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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:16

Société - Interview / Me Mahamoud Ahamada, Avocat à la cour

 

 

« A la lecture du réquisitoire contre le Dr Assad, aucune infraction ne figure nulle part »

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Me Mahamoud Ahamada, l’avocat du Dr Assad, ce médecin détenu depuis le 5 juillet dernier pour « faux témoignage », une affaire en relation avec l’assassinat du Lieutenant-colonel Combo, ne se lasse pas de demander une liberté provisoire au bénéfice de son client. Cela malgré le rejet qu’il a essuyé devant la chambre d’accusation le 27 juillet dernier. Voici les explications qu’il a données à La Gazette et HZK-Presse dans une interview exclusive que nous publions ici.

Question : Vous êtes l’avocat du Docteur Assad. Pouvez-vous nous faire le point sur l’évolution du dossier de votre client ?

Me Mahamoudou Ahamada : Le Docteur Assad est détenu depuis le 5 juillet pour complicité de faux témoignage. À la suite de cette détention provisoire le parquet avait fait appel contre l’ordonnance du juge d’instruction. Le docteur Assad a été entendu sur le fond par le juge d’instruction le 13 juillet. Le 15 juillet j’ai adressé une demande de mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire au juge d’instruction. Le 17 juillet, le juge a rejeté cette demande sollicitée au profit du Dr Assad malgré l’avis favorable du parquet de la République à la mise en liberté de mon client. Le même jour, j’ai interjeté appel contre l’ordonnance du juge d’instruction et le parquet a également interjeté appel car il ne s’y était pas opposé à sa mise en liberté. Le 20 juillet 2010, l’affaire a été devant la chambre d’accusation, juridiction appelée à statuer sur les ordonnances du juge d’instruction, curieusement au cours de l’audience en chambre d’accusation, je me suis rendu compte que le parquet général a passé outre le principe de l’unicité et l’indivisibilité du parquet et a demandé la confirmation de l’ordonnance du juge d’instruction. La question que je me pose est celle de savoir pourquoi le parquet a-t-il fait appel si au final, il est allé jusqu’à confirmer une décision contre laquelle il a interjeté appel. A la suite de cette réquisition la chambre d’accusation a, par un arrêt en date du 27 juillet 2010, confirmé la décision du juge d’instruction ayant maintenu le Dr Assad en détention. Je note au passage que je suis également surpris de voir qu’un juge d’instruction instruise sur des faits pour lesquels, il n’a pas été saisi par le parquet sans qu’au préalable, il ait demandé un supplétif d’information pour fait nouveau, puisque à la lecture du réquisitoire introductif l’infraction poursuivi contre le Dr Assad n’y figure nulle part.

Question : Que comptez-vous faire après cette décision de la chambre d’accusation ?

M.A. : Nous allons de nouveau, suivant l’opportunité, solliciter sa mise en liberté provisoire puisque cette détention n’est que provisoire comme son nom l’indique.

Question : Pourquoi insistez-vous sur cette demande de mis en liberté provisoire de votre client ?

M.A. : Puisque en matière pénale la liberté est le principe. Les faits reprochés à quelqu’un ne constituent pas le plus souvent un motif de détention provisoire. En plus, lorsque l’inculpé bénéficie de ce que l’on appelle des garanties de présentation tel qu’une adresse connue, un travail, une relation familiale ; eh bien, l’inculpé qui présente de tels garanties n’est pas forcément un mauvais citoyen à même d’être placé en détention provisoire. Sous d’autres cieux, les garanties de présentation sont des éléments intrinsèques à la procédure pénale et qui font que plusieurs mis en cause continuent de jouir de leur liberté malgré les procédures pénales.

Propos recueillis par Faissoili Abdou

Source : HZK-Presse: 30/07/2010

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 17:39

« il ne peut jamais y avoir de paix ni de stabilité durables aux Comores sans le règlement définitif de la question de l’Ile comorienne de Mayotte » déclare le Président de la République au Sommet de l’UA

Allocution de Son Excellence Monsieur AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI, Président de l’Union des Comores, à l’occasion du 15éme Sommet de l’Union Africaine

Kampala, du 25 au 27 juillet 2010

 

   Excellence Monsieur le Président de la République de l’Ouganda ;
   Excellence Monsieur le Président en exercice de l’Union Africaine ;
   Excellence Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
   Honorable Assistance ;

Mes premiers mots, seront des mots de compassion et de solidarité que j’exprime, au nom du peuple et du Gouvernement comoriens ainsi qu’en mon nom personnel, au Gouvernement et à tous nos frères et sœurs Ougandais, à la suite des deux attentats barbares et criminels, perpétrés à Kampala, il y a quelques jours, et que l’Union des Comores condamne avec la plus grande fermeté.

Excellences ; Mesdames et Messieurs ;

Les multiples crises que connaissent certains pays menacent la paix et la stabilité ainsi que le développement de notre continent.

Je voudrais, ainsi, rendre un hommage mérité à nos frères, les Présidents du Soudan et du Tchad, pour avoir permis le retour de la paix entre leurs deux pays, au bénéfice de leurs peuples et de la région toute entière.

J’émets également le souhait de voir nos efforts couronner de succès dans la recherche d’une paix durable en Somalie, ce pays frère qui a tant souffert.

Honorable Assistance,

Permettez-moi de vous apporter quelques éclaircissements sur l’évolution de la situation socio-économique et politique dans mon pays.

Avec la paix retrouvée, l’Union des Comores s’est engagée dans des reformes structurelles en vue de relancer la croissance économique pour lutter efficacement contre la pauvreté.

Ainsi, nous avons pu mobiliser 540 millions de dollars américains en faveur du développement des Comores lors de la conférence sur l’investissement et le développement qui s’est tenue au Qatar.

Nous avons également atteint le point de décision avec le FMI, ce qui va nous permettre de bénéficier d’un allégement de notre dette, au titre de l’initiative PPTE.

Nous avons, par ailleurs, procédé à travers un referendum, à une révision constitutionnelle en 2009 qui avait pour but, non une hypothétique prolongation, comme certains voudraient le faire croire, mais plutôt l’harmonisation des mandats électifs au niveau de l’Union et des îles, afin de réduire le rythme des élections et des scrutins quasi annuels qui devaient se dérouler, sans interruption, de 2006 à 2019.

Cette révision constitutionnelle a ainsi permis l’amélioration de la gouvernance du pays par l’allégement des coûts de ses institutions mais aussi la clarification des prérogatives dévolues aux entités insulaires et à l’Etat central, qui ont été à l’origine des principaux dysfonctionnements de l’Union des Comores ces dernières années.

Toutefois, il est regrettable de constater que tout ce processus, engagé dans le respect des règles démocratiques, a été déformé et remis en cause.

En effet la surenchère politicienne au niveau national a poussé la communauté internationale sous l’égide de l’Union Africaine, qui nous a accompagné tout au long de ce processus, à imposer aux différentes entités comoriennes, un Accord sur la période Transitoire, que j’ai du signer avec les Gouverneurs des îles.

Cet accord, présenté par l’Union Africaine comme « à prendre ou à laisser » prévoit les dates du 7 novembre et 26 décembre 2010 pour la tenue respective des primaires sur l’Ile de Mwali et du premier tour des élections des Gouverneurs des îles, ainsi que des élections présidentielles et du deuxième tour des élections des gouverneurs, et ce contrairement à la décision du Congres qui fixait ces mêmes élections au 27 novembre 2011, avec l’approbation de la Cour Constitutionnelle.

Toutefois, malgré les imperfections de cet accord j’ai consenti à le signer pour préserver la paix et la stabilité dans mon pays.

Excellences Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de vous livrer ma profonde conviction qu’il ne peut jamais y avoir de paix ni de stabilité durables aux Comores sans le règlement définitif de la question de l’Ile comorienne de Mayotte.

C’est pourquoi je voudrais, à nouveau, lancer un appel solennel à l’ensemble des pays membres de l’Union Africaine, pour qu’ils appuient mon pays dans sa quête légitime en faveur du parachèvement de la décolonisation de l’Union des Comores.

Seul le respect des résolutions pertinentes de l’ONU, de l’OUA puis de l’UA et de la Ligue des Etats Arabes permettra, enfin, aux Comoriens de vivre dans la paix, la stabilité et la sérénité, conditions sine qua non à la promotion du développement socio-économique de nos îles.

C’est fort de ce constat que j’ai avancé l’année dernière, du haut de la tribune des Nations Unies, la proposition <>, comme solution à cette crise qui n’a que trop duré.

J’attends toujours de la partie française, une réponse favorable à cette nouvelle proposition pour un règlement définitif de ce différend.

Aussi, comptons-nous sur notre organisation pour qu’elle exige la reconnaissance, par la France, pays des droits de l’Homme et de la démocratie, de l’intégrité des Comores, notamment à travers la suppression du visa injustifié, imposé aux Comoriens des autres îles qui veulent se rendre sur une partie de leur territoire, et qui engendre, entre autres conséquences, la mort de milliers de mes concitoyens.

En effet, selon les statistiques, depuis l’imposition, en 1994, de visas aux autres Comoriens désirant se rendre à Mayotte, il y’aurait entre 6 et 7000 morts dans nos eaux territoriales.

Pour beaucoup de Comoriens et d’observateurs étrangers, les 60 kilomètres qui séparent les îles d’Anjouan et de Mayotte sont devenus le plus grand cimetière de l’Océan Indien.

Ainsi, en défendant, avec succès, l’intégrité territoriale de ses pays membres, notre organisation ne fera que se conformer davantage à ses idéaux de bâtir l’espace de paix, de stabilité et de concorde nécessaire à un réel développement socio-économique, dans l’intérêt de ses peuples.

Permettez moi de rappeler qu’on peut tout refaire, tout refaire, sauf l’histoire et la géographie.

Vive la coopération et la solidarité internationales ! Vive l’Union Africaine ! Je vous remercie.

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 23:04

 

COMORES : LA Mouvance Présidentielle soutient Dr Ikililou Dhoinine

COMMUNIQUE
 

 

La Mouvance Présidentielle note avec intérêt et entière satisfaction la désignation par le Président de la République (à droite sur la photo) du Dr Ikililou Dhoinine (à gauche sur la photo) en qualité de candidat aux prochaines élections du président de l’Union des Comores.
En sa qualité de vice président de l’Union, Dr lkililou demeure un des artisans de la politique du gouvernement. Au côté du chef de l’Etat, son Excellence Ahmed
Abdallah Mohamed Sambi, le candidat Ikililou participe activement à la politique d’ouverture du gouvernement avec le rayonnement international des Comores et à l’action économique et financière aux résultats encourageants et soutenus par les institutions internationales. Avec l’engagement des partenaires au développement en faveur des Comores et les acquis de la conférence de Doha, la dynamique du développement économique initiée par le président Sambi, le Dr lkililou reste sans doute, le candidat le mieux indiqué pour porter haut les couleurs de la Mouvance Présidentielle. Conscient de l’importance de ce grand rendez-vous électoral, la Mouvance Présidentielle lance un appel solennel aux militants et sympathisants et à toutes les forces vives, pour soutenir les idées de paix et de progrès socio-économiques portées par un patriote soucieux de l’unité nationale, de la paix sociale et du développement économique des Comores.
Moroni, le 21 juillet 2010

 

Pour la mouvance présidentielle
Fnj, Mcjp, Pec, Orange, Undc, M.r, Wewu, Pasoco

 

Source : Al watwan n°1593 du jeudi 22 juillet 2010

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 22:19

 

 Les Députés et conseillers des îles comoriens réunis en congrès dimanche 25 juillet 2010 ont adopté la loi entérinant la date des élections prévue dans l'accord politique signé le 16 juin dernier par le Président de l'Union, les gouverneurs des îles et un représentant de la Communauté internationale .

 

Selon l'article 1er de ladite loi, « L’élection du président de l’Union des Comores et celle du 2ème tour des gouverneurs des îles autonomes se tiendront le 26 décembre 2010 sur tout le territoire national ». Les primaires de Mwali auront lieu le 7 novembre 2010.

 

Il y a eu 80 voix pour, 2 voix contre et 2 abstentions. Un parlementaire était absent. 

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

26 juillet 2010 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 01:29

karida 

« Depuis mon enfance,  je rêvais d’exercer le métier d’esthéticienne .C’ est un idéal que j’embrasse et pour lequel je suis prête à tous les sacrifices »

 

 

 

A la veille de l’ouverture officielle de son centre de Beauté à Moroni, Madame Karima Jaffar connue surtout sous le prénom de Karida répond à nos questions.

 

HALIDI-BLOG-COMORES : Tout d’abord, mes sincères félicitations pour la concrétisation de ton projet professionnel.

Je commence notre petit entretien par te demander de te présenter à nos lecteurs.

 

Karida  :  Merci.

Je m’appelle Karima Jaffar mais je suis Karida pour la famille et les amis. Après mes études secondaires, j'ai choisi de suivre une formation de 5ans en Egypte dans une école de coiffure et d’esthétique. J'ai appris à composer des produits de soin du corps et du visage à base de produits naturels (mélange de fruits, légumes, féculent selon le type de peau)

 

HALIDI-BLOG-COMORES : Comment votre projet est-il né ?

 

Karida : Depuis toute petite j'admirais les belles femmes bien soignées et naturelles.

Je maquillais et coiffais ma mère, mes amies et mes voisines. Cette  passion  est restée en moi et s'est concrétisée par ma formation et l'ouverture du Centre  de beauté comorienne et orientale BEAUCOR  dont l'unauguration officielle aura lieu demain (lundi 26 juillet 2010) à MORONI, la capitale des COMORES.

 

HALIDI-BLOG-COMORES : Quelle est ton ambition ?

 

Karida : Mon ambition est de longue date. Comme je l’ai souligné, depuis mon enfance,  je rêvais d’exercer le métier d’esthéticienne .C’ est un idéal que j’embrasse et pour lequel je suis prête à tous les sacrifices. J’ai toujours voulu être au service de la population, lui assurer le bien être moral  ainsi que la beauté physique.

Donc, avec la création de BEAUCOR, mon souci primordial est d’assurer le bien être moral et physique ainsi que la beauté de mes clients, lutter contre l'utilisation des produits qui agressent  la peau et contribuer à diminuer le chômage des jeunes dans mon pays.

 

Au fil des ans, en plus de tout ce que je fais ( soins du corps, de visage, des cheveux,...),  je voudrais avoir également un coin fitness pour accompagner le sauna et élargir  mon projet avec la vente de produits de beauté naturels, la parfumerie  etc. 

 

HALIDI-BLOG-COMORES : Quelle clientèle vises-tu ?

 

Karida : les hommes, les femmes, les personnes de troisième âge et les jeunes.... Car la beauté et le bien être sont l’affaire de tout le monde.

 

HALIDI-BLOG-COMORES : Quels sont les horaires d’ouverture de BEAUCOR ?

 

Karida : Du lundi  au vendredi de  10h à 20h et le samedi de 10h à 21h

 

Le centre Beaucor se trouve à Moroni dans le quartier qui s’appelle Soifa à 100m de l’IFERE et à 200m de l’hôtel Le Moroni ou du palais du peuple.

 

HALIDI-BLOG-COMORES : ton dernier mot ?

 

Karida : Dans la vie, il faut être ambitieux et surtout savoir ce qu'on veut. Seul le travail rend la femme autonome. N'attendons pas que tout vienne de l'Etat.

 

 La vie n'est pas aussi facile qu'on le croit mais il faut oser. Avec du courage et  de la détermination on peut atteindre ses objectifs. Tout métier est honorable et rien n'est plus rassurant que de s'assumer financièrement

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

25 juillet 2010

 

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 09:36

BEAUCOR

« Votre Beauté, notre passion »

« Votre Bien être, notre préoccupation »

 

beaucor-Slogan.JPGInvitation

 

Le Centre de Beauté Comorienne et Orientale « Beaucor » ouvre officiellement ses portes le lundi 26 juillet 2010 à 17h30.

A  cette occasion vous êtes priés de bien vouloir honorer de votre présence la cérémonie d’ouverture qui aura lieu au centre Beaucor sis à Soifa à 100m de l’IFERE et à 200m de l’hôtel Le Moroni.

   Votre présence est vivement souhaitée.

                                            La gérante

                                            Karida Jaffar

 Tel (portable): 
3326377
3333038
330652
beaucor-siege.JPG

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 07:38

 

Vous trouverez ci-dessous la composition des membres et du bureau de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) pour les prochaines éléctions qui auront lieu en principe en novembre 2010

 

Membres de la CENI

 

1- Abdallah Mohamed (représentant de l’opposition parlementaire)

2- Madi Laguera (représentant de l’Union pour Mwali)

3- Ali Hassanaly (représentant de l’exécutif de Mwali)

4- Charcane Chaharane (représentant de l’exécutif de Ndzuwani)

5- Abdallah Allaoui Maachouk (représentant de l’union pour Ndzuwani)

6- M'sahazi Hakika (représentant de la société civile)

7- Anzimata Abdou (représentant d u gouvernement de l’Union)

8- Mzé Dafiné Said (représentant de l’exécutif de Ngazidja)

9- Idrissa Ahamada Saïd (représentant de la majorité présidentielle)

 

Membres du Bureau élu de la CENI

 

Président : Charcane Chaharane

Vice président : Madi Laguera

Trésorière : M'sahazi Hakika

Secrétaire Rapporteur : Idrissa Ahamada Saïd

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 22:22

Vous trouverez ci-dessous une interview du nouvel entraineur des Coelacanthes, l'équipe nationale de foot-ball des Comores, Manuel AMOROS accordée à Comores Mag.

Cliquez une fois sur la vidéo et n'oubliez pas de mettre le son.

 

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 12:22

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Idi Nadhoim, Vice président en charge du ministère de l’agriculture, de l’artisanat de la pêche de l’agriculture et de l’énergie

« Notre parti pèsera sur l’élection du futur président de la république »

 

Idi-Nadhoim.jpgMoroni, vendredi 23 juillet 2010 (HZK-Presse)  A moins de 4 mois des élections harmonisées du président de l’Union et des gouverneurs des îles, les états-majors politiques se mobilisent, tant au sein du régime en place, que dans les rangs de l’opposition. Le Vice-président Idi Nadhoim, a accepté de répondre aux questions de La Gazette et HZK-Presse, dans une interview exclusive qu’il nous a accordée à la veille du Congrès des élus qui doit entériner le nouveau calendrier électoral fixant les scrutins aux 7 novembre et 26 décembre 2010. Pour M. Idi Nadhoim, qui annonce la création d’un nouveau « grand parti » au sein de l’actuelle mouvance présidentielle, ce mouvement « va peser sur l’élection du prochain président ».  

 

Question : Comment comptez vous aborder les prochaines échéances électorales ?

 

Idi Nadhoim : Nous avons créée avec mes amis Kiki, Djae, Satellite, député Fatahou, les députés de Moroni qui sont tous de la mouvance, qui sont des députés « Orange », les Conseillers, des grandes personnalités de ce pays, un mouvement politique appelé le parti Orange. Un grand parti politique qui rassemble aussi bien des personnalités, des cadres de la Grande-Comore, d’Anjouan et de Mohéli pour être présent en force dans les prochaines échéances et dans d’autres… et dans la vie politique de ce pays.

 

Question : Pourquoi vous avez lancé ce parti politique maintenant et pas avant ?

 

I.N. : Parce que à chaque chose son temps. Les dernières élections nous ont permis de mesurer nos forces, notre audience dans le pays. Les résultats obtenus aux dernières élections nous ont encouragés à former très rapidement un grand parti.

 

Question : Est- ce là une façon de se démarquer de la Mouvance présidentielle ?

 

I.N. : La mouvance présidentielle n’est pas un parti politique. C’est un ensemble de partis. Et il n’y a aucune raison que nous nous démarquions de la Mouvance présidentielle. Sauf s’il y a de bonnes raisons de se démarquer. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 

Question : Ne craignez-vous pas que cette démarche contribue à fragiliser la mouvance ?

I.N. : Pourquoi, cela ne peut pas renforcer la Mouvance ?

 

Question : Allez-vous soutenir Monsieur Ikililou Dhoinine [candidat désigné par le président Sambi] à la prochaine présidentielle ?

 

I.N. : On n’a pas encore discuté avec le chef de l’Etat. Ni avec le chef de l’Etat qui a fait la proposition, ni avec le candidat lui-même ni avec les autres formations de la mouvance. Mais ce qui nous intéresse le plus aujourd’hui, c’est le rassemblement de nos forces pour que notre soutien à un candidat ne soit pas un soutien en l’air, comme c’est souvent le cas avec des partis qui ne représentent rien. Mais un soutien effectif qui va peser pour l’élection du prochain président

 

Question : Parlons maintenant de l’organisation des prochaines élections. On parle beaucoup d’un manque de moyens financiers alors que les membres du comité de suivi ont annoncé que le gouvernement va débloquer une enveloppe de 500 millions fc pour permettre au processus de démarrer…

 

I.N. : Nous ne sommes jamais engagés à débloquer cette somme là. Nous apporterons notre contribution, comme cela a toujours été le cas. Mais nous attendons un soutien massif de la communauté internationale et là il ne faut pas se cacher le visage pour le dire.

 

Question : Au sein de l’opinion et même dans les rangs de l’opposition certains craignent que le gouvernement ne veuille pas organiser les élections cette année. Que répondez-vous ?

 

I.N. : S’ils ne sont pas prêts à aller aux élections, ils n’ont qu’à le dire. Mais les élections sont fixées en novembre et elles auront lieu aux dates fixées. Nous allons les organiser avec les moyens de bord.

 

Question : Votre mouvement politique aura-t-il des candidats aux prochaines élections ?

 

I.N. : Nous avons notre candidat à la Grande- Comore en la personne de Mouigni Saïd Soilih. Pour les gouverneurs d’Anjouan et de Mohéli, il est trop tôt pour dire qui on soutiendra. Ce qui nous intéresse le plus c’est l’élection du gouverneur de la Grande-Comore.

 

Question : Quel programme politique allez vous défendre auprès des électeurs ?

 

I.N. : Le programme est tout tracé. Une très grande ouverture pour permettre les investissements étrangers comme nous l’avons fait jusqu’ici. Les résultats sont là. L’encouragement des nationaux par la facilitation de l’accès au crédit bancaire. La continuation d’une politique de développement des infrastructures. Il n’y a pas de raison de changer une politique qui a commencé à donner des résultats qui sont là et qui sont palpables.

 

Question : Abordons un autre sujet. Où en est-on du dossier sur la privatisation de Comores Télécom ?

 

I.N. : D’ici novembre, elle sera privatisée avec un partenaire stratégique qui détiendra 51% des actions et forcément le management de la société. Et, c’est ce qu’il fallait faire depuis longtemps.

 

Question : Qu’en est-il du nouvel opérateur, Twamaya Télécom ?

 

I.N. : Nous constatons le retard qu’a pris Twamaya Telecom qui est dû à l’entêtement de la direction de Comores Télécom de faire obstacle à cette société, mais quoi qu’il en soit Twamaya va commencer à émettre d’ici la fin de l’année au plus tard.

 

Question : Et l’engagement des petits ports promis par CGH ?

 

I.N. Les petits ports sont en cours et les travaux du premier doivent commencer début août à Vassy à Anjouan.

 

Propos recueillis par Faïssoili Abdou

230710/fa/hzkpresse/9h00

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:26

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

 

Fomboni, mercredi 21 juillet 2010 (HZK-Presse) L’affaire des cautions « non payées » lors des élections des gouverneurs de 2007 à Mwali, refait surface, juste à quelques semaines des dépôts de candidatures pour les prochaines élections présidentielles et des gouverneurs. Après trois ans, l’ancien président Fazul, potentiel prétendant à la magistrature suprême de l’Etat, serait convoqué pour une information judiciaire à la cour d’appel de Moroni, qu’il avait lui-même saisi suite au Cette affaire concernait l’ex-président Fazul, le député Chabouhane et le ministre Fouad Mhadji supposé tous les trois, par le ministère public représenté par le procureur de la république de l’époque Soilih Mahamoud, comme n’ayant pas déposé leur caution et pourtant ils étaient bien candidats dans la course à la tête de l’exécutif de l’ile autonome de Mwali en 2007.

jugement rendu par le président du tribunal de première instance de Fomboni.

 

  C’est lorsque le député Abdou Djabir qui était lui aussi candidat et l’actuel gouverneur Mohamed Ali Said, le vainqueur du scrutin, sont allés chercher le remboursement de leur caution après avoir dépassé le seuil légal de 10% des voix, que l’affaire éclata. Le caissier du trésor parlait d’un coup de téléphone du président de l’ile qui se trouvait à l’étranger, l’autorisant à délivrer le récépissé de versement au profit des proches de Fazul, « mais je n’avais pas vu l’argent des concernés, je ne faisais qu’obéir aux ordres du chef » avait-il avoué devant le tribunal.

 

Après comparution de M. Fazul et M. Chabouhane, Fouad étant à l’extérieur à cette époque,le tribunal avait délibéré par une condamnation, que l’avocat de Fazul, Me Mzimba, a contesté en interjetant appel, et depuis l’affaire restera en veilleuse. Abdou Djabir et Mohamed Ali Said n’ont toujours pas obtenu le remboursement de leur caution de 3 millions chacun.

 

Il a fallu attendre l’approche des futures élections, juste à quelques semaines du dépôt des candidatures, pour ressortir le dossier du tiroir. Est-ce pour empêcher Fazul qui, dans tous les pronostics est classé parmi les trois favoris des primaires du 7 novembre prochain à Mohéli ? Ou s’agit-il d’une procédure normale qui suit son cours ? Pour les proches de l’ex-président Fazul, « ce sont des manœuvres politiques, car faute d’avoir réussi à plusieurs reprises à l’éliminer, maintenant ils cherchent par tous les moyens à le couler mais ils n’arriveront pas ». A en croire ce Fazuliste, leur avocat assure qu’un appel qui date de 3 ans n’a pas d’effet.

 

Il est à noter que cette affaire mettrait déjà en suspens la coalition qui allait se faire entre Mohamed Assanaly et Fazul dans la prochaine course présidentielle. « Abdou Djabir et Abdoulhakim négocient, tandis que Bienrif Tarmidi et Bolero n’arrivent pas à finaliser un accord électoral » nous confiait Salami Hamid de l’opposition.

 

Cependant dans les milieux politiques Bienrifi serait pressenti comme étant le futur candidat à la présidence, alors que l’ancien président de l’assemblée fédérale Salim Djabir qui comptait beaucoup sur certains partisans du FPC lorsque ces derniers avaient suggéré à Mohamed Assanaly de  se retirer de la course, se trouverait en difficulté.

 

Du coté de la mouvance après plusieurs négociations qui avaient fait l’objet du déplacement d’une forte délégation des « baobab » de Mwali, il est presque certain que c’est l’actuel vice-président Ikililou qui sera le candidat de la mouvance présidentielle au fauteuil de Beit-Salam et Aladine Daroumi candidat au poste de gouverneur de l’île.

 

Mouayad Salim

210710/ms/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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