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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 11:42

 

 

Moroni, vendredi 26 août 2011 (HZK-Presse) – L’Assemblée nationale avait reçu ce mardi en audience des cadres de Comores Télécom. La direction de la société demande le soutien des élus pour s’opposer à la conception de l’exécutif dans la privatisation. Suite à des réflexions internes, cette société d’Etat propose une division en deux de la société.

 

 

Le gouvernement comorien s’est engagé dans le cadre du programme IPPTE à procéder une réforme de ses sociétés d’Etat parmi lesquelles Comores Télécom. Suite au rapport de la SFI (Banque Mondiale), le gouvernement a mis en place une commission chargée de la privatisation de Comores Télécom par un arrêté du ministère des finances le 19 janvier 2010. Une commission technique chargée de la privatisation de la société est mise en place.
 

 

« La direction générale de Comores Télécom a accompagné les travaux de ladite commission en finançant notamment l’audit des comptes financiers ainsi que la réalisation d’un busines plan préalable à l’évaluation du patrimoine de la société », lit-on dans un courrier adressé à l’Assemblée nationale de l’Union des Comores. Après plusieurs réflexions à l’intérieur de la boite, les cadres proposent de scinder la société Comores Télécom en deux entités distinctes. « Une création d’une société de téléphonie mobile ouverte à l’investissement privé (étrangers et nationaux) et une création d’une autre société de téléphonie fixe (téléphonie fixe, fibre optique et transmission des données) », lit-on une lettre adressée au parlement.

 


Cette proposition fait suite aux craintes de la société. « Il se trouve que dès la mise en service de la fibre optique, des convoitises apparaissent ici et là pour la gestion de cette infrastructure à large bande passante et le gouvernement dans son conseil des ministres du 18 mai 2011, appuyé ensuite par deux récentes missions de la Banque mondiale, entend externaliser la gestion de la fibre optique de la société Comores Télécom », explique-t-on dans cette société d’Etat. En clair, les cadres de cette entreprise croient qu’avant de dire que « le gouvernement entend séparer la fibre optique du patrimoine de Comores Télécom ».


Comores Télécom ne s’opposerait pas totalement à la privatisation, mais pose certaines conditions. « Pour que cet objectif soit atteint, les Comores doivent disposer d’une politique sectorielle bien définie au lieu de procéder au coup par coup », peut-on lire dans ce document. « La nécessité d’une politique sectorielle des TIC va permettre de concevoir des projets visant un échange d’expériences, un transfert de compétence, d’expertise pour un développement durable du secteur des TIC, utiliser les TIC comme un levier pour stimuler la création d’emplois dans les autres secteurs et favoriser les partenariats publics-privés dans le secteur ».

 

  A.A. Mguéni

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Mariama HALIDI HALIDI - dans TELECOMMUNICATIONS
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 13:35
 
e Chef de l'Etat a posé la première pierre du bâtiment commercial de Comores Télécom de Ouani
 

Le Chef de l’Etat a posé la première pierre du bâtiment commercial de Comores Télécom dans la ville de Ouani à Anjouan, ce 6 janvier 2011, en présence du Ministre des Postes et Télécommunications, du Ministre de la santé publique, du Gouverneur élu, du Directeur Général de Comores-Télécom et de plusieurs personnalités de la commune de Ouani et de toute l’île.
 
Après la fatiha et la lecture quelques versets du Saint Coran, le Maire de la commune, Madame Kalathoumi Mahamoud a souhaité une bonne et heureuse année au Chef de l’Etat et à toute l’assistance venu honorer cette cérémonie. Elle a ensuite rappelé que grâce à la communication, le monde est devenu un village planétaire. Madame le Maire s’est félicitée que sa commune soit choisie pour accueillir ce bâtiment, avant d’adresser une mention spéciale au Président de l’Union pour la concrétisation de ce projet de désenclavement de toute la région.Pour sa part, le notable Abacar Lissane, a évoqué les avantages liés à ce bâtiment « qui est en lui-même une nouvelle école dans la commune ». Il prié Dieu pour que ceux qui prendront le relais du Chef de l’Etat, puissent continuer à concrétiser ce qu’il n’a pas eu le temps de parachever ».Le Ministre des Postes et Télécommunications, a quant à lui déclaré que « ce nouveau bâtiment va non seulement faciliter la vie de tous les jours de la population de la commune, mais il va rapprocher le monde à la population de la région puisque toutes les transactions pourront y être effectuées ».Enfin, le Chef de l’Etat a commencé par présenter ses v½ux de nouvel an « en espérant que 2011 soit meilleure que 2010 et que les années à venir soient encore meilleures que celles passées » Il a ensuite manifesté la joie qu’il éprouve chaque fois qu’il pose une pierre ou inaugure une ½uvre. Le Chef de l’Etat se dit très heureux d’autant plus que « chaque fois qu’on voulait poser cette pierre, des mauvaises langues la plaçaient dans le cadre de la campagne électorale ».« Aujourd’hui, tout le monde a besoin de la communication et je me réjouis de ce que Comores Télecom a pu réaliser pour mériter des fleurs même s’il reste encore beaucoup à faire » a-t-il ajouté.Il a cité à titre d’exemple, qu’en 2006, il y avait 33 cabines téléphoniques à Anjouan, en 2011, on en dénombre 411 ; pour les téléphones portables, il y en avait dans le pays 23 300 en 2006 contre 163 000 en 2011. Mais pour lui, cela reste encore insuffisant « puisque cela ne représente que 1 /7ème de la population en possession d’un portable ». Cela prouve à ses yeux, que le comorien a accueilli à bras ouverts les nouvelles technologies, mais que le prix élevé des prestations maintient beaucoup de gens à l’écart.Le Président de la République a accepté que le pays s’endette pour installer la fibre optique en espérant que le coût des communications va diminuer pour en faciliter l’accès à tout le monde. « Cependant rien ne peut se faire sans argent et ce n’est pas sur le budget annuel comorien de 30 milliards de francs, 60 millions d’Euros, l’équivalent du budget d’une commune à Mayotte, que le pays peut mener une politique de développement des trois îles avec une population de 700 000 habitants. « Le gouvernement a certes pu réaliser certaines choses et il voudrait en réaliser d’autres. Mais il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir le faire, c’est-à-dire, disposer de beaucoup d’argent qui reste les nerfs de la guerre »Avant de terminer, le Chef de l’Etat a déclaré que quoi qu’il en soit, « ce bâtiment qui vous sera remis dans trois mois, est une nouvelle porte ouverte vers le monde entier. Profitez-en et faites profitez tout le monde »« Avant de passer le relais à mon frère mohélien, j’espère retrouver encore pour d’autres occasions d’inaugurer d’autres réalisations qui vont marquer mon passage à la tête de ce pays » a-t-il conclu.

source:beit salam
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Mariama HALIDI HALIDI - dans TELECOMMUNICATIONS
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:56

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Audit de Comores Télécoms :

Qui sera le gagnant ?

 

Moroni, jeudi 24 juin 2010 (HZK-Presse) Le nom du cabinet qui sera chargé de l’audit et l’évaluation de Comores sera publié dans les prochains jours après un examen minutieux des dossiers présentés à la commission de privatisation qui a procédé hier à l’ouverture des plis contenant les offres des soumissionnaires.

 

La commission de privatisation de Comores Télécom s’est réunie, hier matin, à la salle de conférence du ministère des finances et du budget pour le dépouillement des plis des offres des cabinets soumissionnaires ayant répondu à l’appel d’offres pour l’audit et l’évaluation de cet opérateur national des télécoms. Cette opération qui est un préalable avant le lancement de l’appel d’offres international pour la privatisation de Comores Télécoms doit s’effectuer sur une durée maximum de deux mois, selon les responsables de la commission.

 

Ce sont en tout, trois cabinets étrangers- Ernst and Young, Hermes Conseils et BDO de Chazal Dumee- qui ont soumissionné à cet appel d’offres. Les plis ont été ouverts en présence de leurs représentants aux Comores. Un quatrième cabinet aurait répondu à la manifestation d’intérêt mais ses documents ne sont pas parvenus à la commission. Hermes Conseils, un cabinet d’audit malgache représenté aux Comores par Horizons Conseils, dirigé par Abby Mahamoud Soidik, a présenté une offre pour l’audit et l’évaluation de la société Comores Télécoms d’un total montant de 48 430 euros (15170 euros pour l’audit et 33 260 euros pour l’évaluation).

 

L’offre du cabinet Ernst and Young, basé à Londres, qui a soumissionné uniquement pour l’évaluation propose un montant de 74 000 euros. « On se propose de ne faire que l’évaluation, car, faire l’audit et l’évaluation c’est être à la fois juge et partie », a clarifié Abou Cheikh Ahmed, le représentant d’Ernst and Young aux Comores.

 

Le troisième cabinet, BDO de Chazal Dume basé à Maurice, représenté aux Comores par le bureau Cofinco (Comores finances consulting) a fait, pour sa part, une offre de 54 975 euros pour l’évaluation et 35 050 euros pour l’audit soit un montant global de 90025 euros. Ce cabinet a, en fait, présenté deux offres pour deux équipes totalement indépendantes. « Ils peuvent toutefois coopérer sous votre supervision au cas où le besoin se fera sentir », a présenté à la commission Houssein Cheikh, gérant de Cofinco ajoutant que les deux personnes qui dirigent ces deux équipes sont « assermentées ».

 

Aussitôt après l’ouverture des offres, la commission de privatisation s’est attelée à l’examen des documents techniques et financiers présentés par les candidats afin de sélectionner le/les cabinets qui seront chargés de l’audit et l’évaluation de Comores Télécoms. « Nous sommes entrain d’examiner les dossiers et le lundi prochain on va se réunir pour fixer la date de la publication des résultats », a annoncé à la presse Ibrahim Mze Mohamed, le président de la commission de privatisation.

 

Parallèlement aux travaux d’audit et d’évaluation de Comores Télécom, la commission de privatisation a, dores et déjà, engagé la préparation du cahier de charges, les termes de référence ainsi que le plan social de la société. « Après ces travaux nous allons entrer dans la phase d’appel d’offres international pour l’ouverture du capital de Comores Télécoms », ajoute Ibrahim Mze Mohamed, qui est également président de l’Autorité nationale de régulation des TICs (ANRTIC).

 

Comme quoi le processus de privatisation de l’opérateur national des télécoms est déclenché. La privatisation de Comores Télécoms est une des conditions fixées par les institutions de Bretton Wood (FMI et Banque mondiale) pour l’atteinte du "point d’achèvement", étape décisive pour l’annulation d’une partie voire même de la totalité de la dette extérieure de l’Etat comorien. La prochaine étape devrait être la privatisation de Comores Hydrocarbures.  

 

Faïssoili Abdou

240610/fa/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans TELECOMMUNICATIONS
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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 14:15

Source : alwatwan.net / 24 novembre 2008

Parbole-Comores-Telecom-5 Le ministre porte-parole du gouvernement a fait part à l’assemblée de l’Union Internationale des Télécommunications de ‘‘l’incompréhension qui subsiste encore entre la France et l’Union des Comores, et qui concerne le changement par la France, le 30 mars 2007, du code pays 269 des Comores dans l’île de Maore par celui de la Réunion, le 262, à travers l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep)’’. Pour sa part, le secrétaire général de l’Uit, le docteur Hamadoun I .Touré, a exprimé ‘‘le regret que le Conseil se voit ainsi saisi, car cette question n’a pas été réglée d’une manière bilatérale’’. D’après lui, ‘‘le changement opéré unilatéralement par la France n’a pas été officiellement enregistré à l’Uit, car non conforme à sa réglementation et à aux procédures de l’institution’’.

L’assemblée générale de l’Union Internationale des Télécommunications s’est tenue la semaine dernière à Genève, en Suisse. L’Union des Comores était représentée à ces assises par une délégation conduite par le ministre des Postes et des télécommunications, chargé de la communication et de la promotion des Nouvelles technologies de l’information, Dr Abdouroihim S. Bacar. Dans son allocution, axée sur un seul sujet, le ministre et porte-parole du gouvernement s’est engagé dans un véritable plaidoyer en faveur de l’exercice de la souveraineté nationale sur Maore. Le message principal était de faire part à l’assemblée de ‘‘l’incompréhension qui subsiste encore entre la France et l’Union des Comores, et qui concerne le changement par la France, le 30 mars 2007, du code pays 269 des Comores dans l’île de Maore par celui de la Réunion, le 262, à travers l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep)[/i]’’. Cette mesure ‘‘non concertée’’
est perçue par la partie comorienne comme ‘‘[i]n’ayant d’autres objectifs que d’isoler davantage Mayotte des autres îles sœurs, sachant que le code 269 restait jusqu’à ce jour le seul facteur d’unité administrative avec les autres îles de l’Union des Comores
’’.
Le ministre a soutenu en effet que, ‘‘l’attribution des codes obéissant à des critères régionaux et géographiques[/i]’’, prenant l’exemple ‘‘des départements français d’outre-mer situés dans le pacifique, dont chacun est doté de son propre code’’, ‘‘[i]n’est donc ni appropriée, ni conforme au droit international’’.
Selon ministre cette question a déjà été soumise aux autorités de l’Uit en Turquie en novembre 2006 par le vice-président Idi Nadhoim, alors en charge des télécommunications ; L’Uit avait promis de trouver une solution conformément au droit. Et suite à cela, ‘‘une réunion mixte franco-comorienne s’était tenue à Paris le 14 septembre 2007. Il a été convenu de tenir une rencontre tripartite entre la France, l’Uit et les Comores, dans laquelle prendraient part des responsables techniques mais aussi politiques[/i]’’. Cependant, en novembre 2007, en marge de la Conférence mondiale des radiocommunications, ‘‘les représentants français présents ont déclaré ne pas être compétents pour traiter ce contentieux’’. Et le ministre d’ajouter que ‘‘[i]depuis, aucune suite n’a été donnée par les autorités françaises’’.
Abdouroihim S. Bacar a regretté ‘‘la décision de la France qui va à contrario des déclarations de rapprochement entre le peuple de l’archipel des Comores, issues de la rencontre, en septembre 2007, des deux chefs d’Etat, lesquels ont proposé la création du Groupe de travail de haut Niveau pour trouver une solution acceptable qui préserve les intérêts des uns et des autres’’.
Ce discours semble avoir quelque peu touché la conscience des dirigeants français. Selon le sous-directeur français des Relations institutionnelles du service des technologies et de la société de l’information, Xavier Merlin, ‘‘la France a pris bonne note de la requête de l’Union des Comores et est disposée à aborder le sujet du code 269 dans le cadre de la 4eme réunion du Gthn pour une approche pragmatique et constructive’’[/i]. Pour lui, ‘‘[i]la décision de la France en 2007 s’explique pour l’Ile de Mayotte de pouvoir disposer de ressources nécessaires pour sa modernisation’’.
Le secrétaire général de l’Uit, Dr Hamadoun I .Touré, a, quant à lui, exprimé ‘‘le regret que le Conseil se voit ainsi saisi, car cette question n’a pas été réglée d’une manière bilatérale’’[/i]. D’après lui, ‘‘[i]le changement opéré unilatéralement par la France n’a pas été officiellement enregistré à l’Uit, car non conforme à sa réglementation et à aux procédures de l’institution’’.

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans TELECOMMUNICATIONS
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 14:46
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Télécommunications
 
Affaire du Code 269 :
Le Comité des sept se réunira à New York  
 
Moroni, vendredi 13 avril 2006 (HZK-Presse) Les autorités comoriennes ont décidé d’engager une intense activité diplomatique sur la question du détachement de Mayotte de l’indicatif téléphonique 269, opéré depuis le 30 mars dernier à l’initiative de l’autorité française de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).
 
Le conseil des ministres de cette semaine a même demandé au tout nouvel ambassadeur des Comores à Paris, M. Soulaimana Mohamed Ahmed, de se rendre à Genève où se trouve le siège de l’Union internationale des télécommunications (UIT), pour « s’enquérir de l’évolution du dossier », suite à la plainte déjà introduite auprès de cette instance spécialisée de l’Organisation des Nations Unies, par le Vice-président en charge des télécommunications, Idi Nadhoim.
 
Dans un communiqué publié le 9 avril, le gouvernement du président Ahmed Abdallah Sambi maintenait cette protestation exprimée lors d’une récente conférence de l’UIT tenue en Turquie, sans exclure le recours « à l’arbitrage du bureau de normalisation des télécommunications » de cette même institution, « seul organe habilité à attribuer les codes pays ».
 
Aux yeux de Moroni, la procédure de changement unilatéral de l’indicatif téléphonique de Mayotte, relèverait de « la politique du fait accompli mise en œuvre par les autorités françaises dans le traitement de la question de l’île comorienne de Mayotte », indique le même communiqué, signé par le secrétaire général adjoint du gouvernement, Maoulida Mabrouk.
 
Depuis le 30 mars dernier les appels vers l’île de Mayotte passent par le code pays intitulé « France de l’Océan indien », qui est le 262 attribué au département français de La Réunion.
 
En fait le 269 appartenant à l’archipel des Comores depuis 1976 [y compris Mayotte], reste dans la numérotation, suivant un procédé technique « astucieux », appliqué par l’ARCEP. Cela a consisté à faire précéder le 269 par le 00 262, faisant ainsi passer la numérotation à Mayotte de 6 à 9 chiffres.
 
Cette affaire du code 269 serait vraisemblablement à l’origine de la réactivation du dossier politique de la question mahoraise dans les prochaines semaines. Une source du ministère comorien des relations extérieures confirmait ce matin à HZK-Presse que le Comité des sept de l’Union Africaine sur la question de Mayotte pourrait tenir une réunion de crise le vendredi 20 avril prochain, au siège de l’ONU, à la demande du représentant comorien, pour examiner cette affaire en vue d’appuyer la démarche de la partie comorienne vers la recherche d’une solution acceptable.
 
Composé de sept pays africains, le Comité des sept est un organe ad hoc créé en 1977 par l’Organisation de l’Union africaine pour soutenir et accompagner le jeune Etat comorien dans sa revendication territoriale sur Mayotte, quatrième île de l’archipel maintenue sous administration de l’ancienne puissance coloniale. Il ne s’était pas réuni depuis presque 20 ans.  
 
El-Had Said Omar
130406/eso/hzkpresse/12h00
 
 
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 12:08
Comores / Télécommunications
Abandon du code pays 269 par Mayotte :
Les autorités comoriennes protestent  
 
Moroni, mercredi 4 mars 2006 (HZK-Presse) – Depuis quelques jours pour obtenir un correspondant se trouvant à Mayotte on doit composer le code 262 [attribué au département français de l’île de La Réunion] au lieu du code 269 habituellement utilisé pour l’ensemble des quatre îles de l’archipel des Comores.
 
A la société nationale des télécommunications (Comores Télécom) les techniciens affichent un air désabusé, pour avoir été mis sur le fait accompli, comme l’a déclaré sur les ondes de la radio nationale le secrétaire général du ministère de tutelle.
 
Informé de cette démarche depuis plusieurs mois, le gouvernement comorien avait pourtant saisi l’instance internationale en charge de la gestion des codes pays ayant son siège à Genève, pour opposer une fin de non recevoir à la demande des autorités françaises de détacher définitivement l’île de Mayotte du code 269.
 
L’union internationale des télécommunications avait alors réservé une suite plutôt favorable à la partie comorienne, en vertu du principe de la reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies de la souveraineté de l’Etat comorien sur Mayotte, confirmée par le vice-président chargé des Télécommunications Idi Nadhoim.
 
Cette quatrième île de l’archipel des Comores, maintenue sous administration de l’ancienne puissance coloniale depuis l’accession du pays à son indépendance en 1975, n’est donc plus accessible par le code 269, qui était encore considéré ici à Moroni comme le « cordon ombilical » reliant Mayotte au reste de l’archipel indépendant.
 
Le conseil des ministres de l’Union qui se tient ce mercredi à Beit-Salam devrait examiner la question et arrêter la position du gouvernement sur cette affaire, qui vient s’ajouter au problème de l’éventuelle participation de Mayotte à la Conférence des ministres de la jeunesse et sports de l’Océan indien (Cjsoi) en tant que pays membre à part entière. Une participation que les autorités de Moroni ont officiellement refusé la semaine dernière.
 
El-Had Said Omar
040406/eso/hzkpresse/9h00
 
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans TELECOMMUNICATIONS
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 23:53
Sabotage du réseau téléphonique de la capitale
 
 
 
 
« L’enquête de la gendarmerie s’oriente vers deux pistes »
 
Moroni, mardi 5 décembre 2006 (HZK-Presse) –
 
La société nationale des télécommunications (Comores Télécom) a été victime d’un acte de vandalisme, ce samedi à proximité de son siège. Le câble souterrain  raccordant plus de 2000 abonnés de la capitale au réseau téléphonique a été sectionné par des individus non encore identifiés.
 
La direction de l’entreprise a porté plainte et une enquête a été ouverte à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale pour tenter de retrouver les auteurs de cet acte criminel, qui a eu pour conséquence de priver de moyen de communication plusieurs clients, notamment des entreprises et des administrations, durant plus de 72 heures.
 
A Comores Télécom, l’indignation est grande, surtout qu’une telle action ne semble avoir aucune motivation financière apparente, comme ce fut le cas en 2005 avec le vol d’une énorme quantité de câble en cuivre, destinée à un trafic très lucratif vers des pays voisins, avec la complicité d’agents de la société.
 
 En sectionnant le câble sur une longueur d’à peine 1 mètre, ces bandits ont-ils délibérément eu l’intention d’endommager le réseau téléphonique ? Si oui, pour quelles raisons ? Seuls les enquêteurs pourront élucider cette curieuse affaire.  
 
Le gouvernement de l’Union, à travers son porte-parole, Abdourahim Said Bakar, a vigoureusement condamné cet acte, et demandé que « tout soit mis en œuvre pour retrouver et punir les auteurs de ce sabotage inadmissible ».
 
Les entreprises qui utilisent des systèmes de réseau, tels que les banques ou les services postaux, ont subi de sérieuses perturbations entre samedi matin et lundi après-midi, provoquant des scènes de panique et de nombreuses réclamations des usagers. Les opérations d’envoi ou de réception d’argent dans les guichets Western Union furent momentanément suspendues, de même que le paiement des salaires à la Snpsf.  
 
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’on devrait s’orienter vers deux pistes, dont la plus plausible serait le sabotage, avec une coïncidence sur la qualité des principaux utilisateurs victimes [corps diplomatiques, hôtels, hautes personnalités de l’Etat], affirme le commandant Rafick Abdallah Soilih. Quelques techniciens de Comores Télécom ont été entendus mais ces interrogatoires n’ont donné lieu à aucune inculpation, a constaté ce mardi HZK-Presse, de source proche de l’enquête.
 
Source : El-Had Said Omar -  051206/eso/hzkpresse/16h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans TELECOMMUNICATIONS
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