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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 19:30
COMORES / ELECTIONS / GOUVERNORAT DE NGAZIDJA : Aby et Hassani Hamadi au deuxième tour

Selon la CEI de Ngazidja, sont qualifiés pour le deuxième tour de l’élection du gouverneur de l'île de Ngazidja :

- Hamada Moussa(Aby), Candidat du parti UPDC (parti au pouvoir : 18,31%

- Hassani Hamadi (CRAN) : 15,19%

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 12:58

Source : http://www.alwatwan.net/index.php?home=actu.php&title=Barreau-de-Moroni-Ali-Abdou-Elaniou-rayA-de-la-liste-des-avocats&actu_id=7251

Barreau de Moroni : Ali Abdou Elaniou rayé de la liste des avocats

08 décembre 2014


Le Conseil de l’ordre des avocats a communiqué, jeudi 4 novembre, la liste des avocats légalement inscrits au barreau de Moroni. Cette liste, composée de seize avocats et de vingt-quatre avocats-stagiaires, vient d’être adressée à la Cour d’appel et sera bientôt transmise à toutes les instances concernées.
La grande surprise de ce tableau de l’ordre des avocats est l’absence de Ali Abdou Elaniou, considéré jusqu’ici comme le doyen des avocats comoriens. Intrrrogée sur ce sujet, la bâtonnière Harmia Ahmed a répondu que l’intéressé «n’était pas inscrit au barreau de Moroni».

Pour rappel, Ali Abdou Elaniou avait demandé à la Cour d’appel d’annuler la délibération du 11 février du conseil de l’ordre ainsi que l’élection de la bâtonnière. Il avait également soulevé le problème de l’incompatibilité des fonctions d’avocat et celles de consul de Sénégal qu’occupe aujourd’hui Me Harmia Ahmed.

«Nous avons demandé à la Cour d’Appel de prononcer l’irrecevabilité de la demande de Ali Abdou Elaniou car il n’est pas inscrit au barreau de Moroni. Etant donné qu’il n’a pas la preuve de son inscription, il n’a pas les capacités d’attaquer une quelconque délibération prise par le conseil de l’ordre», estime le bâtonnier.

Au cours de son intervention, Harmia Ahmed a fait savoir que la porte n’était pas définitivement fermée pour ‘’l’ancien’’ avocat du barreau de Paris. «S’il fournit la preuve qu’il est inscrit, nous procéderons à un rectificatif de la liste», dit-elle.

Me Ali Abdou Elaniou se demande, pour sa part, si l’omission de son nom sur le tableau de l’ordre des avocats est «une erreur ou une plaisanterie». Selon lui, il s’agit «d’une plaisanterie de mauvais goût». «Si je ne suis pas avocat, sa prestation de serment (Ndlr: de Me Harmia Ahmed) est nulle; donc, elle non plus n’est pas avocate. Je l’ai présentée comme avocat stagiaire, j’étais son patron de stage et son protecteur, car Me Toinette ne voulait pas d’elle parce qu’elle n’avait pas sa Capa». Ambiance!

Pour Me Elaniou, deux recours ont été portés devant la Cour d’Appel pour demander, d’une part, l’annulation de la délibération prise par le conseil de l’ordre le 11 février et, d’autre part, l’annulation de l’élection du bâtonnier et celle du conseil de l’ordre. Si le premier recours a été vidé le 17 mai, «le deuxième, porté le 22 mars dernier par 4 avocats (Me Ali Abdou Elaniou, Me Fahmi Saïd Ibrahim, Me Mourad Saïd Ibrahim et Me Fatoumia Zeine) n’a pas été vidé. Elle n’aurait pas dû signer un tableau alors que sa place de bâtonnier
n’est pas encore sûr».

Mm

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 00:02
Vous trouverez ci-dessous la liste des nouveaux commissaires, membres de l’éxécutif  de l’Ile Autonome de Ngazidja, nommés par le gouverneur de l'île  samedi 10 août 2013.

M.Mohamed SOULE ISSILAM, Commissaire à la Production, au Transport, au Tourisme, au Développement des Infrastructures et Porte Parole de l’Exécutif.

M.Delapeyre Raoul Yvon, Commissaire à la Sécurité intérieure, à la Fonction Publique, à l’Administration des Collectivités Territoriales Décentralisées, à la reforme administrative, chargé de l’Information.

M. Soalihy HAMADI, Commissaire aux Finances, au budget, à l’Economie, au Commerce Intérieur, à l’Industrie, au Plan, Chargé de la Promotion des Investissements.

Mme BOINA BOINA Sania, Commissaire à l’Education, à la Formation Professionnelle et Technique, à la Culture et à l’Artisanat, Affaires Islamiques et chargée des Relations avec les Institutions.
M. Mahamoud ABDALLAH, Commissaire à l’Environnement, à l’Urbanisme, au Développement durable, à l’Energie, à l’Emploi, à l’Entreprenariat et à la Solidarité.

M.Rachad MISTOIHI, Commissaire au Genre, à la Santé, à la Petite Enfance, Chargé de la Jeunesse et du Sport.
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 20:25

Vous trouverez ci-dessous la liste des Commissaires de l'île de Ngazidja rendu publique hier soir par le gouverneur de l'île, Mouigni Baraka :

 

Commissaire aux Finances, au Budget, à l’Économie, au Commerce

intérieur, à l’Industrie, au Plan, chargé de la promotion des investissements,

porte parole de l’exécutif : Mohamed Soule Issilam

 

Commissaire à la Fonction Publique, à l’Administration des collectivités

Territoriales décentralisées, à la Reforme Administrative, chargé de

l’Information et de la Communication : Mohamed Said Mohamed

 

Commissaire à la Production, aux Transports, au Tourisme et au développement

des infrastructures: Mohamed M’madi Ahamada

 

Commissaire à l’Environnement, à l’Urbanisme, au Développement

Durable et à l’Energie ; Chadhouliati Abdou Chakour

 

Commissaire au Genre, de la Santé, de la Petite Enfance, chargée de la

Jeunesse et des Sports ; Saïd Ibrahim Mansoib

 

Commissaire à l’Éducation, à la Formation Professionnelle et

Technique, à la Culture, à l’Artisanat et chargé des Affaires

Islamiques : Salami Mohamed

 

Halidi Allaoui

(HALIDI-BLOG-COMORES)

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 20:01

 

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, jeudi 17 Février 2011 (HZK-Presse) Le vent de révolution qui souffle dans le monde arabe a gagné Moroni. Ici, ce n’est pas la politique qui a révolté les gens mais plutôt la destruction programmée du Foyer des Femmes situé à la Place de l’Indépendance. La colère des manifestants a emporté sur son passage le maire de Moroni qui est sommé de partir.

 

Le parvis du Foyer des Femmes de Moroni a ressemblé ces deux derniers jours, à la place Tahrir symbole de la révolte égyptienne. Des dizaines de femmes, des jeunes et des vieux se sont amassés dans cet endroit pour contester. Le mardi dans l’après-midi, dans un acte symbolique, un jeune est monté dans une des 4x4 de la gendarmerie qui est venue les arrêter pour exposer quelques décisions.

 

« Nous allons rester ici jusqu’à l’arrivée des autorités politiques pour qu’ils comprennent notre mécontentement », martèle ce jeune devant quelques centaines de personnes. Ce discours est tenu quelques heures avant la célébration du Maoulid du gouvernement qui était organisé justement dans ce Foyer. Mais pour comprendre cette fronde, il faut reculer quelques jours auparavant.

 

Depuis des semaines, les habitants de Moroni assistent, impuissants à un ballet de techniciens, architectes et ingénieurs en BTP qui se succèdent entre la faculté Imam Chanfii et la place Badjanani. Jusque là, personne, en tout cas les riverains, ne sait ce qu’il se trame dans ce tronçon du littoral du centre-ville, si ce n’est que des rumeurs. Il fallait attendre une rencontre avec un des ingénieurs arabes qui est affecté à ce chantier pour comprendre.

 

Celui-ci a expliqué à une des femmes de Moroni, que « le projet en question vise à construire un port de plaisance pour recevoir les touristes ». Et à la grande surprise, « le Foyer des Femmes sera rasé », à en croire ce technicien. La gente féminine n’a pas croisé les bras. Une première rencontre avec les autorités a échoué et il s’est engagé donc un bras de fer, « une révolution ».

 

Une réunion est organisée au Foyer Casm et les avis ont convergé sur « une action pour manifester l’indignation contre fait qu’un tel projet soit conçu et mis en œuvre dans une totale opacité et sans que la ville en soit consultée, sur les tenants et les aboutissants de ce port et surtout l’idée de raser le Foyer des Femmes, un des symboles de la ville ». Le premier contact entre la population et les employés qui préparaient la pose de première pierre du lendemain par le chef de l’Etat, s’est soldée par une altercation que la gendarmerie a vite matée. On constate tout de même un technicien étranger qui a l’arcade blessé.

 

C’est à ce moment que les habitants de la capitale, particulièrement ceux des quartiers Badjanani et Mtsangani, ont improvisé un sit-in pour interpeller l’opinion et les autorités. Un premier haut placé du régime explique que « le gouvernement a tant promis et il n’a pas réalisé. Cette fois, le gouvernement a voulu faire une surprise ». Quelque temps après, une autre autorité vient déclarer que « le foyer allait être rasé mais avec le consentement des femmes de Moroni ».

 

Mais loin de s’affaiblir, le mouvement s’est reconstitué encore hier matin. Après une rencontre avec le gouvernement, le ministre des finances annonce que « c’est le pays qui a perdu car les investisseurs ont décidé de suspendre les travaux et la pose de la première pierre ». Et le ministre de l’économie d’assurer en exhibant la maquette «qu’il n’a jamais été question de démolir le foyer ».

 

C’est en cet instant que les habitants de la ville découvrent le projet. Il s’agit d’un port, d’un hôtel, d’un terminal, bref tout ce qu’on avait déjà vu dans le projet mort né de la Corniche du groupe Comoro Gulf Holding, d’autant plus que le responsable n’est autre que le même Ahmed Jaroudi, un ancien proche de l’homme d’affaires franco-syrien Bashar Kiwan.

 

Mais bizarrement, malgré les affirmations du gouvernement, le Foyer n’existe pas sur la maquette. A la place, on a prévu une piste pour hélicoptères. A la fin, le gouvernement s’engage à fournir « un écrit qui certifie que le foyer ne sera pas démoli ». Mais les habitants de Moroni exige aussi une étude d’impact « pour comprendre les avantages et les inconvénients de ce projet ». En attendant, les travaux sont suspendus.

 

A.A. Mguéni

170211/aam/hzkpresse/9h00

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 23:10

 

Vous trouverez ci-dessous la liste des nouveaux commissaires de l'île de Ngazidja nommés par le gouverneur de l'île, Monsieur Mohamed Abdoulwahabi. Vous constaterez, chers visiteurs du blog, que ce dernier continue à être le seul chef de l'exécutif de l'île aux Comores à utiliser les termes de "decret", de "Président de l'île", de "Ministres".... en dépit de la promulgation le 23 mai 2009 de la loi reférendaire sur la révision constitutionnelle et à l'Ordonnance du 9 juin 2009. Un comportement que nous regrettons.

 

 Il est temps que nos dirigeants politiques démontrent que le respect de la chose juridique, qu'elle soit bonne ou mauvaise, est necessaire pour faire changer les mentalités aux Comores. Ce n'est pas parce que certains la violent qu'on doit faire pareil surtout quand on est juriste de formation. Autrement dit, l'élite politique ne doit pas oublier le devoir pédagogique qui lui incombe.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

 

UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
————————

ILE AUTONOME DE NGAZIDJA
Honneur – Solidarité – Développement
————————–

 

PRESIDENCE DE L’ILE

 

Moroni, le 14 aout 2010
 

 

DECRET N° 10- 22 / PIAN
Relatif Au Gouvernement de l’Ile Autonome de Ngazidja

LE PRESIDENT

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 Décembre 2001, révisée par la loi référendaire le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ;
VU la loi fondamentale de l’Ile Autonome de Ngazidja du 7 avril 2002.
VU L’Arrêt N° 07-034/CC du 26 juin 2007 ;

DECRETE :

Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement de l’ l’Ile Autonome de Ngazidja les personnes dont les noms suivent :

Ministre de la sécurité, de la protection civile, de la reforme des collectivités locales, de la communication et des affaires islamiques, porte parole du Gouvernement : Monsieur Djoumoi Said Abadallah

Ministre de l’éducation primaire et secondaire, de la formation professionnelle et technique, de l a culture, de la jeunesse, des sports et de la promotion du genre : Mme Sitti Said Hassane

Ministre des Finances, du Budget, du Plan, de l’économie, du commerce des postes et des télécommunications Monsieur José Chakira Nourdine Abodo

Ministre de la fonction publique , du développement institutionnel, de la coopération décentralisé et de la diaspora : Monsieur Ahmed Ali Youssouf

Ministre  de la Sant, de la population, de la protection sociale et des droits de l’enfant : Monsieur Ahmed Mohamed Ahmed
Ministre chargée de la production, des infrastructures, du tourisme de l’environnement, de l’industrie de l’artisanat : Madame Soymata Mihidjahi

Article 2 : Le présent décret qui prend effet á compte de sa signature sera enregistré, publié au Journal Officiel et communiqué partout où besoin sera.

Mohamed ABDOULOIHABI

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 12:55

Source : Alwatwan.net / 26 mars 2009

Hier, dix personnes étaient engarde à vue à la gendarmerie. “Je sais que les problèmes il y en a toujours, avance le commandant de la gendarmerie, mais il faut savoir se maîtriser et ne pas endommager les biens matériels. Nous devons sensibiliser les jeunes et les mettre sur la bonne voie, car ce sont eux qui commettent ces dégâts”, a déclaré Ali Djambaé, commandant de la gendarmerie. Le commandant de la gendarmerie a confié que depuis mardi soir les dispositions étaient prises pour sécuriser les deux villes de Moroni et d’Ikoni. “Le problème a coïncidé avec l’arrivé du président tanzanien et nous n’avons pas pu intervenir directement, nous attendions qu’il quitte le secteur pour intervenir”.

Depuis mardi dernier, des jeunes d’Irungudjani s’affrontent avec des jeunes d’Ikoni à Moroni.

A l’origine, un problème foncier dans la zone de Maluzini, qui divise deux personnes originaires des deux villes de Moroni et d’Ikoni, déclare un jeune d’Ikoni qui souhaite garder l’anonymat.

Selon Aboubakar Hadji Ali, natif de Moroni, ce problème a commencé depuis dimanche dernier et a fini en justice. Un certain Hadji Mvoulana de Moroni se serait rendu dans son champ qui se trouve à Malouzini et aurait été agressé et blessé par des gens d’Ikoni. “Ils sont entrés dans la maison de mon frère, le juge Omar pour le prendre en otage”, a-t-il déclaré. “Il y a des maisons du quartier Asgaraly qui ont été attaquées, la voiture du directeur de radio Ngazidja aussi. Désormais, ce n’est plus une affaire d’Irungudjani seulement, tous les jeunes de Moroni se sentent concernés et veulent savoir le pourquoi de cette histoire”, déclare Aboubakar hadji Ali.

Ce conflit couve depuis une semaine. Mais tout s’est emballé après une réunion des jeunes d’Irungudjani qui ont décidé d’expulser de la ville de Moroni des les originaires d’Ikoni, en guise de représailles, poursuit la même source.
Certaines personnes, selon la même source, auraient été alertées depuis lundi. Mais le conflit, assez coutumier pour les terrains de cette zone, prend vite une tournure étonnant après la prise en otage d’un magistrat : “Nous avons pris le juge Omar en otage, actuellement il est entre nos mains sain et sauf. Les notables ont rencontré les jeunes pour se convenir qu’on ne devait pas porter atteinte à l’intégrité physique du juge, mais seulement nous voulons savoir ce qui se passe exactement”, a déclaré mardi dernier, un jeune à Ikoni qui n’a pas voulu décliner son identité.

La libération du juge le même jour, après de nombreuses négociations menées par les habitants d’Ikoni, n’a pas empêché le conflit de s’enliser. Le député Said Ali Kemal a été lui aussi victime d’une intrusion nocturne dans son domicile de Moroni. Se refusant à toute déclaration, il annonce “une réunion de notable d’Ikoni pour se pencher sur le sujet”. C’était hier après-midi.

Abdou Souleymane Ibrahim, 28 ans, natif d’Iconi compte parmi les blessés. “Je suis parti à Moroni ce mardi matin avec quatre amis en quête d’images de Salim Ali Amir pour une pub sur son prochain concert à Ikoni, je ne savais même pas qu’il y avait un conflit. Arrivé au café du port, des jeunes se sont attaqués à moi blessant les côtes et le bas-ventre. Ma voiture est complètement saccagée. C’est la police qui se trouvait au port qui m’a sauvé”. Un de ses amis, Moussa Abdou Ali aurait été blessé au pied et deux autres auraient réussi à s’enfuir.

Selon Ali Djambaé, commandant de la gendarmerie, en patrouillant la soirée du mardi, la gendarmerie a constaté une maison et deux voitures brûlées à Maluzini, et des jeunes d’Ikoni aurait pris une vedette la soirée du mardi pour se rendre dans le domicile de Salimamoud où ils ont blessé une personne.
Le commandant de la gendarmerie a confié que depuis mardi soir les dispositions étaient prises pour sécuriser les deux villes. “Le problème a coïncidé avec l’arrivé du président tanzanien et nous n’avons pas pu intervenir directement, nous attendions qu’il quitte le secteur pour intervenir”, a-t-il précisé.

Hier, dix personnes étaient engarde à vue à la gendarmerie. “Je sais que les problèmes il y en a toujours, avance le commandant de la gendarmerie, mais il faut savoir se maîtriser et ne pas endommager les biens matériels. Nous devons sensibiliser les jeunes et les mettre sur la bonne voie, car ce sont eux qui commettent ces dégâts”. Le maire de Moroni, pour sa part, a refusé de faire une déclaration, considérant que la situation demeurait tendue et qu’il se donnait “le temps d’examiner le problème sérieusement”.

A. Saïd Abdallah

 

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 11:27

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Economie 


Moroni, mardi 20 janvier 2009 (HZK-Presse)
– « Je vous exhorte durant cet atelier à nous suggérer une politique économique de Ngazidja qui s’adapte aux enjeux de la mondialisation et aux grands projets qui devront voir le jour dans notre île ». Cette phrase du ministre de l’économie de l’île de Ngazidja annonce l’objectif de son département en organisant des assises pour étudier l’avenir de ce domaine. C’est à la Chambre de commerce que le ministère de l’économie en collaboration avec la CCIA de Ngazidja, a réuni techniciens et responsables de l’île comme de l’Union pour lancer cette réflexion.

 

Cette rencontre doit permettre de dégager de pistes pour « la définition et la mise en œuvre des réformes économiques à entreprendre » dans l’île, soutient Fahmy Thabit, président de la Chambre de commerce de Ngazidja à l’ouverture de l’atelier. « Votre contribution dans les discussions que nous allons mener est capitale. Il est primordial aujourd’hui dans une économie globalisée que le secteur privé puisse non seulement affirmer son point de vue mais aussi apporter son concours pour une meilleure compréhension des problèmes structurels et une meilleure définition des solutions à apporter », poursuit le président Fahmy. 

 

Une rencontre de ce genre est d’autant plus nécessaire quant on connaît les lacunes que présentent les îles notamment en matière de données statistique sur l’activité économique. Justement à défaut de ces données, ces réunions peuvent permettre l’adoption d’une politique économique jusqu’ici inexistante et qui serait proche de la réalité et des besoins de la population.

 

Les participants à cet atelier ont d’ailleurs fustigé « l’absence de ces données qui les empêchent de faire des prévisions fiables ». Au cours de cette rencontre qui a réuni une trentaine de responsables des secteurs privé et public, le ministre Youssouf Said Soilihi, patron de l’économie de l’île autonome, n’a pas caché ses inquiétudes quant à l’absence ou l’insuffisance d’une base de données statistiques.

 

« Le gouvernement de Ngazidja rencontre de sérieuses difficultés pour connaître la situation économique de cette île. Sur quelles données statistiques économiques et sociales doit-il s’appuyer pour évaluer la situation et établir des prévisions ? Quels sont les indicateurs macro-économiques de Ngazidja disponibles ? Sa balance commerciale ? Sa balance de paiement ? », s’interroge ce docteur en économie.

 

A l’issue des discussions quelque peu superficielles en l’absence de document de base, les participants en collaboration avec la CCIA ont défini des thèmes de travail. Ces thèmes liés entre autre à l’environnement des affaires et les infrastructures économiques seront revus en groupe à partir de ce mercredi.

 

Les résultats qui seront obtenus dans ces assises « serviront alors de document de référence dans le grand rendez-vous que le ministère de l’économie de l’île compte organiser en juin prochain à Marseille », a indiqué le ministre Youssouf Said Soilih, dans une perspective d’implication de la diaspora dans des projets de développement prévu par la feuille de route du gouvernement du président Abdouloihabi.

 

Ahmed Abdallah

200109/aa/hzkpresse/15h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans NGAZIDJA - GRANDE COMORES
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 13:28
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 Moroni, mercredi 14 janvier 2009 (HZK-Presse) – Sur l’initiative du ministère de la Production, de l’Industrie, de l’Artisanat et de l’Environnement de l’ile autonome de Ngazidja, une opération de plantation d’arbres fruitiers a été conduite ce mercredi dans la localité de Mdé. La municipalité de Mdé et les responsables de l’Enseignement de l’ile ont répondu à l’appel du ministère de la Production et avec l’appui de l’association Ulezi de Mkazi qui a mis à leur disposition les plants, le ministère a su mobiliser tous les habitants pour prendre part à cette manifestation.

Il convient de souligner que la ville de Mdé est connue du monde agricole pour avoir abrité de tous temps des hommes et des structures en lien direct avec l’agriculture. Ne parlons pas de l’implantation du ministère de l’agriculture de l’Union dans les anciens locaux du fameux Cefader (centre fédéral d’appui au développement rural) qui a marqué la période des années 80 à travers une multitude de projets de vulgarisation des techniques agricoles.
Cette initiative est à saluer à plus d’un titre, car au moment où partout dans le monde et plus particulièrement en Afrique, un vaste mouvement pour la plantation d’arbres se développe, sous l’impulsion du prix Nobel de la paix, la kenyane Matari Matai, aux Comores, nous nous acharnons encore à déboulonner les quelques arbres qui nous portent ombrage et fraîcheur à l’heure des grosses chaleurs.

Les quelques restes de forêt sont sous la menace permanente des scies électriques qui ont connue une croissance que l’on peut qualifier d’exponentielle ces temps-ci. Est-il nécessaire de rappeler que les autorités publiques à tous les niveaux ont pris l’engagement de prendre des mesures pour réglementer ce secteur.

Il s’agit surtout d’imposer des règles pour stopper la transformation de certaines zones en « padza », sol impropres aux cultures. La déforestation sauvage qui se déroule sous nos yeux ne doit pas continuer à ce rythme effrayant. Au moment où nous parlons de la mise en place d’aires protégées, il est impératif de sensibiliser davantage nos communautés sur le rôle de l’arbre dans une société où la pollution ne fait que s’accroitre face à des besoins de plus en plus croissants de la population.

Une ile comme Haïti montre comment un petit pays sans ressource peut sombrer dans la misère si la question de la préservation des ressources naturelles n’est pas considérée comme une question cruciale du développement.

Tous les intervenants à la cérémonie d’hier à Mdé ont mis l’accent sur les aspects bénéfiques des arbres dans notre vie de tous les jours. Ils ont insisté sur le rôle majeur que joue l’arbre dans le processus de la vie sur terre en tant que source d’éléments nutritifs de l’homme dans tous les sens du terme.

On peut espérer que cette initiative ne s’arrêtera pas en si bon chemin et que la plantation d’arbres deviendra vite une activité prioritaire pour les protecteurs de l’environnement.

Mmagaza 140109/hm/hzkpresse/12h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans NGAZIDJA - GRANDE COMORES
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 13:26

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, samedi 27 décembre 2008 (HZK-Presse) – A la demande du chef de l’Etat, le vice-président Idi Nadhoim a réuni les forces vives de l’île pour étudier les éventuelles affectations des revenus escomptés de la vente de la citoyenneté aux bédouns koweitiens. Pour une fois depuis des années, les cadres et politiques originaires de la grande île de l’archipel se sont réunis pour parler d’avenir.

 

Le gouvernement de l’Union comme l’Exécutif de l’Ile ont mis de côté les querelles politiques pour l’intérêt de Ngazidja. « C’est un grand jour pour nous car cela fait partie des rares moments qu’on nous demande de décider de ce qu’on veut faire de notre île. Donc je demande à chacun de donner le meilleur de soi même pour réussir cet exercice », lance le vice-président Idi Nadhoim en guise de bienvenue.

 

La vente de la nationalité comorienne à des présumés investisseurs des pays du Golfe [précédemment présentés comme des apatrides (Bedouns)], pourrait générer l’équivalent de 200 millions de dollars, soit 77 milliards de francs comoriens, avait annoncé le président de la république, dans un de ses récents discours.

 

Ngazidja va ainsi bénéficier de 45% de cette coquette somme, croit-on savoir. La vice-présidence prévoit déjà 3 secteurs jugés « prioritaires » pour affecter ces fonds. Il s’agit de projets liés aux infrastructures qui ont été présentés aux cadres et hommes politiques de Ngazidja lors de la réunion tenue ce samedi 27 décembre, à l’Hôtel le Moroni.

 

L’eau, l’énergie et les routes sont retenues entre autres priorités. Pour justifier le choix de ces trois secteurs, Koulthoum Djamadar qui a présenté les projections de la vice-présidence, explique que « l’état des routes est chaotique. Cela provoque des accidents et freine l’investissement. L’électricité est insuffisante. L’eau avec un seul réseau de distribution est insalubre ».

 

La vice-présidence estime qu’il serait opportun de mettre les fonds de la « nationalité économique » dans ces projets pour donner un coup de pousse à l’investissement. Le plan de la vice-présidence projette « la réhabilitation de 212 Km de route pour environ 8 milliards de francs ». Pour faire face aux problèmes d’électricité, la création d’une nouvelle centrale à fioul lourd évaluée à 11 milliards est préconisée. Et pour l’eau la réhabilitation du réseau de distribution existant et la création d’autres réseaux secondaires s’imposent.

 

Seulement, ces projets se révèlent chers par rapport à l’enveloppe qui sera affecté à Ngazidja. C’est pourquoi, Dr Issulah souhaite « qu’on choisisse un ou deux projets pour financer afin de résoudre durablement un des ces problèmes majeurs auxquels l’ile est confrontée, au lieu de vouloir réaliser en même temps plusieurs projets… ».

 

Toujours par rapport aux suggestions, Said Mohamed Sagaf, ancien ministre des affaires étrangère, voudrait que « au moment du partage de ces fonds, on n’oublie pas la capitale. Il doit y avoir la part de Moroni et celle de l’île de Ngazidja ». Ces idées sont minutieusement enregistrées par l’équipe de la vice-présidence en attendant l’arrivée effective de cette manne financière promise par Comoro Gulf Holding.

 

Après Ngazidja, les autres îles doivent elles aussi organiser des rencontres similaires, pour permettre de procéder à une programmation sectorielle de ce fonds d’investissement qui sera semble-t-il alimenté par l’argent de la vente de la nationalité comorienne à des futurs « partenaires économiques » du gouvernement comorien, installés notamment au Koweït et aux Emirats arabes unis.

 

De l’argent « frais » annoncé en grande pompe par le président Sambi, quelques jours après l’adoption controversée à l’assemblée de l’Union, de son projet de loi de citoyenneté économique. Une affaire aux multiples rebondissements, qui n’a pas fini de défrayer la chronique.

 

A.Abdallah

271208/aa/hzkpresse/12h00

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans NGAZIDJA - GRANDE COMORES
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