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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:16

Source : Alwatwan du 30 novembre 2010

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Photo : Maître Ahmed Maandhui alias Lezamed et Yasmine Combo


“Que justice soit faite pour que mon mari puisse reposer en paix’’


Cinq mois et demi, presque, depuis l’assassinat de son mari, Yasmine Combo, la veuve du lieutenant-colonel, a brisé son silence hier, lundi 29 novembre. Madame Combo s’est adressé à la presse, à l’hôtel Moifaka, en présence de son avocat, Me Ahmed Maandhui. Une manière pour la veuve et son avocat de se confier aux médias suite au malheur qui s’est abattu à la famille Combo.

 

A cet effet, Madame Yasmine Combo a appelé toutes les parties à prendre leurs responsabilités et déclaré que “c’est la première fois qu’un tel événement se produit dans notre pays et j’aimerai que tout le monde assume ses responsabilités, notamment la justice, que les médias jouent leur rôle et que les auteurs de cet acte ignoble paient pour leur crime”.

 

Elle a tenu également à adresser un message à tous les Comoriens et à la justice en particulier. “Je ne vais pas rester à me morfondre, mais je suis la femme de Combo, je suis son amie et je ne voudrais pas qu’on me le tue une deuxième fois, en me privant le droit de dire les choses telles qu’elles étaient”. En ce qui concerne les raisons de l’assassinat de Combo Ayouba, l’avocat Me Ahmed Madhui estime que “derrière cet acte se trouvent des hommes politiques et au moment venu, nous allons rendre public leurs noms”.

 

Il a aussi manifesté son étonnement sur le fait que les gens disent que le général souffre dans son lieu de détention et qu’il est privé de tous ses droits. ‘’Le général, dit-il, est détenu dans sa maison, il lit les journaux, regarde la télé, reçoit des visites. Nous voulons que les Comoriens comprennent que la détention est une chose normale aussi longtemps que dure l’information. Cette détention peut-être ordonnée pour deux raisons, soit pour l’empêcher d’entrer en relation avec des témoins potentiels ou de mèche avec des gens qui détiennent des preuves et encore pour sa sécurité si l’on estime que le prévenu peut-être en danger dehors”.

 

Madame Yasmine Combo, qui a déclaré qu’elle n’aborderait pas ce sujet, a toutefois dit qu’elle reste convaincue que Combo, son mari, n’a pas été tué par le pêcheur du coin, mais plutôt par des militaires. “Je ne pense pas que ces militaires ont décidé de frapper seuls, et j’espère que la justice va le prouver et expliquer les rasions de ce meurtre, parce que je ne suis pas en mesure aujourd’hui de le démontrer”, a-t-elle laissé entendre. Au terme de cette rencontre avec la presse, la veuve de Combo a déclaré qu’elle voudrait dire aux gens qui se disent victimes qu’elle, en tant que femme et en tant que mère, sa vie s’est arrêtée le 13 juin.

 

“On m’a tout pris d’un seul coup. C’était un tsunami dans ma vie. Je voudrais que les gens respectent ça et je souhaite de tout cœur que ce soit une chose qui ne puisse plus arriver dans ce pays et que justice soit faite pour que mon mari puisse reposer en paix. Je ne voudrais pas que sa mort profite à certains, en s’attirant des bulletins de vote. Mon mari était un homme droit, un Comorien accompli. Et les Comores, lui doivent bien ça : le respect de sa mémoire”, disait-elle.

 

Mariata Moussa

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 12:32

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, vendredi 17 septembre 2010 (HZK-Presse) Un secret de polichinelle. Moussa Toybou, le gouverneur sortant de l’île d’Anjouan et candidat à sa propre succession ne supporte pas le fait qu’il y ait des personnalités issus de son propre camp politique, la Mouvance présidentielle, qui veuillent se lancer dans la bataille électorale en même temps que lui. Le fait est inadmissible à ses yeux. C’est une évidence. Et il l’a fait savoir, mercredi après midi, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Le Moroni.

 

Ce chef de l’exécutif de l’île d’Anjouan qui a dû écourter de trois ans son mandat suite aux réformes constitutionnelles du mois de mai 2009 et l’accord politique du 16 juin dernier, n’ose pas imaginer que « les collaborateurs du président Sambi qui s’étaient pourtant mis d’accord de soutenir sa candidature » décident, aujourd’hui, de lui tourner le dos et pire encore de vouloir lui mettre des bâtons dans les roues. Même si, a-t-il concédé, « nous sommes en démocratie et chacun est libre de se présenter aux élections ».

 

« J’espère qu’ils ne sont pas sérieux. Sinon, ils se seraient comporté en parjures », a-t-il déclaré en parlant des trois autres candidats issus de la Mouvance présidentielle qui se sont enregistrés au niveau de la Commission électorale insulaire d’Anjouan. « Ceux-là veulent amener le président Sambi à commettre une très grave erreur en allant jusqu’à trahir sa parole », poursuit Moussa Toybou devant les journalistes.

 

Et le locataire de Daru Nadjah d’enfoncer : « Le président Sambi nous a toujours parlé de certains de ses collaborateurs qui le « trahissent » mais il n’a jamais dévoilé de noms, mais voila qu’ils commencent à se dévoiler eux mêmes ». Le chef de l’exécutif d’Anjouan a également évoqué la question relative à l’indemnisation qui leur aurait été promis par le médiateur à la crise Francisco Madeira. « Il n’y a pas d’engagement formel, cela a été dit comme ça. Mais jusqu’à maintenant nous n’avons touché aucun rond », a-t-il confié s’estimant presque « trahi ».

 

Moussa Toybou qui participe à Moroni aux deuxièmes assises sur la décentralisation a fait un état des lieux de l’avancement de ce processus à Anjouan. « Nous disposons de notre loi communale qui est votée par le Conseil de l’île. Nous l’avons envoyée à la cour constitutionnelle pour validation mais le texte nous a été renvoyé. On nous a fait savoir qu’il doit être adopté par tous les élus de l’île. Nous attendons… », a-t-il expliqué ajoutant que « les communes de l’îles qui étaient au nombre de 32 sont aujourd’hui ramenées à 12 seulement ». 

 

Le locataire de Daru Nadjah s’est exprimé aussi sur l’affaire Combo dont il suit « l’évolution ». « Il faut que l’Etat fasse des efforts pour atténuer la douleur des proches du lieutenant-colonel Combo. Que ceux qui s’occupaient du versement de son salaire sachent qu’il était un père de famille », a plaidé Moussa Toybou. Au sujet des ex-FGA, le gouverneur d’Anjouan a évoqué les « conditions difficiles » dans lesquelles vivent ces militaires de l’ancien chef rebelle Mohamed Bacar demandant qu’on trouve très vite une solution à ce problème.

 

Moussa Toybou a démontré une certaine impatience par rapport à l’exécution du projet démobilisation désarmement réinsertion (DDR) mis en place dans le cadre du fonds consolidation de la paix pour, entre autres, apporter, justement, une aide à ces ex-militaires. « C’est depuis 2008 que j’ai entendu parler de ce projet et jusqu’à maintenant aucun ex-FGA n’a touché un rond de ce projet », a-t-il relevé ajoutant que sur les 400 armes estimés qu’elles sont dans les mains de ces anciens hommes du colonel Bacar, c’est seulement, moins 10 qui ont pu être ramassées ».

 

Faissoili Abdou

170910/fa/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans CONFERENCE DE PRESSE
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 20:26

Source : Alwatwan.net/25 mai 2009

n-hassanaly L’essentiel pour le vieux lion a, semble-t-il, de réussir son come back politique et de se lancer dans une course présidentielle qu’il a, cependant, il a soigneusement et habilement évité d’évoquer. C’est pourquoi, c’est l’image du sage rassembleur qu’il a tentée de peaufiner. Avec un certain talent.

Vingt quatre heures après son arrivée sur l’île vendredi, l’ex-membre de la cour constitutionnelle, Mohamed Hassanaly, a convié la presse, samedi à une conférence tenue au foyer de formation des jeunes de Salamani, le local qui a servi quelques jours plutôt de quartier général à la section locale de la commission nationale électorale. Y ont pris part l’ensemble des médias de l’île à l’exception de Radio Ukombozi, une station créée lors du débarquement d’Anjouan et qui a été remis sur flots par les participants du oui à l’occasion du récent référendum. Coté public, on a noté la présence des membres de la Communat. Par contre les “vrais” partisans d’Hassanaly, c’est-à-dire ceux qui restent du Front populaire des Comores ont brillé par leur discrète participation.

L’on s’est rapidement attaqué au sujet qui semblait le tenir le plus à cœur à savoir sa démission en sa qualité de membre de la cour Constitutionnelle et la polémique qui s’en est suivie par voie d’internet avec ses anciens collègues. Il reconnaît l’incompétence de la cour sur la requête d’annulation de l’opposition car selon lui leur institution ne juge pas les projets en cours.
Cependant, Hassanaly a fustigé la non révision des listes électorales, la nomination d’un haut magistrat du conseil supérieur de la magistrature à la Ceni alors que cette institution prévue par la constitution n’est pas encore installée et sur la notion de concurremment pour la révision constitutionnelle. Il aurait souhaité une révision des listes électorales et non un toilettage des listes “pour donner la chance à tous ceux qui ont atteint la majorité de pouvoir aller voter”. En bon animal politique, il a laissé sous entendre quelque chose qui ressemblerait à une certaine ingérence extérieure aux affaires de l’honorable institution en affirmant que “les murs ont des oreilles” tout en niant détenir une quelconque information sur une éventuelle corruption de ses anciens collègues.

Difficile de croire qu’il a démissionné seulement sur les seules raisons évoquées et certains de douter qu’en redoutable calculateur politique, il a jugé qu’en démissionnant en pareilles circonstances, il allait devenir le messie que les Mohéliens devenus anti-cadres et surtout anti-politiciens, attendent.
Il a parlé, par la suite, de la “nécessité pour les Mohéliens de s’unir pour remporter les législatives avec des hommes désintéressés et qui ne seront pas corrompus”. Pour beaucoup d’observateurs de la politique mohélienne, le Vieux Lion prêche, à ce propos, dans le désert. Ils veulent pour preuve “le consigne de boycotter le dernier référendum qui n’a pas empêché, au grand dam du chef de l’exécutif de Mohéli, Mohamed Ali Said, des membres de son dernier carré de louer leurs véhicules personnels à la commission qui était justement censée organiser le référendum”. Hassanaly qui n’est pas né de la dernière pluie sait, certainement, qu’il s’agit d’un vœu pieu mais l’essentiel pour lui semble de réussir son come back politique et de se lancer dans une course présidentielle il a soigneusement et qui habilement évité d’évoquer.

Pour l’heure, c’est l’image du sage rassembleur qu’il a sur peaufiner avec un certain talent. Et sur ce plan, sa tache n’est pas aisée quant on sait que les deux camps révisent leurs listes sur une chasse aux sorcières qu’on annonce massive et sans pitié avec le fameux adage “kakula kapiha kasiya”.

Mohamed Nassur
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans CONFERENCE DE PRESSE
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 13:21

Source : Alwatwan.net / 09 janvier 2009

Sambi-devant-la-presse "Les Comores ne signeront pas d'accord de coopération globale avec la France si la libre circulation des biens et des personnes qui éviterait les morts n'est pas assurée[/i]". “[i]La loi fondamentale me donne le pouvoir de proposer les réformes constitutionnelles et je compte user de ce pouvoir en mars ou avril prochain[/i]”. L'essentiel c'est de laisser à "[i]ceux qui viendront après moi un pays gouvernable[/i]". Le président a fait état d'un projet de construction de 500 logements grâce à un financement iranien. "[i]Téhéran va dépêcher une délégation à Moroni pour étudier la question[/i]". Pour ce qui est des projets "[i]sur les hôtels et les infrastructures, une grande réunion est prévue au mois de mai au Koweït[/i]". Pour ce qui est de la téléphonie portable pour lequel une licence a été donnée à un opérateur "[i]une société chinoise est déjà en place pour les études de faisabilité[/i]", a indiqué le chef de l'Etat qui a précisé que la préservation de la paix et de la concorde nationale pour la réussite de ces projets doivent "[i]placer le pays sur la voie du développement".

Pour la deuxième fois depuis son accession au pouvoir, le président de la République a convié la presse pour se prêter aux questions des journalistes sur les grandes questions qui intéressent aujourd’hui la Nation et sur les grands projets du gouvernement de l’Union des Comores.
Dans une brève introduction préliminaire, le chef de l’Etat a réitéré ses vœux de bonne et heureuse année à toute la population comorienne et a précisé sa volonté de saisir cette occasion d’apporter des réponses aux questions que les Comoriens se posent sur l’avenir du pays.

En ce qui concerne le référendum sur la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte que la France projette d’organiser le 29 mars prochain, le président Sambi a répondu que malgré cette consultation ‘‘Mayotte est et restera comorienne[/i]’’. Il a indiqué que le pays ne dispose pas des moyens de libérer Mayotte comme a été libéré Anjouan, mais qu’il va continuer à revendiquer Mayotte comorienne en demandant l’appui de tous les pays frères et amis pour dénoncer cette consultation annoncée par le président Sarkozy. ‘‘[i]Nous avons le droit avec nous’’, dit-il.

A la question de savoir les mesures envisagées par le gouvernement comorien pour empêcher ce référendum, le président Sambi se veut réaliste : ‘‘nous n’avons pas les moyens d’empêcher la tenue de ce référendum que nous dénonçons de toutes nos forces. Nous allons demander aux pays amis et aux organisations internationales de s’aligner avec nous dans cette dénonciation[/i]’’. Il a annoncé que le pays ne signera d’accord de coopération globale avec la France si la ‘‘[i]libre circulation des personnes qui éviterait les morts n’est pas assurée’’.

Harmoniser les mandats électifs

Le président Sambi a indiqué que l’objet de la réforme constitutionnelle annoncée n’est pas de prolonger son mandat, comme disent certains de ses détracteurs, mais plutôt de ‘‘mettre un terme à un système qui s’est avéré inopérant et budgétivore[/i]’’. Pour lui, le pays n’a pas les moyens d’organiser des élections tous les ans comme le veut la Constitution actuelle. Pour lui la loi fondamentale lui donne le pouvoir de proposer les réformes qu’il estime nécessaires, et il va user de ce pouvoir en mars ou avril prochain ‘‘[i]en demandant au peuple souverain de se prononcer sur la révision de la constitution’’. Harmoniser les mandats électifs pour une durée de cinq ans figure parmi les modifications souhaitées. Il a précisé que le projet qui sera soumis au référendum sera disponible dans les jours qui viennent en indiquant qu’un conseil des ministres consacré à la question allait se tenir immédiatement après la conférence de presse.
Pour lui, ce qui importe c’est de ‘‘laisser à ceux qui viendront après lui un pays gouvernable[/i]’’. Il dit savoir que le conflit des compétences ‘‘[i]n’est pas une question d’hommes, mais d’une lourdeur du système’’ en prenant l’image d’une seule voiture avec quatre conducteurs.

Pour le projet habitat, il a annoncé la tenue prochaine d’un forum qui verra la participation d’ingénieurs et architectes étrangers pour l’élaboration d’un ‘‘projet viable à même de répondre aux attentes de la population[/i]’’. Ces assises vont être financées grâce à un fonds spécial obtenu d’un partenaire extérieur. Il fait état d’un ‘‘[i]projet de construction de 500 logements grâce à un financement iranien’’. Téhéran va bientôt dépêcher une délégation à Moroni pour l’étude de la question.

Pour le chef de l’Etat, un changement de stratégie s’impose pour pouvoir réussir ce projet habitat qui le tient à cœur et qui demeure l’une de ses priorités.
Le président Sambi a évoqué le projet relatif à la téléphonie portable pour lequel une licence a été donnée à un opérateur qui doit aussi réaliser le projet de ports secondaires pour faciliter les liaisons inter-îles.

500 logements à l’étude

‘‘Une société chinoise est déjà en place pour les études de faisabilité[/i]’’, a indiqué le chef de l’Etat qui a précisé que ‘‘[i]les projets ayant trait aux hôtels, aux infrastructures portuaires et aéroportuaires feront l’objet d’une grande réunion au mois de mai au Koweït[/i]’’. Il est déjà question de ‘‘[i]choisir une grande société de renommée internationale pour piloter tous ces projets de grande envergure’’ comme les routes, les ports et les aéroports, dans la perspective surtout d’amoindrir les coûts de financement.
Le président annonce également la table ronde économique qui sera abritée par le Qatar et qui réunira les pays du golf, la Libye et l’Algérie.

Mais pour le chef de l’Etat, la préservation de la paix et de la concorde nationale conditionne la réussite de tous ces projets qui doivent arrimer le pays sur la voie du développement pour le bien-être de la population.

Pétan Mognihazi

 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 22:31
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 
Moroni, mercredi 29 octobre 2008 (HZK-Presse) – Si la délégation de la commission parlementaire d’information sur la citoyenneté économique rejette catégoriquement les accusations de présomption de corruption dont ils seraient l’objet, pour avoir accepté qu’une partie de leur mission effectuée récemment au Koweit soit entièrement prise en charge par une société privée d’investissement, en l’occurrence Comoro Gulf Holding (CGH), elle déplore que le gouvernement comorien n’ait pas pris toutes les dispositions nécessaires pour obtenir les rendez-vous souhaités auprès de hauts responsables koweitiennes. « Le gouvernement n’a pas transmis nos demandes de rendez-vous sans que nous en sachions les raisons », déplore le député Sidi.

  On notera au passage que le séjour dans ce pays du Golfe a curieusement coïncidé avec deux jours férié, ce qui a limité leur champ d’investigation. L’on apprendra également que nos élus n’ont rencontré que trois familles de « bidoun » sur 4000 mentionnées dans le projet, dont le critère de choix n’est pas connu en termes de représentativité de l’échantillonnage.

  Dès le départ, le gouvernement avait désigné un interlocuteur « facilitateur », en la personne d’Ahmad Jarudi, directeur à Moroni de CGH qui a mis gracieusement à leur disposition un jet privé. A leur arrivée au Koweit, ils seront accueillis par le staff de ce même groupe financier appartenant au prince Sheikh Sabah Moubarak Al Sabah, qui organise l’agenda des rencontres et des visites de terrain.

  Au cours d’une conférence de presse donnée hier mercredi au Palais du peuple, et présidée par le député Ibrahima Mhoumadi Sidi, les membres de la délégation parlementaire composée de 7 députés et 4 fonctionnaires, ont tenu à rendre public leur rapport de mission, et à s’exprimer sur un certain nombre de questions concernant l’affaire du projet de loi de citoyenneté économique.

  « On a eu raison d’aller constater de nous-mêmes la réalité sur place », explique le chef de la délégation pour qui, la présentation qui avait été faite à l’assemblée par le gouvernement, était faussée, car elle avait mis en exergue les 4000 familles de « bidoun » bénéficiaires potentiels de la loi ainsi que les 200 millions de dollars qu’ils investiraient aux Comores.

  La naturalisation des « Bidoun » serait présentée à nos élus comme « un moyen de générer immédiatement de l’argent frais » estimé entre 200 et 300 millions de dollars, qui « servirait au gouvernement comorien pour régler le problème de ses arriérés de salaires des fonctionnaires », précise le député Sidi.

  Or, à en croire les conférenciers, « ce sont deux volets distincts dont il convient désormais d’éviter l’amalgame », entre d’une part le vaste programme d’investissement pluriannuel que le staff de CGH leur a présenté à Koweït City, un programme basé sur « une vision paradisiaque des Comores de demain » vue par la société de Bashar Kiwan, selon les termes du député Sidi, et d’autre part le souhait de ses promoteurs de voir accorder la nationalité comorienne à des familles d’apatrides « Bidoun », installés dans certains pays du Golfe, dont le Koweit.

  Il en ressort des conclusions de la mission d’information que sur cette question sensible « les autorités Koweitiennes ne sont pas demandeurs ». En revanche la mission a constaté « un besoin d’ouverture » pour les Comores, tout en mettant « les gardes fous » dans la future loi de citoyenneté économique que le gouvernement vient juste de déposer à l’assemblée.

 La mission parlementaire a reconnu en revanche avoir reçu de CGH des cadeaux, notamment un ordinateur portable avec imprimante et scanner pour chacun des membres de la délégation. Un geste qui ne serait pas selon M. Sidi de nature à influencer leur vote au parlement. 

 Le député Ibrahim Souef, déplore pour sa part que le gouvernement n’ait pas cru devoir attendre le vote de la loi en question pour accorder la nationalité comorienne à un premier groupe de ces investisseurs potentiels. Il cite « un décret daté de juillet dernier signé du chef de l’Etat » et visant des articles de cette fameuse loi dont le texte a été rejeté par l’assemblée lors de sa dernière session.

 Quant au député Mohamed Moumine, qui réfute toute idée d’échec de leur mission, il fait observer que dans cette affaire controversée le gouvernement a commis l’erreur de n’avoir pas privilégié les discussions avec le gouvernement du Koweit, mais plutôt avec la société CGH. Pour lui, le volet naturalisation est venu créer un amalgame avec un véritable programme d’investissement dont il suffirait de fixer clairement le cadre et les conditions, en toute transparence, et dans le respect de la souveraineté de notre pays. « Il n’était pas normal que le volet de la naturalisation des 4000 familles bidoun soit greffé sur le dossier de la citoyenneté économique », dit-il.

  El-Had Said Omar

291008/eso/hzkpresse/12h00

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 23:17

La table ronde inter-comorienne est une urgence
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

Comores / Politique & institutions
Conférence de presse de Madeira :
La table ronde inter-comorienne est une urgence

Moroni, jeudi 11 septembre 2008 (HZK-Presse) – Juste avant de quitter Moroni au terme d'une mission préparatoire à la conférence inter-comorienne, l'envoyé spécial de la Commission africaine, Francisco C. Madeira (photo) a tenu hier jeudi une conférence de presse, au siège du bureau de l'UA à Moroni, pour appeler les comoriens à « s'assoire de nouveau autour de la table pour discuter des problèmes de partage de compétences et de gouvernance ».

Un vœu qui s'inscrit selon le diplomate mozambicain dans le cadre de la feuille de route établie depuis juillet 2007 à Pretoria (Afrique du Sud), sous les auspices de l'Union africaine et de l'ensemble de la communauté internationale.

L'objectif étant de parvenir à stabiliser et normaliser le fonctionnement des institutions après la libération réussie d'Anjouan et l'élection d'un nouveau président en mars et juin derniers, dans cette île en proie à une rébellion séparatiste qui a failli ébranler les fondements même de l'Etat et de la nation comorienne.

A en croire M. Madeira, le pays n'est pas à l'abri de « manœuvres de déstabilisation par des forces occultes, de l'intérieur ou de l'extérieur ». La démarche de l'émissaire de l'Union africaine ne serait nullement motivée par une quelconque volonté « d'influencer qui que ce soit », soutient-il, comme pour démentir l'information qui avait circulé la semaine dernière dans la presse, selon laquelle il aurait suggéré à certaines hautes autorités comoriennes qu'il a rencontré, l'idée d'une éventuelle « prorogation du mandat de l'actuel chef de l'Etat » sans remise en cause de la présidence tournante.

« C'est un mensonge » réplique-t-il, citant même le président de la république qui lui aurait assuré que « la tournante va tourner et que Mwali aura sa présidence en 2010 ». Le mandat de l'Union africaine se limitera donc à réunir toutes les forces vives du pays « sans intention de privilégier l'Union contre les îles ou celles-ci contre l'Union ». La communauté internationale est disposée à appuyer les Comores, tant sur le plan technique que financier en vue de tenir ces assises nationales qui, précise l'envoyé spécial, sont « un préalable pour s'atteler enfin au développement économique et social dont les Comoriens ont besoin ».

A ce jour le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi aurait déjà donné son accord de principe, ainsi que le chef de l'exécutif de Ndzouani. En revanche, le président de l'Assemblée de l'Union et les chefs des exécutifs de Ngazidja et de Mwali, semblent encore réticents, « exprimant des soucis légitimes » et exigeant des « garanties » que cette table ronde ne débouchera pas sur une révision constitutionnelle qui remettra en cause les principes de la tournante et l'autonomie des îles.

Les comoriens doivent mettre fin aux querelles intestines

Pour M. Madeira, tout doit se faire dans le respect de l'esprit et de la lettre de l'accord de Fomboni du 17 février 2001, qui a scellé la réconciliation nationale et permis de doter le pays de nouvelles institutions. Il reste maintenant à lever « les susceptibilité s et les doutes », pour mettre rapidement en place le Comité technique préparatoire de la conférence, dont les noms des représentants des différentes parties prenantes doivent être rapidement communiqués à l'Union africaine, afin de pouvoir fixer la date, le lieu de la réunion et les termes de référence.

Le système des Nations Unies ainsi que la Ligue des Etats arabes ont manifesté leur disponibilité à accompagner les Comores dans ce nouveau processus, notamment par l'envoi d'experts et un appui financier. « Il est temps que les comoriens mettent un terme à leurs querelles intestines », conclut Madeira, qui estime que l'étape actuelle de consolidation de la réconciliation revêt « une importance cruciale », d'autant que l'année prochaine (2009) sera marquée par une série d'élections, pour le renouvellement des mandats des assemblées des îles et de l'Union.

Ont assisté à cette conférence de presse les ambassadeurs d'Afrique du Sud et de la Libye ainsi que le chef du bureau de liaison de l'UA, Mourad Taiati et le coordonnateur du système des Nations Unies, Opia Mensah Kuma.

El-Had Said Omar
110908/eso/hzkpress e/12h00

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 16:24

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

  

Moroni, mercredi 13 août 2008 (HZK-Presse) – C’est suite à son premier congrès, dont les travaux se sont déroulés à Itsandra du vendredi 8 au lundi 11 août, que le parti PEC (Parti pour l’entente comorienne), a tenu hier une conférence de presse au Select. Le PEC, créé officiellement en janvier 2008, a au cours du congrès, nommé son bureau exécutif, une équipe dont la plupart des membres avait provisoirement tenu les mêmes postes.

 

Après avoir brièvement présenté l’ensemble de son bureau composé d’une dizaine de personnalités dont une femme et quatre représentants venant des quatre îles de la lune, y compris Mayotte, et passé en revue les orientations politiques, sociales et économiques du PEC, l’un des objets du congrès, dont les  résolutions seront bientôt rendues publiques,  maître Fahmi Said Ibrahim, président du parti, a porté une brève analyse critique de la situation nationale actuelle.

 

Abordant l’exemple de la crise énergétique actuelle le leader du PEC condamne « l’incompétence de la SCH » et blâme « l’inacceptable mécanisme de gestion » dont sont coupables les gestionnaires de la société nationale d’hydrocarbures. Pour ce qui est d’une probable privatisation de ladite société, le parti s’est dit « favorable à une économie libérale,  à l’ouverture des portes à ceux qui sauront apporter leurs savoir faire et plus précisément ceux qui investiront dans les domaines où l’Etat est incapable d’assurer ses missions de service public ».

 

Si l’Etat doit se désengager dans certains secteurs, en acceptant l’ouverture aux capitaux privés, le parti soutient l’économie de marché, mais avec « un libéralisme à visage humain », qui garantira un revenu minimum décent à tout citoyen.

 

Répondant à la question d’une reforme constitutionnelle vraisemblable selon l’opinion publique, le PEC approuve toute initiative visant à changer les institutions actuelles, dont le fonctionnement est jugé « trop onéreux, inefficace et source de confusions » entre les différentes structures de l’Union et des îles autonomes. Il faut privilégier selon lui « un Etat fort, mais fortement décentralisé ».

 

A en croire Fahmi Said Ibrahim, son parti préconisera « un régime semi parlementaire et semi présidentiel, pour plus d’équilibre et de contrôle de l’exécutif par le législatif », car poursuit-il, jusqu’ici les législateurs n’ont aucun contrôle sur les décisions du gouvernement, tout comme le président de la république n’a aucun de contrôle, ou de dissolution de l’assemblée ».

 

Le parti PEC prône le respect et la préservation de l’identité comorienne. C’est ainsi qu’il appuie fermement le rejet du projet de loi de « citoyenneté économique » par l’assemblée, estimant qu’il serait plutôt judicieux d’élaborer les projet pour absorber les 300 millions de dollars promis à notre pays par les bailleurs de fonds lors de la conférence de Maurice tenue en décembre 2005, soit le triple de « l’investissement dérisoire » annoncé des 4000 familles du Golfe en échange de la nationalité comorienne.

 

Pour ce qui est de la gestion de la Fonction publique, le conférencier se dit favorable à la formule d’un départ volontaire d’une partie des agents de l’Etat, dont le poids de la masse salariale pourrait alors être réduite à 30% du budget de la nation, contre 70% actuellement.

 

« Des négociations doivent être menées avec les institutions de Brettons Wood afin que les fonctionnaires qui se reconvertiront dans le secteur privé puissent bénéficier d’un appui financier leur permettant de réaliser leur propres projets d’investissement, dans des secteurs productifs, générateurs de richesses », soutient-il, notamment dans l’agroalimentaire, en cette période de crise alimentaire.

 

Le jeune parti n’attend pas la conquête du pouvoir pour exercer et diffuser ces idées politiques. Mais « La politique autrement » phrase si cher à son leader, est décrit comme étant  le fait de « s’opposer au pouvoir tout comme il est possible de s’opposer à l’opposition. C’est l’honnêteté intellectuelle, car on ne peut réfuter ce qui est bien, ni approuver ce qui est mauvais pour le pays ». Une autre manière de faire la politique qui ne peut être mis en œuvre sans « l’ouverture d’un débat démocratique ».

 

Alhamdi Abdillah

130808/aa/hzkpresse/6h00

 

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 13:15
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

Comores / Politique & institutions

Moroni, mercredi 5 mars 2008 (HZK-Presse) :  Ahmed Said Islam, l'actuel directeur de cabinet du président de l'île autonome de Ngazidja chargé des relations avec les institutions, a donné une conférence de presse lundi dernier en fin de journée à Itsandra.

Il s'est exprimé au nom du Rassemblement pour la Démocratie et le renouveau (RDR), ancien parti au pouvoir sous le régime du président Djohar (1990-1996), face à la conjoncture politique notamment de la position de son parti sur la question de la crise anjouanaise, mais aussi sur les motivations ayant conduit son parti à entrer au deuxième gouvernement du président Mohamed Abdoulwahabi.

D'entrée de jeu, le secrétaire général du Rdr, a repris brièvement devant l'assistance composée de ministres de l'île, de conseillers, cadres de son parti, notables et des journalistes de la place, les conclusions de sa dernière conférence de presse tenue à Moroni en mars 2007.

Son parti dit-il s'est prononcé en donnant son avis par rapport à la nouvelle charpente constitutionnelle. Malheureusement cet avis n'a pas obtenu l'adhésion des autorités au pouvoir.

Pour le RDR, il y a des fentes qu'il faut absolument corriger pour harmoniser et compléter les constitutions de l'Union et des îles. A titre d'illustration, la durée des mandats des assemblées des îles autonomes d'Anjouan et Mohéli est différente de celle de Ngazidja. Ceci étant son parti soutient l'initiative du président de l'Union pour la libération d'Anjouan et procéder au plus vite à l'organisation d'une nouvelle élection du président de l'île et des députés.

La question de l'île d'Anjouan a été confiée à l'organisation panafricaine dès le début du déclenchement de la crise en 1997 par le Président Taki, et le Rdr a toujours soutenu la position de la communauté internationale, ajoute-t-il. A l'heure actuelle, poursuit M. Said Issilam, « la même communauté appuie l'initiative du Président Sambi pour aider les Comores à retrouver son intégrité et ce après plusieurs missions de médiation infructueuses ».

Et si la solution ultime réside dans le débarquement, « le parti Rdr ne peut que soutenir cette position, et demander au peuple comorien de se ranger derrière son armée pour la sauvegarde de l'unité nationale ».

Interrogé par un confrère sur le déplacement controversé du Président Abdoulwahabi à Anjouan en octobre dernier, Ahmed Said Islam répliquera en affirmant avoir « désapprouvé cette démarche » mais dès l’instant où le chef de l'exécutif de l'île s'est justifié, le Rdr a été convaincu au bien fondé de ce déplacement. D'autant que ce même président de l'île a remis un rapport aux différents partenaires des Comores dans lequel il a formulé des propositions de sortie de crise.

« Une fois que le chef de l'exécutif de Ngazidja m'a contacté pour faire partie de son gouvernement, poursuit le secrétaire général du Rdr, mon parti m'a mandaté pour l'accompagner afin d'oeuvrer ensemble pour la reconstruction de l'île ». Autant dire que son entrée au gouvernement répond à ce qu'il considère comme « un impératif national » a expliqué le secrétaire général.

Pour convaincre la presse, sur les motivations qui ont poussé le Rdr à collaborer avec un président sans parti politique, Ahmed Said Islam reconnaît au président Abdoulwahabi « un esprit de rassemblement des valeurs individuelles, des hommes d'une grande expérience et non seulement des partis politiques ». Un Rdr qui revient sur la scène politique après une longue absence, « pour apporter sa contribution au développement de Ngazidja et non pour assister à des inaugurations de communes » dit-il.

Dans une déclaration publiée le jour même le parti de Said Issilam estime que « la gravité de la crise que traverse notre pays interpelle la conscience collective et impose à chaque comorien de secouer son instinct patriotique ».

Il rend à cet effet hommage au président Sambi pour le courage et la détermination dont il fait montre pour restaurer l'autorité de l'Etat à Anjouan ainsi que la légalité et la normalité. Il salue les efforts de la communauté internationale et les pays amis des Comores ainsi que leur disponibilité à apporter leur appui militaire pour la libération de l'île rebelle, tout en appelant la population redoubler de vigilance en cas d'intervention militaire à Anjouan.

A. Nabahane

050308/an/hzkpresse/6h00
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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 11:21
Comores / Politique & institutions

Moroni
, jeudi 31 janvier 2008 (HZK-Presse)A mi-chemin de son mandat de quatre ans, le président de l’Union n’a tenu aucune de ses promesses électorales. Tel est, en substance, le constat fait hier jeudi par Mohamed Said Abdallah Mchangama, leader du parti Kasiya, au cours de sa première conférence de presse de l’année. Et le maire de Mohoro d’enfoncer le clou, en déclarant que « le président Ahmed Abdallah Sambi n’aura pas droit à un second mandat ».
 
Abordant l’analyse de la situation nationale, M. Mchangama se montre très critique sur la gestion des affaires publiques par le pouvoir Sambi, estimant que le pays travers aujourd’hui « un climat social très lourd », avec notamment la grève des enseignants du secondaire public, dit-il.
 
A propos de ses relations avec le chef de l’exécutif de l’île de Ngazidja, le conférencier tient à mettre ce dernier devant ses responsabilités. « C’est Abdouloihabi qui a été élu pour s’occuper des affaires de l’île, poursuit-il, et pas nous qui avons perdus les élections ». Ce dernier accuse l’Union d’avoir dépouillé le pouvoir insulaire de toutes ses compétences, y compris en matière d’infrastructures routières et hôtelières. 
 
Répondant à une question sur la légitimité du président de la république, le chef du parti Kasiya refuse de la remettre en cause, car pour lui Ahmed Abdallah Sambi « jouit suffisamment de cette légitimité pour avoir été démocratiquement élu par les comoriens, conformément à une nouvelle constitution qui, bonne ou mauvaise devra être respectée par tous ».
 
Quant au recours à la force pour régler la crise anjouanaise, cela ne devra pas servir d’alibi pour détourner l’opinion des véritables enjeux socio-économiques du pays, ajoute-t-il. En en sa qualité de chef de l’Etat, « le président Sambi a le pouvoir constitutionnel de rétablir l’ordre sur n’importe quelle partie du territoire », mais pour le cas particulier de la crise anjouanaise, M. Mchangama se démarque visiblement des positions prises par les autorités de l’Union d’engager l’armée dans une opération de cette ampleur « sans obtenir l’accord de la communauté internationale et sans que l’on sache par quels moyens budgétaires et logistiques » elle sera menée.
 
Et l’ex-président de l’assemblée fédérale de soulever de nombreuses interrogations, liées entre autres au volet humanitaire et sécuritaire, en demandant « des garanties pour la protection des populations civiles de l’île », suite à un débarquement militaire dont le succès dépendra des conditions de préparations (…), dit-il.
 
« Notre armée est-elle suffisamment préparée, a-t-on réfléchi à l’après débarquement ? Qui dirigera Anjouan après le renversement de Mohamed Bacar ? La Cour constitutionnelle et l’assemblée nationale sont-elles consultées ? » Lance-t-il aux journalistes.
 
Mais à en croire le président du parti Kasiya, la question du débarquement « ne doit pas occulter les autres sujets d’actualité, qui intéressent la vie quotidienne des comoriens, et en particulier ceux de Ngazidja durement pénalisés… ».
 
Et M. Mchangama d’exclure « toute démarche visant à mettre en place un énième gouvernement d’union nationale » qui ne fera que compliquer l’évolution politique et institutionnelle du pays.
 
Attaché au principe de la large autonomie des îles, le conférencier dit être favorable à « une réforme de l’Etat, dans le sens d’un renforcement de la discipline administrative, fondé sur les valeurs du mérite et du savoir faire ». Mais pas question de toucher à la présidence tournante, Mohéli devant l’assumer à son tour [en mai 2010].
 
En matière économique, M. Mchangama qui fut ministre de finances sous le régime du Djohar, déplore l’absence d’une « vison à long terme du développement », qui se traduirait par « le manque lisibilité des récents contrats passés par le gouvernement dans le secteur touristique et hôtelier », surtout la question des servitudes des terrains vendus à des investisseurs étrangers.
 
El-Had Said Omar
310108/eso/hzkpresse/11h30
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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 16:23
Comores / Politique & institutions
Conférence de presse de Mlamali :
Le séparatisme compromet tout projet de développement d’envergure nationale
 
Moroni, jeudi 24 janvier 2008 (HZK-Presse)Si le transfert en 1966 du chef lieu de Dzaoudzi à Moroni ne s’était pas produit, et si l’acte de proclamation unilatérale d’indépendance du 6 juillet 1975 n’était pas pris dans la précipitation, l’évolution politique de notre archipel aurait probablement été différente, favorable à l’unité nationale. Telle est en substance l’analyse faite ce jeudi 24 janvier par le professeur Ali Mlamali, président du Collectif pour l’unité et l’intégrité territoriale des Comores, au cours d’une conférence de presse donnée au restaurant Le Select.
 
Ces deux faits historiques auraient prédisposé l’archipel son éclatement, et favorisé le maintien de Mayotte sous le joug de l’ancienne puissance colonisatrice. A en croire ce militant de la lutte anti-colonialiste et contre la balkanisation des Comores, le pays se trouve dans une période charnière de son histoire où le schéma institutionnel instauré par la nouvelle constitution de 2001 ne garantit pas la continuité de l’action gouvernementale de ses dirigeants démocratiquement élus.
 
Et M. Mlamali d’épingler le principe de la présidence tournante entre les îles, pour un mandat de 4 ans non renouvelable, comme « une source de crise permanente ». Après la mort du président Ahmed Abdallah, l’élite intellectuelle anjouanaise avait-elle perdu tout espoir de voir un anjouanais à la tête de l’Etat comorien, au point de tomber dans les travers d’un séparatisme sans issue, s’est interrogé le conférencier.
 
Cet intellectuel grand-comorien qui fut brièvement ministre sous le régime du président Ali Soilih (1976-1978) n’a rien perdu de sa foi aux « valeurs patriotiques et civiques » qui doivent selon lui guider toute politique de changement radical aux Comores. Le collectif dont il est un des fondateurs est une organisation qui se réclame de la société civile, créée en 1997 [au lendemain de l’avènement de la sécession anjouanaise, ndlr] et basée à l’Ile de La Réunion.
 
Abordant les questions socio-économiques, Ali Mlamali suggère quelques pistes pour sortir les Comores de l’impasse actuelle, accentuée par l’exode massif de population vers l’unique capitale du pays, en préconisant la création de deux capitales, l’une administrative et l’autre économique. Il propose aussi à nos gouvernants la valorisation du travail de la terre et des métiers manuels, aujourd’hui abandonnés par les jeunes.
 
Revenant sur de la gestion de la crise anjouanaise par l’actuel chef de l’Etat, le président du Collectif révèle le contenu d’une lettre qu’il a adressée Ahmed Abdallah Sambi, et dans laquelle il plaide en faveur d’une « politique de conscientisation émancipatrice », reconnaissant que la rébellion au pouvoir à Anjouan « compromet sérieusement tout projet de développement d’envergure nationale ».
 
Le dilemme entre l’option militaire et la poursuite du dialogue avec les chefs séparatistes lui semble « perplexe », ne préfigurant en rien un compromis préservant l’essentiel, à savoir l’unité et la souveraineté nationales.
 
Professeur certifié hors classe à La Réunion, M. Mlamali a été promu en 2003 chevalier dans l’ordre des Palmes académiques, de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, une distinction honorifique française décernée à des personnalités du milieu enseignant et scientifique.
 
El-Had Said Omar
240108/eso/hzkpresse/17h00
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