan en redonnant vie à ces chants authentiques qui ont été légués par nos anciens, ou puisés dans la mémoire orale voire dans des recueils manuscrits ou imprimés. Quelle noble mission que d’utiliser la pédagogie basée sur la méthode démonstrative pour transmettre des savoirs, savoir-faire et savoir-être ; pour les léguer à la prospérité, aux générations actuelles et futures ! Sans conteste, cette démarche citoyenne s’inscrit dans le principe de l’éducation populaire qui consiste à promouvoir, en dehors du système d’enseignement traditionnel, une éducation visant le progrès social, la socialisation, la citoyenneté, la cohésion intergénérationnelle. Bravo les Artistes !
Force est de dire que Ensemble GABOUSSI est un authentique centre de formation continue mixte qui concourt à la sauvegarde et à la transmission de la culture traditionnelle et populaire. Les apprenants peuvent s’y inscrire à tout âge. À l’issue de leur apprentissage, ils y acquièrent a minima le « savoir-danser Tamadoune » et le « savoir-chanter les standards Tamadoune ». Ensemble GABOUSSI mériterait à terme d’être reconnu d’utilité publique et en plus labellisé « Centre de formation artistique diplômante ».

* Peut-on se projeter dans l’avenir sans se nourrir dans la mémoire du passé ?

Cette question renvoie à la nécessité de se prémunir de la perte progressive des valeurs ancestrales. Ce pour quoi Ensemble GABOUSSI milite avec beaucoup de ténacité et d’efficacité. Il est évident qu’un peuple qui perd une partie de son patrimoine culturel par exemple, est un peuple qui perd son âme et sa vision du monde. La perpétuation des valeurs d’une société permet de façonner la dignité des générations à venir, de leur donner une identité propre par l’enracinement dans l’héritage de ceux qui les ont précédées. La transmission du patrimoine est donc un véritable devoir qui incombe aussi bien aux individus qu’à la Société y compris à l’État et à la Famille. L’enjeu est grand à notre époque où nous vivons de profondes mutations résultant des mouvements migratoires des populations, du déracinement, de l’intense brassage des populations rendu possible par des mariages mixtes. L’enjeu est également important au regard des moyens de communication modernes (nouvelles technologies, Internet, réseaux sociaux,..) qui traversent les frontières et des échanges qui en découlent.

À l’ère de la mondialisation, du village planétaire (le monde étant devenu village pour ainsi dire !), la préservation des identités culturelles locales et nationales, est une question cruciale voire vitale. Il s’agit pour les peuples d’être reconnus dans leur identité propre, mieux encore de pouvoir se valoriser, de jouer leur partition dans la Société Universelle du « donner et du recevoir ». On ne le dira jamais assez, mais la sauvegarde de l’Identité Culturelle passe nécessairement et impérativement par la transmission de celle-ci, de génération en génération. Ce auquel Ensemble GABOUSSI s’emploie sans relâche et selon les règles de l’art ! Il apparaît que les modes et systèmes de transmission de cet héritage ont connu une importante évolution au fil du temps. Progrès et révolution technologiques obligent ! Pour une meilleure sauvegarde de l’identité culturelle, il est primordial maintenant de privilégier les supports des nouvelles technologies au détriment des méthodes de transmission basées sur l’oralité.

Par Chanchiddine Ousseni
Professeur Hors Classe d'Économie Gestion & Comptabilité

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 20:34

Selon des sources concordantes, le candidat du parti Juwa, Dr SALAMI serait largement en tête sur l'île de NDZUWANI.

Bien évidemment, cette information est à prendre avec les précautions d'usage. D'autant qu'il s'agit de résultat officieux.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 19:11

Barakani (Commune de OUANI)

1 er Anissi Chamsidine : 240 voix

2 eme : Nourdine Midiladji : 196 voix

3e Moussa Toiyibou : 140 voix

4eme Boboucha : 100 voix

5eme : Dr SALAMI (Juwa) : 40 voix

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 19:03

Élections / Gouvernorat de Ndzuwani /
A OUANI, Le candidat de Juwa (Dr SALAMI) serait en tête suivi de Bastoine (Candidat du FNJ et Magistrat)
En 3eme position : Moussa Toyibou (Candidat du RDC)
4eme position : Anissi Chamsidine (le gouverneur sortant et candidat d
e l'UPDC)

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:25

Ali Nawawi (photo ci-dessous) est un vrai monument de la musique et de la chanson comoriennes des années 80. Il a bercé mon enfance. Je me demandais et me demande toujours comment il arrivait à tout faire et à bien faire.

 

Compositeur, chanteur et interprète., il jouait avec facilité et aisance à tous les instruments musicaux modernes et traditionnels. Un grand improviseur aussi. Un Wadaha sans Nawawi à Ouani, c'était une grosse déception des femmes. Un chigoma sans Nawawi à Ouani c'était inacceptable pour les hommes. Il mettait de l'ambiance et jouait toujours le rôle principal.

 

Ali Nawawi, infirmier de profession mais grand passionné de la musique moderne et traditionnelle des Comores, était l'élément incontournable de l'orchestre Asmine Band de Domoni- Ndzuwani (COMORES). Il nous régalait et était un de nos idoles. Enfant, je trouvais qu'il était un des meilleurs de sa génération pour ne pas dire tout simplement le meilleur.

 

Ali Nawawi continue d'ailleurs à nous régaler puisque ses chansons de Wadaha sont toujours présentes dans les journées culturelles. C'est le cas de "Pondzo", la chanson du clip ci-dessus. Miam miam. Je me régale.

 

De plus, comme temoigne Chanchidine Ousseni qui connait aussi bien Ali Nawawi, " cet Artiste multidisciplinaire n'a pas fini de nous en donner à coeur joie ! À Domoni, il nous régale encore et toujours avec ses compositions de chansons de mariage personnalisées, avec ses animations de Toirab et Hambaroussi au cours desquelles l'ambiance est souvent poussée à son paroxysme... "

Halidi Allaoui

 

 

Ali Nawawi, un monument de la musique et de la chanson comoriennes des années 80
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 16:57
Coup de gueule / Nouvelle liste des Commissaires : Le Gouverneur de Ndzuani est il devenu misogyne ?

Quel gâchis politique Monsieur le Gouverneur de l'île de Ndzuwani, Anissi Chamsidine à un an de la fin de votre mandat !

Je vous avais applaudi quand vous aviez démontré une autre belle façon de faire les choses aux Comores. Oui, vous aviez eu le courage de constituer une équipe paritaire : 3 femmes et 3 hommes Commissaires. C'était une grande première aux Comores.

Cette fois-ci, j'exprime ma grosse déception après avoir pris connaissance de la liste des nouveaux commissaires que vous venez de nommer.

En effet, il y a quelques jours, vous avez procédé au remaniement des Commissaires (cliquez sur la photo pour voir la liste des nouveaux commissaires). Curieusement, aucune femme ne fait partie de la nouvelle équipe ! Je n'en reviens pas.

"Le père de la parité" est il devenu misogyne ?

En tout cas, je pense que vous venez de faire preuve de nullité après avoir excellé. Quel dommage !

HALIDI ALLAOUI

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 18:43

JUSTICE / NDZUWANI / COMORES : QUAND UN PUISSANT DIRECTEUR D'UNE SOCIÉTÉ D’ÉTAT MONTRE SES BICEPS ET MENACE UN JUGE D'INSTRUCTION

Décidément, il n'est pas du tout facile d'être magistrat aux Comores.

Il y a quelques mois, c'était un substitut du Procureur qui a été malmené et menacé par un haut gradé de l'armée sur l'île de Mwali pour la simple raison qu'il ne cédait pas à ses petits chantages.

Toujours sur l'île de Mwali, il y a quelques semaines c'était un Ancien Maire et leader politique qui avait humilié en public dans un stade de football le Procureur Général. Car il ne digère pas le fait qu'il avait déjà eu affaire à la justice.

Maintenant c'est sur l'île de Ndzuwani qu'un PUISSANT DIRECTEUR D'UNE SOCIÉTÉ D'ETAT montre ses biceps au doyen des juges d'instruction, Monsieur Chamsidine Ali Sidi saisi hier matin pour instruire la fameuse affaire de découverte de plusieurs kilos de cannabis caché dans un mobilier en provenance de Madagascar.

La grave faute du magistrat est d'avoir décidé de placer en détention provisoire le frère de notre DIRECTEUR auquel le mobilier en question était destiné.

Eh oui il ne fallait pas toucher à un membre de sa famille.

Dès qu'il a appris la nouvelle, notre puissant DIRECTEUR n'a pas hésité de téléphoner le juge Chamsidine Ali Sidi pour le menacer.

Pire encore et pour montrer qu'il n'a peur de personne, il s'est carrément rendu hier à Ouani, la ville natale du Magistrat pour vociférer ses insultes et menaces. Fort heureusement, il n'a pas croisé sur son chemin ce magistrat qui ose toucher à un membre de sa famille !

Et comme le ridicule ne tue pas, selon des témoins oculaires, notre puissant DIRECTEUR a même lancé un ultimatum au juge Chamsidine : " je lui donne trois jours pour le libérer sinon il verra qui je suis".

L'attitude inadmissible de notre PUISSANT DIRECTEUR a contraint le Magistrat menacé, insulté et humilié à déposer plainte pour outrage.

Oui notre Directeur est un proche du Président de l'Union des Comores,

Oui notre Directeur est connu pour son caractère agressif et violent,

Oui notre Directeur a des biceps,

Oui notre Directeur est puissant

Oui notre Directeur se croit être au dessus de la loi

Oui notre Directeur veut piétiner la justice dès l'instant qu'elle touche à son frangin

Mais il est hors de question de le laisser étrangler la justice, intimider, menacer, insulter et humilier les magistrats qui veulent juste travailler aux Comores.

Nous dénonçons avec force ce comportement dangereux pour le bon fonctionnement de la justice.

MH

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 23:48
Comores / Ndzuwani / 27/02/14 : Remaniement de l'exécutif del'île et du cabinet du gouvernorat

Le Gouverneur de l'île de Ndzuwani, Anissi Chamsidine, a procédé jeudi 27 février 2014 à un remaniement de l'exécutif de l'île et de son cabinet.

L'exécutif de Ndzuwani est désormais composé de 3 femmes et 3 hommes. Du jamais vu aux Comores.

Qu'on le veuille ou pas, l'on ne peut pas nier le fait que Anissi Chamsidine continue à surprendre agréablement les Comoriens depuis son élection à la tête de l'île de Ndzuwani.

Les Commissaires :

- Monsieur Loukman Said El Hadi (Nouveau et ancien conseiller municipal du MANS en France rentré récemment aux Comores), Commissaire des Collectivités Locales, de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat,Chargé des Transports, du Tourisme, de l’Artisanat, de la Diaspora et des Élections.

- Monsieur Daoud Houmadi (Nouveau), Commissaire de la Promotion de la Production, de l’économie, des Investissements et du Développement Territorial, Chargé de l’Eau, de l’Énergie et de l’Environnement.

- Madame Assiati Abdallah (photo) (une femme de poigne native de Ouani), Commissaire de la Santé de Base, de la Cohésion Sociale, de la Promotion du Genre et des Droits Humains et Porte Parole de l’Exécutif.

- Monsieur Dhoihir Dhoulkamal (Un des hommes de confiance de gouverneur), Commissaire de la Gouvernance Financière et de l’équipement, Chargé des Relations avec les Institutions de l’Île et de l’Union

- Madame Zaitoune Mounir (surnommée Dame de fer de l'île. Elle fait un travaille extraordinaire depuis qu'elle s'occupe de l'Enseignement de l'île), Commissaire de l’Enseignement, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.

- Madame El Wardat Bint Issouf (Nouveau), Commissaire de la Fonction Publique, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’Employabilité, Chargé de l’égalité des chances.

Le cabinet :

- Monsieur Ahmed Said Jaffar, (Ancien ministre des Relation Extérieures sous SAMBI et proche commele Gouverneur de l'île de l'ancien Président de l'Union des Comores Fundi Ahmed Abdallah Sambi) Directeur de Cabinet chargé de Sécurité Intérieure

- Dr Moursoid Massound, Secrétaire Général de l’Exécutif

- Monsieur Housni Mohamed Abdou (Fils de Mohamed Abdou Madi alias Mjamawe), Secrétaire Général Adjoint de l’Exécutif

- Monsieur Dahilou Omar, (Commissaire sortant) Secrétaire Général du Gouvernorat

Mariama HALIDI

Le Gouverneur de l'île de Ndzuwani, Anissi Chamsidine,  a procédé jeudi 27 février 2014 à un remaniement de l'exécutif de l'île et de son cabinet.

L'exécutif de Ndzuwani est désormais composé de 3 femmes et 3 hommes. Du jamais vu aux Comores.

Qu'on le veuille ou pas, l'on ne peut pas nier le fait que Anissi Chamsidine continue à surprendre agréablement les Comoriens depuis son élection à la tête de l'île de Ndzuwani.

 

Les Commissaires :

- Monsieur Loukman Said El Hadi (Nouveau et ancien conseiller municipal du MANS en France rentré récemment aux Comores), Commissaire des Collectivités Locales, de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat,Chargé des Transports, du Tourisme, de l’Artisanat, de la Diaspora et des Élections.

- Monsieur Daoud Houmadi (Nouveau), Commissaire de la Promotion de la Production, de l’économie, des Investissements et du Développement Territorial, Chargé de l’Eau, de l’Énergie et de l’Environnement.

- Madame Assiati Abdallah (photo) (une femme de poigne native de Ouani), Commissaire de la Santé de Base, de la Cohésion Sociale, de la Promotion du Genre et des Droits Humains et Porte Parole de l’Exécutif.

- Monsieur Dhoihir Dhoulkamal (Un des hommes de confiance de gouverneur), Commissaire de la Gouvernance Financière et de l’équipement, Chargé des Relations avec les Institutions de l’Île et de l’Union

- Madame Zaitoune Mounir (surnommée Dame de fer de l'île. Elle fait un travaille extraordinaire depuis qu'elle s'occupe de l'Enseignement de l'île), Commissaire de l’Enseignement, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.

- Madame El Wardat Bint Issouf (Nouveau), Commissaire de la Fonction Publique, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’Employabilité, Chargé de l’égalité des chances.

Le cabinet :

 

- Monsieur Ahmed Said Jaffar, (Ancien ministre des Relation Extérieures sous SAMBI et proche commele Gouverneur de l'île de l'ancien Président de l'Union des Comores Fundi Ahmed Abdallah Sambi) Directeur de Cabinet chargé de Sécurité Intérieure
 

- Dr Moursoid Massound, Secrétaire Général de l’Exécutif

- Monsieur Housni Mohamed Abdou (Fils de Mohamed Abdou Madi alias Mjamawe), Secrétaire Général Adjoint de l’Exécutif

- Monsieur Dahilou Omar, (Commissaire sortant) Secrétaire Général du Gouvernorat

 

Mariama HALIDI

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Mariama HALIDI Mariama HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 22:37

Comores / Intempéries à Ndzuwani

 

Imtemperie-a-Ndzuwani-30-janvier-2013.jpgSuite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’île de Ndzuwani ce matin (30 janvier 2013) des dégâts sérieux sont constatés. intemperie-a-Ndzuwani-4-30-janvier-2013.jpg

 

intemperie-a-Ndzuwani-3-30-janvier-2013.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

intemperie-a-Ndzuwani-5-30-janvier-2013.jpg(de g à d : Mahmoud Elarif, Directeurde cabinet du gouverneur, Abdouroihamane Keldi, Sécrétaire Général du Conseil des Commissaires, et Elhad Zoubert)

 

C’est surtout la région de Domoni qui est très touchée. Un pont et des maisons sont détruits. Des maisons sont inondées. Il y a aussi des aussi des blessés dont au moins un très grave.


Halidi Allaoui

 

 


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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 23:39

Le Gouverneur de Ndzuwani, Anissi Chamsidine a procédé ce samedi 5 janvier 2013  au deuxième remaniement de l’Exécutif et du Cabinet.

Conformément à l’Arrêté n°13-008/Gouv/I.A.N. et en son Article 1er, sont nommés Secrétaires Généraux des Commissariats de l’Exécutif de l’Ile Autonome de Ndzuwani les personnes dont les noms suivent :

Monsieur Saïd Ibrahim Mouayad, Secrétaire Général du Commissariat aux Finances et à l’Economie ;

Monsieur Afraitane Said Bacar Abdoulhamid, S.G. du Commissariat à l’Enseignement préscolaire, à l’Enseignement primaire et secondaire ;

Monsieur Attoumane Issiaka, SG du Commissariat aux Administrations des Collectivités locales et à la Coopération décentralisée ;

Madame Sitti Attoumane SG du Commissariat à l’Aménagement du territoire de l’Ile et aux Infrastructures de Base ;

Monsieur Dhoihari Toiliha SG du Commissariat à l’Agriculture, à la Pêche artisanale, à l’Elevage, à l’Environnement et au Développement durable et

Monsieur Dainane Kaambi, S.G. du Commissariat à la Santé de Base, à la Solidarité et aux Droits humains.

Conformément à l’Article 1er de l’Arrêté n°13-009/Gouv/I.A.N., sont nommés Commissaires de l’Exécutif de l’Ile Autonome de Ndzuwani les personnes dont les noms suivent :

Monsieur Dhoihir Dhoulkamal, Commissaire aux Finances et à l’Economie ;

Madame Mounir Zaitoune, Commissaire à l’Enseignement préscolaire, à l’Enseignement primaire et secondaire ;

Monsieur Dahilou Omar, Commissaire aux Administrations des Collectivités locales et à la Coopération décentralisée ;

 

Monsieur Mohamed Saïd Abdallah, Commissaire à l’Aménagement du territoire de l’Ile et aux Infrastructures de Base ;

Monsieur Mohamed Houmadi M’Hadji, Commissaire à l’Aménagement du territoire de l’Ile et aux Infrastructures de Base

Madame Assiati Abdallah, Commissaire à la Santé de Base, à la Solidarité et aux Droits humains, Porte parole de l’Exécutif.

Et enfin, conformément aux Arrêtés numéros 10, 11, 12 et 13/Gouv/I.A.N., Mahamoud Mohamed Elarif, Keldi Abdouroihim, Nassuf Said Ali et Abacar Ben Salim sont respectivement nommés Directeur de Cabinet du Gouverneur chargé de la Sécurité Intérieure, Secrétaire Général du Conseil des Commissaires de l’Exécutif de l’Ile Autonome de Ndzuwani, Secrétaire Général du Gouvernorat de l’Ile Autonome de Ndzuwani et Conseiller Spécial chargé des Affaires Economiques auprès du Gouverneur de l’Ile Autonome de Ndzuwani.

 

Quelques constats :

 

Pour les Commissaires, Il y a eu cette fois-ci un profond remaniement contrairement au 13 février 2012. Seuls Monsieur Dahilou Omar et Madame Assiati Abdallah ont été membres de la précédente équipe. Cette dernière redevient porte parole de l'Exécutif. Monsieur Abacar Ben Salim qui assumait cette responsabilité depuis février 2012 est nommé Conseiller Spécial des Affaires Economiques auprès du Gouverneur en remplacement de Monsieur Dhoihir Dhilkamal, bras droit du gouverneur. Celui ci est le nouveau Commissaire aux finances et à l'Economie.

 

Avec la nomination de Madame Zaitoune Mounir, vice présidente de Fawecom, une ONG Régionale reconnue en tant que leadership en matière d’éducation et inspectrice générale de l’Éducation au poste de Commissaire à l’Enseignement préscolaire, à l’Enseignement primaire et secondaire, nous comptons désormais deux femmes dans l'Exécutif de l'île. Le Gouverneur de l'île, Anissi Chamsidine confirme son souci de favoriser la promotion de la femme comorienne de Ndzuwani dans la prise des décisions.

 

La grosse surprise est incontestablement le remplacement des deux hommes clefs du pouvoir de Ndzuwani : Dr Sounhadj Attoumane qui était Directeur de cabinet du gouvernorat chargé de la sécurité intérieure et Chamsidine AChirafi (Chamité), un des collaborateurs du gouverneur depuis son éléction qui était Secrétaire Général du Conseil des Commissaires depuis le 13 février 2012 après avoir été son directeur de cabinet ! Wait and see mais il n'est pas impossible qu'une de ses deux personnalités devienne Ministre de l'Union des Comores lors du prochain remaniement tant attendu. On peut aussi considérer que  peut être le gouverneur de l'île a tout simplement eu la sagesse de mettre fin à ce que certains déploraient fortement et appelaient "la shisiwanisation du gouvernorat de Ndzuwani" pour ne pas ternir son image. Entendez par là l'occupation des postes clefs du gouvernorat (Directeur de cabinet du gouverneur, le Secrétaire Général du Conseil des Commissaires.....) par des personnes de Shisiwani, la région natale du gouverneur.

 

Monsieur Mahmoud Mohamed Elarif qui était Commissaire chargé des Finances, Budget, Commerce, et Investissements) devient le nouveau Directeur de cabinet du gouverneur chargé de la sécurité intérieure.

 

Le choix des secrétaires Généraux des commissariats et du Secrétaire Général du Conseil des Commissaires compte tenu de leur expérience incontestable, technicité et ancienneté dans l'administration de l'Etat comorien nous amène à déduire que le gouverneur voudrait privilégier le bon fonctionnement et l'efficacité de l'Administration de Ndzuwani. 

 

Moins de politique politicienne et/ou partisane contribuera certainement  au changement tant attendu par les comoriens. Mais encore faut-il qu'il y ait une réelle volonté  de tous et à tous les niveaux.

 

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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