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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:44

Le Président de l'Union des Comores, Ikililou, avant de prendre l'avion ce jour (mercredi 10 octobre 2012) pour la RDC (le Congo Kinshasa) afin de participer au sommet de la francophonie a promulgué deux décrets relatifs à deux nominations importantes. D'autant plus qu'elles touchent à la défense et à la sécurité du pays. Ces deux décrets concernent Hamada Madi Boléro, un cadre influent de la CRC, le parti politique de l'ancien Président de l'Union, le colonel Azali et ancien premier ministre (justement sous Azali) qui est désormais le Directeur de Cabinet à la Présidence de l'Union, chargé aussi de la Défense  en remplacement de Mmadi Ali et le Colonel Youssouf Idjihadi qui devient le nouveau Chef d'Etat Major de l'AND (Armée Nationale de Développement).

En réalité, pour Boléro, ce n'est pas du tout une surprise car il était attendu à ce poste depuis longtemps. En effet, même si Boléro faisait semblant de s'opposer à Ikililou, il y a toujours eu une certaine connivence entre les deux hommes. Non seulement, ils sont tous les deux issus de la même région, Mdjoiezi sur l'île de Mwali mais avant de devenir Vice-Président de Sambi en 2006, Ikililou faisait partie de ces cadres de Mwali qui soutenaient Bolero. Il était même son Directeur de  campagne il ya quelques années quand il était candidat à des élections législatives. Ce n'était pas pour rien que Boléro, candidat malheureux aux primaires insulaires lors des dernières présidentielles, avait préféré garder le silence au lieu de soutenir un des deux candidats de l'opposition ! Boléro a toujours été un conseiller officieux du Président de l'Union.

Quant au Colonel Youssouf  Idjihadi, depuis mai dernier il était le Commandant de la Gendarmerie. il remplace un autre Colonel, Abdallah Gamil en mission actuellement au Maroc.

Le limogeage du Colonel Gamil n'est pas aussi une surprise. On en parlait beaucoup ces derniers temps. On comptait même les jours. Mais ce qui est maladroit et ridicule c'est de l'avoir fait alors qu'il est en mission importante jusqu'au 12 courant à l'étranger. Pourquoi il était impossible d'attendre la fin de sa mission ? Quelle image piteuse le Président de l'Union donne des Comores à l'extérieur !!!!!

 Halidi Allaoui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ARMEE
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 11:05

Moroni_P7060023.jpgle chef d'état-major de l'armée comorienne, le Général de brigade Salimou Amiri a été limogé et placé en résidence surveillée hier. cette information a été confirmée hier soir  par le Ministre chargé de la défense de l'Union des Comores, Monsieur Ibrahima Houmadi sidi.
  
C'est l'ancien  capitaine (il est devenu depuis hier soir  Colonel ) Gamil Soilihi Abdallah, actuel "chef de corps" de l'armée, qui est nommé chef d'état-major par intérim.

A noter qu'hier matin, à l'issue d'une audition concernant l'assassinat du Lieutenant Colonel Combo Ayouba au palais de justice de Moroni, un juge d'instruction chargé du dossier a signifié au Général de brigade Salimou son inculpation pour complicité d'assassinat et sa mise en détention provisoire. Toutefois, ses gardes du corps se sont opposés physiquement à la décision du juge et ont empêché sa conduite à la Gendarmerie.

A noter que le 19 août dernier, le procureur Général,  Monsieur Nidhoim Attoumane avait déclaré que trois présumés assassins du lieutenant colonel Combo ont été arrêtés et que « les enquêtes se poursuivaient pour essayer de découvrir leurs commanditaires et le mobile de leur acte ». Les " trois présumés assassins " seraient des sous-officiers de l'armée comorienne. Il ya aussi le Docteur Assad et une femme qui sont arrêtés dans cette affaire pour faux témoignage.  

Affaire à suivre avec attention.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ARMEE
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 12:07

Combo-Ayouba.jpgLe Lieutenant Colonel Combo Ayouba (Photo) qui a été nommé dernièrement « Chef de Corps » au sein de l’armée comorienne – l’ AND (Armée Nationale de Developpement) a été assassiné hier soir (dimanche soir) devant son domicile au moment où il rentrait. Son corps a été criblé d’une quinzaine de balles. C'est une prémière dans l'histoire de l'armée comorienne. Mais il fallait s'y attendre et ce n'est qu'un début à notre humble avis.

  Pour l’instant, officiellement, on ignore qui sont les assassins et les commanditaires de cet acte odieux. Mais en réalité, il n’y a jamais de secret aux Comores. Attendons quelques jours voire même quelques heures et vous saurez tout chers visiteurs du blog. Mais, d’ores et déjà, nous pouvons vous chuchoter qu’il ne faut pas chercher loin.

  Originaire de Mirontsy – Ndzuwani (Anjouan), le colonel Combo Ayouba était de ceux que l’ancien mercenaire français, Bob Denard avait formé dans les années 80 et appelait « ses enfants ». Il était aussi parmi les hauts gradés de l’armée comorienne qui avaient participé à la préparation de l’intervention militaire de son île natale baptisée « opération Démocratie » ayant abouti «au rétablissement de l’ordre constitutionnel » et à la fuite de Mohamed Bacar et Consorts.

Son corps est déjà acheminé vers l’île de Ndzuwani où les obsèques auront lieu ce jour.

  La situation est très tendue à Moroni. Certains en ont profité pour maltraiter ce matin les pauvres vendeurs du marché Volo volo natifs de Ndzuwani. Hélas !

  Nous présentons nos sincères condoléances et souhaitons bon courage à Yasmine, l’épouse du défunt et ses enfants. Qu’ils sachent que nous pensons fortement à eux en ce moment crucial.

  Que chacun attache bien sa ceinture car il risque d'y avoir vraiment des sécousses !

Affaire à suivre.

  Halidi Allaoui
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ARMEE
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 12:35

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Réconciliation dans l’armée :

La paix des braves

 

Moroni, lundi 17 mai 2010 (HZK-Presse) Dans une cérémonie tenue ce dimanche après-midi au palais présidentiel de Beit-Salam, le chef d’Etat-major et le chef du cabinet militaire à la présidence s’engagent à régler leur différend pacifiquement mais aussi à enlever tous les malentendus dans l’armée.

 

La communauté internationale, les notables, le gouvernement, les présidents de l’assemblée nationale et de la cour constitutionnelle et bien sûr les militaires, tous ont été invités dans cette cérémonie dont l’objectif visé était de prendre l’opinion à témoin. Le chef du cabinet militaire à la présidence était le premier à se dévoiler avant que son frère d’arme et chef d’Etat-major n’apparaisse pour prendre place sur deux chaises placées cote à cote. Derrière un parterre de militaires, de l’homme de rang à l’officier, a pris position, signe que cette cérémonie les concerne en premier chef.

 

Le commandant Ibrahim Salim est venu ensuite dévoiler les termes de cet accord qui n’est autre qu’un ensemble « d’engagements sur le règlement pacifique du différend au sein de l’institution militaire ». Ce document est le fruit d’intenses « réflexions et d’un long débat menés par les officiers supérieurs de l’armée nationale de développement ».

 

Ce pacte soulève en premier les dysfonctionnements qui seraient à l’origine de cette crise entre le Général Salimou et le Colonel Bastoi. Comme maux qui minent le fonctionnement de l’armée comorienne, les hauts gradés ont énuméré, « le non respect de la hiérarchie et des attributions », mais aussi « le non respect du devoir de réserve, ce qui porte atteinte à l’image et au renom de l’armée ».

 

Pour palier ces problèmes, l’institution militaire représentée par ces deux hommes en conflit qui ont apposé leurs signatures sur le document, s’engage à « réorganiser la chaine de commandement, responsabiliser les militaires notamment officiers sans emplois et appliquer strictement tous les textes en vigueur notamment en ce qui concerne le recrutement, l’avancement et les affectations ».

 

La Grande Muette devenue « bavarde », selon le président Sambi, s’engage aussi à lutter contre le clanisme, le régionalisme et la politisation de l’institution militaire. Dans un communiqué lu en même temps que le pacte, « l’armée nationale de développement s’inscrit donc en dehors de toute manœuvre de coup d’Etat et de toute forme d’injonction par la force dans le pouvoir d’Etat quelles qu’elles soient, en ce moment et encore moins dans l’avenir ». Un passage qui a sans doute plu au chef de l’Etat, lui qui n’a pas cessé de marteler que « celui qui veut être président de ce pays doit se soumettre à la décision de la population et des urnes ».

 

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a expliqué les raisons qui l’ont poussé à revenir sur sa décision de limoger les têtes de l’armée. Une décision, dit-il, « qui n’était pas facile à prendre » et il espère « ne pas le regretter ». Mais le locataire de Beit-Salam promet que « s’il entend ou constate que le conflit subsiste à cet accord, il va prendre sa décision de les limoger sans consulter personne ». Après la signature sous les flashs des photographes et les regards passionnés de l’assistance, les deux chefs ont procédé à une symbolique poignée de main, chose impensable il y a encore une semaine.

 

Ce pacte qui scelle la paix des braves est censé désamorcer la crise qui a éclaté au sein de l’institution militaire, suite à l’affaire dite de « tentative d’élimination physique » du chef d’état-major de l’AND, général Salimou Mohamed Amiri, mettant en cause des membres du cabinet de la présidence de la république. Le régime en place a surtout évité le risque d’une implosion de l’armée, à quelques jours de la fin du mandat légal du chef de l’état, constatée par la cour constitutionnelle qui, dans son arrêt du 8 mai dernier a décidé d’ouvrir « une période intérimaire » à compter du 26 mai 2010, tout en maintenant au sommet de l’Etat l’actuel président de l’Union et ses deux vice-présidents, avec des pouvoirs réduits jusqu’à l’élection de son successeur.

 

Ahmed Abdallah Mguéni

170510/aam/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans ARMEE
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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 21:08

Lu pour vous

 

Source : AFP / 11 mai 2010 16h47

MORONI - L'armée comorienne à appelé toutes les parties politiques du pays à "un dialogue franc et constructif" en prévision de la fin du mandat du président Ahmed Abdallah Sambi le 26 mai prochain, prévenant qu'elle ne tolérerait aucune atteinte à la sécurité.

 

Dans un communiqué rendu public mardi, l'état-major de l'armée a "encouragé" les responsables politiques de l'archipel à un "dialogue franc et constructif, en vue de préserver la paix, la sécurité et la cohésion nationale" du pays à l'approche du 26 mai.

La prolongation du mandat du président Sambi au-delà de cette date et jusqu'à fin 2011, au terme d'une réforme constitutionnelle contestée, suscite depuis plusieurs semaines de vives tensions politiques aux Comores.

La Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, a jugé samedi que ce mandat expire effectivement le 26 mai, et que le président Sambi devra ensuite exercer le pouvoir au cours d'une "période intérimaire", dans une "démarche consensuelle" et avec des pouvoirs limités, jusqu'à l'organisation d'élections

 

L'état-major explique après avoir "pris connaissance" de cette décision de la Cour et appelle toutes les parties "à embrasser cette démarche consensuelle (...)".

 

L'armée dit se réjouir "de l'esprit louable de sérénité dont ont fait preuve tous les Comoriens suite à l'arrêt de la Cour constitutionnelle, et (les) appelle à continuer de faire preuve de responsabilité et de solidarité en ces temps difficiles."

Elle prévient cependant que "dans le contexte actuel", les militaires "ne toléreront aucune menace, insulte, provocation ou attaque de quelque nature que ce soit", s'engageant "solennellement et fermement à assurer la sécurité des personnes et des biens (...)".

Des négociations sur l'après 26 mai entre le gouvernement, les exécutifs des îles et l'opposition doivent reprendre dans la semaine.

La publication de ce texte intervient dans un climat tendu entre l'armée et le pouvoir exécutif.

Le chef d'état-major, le général Salimou Amiri, a récemment accusé deux proches collaborateurs du chef de l'Etat de "préparer un plan pour l'éliminer physiquement".

 

L'arrivée mi-avril au sein de la garde présidentielle de plusieurs dizaines de militaires libyens, officiellement des "instructeurs", "mercenaires au service de Sambi" selon l'opposition, avait avivé ces tensions.

 

Fin avril, le président Sambi avait rappelé l'armée à ses "devoirs", mettant en garde les militaires qui voudraient se mêler de politique ou "suivre ceux qui veulent semer la zizanie dans le pays".

 

Petit archipel de l'océan Indien, les Comores ont connu depuis l'indépendance une vingtaine de coups d'État ou tentatives supposées, menées notamment par le mercenaire français Bob Denard.

 

  
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Mariama HALIDI AFP - dans ARMEE
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 10:17

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Tension dans l’armée :

Le Général Salimou dénonce un attentat contre sa personne

 

Moroni, lundi 3 mai 2010 (HZK-Presse) S’estimant victime d’un « attentat » contre sa personne, le chef d’Etat-major interpelle les supposés instigateurs. Le Général Salimou envoie une lettre au directeur de cabinet militaire à la présidence pour faire part de son mécontentement.

 

Le chef d’Etat-major des armées vide le sac dans un courrier adressé à son frère d’arme, le chef du cabinet militaire à la présidence de la république. Dans cette missive dont nous avons obtenu une copie, le général Salimou accuse ce dernier d’avoir organisé des actions tendant à l’éliminer. « …il est apparu que la déstabilisation, la diffamation et l’incitation à la rébellion n’ont pas suffi et vous préparez maintenant des militaires Anjouanais pour m’éliminer physiquement », déclare-t-il, dans  cette lettre destinée au chef du cabinet militaire à la présidence avec ampliation au chef de l’Etat.

 

Le patron de l’armée comorienne devenu célèbre après le débarquement à Anjouan  martèle qu’ « Une telle action d’élimination s’intègre dans le cadre du plan  d’atteinte à ma personne qui ne date pas d’aujourd’hui. Je sais depuis longtemps que, sans l’avis ni du président de l’Union, ni même du commandant du GSHP (Ndlr : Groupe de sécurité des hautes personnalités),… vous montez des éléments du GSHP contre moi. Ceux-ci m’ont en filature dans toutes mes activités et la totalité de mes déplacements ».

 

Dans ce message le Général vient de confirmer les rumeurs qui circulaient dans Moroni, il insiste que ces actions sont l’œuvre d’un groupe de personnalités de l’Etat. Des institutions militaires et policières seraient impliquées dans l’opération. « Sous votre autorité, la DNDPE (Ndlr : Direction nationale de la protection de l’Etat) me surveille en permanence et vous coopérez avec la DNST (Ndlr : Direction de la sureté du territoire) pour le même travail ; mes téléphones sont également contrôlés à votre instigation. Les moindres détails de ma vie sont connus et commentés au GSHP, à la DNDPE et à la DNST. Cela est inacceptable », s’insurge le plus haut gradé de l’armée comorienne.

 

Cette communication dénonce aussi des accusations de coup d’Etat et des relations avec l’opposition qui seraient faites contre lui et d’autres officiers de l’AND dont les noms sont cités dans la lettre. Le Général interpelle le destinataire de cette missive « qu’il encourt des sanctions disciplinaires et statutaires ».

Juste à la fin de la lettre de deux pages, le chef d’Etat-major assène en gras que « je vous attends de pied ferme avec ces hommes prétendument à votre solde que vous préparez pour m’éliminer ».

 

Cette affaire semble confirmer la situation de malaise qui prévaut dans l’armée depuis quelques temps. La récente visite du chef de l’Etat dans les casernes serait planifiée pour calmer le jeu. Une enquête au sein de la grande muette pourrait déceler les tenants et les aboutissants d’une crise interne dont le dénouement dépend désormais du seul le chef de l’Etat, en tant que chef des armées…

 

030510/eso/hzkpresse/12h00

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 12:32

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Sécurité rapprochée de Sambi :

Les militaires libyens se dévoilent

 

Moroni, jeudi 15 avril 2010 (HZK-Presse) – Désormais, on connait l’objet de la mission des militaires libyens dans notre pays. Depuis mardi, ils ont pris du service du coté de Beit Salam [siège de la présidence de la république]. Les Hommes du colonel Kadhafi se fondent dans le groupe de sécurité des hautes personnalités (GSHP). Selon nos sources, « ces militaires travaillent en collaboration avec la garde rapprochée et monte eux aussi la garde au palais présidentiel ».

 

Ce mardi après-midi, ces militaires ont fait une démonstration de force en accompagnant le raïs pour visiter la décharge de Moroni. Cette intervention publique vient taire les soupçons qui pesaient sur l’objectif exact de cette unité. Mais la prise de fonction des éléments de la Jamahiriya dans la protection rapprochée de Sambi alimente encore la polémique.

 

« La Libye est un pays frère, cela fait déjà plus de neuf mois que j'ai demandé à notre ami et frère guide (Mouammar Kadhafi) de nous envoyer quelques éléments pour venir entraîner mais aussi accompagner la garde présidentielle », reconnait le président Sambi, dans un entretien exclusif avec une agence de presse étrangère. Pourtant, à Kandani, on estime « ne pas être au courant de l’arrivée de ces militaires ».

 

Un haut gradé de l’armée indique que « l’Etat major était à l’aéroport pour prendre du matériel. A l’atterrissage du transal libyen, les militaires comoriens trouvent du matériel mais animé, des Hommes et de l’armement ». Ensuite, le bureau B3 qui s’occupe de la formation au niveau de l’Etat major ne semble pas au courant de ce stage. « Quand des militaires étrangers arrivent à Moroni dans le cadre d’une formation, on signe un protocole d’accord.

 

Celui-ci détermine la tâche exacte de cette mission et surtout la durée », chuchote un des officiers de l’armée nationale de développement. « Peut-être des gens n'étaient pas au courant de la date de leur arrivée, mais le ministre de la Défense, et le chef d'état-major étaient au courant de la venue de ces frères (...) », a démenti le président Sambi.

 

Loin de la polémique, Sambi renforce sa garde. Des sources dignes de foi annoncent que « l’effectif du GSHP a augmenté sur demande du chef de l’Etat lui-même. Une trentaine de soldats de l’AND ont rejoint les rangs de la garde rapprochée ».

 

Les libyens ne sont plus les premiers soldats étrangers à intégrer le GSHP. Des Iraniens ont élu domicile dans cette unité d’élite depuis deux ans. Des tanzaniens ont aussi exercé dans la garde présidentielle mais dans le cadre d’une convention car c’était au moment du débarquement à Anjouan, sous les auspices de l’Union africaine.

 

A.A.Mguéni

150410/aam/hzkpresse/9h00

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 19:40

Lu pour vous : source / AFP 13 avril 2010

Comores: des "frères libyens" au sein de la garde présidentielle

MORONI - Des militaires libyens ont pris officiellement mardi à Moroni leur fonction au sein de la garde présidentielle aux Comores, qu'ils auront pour mission "d'entraîner et d'accompagner", a annoncé à l'AFP le chef de l'Etat comorien, le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

"La Libye est un pays frère, cela fait déjà plus de neuf mois que j'ai demandé à notre ami et frère guide (Mouammar Kadhafi) de nous envoyer quelques éléments pour venir entraîner mais aussi accompagner la garde présidentielle", a déclaré M. Sambi, dans un entretien exclusif avec l'AFP.

 

Ces militaires libyens "sont arrivés, ils sont installés, et c'est depuis ce matin qu'ils ont commencé leur travail", a indiqué le chef de l'Etat, qui n'a cependant pas précisé leur nomebre exact.

 

Quelques uns d'entre eux en uniforme étaient visibles dans l'enceinte de la présidence comorienne, située en bord de mer dans le centre de la capitale Moroni.

Ces militaires sont également installés dans une grande villa en périphérie sud de la ville, dans une zone relativement isolée, a-t-on constaté.

 

L'arrivée fin mars de ces dizaines de militaires libyens, officiellement des "instructeurs" de l'armée, mais possibles "mercenaires au service" du président selon l'opposition, avaient suscité de nombreuses interrogations.

 

Elle s'est déroulée dans un contexte de relative tension politique dans le pays, et plus particulièrement dans l'île de Mohéli, l'opposition contestant vivement la prolongation du mandat du président Sambi au delà du 26 mai prochain, jusqu'à fin 2011, et réclamant le respect de la présidence tournante de l'archipel.

 

Plusieurs sources ont affirmé à l'AFP que cette arrivée s'est faite sans que les chefs de l'armée en soient informés, contribuant à accroître un peu plus des "incompréhensions et contradictions" avec l'éxécutif, selon l'expression d'un officier supérieur.

"Peut-être des gens n'étaient pas au courant de la date de leur arrivée, mais le ministre de la Défense, et le chef d'état-major étaient au courant de la venue de ces frères (...)", a démenti le président Sambi.

"Je suis le chef des forces armées", a-t-il réagi, et "je ne vois pas pourquoi cela suscite des débats".

"Tout ça ce sont des rumeurs. Nous avons de bonnes relations avec les officiers de l'armée, avec l'état-major, certains essaient de dire, qu'il y a un problème entre le gouvernement et l'armée, mais je vous assure qu'il n'y a pas de problème", a affirmé M. Sambi.

"Les militaires me sont au contraire beaucoup reconnaissants, car depuis que je suis là, notre armée a eu beaucoup d'aide", a assuré le président comorien.

"Le frère guide (Kadhafi) a accepté de payer les salaires des militaires pour un an, et le premier mois est déjà arrivé", a annoncé à ce propos M. Sambi.

 

(©AFP / 13 avril 2010 20h05)

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 21:44

Lu pour vous  / source : (AFP / 06 avril 2010 22h17)

Comores : le gouvernement explique la présence d'"instructeurs" libyens

MORONI - Le gouvernement de l'Union des Comores a expliqué mardi la récente arrivée de militaires libyens à Moroni par la coopération entre les deux pays, accusant un parti d'opposition de "mentir" à ce propos pour "pousser l'armée comorienne à faire un coup d'Etat".

"Ces militaires (libyens) sont présents à Moroni dans le cadre normal de la coopération entre les Comores et la Libye", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Kamaliddine Affraitane.

"La Libye a fait pour beaucoup pour notre pays, en particulier en matière militaire", a expliqué M. Affraitane, dénonçant "la politisation de cette affaire par l'opposition qui raconte n'importe quoi".

 

Plusieurs dizaines de militaires libyens sont arrivés fin mars dans la capitale comorienne, avec des équipements et des véhicules, suscitant de nombreuses spéculations parmi la population et la classe politique.

 

L'opposition s'est dite "préoccupée" par cette arrivée, qui s'est faite selon elle sans en informer l'armée comorienne, et y voit de possibles "mercenaires au service" du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à la veille de la fin de son mandat.

 

La situation politique est tendue actuellement aux Comores, et plus particulièrement à Mohéli, l'opposition contestant vivement la prolongation du mandat du président Sambi jusqu'à fin 2011 et réclamant le respect de la présidence tournante de l'archipel.

Début mars, un congrès parlementaire, boycotté par l'opposition, a décidé de fixer les élections du président de l'Union et des gouverneurs au 27 novembre 2011, prolongeant ainsi de facto le mandat du chef de l'Etat de 16 mois.

"Qui va s'étonner de voir des instructeurs de l'armée libyenne à Moroni (...)", a souligné le secrétariat de la présidence dans un communiqué diffusé lundi, affirmant que "de nombreux Comoriens ont été "formés et sont encore en formation en Libye dans les académies militaires et de police".

 

La présidence a dénoncé à ce propos "les calomnies, mensonges et diffamations de toutes sortes" du parti d'opposition Ridja, et de son président Saïd Larifou, qu'elle accuse "d'alimenter une campagne calomnieuse et haineuse dont l'objectif à peine voilé est de semer la zizanie entre l'armée et les autorités comoriennes".

"Faute de pouvoir mobiliser la population comorienne pour ses desseins, le parti Ridja et l'avocat (Saïd Larifou) (...) s'agrippent à une nouvelle chimère: pousser l'armée nationale à faire un coup d'Etat", assure ce texte.

 

Dans un communiqué diffusé sur internet, le parti Ridja a réagi en dénonçant pour sa part des "élucubrations d'un régime en fin de règne", qui "espère retrouver une once de crédibilité (...) en répandant des informations infondées".

"Les relations exécrables entre" l'armée et la présidence "ne sont un secret pour personne (...)", selon le parti d'opposition, qui se demande "pourquoi l'état-major de l'armée comorienne n'a pas été tenu au courant de l'arrivée de ces militaires".

 

(AFP / 06 avril 2010 22h17)

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 13:23

LU POUR VOUS / Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse) du 25/11/2009

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, mercredi 25 novembre 2009 (HZK-Presse) – « Je suis déjà au sommet. Il ne me reste que la sortie. Maintenant, il s’agit de savoir si on va partir par la petite ou la grande porte. L’état major, ce n’est pas chez moi. Je m’attends donc à partir à tout moment ». C’est par ces mots que le général Salimou, chef de l’état major des armées répond à ceux qui veulent son départ de son poste. Des détracteurs qui avaient organisé une marche dans capitale anjouanaise pour réclamer sa tête.

 

Le patron de l’armée comorienne a profité du départ de certains militaires comoriens en mission d’observation à Djibouti pour mettre les choses au clair, sur la situation tendue qui règne à Kandani. Une situation conséquence de la nomination du lieutenant-colonel Anrifi Mohamed Moustoifa à la tête du commandement régional dans l’île de Mohéli.

 

« Je ne conteste pas la nomination de cet officier, ni le décret du chef de l’Etat. J’ai tout simplement rappelé que les procédures ne sont pas respectées. Dans l’armée, je suis le dernier chef avant les politiques. Donc personne ne peut voir mes subalternes sans passer par moi. Et pourtant, ce subalterne a reçu une nomination sans passer par la hiérarchie. J’ai tout simplement écrit à l’intéressé pour lui signifier que cette nomination ne m’engage pas », assure le général au cours de cette rencontre avec la presse.

 

Un « rappel à l’ordre » qui est aussi valable pour le président de la république qui se trouvait en voyage à l’extérieur. Arrivé samedi, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a reçu le général ce matin du mardi. Et à en croire le chef de l’Etat major lui-même, « tout est en voie d’être réglé ». La séance de travail de ce matin sera suivi d’une autre « pour essayer d’enlever les malentendus et corriger les erreurs », dixit le patron de l’AND.

 

Le colonel Anrifi a fait une passation de service dans l’île pour diriger les forces de l’AND positionnées dans l’île de Mohéli. Mais le général Salimou assure « qu’il contrôle la situation dans l’île. La preuve, aucun militaire n’est parti assister à cette passation de service ». Quant à l’affaire colonel Ibrahim qui a été sévèrement interpelé lors d’un rassemblement, le général parle « de cuisine interne ». Selon lui, « en famille des altercations pareilles peuvent toujours surgir ».

 

L’autre sujet qui risque encore de raviver la tension entre Kandani et Beit-Salam, ce sont ces nominations « fantaisistes » dont bénéficient certains militaires proches du pouvoir. Des militaires qui survolent les galons de l’armée en si peu de temps sans la moindre raison. Sur ce point, le général fait son mea culpa en estimant que « l’armée est malade comme les autres domaines de l’Etat. Mais l’Etat major fait de son mieux pour réparer cette situation ».

 

Jeudi prochain, le général voyage avec le ministre de la défense et directeur de cabinet du chef de l’Etat pour Djibouti. C’est peut être l’occasion de mettre les points sur « I ».

 

A.A. Mguéni 

251109/aam/hzkpresse/11h00

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