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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 13:08
ALLOCUTION DE S. E. M. AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI,
Président de l’Union des Comores
Devant l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies
New York, le 24 septembre 20 10

 

 
 
Sambi-24-09-10.jpg
 
 
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Excellence Monsieur le Secrétaire General,
Honorable assistance,

 

Permettez-moi, cette année encore, de consacrer 1′essentiel de mon allocution à 1′importante question de l’ile comorienne de Mayotte, ce différend qui nous oppose à la France, depuis plus de trois décennies maintenant, tout en espérant qu’elle bénéficiera d’une meilleure compréhension et d’une solidarité agissante de la part de cette auguste Assemblée.
Je suis convaincu, que l’avenir de mon pays, 1′Union des Comores, dépend de la paix et de la stabilité or il ne peut y avoir de stabilité durable dans mon pays, sans une solution définitive à cette question.
C’est dans ce sens que nous avons demande, cette année encore, que soit inscrite à l’ordre du jour de cette Soixante Cinquième Session de notre Assemblée, cette question de l’ile comorienne de Mayotte.
Je voudrais, d’ailleurs, saisir cette occasion pour dire la profonde gratitude du peuple comorien pour le précieux et indéfectible soutien que lui apportent sur cette question, l’Union africaine, la Ligue des Etats arabes et l’Organisation de la Conférence islamique.
 
Monsieur Le Président,
 
Je voudrais commencer par rappeler que conformément aux  recommandations des Nations Unies, des plus hautes autorités françaises ont affirme elles-mêmes la vocation des Comores à accéder à l’indépendance, dans l’intangibilité de ses frontières.
C’est ainsi que 1′ancien Président français, Valery Giscard d’Estaing avait déclare, entre autres, que « … les Comores sont une unité, ont toujours été une unité et il est naturel que leur sort soit un sort commun»,
 
Je juge également essentiel et opportun de rappeler, aujourd’hui, quelques résolutions de notre Organisation, qui confirment la légitimité de la revendication comorienne de cette ile de Mayotte.

Il s’agit de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale en date du 14 décembre 1960, relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui garantit l’unité nationale et l’intégrité territoriale de ces pays, lors du recouvrement de leur souveraineté.
La résolution 3391 (XXIX) de l’Assemblée générale en date du 13 décembre 1974 qui réaffirme l’intégrité et l’unité de l’Archipel des Comores.
En outre, la résolution 3385 (XXX) du 12 novembre 1975, adoptée quelques mois après l’indépendance des Comores, qui entérine l’admission au sein des Nations Unies, de l’Archipel des Comores composé de Mayotte, d’Anjouan, de Mohéli et de la Grande Comore.
Enfin, la résolution historique n° 31(1V) en date du 21 octobre 1976 qui met en exergue le droit des Comores et les devoirs de la France, eu égard de ce pays indépendant. Permettez-moi de vous faire lecture du dispositif de cette résolution qui revêt une importance capitale pour mon pays, et qui restera, à jamais, gravée dans la mémoire des mes compatriotes Comoriens:

 
« CONSIDERANT que l’occupation par la France de l’ile comorienne de Mayotte constitue une atteinte flagrante à l’unité nationale de l ‘Etat comorien, membre de l’organisation des Nations Unies, Considérant qu’une telle attitude de la France constitue une violation des principes des résolutions pertinentes de l ‘Organisation des Nations Unies, en particulier de la résolution 1514 ( XV) de l’Assemblée Générale, en date du 14 décembre 1960, relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui garantit l’unité nationale et l’intégrité territoriale de ces pays.

1) Condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 1976 organisés dans 1 ‘ile Comorienne de Mayotte par le gouvernement Français et les considère comme nuls et non avenus, et rejette;
a) Toute autre forme de référendums ou consultations qui pourraient être organisés ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France ;
b) Toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale Française en territoire Comorien de Mayotte
2) Condamne énergiquement la présence de la France à Mayotte qui constitue une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République Indépendante des Comores », fin de citation.

 

Or, Mesdames et Messieurs, la France refuse de se conformer à toutes ces résolutions pertinentes adoptées par l’Assemblée générale de notre Organisation à propos de l’île comorienne de Mayotte et continue de violer le principe de l’intangibilité des frontières coloniales.
Faut-il rappeler que ce principe de l’intangibilité des frontières est devenu une règle coutumière internationale codifiée par l’article 6 de la résolution 1514 qui stipule que « toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes de la (charte des Nations Unies»?
Cette même résolution rappelle que « tous les Etats doivent observer fidèlement et strictement les dispositions de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des Droits de I ‘Homme et de la présente Déclaration sur la base de l’égalité, de la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats et du respect des droits souverains et de l’intégrité territoriale de toits les peuples ».
La jurisprudence internationale reconnait pleinement ce principe de l’indivisibilité des entités coloniales dans l’arrêt rendit le 11 septembre 1992 dans un différend opposant le Honduras au Salvador, la Cour internationale de la Haye proclame que « le principe de 1′intangibilité des frontières coloniales est un principe rétroactif qui transforme en frontières internationales des limites administratives conçues à l’origine à de toutes autres fins »

 

Monsieur le Secrétaire Général,
Honorable assistance,

Pendant plusieurs années mon pays a pris la communauté internationale à témoin et a fait connaitre sa bonne disposition à privilégier la recherche bilatérale d’une solution juste et équitable.
La réponse à notre endroit a été cinglante non seulement la France a pris en 1994 des mesures unilatérales visant à entraver la libre circulation des personnes, par l’instauration d’un visa pour tout Comorien désirant se rendre à Mayotte, cette partie du territoire comorien, mais elle a aussi engagé en l’an 2000 un processus illégal de départementalisation de l’île, par rapport à la légalité internationale.
Je tiens à souligner ici que l’imposition de ce visa en 1994, a des conséquences humainement dramatiques. Elle fait du bras de mer d’environ 70 km séparant Anjouan de l’ile s½ur de Mayotte, le plus grand cimetière marin au monde, avec près de sept mille morts déjà comptabilisés.

En outre, alors que nous nous étions mis d’accord pour mettre en place un groupe de travail de haut niveau chargé de relancer le dialogue et réfléchir ensemble à de solutions justes et équitables, la France organisait le 29 mai 2009, une autre consultation visant à transformer le statut de l’ile de Mayotte en un département d’outre mer.

 

Monsieur le Président,
Honorable assistance,

 

Nous nous étonnons que malgré toute la bonne volonté de la partie comorienne et notamment la proposition novatrice sur Mayotte à savoir : «un pays, deux systèmes» que j’ai moi-même présentée, lors de la précédente session, au sein de cette auguste Assemblée, la France n’a jusqu’alors donné de réponse positive à cette main tendue.
Or, ce double système serait un compromis qui garantirait enfin, le respect du droit international tout en permettant à la France de continuer à administrer l’île comorienne de Mayotte, de façon légitime, pendant une période qui serait déterminée de commun accord. Il permettrait, ensuite à nos frères et s½urs mahorais de préserver leurs acquis sociaux ainsi que leur niveau de vie. Il permettrait, enfin, aux trois autres îles de relever, dans la paix et la stabilité, les nombreux défis que posent le développement.
Toutefois, la France veut ignorer ce compromis, et face à cette attitude, nous nous trouvons dans l’obligation de solliciter notre chère Organisation d’exiger de la France qu’elle respecte et se conforme au droit international, en appliquant les différentes résolutions pertinentes des Nations Unies sur l’ile comorienne de Mayotte et de reconsidérer sa position par rapport à cette main tendue qui, constitue, de toute évidence, un énorme sacrifice pour mon pays, qui est dans son droit.
Il y va de l’avenir des Comores, ce petit pays souverain, membre de notre Organisation des Nations Unies.
Il y va, en outre, de l’honneur de la France, ce grand pays dont les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité ont fortement et profondément inspiré la Déclaration universelle des droits de l’homme et les principes qui fondent notre Charte.
Il y va, enfin, de l’honneur de notre Organisation, qui, s’il s’avérait que le droit et la légalité internationale devaient être constamment ignorés et l’intégrité territoriale des Comores continuellement bafouée, toute sa crédibilité serait mise en cause.
En effet, L’ONU étant la garante du respect du droit international, il lui revient d’exiger de ses membres que leurs législations se conforment, impérativement, à ses résolutions pertinentes.

De ce fait, je ne peux que souscrire aux propos du Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies, Son Excellence Monsieur Joseph DEISS, lorsqu’il a déclaré hier, lors de l’ouverture de cette session que « l’ONU est la garante de la gouvernance globale et qu’elle a une légitimité globale ».

 

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

 

Je ne peux conclure mon propos sans réitérer l’adhésion des Comores aux efforts de la communauté internationale, et plus particulièrement les efforts personnels de Son Excellence le Président BARACK HUSSEIN OBAMA, visant à instaurer au Moyen-Orient une paix juste et durable, qui permette au peuple palestinien, de vivre librement et en sécurité, dans un état indépendant jouissant pleinement de tous ses droits légitimes.
Mon pays salue, en outre, les efforts visant à mettre un terme aux conflits fratricides qui déchirent le Soudan, l’Afghanistan.la Somalie, la République Démocratique du Congo et la Région des Grands Lacs.
Nous réitérons, par ailleurs, notre ferme soutien à l’intégrité territoriale du Royaume frère du Maroc ainsi que notre plein appui à la proposition marocaine d’autonomie en tant que solution de compromis politique et définitive, au différend régional sur le Sahara marocain.
Nous renouvelons, également, notre soutien indéfectible à la revendication légitime de la République Populaire de Chine, du retour de Taiwan dans le giron chinois.

 

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

C’est à travers la paix, la stabilité et la sécurité, dans le respect du droit international, que nos Nations seront en mesure d’atteindre les objectifs de développement qu’elles se sont fixées, en faveur de nos populations respectives.
Je reste, donc, confiant que notre Organisation continuera à faire de ces idéaux, son principal combat.

Je vous remercie.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 19:42

Comme prévu, la cour constitutionnelle a rendu public, cet après-midi (jeudi 23 septembre 2010), la liste des candidats aux prochaines présidentielles de l'Union des Comores. A l'exception du dossier de Said Dhoiffir Bounou, l'ancien président de l'assemblée nationale, tous les dossiers déposés ont été déclarés recevables. Selon la cour, un des colistiers de Bounou au poste de vice président ne remplirait pas la condition d'âge pour être candidat.

 

Monsieur Bounou a la possibilité de faire appel de la décision devant la même institution. Mais ses chances de participer aux prochaines éléctions sont moindres. Car, à notre connaissance, la Cour Constitutionnelle  ne s'est jamais contredite dans des cas similaires.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 .

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 20:04

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 21 septembre 2010 (HZK-Presse) Pour la première fois depuis qu’il est placé sous contrôle judiciaire, le général Salimou est entendu par le juge d’instruction. L’ancien chef d’Etat-major est renvoyé aussitôt en résidence surveillée, ce que contestent ses avocats.

 

C’est sous haute surveillance militaire que l’ancien chef d’Etat-major est auditionné par le juge d’instruction dans le cadre del’assassinat du colonel Combo Ayouba. Une vingtaine de gendarmes est placée à l’extérieur pour filtrer hommes et voitures devant approcher le palais de justice. A l’intérieur du tribunal de Moroni, des dizaines de policiers et de militaires étaient en faction. Et même des éléments du Groupe de sécurité de hautes personnalités (Gshp) étaient dépêchés en renfort pour assurer la sécurité du juge Rachad devenu célèbre depuis qu’il est en charge de ce dossier sensible.

 

« La dernière fois, la sécurité du tribunal a failli nous dépasser. Cette fois, on a pris en main la situation pour éviter toute surprise », déclare un officier de la police présent à la justice. Ce dispositif exceptionnel de sécurité est sans doute motivé par le comportement de la population. Très tôt le matin, plusieurs dizaines de comoriens ont envahi le palais de justice. Certains sont arrivés de très loin pour « assister au procès du général », explique un parmi eux trouvé sur la place Ajao.

 

Pourtant aujourd’hui, ce n’était même pas un procès. Il s’agit d’une simple audition. Et pour la première fois, cet officier supérieur est assisté par ses avocats. « La première fois qu’il a comparu, il n’a pas été assisté parce qu’il était convoqué comme témoin même si cette qualité n’avait pas apparu sur sa convocation », dixit son avocate Me Harimiya Ahmed à la sortie de cette audition. Selon le chef d’accusation, le général est accusé d’être complice dans l’assassinat de son frère d’arme le colonel Combo Ayouba, abattu froidement en juin dernier devant sa maison. Mais ses avocats clament haut et fort que «le général Salimou n’a été ni de près, ni de loin associé à cet assassinat odieux ».

 

Après une audition de près de 4 heures, le militaire présumé complice est reparti en résidence surveillée où il continue le contrôle judiciaire. Un régime juridique que ses avocats contestent. « Notre client est dans un régime ambigu puisqu’il est sous contrôle judiciaire et selon l’article 138 du code de procédure pénale, le contrôle judiciaire n’interdit pas à la personne sous cette réglementation de se déplacer ou de communiquer », martèle l’avocate de la défense au coté de son confrère Me Baco. La défense a saisi la chambre d’accusation pour faire valoir ses droits.

 

Les avocats de l’ancien chef d’Etat-major s’attaquent à l’ordonnance du juge d’instruction qui place le général Salimou sous contrôle judiciaire. « Dès demain [ce mardi 21 septembre, ndlr], on va plaider devant la chambre d’accusation contre cette ordonnance », annonce Me Harimiya qui reconnait que « l’enquête risque d’être longue ». Le général amaigri mais toujours souriant est reparti à bord de 5 véhicules tout terrain de l’armée avec des soldats armés jusqu’aux dents.

 

A.A. Mguéni

210910/aam/hzkpresse/15h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans JUSTICE ET DROIT
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 20:20

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 20 septembre 2010 (HZK-Presse) Répondant à une lettre qui lui a été adressée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), relative à la révision des listes électorales, la cour constitutionnelle renvoie la balle à cet organe en charge des élections, en lui demandant « de prendre toutes les dispositions nécessaires et diligentes afin que les élections se tiennent dans les délais impartis ».

 

C’est la réponse que la haute juridiction a donnée le 18 septembre dernier, pour trancher sur la question de savoir s’il y a lieu ou non de procéder à une nouvelle révision des listes électorale à un moment où le corps électoral a déjà été convoqué par décret du président de l’Union. En appui de sa lettre de mise en garde dont La Gazette s’est procuré une copie, le président de la Cour constitutionnelle a rappelé à la CENI qu’une jurisprudence en la matière existe, notamment l’arrêt n°07-15/CC du 25 avril 2007, qui, en son article 2 stipule que « la cour valide seulement les opérations d’assainissement des listes électorales », en considérant que la loi portant code électoral (articles 13 et 29) « interdit toute possibilité de révision après la convocation du corps électoral ».

 

La haute juridiction rappelle dans sa réponse que les élections harmonisées du président de l’Union et des gouverneurs des îles doivent se tenir les 7 novembre et 26 décembre 2010, un calendrier qui, selon toute vraisemblance, risque de ne pas être respecté, si l’on s’en tient scrupuleusement aux termes de l’accord du 16 juin dernier sur la gestion de la période intérimaire, qui avait prévu dans son chronogramme que les opérations de révision des listes devaient se dérouler entre le 1er juillet et le 30 septembre 2010.

 

Or au jour d’aujourd’hui, cette étape cruciale du processus électoral est pour le moins compromise, vu le retard constaté à la fois par la CENI, le Comité de suivi et les différents partenaires impliqués. Reste à savoir à qui incombe la responsabilité de ce retard et quelles seront les conséquences politiques d’un éventuel report des scrutins ? Entre révision et toilettage des listes électorales, aucun amalgame n’est possible, selon la Cour constitutionnelle qui rappelait que l’article 31 de la loi électorale stipule que « dans l’année qui suit la clôture des listes les élections sont faites suivant la liste révisée et arrêtée au 31 décembre ».

 

Dans ce même arrêt du 25 avril 2007 il est précisé que « les listes établies ou révisées à titre exceptionnel servent pour les élections de l’année en cours jusqu’à la prochaine révision annuelle. Que cet article ne peut pas être interprété comme étant la possibilité laissée à la CENI de réviser les listes à tout moment, même après la convocation du corps électoral ». Une mise au point qui a le mérite de clarifier le débat, et mettre tous les acteurs politiques devant leur responsabilité, à commencer par le gouvernement qui devait débloquer sa part de contribution financière aux opérations.     

 

El-Had Said Omar

200910/eso/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans COUR CONSTITUTIONNELLE
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 10:00

Vous trouverez ci dessous (en audio) une émission intéréssante de radio Domoni inter en shikomori sur l'université des Comores.

 

Cliquez sur play (triangle) avant que l'émission débute. N'oubliez pas de mettre le son.

 

Bonne émission
Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 12:32

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, vendredi 17 septembre 2010 (HZK-Presse) Un secret de polichinelle. Moussa Toybou, le gouverneur sortant de l’île d’Anjouan et candidat à sa propre succession ne supporte pas le fait qu’il y ait des personnalités issus de son propre camp politique, la Mouvance présidentielle, qui veuillent se lancer dans la bataille électorale en même temps que lui. Le fait est inadmissible à ses yeux. C’est une évidence. Et il l’a fait savoir, mercredi après midi, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Le Moroni.

 

Ce chef de l’exécutif de l’île d’Anjouan qui a dû écourter de trois ans son mandat suite aux réformes constitutionnelles du mois de mai 2009 et l’accord politique du 16 juin dernier, n’ose pas imaginer que « les collaborateurs du président Sambi qui s’étaient pourtant mis d’accord de soutenir sa candidature » décident, aujourd’hui, de lui tourner le dos et pire encore de vouloir lui mettre des bâtons dans les roues. Même si, a-t-il concédé, « nous sommes en démocratie et chacun est libre de se présenter aux élections ».

 

« J’espère qu’ils ne sont pas sérieux. Sinon, ils se seraient comporté en parjures », a-t-il déclaré en parlant des trois autres candidats issus de la Mouvance présidentielle qui se sont enregistrés au niveau de la Commission électorale insulaire d’Anjouan. « Ceux-là veulent amener le président Sambi à commettre une très grave erreur en allant jusqu’à trahir sa parole », poursuit Moussa Toybou devant les journalistes.

 

Et le locataire de Daru Nadjah d’enfoncer : « Le président Sambi nous a toujours parlé de certains de ses collaborateurs qui le « trahissent » mais il n’a jamais dévoilé de noms, mais voila qu’ils commencent à se dévoiler eux mêmes ». Le chef de l’exécutif d’Anjouan a également évoqué la question relative à l’indemnisation qui leur aurait été promis par le médiateur à la crise Francisco Madeira. « Il n’y a pas d’engagement formel, cela a été dit comme ça. Mais jusqu’à maintenant nous n’avons touché aucun rond », a-t-il confié s’estimant presque « trahi ».

 

Moussa Toybou qui participe à Moroni aux deuxièmes assises sur la décentralisation a fait un état des lieux de l’avancement de ce processus à Anjouan. « Nous disposons de notre loi communale qui est votée par le Conseil de l’île. Nous l’avons envoyée à la cour constitutionnelle pour validation mais le texte nous a été renvoyé. On nous a fait savoir qu’il doit être adopté par tous les élus de l’île. Nous attendons… », a-t-il expliqué ajoutant que « les communes de l’îles qui étaient au nombre de 32 sont aujourd’hui ramenées à 12 seulement ». 

 

Le locataire de Daru Nadjah s’est exprimé aussi sur l’affaire Combo dont il suit « l’évolution ». « Il faut que l’Etat fasse des efforts pour atténuer la douleur des proches du lieutenant-colonel Combo. Que ceux qui s’occupaient du versement de son salaire sachent qu’il était un père de famille », a plaidé Moussa Toybou. Au sujet des ex-FGA, le gouverneur d’Anjouan a évoqué les « conditions difficiles » dans lesquelles vivent ces militaires de l’ancien chef rebelle Mohamed Bacar demandant qu’on trouve très vite une solution à ce problème.

 

Moussa Toybou a démontré une certaine impatience par rapport à l’exécution du projet démobilisation désarmement réinsertion (DDR) mis en place dans le cadre du fonds consolidation de la paix pour, entre autres, apporter, justement, une aide à ces ex-militaires. « C’est depuis 2008 que j’ai entendu parler de ce projet et jusqu’à maintenant aucun ex-FGA n’a touché un rond de ce projet », a-t-il relevé ajoutant que sur les 400 armes estimés qu’elles sont dans les mains de ces anciens hommes du colonel Bacar, c’est seulement, moins 10 qui ont pu être ramassées ».

 

Faissoili Abdou

170910/fa/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans CONFERENCE DE PRESSE
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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 22:20

Union des Comores
Unité – Solidarité – Développement

Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération chargée de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe

No 10-115/MIREX/SGA

Moroni, le 6 septembre 2010

A Monsieur Bachar KIWAN
Président Directeur Général de la Société Comoro Gulf Holding
Moroni

C’est un fait avéré que le mensonge le plus fallacieux et le plus délirant, mais assené méthodiquement et avec insistance finit, trop souvent hélas, par tromper les esprits même les plus avertis et les moins susceptibles de tomber dans ce piège bien connu des spécialistes de l’intoxication et de la désinformation.

Et, quand nous voyons ceux de nos amis tomber dans ce genre de traquenard, c’est pour nous plus qu’un devoir que de les inviter á sortir rapidement de l’erreur dans laquelle ils sont plongés.

En effet, Monsieur le Président Directeur Général, il nous a été donné de constater avec beaucoup de regret que depuis que depuis quelques temps déjà, dans votre presse comme dans votre communication, vous avez adopté le langage de ceux qui s’appliquent á saper l’unité et l’intégrité de notre pays en tentant de faire croire que l’Ile Comorienne de Mayotte n’appartiendrait paa à l’Union des Comores. La parution récente d’une édition mahoraise de votre quotidien Al Balad, distincte de l’édition comorienne est, à cet effet, un dangereux et inquiétant révélateur.

C’est pourquoi, afin de ne pas vous placer dans la situation de ceux qui s’appliquent à brouiller les cartes, nous vous demandons instamment de traiter désormais l’information relative á nos îles dans une édition unique. A moins que vous n’en jugiez autrement, en proposant une édition pour chaque île, y compris Mayotte.

Si vous venez à décider á persévérer dans cette erreur, celle-ci risque d’être considérée comme un acte inamical á son égard.

J’espère que ce rappel amical pour vous sensibiliser sur une question qui préoccupe profondément les Autorités et le peuple comorien tout entier permettre de lever un malentendu qui risquerait de compromettre les excellentes relations qui existent entre votre Société et notre pays.

En vous renouvelant mes vœux pour toujours plus de compréhension et d’efficacité dans le partenariat qui lie votre société et les Comores, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président Directeur Général, l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Le Secrétaire Général Adjoint


Kamariddine Abdou

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 22:05

 

 

 

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Comme à son habitude, l’occident fidèle à son esprit dominateur exige que les autres cultures et civilisations du monde sautent des étapes pour se conformer au bon vouloir du capitalisme triomphant. Avec la colonisation l’occident n’a pas laissé d’autre choix aux pays colonisés que celui d’intégrer la culture dominante pensant naïvement comme l’écrit Cheikh Hamidou Kane que c’était pour “apprendre à lier le bois au bois et à vaincre sans avoir raison“. Malheureusement les Africains ont occulté la nature du capitalisme colonisateur qui a mis en place toute une batterie de mesures administratives comme pédagogiques pour justement empêcher les Africains d’apprendre ne serait-ce que “lier le bois au bois“, c’est-à-dire la technologie leur permettant de créer des industries en Afrique, n’en parlons pas de vaincre sans avoir raison.

L’Afrique, dans le dessein colonial, devait seulement servir de réservoir de matières premières à transformer en Europe pour nourrir les industries naissantes. Ainsi les Africains ont, surtout appris les langues des colonisateurs pour être de bons interprètes et d’intermédiaires. Pendant ce temps, les colonisateurs étudiaient minutieusement nos sociétés pour pouvoir briser tous les ressorts qui pourraient nous permettre un jour de secouer sérieusement le joug colonial. C’est ainsi que commença la colonisation des esprits et des intelligences africaines : par l’école, l’église et le fouet. L’actualité récente démontre en fait la continuation de cette tendance. Après la prétendue décolonisation, les liens d’allégeance politique et de dépendance économique continuèrent de plus belle. Après les partis uniques, la démocratie fut décrétée à la Baule comme une carotte pour mériter l’aide, autrement dit, l’endettement. En fait l’occident a fait semblant d’oublier toutes les étapes parcourues, depuis les guerres des religions – qu’on appellerait aujourd’hui terrorisme –, l’extermination de peuples entiers – qu’on appellerait aujourd’hui génocide si ça se passait en Afrique –, les révolutions – qui aujourd’hui s’appelleraient guerres civiles –, etc.


La démocratie est le pendant politique du développement des forces productives et de l’émergence de leurs luttes multiformes pour l’égalité et qui était une nécessité impérieuse pour le maintien de la domination du capital sous des formes nouvelles en tenant compte de la fin de l’esclavage et de la volonté de liberté acquise par les représentants africains aux batailles de libération de la France, n’en déplaise aux révisionnistes de tous poils qui veulent nier ou minimiser l’apport des Africains dans les deux guerres mondiales.

La démocratie de la Baule était donc quelque chose de tout à fait inconnu en Afrique, du moins sous ses canons occidentaux. Pour nos pays, la démocratie de la Baule devint synonyme de multipartisme débridé d’élections sous la férule de l’argent et de dictateurs démocratiquement élus. Concernant notre pays, le clou de l’histoire c’est l’organisation d’élection à 3 milliards de francs pour un Etat qui n’a pas d’état civile fiable.

Le comble c’est que la Communauté internationale qui casque, joue au pompier pyromane en imposant habilement des constitutions et des institutions ingérables à travers son réseau d’experts faiseurs de constitutions africaines pour avoir la jubilation de constater que ça ne fonctionne pas et jeter ensuite l’anathème sur l’Afrique incapable de bonne gouvernance et revenir ensuite proposer des renforcement des capacités et autres potions magiques du genre. Le financement de ses exercices étant mangé pour plus de la moitié par une expertise internationale gloutonne sous diverses formes qui n’arrivent pas à avoir réellement prise sur la société concrète hors bureaux. On nous serine à longueur d’élections qu’il faut qu’elles soient démocratiques, transparentes et fiables sans donner aux Africains le temps de réfléchir sur ces grands mots et de voir si nos pays ont intérêt à ces élections valables selon les critères d’évaluation de l’occident. En effet qu’est ce que des élections démocratiques pour une population incapable à plus de 75% de comprendre ce qui est écrit dans la loi électorale? Comment peut on passer en quelques années de soi disant indépendance, d’une forme de gouvernement des meilleurs, cooptés dans nos villages à un gouvernement d’anonymes élus sur la base du bien parler et de la corruption des électeurs dans un système avec urnes et isoloirs conditions propices chez des peuples ignorants en majorité des règles du jeux et ne votant que sur la base d’ethnies, de régions d’îles ou de villages.


Qu’est ce que des élections démocratiques où l’origine géographique est le seul critère d’accession à la magistrature suprême? Cela serait-il acceptable dans les démocraties occidentales ou bien est on entrain de nous servir des sous démocraties à l’usage des pays sous développés pour justifier toute l’armada d’institutions et d’Ong destinées à lutter contre le sous développement qui paradoxalement justifie, lui, leur existence et les nourrit!

A propos des critères des élections pour être reconnues par les systèmes d’évaluation occidentaux, je me pose les questions suivantes. Y’aurait-il élections plus démocratiques que celles où tout le peuple pourrait participer en comprenant et maîtrisant les règles du jeu? Y’aurait-il élections plus transparentes que celles où on saurait qui a voté pour qui? Si non je propose de réfléchir sur un système électoral moins coûteux plus démocratique et plus transparent et à la portée des budgets de nos pays pauvres. Il faudrait un système électoral qui éviterait l’hypocrisie des électeurs (qui promettent de voter tous les candidats moyennant argent) et limiterait le vote des mineurs et des morts. Au final ce système devra limiter l’emprise de la fameuse Communauté internationale payeuse de pots cassés par les assistés mais qu’elle a contribué à fragiliser elle-même en tant qu’assistante. Last but not least, un tel système électoral devrait redonner un peu de souveraineté aux Etats sous développés pauvre et qui pourraient enfin organiser des élections sur leurs propres budgets. Que demande le peuple! Ce qui est certain c’est que le multipartisme et les élections avec urnes et isoloirs, obsession des démocrates occidentaux, n’ont pas permis plus de démocratie en Afrique. Ceci rend nécessaire une réflexion autonome sur la démocratie dans les pays affamés en proie aux épidémies et autres endémies qu’on appelle “en développement“ en dépit du bon sens.

Je pense qu’une des pistes réside non point dans un transfert de technologie hypothétique coûteux et au final plus bénéfique pour leurs pays d’origine, mais dans une véritable appropriation de la science et de la technique universelles par les savant africains mentalement décolonisés, pour résoudre les problèmes prioritaires des populations

rurales en Afrique qui à leur tour aideront au développement de l’ensemble de l’Afrique, en assurant une autosuffisance alimentaire élémentaire à tous les enfants du continent condition sine qua non d’un développement endogène et pérenne.


Aboubacar ben Saïd Salim

Source : Al Watwan No 1622 du 15 septembre 2010

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:30

 

Ci-dessous les listes des candidats enregistrés par la CENI (pour les élections du Président de l’Union) et les CEI (pour les élections des gouverneurs) du 7 novembre et du 26 décembre 2010. Les dépôts des candidatures ont été clôturés hier à minuit (dimanche 12 septembre 2010).

 

La Cour Constitutionnelle a jusqu’au 30 septembre prochain pour examiner les dossiers et publier les listes définitives  

 

Candidats

Vice Président Ngazidja

Vice Président Ndzuwani

Vice Président

Mwali

Ikililou Dhoinine (Pharmacien et Vice président de l’actuel Président de l’Union l’Union)

Mohamed Ali Soilih alias Mamadou (Ancien Ministre et Actuellement, il est Député)

Nourdine Bourhane (Ancien Premier Ministre sous Djohar et actuel Secrétaire général du gouvernement)

Fouad Mohadji (Ministre de l’éducation)

Abdou Djabir (Juriste, enseignant à l’université des Comores et Député)

Abdillah  Mbaé (Homme d’affaire et ancien maire de Mbeni)

Bacar Abdou (Ancien maire de Mutsamudu)

Abdou Soimadou Ben Hassani

Bianrifi Tarmidi (Ancien premier Ministre sous Azali et député)

Ibrahim Ali Mzimba (Avocat et député)

Mahmoud Ahmed Abdallah (ancien Ministre et fils de l’ancien Président comorien, Ahmed Abdallah Abdérémane

Abdallah Said Sarouma  alias Baguiri (Député)

Mohamed Larifou Oukacha (ancien Ministre et actuel secrétaire Général à la présidence de l’Union)

Idi Nadhoim (Vice Président de l’Union)

Farde Aboubacar (Ancien directeur de Cabinet du MIREX)

Mohamed Abdou Islam

Mohamed Said Fazul (Ancien chef de l’exécutif de l’île)

Said Larifou (Président du parti RIDJA et avocat)

Soundi abdoulatuf (Homme d’affaire et candidat malheureux aux dernières élections du chef de l’exécutif de l’île)

Chambane Bacar (Ancien député)

Mohamed Hassanaly (Ancien vice Président sous Ali Soilih et ancien Membre de la Cour Constitutionnelle)

Allaoui Said Abasse

Mouti Abdou Salam

Assoufa Mmadi M’sa

Said Dhoiffir Bounou (Ancien Président del’Assemblée Nationale)

 

Mahamoudou  Ali  Mohamed (Leader du parti ANC et Homme d’affaires)

 

Ibrahim Ben Omar

 

Said Mohamed Ben Cheik

 

Abdoulhakim Ben Said Allaoui (Dentiste)

Laissi Ben Ali

Said Ahmed Hachim

Abourafiou Abdérémane

Zaharia Said Ahmed

Djamal  Nourdine

Boina Kassim

Chamsidine Ahmada

Ahmada madi Boléro (Ancien Premier Ministre sous Azali)

Kamaredine Ezamman (Ancien « Ministre de l’île de Ngazidja et  candidat malheureux aux dernières élections du chef de l’exécutif de l’île

Moustadrane

Nakib Ali Mbaraka

 

 

 

 

  Candidatures  pour les postes des gouverneurs  des îles 

 

Ndzuwani 

 

Said Abdérémane Abeid

Nassuf Ahmed Abdallah

Moussa  Toibou

Anissi Chamsidine

Ali djihad

Ahmed Ben Said Djaffar

Abdou Salami  Abdou

Mohamde Djaanfari

 

Ngazidja 

 

Abdou Soefo

Issa Mnamdji

Daoud Halifa

Mohamed Ali

Djanfari  Ahmed Mohamed Mansoib

Djaffar Abdallah

Ibrahim Mbelizi

Farid Soilih

Mouigni Baraka

Ibrahim Mhoumadi Sidi

Ali Mohamed

Cheikh Ali Bacar Kassim

Mohamed Said Hassane (Treize)

 

MWALI 

 

Mohamed Ali Said

Maoulana Bacar

Ahmed Bacar

Ali Hilali Said

 

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
le
13 septembre 2010 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 11:35

 

 

 

 

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Chers visiteurs du blog, chers proches, chers amis,

 

Aujourd’hui, c’est un grand jour  pour beaucoup de gens dans le monde.  En effet, dans plusieurs pays notamment en France et aux Comores, l’aid al fitr est célébré aujourd’hui. C’est une fête importante pour les musulmans laquelle marque la fin du ramadan.

 

 A cette occasion, je tiens à  vous présenter (vos familles et vous) mes vœux de bonne santé, de bonheur, d’amour et de prospérité.


Qu’Allah exauce toutes nos prières !

 

Et comme on dit aux Comores : Indi mbaraka.

 

Indi djema ya baraka na wunono na bahati.

 

Mungu a djaanliyé kila ntrongo, mtru ayitsahawo ayiparé. Ha sontsi yatru.

 

 Amine

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
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