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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 21:07

PROGRAMME DE LA FETE DE L'INDEPENDANCE DES COMORES

DU 03 JUILLET 2010 AU MEE SUR SEINE

 

60 allée de la gare 77350 Le Mée sur Seine

Contact: Tl : 06 16 37 19 83 ou 0173 52 15 40 e-mail :boinaboina1@yahoo.fr  le Samedi 3 juillet 2010 à partir de 11h00.

 

10h00 : Installation de stands

11h00 : Kermesse animée par les jeunes scolaires et étudiants de l'ACCCM

 

                                               PREMIERE PARTIE

 

13h30 : OUVERTURE DE LA CÉRÉMONIE PAR L’HYMNE NATIONALE

13h35 : Discours de bienvenue Par le Président de l’ACCCM en langue

nationale (7min)

13h42 : Discours du Secrétaire Général de l'ACCCM (7min)

13h49 : Discours de M. le Maire ou son représentant (7min)=

13h56 : Discours de M. l'ambassadeur ou son représentant (7min)

14h03 : Chorale présentée par les élèves et étudiants de l'ACCCM (7min)

14h10 : Conférences débat sur «l'immigration comorienne en France»

par M.S.Badjrafel : Linguiste (15mn + 10mn de débat)

Modérateur : Abdéremane Boina Boina

14h35 : Shanyir de Said Chaihane sur la journée du 6 juillet présenté Par Abdou Hassane (7mn)

14h42 : Conférences sur «le déficit de l'image du noir» par

N.Y.S.Y.M.B. LASCONY : Documentaliste/Écrivain/Poète/Orchestrateur de Jazz et Panafricaniste.

(25mn + 15mn de débat)

Modérateur : Abdéremane Boina Boina

15h22 : Défilé de mode présenté par les jeunes de l'ACCCM

 

                                               DEUXIEME PARTIE ME PARTIE’ACCM

15h40: Sambe présenté par ACCCM

15h50: Bora, wadaha animés et présentés par les femmes de l'ACCCM

 

                                               TROISIEME PARTIE1

 

17h00: EN LIVE AVEC DES ARTISTES

Djatou, Hadji, Amine, Abdoulatuf, Bolero, S.H.IDI, Joaquime, et pleines de surprises

18h00: Diner en compagnie de tous ces artistes et l'animation assurée par DJ Ben

                                                23h00: Fin de la journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANNONCES
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 08:31

Source : Al-watwan N° 1579 du jeudi 24 juin 2010

COMORES : HARMONISATION ELECTORALE : “UN CALENDRIER IRREALISTE” / Par Mohamed Kassim Zahahé

 

Fixer l’élection au 7 novembre est trop ambitieux et vu l’expérience, ces délais ne sont pas techniquement réalistes. Si la Ceni est mise en place le 1er juillet prochain et que grâce à Dieu, les fond sont obtenus à temps, il serait idéal et peut-être réaliste de tenir les élections le 26 décembre 2010 pour le premier tour et le 27 février 2011 pour le second. La Cour constitutionnelle aura, jusqu’au 10 mars 2011, à publier les résultats définitifs“.

Je viens de lire à travers Al-watwan N°1575 du 17 juin 2010, les grandeslignes de l’accord pour la gestion de lapériode intérimaire, signé par le Président de l’Union, les gouverneurs des îles et la communauté internationale, représentée par l’ambassadeur Francico Madeira. A cet accord, a été joint le calendrier électoral fixant au 7 novembre et 26 décembre prochains les premiers et deuxièmes tours des élections harmonisées.

 

Quand on lit les dates butoirs fixées dans ce calendrier, il y a quoi à se réserver quand on connaît les tenants et les aboutissants d’une organisation d’une élection plurielle. En effet, depuis 1992, j’ai eu le privilège, avec d’autres collègues, de faire partie de la Commission nationale électorale et lorsque vient le moment de proposer un chronogramme des activités électorales, nous avons toujours tenu comptes des réalités sociales susceptibles de faire boiter le processus électoral, telles que les cérémonies coutumières, les examens nationaux de fin d’année, les mois de ramadan, mawulid et du pèlerinage. Or, le calendrier proposé, fixe au 7 novembre prochain le premier tour dans un moment où entre le 1er et le 6 du même mois, nos pèlerins doivent quitter le pays pour se rendre dans les lieux saints de l’Islam. Peut-être, dirait-on que ce n’est rien, ce n’est pas important, mais personne ne doit se dérober de nos capacités d’organiser une élection de telle taille au même moment où nous voulons assurer avec toutes facilités possibles, le déplacement d’un millier de nos compatriotes. Nous ne pouvons non plus nous leurrer des difficultés de toutes sortes rencontrées chaque année dans l’organisation du pèlerinage.

 

Deuxième chose, supposons que tout irait bien une fois que la machine électorale serait lancée. L’accord est, certes, déjà signé le 16 juin, admettons que la mise en place des structures électorales sera effective le 15 juillet prochain.
Leur installation physique, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur et du budget estimatif ne se feront pas autant avant dix jours, c’est-à-dire que jusqu’au 31 juillet, le budget adopté par la Ceni et validé par le gouvernement et le Pnud, après amendements, sera transmissible aux partenaires bi et multilatéraux.
A moins de changement d’habitudes et de procédures sur les décaissements des fonds, certains bailleurs exigent la réception du budget trois mois avant la tenue des élections. Là dessus, il n’y aura pas de souci, nous serons dans les délais.

 

Toutefois, les activités préélectorales et pas les moindres nécessitent des gros financements au préalable et des délais élargis. En fait, la révision des listes électorales (sauf si cette fois-ci elles sont négligeables), l’acquisition du matériel électoral sensible, les formations en cascades destinées aux agents de trois mois. C’est dire que fixer l’élection au 7 novembre est trop ambitieux et vu l’expérience, ces délais ne sont pas techniquement réalistes. Si la Ceni est mise en place le 1er juillet prochain et que grâce à Dieu, les fond sont obtenus à temps, il serait idéal et peut-être réaliste de tenir les élections le 26 décembre 2010 pour le premier tour et le 27 février 2011 pour le second. La Cour constitutionnelle aura, jusqu’au 10 mars 2011 à publier les résultats définitifs.

 

Les dates ici évoquées nous permettront d’observer un processus électoral bien cadré d’une part et de réduire la longue attente de l’investiture du président et des gouverneurs nouvellement élus dont la date ne saurait dépasser le 26 mai 2011. Etant techniquement responsable, la Ceni a la latitude de prendre toutes les décisions relatives à la bonne organisation de l’élection conformément aux articles 42 et 43 de la loi électorale en vigueur.

 

Mohamed Kassim Zahahé
Ancien secrétaire général de la Ceni



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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:56

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Audit de Comores Télécoms :

Qui sera le gagnant ?

 

Moroni, jeudi 24 juin 2010 (HZK-Presse) Le nom du cabinet qui sera chargé de l’audit et l’évaluation de Comores sera publié dans les prochains jours après un examen minutieux des dossiers présentés à la commission de privatisation qui a procédé hier à l’ouverture des plis contenant les offres des soumissionnaires.

 

La commission de privatisation de Comores Télécom s’est réunie, hier matin, à la salle de conférence du ministère des finances et du budget pour le dépouillement des plis des offres des cabinets soumissionnaires ayant répondu à l’appel d’offres pour l’audit et l’évaluation de cet opérateur national des télécoms. Cette opération qui est un préalable avant le lancement de l’appel d’offres international pour la privatisation de Comores Télécoms doit s’effectuer sur une durée maximum de deux mois, selon les responsables de la commission.

 

Ce sont en tout, trois cabinets étrangers- Ernst and Young, Hermes Conseils et BDO de Chazal Dumee- qui ont soumissionné à cet appel d’offres. Les plis ont été ouverts en présence de leurs représentants aux Comores. Un quatrième cabinet aurait répondu à la manifestation d’intérêt mais ses documents ne sont pas parvenus à la commission. Hermes Conseils, un cabinet d’audit malgache représenté aux Comores par Horizons Conseils, dirigé par Abby Mahamoud Soidik, a présenté une offre pour l’audit et l’évaluation de la société Comores Télécoms d’un total montant de 48 430 euros (15170 euros pour l’audit et 33 260 euros pour l’évaluation).

 

L’offre du cabinet Ernst and Young, basé à Londres, qui a soumissionné uniquement pour l’évaluation propose un montant de 74 000 euros. « On se propose de ne faire que l’évaluation, car, faire l’audit et l’évaluation c’est être à la fois juge et partie », a clarifié Abou Cheikh Ahmed, le représentant d’Ernst and Young aux Comores.

 

Le troisième cabinet, BDO de Chazal Dume basé à Maurice, représenté aux Comores par le bureau Cofinco (Comores finances consulting) a fait, pour sa part, une offre de 54 975 euros pour l’évaluation et 35 050 euros pour l’audit soit un montant global de 90025 euros. Ce cabinet a, en fait, présenté deux offres pour deux équipes totalement indépendantes. « Ils peuvent toutefois coopérer sous votre supervision au cas où le besoin se fera sentir », a présenté à la commission Houssein Cheikh, gérant de Cofinco ajoutant que les deux personnes qui dirigent ces deux équipes sont « assermentées ».

 

Aussitôt après l’ouverture des offres, la commission de privatisation s’est attelée à l’examen des documents techniques et financiers présentés par les candidats afin de sélectionner le/les cabinets qui seront chargés de l’audit et l’évaluation de Comores Télécoms. « Nous sommes entrain d’examiner les dossiers et le lundi prochain on va se réunir pour fixer la date de la publication des résultats », a annoncé à la presse Ibrahim Mze Mohamed, le président de la commission de privatisation.

 

Parallèlement aux travaux d’audit et d’évaluation de Comores Télécom, la commission de privatisation a, dores et déjà, engagé la préparation du cahier de charges, les termes de référence ainsi que le plan social de la société. « Après ces travaux nous allons entrer dans la phase d’appel d’offres international pour l’ouverture du capital de Comores Télécoms », ajoute Ibrahim Mze Mohamed, qui est également président de l’Autorité nationale de régulation des TICs (ANRTIC).

 

Comme quoi le processus de privatisation de l’opérateur national des télécoms est déclenché. La privatisation de Comores Télécoms est une des conditions fixées par les institutions de Bretton Wood (FMI et Banque mondiale) pour l’atteinte du "point d’achèvement", étape décisive pour l’annulation d’une partie voire même de la totalité de la dette extérieure de l’Etat comorien. La prochaine étape devrait être la privatisation de Comores Hydrocarbures.  

 

Faïssoili Abdou

240610/fa/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans TELECOMMUNICATIONS
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:47

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Révision de la loi électorale :

Grogne à Mohéli à propos des conditions d’éligibilité aux présidentielles

 

Fomboni, jeudi 24 juin 2010 (HZK-Presse) La loi portant modification du code électoral, notamment sur les conditions d’éligibilité des prochains candidats aux élections présidentielles qui se trouve en commission et qui sera porté en plénière ce vendredi à l’assemblée nationale, apprend-on, a suscité des réactions d’indignation  au sein de la population mohélienne.

 

Pour beaucoup c’est « changer la règle du jeu en plein match tout comme les récentes reformes de la constitution » dit-on. « Avoir un niveau minimum de BAC plus quatre, être âgé de 40 à 65 ans et une caution de 10 millions au lieu de 5 millions, bien que ce serait logique pour briguer un mandat de chef d’Etat, mais l’appliquer à la veille des primaires de Mwali c’est du mépris » lance un jeune visiblement très en colère.

 

Si c’est ainsi, deux prétendants déjà peuvent se voir éliminer de la course, l’un pour son âge et l’autre pour le « plus quatre » et éventuellement certains pourraient se retirer faute de caution suffisante. Difficile à digérer après plusieurs années de préparation.

 

Le gouvernement devait déjà déposer un projet de loi portant révision du code électoral de 2005, amendé en 2007 par l’assemblée nationale.

 

Mouayad Salim

240610/ms/hzkpresse/9h00

 

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans ELECTIONS
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:42

Communiqué de presse

SOS DEMOCRATIE COMORES

Cérémonie commémorative en mémoire des victimes de Yemenia
Les comoriens de France sont toujours en deuil depuis le 30 juin 2009.
Nous nous souviendrons des 152 victimes à la suite du crash de l'Airbus de la compagnie Yemenia Airways dans la nuit du 29 au 30 juin 2009 aux larges des Comores.

En mémoire de cette tragédie, devenue un drame national, nous vous invitons à une cérémonie commémorative qui aura lieu ce dimanche 27 juin 2010 en présence de personnalités comoriennes et françaises.

Dimanche 27 juin 2010 à partir de 14 heures

au Gymnase Bernard DAUVIN
12 rue René BINET
75018 PARIS


Métro: Porte de Clignancourt

Infoline:

06 29 99 85 67
06 99 93 10 20
06 63 37 33 53
06 61 60 18 50

Nous comptons sur votre présence à cet événement.

E-mail: sosdemocratiecomores@orange.fr
Blog: sosdemocratiecomores.skyrock.com
Facebook: Sos Democratie Comores

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANNONCES
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 12:38

Vous touverez ci-dessous les deux decrêt en date du  21 juin 2010 portant nomination du nouveau gouvernement de l'Union des Comores. Vous constaterez qu'il n'y a pas de différence importante par rapport au précédent gouvernement. On a juste rajouté les "personnalités" désignées par les Gouverneur de Mwali et de Ngazidja à savoir Abdourahamane Ben Cheikh Achiraf et Moussa Abdérémane. Il y a aussi deux Ministres qui sont rattachés à la Présidence.


Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

Le Président de la République a remanié le Gouvernement.

 

Moroni, le 21 juin 2010


DECRET N° 10 - 66 / PR Relatif au Gouvernement de l’Union des Comores.

LE PRESIDENT DE L’UNION,

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, VU la loi référendaire portant révision de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, promulguée par le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ; VU l’arrêt de la Cour Constitutionnelle N° 10-05/CC du 08 mai 2010, notamment en son article 4 ; VU l’accord pour la gestion de la période intérimaire signé à Beït Salam le 16 juin 2010 ;

D E C R E T E :

ARTICLE 1er : Les Vice-Présidents de l’Union sont chargés respectivement des fonctions et Ministères ci-après cités :

1.1 Vice-Président, chargé du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, de l’Energie et de l’Artisanat, Monsieur IDI NADHOIM

1.2 Vice-Président, chargé du Ministère de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dr IKILILOU DHOININE

ARTICLE 2 : Sont nommés Ministres, membres du Gouvernement de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

Monsieur ABDOURAHAMANE Ben CHEIKH ACHIRAF Ministre d’Etat, chargé des élections

Me Fahmi SAID IBRAHIM Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde arabe

Monsieur Mohamed BACAR DOSSAR Ministre des Finances, du Budget et des Investissements

Monsieur Ibrahima MHOUMADI SIDI Ministre de la Défense, de l’Intérieur et de l’Information

Monsieur MOUSSA ABDEREMANE Ministre de l’Industrie, du Travail, de l’Emploi et de l’Entreprenariat féminin

Monsieur Djaffar MOHAMED AHMED MANSOIBGarde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l’Administration Pénitentiaire et des Affaires Islamiques, Chargé des Relations avec le Parlement

Monsieur Fouad MOHADJI Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts

Dr Sounhadj ATTOUMANE Ministre de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre, Porte parole du Gouvernement

Monsieur Djazila SAENDOU Ministre de la Fonction Publique, des Réformes Administratives et Institutionnelles, de la Décentralisation et des Droits de l’Homme

Monsieur Hodhoaer INZOUDDINE Ministre des Postes et Télécommunications, de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information

ARTICLE 3 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI

 

 

 

DECRET Portant nomination des Ministres rattachés à la Présidence de l’Union des Comores.


Moroni, le 21 juin 2010


DECRET N° 10-067/PR Portant nomination des Ministres rattachés à la Présidence de l’Union des Comores.

LE PRESIDENT DE L’UNION,

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, VU la loi référendaire portant révision de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, promulguée par le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ; VU l’arrêt de la Cour Constitutionnelle N° 10-05/CC du 08 mai 2010, notamment en son article 4 ; VU l’accord pour la gestion de la période intérimaire signé à Beït Salam le 16 juin 2010 ;

D E C R E T E :

ARTICLE 1er : Sont nommés Ministres, rattachés à la Présidence de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

Monsieur MZE CHEI Oubeidi Ministre rattaché à la Présidence, chargé de l’Economie et du Commerce Extérieur,

Monsieur Hassani ASSOUMANI Ministre rattaché à la Présidence, chargé des Transports et du Tourisme,

ARTICLE 2 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI


 
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 08:17

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Interview de la semaine

Sortie en librairie :

Coralie Frei : « Ecrire a toujours fait partie de ma vie »

 

Coralie Frei Comorimpact

(Coralie Fréi : Photo archives)

 

 

Moroni, lundi 21 juin 2010 (HZK-Presse) Coralie Frei, de son vrai nom Courachia Ahmed Idarousse vient de sortir son premier roman intitulé La Perle des Comores. Destin d’Anjouanaise aux éditions Le Manuscrit. C’est aussi la première romancière pour les Comores. Voici une interview qu’elle a accordée à La Gazette et HZK-Presse.

 

HZK-La Gazette des Comores - Coralie Frei, vous êtes à notre connaissance la première romancière originaire des Comores, d’où vous est venue l’idée d’écrire ?

Coralie Frei - Écrire a toujours fait partie de ma vie. Depuis ma tendre enfance, l’écriture est pour moi l’unique moyen de m’exprimer. Je me confie plus facilement à une page blanche qui ne me juge ni ne m’oblige à me justifier qu’à une paire d’yeux qui fait des mimiques. L’écriture est ma meilleure amie. Avec elle je suis moi. Je ne mens pas, ne me mens pas et ne triche pas. Je m’épanouis. J’ai toujours aimé écrire. N’importe quoi. Autrefois j’avais une belle écriture et j’admirais mes pages d’écriture scolaire. Je me réjouissais de mes performances, me lançais des défis et applaudissais mes propres exploits. Un peu narcissique certes, mais il n’y avait que moi pour cette tâche.

 

HZK-La Gazette des Comores - Ce roman arrive tard dans votre vie, pourquoi ?

Coralie Frei - Chaque chose en son temps. La gestation de ce bébé a duré très longtemps. Il y avait avant lui des obligations et des satisfactions prioritaires : les études, le travail, les enfants. À présent d’autres occupations sont à l’ordre du jour car les conditions s’y prêtent : la disponibilité, le cadre de vie, et la confiance. La naissance de ce bébé est donc une suite logique des événements qui régissent mon existence. Un journaliste a écrit que ce roman me permet de me réconcilier avec mon pays. C’est peut-être vrai. En tout cas, il constitue une sorte d’auto-psychothérapie pour les frustrations que j’ai dû affronter tout au long de mon existence.

 

HZK-La Gazette des Comores - Coralie Frei, quand vous remontez le plus loin possible dans votre enfance, quelle image trouvez-vous ?

Coralie Frei - Mon père évoquant sa rencontre avec celle qui allait être ma mère. La femme de sa vie. « …dans une horde de petits voyous (les élèves de l’école coranique) piétinant mon champ en criaillant, disait-il, il y avait cette toute petite jeune fille en retrait. Elle était très calme, elle marchait lentement, en regardant le sol comme si elle comptait ses pas, ou comme si elle réfléchissait. Elle ressemblait à une princesse ou une déesse, une fille venue d’ailleurs… » L’émotion et la tendresse que je décelais dans sa voix ne correspondait pas à l’homme qui me terrorisait, rien qu’au souffle. Je compris alors que mon père était un homme très triste.

 

HZK-La Gazette des Comores - Est-ce que vous n’êtes pas trop dure avec les hommes et les traditions des Comores au début de ce roman ?

Coralie Frei - J’ai toujours eu le sentiment que les traditions de notre pays avantageaient l’homme. La fillette du début de ce roman a de l’homme de son entourage l’image d’un être tout puissant qu’elle est amenée à craindre et à fuir. J’étais une petite fille très curieuse (intellectuellement) et j’étais frustrée de ne pas trouver réponse à mes interrogations. Alors, je faisais appel au fantasme et à l’humour pour rire de nos traditions et les aimer ensuite. On aime ce qui fait rire, non ? Je suis peut-être un peu dure avec nos hommes, mais je le suis également avec nos femmes, n’est-ce pas ? Je les bouscule un peu comme on le ferait avec ses enfants, parce que j’aimerais qu’ils changent, que les choses changent. Dieu merci, elles en prennent la voie, même si ce n’est que d’une manière très timide.

 

HZK-La Gazette des Comores - Quels conseils donneriez-vous à la jeunesse de ce pays s’agissant de leurs traditions ?

Coralie Frei - Les traditions sont l’héritage que nous ont laissé nos pères. Et nos mères. Les abandonner serait se renier. La jeunesse doit s’y tenir. S’y tenir mais pas s’y accrocher. Il y a là toute une nuance. On ne doit pas vivre que des traditions, autrement on tombe dans le fanatisme, dangereux pour le progrès. Les jeunes doivent aimer les traditions de notre pays, les exploiter, les faire aimer par autrui et les perpétuer. Cela étant, il est impératif de laisser de côté tout ce qui risque d’y nuire. Le fanatisme bien sûr, la tricherie et le profit… entre autres.

 

HZK-La Gazette des Comores - Qu’est-ce que vous voulez prouver avec ce roman ?

Coralie Frei - C’était un défi parmi tant d’autres. Je pouvais le faire. Alors je l’ai fait. Cela m’a pris du temps, des hésitations, des remises en question, puis je me suis libérée. Ce roman est mon œuvre. J’en suis le maître absolu. Aucun compte à rendre. Ni crainte ni tabou. Et il n’y a pas de note au bout. Qu’on me juge à travers lui, c’est dans la logique des choses. La liberté d’expression, c’est ce qui m’a le plus manqué au cours de ma jeune existence. Enfant, il y a avait la crainte de me faire rabrouer. Plus tard, c’était celle d’être jugée ou de blesser, d’être rejetée, de me faire jeter (du travail par exemple)… À présent je suis libre. Et pas à cause de mon nom (marital) actuel, lequel veut dire libre… Ailleurs, je suis à une phase de mon existence où j’éprouve le besoin d’informer ma descendance et de laisser un héritage à la jeunesse de mon pays.

 

Propos recueillis par Mib

210610/mib/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans INTERVIEWS
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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:15

Source :  Alwatwan.net /19 juin 2010

alisaid
Le carrefour de l’hôpital a ravi la vedette à la Place de l’Indépendance et Mférédjini de Fomboni pour accueillir en début d’après midi du vendredi 18 juin 2010 la cérémonie où Mohamed Ali Said, devait apposer sa signature sur le document accord portant sur l’organisation des élections du Président de la République et des Gouverneurs des iles autonomes. Le système de bouche à oreille a encore une fois fonctionné à merveille et en moins de temps, la place fut noire de monde.

 

La Communauté Internationale a été représentée par l’Ambassadeur Francisco Madeira et Mourad Taiati. Il était exactement 14 h 24 lorsque le gouverneur de l’ile est descendu de sa fameuse 4X4 fortement ovationné par l’assistance.

 

 Après lecture d’un verset du Saint Coran, une série d’allocutions a été ouverte par le notable Ahmed Kassime qui a fait chanter en chœur les participants la fameuse chanson entonnée par les médinois à l’occasion de l’entrée du Prophète à Médine, et a prononcé un mot de bienvenue aux envoyés de la Communauté Internationale. Il a été succédé au micro par un Said Dhoiffir Bounou aussi intransigeant que jamais sur les principes qui sont les siens, pour affirmer que Mohéli par la voix Mohamed Ali SAid, signe tout simplement pour la tenue des élections qui doivent se tenir le 7 novembre et 26 décembre 2010. Même si ces deux dates sont à ses yeux, la seule chose qui est clair dans le dument qui est porté à leur proposition, le reste est flou notamment la date de passation du relais entre le Président nouvellement élu et l’ancien chef de l’état. Nous avons gagné une grande bataille dans la lutte avec la fixation des dates des élections et ça sera encore une fois par la lutte que nous arracherons le reste, a-t-il ajouté. Il est longuement revenu sur le non respect des accords convenus et signés à Fomboni au moment où Mohéli devait prendre le relais. Mais Hamada Madi Boléro a quant à lui débuter son allocution en affirmant que l’Union des Comores a des sérieuses difficultés pour imposer le droit et l’équité entre les iles qui la composent. Il regrette la lutte qui a été imposée aux mohéliens pour retrouver son droit, lutte qui a engendré selon lui, souffrances, humiliations et même des grands blessés comme Kadaffi Bouchrane évacué sur Mayotte après avoir reçu une balle dans la jambe. Dans un ton désabusé, s’adressant aux représentants de la communauté internationale, l’ancien premier ministre et éminence grise de ce qu’on appelle les forces vives, a affirmé, je cite que nous en avons assez et la population de Mohéli est lassée d’être méprisée. Il a conclu son allocution en appelant cette même communauté internationale à veiller à ce que toutes les parties prenantes à l’accord respectent leurs engagements.

 

La cérémonie a continué avec un Mohamed Ai Said assis à coté de l’Ambassadeur Madeira pour signer et parapher le document du jour. Le mozambicain le plus célèbre des Comores devait conclure la série des allocutions en affirmant entre autres que la communauté Internationale assure les mohéliens qu’ils auront bel et bien leur tournante et cela ne fait plus l’ombre d’aucun doute. Avant la dispersion de la foule qui a longtemps dansé au son de la chanson de la tournante du Dj Edemou, le speaker officiel de la manifestation a annoncé pour la soirée un grand bal poussière animé le célèbre orchestre Miandi de Ntakoudja pour sceller la réconciliation entre les poseurs de pierre sur la route et les gendarmes. Pourvu que ça dure !

Mohamed Riziki

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 22:50

Ci-dessous une vidéo (montage du Blog Roinaka) concernant une interview du Ministre comorien des rélations Extérieures accordée à la RFI. L'occasion pour Maître Fahmi Said Ibrahim de donner son point de vue entre autres sur les accords sur la gestion de l'intérim signés le mercredi16 juin 2010  et l'assassinat du lieutenant Colonel Combo perpetré le 13 juin 2010 : 

 

 

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 19:25

Je vous laisse apprécier vous même, chers visiteurs, l'article ci-dessous. En ce qui nous concerne, nous disons juste "pauvre pays".

 

En tout cas, il ne nous parait pas du tout anormal ou anarchique qu'une personne peu importe son titre soit entendue dans le cadre d'une enquête judiciaire.

Nous imaginons déjà ce qui va se passer si tout le monde s'oppose à ce qu'on entende tout le monde. Le coup de sifflet annonçant la fin de l'enquête ! Une solution qui va arranger beaucoup de gens.

Après tout ça ne sera ni la première fois ni la dernière fois aux Comores. "Nifunga vahanu na dzéya" ou "attache moi là où j'ai l'habitude". Certains diront. N'est ce pas ? Pas nous en tout cas.  

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Interpellation d’Abbas Mhadjou :

Ralia : « ça suffit »

 

Moroni, vendredi 18 juin 2010 (HZK-Presse) La brève interpellation, mercredi 16 juin, d’Abbas Mhadjou, le responsable en charge de la sécurité de l’île autonome de Ngazidja, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du lieutenant colonel Combo Ayouba, a failli avoir des répercussions sur la signature de l’accord pour la gestion de la période intérimaire entre l’Union et les exécutifs insulaires.

 

Il a fallu d’intenses tractations entre les autorités de l’Union, l’exécutif de Ngazidja et les médiateurs à la crise pour dénouer ce dossier. Abbas Mhadjou qui a passé près de 5 heures de temps dans les locaux de la police où il était entendu, a quitté ce lieu vers 20 heures, peu avant l’arrivée de Mohamed Abdouloihabi, chef de l’exécutif de Ngazidja, à Beit-Salam où s’est déroulée la cérémonie de signature.

 

Tout porte à croire que Mohamed Abdouloihabi avait conditionné sa participation à cette signature par le règlement de cette affaire qui touchait indirectement sa femme Ralia Abdou Dafiné. Cette dernière, s’était placée devant la porte de la Direction nationale de la sûreté du territoire (Dnst) où se trouvait le responsable de la sécurité de l’île de Ngazidja en signe de « protestation » contre ce qu’elle a qualifié d’ « anarchie ».

 

Sa voiture garée devant le portail d’entrée du bâtiment et entourée de quelques gardes corps, elle a déclaré : « Je suis ici pour protester contre l’anarchie ». « Ça suffit ! Qu’on nous dise, enfin, si nous sommes dans un Etat de droit ou une anarchie », a lancé cette femme dénonçant le fait que des « personnes soient arrêtées de façon illégale. Je suis ici pour dire non ». Très en colère, Ralia Abdou a indiqué qu’elle était là, « pour demander la raison de l’arrestation du ministre Abbas qui est retenu ici depuis 13 heures » et qu’on lui a empêché d’entrer au sein du bâtiment de la police.

 

Ce à quoi le ministre de la défense, de l’intérieur et de l’information, Ibrahim Mhoumadi Sidi, a répondu qu’il s’agissait d’une personne entendue dans le cadre d’une enquête judiciaire et que la justice ne permet pas qu’il soit en contact avec d’autres personnes. Il faut dire que le geste de la première dame de l’île de Ngazidja n’était pas du goût des autorités de l’Union qui l’on vivement critiqué. Le ministre Sidi a parlé d’un « acte grave, indigne d’une femme qu’on doit respecter mais qui n’est pas au dessus de la loi » comme pour lui mettre en garde.

 

Et le ministre de poursuivre : « Je suis étonné, aujourd’hui, de voir ma sœur, la femme du gouverneur, venir entraver la circulation de mon ministère ». D’un ton grave, M. Sidi a ensuite ajouté : « Cette fois-ci, j’ai fait preuve de clémence. Mais la prochaine fois, vous m’aurez devant vous. C’est fini la récréation ».

 

Faissoili Abdou

180610/fa/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans JUSTICE ET DROIT
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