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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 00:00

Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Adoption de la loi sur les partis politiques :

Des réactions contrastées

 

Moroni, lundi 25 Novembre 2013 (HZK-Presse) Si la loi réglementant les partis politiques du pays adoptée la semaine dernière par les députés ne souffre d’aucune contestation, certains dispositifs sont jugés au contraire anticonstitutionnels, certains politiciens redoutent des conséquences néfastes sur la vie politique. Prudence par contre chez le député dépositaire de ladite loi qui clame une victoire pour la nation.

 

Les réactions de nos politiciens sont unanimes sur l’importance d’une législation pour réglementer la vie politique nationale restée très longtemps tributaire de la prolifération anarchique des partis et mouvements politiques qui n’ont de politique que le nom. Pour Mzé Soulé El Back ancien président de l’Ile de Ngazidja, la loi vient à point nommé au moment où la vie politique du pays perd ses repères. Il laisse entendre que les politiciens ont échoué dans leur rôle d’animateurs de la vie politique nationale. Même réaction pour Me Fahmi Said Ibrahim. Ce leader du parti pour l’entente des Comores (PEC) estime que la réglementation des partis politiques est « une bonne chose », mais qu’il ne faudra pas que la vie politique soit étouffée par cette même loi.

 

« Il faudrait qu’il ait des partis politiques sans prolifération », a-t-il soutenu. Des positions qui rejoignent celles du dépositaire de loi. Le député Abdereman Ahmed Abdallah tout en clamant une « victoire pour la nation » après son adoption, il cherche à rassurer les leaders des formations politiques que cette législation va dans le sens de « légitimer les partis politiques » contrairement à ce que certains avancent. Pour lui le pays n’a que trop souffert de la prolifération des partis politiques, car « là où il n’y a pas d’ordre, il y a désordre », a-t-il dit.

 

A l’entendre avec les 63 partis actuels pour 33 sièges à l’assemblée, il « fallait des années pour se mettre d’accord ». Cet élu de la région de Domoni à Anjouan affirme qu’il s’agit de compléter des dispositions de la constitution du pays et la réorganisation des partis politiques qui concourent au suffrage universel. Et lui de prendre des exemples du RND du feu Mohamed Taki ou le Forum de feu Abbas Djoussouf. Mais si la loi en elle-même ne soufre d’aucune contestation, certains dispositifs sont au contraire critiqués par des leaders politiques.

 

Ces critiques visent l’article 7 dans son alinéa 8 qui stipule que « tout élu et /ou son suppléant qui quitte son parti perd son mandat ». Pour Me Fahmi ce dispositif est anticonstitutionnel dans la mesure où il viole l’article 22 de la constitution qui dit que « tout mandat impératif est nul ». Et lui de profiter l’occasion pour tacler les élus « je suis quelque peu étonné. C’est la première assemblée où il y a des docteurs en droit constitutionnel, mais aussi des avocats ».

 

Par contre l’ancien président Mzé Soulé Elback bien qu’il ait apprécié ce dispositif en soulignant un problème de moralité qui fait défaut à nos politiciens, il pense que l’article en question laissera des bavures. « Ce n’est pas comme cela qu’on allie des partis politiques. L’alliance se fait autour des idées et non pas par la force de loi », a-t-il martelé. Et le député Abderemane de préciser qu’à travers cet alinéa il a voulu « la stabilité des mouvements politiques, mais aussi la stabilité intellectuelle ». Mais une question se pose qui est de gauche et qui est droite dans un pays où la lutte idéologique a perdu toute emprise dans le débat national depuis la fin des années 80.

 

Maoulida Mbaé 

251113/mm/hzkpresse/06h00

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:45

je vous invite au nom de mon parti, le RDR, à l'ouverture d'un atelier sur la révision de notre projet de société ce mardi 11 juin à partir de 15h00 à l’hôtel Retaj - MORONI (COMORES).

 

L'atelier durera 2 jours (mardi 11 et mercredi 12 juin 2013).

 

votre présence est vivement souhaitée.

 

Madame Sittou Raghadat Mohamed

Secrétaire du RDR

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:30

Source : La Gazette des Comores du 5 décembre 2012

Le parti RDR en congrès à Mwali



     

Les membres du parti Rassemblement pour la démocratie et le renouveau (RDR) se trouvent à Mwali depuis samedi pour un mini congrès. Plusieurs personnalités politiques du parti ont fait le déplacement depuis Ngazidja et Ndzouani pour venir mettre en place leur structure insulaire.


Le président du RDR en congrès à Mwali Ahmed Said Islam et la Secrétaire Générale, Mme Sittou Raghadat Mohamed
C’est sous la présidence d’Ahmed Said Islam que la cérémonie de clôture s’est tenue en fin d’après midi de ce dimanche au centre culturel de Salamani. La salle était pleine à craquer de militants et sympathisants venus des quatre coins de l’ile pour assister à ce mini congrès. Après quelques festivités culturelles, plusieurs discours sont prononcés dans le sens de renforcer la cohésion de ses membres et consolider l’esprit citoyen sur l’ensemble du territoire comorien.
Ce parti qui a vu le jour aux années 90 et qui a pu survivre jusqu’à nos jours, prétend mener un combat contre le chômage. « Après une lutte contre les grèves l’année précédente, l’année prochaine le parti va s’attaquer au chômage » a promis Ahmed Said Islam lors de son discours.
A l’issue des travaux, un bureau régional du parti composé essentiellement des jeunes cadres, a été mis en place .Il faut surtout noter que le genre est pris en compte par ce parti de l’ancien président Said Mohamed Djohar car on retrouve Mme Soidaenti Omar comme trésorière du bureau régional et Mme Sittou Raghadat occupe, pour rappel, le poste de secrétaire général du bureau national.
« Déjà l’accueil a été plus que chaleureux dans l’ile » a indiqué Mme Sittou Raghadat à la sortie de la cérémonie. « Notre priorité est de renforcer les adhésions et c’est à travers cela que nous allons prendre une décision quant à la façon dont le parti va participer aux prochaines élections » à répondu à La Gazette / HZK-Presse sur la question de savoir comment ils se préparent pour les prochaines échéances.
Le président Ahmed Said Islam, selon Mme Sittou, va rester toute la semaine dans l’ile à la conquête de leurs anciens adhérant mais aussi tisser des nouvelles relations dans les différents coins de l’ile.
« Nous remplaçons et nous allons continuer à remplacer des gens de leurs postes. Si l’on veut travailler dans le gouvernement on doit impérativement suivre la politique de développement du parti RDR » avait assené sans mâcher les mots, à l’époque du régime Djohar, on se souvient, l’ancien premier ministre Mohamed Abdou Madi actuellement en exil politique.
Mouayad Salim


--

BP 514
Moroni Comores
Mobile :  +269 333 65 08

 

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 09:53

2e Congrès du CRC : Le parti d’Azali à la reconquête du pouvoir
Moroni, lundi 19 janvier 2009 (HZK-Presse) – La Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), ancien parti au pouvoir sous le régime Azali, a organisé du 17 au 18 janvier son deuxième congrès national à Mvouni. Au terme des travaux, l'ancien ministre Houmed Msaidié (photo) a été élu secrétaire national du parti.

Placé sous le thème « pour un Etat stable et une nation prospère », le congrès a été l'occasion pour les militants de ce parti de se faire une « auto-critique », notamment sur la gestion du pouvoir (2002-2006), évaluer les acquis et retracer les perspectives pour les dix années à venir. Force est de constater que les capacités de mobilisation de ce parti qu'on croyait disparu avec le régime prouvent le contraire.

La CRC a su rassembler ses troupes, quelques dizaines de militants et sympathisants venant des trois iles, pour se restructurer en tant que principale force de l'opposition. A commencer par son conseil national, composé de deux membres représentant chaque circonscription électorale. Cet organe fonctionne selon un des organisateurs comme un parlement au sein du parti et assiste le secrétariat national pour exécuter les décisions.
Pour rappel, M. Houmed Msaidié avait assumé la charge de secrétaire national par intérim, en remplacement de son camarade Aboudou Soefo qui purgeait des peines de prison de juillet 2006 à novembre 2008, dans le cadre d'une affaire de détournement de deniers publics à la société comorienne des Hydrocarbures.

A en croire les organisateurs, plus de 2000 personnes ont fait le déplacement de Mvouni pour assister aux travaux du congrès, le deuxième depuis la création du parti en 2002. Après l'ouverture par l'ancien premier ministre Hamada Madi Bolero, officiant en qualité de président du congrès, suivi des discours du secrétaire général sortant et des différentes interventions, les militants ont eu droit à la parole lors d'une séance plénière pour apprécier le bilan du parti.

A en croire Inoussa Ben Iman, ancien Commissaire général au plan, les statistiques économiques et les projets mis en place sous le règne du colonel Azali « sont là pour témoigner les réalisations » à mettre à l'actif de l'ancien régime. Il laissera entendre que « la conférence de Maurice de 2005 peut à elle seule, une fois exploitée avec intelligence sortir le pays de l'extrême pauvreté ».

Abordant la question de l'enseignement supérieur, l'ancien ministre Yahya Mohamed Ilyasse membre du conseil scientifique de l'université, regrette le traitement réservé à cette institution par les autorités actuelles. Autant de sujets qui ont animé les débats très critiques d'un congrès où le grand absent sera l'ancien chef de l'Etat, le colonel Azali Assoumani qui serait en voyage privé à l'extérieur.

Le secrétaire national sortant dira pour sa part que parmi les points abordés par le congrès, l'analyse de la situation politique nationale a occupé une grande partie des assises, notamment la question du référendum constitutionnel, la prorogation du mandat présidentiel et d'autres sujets qui défrayent la chronique politique, économique et sociale du pays.

Le congrès a adopté des résolutions relatives à la réconciliation nationale, contre la départementalisation de Mayotte, la cherté de la vie, le chiisme, ainsi qu'une motion sur l'activité parlementaire.

En perspective des futures échéances électorales législatives et présidentielles, la CRC s'est doté d'un projet de société basé sur l'Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance. Les congressistes ont mis à profit leurs ateliers de travail en commission pour examiner en profondeur les aspects socio-économiques de leur programme de gouvernement si le parti revenait aux affaires.

Bien implanté sur l'étendue du territoire national, la CRC compte « reconquérir le pouvoir en 2010 », relancer ses structures internes et fédérales et recruter des nouveaux militants.

Le congrès de Mvouni s'est terminé dans « un climat de retrouvailles et d'optimisme », selon le nouveau numéro un du parti, pour qui la CRC est capable de regagner la confiance du peuple à la prochaine présidentielle, après l'échec cuisant de 2006. Si le nom de leur candidat aux primaires de Mwali n'est pas officiellement connu, Boléro semble déjà se positionner comme candidat à la candidature.
A. Nabahane
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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 10:22

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions


Moroni, mardi 30 décembre 2008 (HZK-Presse)
– A Nioumadzaha dans le Bambao, il y avait d’autres candidats mais rapidement ils ont jeté l’éponge au profit de Mohamed Ismael presque à l’unanimité. Les rares voies dissidentes souhaitaient un autre candidat car ils reprochent au nouveau président son « absentéisme ». C’est pourquoi, cet ancien ministre de l’éducation de Ngazidja a juré dès ses premiers propos « d’être de plus en plus présent » pour bien s’occuper de l’avenir du parti.

 

Cet enseignant de philosophie de formation et de carrière va donc gérer la destinée du parti pour les 4 prochaines années. Mohamed Ismaila remplace Ahmad Abdallah qui a fait 5 ans à la tête de cette formation politique qui a fait ses preuves à l’époque des mercenaires.

 

Si le secrétariat général change de main, ce n’est pas le cas de la présidence du parti qui est resté sous le contrôle de Moustoifa Said Cheikh, l’emblématique leader du Front démocratique, depuis sa création en 1985. « C’est une fierté lorsqu’on voit une deuxième génération prendre les reines du parti. Cala veut dire que la succession est assurée » soutient-il.

 

Dans ces assises de Nioumadzaha, il n’y avait pas que le vote. Les membres du FD, quelques 200 militants et sympathisants (selon les organisateurs), ont planché sur le bilan de l’année écoulée mais aussi sur l’avenir politique d’un des plus vieux partis du pays. A la veille d’une consultation sur la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte cette question a dominé les débats. Le parti a montré son opposition catégorique à la tenue de cette consultation en terre comorienne. 

 

« Le président Sambi doit revoir la date qu’il a fixé pour tenir le referendum constitutionnel. On n’est pas contre la révision mais cette date est fatale car c’est au même moment que sera organisée à Mayotte la consultation sur la départementalisation », estime le tout nouveau secrétaire général du FD.

 

Le président du parti a poussé la critique jusqu’à accuser Sambi d’être « complice de la France en fixant son référendum dans la même période que la consultation à Mayotte ». Pour l’avenir, le nouveau chef du FD annonce que sa première mission est de « redonner au parti son image d’avant pour que les efforts fournis par ses prédécesseurs soient reconnus de tous ».

 

Mohamed Ismael n’exclut pas de « tendre la main aux anciens du parti si les fautes qui les a fait quitter le parti ne sont pas si graves ». Dans un contexte où la population semble perdre confiance à l’égard des partis politiques, le FD à travers son président envisage de repartir à la reconquête de sa base et des électeurs qu’il perd au fil des scrutins, « de promouvoir les principes démocratiques pour reconquérir les cœurs des comoriens ».

 

Par rapport aux pouvoirs actuels, de l’île et de l’Union, le FD n’a pas encore une position claire. « Il va applaudir les bonnes actions et critiquer les actes qui ne vont pas dans le bon sens ou qui sont pas démocratique », a lancé le secrétaire général.

 

A.Abdallah

301208/aa/hzkpresse/15h00

 

 

 

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 21:39

Moroni, mardi 15 juillet 2008 (HZK-Presse) – « Nous marquons le premier pas d'un long combat qui ne fait que commencer ». Ces propos sont ceux de l'ancien ministre Mohamed Abdou Soimadou, secrétaire général du parti Ridja, ce mardi après-midi, place Badjanani, ouvrant le meeting de la coalition de l'opposition.

A son avis, la marche actuelle du pays sous la conduite du président Ahmed Abdallah Sambi traduit l'expression de la « prise en otage de l'Etat, de la confiscation de la république » dans un pays où « la constitution est bafouée et la justice dévoyée ». M. Soimadou a rappelé la fin du mandat des assemblées des îles autonomes d'Anjouan et de Mohéli en mars dernier. « Rien n'est fait pour le renouvellement desdites assemblées », a-t-il dit, se demandant si le gouvernement entend faire de même pour les assemblées de l'Union et de l'île de Ngazidja en 2009 quand leurs mandats seront arrivés à terme.

Le succédant à la tribune, un autre ancien ministre, Yahaya Mohamed Iliassa, a abordé deux sujets sensibles, l'expansion du chi'isme aux Comores et la citoyenneté économique en débat à l'assemblée de l'Union des Comores actuellement convoquée en session extraordinaire.

Parlant du chi'isme, l'ancien ministre du régime Azali s'en est vivement pris au président Sambi pour avoir ajouté une couleur noire à l'écharpe que porte le président. Une sixième couleur – noire – qui ne figure pas sur le drapeau et qui pourtant s'en trouve rajoutée mystérieusement, apparaissant dans l'annuaire officiel de cette année 2008.

Abordant les difficultés actuelles que traverse le pays, le député Maoulid Soilih, très critique à l'endroit du pouvoir, s'est lancé dans une énumération des signes caractérisant ces difficultés. Ainsi dressera-t-il une liste de la montée en flèche des produits des denrées de consommation courante, comparant les prix d'hier et actuels. Maoulid Soilih a interpellé le président Sambi sur le projet « Habitat », demandant où est domicilié le projet et surtout qu'en est-il de l'argent du projet.

Clôturant le meeting de l'opposition, le député Mohamed Djaanfari, candidat à la dernière élection présidentielle d'Anjouan, est revenu sur les raisons de son échec à cette élection. Selon M. Djaanfari, le président comorien avait promis aux Anjouanais que le président de l'île allait sortir des urnes. « Une fausse promesse », a dit M. Djaanfari. La réalité est que le président d'Anjouan est le fruit de l'intimidation, de la pression de l'AND et des soldats soudanais, a poursuivi, en substance l'ancien candidat non sans rappeler son énorme contribution à la libération d'Anjouan.

M. Djaanfari a, enfin, appelé les quelques 600 à 800 personnes présentes à Badjanani, cet après-midi, à se tenir par la main, à un moment, où, accuse-t-il, je le cite de mémoire, « le président Sambi veut instaurer une monarchie dans ce pays » et « mener le pays vers des rives dangereuses ».

Soulignons que plus d'une quinzaine de partis étaient présents à ce meeting où on a noté entre autres personnalités présentes, les anciens présidents grand-comorien et mohélien, Mzé Abdou Soulé El-Bak et Mohamed Said Fazul. Le président de Mohéli,

selon un orateur, s'était fait représenter à cette réunion.

M. Hassani

 

 

 

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 12:59
Comores / Politique & institutions
Naissance d’un nouveau parti :
Fahmi prône la préférence nationale en matière économique
 
Moroni, lundi 14 janvier 2008 (HZK-Presse)Faire la politique autrement, tel est le credo du tout nouveau parti, créé par l’avocat Fahmi Said Ibrahim, et dénommé le « Parti de l’entente nationale » (PNE). Une formation politique de plus, qui cherche à se positionner sur l’échiquier national par ses « propositions constructives » sur le devenir institutionnel du pays et les grands enjeux du développement économique pour les 10 à 20 prochaines années.
 
A en croire Me Fahmi, qui entend capitaliser le suffrage qu’il a obtenu à la dernière élection présidentielle de Ngazidja (5,39% des voix au 1er tour), il n’y a pas de raisons que les Comores ne puissent atteindre un niveau de développement comparable à celui des pays voisins, à l’exemple des Seychelles ou de Maurice, avec 3 à 4 fois moins de ressources budgétaires.
 
Il suggère l’idée de tenir des « assises nationales » pour lancer la réflexion sur les axes prioritaires d’une stratégie de développement qui fera de la formation des ressources humaines la clé du succès de nos choix futurs, en planifiant nos actions de développement en adéquation avec les besoins sectoriels.
 
Entouré de ses militants et cofondateurs du PNE, qui s’étaient réunis jeudi dernier en assemblée générale, Fahmi Said Ibrahim se dit « attaché au principe d’une économie de marché », tout en préconisant une présence de l’Etat dans certains secteurs stratégiques de l’économie nationale, et en suggérant une législation fondée sur « la préférence nationale ». L’idée serait d’exiger à tout investisseur étranger de s’associer avec un comorien, pour prétendre bénéficier des avantages du code des investissements.
 
Le PNE qui tiendra son 1er congrès en juillet prochain, s’abstient toutefois de s’exprimer sur le dossier brûlant du débarquement militaire annoncé par le chef de l’Etat pour la libération d’Anjouan. Son leader se contente de répondre vaguement aux journalistes « qu’il appartient au seul président de la république, qui jouit de la légitimité politique nécessaire, d’apprécier l’opportunité des actions possibles, en sa qualité de garant de l’unité nationale, pour résoudre la crise actuelle. »
 
Interrogé sur les affaires judiciaires qui défraient la chronique, Me Fahmi dit faire confiance en la justice, refusant de s’exprimer notamment sur le cas particulier concernant l’inculpation du bâtonnier, Me Harimia. Il s’est dit toutefois « choqué » par la présence du vice-président Idi Nadhoim à la conférence de presse de cette dernière, « ignorant le principe de la solidarité gouvernementale » ajoute-t-il. Une allusion sans doute aux propos très critiques que Me Harimia avait ce jour là tenus contre deux membres du gouvernement de l’Union (le garde des sceaux Mourad Said Ibrahim, et le ministre des finances Mohamed Ali Soilihi).
 
Me Fahmi qui s’est abstenu de participer une conférence tenu le samedi 12 janvier par l’ordre des avocats, dénonce par ailleurs ce qu’il considère comme une « instrumentalisation du barreau » de la part du bâtonnier.
 
« Je ne comprends pas par quel retournement de situation mon confrère Ali Abdou Elaniou, a réussi à se faire inscrire en moins de vingt heures au barreau de Moroni… après avoir essuyé le refus catégorique du bâtonnier pour n’avoir pas rempli les conditions requises…», ajoute-t-il.
 
Me Elaniou, ayant son cabinet principal d’avocat à Paris, avait présidé samedi dernier une conférence de presse de l’ordre des avocats comoriens, en signe de solidarité avec le bâtonnier, pour dénoncer des « violations des procédures judiciaires » dans certes affaires en instruction au tribunal de Moroni, notamment celle de l’inculpation de Me Harimia.
 
El-Had Said Omar
140108/eso/hzkpresse/7h00
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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 20:57
10 octobre 2006 (HZK-Presse) – Un atelier de travail portant sur la loi communale a eu lieu ce dimanche 8 octobre à l’hôtel le Moroni sous l’égide du parti « Kassiya La Komori » [la pagaie des Comores], récemment créé par l’ancien président de l’Assemblée fédérale, Mohamed Said Abdallah Mchangama. Les organisateurs veulent sensibiliser l’opinion publique sur les nombreuses lacunes ou imperfections que renferme ce texte adopté l’année dernière par l’assemblée de l’île.
 
La population de Ngazidja doit être informée et sensibilisée avant la tenue des élections municipales prévues en décembre prochain, soutient Jean Emile Delapayre, membre du comité central du parti Kassiya. Seulement une dizaine de communes pilotes sur une cinquantaine enregistrées sur toute l’île a pris part à cet atelier ainsi que de nombreux cadres du parti.
Interrogé par HZK-Presse sur l’opportunité d’organiser les municipales à la date prévue, Ali Soilih, maire de la ville de Nvouni considère qu’une partie du texte est applicable, en l’occurrence la mise en place des administrations, tandis que d’autres dispositions s’avèrent inadaptées en l’état. « Chaque commune devrait s’employer à se conformer progressivement aux textes », dit-il.
 
Quant à Mme Moinaecha Mroudjaé, maire de Bandamadji Itsandra, tout en saluant l’initiative du parti de Mchangama d’ouvrir le débat, elle déplore cependant le silence du gouvernement de l’île qui n’a pas pensé organiser une compagne de sensibilisation sur la teneur du texte. Pour elle, « la loi reste en soi un instrument juridique dont on ne peut se permettre de passer outre », même si l’atelier a permis des échanges entre les maires et les citoyens sur la question.
 
Parmi les citoyens présents, Kari Hamadi dit Djoungali, originaire de Mjoiezi Hambou, mais résident à Marseille et membre attitré du parti socialiste français, dit regretter fort le retard enregistré par les autorités de l’île de Ngazidja à mettre en place les communes devenues « le maillon faible de la politique aux Comores ».
 
Pourtant, poursuit Djoungali ce sont les communes dans les pays développés comme la France, qui propulsent les leaders politiques, les opérateurs économiques, en enseignant « les vertus de la citoyenneté ». Elles sont surtout le cadre idéal pour développer des projets de développements social, politique et économique. Mais comme les Comores n’ont pas encore intégré cette expérience, « on comprend les raisons de la crise politique, économique et sociale qui servit dans le pays », conclue Djoungali.
 
Faire de la vie municipale une véritable école, tel semble être le credo des partisans de Mchamgama, appelant les citoyens de Ngazidja à s’investir dans les communes, pour attaquer le mal par la racine. Pour le maire de Mohoro et président du parti Kassiya la Komor, la loi sur les communes n’est pas totalement mauvaise mais l’on doit tenir compte des réalités du pays. Et de prendre l’exemple des 40.000 communes de France, dont quelques milliers qui évoluent avec plus de 25.000 habitants, alors que d’autres en comptent moins de 100 habitants. Une situation similaire aux USA avec les « country », fait-il observer.
 
Autant ne pas fixer un nombre minimum d’habitants pour la création d’une commune, le but étant de regrouper des citoyens autour d’une communauté de destin, dans une relation de confiance partagée. Selon lui, les villages se prennent déjà en charge en finançant leurs propres infrastructures de base. Ce qui prouve leur capacité à se constituer en commune sans avoir besoin d’exigence démographique contraignante en termes de nombre d’habitants.
 
Revenant sur le texte en vigueur, le maire de Mohoro considère que le chef de l’exécutif de l’île, Mzé Abdou Soulé Elbak, risque de transgresser l’article 3 de la loi, qui stipule qu’un décret du présidant de l’île doit préalablement fixer le nom de la commune, en situer le chef lieu et déterminer le périmètre communal, ce qui n’est pas encore fait.
 
Il brandit également l’article 87 relatif à la comptabilité municipale dont l’organe de tutelle n’est pas clairement indiquée. Toutefois l’on doit passer aux actes car un grand travail attend les élus, appelés à se former. Des incitations doivent aussi encourager les communes à se regrouper.
 
Abdou Nabahane
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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