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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 21:23

 Vous trouverez ci-dessous un article du journal Alwatwan qui parle d'un arrêt de la Cour Constitutionnelle en date du 6 janvier 2010 constatant qu'Abdouloihabi Mohamed en continuant à se qualifier de "Président de l'île de Ngazidja" alors que, suite à la modification constitutionnelle de mai 2009 cette appelation est remplacée par celle de "gouverneur", viole la constitution.

Bonne lecture.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES


Source : Alwatwan n°1497 du jeudi 04 février 2010

 

La Cour somme Mohamed Abdouloihabi de se conformer à la Constitution

 

La Cour constitutionnelle entend jouer pleinement son rôle : veiller au respect strict de la Constitution : C’est ainsi qu’elle a rejeté la requête de Mohamed Abdouloihabi, gouverneur de l’île de Ngazidja, en invoquant, entre autres motifs, le fait que celui-ci refuse de se conformer “aux nouvelles appellations institutionnelles”.

 

En effet, dans son arrêt rendu le 6 janvier dernier, la Cour constitutionnelle, qui a été saisie par requête du même Mohamed Abdouloihabi, rappelle les dispositions de l’article 7-2 de la loi fondamentale de l’Union des Comores du 23 décembre 2001 révisée par loi référendaire du 17 mai 2009 : “dans les îles autonomes, les fonctions exécutives et délibératives sont exercées par des organes distincts : la fonction exécutive est exercée par un Gouverneur assisté de commissaires…”.

 

L’arrêt des juges constitutionnels vient relancer les interrogations sur l’entêtement de Mohamed Abdouloihabi, un juriste de surcroît, à continuer à vouloir porter le titre de

“Président de l’île” alors que la Constitution révisée le 17 mai 2009 l’en interdit. Cet entêtement qui s’apparente à l’orgueil ne sert aucunement les intérêts de l’île de Ngazidja. Car il bloque aujourd’hui tout dialogue, pourtant indispensable, entre

L’Union et l’île pour pouvoir répondre  aux besoins de la population.

 

Plus encore l’appellation de “chef de l’Exécutif de Ngazidja” dont s’affuble l’intéressé indispose mêmes nos partenaires extérieurs surtout que ces collègues de Ndzuwani et de Mwali se sont conformés aux nouvelles dispositions de la Constitution du

Pays et signent leurs correspondances au nom de gouverneur de l’île. Le gouverneur de Ngazidja serait donc mieux inspiré de se plier au verdict des urnes, les résultats du référendum sur la révision constitutionnelle de mai dernier.

 

Surtout que la question ne relève plus du débat politique il est sommé par le juge constitutionnel de se conformer à la loi fondamentale en lui rappelant avoir constaté que les chefs des exécutifs des îles autonomes d’Anjouan et Mohéli “se sont conformés aux dispositions de l’article 7-2 de l’Union des Comores et sont appelés ‘Gouverneur de l’île’ et qu’il y a lieu de dire que Monsieur Mohamed Abdouloihabi contrevient aux nouvelles dispositions constitutionnelles et qu’en conséquence sa requête n’est pas recevable en la forme qu’elle doit être rejetée”.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 23:53

Comores / Politique & institutions

 
Fomboni, lundi 1er février 2010 (HZK-Presse)
– Ce samedi après midi, la place de l'indépendance de Fomboni, ou place de la réconciliation nationale était envahie de femmes venues de différentes régions de Ngazidja et Mwali, réclamer la tenue des élections primaires à Mohéli dès ce mois de mars. « Le 26 février Sambi doit appeler le collège électoral sinon nous vous inviterons à Moroni pour le lancement officiel des primaires, qu'il le veuille ou pas » lance la première dame de l'île de Ngazidja Mme Ralia Abdouloihabi lors de son intervention devant une foule de plusieurs centaines de femmes. Et derrière elles, les deux anciens présidents de l'assemblée nationale Saïd Dhoifir Bounou et Salim Djâbir Salim. L'ancien ministre Ali Assanaly, le président du conseil de l'île de Mwali Attoumane Mahoma (Passoco) et d'autres hautes personnalités ont pris part à ce rassemblement de la gente féminine.

« Dans tous les combats mohéliens ce sont les femmes et les jeunes qui prennent le devant, nos pères, nos grand-frères, nos maris nous soutiennent » rappelle Mme Hadidja Mansour (dite Mme Soifa) l'animatrice principale et candidate malheureuse à la députation dans la 2e circonscription (Fomboni-Moimbao) sous l'étiquette du parti ANC.

La cérémonie a été également honorée par la première dame de l'île de Djoumbé Fatima Mme Djazmati Radjabou. Mme Mohamed Hassanaly, l'ancienne ministre du pouvoir insulaire Mme Hidaya Salim, l'ancienne commissaire de l'île aux affaires féminines Mme Bouchrati Abdoulhalim, l'ancienne ministre de l'Union sous le régime Azali, Mme Sitti Maoudjoud et plusieurs autres cadres.

Après avoir remercié les femmes de Ngazidja pour le déplacement qui « témoigne leur solidarité pour la cause mohélienne », Mme Andhoimati Mikidadi (Mma fayizi) la première à prendre le micro a tenu d'abord à rappeler que personne n'a fait l'école de président pour dire que Mohéli ne peut pas être à la tête de ce pays comme le disent certains. « Lors du tour de Ngazidja et Ndzouani les mohéliens ont participé massivement et quand approche le tour de Mwali, on vient avec un referendum modifiant la constitution pour s'éterniser au pouvoir » a-t-elle martelé.

Et l'oratrice de poursuivre « lors des dernières élections législatives, vous avez vu comment les mohéliens se sont exprimés, pour montrer au monde ce que veut Mohéli. Nous sommes prêts pour cette tournante dès le 26 mai ». « C'est nous qui représentons ici Mohéli, mais pas ceux qui, contre un morceau de pain, disent n'importe quoi... », faisant allusion à un notable de Mwali qui a été chahuté samedi matin à l'aéroport de Fomboni par des femmes déchaînées, pour avoir tenu des propos à Moroni favorables à un éventuel prolongement du mandat de Sambi. Elle a rappelé aux députés et conseillers de l'île l'animal qui a été sacrifié et le hitma lu sur cette même place pour la même cause, « si vous faites la moindre bêtise ce hitma tranchera » conclut-elle.

Quant à Bibi Mkouboi de Mitsamihouli, « nous sommes venues de Ngazidja vivre la réalité puisque là-bas on nous fait croire que Mohéli n'est pas encore prête pour gouverner le pays, or ce que je vois aujourd'hui, c'est tout le contraire, un signe que le 26 mai 2010 la tournante viendra » dit-elle. « Ce 26 mai nous allons déraciner le baobab pour planter un cocotier » lance-t-elle.

L'on notera entre autre l'intervention de Mama Djamila, la présidente de ce mouvement de Ngazidja dont l'objectif selon elle est de défendre le droit de la femme, lutter contre le séparatisme et promouvoir l'égalité des îles. Elle a tenu à préciser que les 7 régions de Ngazidja sont bien représentées à cette cérémonie. « Si les primaires ne sont pas tenus dans les prochaines jours, en 2014 ce sera à nouveau le retour de Ngazidja », a surenchéri Mama Djamila avant d'ajouter que si « vous allez en djapawa ou à pieds, nous irons toujours avec vous jusqu'à obtenir le du de Mwali le 26 mai ».

Quant à Mme Abdouloihabi qui dit avoir pris part dans la lutte mohélienne pour la présidence de l'assemblée dans un mouvement connu sous le nom de hahihou, « Mohéli a géré des primatures, des présidences de l'assemblée, qu'est-ce qui l'empêcherait de diriger le pays » s'est-elle demandé avant de préciser que le congrès ne décidera rien pour le 26 mai. Il décidera de la date de l'élection d'un président avec des gouverneurs mais pas sur le terme de son mandat qui s'achève ». « Comme a dit l'autre s'il veut continuer ses projets, qu'il vienne se porter candidat à Mwali, la constitution le lui permet » a conclu la première dame de l'île de Ngazidja devant une banderole sur laquelle on peut lire « ye shariya na shistehiwa ba wuwo ndo mzazé wahé amani ».

Reportage de Mouayad Salim
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MWALI
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 15:34

Source : www.aoffrac.com

LE  "NKOMA "

 

 

I - DEFINITION ET ORIGINE
 

« Le Nkoma » est une fête agraire célébrée tous les 3 ans à OUANI .

Ce mot vient d’un autre mot comorien « KOMA » qui signifie : noix de coco dont l’amande n’est pas encore formée.  

En effet, dans cette fête, on utilise ces « komas » en guise de balles pour jouer. D’où le nom NKOMA.

 

Selon la tradition orale, il s’agirait d’un "contrat" signé entre d’une part les djinns, les  premiers habitants de Ouani ( à l’époque, la ville s’appelait BASRA) et d’autre part Mwé BEJA TRANDRI et Mwé COMBO SELE, représentant les humains, pour permettre une bonne cohabitation des deux « communautés ».

 

En effet, depuis l’arrivée de ces deux hommes et leurs familles à BASRA leurs femmes mettaient au monde des objets,  morts nés, handicapés…. Après avoir  consulté le moilim (le sorcier), ils apprirent, en fait qu’ils venaient de s’installer dans un domaine appartenant aux djinns sans leur autorisation.

 

Ainsi, un "contrat" fut signé : les djinns acceptèrent l’installation de ces familles à BASRA. En contrepartie, ceux-ci s’engagèrent à organiser tous les trois ans cette fête afin de permettre les « deux communautés » de danser et manger ensemble dans la joie.

 

Il importe de souligner que tous les comoriens peuvent participer à cette fête organisée et dirigée aujourd’hui par les familles BEJANI et COMBONI. Toutefois, elle ne peut s’organiser que dans la ville de OUANI.

 
 

 

II - ORGANISATION DU NKOMA


1)         LES PREPARATIFS

 

A quelques semaines de la fête

 

 les responsables de son organisation, après avoir réuni le matériel et les ingrédients indispensables ( bœufs, riz, bétel, balles…) consultent les chefs des Djinns pour arrêter ensemble la date.

 

Le jour « J ».

 

Très tôt, tout le monde (femmes, hommes, vieux, enfants…) se dirige vers HADAWO, un endroit très éloigné du centre ville au bord de la mer, où tout se passe, pour nettoyer et tout mettre en place.

Dès que tout est prêt, on débute par le « shidjabu ».

 

2)           LE SHIDJABU


Tous les enfants présents sont regroupés assis sur des nattes. Un voile est étendu aux dessus de leur tête par les adultes lesquels lisent des versets du coran tout en lançant des grains de riz.

     Cette prière consiste à protéger tous les enfants.

     Une fois, le « shidjabu » achevé on passe au « shimambi »

 

  

3)            LE SHIMAMBI

 

Il consiste, en fait, à apporter certains morceaux de la viande, les os, des cailloux, balles… pour les jeter à la mer à un endroit bien défini. C’est une sorte d’offrande qui a lieu avant la danse, le jeu de « komas »et le festin lesquels se déroulent d’une manière alternative.

 
 

4)            LE MDADRA

 

Tous les hommes, femmes, et enfants se mettent à danser en se tenant la main et en tapant les pieds au sol. Ils effectuent des tours en chantant pendant toute une partie de la journée.

 
 

     5)   LE JEU DE « KOMAS » ET LE FESTIN

 

Le jeu de « KOMAS » occupe une place considérable dans le déroulement du NKOMA.

Il consiste à lancer un « koma » en guise de balle . Tout le monde se met en compétition pour  l’attraper. C’est l’occasion pour chaque participant de faire preuve de sa force.

Mais, c’est aussi le moment le plus dangereux de la journée où beaucoup de gens se blessent.

 

Le jeu ressemble un peu au rugby. Toutefois, il n’y a pas d’équipes. Chacun joue pour soi. Il s’achève dès la disparition du « koma ». On considère en effet que les djinns l’ont pris pour mettre fin au NKOMA.

 

Par ailleurs, à l’occasion de cette fête, tout le monde mange en petits groupes le riz et la viande bouillie non salée y compris les djinns invisibles par nature et les personnes en transes.

 

Ce qu’il faut, enfin, noter est que des choses incroyables se produisent. On peut citer par exemple les vieilles dames en transes grimpant aux arbres et courant avec les jeunes. Pourtant en temps normal, elles sont incapables de faire même un pas.

Pour voir la vidéo, en shikomori, sur le Nkoma, cliquez ICI

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 23:06

 

 

Le mercredi dernier, nous avions publié un article concernant  deux étudiantes de l’Université de Pau originaire des Comores qui ont été arrêtés dans des conditions rocambolesques et placées en centre de rétention à Paris dans l’attente de leur expulsion vers les Comores.

 

louise-sitti-blog.PNGDouble bonne nouvelle ! Liouize Ali et Sitti Youssouf sont libres. En effet, elles ont été remises en liberté hier (jeudi) par un Juge des Libertés et de la détention qui avait jugé irrégulière l'ordonnance de placement en rétention en raison du manque de certaines pièces : procès-verbaux d'interpellation et de placement en garde à vue. Cette décision est confirmée aujourd’hui par la Cour d’Appel de Paris qui a purement et simplement rejeté l’appel interjeté par le parquet.

 

Toutefois, l’affaire n’est pas définitivement close car les deux filles sont toujours sous la menace d’expulsion. La décision les obligeant  de quitter le territoire français qui date du mois 2009 reste toujours valable.

Affaire à suivre.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 21:01

Lu pour vous

Source : Al-watwan N° 1493 du 29 janvier 2010

 

Alors qu’il n’y a toujours pas d’évolution notable sur les premiers versements des indemnisations des familles des victimes, la compagnie yéménite Yemenia airways a repris ses vols hier mercredi 28 janvier, soit 8 mois après le crash. Au ministère de transport, on estime que cette compagnie aérienne remplit toutes les conditions de sécurité et répond aux normes internationales et que c’est pour cela que la demande de Yemenia d’opérer de nouveau en Union des Comores a été approuvée par l’aviation civile. “Yemenia nous a présenté un certificat de navigabilité, son assurance et des attestations de métier de compétences des pilotes, tous ces papiers concernant la sécurité, qui est notre souci, sont conformes et valides. Cette compagnie possède également un centre de maintenance de l’aviation reconnue internationalement qui entretient ses appareils. Par conséquent, nous estimons que Yemenia peut reprendre ses activités en vue de désenclaver le pays mais aussi de créer une concurrence qui peut faire baisser les tarifs”, a soutenu directeur de l’aviation civile aux Comores, Abdou Saïd.

 

Selon les autorités de l’aviation civile, une liste de recommandations aurait été soumise à Yemenia l’obligeant à améliorer l’efficacité de ses prestations des services. “Nous avons exigé de la compagnie qu’elle recrute parmi son personnel de bord, des Comoriens qui parlent français et shikomori afin de faciliter la communication à bord. Nous avons également demandé à ce que les vols soient effectués pendant la journée et que les heures de retard de transit soient respectées à Sanaa sous peine de pénalités”. Abdou Saïd précise, par ailleurs, que le rôle de l’aviation civile est d’élaborer une réglementation nationale conforme à celle reconnue par les instances internationales, faire appliquer celle-ci aux prestations de services aéronautiques.

 

Concernant l’enquête et les indemnités, le directeur rappelle que cela ne relève pas de l’aviation civile et que, de “toute façon l’enquête sur le crash est en cours”.

 

Le porte-parole du Collectif des familles des victimes, Saïd Ahmed Ekabir n’a pas la même lecture de cette reprise de la desserte de la compagnie yéménite. Selon lui, Yemenia a décidé “unilatéralement” de reprendre ses vols “au mépris de tous et sans consultation avec des familles de victimes ni, encore moins, avec la diaspora”. Par ailleurs, selon lui, la compagnie n’aurait répondu à aucune des conditions de sécurité énumérées dans leurs doléances. Il estime que les Comoriens devraient réfléchir à plusieurs fois avant de voyager à bord de Yemenia. Sur les indemnisations annoncées de 10 mille euros, Saïd Ahmed Ekabir dit ne pas comprendre pourquoi jusqu’à maintenant, elles n’ont pas été versées d’autant plus que “il n’y a pas de communication et qu’on ne sait absolument rien”. “Mais, conclue-t-il, nous avons saisi nos avocats”.

 

Pour sa part, le coordinateur du collectif, l’avocat Bahassane Ahmed, pense qu’il faudrait qu’il y ait un organisme indépendant, comme l’organisation de l’aviation civile internationale, “qui peut rassurer” que Yemenia répond aux normes de sécurité internationales. Il pointe du doigt le gouvernement qui “soutient” la compagnie yéménite. “Psychologiquement, c’est dure d’assister à cette reprise alors même que rien n’a été respecté à part les obsèques”. Selon lui, les avocats des familles ont saisi le tribunal de Paris et une audience en référé (pour statuer provisoirement les cas urgents) aura lieu le 10 févier prochain. Il accuse la Yemenia de chercher à retarder cette affaire afin d’essayer d’appliquer la convention de Varsovie de 1929 relative aux accidents d’avion ratifiée par les Comores, qui prévoit, selon lui, une “somme dérisoire”.

 

Ahmed Hassan

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 23:11

Lu pour vous / Source : Albalad n° 179 du mercredi 28 janvier 2010

 

 

Les dirigeants du football club d'Ouani (FCO, club de D1 à Anjouan) sont montés sur le plateau de TV Ninga ce mardi soir pour déplorer l'agression de leurs joueurs et supporteurs contre un arbitre et apprécier la décision de la commission d'homologation et de discipline de la ligue de foot Ball d'Anjouan de rétrograder leur équipe en deuxième division pour la saison 2010 .

 

Reconnaissant leur faute qui a fait l'objet de cette rétrogradation,  Houmadi Sidi ,  Moussambo Halidi et Houssam Daoud , tous des dirigeants de cette formation, ont dit être prêts à respecter cette sanction de ladite commission .

 

Interrogé au téléphone, le président des affaires légales de la ligue d'Anjouan  ABDALLAH Mhadji apprécie l'application des règlements généraux.

Cette décision de la commission d'homologation et de discipline est conforme aux règlements qui régissent le football. C'est une décision exemplaire pour tous les clubs, a t’il expliqué.

 

Pourtant, cette affaire remonte à un match opposant FCO à Etoile d'or, à 4 e journées de la fin du championnat. L'arbitre de la rencontre ayant sifflé un penalty contre la formation d'Ouani était passé à tabac par les joueurs et supporteurs.

 

Par deux fois, l'ancien fégaff  a été averti par la ligue  lors de la 4e journée pour ces mêmes actes contre l'AJSM et contre Chirazienne à la 8e journée du championnat.

Trois joueurs de cette équipe ont quant à eux écopé de un à trois ans de suspensions.

 

Abdullaly A.H.


Nos observations :

Il n'y a pas mieux que reconnaître ses torts et en tirer les bonnes leçons. Je salue aussi le courage, l'honneteté et la bonne atitude de ces dirigeants du FCO (Football Club de Ouani).
 
Espérons maintenant que FCO retrouvera rapidement la D1 avec un comportement exemplaire des  joueurs et des supporters.
 
Par ailleurs, à noter que, contrairement à ce qui est mentionné dans l'article ci-dessus, le FCO n'est pas l'ancien Faigaffe mais la fusion des deux équipes principales de la ville de Ouani, Faigaffe et Eclypso.
 
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES),



 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 22:49
Mutsamudu, mardi 26 janvier 2010 (HZK-Presse) – Trois semaines après le déclenchement de la grève illimitée des enseignants au niveau des trois îles, à Anjouan et surtout malgré les multiples efforts des autorités de l’île pour la reprise des cours, les enseignants maintiennent de plus belle leur mouvement de grève.

Cette intransigeance inquiète beaucoup les autorités, et durant toute la semaine passée, elles ont multiplié les déclarations, pour montrer que la situation dépasse les bornes. Même le gouverneur s’est montré « soucieux » de l’enseignement dans l’île. Une semaine de choc pour les commissaires, a-t-on constaté, qui ont pris une série d’initiatives, notamment en engageant des pourparlers avec les enseignants et des rencontres avec l’intersyndical au gouvernorat de l’île.

La dernière initiative en date remonte au week-end dernier où les commissaires se sont confrontés avec les enseignants à travers divers débats organisés dans différentes régions de l’île, avec comme objectif d’impliquer les notables à la recherche d’une issue favorable à cette grève, qui devient une vrai casse tête, pour eux amis aussi pour toute la population.

Dans ces rencontres, les enseignants se sont invités et ont contredit les propos des commissaires, d’une part les objectifs du gouvernement d’Anjouan ont échoué et d’une autre ils doivent continuer leur tournée pour casser la grève.

« Comment ose-t-on nous traiter comme des bébés et nous dire qu’on ira chercher même des étrangers ailleurs pour venir organiser les examens à la fin de l’année, c’est comme du cinéma sinon on cherche à nous jongler, mais cette leçon est apprise par cœur, et ce n’est pas la première fois qu’on nous chante ce couplet, si au moins ces responsables avaient le courage de faire ne serait-ce qu’un geste… » raconte Nizar, enseignant.

Des enseignants ont affirmé que ce n’est pas la peine d’inciter les gens à aller à l’école alors que c’est une grève nationale et non locale. Avec le visage visiblement très en colère, les enseignants se sont néanmoins félicités d’avoir tenu bon car c’et le moment où jamais de faire entendre leur voix.

A propos de rencontres, on peut citer l’exemple de celle de Mutsamudu où le commissariat en charge de l’enseignement avait laissé entendre que la reprise allait être effective le lundi 25 janvier, or il n’en était rien. Comme si c’était du « malawano » juste pour se dire au revoir car la rencontre a duré plusieurs heures.

A Domoni, la même proposition a été faite par le commissaire en charge des finances, mais les domoniens ont refusé, ils ont exigé une ordonnance signée par le gouverneur, ensuite ils accepteront les termes du gouvernement. Là encore la discussion qui a duré plus de quatre heures de temps n’a rien donné. Du coup toutes les solutions doivent venir de Moroni par la délégation partie pour négocier.

Rappelons que tous les moyens ont été utilisés par les autorités de l’île afin que les enseignants reprennent le chemin de l’école ce lundi, mais peine perdue, on a constaté que ce lundi les portes des classes restaient encore sous cadenas.

Naouir Eddine Papamwegne
260110/nep/hzkpresse/21h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:46

 Moroni, mercredi 27 janvier 2010 (HZK-Presse)Mzimba.jpgPour sa première entrée parlementaire, Ibrahim Ali Mzimba, avocat et député élu de la 23ème circonscription électorale du Ngouengwe (Photo), a choisi de s'intéresser « aux questions sociales ». « J'ai déposé une motion de résolution qui porte sur la priorité du versement des salaires des agents de l'Etat et de l'armée nationale de développement », annonce Ibrahim Ali Mzimba qui considère que « le versement des salaires doit être la priorité avant toute autre dépense ».


« Le salaire demeure la première ressource de l'économie nationale », argumente-t-il. Cette résolution, l'élu du Ngouengwe souhaite la faire adopter par ses pairs avant la fermeture de cette première session parlementaire, probablement ce jour. Il demandera notamment aux députés de décider une loi spécifique qui élève « les budgets consacrés aux salaires de nos fonctionnaires au premier niveau de la priorité des priorités financières de l'Etat, et de rendre les autres dépenses secondaires ».


Dans un pays où, au fil des régimes successifs, le versement des salaires des fonctionnaires est devenu une aumône, cette initiative ne serait pas de trop. « Nous ne pouvons pas accepter que nos fonctionnaires tombent dans l'indigence », souligne-t-il dans cette résolution dont il fera lecture devant les autres élus du peuple avant de passer au vote. Le député Mzimba, dénonce, « la négligence de ce régime qui met tout en avant sa pérennisation au pouvoir sans se soucier du quotidien de la population ».


« Pour une population active de 100 personnes, à peine 20 seulement travaillent dans la fonction publique ou le privée. Et la fonction publique n'est pas en mesure de rendre la contrepartie obligatoire et impérative qui est le salaire », énumère-t-il. Selon lui, cette situation « entame l'autorité de l'Etat. Les gens qui nous gouvernent ne remplissent pas leur mission qui est d'assurer la survie et le bien être de leurs concitoyens ».


Ce député de l'opposition n'a pas manqué de lancer quelques piques au président Sambi. « C'est cette misère entretenue par le président Sambi qui lui permet de prendre en otage le pays », a-t-il avancé. Il a en outre demandé à ses homologues de l'Assemblée nationale d'être « des hommes rebelles, imaginatifs, à se dresser contre les intérêts anti-nationaux, à suivre notre propre inspiration, à n'écouter que nos élans ». Cet élu et chef du parti Pari, souligne, enfin, que l'armée est « dans une situation d'indigence, elle est négligée, les officiers sont humiliés ».

S.A.
260110/sa/hzkpresse/6h00

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans PARLEMENT
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 22:03

Vous trouverez ci-dessous le " cri de désarroi et de sécours"  de Toulaib Saidali, étudiant comorien en Egypte

EDUCATION : CRI DE DESARROI D’UN ETUDIANT COMORIEN EN EGYPTE

 

Toulaib-Blog.JPGMoi, Toulaib Saidali (Photo), étudiant comorien en Egypte, tiens à lancer un cri de désarroi et de secours et à attirer l’attention de tous en général et des autorités comoriennes en particulier sur le problème administratif complexe auquel les étudiants comoriens sont confrontés en Egypte ces derniers temps. Il s’agit de la question du visa de séjour, un titre obligatoire pour pouvoir être en situation régulière dans le pays.


Des étudiants comoriens sont déjà expulsés manu militari sans aucun préavis  par les autorités égyptiennes vers les Comores sans avoir achevé leurs études pour un problème  de renouvellement du visa de séjour. D’autres sont sous la menace du même sort.  C’est la peur au ventre  car cela peut arriver à tout moment.

Le pire est que notre ambassadeur accrédité en Egypte est au courant de cette situation dramatique. Pourtant il ne fait rien.


La situation est très grave. On  convoque les étudiants comoriens pour le renouvellement du visa de séjour.  Mais quelle surprise désagréable après la remise du passeport. En fait au lieu d’un visa de séjour, c’est un visa de sortie qui est apposé sur le passeport. Et là du jour au lendemain, on peut être renvoyé aux Comores sans le diplôme recherché et espéré.

Quel gâchis de constater  que les sacrifices de nos familles sont vains ! Comment l’Ambassadeur des Comores en Egypte peut-il rester inerte  face à cette situation dramatique qui compromet l’avenir des jeunes comoriens ? Comment peut-on laisser des étudiants se faire expulser vers les Comores sans leurs diplômes ? C’est l’avenir du pays qui est en jeu.


Svp, Monsieur le Président de l’Union des Comores
Svp, Monsieur le Ministre de l’Education
Svp, Monsieur le Ministre  des relations extérieures chargé de la diplomatie


Je vous en supplie. Ne nous abandonnez pas ; nous avons besoin de votre aide dans cette situation délicate ; faites preuve de pitié et prenez rapidement contact avec les  autorités égyptiennes afin de trouver une solution favorable aux étudiants comoriens.

Les étudiants comoriens d’Egypte ne demandent qu’une chose : poursuivre leurs études dans de bonnes conditions et rentrer aux Comores avec leurs diplômes et acquis pour contribuer aussi à la construction de leur pays.


Svp, faîtes quelque chose pour que ces tracasseries administratives qui pourrissent notre vie s’arrêtent. Pensez à notre avenir et aux sacrifices de nos parents.  Ne nous négligez pas car même si nous ne sommes pas aux Comores, nous sommes aussi des citoyens comoriens


Toulaib Saidali
Etudiant comorien en Egypte

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Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:37

Lu pour vous / Source : http://www.humanite.fr/article2759653,2759653 - Article paru
le 27 janvier 2010

De père français, 
elles risquent l’expulsion

Deux étudiantes de l’université de Pau, qui n’ont de comorienne que la nationalité, 
ont été transférées hier au centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris.

Elles ont quitté les ­Comores dès leur plus jeune âge, n’y ont plus de famille et n’en parlent pas la langue. Pourtant, Sitti Youssouf et Liouize Ali, les deux étudiantes arrêtées lundi matin à Pau, risquent bien l’expulsion vers ce pays après leur placement au centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris. « Elles sont en attente d’un jugement en appel du tribunal administratif de Bordeaux concernant leur situation légale », indique leur avocate, Me Marie-Pierre Massou-di-Labaquère. Les deux étudiantes ont suivi toute leur scolarité à Mayotte, territoire qui accédera bientôt au statut de département français d’outre-mer : « Là-bas, tout le monde dit que Mayotte est une île française. Et ici, on nous dit qu’elle fait partie des Comores », résumait Sitti, il y a peu. Situation d’autant plus ubuesque que leur père lui-même est devenu français après le changement de statut de l’île.


Les deux jeunes filles, âgées de vingt-deux et vingt-quatre ans, ont été arrêtées par la police des frontières (PAF) de Billère, à la sortie de leur résidence universitaire, « alors qu’elles partaient en cours », raconte Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF et élu palois. Des circonstances qui interrogent nombre de militants, dont Jean-Jacques Le Masson, de RESF Pyrénées-Atlantiques  : « Deux hommes en civil les guettaient. Ils avaient en main leurs photos. »


Installées en France depuis octobre 2008, toutes deux bénéficient de bourses d’État liées à leurs études de géographie. La communauté universitaire s’est d’ailleurs mobilisée, appelant à un rassemblement hier soir à Pau. Selon leur avocate, qui envisage de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, Sitti et Liouize n’auraient jamais reçu de « refus de visa », même si, en juillet 2009, le tribunal administratif de Pau leur avait confirmé leur obligation de quitter le territoire français, à la suite d’un retard du Crous pour délivrer les cartes d’étudiantes. Jugement dont elles avaient fait appel. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques, elle, dispose de quarante-huit heures pour les expulser vers les Comores. « Il s’agit d’une véritable provocation, insiste Olivier Dartigolles, alors que notre ville doit célébrer, à la fin de la semaine, les soixante-dix ans de la Cimade. »


Lina Sankari

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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