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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 12:21

Paille-en-queue et vol : Autopsie des origines 

notes de lecture de Sadani*.

ansoufoudine couvertureVeuillez entendre ce que j’ai lu, en hommage à cette mer qui nous interroge. Acceptez donc, que je vous parle de ce recueil d’Anssoufouddine, médecin- poète et à quelques endroits, légiste avéré, non pas, armé d’un coupe-coupe comme j’aurai tendance à l’exhiber moi-même, mais d’un scalpel d’une justesse incomparable et de mots aussi beaux que la phrase portée par ces mots et qui nous
« Conte l’obsédante épopée
D’une citée vouée à l’errance »

A petits pas, « Paille-en-queue», saute d’îles en îles, de thème en thème, comme un oiseau habitué à fréquenter le même territoire, fait le tour de son existence. Oiseau migrateur aussi, « Paille-en-queue » vole et se met en quête de proto-détenteurs du hasard, entre la Perse et les légendes liées aux origines. Salomon et la reine de Saba ? Ou tout simplement la beauté sakalava posée violemment sur les hauteurs du Karthala ? Les nègres d’à-côté- ces-frères- de - sang-Bantou ?

A son retour d’un voyage qu’on imagine fécond, il écrit :
« Au terme de l’exil
La parenthèse s’autopsie
Cryptogame »

Du Bellay, un vieux type de l’occident chrétien disait « heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage ».Il regrettait souvent son pays natal. Ici, nous demeurons encore au stade du questionnement typiquement insulaire. Sans parti pris, les yeux vers l’horizon, les vents de partout traversières.

Anssoufouddine, soulève ce besoin de se poser puis de se poser des questions.
Cryptogamie passée au crible d’une voix qui susurre et qui nous rassure et décrypte notre réalité!

Cryptogamie, origine difficile à définir, comme ces algues, parsemant nos marées basses et sur lesquelles nos pieds déchirés par l’obsidienne, le goudron et ce putain de soleil sang, foulent vers la course aux Sim Sim, chinchards échoués devant nos côtes, pour le festin d’un peuple de mer.
Nous venons de quelque part et ce quelque part n’est pas immédiat. Ce quelque part, nous devons l’accepter avant d’envisager le partage de nos îles, avec ceux qui nous acceptent, en ramenant parmi nous leur part d’origine. Mais avant, nous disons comme dit le poète :
« Nous étions amants
A tressaillir avec
La phosphorescence
Des marées », autrement bercés par une géographie, avant d’être une géopolitique, des colonisateurs et des puissants en tout, qui ont convaincu une religion : La religion de la soumission qui a engendré des séparatismes et des ambitions opportunistes.

« Sur l’archipel des manigances
…………
Vers la cueillette
Et la conquête
Du miel et du ciel
Une meute de nuages
Prompte à inventer les frontières… »
Ces séparatistes aptes à toutes les options, ces séparatistes équilibristes qui usent pour le pouvoir des préceptes subtiles, déclinés par
« Des mages,
Versets incontinents,
Prédictions défectueuses,
Déluge »

Ces foundi, qui, au nom de tout et n’importe quoi, trempent leurs sourates dans l’abjection des reniements, et pour d’indignes intérêts tentent de nous extraire de la matrice, nous définir autrement, à travers une cristallisation exogène, nous, pétrifiés dans le creux des vagues, nous engagés à abolir l’exfoliation, de
« L’errance de tant d’esprits
Assoiffés non plus de butin
Mais d’une nidation
Conques en manque
De quel fortin
De quel hirizi »

Une naissance tout simplement, une renaissance pour tous ceux qui nous croient morts ! Et la poésie en ce sens est debout, comme le poète l’assène, tout au long de son texte. Ye hrizi hindri ? Ce talisman, ce gris-gris, pour nous protéger du mal, pour avancer notre étant, pour rivaliser sainement, avec ce que nous sommes, ce que nous apportons aux autres, car comme l’a dit, Césaire, il n’est « point vrai que l’œuvre de l’homme est finie… »*.

Cryptogamie ! Naissance erratique sans être bâtardise malsaine. Érection mal connue sans que nous soyons les orphelins de la Terre, comme des enfants,

« Pareils aux Talibés
De la Teranga
Affluent l’embarcadère
Bradant des cornets
De pistaches
Ombres ultimes
Des dictées ensanglantées ». L’enfance enfermée dans une réclusion consentie comme un destin et des lectures récalcitrantes qui nous effraient d’horreurs elliptiques.

« Paille-en-queue- décrit nos îles et toutes îles posées sur cet entrain contre l’oppression. Et sans le dire autrement qu’à travers la suggestion et la colère retenue, Anssoufouddine, nous réveille, pour un voyage vers un vaste monde, de justice et de beauté, chacun a sa juste mesure.
La pagure qui habite la maison de l’autre, gastéropode fainéant, peut aussi être celui qui aime les autres, de partout arrivé sur nos îles accueillantes.

Voleurs de chaleur !

Qu’ils nous respectent !

Puis, Mayotte, nos belles amours malgaches, l’Afrique, l’Occident, sont abordés de façon authentique. Il décline nos origines, notre rang et nos habitudes avec le souci du juste mot, toujours, dans ce rythme des marées dont on ne sait ni l’origine ni le rang et les habitudes des océans qui nous protègent.

La poésie d’Anssoufouddine est dense, exigeante, une médecine chirurgicale qui guérit lentement des blessures les plus profondes.

« J’exige une réincarnation
Douce »
Contre
« Toute une flottille [qui] vient à perdre le Nord ».

Saindoune* l’a écrit, Anssoufouddine le répète, et il est heureux que les poètes nous sauvent.

Anssoufouddine, est-ce par souci professionnel, lui, le médecin ? - fouille dans un océan d’histoires, la justesse qui sied mieux à la vérité, aux tréfonds des entrailles de la méthode Coué, usée et perfusée par les mauvais prédicateurs, faussaires historiques, qui font le lit de l’ignorance. (Une stratégie aurait notre assentiment, avec machettes et gros marteaux, pour la justice, cependant le choix opéré dans « Paille-en-queue et vol » a encore le mérite de nous ressembler) :
« Nous appartenons à ce fluide
  Étendue criblée d’îles
Où peut-être circulent dissoutes
Les velléités erratiques
Des ancêtres »

Esprits de Djinn, nous sommes et les djinns ont leurs demeures dans la démesure des beautés indivises.
« Nous descendons sillage moiré
De l’anonyme route
Indo-céane ».
Naam !

Entre le mot et la chose, naît dans la poésie d’Anssoufouddine, le frisson de la découverte, pour qui veut s’initier à l’odyssée piroguière, d’un archipel en quête d’assise.

La poésie d’Anssoufouddine, c’est du miel que l’on s’en va chercher à la ruche en chassant à nos risques et périls, les abeilles ayant fini leur boulot, pour nourrir les palais de nos invités.

Bon app’ !

Sadani

*Auteur du recueil de poèmes "Sania" 2011 Editions Coelacanthes



Bibliographie de Mohamed Anssoufouddine
- « Paille-en- queue et vol ». Ed. Komedit, 2006
- « Le Rebelle » In Project-îles n°1. 2eme semestre 2010.
- « Lambeaux d’anarchipel » In Petites fictions comoriennes, nouvelles, Ed. Komédit 2010.
* Aimé Césaire -Cahier d’un retour au pays natal. Présence Africaine, 1983

*Saindoune Ben Ali- « Testament de transhumance »- Komedit, 2004

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 19:09

"La littérature n'est pas un jeu. Pour moi elle est vitale"   

 

Par : Anne Bocandé

 



adjma-l-photo.jpg

Un quart de siècle seulement et déjà auteur multiforme. A 25 ans, le jeune comorien Adjmaël Halidi (photo / Archives HALIDI-BLOG-COMORES) marque sa présence dans la littérature de l'Océan Indien. Alors qu'il vient de publier une édition remaniée de nouvelles écrites à son adolescence, il participe également à la revue littéraire des auteurs de l'Océan Indien Project' îles (1), dirigée par Jean-Luc Raharimanana et ne manque pas de porter sa voix dans l'ouvrage Une littérature en archipel (2) coordonné par l'Alliance française de Lecce (Italie). Aux côtés de poètes et d'écrivains qu'il admire, Adjmaël Halidi trouve sa place, celle d'un jeune homme révolté pour qui l'écriture est avant tout vitale.



"C'est la réalité qui est violente. Mon écriture est une simple métaphore de l'existence"


Le jeune auteur se défend à propos de son Verbe parfois cru, au service d'histoires toutes plus douloureuses les unes que les autres. De l'enfant violé, à la femme malade qui ne peut se soigner, aux familles à qui ne restent que des superstitions vaines, Adjmaël Halidi ne mâche pas ses mots dans Nahariat, recueil de nouvelles adolescentes, qui sont parues l'été dernier aux éditions Komedit. "Mes personnages sont fictifs mais je m'inspire du quotidien, de ce que je vois. La misère crève les yeux. Ceux qui n'aiment pas ce que j'écris sous prétexte que je serais sec et obsédé par la mort ne voient pas ce qu'il y a autour de moi".

Tour à tour metteur en scène, romancier, nouvelliste et poète, Adjmaël Halidi avoue se chercher et préfère être qualifié d'auteur. Il collabore également à divers journaux comoriens. Le verbe cru, le style relevé, il pose, chaque fois, son regard sur le quotidien qui l'entoure ; celui des îles de Lune traversées par des crises politiques incessantes qui plongent la population dans une misère qui le révolte. Natif d'Anjouan, Adjmaël Halidi s'interroge sur sa terre natale. "J'essaie d'entrer dans les entrailles de cet archipel, de comprendre pourquoi les gens acceptent cette réalité sans rechigner, pourquoi ils ne trouvent pas les moyens de se révolter".

Alors que l'île sœur devenue française, Mayotte, est traversée par de multiples mouvements de protestations contre la vie chère, "aux Comores c'est le patronat qui défile dans la rue sous le regard des petites gens", témoigne le jeune homme. "C'est le monde à l'envers", continue-t-il. Pourquoi ne fuit-il pas ? "J'aurai pu fuir depuis longtemps. Mais l'écriture est une fuite d'une certaine manière".



"J'ai commencé à écrire pour essayer de comprendre la misère que je voyais"


Discret sur son parcours, il préfère parler au présent. Pourtant son histoire révèle son entrée en écriture. Fils de bonne famille, Adjmaël Halidi a vécu personnellement l'instabilité politique mais aussi les inégalités sociales des Comores. Installé confortablement auprès de son père sur la Grande Comore, il a dû fuir à Anjouan, "en pleine brousse" auprès de sa grand-mère lors de la crise séparatiste de 1997. "Tout d'un coup j'ai découvert la misère. J'avais 10 ans. Je ne supportais pas ce que je voyais." Alors que gamin, il fustigeait les privilèges dans lesquels il baignait, le jeune garçon découvre également qu'il n'a plus ou peu accès à la culture. "Je ne parlais pas le même langage que les jeunes de mon âge, qui n'avaient pas accès à la lecture et au cinéma. Je me suis réfugié dans les livres : Césaire, Camus… Je me suis replié sur moi-même et à 13 ans j'ai commencé à écrire pour essayer de comprendre la misère que je voyais… mais aussi pour transmettre mes sentiments d'amour", confie-t-il.

Il n'est alors pas étonnant de trouver la citation de l'écrivain allemand Rilke dans l'une des chroniques de l'auteur comorien. "Une œuvre d'art est bonne si elle née de la nécessité. C'est dans la nature de son origine que réside sa valeur : il n'en est pas d'autre".Adjmaël Halidi insiste : "la littérature n'est pas un jeu". Pour lui, écrire est simplement vital. N'est-ce pas ses propres mots qu'il place dans la bouche du personnage principal de sa dernière pièce de théâtre, Uhuru Africa (3) ? : "Écrire et mourir, c'est du pareil au même. On écrit pour soulager sa conscience. Et on meurt pour ne pas avoir de conscience du tout".



Écrire pour de meilleurs lendemains

 


Dire les choses telles qu'elles sont est son credo pour expliquer son Verbe parfois violent. "Certains pensent que je suis psychopathe, plein de cadavres, comme s'ils ne voyaient pas ce qui nous entoure. C'est toujours difficile de parler de sexe, de pisse et de sang. Ici, les gens préfèrent cacher la misère. Il est difficile de dire les choses telles qu'elles sont."

Mais derrière l'horreur et le sang, se découvre en filigrane la foi en de meilleurs lendemains. La révolte d'Adjmaël Halidi à travers cette écriture sans angélisme n'en cache pas moins un refus du fatalisme. "Dans cet océan d'humiliation et de déshumanisation, la littérature ne peut être qu'une bouée de sauvetage."Et d'ajouter : "Si j'écris c'est parce que je suis persuadée qu'en nommant les choses on peut les combattre et les dépasser. J'écris pour que les choses changent", martèle cet auteur qui refuse de se dire "engagé". Pourtant son écriture l'est. Engagée contre l'immobilisme politique et social.

"La jeune mère remarqua que ce qu'elle avait espéré s'était réalisé : tous ses enfants s'étaient endormis malgré la faim dans le ventre. […] Un peu d'imagination ou de rêve pouvait anticiper le sommeil. D'ailleurs, cette femme, ou même ses enfants ne survivent-ils pas à cause du rêve ? " (4)

Quel est le rêve ultime d'Ajmaël Halidi ? "Je rêve du jour où je n'écrirai plus. Je veux vivre dans l'anonymat, comme tout le monde. Mais pour le moment c'est impossible, j'ai des choses à dire, il faut que je les dise."

"Ôte bien ici ; ôte bien là-bas !

Jouir jour jure jour

Jour jure jouir jour ;

Ainsi va, ainsi revient

Ainsi reviennent, ainsi s'en vont

les yeux des masques séculaires

comme si vient était enfant du jour

et va fille de demain"
 (5)

 

Anne Bocandé

 

1. [livre12207], Juin 2011.
2. (livre12236], Juillet 2011.
3. Cette pièce de théâtre devrait être publiée avant la fin de l'année 2011 chez l'Harmattan dans la collection Théâtre des Cinq continents. Elle met en scène un roi déchu face à sa conscience quelques jours avant d'être mis à mort par son peuple.
4. Extrait du recueil de nouvelles Nahariat.
5. Extrait de Nahariat.

 

* Le titre est de HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

Source : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=10497

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:52

Source : Alwatwan du 23 novembre 2011

 

Le ministère de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du genre, en partenariat avec la plateforme nationale des femmes en politiques, organisé, hier mardi, une réunion des femmes politiques à l’école de santé de Moroni. Cette réunion qui entre dans le cadre des activités
du projet conjoint genre et qui vise à contribuer au renforcement du leadership des femmes politiques et à promouvoir la participation politique des femmes, a été marquée par l’absence
des personnalités féminines du gouvernement de l’Union exceptée la ministre de la santé chargé du genre qui a quitté les lieux aussitôt après son discours, par ce que “appelée
à d’autres obligations“, selon ses propres termes.

 

Grandes dames
 

 

Cet échange a été rehaussé, cependant, par la présence des grandes dames qui ont marqué par leur lutte pour l’émancipation de la femme comorienne telles que Sittou Raghdat, Moinaecha Mdroudjae, Djoueria Abdallah, Djalim Moinafatima et d’autres. 

 

La réunion a été basée essentiellement sur les échanges et discussions suite à des présentations sur le rappel du concept genre, les principaux instruments de promotion de l’égalité du genre, la plateforme nationale, et les résultats de l’enquête sur la
représentation des femmes aux postes de responsabilités. Cette dernière enquête réalisée par le réseau national des avocats du genre (Renag) indique qu’au niveau des postes qui
émanent de la superstructure de l’Union, les femmes étaient représentées à 6% pour les postes politiques et 0% pour les postes techniques.
 

 

Pour les postes politiques elles étaient représentées à 3% avec une Cour constitutionnelle composée à 100% d hommes et 10% pour les postes techniques. Au total les femmes
étaient représentées 16% au niveau des ministères, 7 femmes sur 44 hommes, à 16% pour les postes techniques à raison de 13 femmes sur 80 hommes et 25% pour les sociétés
d’Etat à raison de 29 femmes sur 117 hommes.
 

 

A l’heure actuelle, on compte deux femmes ministres, une déléguée, une directrice de cabinet, une conseillère du president de l’Union, deux commissaires, une conseillère du ministre.
 

 

Par ailleurs, la ministre de la santé chargée du genre, Moinafouraha, a rappelé que “pour la première fois“, plus d’une cinquantaine de femmes ont été candidates aux élections
législatives et des conseils des îles en 2009 et que “malheureusement“ aucune femme n’a été élue députée et une seule élue conseillère à Mwali. Cela démontre “l’ampleur du travail
à mener pour lever les obstacles qui s’opposent à la participation politiques des femmes“.
 

 

A la fin de la réunion, l’antenne insulaire de la plateforme nationale des
femmes en politique a été mise en place après celui de Mwalii et Ndzuwani.
 

 

Abouhariat Saïd

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:29

  

Source : Alwatwan du 23 novembre 2011

 

La commission des Affaires étrangères de l'assemblée nationale française a été saisie le 16 novembre du projet de loi (n° 3598) autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement français et le gouvernement de l'Union des Comores instituant un partenariat de défense. Ce nouvel accord fait partie d'un ensemble de textes qui marquent la rénovation des accords de défense entre la France et huit Etats africains dont le Cameroun, la République centrafricaine, les Comores, la Côte d'Ivoire, le Djibouti, le Gabon, le Sénégal et le Togo.

Le projet ne se limite pas selon les auteurs “à une adaptation technique d'un de nos accords de défense en Afrique. Il prend place dans un cadre politique plus vaste, consistant à placer les relations de la France et des pays africains sous le sceau d'un partenariat et à aider l'Union africaine, qui en a manifesté la volonté, à disposer dans un proche avenir d'une force d'intervention“. Pour justifier la pertinence de l'accord, la commission des affaires étrangères a indiqué qu'“après la crise d'Anjouan en 2007 et 2008, résolue par l'intervention militaire de l'Union africaine et par la mise en œuvre du plan désarmement démobilisation réinsertion de l'Onu, une nouvelle crise a éclaté aux Comores en mai 2010 lorsque le président Sambi a souhaité prolonger d'un an son mandat présidentiel“.

 

“Vifs débats” et
approche “réaliste”

 

 

La commission qui juge la situation “calme dans les trois îles, qui ont chacune accédé à la présidence du pays depuis l'adoption de la Constitution en 2001“, ne manque pas de relever que “selon la Constitution comorienne, c'est l'île de Mayotte qui devra proposer une liste de candidats mahorais pour l'élection de 2016“.

Selon elle, il y aura de vifs débats entre les partisans d'une approche qu'elle qualifie de “réaliste“ (ils proposent soit de mettre un terme à l'élection “tournante“, soit de sauter le tour de Mayotte pour commencer un second tour avec la Grande Comore), et les partisans de la “ligne dure qui voudront que les Comores se battent pour l'organisation d'un premier tour sur l'île de Mayotte, avec une liste de candidats mahorais“. Dix ans séparent la rupture de la coopération militaire à la signature du nouvel accord. Les relations militaires avec la France étaient suspendues depuis 1999 en raison du “désaccord sur Mayotte“, lit-on dans ce rapport. Les Comores ont initié, depuis, un rapprochement avec la France et le Maroc sur les questions de coopération militaire. Trois piliers fondent la stratégie de la France en Afrique : “traduire la fidélité de la France au continent africain à travers une relation bilatérale rénovée, tout en favorisant un cadre d'action multilatéral, impliquer davantage l'Union européenne comme un acteur de la paix et de la sécurité en Afrique et contribuer à bâtir une politique africaine de la sécurité“.

 

Ne plus agir seule

 

Dans sa démarche, la France décide donc de ne plus agir seule en Afrique. Elle est donc à la pointe d'actions multilatérales, comme “le cas de l'enceinte de concertation et de coordination, née en 1997 de la volonté de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne d'agir au profit de la structure de paix et de sécurité de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cedeao). Un groupe qui s'est élargi à d'autres pays (Canada, Pays bas et Allemagne) et à l'Union européenne (Ue)“. La force africaine en attente (Faa), composée de troupes d'intervention, devrait être opérationnelle à l'horizon 2015. Ses missions se résument à l'action militaire en appui d'une mission politique, mission d'observation avec l'appui de l'Onu, mission d'observation sans l'appui de l'Onu, déploiement d'une force de maintien de la paix et déploiement préventif, maintien de la paix pour des missions complexes (aide humanitaire, désarmement, administration) en milieu hostile, enfin intervention d'urgence (génocide...).

 

“Entière maîtrise”

 

Les Comores appartiennent déjà à la brigade Est de la force africaine en attente. Les forces armées françaises en zone sud de l'Océan indien participent à l'entraînement de cette unité, conduisant récemment une formation (détachement d'instruction opérationnelle) du 20 au 28 septembre. Le nouvel accord de défense a été signé à Paris le 27 septembre 2010 entre la France et les Comores abroge l'accord de coopération en matière de défense signé à Paris le 10 novembre 1978, tout comme elle annule la convention relative aux conditions du concours militaire technique français pour la formation, l'organisation et l'équipement des forces comoriennes, ainsi que pour la formation des stagiaires militaires comoriens dans les écoles et centres d'instruction militaires en France du 4 août 1979.

Le nouvel accord abroge aussi la convention relative aux facilités accordées à la République française par la République islamique des Comores du 4 août 1979, conclue sur le fondement de l'article 3 de l'accord de coopération en matière de défense. Il met fin à un engagement quasi automatique de la France en cas d'agression à l'encontre de l'Union des Comores et indique clairement dès l'exposé des motifs que la France n'a pas non plus vocation à intervenir dans l'archipel en cas de crise intérieure. Dans l'entendement des français, ce dispositif vise à donner aux pays africains “l'entière maîtrise de leur défense et à les encourager à bâtir la force africaine en attente“, et les encourager à établir “un instrument de sécurité collective sous l'égide de l'Union africaine, dans le respect de la charte de l'Onu et dans le cadre du partenariat stratégique entre l'Ua et l'Ue”.
AAA

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 23:44

Decouvrez la vidéo ci-dessous d'un jeune artiste francocomorien qui fait son bout de chemin dans le monde musical en Gironde avec ses amis de Floirac.

 

Vous pouvez aussi visiter son blog  ICI

 

Nous lui souhaitons une bonne réussite et beaucoup de succès.

 

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:04

Source : Alwatwan du mardi 15 novembre 2011

Tentative de coup d'Etat” : le temps des manip

 

“Tentative de coup d’Etat” : le temps des manip’

Un média étranger n'arrête pas de faire part, de “tentative“ de coup d'Etat contre le très jeune pouvoir comorien en place. Il est vrai que, de tentative de coup d'Etat, cela fait bien longtemps qu'on n'en parle pas par ici. Il fallait donc, de toute urgence, en remettre une couche. D'autant plus que, devant un pouvoir composé, pour l'essentiel, de personnes plutôt nouvelles en matière de gestion des affaires au plus haut niveau de l'Etat et, historiquement de format inédit, l'“affaire“ ou, plus exactement, la thèse du coup de force, peut vite séduire et prendre. Ce qui est sûr, c'est que dans cette très malheureuse affaire, dans ce très méchant coup qu'on veut porter, encore une fois, à notre image et à notre crédibilité, la manip' sent à des années-lumière à la ronde.

La leçon de Mayotte

En effet, en cette période de notre histoire, la perche est trop bonne pour ne pas être saisie par certains qui, décidemment, ne nous veulent pas que du bien, et c'est un euphémisme. C'est qu'avec les évènements inédits à plusieurs égards qui ont lieu à Mayotte – surtout avec leur charge anticoloniale – l'occasion est trop opportune pour ne pas être saisie au bond. Le colonialisme français qui, avec ces troubles, se rend compte que son nouveau coup contre nous, à savoir sa “départementalisation” de Mayotte, connait des ratés, préfère la solution de la fuite en avant : mettre à mal plus encore l'image du pays en en faisant, plus encore, un repoussoir vis-à-vis de nos compatriotes de Mayotte. A cet égard, le message à ces compatriotes est clair : “il y a peut-être des inquiétudes ici, mais là-bas, c'est l'enfer absolu, la malédiction adviternam aeternam“.

Pépinière

Cette réaction des autorités coloniales d'occupation était d'autant prévisible que – avec ces manifestations et l'intervention poignante du Comité Maore Section de Maore à la célébration de la Journée nationale Maore, le 12 novembre – les leçons de patriotisme nous sont venues, cette fois-ci, de Mayotte. D'autant plus que pour mener à bien son coup, la pépinière de renégats prêts à foncer sur la Nation au moindre coup de sifflet du maître depuis Mayotte mais, de plus en plus, également, à partir les autres îles – est plutôt florissante.

Garde rapprochée

Mais ce n'est pas en cela, seulement, que s'inscrit, ce désormais “autre” “tentative de coups d'Etat”. En effet, après avoir mis la peur au ventre à nos très jeunes plus hauts responsables de l'Etat, on peut venir leur proposer une “infaillible” “Sécurité rapprochée” comme, de sources sûres, on s'apprête à le faire. Cette “Sécurité rapprochée” qui, comme les accords d'assistance militaire, nous a permis par le passé, d'éviter l'assassinat de Ali wa Swalihi, celui de Ahmed Abdallah Abdérémane, la déportation de Saïd Mohamed Djohar, l'exfiltration des chefs rebelles à Anjouan, etc., etc., et etc. A bon entendeur !

“Salissez, salissez, il restera toujours quelque chose”

Mais ce n'est pas, non plus, en cela, seulement, que s'inscrit, ce désormais “autre” “tentative de coups d'Etat“ que certains médias se chargeront, rapidement, de donner un nombre ordinal encore plus stellaire. Ce serait trop peu pour une si belle occasion... En effet, à un moment où avec les précédentes autorités, nos trop récents et trop courts efforts pour nous ouvrir à d'autres pays – et, ainsi, nous constituer des créneaux de respiration – ont quelques chances de porter des fruits, la configuration est toute trouvée pour amplifier la méfiance des autres pays à notre égard quant à notre capacité à nous prendre en charge, à être un pays fréquentable, à être un pays sérieux et, surtout, stable.

La République absente

Il faut dire qu'à cet égard, certains leur tendent la perche. En effet, alors que la République fêtait, le samedi 12 novembre, sa plus grande date de gloire, les plus hauts représentants de la République ont préféré prolonger la grasse matinée ou, à l'instar de ce gouverneur de l'île, partir en vadrouille et, à l'occasion, inaugurer aux côtés de monsieur l'ambassadeur de France – s'il vous paît ! –, un poste de santé. Un ambassadeur de France qui, soit dit en passant, vingt quatre heures auparavant, a pris soins, lui, en bon patriote français, de fêter, comme il se doit, sa fête du 11 novembre dans sa chancellerie.

Pour nos plus hauts représentants de la République, c'est, sans doute, une grande Première dans toute l'histoire des pays, des peuples et de la terre. Un manquement à inscrire dans les annales de l'histoire de la planète, adviternam aeternam.

Madjuwani hasani
madjuwani@gmail.com
madjuwanihasani@yahoo.fr
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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:44

Source : Al-watwan N° 1851 du lundi 14 novembre 2011

    

COMORES / Journée Maore : il faut passer aux choses sérieuses

Le gouvernement est interpelé qu'au-delà du dialogue, il faut aller vers des mesures plus concrètes. Il s'agit de poursuivre la France devant la Cour pénale internationale pour “crimes contre l'humanité, déplacements forcés des populations“ dont elle se rend coupable chaque jour à Mayotte.

Pour sa cinquième année, la journée du 12 novembre, décrétée “Journée Maore“, a été célébrée ce samedi au palais du peuple de Hamramba à Moroni. Une cérémonie surtout marquée par la présence, pour la première fois, de membres du Comité Maore à Mayotte, parmi lesquels Youssouf Moussa, militant inlassable du combat pour le retour de Mayotte dans le giron comorien.

Pour cette date, qui marque aussi l'admission de l'archipel des Comores au sein des Nations unies, l'absence des membres du gouvernement à la cérémonie a également sauté aux yeux de l'assistance. “Une première dans l'histoire de cette journée puisqu'on ne voit pas de membres du gouvernement“, a fait remarquer un membre du Comité Maore. Par contre, des nombreuses personnalités, notamment des représentants de l'Assemblée de l'Union, de la Cour constitutionnelle, du conseil de l'île de Ngazidja, ont fait le déplacement.

Après le retentissement de l'hymne national, place aux discours placés sous le signe du contexte social qui prévaut, depuis déjà plus d'un mois, dans l'île sœur de Mayotte et la répression policière qui s'en est suivie. Dans son intervention, Ahmed Soilihi, représentant du Comité Maore à Mayotte a voulu surtout contredire ce que la plupart des journaux français relayent sur la crise actuelle à Mayotte.

“Les journaux français parlent d'une révolution de 'mabawa' à Mayotte. Ce n'est nullement pas la réalité. Nous nous battons contre le néocolonialisme, contre des problèmes plus profonds comme ceux relatifs au foncier“, a-t-il soutenu. Ahmed Soilihi a, au passage, condamné l'attitude des autorités comoriennes “qui n'ont pas réagi“ suite à la crise sociale à Mayotte qui s'est soldée par la mort d'une personne et de nombreux blessés lors des manifestations. Pour Hamidani, représentant du comité Maore à Mwali, une campagne de sensibilisation devrait être menée pour expliquer à toutes les couches de la population comorienne les enjeux du retour de l'île de Mayotte dans son giron naturel. Saïd Azilani Misbahou, pour l'antenne anjouanaise du Comité Maore, a de son côté fait la lecture de nombreuses témoignages des gens victimes des crimes commis à Mayotte par l'occupant.

Poursuivre la France devant la Cpi


COMORES / Journée Maore : il faut passer aux choses sérieuses

Le représentant du comité Maore à Ngazidja a, quant à lui, interpelé le gouvernement sur le fait qu'au-delà du dialogue, il faut aller vers des mesures plus concrètes. Il s'agit entre autres, selon Idriss Mohamed, de poursuivre la France devant la Cour pénale internationale pour crime contre l'humanité. “Le déplacement forcé de populations est un de ces crimes, et ce sont les autorités françaises elles-mêmes qui délivrent les chiffres sur ces déplacements“, a-t-il déclaré.

Le comité Maore a aussi demandé la levée immédiate du Visa Balladur, cause de la mort de milliers de Comoriens voulant se rendre sur l'île sœur. Il y a aussi l'abandon du visa, contradictoire, demandé par les autorités comoriennes aux natifs des trois autres îles pour se rendre à Mayotte. Parlant de mesures concrètes, le vice-président de l'Assemblée, Djaé Ahamada Chanfi, a réclamé auprès du gouvernement le respect des résolutions votées, le 25 mars dernier, par l'Assemblée de l'Union sur l'occupation illégale de l'ile comorienne de Mayotte par la France. Parmi ces résolutions, la création d'un secrétariat d'Etat chargé de la libération de l'île comorienne de Mayotte et qui doit être dirigé par des Comoriens originaires de l'ile occupée. Le vice-président de l'Assemblée a aussi montré la nécessité d'introduire, “même symboliquement“, Mayotte dans la Loi des finances en 2012. Par ailleurs, l'ensemble des orateurs ont salué la présence des joueurs originaires de l'île de Mayotte dans la sélection comorienne opposée au Mozambique dans le cadre du tour préliminaire de la coupe du monde Fifa 2014.

“Ceci vient tordre le cou au mythe selon lequel à Mayotte les jeunes générations ne se reconnaitraient pas d'un lien comorien“, ont répété la plupart des intervenants. Enfin, la cérémonie a été close au rythme d'un choral à la fibre patriotique, entonné par les jeunes de l'association “Mwana“ de Ntsaweni.

Kamardine Soulé


Extrait du discours d'Ahmed Soilihi, représentant du Comité Maore à Mayotte


“Il y a une quarantaine de jours, a éclaté la crise sociale actuelle que traverse l'île de Mayotte. Les journaux français parlent d'une révolution de “mabawa” à Mayotte. Ce n'est nullement pas la réalité. Nous nous battons contre le néocolonialisme, contre des problèmes plus profonds comme ceux relatifs au foncier. Cette même presse fait état d'un mort et de quelques blessés, nous disons que la réalité en est autre. Et nous regrettons le silence des autorités comoriennes suite à cette répression sanglante. Elles assistent sans dire un mot à la répression qui est allée jusqu'au meurtre de Comoriens.

Le gouvernement [comorien] devrait, avant tout, nous donner les moyens, nous qui sommes à Mayotte et menons le combat pour le retour de l'île dans son giron naturel. Les autorités comoriennes parlent de dialogue, mais avec qui?


Les Comores ne feront plus un véritable pas vers leur développement avec cette question de Mayotte en suspens; parce que Mayotte demeure le pôle de déstabilisation des autres îles de l'archipel. Une déstabilisation économique, militaire et sociale... Tous les séparatistes venus de Ndzuwani (principalement du régime de Mohamed Bacar) font leur réunion à Mayotte. Maintenant les services de renseignements français n'ont plus besoin d'opérer directement à Mayotte puisque avec les séparatistes, le relais est assuré. Aujourd'hui, nous estimons que l'heure n'est plus à la guerre de salive, jadis prônée par les autorités comoriennes“.


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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 00:11

 Nous venons d’apprendre l’arrestation  jeudi et vendredi derniers sur l’île de Ndzuwani de cinq personnes soupçonnées de tenter de déstabiliser  le gouvernorat de Ndzuwani et de s’emparer du pouvoir sur l’île. Font partie de ces personnes, Brazza, un jeune de Gnoumakele qui avait créé il y a quelques années le mouvement « Sans papiers » et qui milite pour l’indépendance de l’île et Pala, natif d’ Ouani et cadre de la Direction de l’enseignement secondaire. Nous ignorons l’identité des autres personnes arrêtées.

Selon certaines sources, Pala est arrêté car il figurerait sur une liste que détenait Brazza comme « le futur Président de Ndzuwani »( !!!)

 

Les personnes arrêtées sont transférées et incarcérées à Moroni.

 

Même si nous sommes conscients que la destabilisation guette toujours les Comores et n’écartons aucune hypothèse dans cette affaire, nous restons très prudents sur le sérieux du fondement de ces arrestations.

 

Comme dit un ami avisé, c’est peut être  du “swing, jumping with symphony. » A suivre mais cette affaire enfonce davantage l'image du pays et donne une belle occasion aux extrémistes et séparatistes de tout bord de diaboliser toute une population d’une île et de vomir leur venin de haine viscérale.

 

Pour nous il y a un chainon manquant dans ce scoop et la partition parait trop belle. Et si c’est juste un pétard mouillé ?

 

Restons prudents mais aussi vigilants car tout est possible aux Comores. D’autant plus qu’en ce moment  l' odeur dégagée est nauséabonde.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:40

manif-01-05-08.JPGCi-dessous un article du journaliste comorien Ahmed Ali Amir publié dans Alwatwan d'hier sur la journée nationale Maoré.

Que j'aime l'engagement et la plume pointileuse de cet ami intègre !

Le 12 novembre 1975 est la date de l'admission des Comores à l'ONU. Depuis quelques années, cette journée est decretée journée nationale Maoré aux Comores. 

Une façon pour les comoriens de rappeler au monde entier qu'ils n'accepteront jamais la balkanisation de leur pays imposée illégalement par la France. l'île de Mayotte (Maoré) a toujours été et restera comorienne.

Donc aujourd'hui, c'est un jour férié et de comémoration qux Comores.

Comme disait l'ancien Président de l'Union des Comores, le Droit est de notre côté et finira par l'emporter sur la force. Et nous rajoutons : "On peut tout falsifier sauf le naturel. Or l'unité des Comores est naturelle et ancestrale" 

 
Halidi Allaoui 


COMORES / 12 novembre : Joyeuses fêtes quand même !

    

 

Si le gouvernement a accepté d'ériger la journée du 12 novembre en Journée nationale Maore, les représentations diplomatiques des Comores à l'étranger et les représentants des associations des Comoriens de l'extérieur, à l'exception notoire de France, ne s'investissent pas assez sur la question de la réintégration effective de Maore dans l'Etat comorien

Le pays commémore, le 12 novembre, date de l'admission des Comores dans le concert des nations. Quatre mois avant, le 6 juillet 1975, un homme, Ahmed Abdallah Abdérémane, président du Conseil, prend tout le monde de court. Il décide de défier la France et de proclamer unilatéralement l'indépendance des Comores, après avoir constaté le revirement de la puissance coloniale qui, en violation du droit international, entérine, contre toute attente, le décompte île par île du référendum sur l'autodétermination, pour consommer la sécession de fait de l'île comorienne de Mayotte. Trente ans après, l'assemblée nationale, sous l'impulsion de son président, Dhoifir Bounou, adopte une loi sur la journée de l'admission des Comores à l'Onu. Le président Sambi a ensuite décrété le 12 novembre “Journée nationale Mayotte“, elle est fériée, chômée et payée sur l'ensemble du territorial national. C'est dans sa résolution n° 376 du 17 octobre 1975, adoptée à la 1848e séance par 14 voix contre zéro (la France n'a pas participé au vote) que le Conseil de sécurité des Nations unies recommande à l'Assemblée générale d'admettre les Comores à l'Onu. Le 12 novembre de la même année, dans sa résolution 3385 (xxx), l'Assemblée générale décide d'admettre les Comores à l'Organisation des Nations unies en réaffirmant la nécessité de respecter l'unité et l'intégralité territoriale des Comores, composées des îles d'Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli. Aspects festifs Mais il faut regretter que les recommandations pertinentes de la résolution de l'Assemblée de l'Union des Comores ne soient aujourd'hui respectés que dans ses aspects festifs. L'adoption d'une feuille de route, déterminant la politique étrangère sur le sujet, le niveau et le format des négociations bilatérales, les étapes à franchir, le rôle des organisations internationales, la place du comité ad Hoc de l'Union africaine, les structures nationales qui en ont la charge, n'est toujours pas connue.
Dans ses principales observations, la résolution des députés avait noté que “au regard de la loi internationale, cette présence étrangère à Mayotte est illégale et a été condamnée à plusieurs reprises par des résolutions pertinentes de l'Assemblée générale de l'Onu, en premier lieu la résolution 31/4 du 21 octobre 1976 qui demande à l'Etat français de mettre fin à sa domination coloniale sur une partie du territoire comorien“. Les élus ont également observé “que dans cette île, les Comoriens, désignés sous le terme de 'clandestins' sont traqués et harcelés par de véritables milices et vivent avec la peur au ventre, comme nous l'avons vu au moment de l'incendie du village de Hamuro ou lors des derniers événements provoqués par les propos d'un ministre français“. Gouvernement au service minimum Si le gouvernement a accepté d'ériger la journée du 12 novembre en Journée nationale Maore, les représentations diplomatiques des Comores à l'étranger et les représentants des associations des Comoriens de l'extérieur, à l'exception notoire de France, ne s'investissent pas assez sur la question de la réintégration effective de Maore dans l'Etat comorien. L'implication du gouvernement comorien se limite malheureusement au discours prononcé par le chef de l'Etat à la Nation à l'occasion de la journée, sans que les actions menées et les résultats obtenus en vue de la réintégration de cette île au sein de l'Etat comorien ne soient communiqués à la population. Peu de mobilisation Faut-il encore rappeler qu'il a été demandé par la résolution au ministre en charge des relations avec les parlements de l'Union des Comores et des îles, de prononcer un discours portant sur ce sujet devant les assemblées, suivies d'un débat. On note que cette année, aucune mobilisation de l'ensemble des écoles, collèges, lycées, établissements d'enseignement supérieurs privés et publics, n'a été engagée pour mettre en place des activités scolaires ou culturelles sous la supervision du ministre de l'Education nationale, afin de faire prendre conscience aux élèves, et étudiants de l'appartenance de l'île de Mayotte à la nation comorienne. Aujourd'hui, vendredi, le grand Mufti et tous les imams du pays devraient consacrer une partie de leur prêche sur la question de Mayotte tout comme les médias nationaux, régionaux et communautaires sont sommés de consacrer leurs émissions, leurs journaux d'informations, leurs magasines sur le sujet. L'une des recommandations pertinentes de la résolution de l'assemblée est la création d'une commission interministérielle chargée du suivi de la présente résolution. Elle n'a jamais vu le jour. Joyeuses fêtes quand même !



Ahmed Ali Amir
Source : Al-watwan N° 1850 du vendredi 11 novembre 2011
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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 21:34

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Chers visiteurs du  blog,

chers amis,

chère famille, 

 

Je  tiens à vous présenter (votre famille et vous) dès ce soir mes vœux de bonheur, d’amour, de prospérité, de bonne santé et d’entente mutuelle à l'occasion de l'Aid el Kabir (El Edha) qui sera célébrée demain (dimanche 6 novembre 2011) en France et aux Comores ainsi que dans les autres pays  où se trouvent des musulmans.

 

L'Aid el Kabir est une des fêtes importantes pour la communauté musulmane. Elle marque la fin du pélérinage à la mecque et commémore la soumission  d'Abraham à Dieu et est toujours célébrée le 10 du mois du dhoul hedj (mois du pélérinage).

 

Les musulmans, selon leurs moyens, sacrifient ce jour  là un mouton (parfois d'autres animaux, notamment vaches, chameaux ou poulet) en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque. D'où l'appélation courante de " la fête du mouton".

 

Une belle occasion aussi pour se régaler avec des bons gâteaux locaux "faits maison". Miam miam.


Qu’Allah exauce toutes nos prières ! Qu'il favorise la paix et une  solidarité réelle et sincère dans le monde. Et moins d'hypocrisie aussi. Amen.

 

Indi djema ya baraka, na wunono, na mahaba, na wuvwamoja wa kweli.

Duan zatru zike makbuli. vuke wu salama na udzima na hu sayidiyana wa kweli. Amine.

  
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
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