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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:41

 

La commission chargée de la coordination et du suivi de la restauration du site de décharge des ordures situé à l’ancien aéroport de Moroni, appelle les instances chargées du traitement des ordures déversées dans ce site à remplir leurs obligations de “traiter et vider” cette décharge afin de restaurer le dite site qui n’est pas destiné à accueillir des déchets, contrairement à ce que vivent actuellement les habitants du quartier dit “Swafa na Maruwa” voisin de la décharge.


Le protocole d’accord, signé le 23 novembre 2007 entre le gouvernement de l’île autonome de Ngazidja représenté par son ministre des Finances de l’époque et le quartier Swafa na Marwa représenté par Mohamed Saïd, dit en son deuxième article que l’usage du site en question ne doit pas excédé un délai de six mois et précise que l’emplacement actuel situé dans le quartier Swafa na Marwa sera utilisé “à titre temporaire pour six mois non renouvelable, dans un strict respect des conditions de santé et de sécurité publique”.



“Le collectif du quartier Swafa na Marwa concourt par sa surveillance, au respect scrupuleux des dispositions de l’article 3. Il peut, en cas de non respect des dispositions de ce protocole, saisir les autorités compétentes pour la fermeture du site. Et si la situation de non respect perdure, l’emplacement cité en article 3 perd officiellement sa qualité de site et demeure fermé d’office”, lisait-on entre les alinéas de l’article 5 dudit protocole d’accord.



Eu égard au non-respect de l’accord, la commission chargée de la coordination et du suivi de la restauration du site et les habitants des quartiers en question, réunis en assemblée générale le 31 mai dernier, se sont convenus “d’entreprendre toutes les démarches possibles pour l’arrêt immédiat du déversement des ordures qui, par leur volume exagéré, se situent maintenant à quelques mètres des habitations”.



Les riverains de la décharge trouvent inadmissible que treize millions de francs soient dépensés chaque mois par les pouvoirs publics pour ramasser les ordures de la capitale et des villages périphériques, et de les déverser ensuite dans un espace aussi réduit aux alentours des habitations et des écoles et à quelques mètre de la mer sans aucun accompagnement, ni un traitement digne du nom.


“Nous, habitants de Swafa na Maruwa, considérons ces agissements comme un mépris à l’égard des victimes de cette situation, car c’est de l’argent public utilisé, non pour aider la population, mais pour la tuer à petit feu”, peut-on lire dans un courrier de la commission adressé aux autorités et aux opérateurs chargés de gérer le site. A en croire l’entrepreneur chargé du traitement de la décharge, Faïssoil Mradabi, le bulldozer qui servait au ramassage serait tombé en panne durant deux mois et à sa réparation, il a été affecté aux travaux de nettoyages des villages sinistrés par les inondations des dernières intempéries. “Or les bulldozer sont rares dans le pays, nous avons des difficultés à en trouver”.



Selon lui, le second bulldozer, qui était lui aussi en panne, sera sur pied dès le week-end prochain et “nous reprendrons le travail”, a confié Faissoili. L’entrepreneur a déclaré que “dans l’immédiat“ il fait, à son niveau, le travail dans la mesure de ses moyens. Il estime qu’à court terme, il fera de son mieux “pour que la situation soit le moins pénible pour tout le monde”, mais qu’à long terme, cela ne relève pas de son ressort, car il reviendra aux pouvoirs publics “de trouver une fois pour toute des moyens pour le recyclage et le traitement des déchets”.

ASA

Alwatwan du 8 juin 2012

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 21:36

Lu pour vous / Source : http://www.holambecomores.com/blog/2010/05/ce-que-nous-devons-apprendre-de-la-catastrophe-de-haiti-pour-l%e2%80%99habitat/

Ce que nous devons apprendre de la catastrophe de Haiti pour l’habitat

Les Comores  ne sont pas à l’abri des menaces naturelles. Un rapport préparé par Maplecroft, pour « The Independant », qui est un des grands journaux anglais, a conclu que les Comores sont le pays le plus vulnérable au monde. Le score total des Comores est de 1,21 point sur une échelle allant de 1 à 10, avec 1 étant le pays le plus vulnérable, et 10 le pays le plus sûr.

Pour les Comores, la combinaison de tous ces facteurs est pire que pour n’importe quel autre pays au monde. Il est donc temps que l´on prenne conscience des menaces qui pèsent sur notre pays.

La catastrophe de Haïti et ses conséquences doit  nous amener à établir et appliquer un minimum de bon code de l´habitat. Il est regrettable que toute une génération ait disparu à Haïti à cause des erreurs de constructions dans une zone classée comme dangereuse au niveau sismicité. Des écoles, des hôpitaux et même des établissements administratifs se sont totalement effondrés à cause des mauvaises pratiques de construction. Ce qui est comparable à la réalité des Comores.

A Haïti, beaucoup de choses ont été signalées, notamment le manque de conception propre à résister aux tremblements de terre. Mais la principale cause de cette catastrophe, selon une analyse de différents experts,  repose principalement sur les pratiques de construction inappropriées en zones urbaines.  Il y a aussi le manque d’application des codes de conception, l’absence de supervisions de bonnes techniques, et  le manque de disposition du Code de conception parasismique.

De nos jours, les constructions en zone urbaine à Moroni sont très hasardeuses, et même extrêmement dangereuses. Les gens construisent d´une manière  anarchique  sans respecter la moindre norme.

La plupart des maisons en dur dans nos villes sont en béton. Le Comorien a la conviction que “Béton nde maji”,  l´eau c´est mieux pour les bétons, pourtant c´est tout à fait le contraire. L’eau provoque le durcissement du béton par un processus chimique d´hydratation.  Le rôle de l’eau est important parce que le rapport eau ciment est le facteur le plus critique dans la production parfaite du béton. Mais trop d’eau réduit la résistance du béton. Il peut même détruire un bâtiment sans qu´on s´en rende compte à temps. A titre d´illustration beaucoup de maisons construites dans les années 90 présentent des fissures visible au niveau des murs et des toitures. C’est à l’opposé des maisons construites à l´époque coloniale à la coulée de lave, maisons construites en respectant les codes français.

Les maisons qu´on construit au-dessus des maisons existantes, appelées maison à étage (dari),  représentent un danger national. Les murs de support des maisons sont d´une manière générale projetés de façon hasardeuse. Il y a aussi ceux qui décident après une dizaine ou même une vingtaine d´années de couvrir la maison en béton et lui ajouter un étage. Cette pratique reste le plus grand danger qui menace nos villes. Un grande nombre des professionnels du bâtiment n´ont pas de formation appropriée, et c’est aussi le cas pour les ouvriers du bâtiment qui manquent de formation de base.

Plusieurs instituts internationaux de la construction et l´habitat ont établi des bons codes de l´habitat qui sont applicables dans des pays comme le nôtre. Les codes de l´habitat servent non seulement à minimiser les dégâts en  cas d´incendie ou de catastrophe naturelle, mais aussi et avant tout à sauver des vies. Ces bonnes pratiques doivent être introduites dans notre pays.

Comme minimum on doit exiger l´application des codes le l´habitat et l´intervention des spécialistes avant de donner une autorisation de construction en zone urbaine. Et le plus important de tout et d’attirer l´attention de tout citoyen sur le rôle des bons codes qui doivent servir à leur protection et non pour les déranger.

Il est temps que les autorités prennent les choses sérieusement. Qu´on mette en place des organes techniques pour la création et l’implémentation des normes réelles et applicables de l´habitat. Nous devons établir des bonnes pratiques sur la construction des fondations, des murs et des toitures. Et plus important encore, on a besoin d´éduquer nos professionnels pour maximiser la sécurité.

Comme le dit le proverbe, «il vaut mieux prévenir que guérir» : sauvons les enfants des Comores…

Bambi

 

 

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 09:43

Vous trouverez ci-dessous un article citoyen et engagé du jeune poète comorien, Adjmael Halidi sur l'environnement.  Quel plaisir de lire un tel écrit ! Continue ainsi et reste fidèle à ta folie. Surtout ne change pas.
Des lecteurs vont certainement prétendre que tu éxagères. Pourtant c'est la vérité. Et cette vérité est grave. Voire même, comme disent les Quebecois "gravement grave"
HALIDI-BLOG-COMORES



Koni, le paradis des damnés

 

Nombreux sont ceux qui croient à tort que les populations des localités comoriennes sont clairsemées à cause des mouvements migratoires vers la France ou Mayotte. Sachant que Mayotte est pour l’Anjouanais ce qu’est Marseille pour le Grand-comorien. Evidemment la répartition de la densité entre les îles reste importante et inégalitaire : 517ha/km² pour Anjouan, 227 ha/km² pour la Grand-comore et 99 ha/km² pour Mohéli : soit une moyenne de 273 ha/km² pour l’ensemble du pays. Cette surpopulation résulte aussi d’une absence de centres d’intérêt pour les jeunes, qui se tournent facilement vers le sexe, et, deviennent précocement parents. Encore si la lutte contre la mortalité infantile enregistre des succès éloquents, les campagnes de sensibilisations pour le planning familial restent vaines. Conséquence, l’insécurité alimentaire ou la dépendance de l’agriculteur vis-à-vis de la prochaine récolte n’est plus que source d’exode rural, elle incite l’homme à détruire la faune et la flore pour étendre ses parcelles mais aussi pour avoir du bois de chauffe, du charbon de bois, du sable pour construire un gîte. Reportage.

 

Dimanche 18 avril. Après avoir parcouru durant une heure layons et monts, croisé bambins en proie à la sous-alimentation (moins de 2000 calories par jour) [squelettiques, ventres ballonnés, cheveux jaunâtres]  et des femmes en haillons que ne leur restent que la peau sur les os, nous arrivons enfin à Koni N’gani. « Ce faix de bois, je vais le vendre, si jamais il y a quelqu’un  qui veuille bien de lui, à 1000fc (2 euros) maximum. Puis avec cet argent je vais payer une dette à l’épicier pour pouvoir encore acheter à crédit deux autres kilos de riz. J’ai commencé à couper les arbres pour avoir du bois de chauffe depuis 2002, après que je  sois expulsé de Mayotte. Je fais de la culture maraîchère à côté .Mais ce n’est pas tous les jours qu’on récolte ce qu’on a semé. C’est grâce au bois de chauffe que j’arrive à entretenir mes 3 enfants et ma femme. Bien sûr qu’on détruit l’environnement, mais on n’a pas le choix. On doit vivre. » nous a confié, tout méfiant, Maoulida Saïd, âgé de 25 ans et analphabète.

 

A Koni Djodjo et Koni N’gani, la misère se lit dans les yeux des gens. La pauvreté crève les yeux. A part quelques bornes fontaines, empruntes vivaces de la présidence de Bacar, personne n’a l’eau dans sa case. Et il faut aller puiser l’eau dans une rivière qui tarit tous les jours, comme une centaine d’autres sources d’eau de l’archipel. Et bien qu’Anjouan soit réputée d’avoir des cours d’eau en abondance, c’est seulement 15% de sa population qui a accès à l’eau courante. Pour ne pas dire eau potable vu les nombreuses maladies qu’elle provoque pendant les saisons de pluies : typhoïde, choléra etc.  A la Grande-comore et Mohéli, se sont respectivement 30% et 80% de personnes qui ont accès à l’eau courante.

 

« Tous ces padzas sont récents.  Avant les plaines étaient parsemées d’arbres. Mais au fur et à mesure que le village s’agrandit, les villageois coupent les arbres pour en faire du fagot et les vendre. La vente du fagot nous permet juste d’acheter le riz. On mange rarement de la viande ou du poisson. Par contre on mange beaucoup de feuilles de tarots ou de manioc. Comme élever des bœufs n’est plus possible à cause des voleurs, la vente de fagot est la seule activité génératrice de revenus » nous a dit Ahmadi Halidi de Koni Djodjo, la soixantaine, père de 9 enfants, et qui dans ses bras, tenait un enfant rachitique dont les yeux affichaient une manque de protéine.

 

Les padzas, la mise à nu ou la stérilisation des sols prévaut dans tout l’archipel. Et personne n’ignore que le déboisement accéléré par les délestages et la hausse du prix du pétrole lampant et la construction de maisons a favorisé comme érosions et inondations ces dernières semaines. Et si la faune comorienne est appelée à disparaître bientôt, si rien ne se fasse rapidement, la flore quant à elle n’est pas épargnée. En plus des ordures et déchets qui longent, pullulent et polluent les côtes des îles, les gens s’y pressent chaque jour pour extraire du sable et différentes roches pour la revente. «  Pour extraire du sable les chauffeurs de camions payent 10 000 fc (20 euros) pour le trajet. L’argent recueilli permet la construction d’un  marché et d’une mosquée dont les travaux ont déjà commencé. » nous a dit à Bambao M’tsanga Amadi Houmadi. Qui bien que né vers 1975, ignore, puisque pas informé, tout ce que l’extraction du sable peut avoir comme retombés.

 

Néanmoins, tous les opérateurs économiques d’Anjouan, comme à la Grande-comore, se sont tournés vers l’extraction du sable et de différentes roches qui est devenue un business vraiment juteux. Si florissant que créer une pseudo-association de protection de l’environnement. Ces businessmen sont convaincus que le Comorien, trop attaché à ses coutumes, consomme plus de fers et de ciments que de riz. D’ailleurs, comme partout dans le monde les riches polluent et détruisent plus la terre que les pauvres étant donné que leur commerces reposent en partie sur cette destruction. En parlant de construction, il est à savoir que toutes les belles maisons des médinas sont le fruit d’une importante destruction de divers écosystèmes puisque anciennement construite de coraux et de bois. Toutefois, la pêche au filet, source de nombreux conflits inter-villageois, et à l’uruva, thephrosia vogelii, que pratiquent beaucoup de femmes de Bimbini à l’instar de Salima Mouendhui, ne sont point du reste dans la dégradation de la nature.

 

Enfin, ce qui est surprenant dans l’histoire, c’est que tous les gens qu’on a eu à rencontrer étaient méfiants parce qu’ils croyaient qu’on était des policiers. Parce qu’ils sont tout le temps persécutés et sanctionnés par ces derniers. Nous, en tout cas, nous faisons part aux autorités étatiques cette phrase tirée du Livre de la sagesse nègre : «  Si quelqu’un te dit qu’il a le courage de supporter la faim, c’est qu’il n’a jamais été abandonné en sa compagnie ». Au lieu de construire un bureau de poste et télécommunication-mettre en place une machine à arnaque, à Koni Djodjo- il fallait d’abord savoir que dans ce village les gens n’ont ni accès à l’électricité, à l’eau courante, à la santé, à l’école (le taux de déscolarisés atteint les 60%). Reste à dire qu’il est temps de suivre à la lettre et ce qui a été dit lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992 et les Objectifs du Millénaire pour le Développement. « Pour faire des grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux » disait Montesquieu. Pour dire que le développement doit prendre  en compte la réalité du pays.

 

Enquête réalisé par A. H.

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 15:55

 


 

Les comoriens constatent avec amertume les dégâts causés par les intempéries de ces derniers jours. Plusieurs routes sont impraticables surtout à Ngazidja et à Ndzuwani.

 

A Ngazidja, c’est surtout la région de Bambao qui est vraiment touchée. De grosses vagues ont débordé et pénétré dans certaines maisons à Moroni. Le village de  Vouvouni a subi des inondations et la route principale est difficilement praticable. A Mvouni, les routes sont aussi abimées et un pont est détruit.

 

A Ndzuwani, c’est encore pire. Il y a eu un mort et  la région de shisiwani  est inaccessible.  Les routes sont détruites.

 

Quant à Mwali, les dégâts seraient minimes*.

 

 Le Chef de l'Etat, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi, lors d’une visite effectuée à Vouvouni et Mvouni  le jeudi dernier,  « a assuré la population de l'appui de l'Etat pour les aider à surmonter cette catastrophe. Une commission a été chargée d'évaluer les dégâts et des démarches sont parallèlement entreprises auprès des partenaires du pays pour les appeler à contribuer à cet effort. » selon le site officiel de la  Présidence de l’Union des Comores.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

* Actualisation du 20 avril 2009 à 23h10 : Selon le journal Alwatwan du 20 avril 2009, à Mohéli, des quartiers entiers sont disparus de la carte

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 13:57

 

Conférence internationale sur l’habitat : Le projet vise la construction de 75 000 logements
Moroni, lundi 23 février 2009 (HZK-Presse) – Le président de la république l'a précisé lors de la conférence de presse qui a suivi l'ouverture solennelle des travaux, hier lundi 23 février, « qu'il faut que ce forum international arrive à déterminer les voies et moyens de construire au moins 75 000 logements pour la population à faible revenu ». Pour tenter de résoudre cette équation, 100 professionnels et spécialistes nationaux appuyés par une quinzaine d'experts venus de l'extérieur, vont échanger les idées dans cette conférence internationale baptisée « Baticom ».

D
epuis ce dimanche où a eu lieu l'ouverture technique des travaux, au Palais du peuple, les participants ont abordé les thèmes relatifs au cadre légal, l'habitat économique et développement durable, la stratégie de financement et accès aux crédits et enfin la mise en place d'une agence nationale immobilière.
« La conférence va évoluer dans une dynamique visant à établir une base de discussion des volets économiques et financiers de la stratégie nationale en matière d'habitat aux Comores. Le forum n'est qu'un moyen de faire la lumière sur ces deux volets en particulier. Les deux éléments qui constituent un obstacle pas facile à surmonter pour les gens à revenu limité, vont être traités dans ce symposium », explique Nasser Dassouki qui est le chargé de communication de Baticom.

Parmi les problèmes auxquels ces experts doivent faire face, figure la question du foncier. La terre aux Comores est soumise à plusieurs droits, coutumier et moderne. Le domaine étatique est presque inexistant car vendu à tour de bras à des particuliers. Mais le président de la république assure « qu'un projet de loi est en cours d'élaboration pour codifier ce domaine très complexe ».

La deuxième problématique que le forum doit régler est relative aux moyens d'accès très faibles de la population en matière de crédit immobilier. Pour Baba Mountaz, un des experts iraniens, « le problème du foncier et du manque de moyens se pose partout et pourtant, on a trouvé des solutions. C'est pourquoi nous sommes ici. Notre objectif est d'accélérer le rythme de construction et faciliter le processus car chaque année, ce sont 400 maisons qui sont construites aux Comores » pour répondre à la forte demande et espérer réduire sinon éradiquer l'habitat insalubre, une des trois grandes promesses de campagne du président Sambi.

La conférence arrive à point nommé, si les recommandations arrivent à détourner les obstacles de la première phase. Le diagnostic de l'habitat présenté au palais du peuple est alarmant. Le dernier recensement indique que 63% des murs des habitations aux Comores sont en tôle, en bois ou en feuille. C'est 62% de la population qui y vit. « Face à cette situation préoccupante, il ne faut pas se contenter de constat indigné, mais trouver des solutions », nous dit le ministre de l'aménagement du territoire et de l'habitat.
Elarif Oukache ajoute que « le président a fait un rêve et il est entrain de le matérialiser avec son gouvernement ». En tout cas, la réalisation du rêve prend du temps. Depuis les premières heures du mandat d'Ahmed Abdallah Sambi élu en mai 2006, ses efforts n'ont pour l'instant accouché que trois unités de production de briques en terre cuite, qui ne sont pas encore utilisables.

Au cours de la cérémonie d'ouverture, le locataire de Beit-Salam accuse ses collaborateurs pour expliquer les lenteurs, pour ne pas dire l'échec de son projet phare. « J'ai toujours écouté les conseils de mes collaborateurs alors qu'ils n'étaient pas toujours les meilleurs. J'ai débloqué 15 millions rien que sur mes fonds noirs, et les résultats sont très maigres. Non seulement, ils ont mal conseillé mais m'ont fait de la surfacturation », accuse-t-il.

Cette conférence réjouit néanmoins le secteur privé, notamment la Chambre de commerce qui a co-organisé l'événement avec Comoro Gulf Holding, car selon son président, « quant le bâtiment va, tout va ».
Ahmed Abdallah
Agence comorienne de presse (HZK-Presse
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 15:55

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Environnement


Moroni, lundi 23 février 2009 (HZK-Presse)
Après plusieurs rounds entre le PCD, la commune nord de Hamanvou, l’association des maires de Ngazidja et les acteurs au développement, une étude monographique de la commune nord de Hamanvou a fait objet d’une cérémonie de restitution vendredi 20 février dernier à Milévani. Réalisée par un consultant national du GAD (Groupement Agricole et Développement), en la personne de M. Hassani Bacar Mlantrédé et financé par le Programme de Coopération Décentralisé (PCD), tous les intéressés se sont réunis dans cette localité, une des six villages composant la commune, pour lancer le dialogue en présence des principaux acteurs et bénéficiaires du projet.

 

La présence à cette cérémonie de M. Opia Mensah Kumah, Représentant résident du Pnud à Moroni a été très appréciée, au point qu’il s’est engagé à accompagner la mise en œuvre du projet. L’on note également la forte participation de citoyens et notables de la région intéressés par l’impact environnemental et les résultats attendus de la mise en place du site de la décharge des ordures ménagères de l’agglomération de la capitale. 

 

Souhaitant la bienvenue à ses hôtes, M. Ali Hatub, maire de la commune de Hamanvou se félicitera de « la cohésion retrouvée » entre ses administrés pour avoir compris les enjeux du projet. Il met surtout en garde les « troubles fêtes », qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur du pays, en soutenant qu’avec le PCD, la commune de Hamanvou sera la première bénéficiaire en termes de retombées et de valeur ajoutée : désenclavement, appui des structures éducatives et sanitaires, promotion d’activités commerciales génératrices d’emploi et de revenu au profit des habitants de sa commune.

 

Il rappelle à cet effet que toutes les études ont fait l’objet d’une large concertation entre le bailleur de fonds et les bénéficiaires. Le député Ali Hassane Mbabaouma reprend à son tour la thèse du maire en expliquant que la capitale des Comores sera certes bénéficiaire en étant débarrassée de ses ordures, mais sa commune aussi, censée abriter le site de la décharge des déchets ménagers, aura son mot à dire pour faire respecter les normes hygiéniques et sanitaires, et préserver la santé de ses citoyens.

 

Raison pour laquelle le directeur du PCD, M. Yves Chunleau, interviendra pour donner des assurances, en précisant que l’objectif de l’étude est d’orienter le bailleur de fonds à réaliser des infrastructures solides au profit des 5164 habitants de la région. Bien que la commune nord Hamanvou soit composée actuellement de six villages parmi les 9 de la région, l’étude monographique touche l’ensemble des villages de Hamanvou. Elle comporte l’amélioration des conditions d’accès et d’appui à la cartographie scolaire et sanitaire, aux infrastructures routières, de télécommunication, l’agriculture dans une zone réputée pour sa production agricole, l’élevage des bovins, etc.

 

Pour un site situé à 7 kilomètres du plateau agricole de Bandasamlini, les études visent à désenclaver la région par deux pistes rurales : l’une conduisant de Hahaya (RN1) vers le site central en traversant le village Boenindi et l’autre à partir du village de Diboini vers le plateau de Bandasamlini. Selon les études réalisées et présentées par le consultant national, prés de 200 familles de cette région dépendent de la production agricole.

 

Le consultant ressortira les contraintes liées au sous-développement, dont l’inexistence d’un crédit bancaire pour ses agriculteurs, l’insuffisance du marché dans la région et les conditions difficiles d’accès. Il émettra également le souhait de mettre en place un système d’information et d’accès au crédit ainsi que la conception et la planification des modules de formation au système d’information et de gestion au profit des conseillers municipaux et des paysans de la région.

 

Après une séance de questions-réponses dirigée par les organisateurs en collaboration avec le PCD, Yves Chunleau insistera sur les dispositions prises par l’Union européenne, de maintenir un dialogue pérenne et continuer le processus dans « une politique gagnant- gagnant ».

 

A son tour, M. Opia Mensah représentant résident du Pnud qui a fait le déplacement pour la première fois dans la région, dit avoir mis son énergie pour appuyer les Comores sur deux projets phares, à savoir le Karthala et la gestion des déchets. Avec l’ambassade de Chine, ils ont en étude un projet sur les déchets ménagers. « Mais ceci ne peut se réaliser sans la mise en valeur de cette région abritant le site central de la décharge », reconnait-il. Dans son agenda, des randonnées sont prévues afin d’exploiter les potentialités agricoles dans la région. C’est ainsi qu’il dit être à l’écoute des doléances de la population, et soutient le projet du PCD pour le désenclavement de la région nord de Hamanvou.

 

Le maire de la ville de Moroni remerciera toute la région Hamanvou et son premier magistrat, et rendra hommage à la sagesse des citoyens de cette commune sœur. Il rappelle que la région  abrite l’aéroport international des Comores, la principale unité de concassage de l’île et aujourd’hui elle se porte candidate pour abriter la décharge de la capitale et ses environs, ce qui signifie qu’elle contribue directement au développement du pays.

 

Quant au ministre de l’environnement et la production de Ngazidja, il assure la disponibilité de son département à contribuer au développement de cette région par la mise en place d’un parc d’élevage en provenance du Soudan. Autant dire que le processus de dialogue initié mérite le soutien de tous les acteurs du développement. D’où l’invitation lancée par le grand notable de la région de savoir le préserver dans l’intérêt de tous, car l’événement s’inscrit dans une dynamique participative pour un développement durable.

 

A. Nabahane

230209/an/hzkpresse/6h00

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 13:26

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société

 

Moroni, mercredi 04 février 2009 (HZK-Presse) Hamanvou à 15 km de Moroni présente de nombreux atouts pour recevoir les déchets ménagers de la capitale et ses environs. C’est ce qui est ressorti de deux études, l’une sur l’étude d’impact environnemental des implantations des décharges contrôlées des déchets ménagers et l’autre sur la monographie de la commune de Hamanvou. Les résultats de ces deux expertises financées par le Programme de coopération décentralisée (PCD) sont rendus publics hier mardi à la salle de conférence de l’Université.

 

Le site identifié et étudié par les experts est situé entre Bambani et Milépvani dans la région d’Itsandra au nord de Moroni. Mais loin d’un dépôt d’ordure, il s’agit d’un endroit de traitement des déchets ménagers du grand Moroni, première agglomération urbaine du pays. Il est prévu non seulement un tri sélectif des déchets, mais aussi des opérations de compost pour recycler les ordures.

 

« Le terrain en question ne fait pas partie des zones naturelles protégées. Il n’est pas cultivé. Le site est même éloigné de 1,5 Km des deux villages les plus proches », explique Boinaidi Ali Said, un des experts qui ont mené l’étude d’impact environnemental. Seulement, il subsiste « des risques de contamination des nappes phréatiques liés à la perméabilité du sol. Il nécessitera donc une épuration des eaux de la lixiviation. En plus, l’endroit est inaccessible », poursuit l’expert.

 

Ces limites du site de Hamanvou sont prises en compte dans une autre étude monographique effectuée sous l’égide du PCD, qui propose des solutions alternatives par rapport à l’aspect sociologique notamment. Un ensemble de mesures sont envisagées pour permettre le bon fonctionnement du site.

 

Ces mesures vont « de la construction de nouvelles routes pour rallier le village de Hahaya, les autres localités de la région Hamanvou et la décharge. Il en est ainsi de la réhabilitation du centre de santé et une grande prise en compte des intérêts locaux et des potentialités de la région », soutient Hassane Bacar Mlatrédé, un des experts qui ont réalisé l’étude. L’implantation de cette décharge aurait déjà eu l’aval de la commune de la région contrairement au début.

 

Ces études sont établies en fonctions des spécificités et des réalités de la région. Le maire de cette commune déclare que « recevoir les ordures de Moroni, c’est donner la capitale tout son sens. Et ce n’est pas une honte car aujourd’hui, les deux parties ont discuté sur de bonnes bases dans l’intérêt de tous ». Mais, prévient le premier magistrat de cette commune qui abrite aussi l’aéroport, « si les clauses du contrat ne sont pas respectées, la municipalité se réserve le droit de dire non ».

 

L’étude sur l’impact environnemental ne concernait pas seulement Hamanvou. D’autres sites capables d’abriter des décharges de déchets ménagers sont identifiés et examinés dans les autres régions de Ngazidja (Mitsamiouli, Foumbouni) et Domoni à Anjouan. Cependant, la mise en place de ces sites nécessite beaucoup d’efforts et de synergies de la part des associations, des communes, des partenaires et de l’Etat.

 

Le PCD qui est à l’origine de ces études, se montre « disponible dans sa mission d’appui institutionnel, de formation et de cofinancement », a précisé Yves Chunleau, directeur du programme financé sous le 9ème FED de l’Union européenne. Pour faciliter la mise en œuvre rapide des recommandations, un expert de haut niveau dans le domaine du compost est attendu aux Comores incessamment, a-t-on assuré.

 

Ahmed Abdallah

040209/aa/hzkpresse/6h00

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 13:40

Comores / Union Européenne/

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, vendredi 23 janvier 2009 (HZK-Presse) – Près de 3,1 millions d’euros (soit 1,2 milliard de francs comoriens) ont été débloqués par la Commission Européenne à travers le 9e Fed [Fonds Européen de Développement] pour réhabiliter les infrastructures routières endommagées par les cyclones « Elita et Gafilo » de mars et juin 2004. Après des études réalisées conjointement par les autorités nationales de l’époque et la commission européenne, une convention fut signée le 11 juin 2005 pour réhabiliter ces infrastructures sur toute l’étendue du territoire national.     

 

Pour lancer les travaux une cérémonie officielle a été organisée ce jeudi 22 janvier dans la région de Dimani-Domba, dans le sud-est de la Grande-Comore, sur la portion limitrophe de ces deux régions où deux ponts d’une longueur de 15 à 20 mètres sont à reconstruire, empêchant toute circulation des biens et des personnes.

 

A cette occasion, le président de la république et les partenaires des Comores, notamment la Commission européenne représentée par Mme Claudia Wiedey [son chef de délégation en charge des Comores à Maurice], ainsi que le représentant résident du Pnud, ont honoré de leur présence cette cérémonie pour partager la joie et l’espoir de toute une région.

 

Coupé du reste de l’île depuis cette catastrophe en 2004, on se rend compte des difficultés de déplacement de la population avec leurs biens pour rejoindre l’autre bout de l’île. Raison pour la quelle l’un des intervenants, le notable Ismael Abdou Boina, louera les efforts consentis par les autorités nationales, espérant que le président Sambi prêtera une oreille attentive aux doléances de sa région pour qu’enfin le réseau électrique puisse alimenter le secteur. Disposé avec sa diaspora à fournir sa part de contribution, la région de Dimani s’estime « délaissée » alors que son économie basée sur les produits agricoles a besoin de s’ouvrir au reste de l’île de Ngazidja.

 

Bacar Moussa, jeune cadre opérant dans le secteur bancaire, dira pour sa part que la réhabilitation de deux ponts endommagés « contribuera à donner un nouvel élan à l’économie de la région classée parmi les plus reculées », privée de réseau d’adduction d’eau, d’électricité et d’infrastructures routières. Il appellera de ses vœux les bailleurs et les partenaires au développement à accompagner les efforts de sa population.

 

Dans son intervention, le ministre de l’aménagement du territoire et des infrastructures M. Elarif Oukacha passera en revue les dégâts causés par les cyclones sur l’ensemble du territoire en avril 2003 et janvier-mars 2004. « Ces tristes événements, dira-t-il, ont poussé le gouvernement comorien de l’époque à formuler une requête auprès de la commission européenne pour bénéficier de l’enveloppe B au titre de l’aide d’urgence et humanitaire par la mise en œuvre d’un programme de réhabilitation des infrastructures et la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles ».

 

D’où ce résultat obtenu après des missions d’études réalisées en juillet et décembre 2004 ayant abouti à la signature d’une convention signée entre la commission Européenne et l’Etat comorien en décembre 2005 d’un montant de 3,1 millions d’euros (soit 1,2 milliard de nos francs).

 

Après validation des consultations techniques, la mission d’évaluation a attribué les travaux à trois entreprises locales dont le premier lot de Ngazidja confié à l’entreprise EGT pour réhabiliter entre autres le pont de Pidjani, objet de la cérémonie de lacement officiel de l’ensemble des travaux. Le deuxième lot est attribué à l’entreprise CBE à Mohéli et les troisième et quatrième lots confiés à l’entreprise ENOC pour Anjouan.

 

Mme WEDEY soulignera dans son intervention que la Commission Européenne s’est engagée non seulement pour la réhabilitation des infrastructures routières mais aussi les digues littorales et les infrastructures hydrauliques endommagées par les cyclones. D’ores et déjà 25 sites sont identifiés dans l’ensemble du pays, pour ce premier chantier prévu pour une période de 9 mois.

 

A l’horizon 2010, notamment dans le cadre du 10e Fed en cours, 27 millions d’euros sont programmés au titre de l’enveloppe A, pour réhabiliter les infrastructures routières prioritaires. C’est dans ce contexte que l’ordonnateur national du Fed parlera d’une programmation sectorielle pour les cinq ans à venir.

 

Reconnaissant les efforts déployés par ses prédécesseurs, le président Sambi avouera qu’il est venu dans cette cérémonie « en témoin » même s’il espère pouvoir apporter un jour sa « touche personnelle » dans d’autres projets de cette région. Et d’exprimer au nom du peuple comorien sa gratitude envers la Commission Européenne. 

 

A. Nabahane

230109/an/hzkpresse/6h00

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 09:19

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Environnement  


Moroni, jeudi 22 janvier 2009 (HZK-Presse)
– Le Programme de Coopération Décentralisée (PCD) à travers sa composante 4 entend accompagner les collectivités pour l’aménagement des points de collecte des ordures ménagères. Pour répondre à cet impératif, le Pcd a confié l’étude au cabinet d’architecture de Mme Moussa Nadia pour soumettre au projet des propositions, quitte à exposer un plan de fonctionnement et d’urbanisme spécifique pour l’adaptation des sites de décharge des ordures ménagères et des points de collecte.

 

Au terme de sa mission, l’architecte a présenté hier mercredi 21 janvier au cours d’une séance de restitution son étude, en présence des partenaires du projet Pcd, ses associés et certaines collectivités bénéficiaires dont les mairies de Moroni, Hamanvou et Mitsamiouli.

 

Pour le moment, quatre sites sont identifiés pour abriter les infrastructures destinées à servir  de points de décharge des déchets : Hamanvou, Mitsamiouli au niveau de Ngazidja, Fomboni à Mohéli et Domoni à Anjouan.

 

Mutsamudu n’ayant pas réussi à s’attendre avec ses riverains sur le choix d’un site adéquat, cette agglomération est mise en attente par le Pcd jusqu’au moment où elle pourra parvenir à un compromis.

 

A en croire Yves Chunlau, le directeur régisseur du programme, le Pcd est désormais déterminé à accompagner les initiatives locales, à condition que les collectivités intéressées définissent leurs priorités dans un cadre consensuel.

 

Le cabinet d’architecte proposera des modèles types pour la collecte et la gestion des déchets solides, présentés sur une maquette des bâtiments et ses composants. L’architecte a conçu des schémas adaptés à l’environnement local et respectueux des conditions sanitaires liées notamment aux nuisances visuelles et olfactives des citoyens et des usagers (éboueurs). « Il s’agit selon elle, d’un modèle d’intégration dans son milieu naturel ».

 

S’arrêtant juste sur le cas précis de l’agglomération de Moroni, on cite le chiffre de 18 tonnes pour le volume de déchets ménagers qui sont produits par jour à raison de 45 m3 sur un total de plus de 8838 ménages estimés en 2003.

 

La ville est constituée en 10 localités ou quartiers de sorte que pour mieux préserver son environnement, 14 points de collectes sont nécessaires avant d’acheminer le produit vers la décharge. Selon l’étude de l’architecte, le coût du bâtiment est estimé à 11,5 millions de francs.

 

Elle proposera quatre options de collecte, dont la première sur tri sélectif avec 4 types de déchets, la deuxième toujours en tri sélectif mais avec deux types biodégradables et les trois autres déchets confondus. Par contre la troisième option proposée par l’architecte n’est pas du tout sélectif mais juste un dépôt sur un boxe unique et la quatrième encore un dépôt confondu déposé dans un boxe unique avec possibilité de sélectionner les déchets.

 

Le choix sera déterminé par rapport au coût et au modèle que la collectivité adoptera pour la collecte des déchets. Notons au passage que les déchets des marchés et des hôpitaux ne sont pas évalués par l’étude de maître Nadia. Pour elle de tels cas considérés comme sensibles, cela nécessite des études spécifiques. Le souci exprimé en revanche tient à la difficulté d’adaptation des plans des sites en fonction de l’emplacement du point de collecte.

 

Mais encore une fois l’architecte laissera entendre qu’il y a lieu d’effectuer un suivi de chantier indépendant, tout en tenant compte de l’étude d’impact environnemental en cours d’achèvement. D’où les recommandations formulées portant sur l’organisation d’une opération de sensibilisation, suivie d’une campagne d’éducation civique à destination des associations de quartier pour le respect des contraintes liées à une gestion maîtrisée des déchets managers.

 

A.  Nabahane

220109/an/hzkpresse/6h00

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 16:38

Source : Malango-mayotte.com / samedi 10 janvier 2009

Dans une lettre en date du 8 janvier 2008 adressée à Idi Nadhoim, vice-président de l’Union des Comores en charge des transports et du tourisme, l’organisation patronale des Comores (Opaco), pointe du doigt « des défaillances constatées dans la gestion des ports comoriens, et en particulier dans celui de Mutsamudu ».

 

 

 
 

« Nous tenons à vous alerter sur le danger que fait courir la société Spanfreight Shipping aux entreprises comoriennes par son comportement et sa politique de gestion du port de Mutsamudu », signale le document.

L’Opaco, déplore surtout «les retards de livraison et les pertes de marchandises occasionnées par la gestion hasardeuse de l’infrastructure portuaire ». Une pratique qui, toujours selon l’organisation, « provoque régulièrement des ruptures de stock à Moroni ».

Elle s’insurge surtout du fait qu’ « au moment où des centaines de containers à destination de Moroni sont bloqués à Mutsamudu, ordre a été donné d’arrêter les opérations de transbordements entre Anjouan et Moroni. Le bateau ayant été affecté à d’autres tâches hors des Comores par la direction ».

 Cette initiative, souligne l’Opaco, met en grande de nombreuses entreprises comoriennes déjà gravement éprouvées par le contexte international difficile et la crise que connait le pays.

L’organisation patronale dénonce « une concurrence déloyale » dont la société Spanfreight se rend coupable. « En tant qu’opérateur dans le domaine du riz et du ciment, la société privilégie systématiquement ses propres marchandises dans la livraison des containers. Ce cumul des fonctions de représentant maritime, d’exploitant du port et d’opérateurs sont totalement incompatibles », souligne le document.

Selon l’Opaco « cette situation intolérable ne peut plus durer ». Aussi, elle appelle les autorités à prendre « le problème à bras le corps et que des solutions constructives et concertées avec l’ensemble des acteurs » soient trouvées.

Faissoili Abdou

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