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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:41

 

 

Depuis hier (Mardi 15 mars 2010) le palais du peuple de Hamramba - Moroni abrite un événement pas comme les autres pour trois jours. Il s’agit d'une foire nationale des produits  « Made in Comoros » organisée par l’Union des Chambres de Commerce dont l’objectif principal est de valoriser la production locale. Une bonne initiative que nous saluons. On y trouve plusieurs stands tenus par des hommes et femmes (artisans, Artistes, cultivateurs, PME…) comoriens avec leurs produits fabriqués aux Comores.

 Espérons vivement que cet événement économique et culturel permettra la mise en valeur des producteurs locaux et favorisera l’exportation des produits « za shi komori » attendez par là les produits « made in Comoros ».

Nous continuons à espérer qu’un jour  nous acheterons en France dans les magasins d’alimentation exotiques du mataba, du Mhogo, du Tronvi…cultivés aux Comores

Nous continuons à espérer que les dirigeants et les opérateurs économiques comoriens feront en sorte que dans les cérémonies nuptiales du pays, l’on distribue des « ma biscu » et des jus des Comores comme cela se faisait avant au lieu d’aller acheter des biscuits et des boissons à Dubai ou dans d’autres pays.

Nous continuons à espérer qu’un jour nous aurons aussi dans notre armoire des vêtements « made in Comoros » comme ce fut le cas quand nous étions enfant avec les  chemises « CIC »

Nous continuons à espérer que dans nos maisons il y aura aussi des tableaux et des meubles réalisés par des artistes et des ménuisiers comoriens

 Nous continuons à espérer….

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ECONOMIE
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:42

540 millions de dollars soit 189 milliards de francs comoriens, c'est le montant total promis aux autorités comoriennes par les différents Etats et hommes d'affaires en grande partie arabes ayant participé à la conférence arabe pour soutenir le developpement et l'investissement aux Comores tenue le 9 et le 10 mars dernier à Doha, la capitale de Quatar.  

Espérons que tout le monde respectera ses promesses afin de financer les centaines de projets de developpement présentés. Qu'on n'apprenne pas plus tard que "les promesses n'engagent que ceux qui y croient" !


Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ECONOMIE
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:50

LU POUR VOUS

Source : Temoignage.re


La question de la dette

FMI - Comores : Un accord qui fera date

 

Le Conseil d’Administration du FMI vient d’approuver un accord formel avec les Comores. A terme le pays pourra bénéficier d’un effacement conséquent de sa dette extérieure. Dans l’immédiat il vient de bénéficier d’un don de 21,5 millions de dollars.

 

Depuis plus d’une décennie les Comores sont à la recherche d’une solution pour à la crise économique et financière devenue structurelle. C’est en 1994 qu’on commencé les Programmes d’Ajustement Structurel proposés par le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et la Banque mondiale pour relever les économies des pays du Sud. Les missions entre Washington et Moroni dans les deux sens sont restées ininterrompues avec leurs lots de programmes, d’évaluations et de recommandations.

Les changements trop fréquentes des gouvernements et dans les services techniques n’ont jamais permis de conduire les reformes à terme. Les crises politiques et institutionnelles n’ont rien arrangées par ailleurs. Depuis le début de l’année 2009, Mohamed Ali Soilihi le Ministre des Finances sortant avait lancé une offensive de charme pour renouer le dialogue avec la finance internationale. Un premier succès a été enregistré en mars 2009 avec l’effacement de la Dette due à la Banque Africaine de Développement, qui a lui-même permis la signature d’un programme de surveillance avec le FMI.

Le 23 septembre dernier, c’est ce sont les indicateurs de ce programme de surveillance qui ont été évalué par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire Internationale à Washington. Les principaux argentiers du monde ont estimé que malgré la difficile conjoncture interne et externe, les performances économiques des Comores ont été satisfaisantes.


Gouvernance financière sous surveillance

Les récentes reformes pour favoriser les entreprises susceptibles de générer les emplois, les efforts pour maîtriser les écarts budgétaires et contrôler la hausse de la masse salariale ont pesé dans la balance. Il reste toutefois beaucoup à faire car l’audit des entreprises publiques effectuées à la demande du FMI justement a noté de forte dysfonctionnement. Une forte pression est exercée en ce moment sur le gouvernement pour ouvrir le capital de Comores Télécom, Comores Hydrocarbures et la Société de distribution de l’eau et de l’électricité.

A moyen terme le programme qui vient d’être signé vise une croissance macroéconomique par la stimulation des activités du secteur privé, le développment du secteur agricole, le renforcement de la gouvernance et le système judiciaire ainsi que le capital humain.
Les principaux indicateurs seront l’accroissement du PIB de 3 à 4 pour cent en 2012, la maîtrise de l’inflation, déjà en baisse puisqu’elle est passée de 7,4% en 2008 à 2,3% en 2009.

Dans l’immédiat le gouvernement vient de recevoir une bouffée d’oxygène avec le don de 21,5 millions de dollars ( Don ou prêt ? voir la réaction ci-dessous d'un internaute comorien
) par ces temps de crise. Selon le Vice président Ikililou Dhoinine en charge actuellement du ministère des Finances, 6,70 millions de dollars sont disponibles tout de suite et serviront très certainement à payer les salaires des fonctionnaires qui accusent plusieurs mois de retard. En fait ce montant correspond à la part du FMI, le reste devant provenir de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne, de la France et de pays arabes.

Maintenant que les Comores sont devenues éligible au programme FRPC (Facilité pour la Réduction de la pauvreté et la Croissance) la dette extérieure ne sera pas épongée automatiquement selon Saandi Mouignidaho. Le secrétaire général de Cellule des reformes économiques et financière (CREF) explique que le pays continuera à alimenter le service de la dette mais les fonds seront bloqués sur un compte « séquestre » à la banque centrale. C’est après une évaluation qui devra montrer que le pays respecte ses engagements dans la gestion des finances publiques que le FMI autorisera l’injection de l’argent "séquestré" dans les secteurs sociaux pour booster la croissance.


De notre Correspondant A. Mohamed

Réaction de Zaid du 25/09/09 (source : forum comorien HABARI)

On lit partout et surtout dans la presse nationale que les COMORES ont reçu un don de 21.7 Millions de dollars au titre du FRPC;
Or les fonds prévus dans le cadre de ces programmes ne sont jamais des dons, mais seulement des prêts!
En réalité, les COMORES bénéficient d'un prêt de 21.7 millions, déblocable en tranches sur 3 ans, à un taux d'interêt de 0.5%, qu'elles commenceront à rembourser dans 66 mois, et ce pendant 10 ans
;

A quoi sert ce mensonges d'état??? à moins que nos experts et financiers soient tellement nuls qu'ils soient incapables de lire un contrat? à moins que l'état ayant décidé d'ignorer toute transparence sur le budget de l'état ( au fait, y aura t-il une loi budgétaire pour 2010, en l'absence d'assemblée) décide de cacher à son peuple les tenants et aboutissants des finances publiques, dont nos savons tous qu'elles sont moins bien gérées que celles d'une ménagère ordinaire...
....De plus ce prêt doit être utilisé selon des modalités très précises et non selon les humeurs de nos gouvernants.

autre questioN/
d'où viennent les 600 millions qui ont été offerts à l'EDA,,,??? S'agit il d'une recapitalisation d'une société d'état? s'agit il d'un don personnel du président? comment a été budgété cette énorme dépense ? bien entendu, aucune loi des finances n'a prévu cette dépense!
C'est quand même triste de voir qu'on est capable de sortir de son chapeau des millions comme cela, ( même s'ils seront les bienvenus chez le bénéficiaire) et qu'on ne soit pas capable de prévoir le salaire de fonctionnaires, les retraites de nos anciens et les simples frais de fonctionnement de notre institution judiciaire!!
!!! et j'en passe......

J'ignore si nous avons de réelles richesses dans notre sol, mais ce que je sais, c'est que nous avons dans nos immeubles publics des hordes de menteurs, à commencer par nos journalistes qui se refusent à faire leur travail de vérification et qui publient sans vergogne les fables de nos dirigeants, qu'il s'agisse de Mayotte ou des ressources de l'état
 

 

Voir le texte officiel en anglais dans "commentaire"

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ECONOMIE
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 10:10

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Economie & finances

 

Moroni, mercredi 14 janvier 2009 (HZK-Presse) – Comme nous l’écrivions précédemment, le Fonds monétaire international (FMI) a décaissé 5,3 millions de dollars, soit 1,8 milliards de francs comoriens, au titre de sa contribution à l’aide budgétaire accordée à l’Union des Comores. Pour rappel, cette contribution du FMI entre dans le cadre du suivi du programme soutenu par le Fonds au titre de l’aide d’urgence post-conflit (AUPC) et contribuer à combler le déficit budgétaire de l’année 2008 estimé à 6,7 milliards de Fc, soit ¼ du budget général de l’Etat.

 

Au cours d’un entretien que le directeur général du budget nous a accordé la semaine dernière, ce dernier insistait beaucoup sur le fait que pour réussir le programme du FMI deux indicateurs ont été vivement recommandés aux autorités comoriennes de l’Union et des îles autonomes. Ils sont à la fois d’ordre quantitatif et structurel.

 

Ce qui signifie que le respect du mémorandum de politique économique et financier signé le 2 décembre dernier entre les autorités comoriennes et la mission du Fmi, oblige nos gouvernements (central et insulaires), à tout mettre en œuvre pour en assurer la stricte application, car tout écart risque de ramener encore le pays à la case départ. Faut-il rappeler aussi que la loi de finances 2009 n’est toujours pas adoptée, alors qu’elle fait partie des conditionnalités du FMI.

 

Dans ce même ordre d’idée, l’on parle d’indicateurs quantitatifs justement pour mettre l’accent sur le suivi du cadre budgétaire en planchant sur les recettes et les dépenses publiques dans l’intervalle couvrant les mois d’octobre 2008 à mars 2009. Le décaissement de l’aide budgétaire exceptionnelle du Fmi deux semaines seulement après l’approbation du programme par son conseil d’administration a permis à l’Etat de liquider aussi vite deux mois d’arriérés de salaires à l’ensemble des 12.000 fonctionnaires et agents de l’Etat (certains services n’auraient perçu qu’un seul mois).

 

Force est de constater que les objectifs assignés par le fonds monétaire aux autorités comoriennes dans son mémorandum viseraient à compresser la masse salariale à commencer par la réduction des superstructures politiques. Pour l’autorité de l’Union des Comores, ramener les portefeuilles ministérielles de quinze à dix, toutes les superstructures de l’Etat (Présidence, Assemblée nationale, Cour Constitutionnelle, Ambassades) sont selon les arguments avancés épargnés. Et c’est ici justement que les enjeux budgétaires imposent au ministère des finances et du budget une exécution rigoureuse du programme.

 

En campant sur leurs positions, les îles autonomes de Ngazidja et Moili semblent fonder leurs arguments sur des « prérogatives purement politiques et non budgétaires », regrette-t-on dans les milieux financiers proches du dossier. S’il faut tendre la main aux amis des Comores pour que le programme de suivi soit exécuté et espérer une hypothétique remise partielle ou totale de la dette, notamment intérieure avec l’objectif de résorber les arriérés de salaires, on est en droit d’interroger le directeur général du budget de l’Union sur l’affectation des recettes publiques de la deuxième moitié de 2008. Mais aussi au ministre des finances de Ngazidja  qui doit préciser le chapitre budgétaire dont il entend imputer les 28% de réduction des dépenses ?

 

La réponse pourrait convaincre ceux qui ont la mémoire courte pour dire que les dépenses sont programmées aux chapitres « fonctionnement, transfert et dette extérieure ». Mais en réalité rien ne justifie les 16,328 de milliards prévus dans le TOFE (Tableau des Opérations Financières consolidées de l’Etat).

 

Certes les financements extérieurs auraient prévu une aide estimée à 6,360 milliards mais ceci indique que les recettes propres de l’Etat ont été couvertes en grande partie vers la fin de l’année et pour combien ? Toutes ces interrogations attendent encore des réponses à la mesure des recommandations du FMI et des autres partenaires extérieurs disposés à accompagner les Comores à réussir son programme, à condition que l’Etat tienne ses engagements en termes de moralisation et d’assainissement des finances publiques, par une gestion plus rigoureuse et transparente, un pari qui n’est pas gagné d’avance, à moins de trois mois de l’évaluation du programme.

 

L’autre indicateur qui s’impose est relatif à la structure budgétaire. Il consiste en la présentation trimestrielle des états budgétaires consolidés par les quatre ministres des finances (Union et îles) aux services du Fmi. Dans ce même ordre d’idée, il est prévu de tenir au moins des réunions mensuelles du comité budgétaire pour transmettre les comptes rendus aux services du Fonds monétaire, et d’organiser des réunions de la commission de suivi des prix des produits pétroliers. L’informatisation du fichier solde de la fonction publique et le contrôle des dépenses salariales sont aussi exigés. Toute une batterie de mesures qui indiquent que le pays est observé à la loupe et condamné à jouer la transparence.

 

Aucun argument ni politique, ni institutionnel ne saurait justifier ou excuser un nouvel échec, surtout à l’approche d’un référendum constitutionnel qui coûtera à l’Etat l’équivalent de 400 à 500 millions de nos francs. Le FMI attend des Comores une obligation de résultat. D’où l’impératif de surseoir les conflits politiques et réussir le programme par le suivi de l’aide d’urgence post-conflit pour l’intérêt général, en amorçant la croissance économique et la réduction de la pauvreté.

 

A. Nabahane

140109/an/hzkpresse/15h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ECONOMIE
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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 10:30

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 23 décembre 2008 (HZK-Presse) – La société SMCI, qui représente à Mayotte le groupe réunionnais Caillé SA, se prépare à relancer dans quelques jours ses activités à Moroni, dans l’objectif affiché de conserver sa position de concessionnaire unique de Peugeot et Citroën. A en croire son directeur général, Arnaud Maisonobe, « les clients ont de plus en plus besoin d’acheter avec une garantie offerte d’au moins un an, avec l’avantage d’obtenir sur place des pièces d’origine ». Ce qui était jusqu’ici impossible face au développement de la concurrence du commerce informel. « L’atout de SMCI serait la capacité d’approvisionnement régulier du marché comorien », ajoute-t-il.

 

Pour y arriver, le patron de la boite prévoit d’opérer une restructuration avec l’installation d’une nouvelle équipe, et des perspectives d’offres plus adaptées à la demande locale. Le premier arrivage serait déjà programmé pour une dizaine de véhicules neufs « modèle Picasso » dès la première semaine de janvier prochain.

 

« J’espère contribuer au tissu économique des Comores, par l’embauche de nouveaux employés et l’arrivée d’un technicien en diagnostic mécanique de haut niveau », assure Maisonobe lors d’un entretien qu’il nous a accordé.

 

SMCI projette également d’opérer dans la vente de poids lourds et engins de travaux publics ainsi que la location de voitures comme c’est déjà le cas à Réunion, Madagascar et Mayotte. Pour son pôle services, le groupe s’est associé aux Centres MIDAS, un dispositif de services après-vente rapide, présent à La Réunion, Mayotte et Nouvelle-Calédonie.

 

Avec 800 millions d’euros de chiffre d’affaires, le groupe Caillé fait partie des 3 principaux distributeurs d’automobile de la Réunion où le groupe est né en 1840. Avec 42% de parts de marché, il domine le marché régional des ventes de la marque Peugeot, depuis 1995, et a vu se développer sa branche grande distribution à Madagascar et aux Comores. A Mayotte, sa filiale SMCI réalise un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros.

 

Par la suite l’entreprise s’est lancée dans d’autres marques complémentaires, telles que Bmw Suzuki, Mitsubishi, Honda Citroën et Opel. Dans le domaine du nautisme à La Réunion la société vend et répare des bateaux de plaisance. Concernant sa branche grande distribution, la société est actionnaire dans les hypermarchés Champion, les magasins DIA% (hard discount) et enseigne CASH OI (Cash & Carry).

 

Le groupe CAILLÉ est le master franchisé du géant français Carrefour dans l’Océan Indien pour les enseignes Champion et DIA%. La holding dirigée par François Caillé, PDG, emploie un effectif de 2633 salariés, dont plus de la moitié dans la branche auto. Sa filiale de Mayotte serait jugée d’une « rentabilité satisfaisante » en 2007, tandis que leurs activités à Madagascar ont plus que triplé leurs résultats, selon François Caillé lui-même, sur le site internet du groupe, qui « se lance dans un nouveau créneau de distribution spécialisée, celui de l’ameublement et de l’équipement de la maison ». Il vise enfin à « préparer la réorganisation du groupe en décentralisant son mode de gestion », à travers ses 12 pôles d’activité.

 

El-Had Said Omar

231208/eso/hzkpresse/6h00

 

 

 

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 23:48

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, samedi 29 novembre 2008 (HZK-Presse) – « Cet instant est historique car cela fait des années qu’on attend. Historique car d’autres gouvernements ont tenté avant nous, sans jamais y parvenir. Cela montre la crédibilité retrouvée de notre pays au niveau des institutions internationales ». C’est ce qu’a déclaré en substance le ministre des finances de l’Union Mohamed Ali Soilihi, au moment de parapher la lettre d’intention confirmant les engagements de l’Etat comorien auprès du Fonds monétaire international, avec lequel un accord est sur le point d’être conclu.

 

Ce important document signé vendredi dernier marque une étape cruciale qui devrait permettre d’alléger, voir même d’éponger la dette extérieure des Comores aujourd’hui estimée à 96 milliards fc. Encore faut-il que la partie comorienne remplisse les conditions fixées, d’ici fin décembre.

 

Une aubaine pour relancer la croissance de l’économie nationale, si l’on en croit le représentant du FMI, Pierre van den Boogaerde qui suit le dossier comorien depuis le début des années 1990. Les documents paraphés vendredi 28 novembre dernier, en présence du gouverneur de la Banque centrale, Ahamadi Abdoulbastoi, et du staff du ministère des finances, consignent des engagements de l’Etat comorien.

 

Il faut toutefois attendre la réponse du conseil d’administration du FMI qui se réunit vers le 15 décembre prochain. « C’est un enjeu de taille », affirme le ministre des finances, car « si notre proposition est acceptée, c’est une nouvelle page qui va s’ouvrir pour notre pays ». Une opportunité inespérée à ses yeux pour bénéficier d’un financement dit « post-conflit », qui servira à remettre l’économie du pays sur les rails. « Mais si par malheur, on rate cette dernière chance, il n’y aura pas de deuxième mi-temps », prévient l’argentier du gouvernement Sambi, visiblement satisfait de l’issue des négociations rondement menées avec la mission du FMI la semaine dernière.

 

Une signature ressentie comme un événement car le gouvernement espère recevoir dans un avenir proche une aide budgétaire exceptionnelle du FMI, pour la première fois depuis 15 ans. A en croire Mohamed Ali Soilihi, une partie de ces fonds serait allouée à l’apurement de quatre mois d’arriérés de salaire des agents de l’Etat au titre de l’année 2008 qui s’achève. Ce qui représente la bagatelle de 7 milliards de francs comoriens, suivant un mécanisme de décaissement rapide, peut-être même avant les fêtes de réveillon, dit-on dans les couloirs du ministère.

 

Des institutions comme la Banque africaine de développement, l’Union européenne, le Fonds koweitien ainsi que des pays amis tels la France et la Chine entre autres ont déjà annoncé leur participation à cette aide financière d’urgence.

 

« C’est le résultat de 4 ans d’efforts et de sacrifice. Nous sommes à l’aube du décollage économique des Comores », martèle Pierre van den Boogaerde, le représentant du FMI dans la région Océan Indien avec résidence à Madagascar.

 

Mais pour arriver au déblocage des fonds, les gouvernements central et ceux des îles autonomes doivent faire preuve de rigueur et prendre les mesures convenues dans le cadre des réformes structurelles d’assainissement de nos administrations. La masse salariale qui ne cesse de gonfler chaque jour, atteignant le chiffre record de 1,2 milliard par mois, est encore pointée du doigt.

 

« Cette signature démontre notre engagement car des efforts considérables doivent être déployés. Les salaires doivent cesser de servir à entretenir des superstructures politiques au détriment des travailleurs. Le FMI exige la diminution du nombre des ministres », explique le ministre des Finances de l’Union. Le nombre des ministres de l’Union et des îles ne doivent pas dépasser 36. L’Union peut nommer jusqu’à 8 ministres sans les vice-présidents. Les exécutifs de Ngazidja et Ndzouani ont droit chacun à 6. Quant à Mwali, son gouvernement est autorisé à avoir 4 ministres.

 

Pour les postes de conseillers qui ne font que percevoir des salaires sans le moindre résultat, le gouvernement envisage d’appliquer les nouveaux organigrammes laissés dans les tiroirs depuis 2 ans.

 

Mais on se demande quel sera le sort de cet accord lorsque des partenaires comme les exécutifs des îles ne l’ont pas paraphé comme cela était prévu. Les autorités de Ngazidja et Mwali ont boycotté la cérémonie de signature. « Nous sommes disposés à travailler avec cette mission mais on ne nous intègre pas. On ignore jusqu’ici le contenu du protocole qui a été signé ce vendredi. En plus l’Union nous ment. Elle n’a pas le même langage que le FMI », s’exclame Kamar Ezamane Mohamed, ministre des Finance de Ngazidja. Les exécutifs de Ngazidja et de Mwali ont encore 2 jours pour changer d’avis avant que ce ne soit trop tard.

 

Abdallah A.

291108/aa/hzkpresse/6h00

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 11:31

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, mardi 25 novembre 2008 (HZK-Presse) – Depuis quelques jours les petits fruits rouges ont fait leur apparition sur les trottoirs de la capitale. C’est le début de la saison des pluies, et avec elle arrivent les premières récoltes de litchis, ce fruit très prisé dont le prix subit une variation en dents de scie d’une année à l’autre.

 

Initiée par « l’Association Objectif Comores » depuis 2007, en partenariat avec la commune de Mkazi, la fête du litchi et des produits du terroir refait surface cette année pour marquer sa 2ème édition, après le succès de l’année dernière. La ville de Mkazi compte accueillir environ 1500 personnes le 06 décembre prochain, apprend-on auprès des organisateurs.

 

Nassur Mzé et Wardat Abdallah respectivement chargés de la communication et du marketing veillent au grain depuis des semaines dans le but de sensibiliser les partenaires et les associés de la fête, en arrêtant des stratégies pour favoriser la promotion de ce produit et ses dérivés, en passe de se substituer aux produits de rente des Comores (vanille, girofle, coprah, ylang-ylang…), lesquels traversent malheureusement une période de crise sur les marchés internationaux.

 

De par l’engouement de la population locale misant à chaque saison sur une meilleure récolte pour faire fortune, de l’énergie fournie par les paysans et surtout du bonus en matière de saveur reconnue à ce fruit tropical par rapport aux autres espèces (mangues, jacques…), le litchi jouit d’une qualité « organoleptique » incomparable aux autres fruits, tant sur le plan alimentaire local qu’international.

 

Dépourvus de toute assistance technique et d’une politique nationale pouvant favoriser sa production, les paysans comoriens cherchent à travers cette structure technique qu’est la fête du litchi, à valoriser leurs produits dont la récolte annuelle est estimée à quelques centaines de tonnes.

 

Pour réussir le pari, les organisateurs de la fête comptent mobiliser plus de 5,3 millions de francs comoriens pour financer une vaste campagne d’information et de sensibilisation de l’opinion et des décideurs politiques de l’île et de l’Union, afin de saisir l’opportunité de cet événement pour se pencher sérieusement sur la situation précaire que traversent nos produits de rente et vivriers en général.

 

L’Association Objectif Comores et la commune de Mkazi entendent par cette initiative impliquer toutes les générations, notamment les catégories professionnelles du secteur agricole à sortir des oubliettes ces potentialités économiques du pays laissées pour compte par les autorités politiques.

 

Dans cette perspective, les organisateurs de la fête activent entre autres la production du litchi et veulent exprimer leur vœu de « mettre en réseau la filière dans une dynamique agricole tournée vers les stratégies de conservation, de transformation et d’exportation », notamment en direction de la France où la forte diaspora comorienne est friande de « produits pays », à l’exemple de nos voisins de l’île de La Réunion. Il est possible selon eux de placer le litchi parmi les produits de rente des Comores, avec un label plus compétitif.

 

Bien que le litchi n’est pas produit uniquement aux Comores, d’autres pays de la région dont Madagascar et La Réunion produisent une grande quantité suffisamment exploitée par l’industrie agro-alimentaire, les hôtels…et pour des fins d’exportation.

 

Comparant ainsi les pays de la région qui encouragent la production du litchi au profit de son tissu industriel, les organisateurs comptent à travers cette mobilisation renforcer les organisations de producteurs en vue d’améliorer leur rendement et inscrire le litchi et d’autres produits du terroir dans une politique d’ouverture et développer par conséquent des partenariats entre les producteurs et les opérateurs économiques de la place.

 

Interrogé s’il y a eu une étude de faisabilité pour ce marché de litchi, le chargé de la communication de l’association organisatrice de la fête nous expliquera que « l’initiative est en marche et est confiée à un expert international, quitte à comptabiliser les dizaines d’hectares de terrains exploités par la filière et dégager le nombre exact des plantations, les revenus des paysans à chaque saison, etc. »

 

Mais parmi les résultats entendus, il convient de mentionner la lutte contre la déforestation dans une localité telle que Mkazi où « l’exploitation du charbon de bois est considérée comme une des principales sources de revenus par rapport au litchi », a laissé entendre le chargé de la communication. D’où son appel aux décideurs politiques de l’île et de l’administration centrale à accompagner l’initiative de son association. 

 

A. Nabahane

251108/an/hzkpresse/12h00

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 09:00


APA-Moroni (Comores) Les autorités comoriennes viennent de prendre une série de
mesures destinées à assainir les finances publiques en vue de pouvoir conclure, dès octobre un programme d'urgence post-conflit avec le Fonds Monétaire International (FMI).
Ainsi, le ministère des Finances a décrété « le gel de recrutement des fonctionnaires à compter du 8 août, la réduction des portefeuilles ministérielles de l'Union et des îles de 35 à 26 et le lancement de l'informatisation des paiements des salaires ».

Le gouvernement comorien a également décidé de «geler les missions à l'étranger pour limiter les dépenses primaires à 14,4% du PIB (Produit intérieur brut) et de contenir les dépenses d'investissement financés sur ressources extérieures à 0,7% ».

Selon une note publiée par le ministère des Finances des Comores, les prévisions en matières de recettes intérieures sont encourageantes.

«La mise en place du système de dédouanement Sydonia ++ et d'une commission de contrôle des exonérations a contribué à l'améliorationdes recettes », lit-on dans cette note.

Le ministre des Finances, M. Mohamed Ali Soilih, estime à 21,6% du PIB les dépenses de l'année en cours contre 22,3% en 2007. « Ces chiffres traduisent la volonté du gouvernement de maîtriser les dépenses ».

Il faut dire que, pour arriver à conclure ce programme d'urgence avec le FMI, les Comores ont nécessairement besoin d'une aide budgétaire en vue d'éponger les arriérés de paiement aussi bien intérieurs qu'extérieurs.

Le gouvernement comorien compte sur l'appui de ses partenaires étrangers pour ne pas rater ce « grand rendez-vous » avec le FMI.

Les agents de l'Etat accusent, aux Comores, six mois d'arriérés de salaires. C'est ce mardi 30 septembre qu'ils touchent leur solde du mois d'avril à la faveur de la célébration de la fête de l'IAïd El Fitr, qui marque la fin du mois de ramadan.

  IM/aft/APA 30-09-2008

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 12:55

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Moroni, mercredi 9 juillet 2008 (HZK-Presse) – Dans un communiqué publié à Moroni le 7 juillet dernier, l’Organisation patronale des Comores (OPACO) a annoncé l’arrivée prochaine d’une cargaison de 3000 tonnes de riz, dont la commande a été entièrement négociée et conclue par elle, ce qui est une première aux Comores depuis la création de l’Office nationale d’importation et de commercialisation du riz (ONICOR), établissement jouissant d’un monopole d’Etat.

 

A en croire le bureau de l’OPACO, une telle initiative a pu aboutir grâce à un partenariat « gagnant-gagnant » entre l’Etat et le secteur privé dont l’objectif recherché est de sécuriser les approvisionnements du pays face à la rude loi du marché international qui « exige de mieux structurer notre approche ».

 

Pour parer à la prévisible rupture de stock en cette période de grande consommation de riz, et surtout pour maîtriser les coûts suite à la flambée des prix mondiaux des produits alimentaires, les patrons comoriens ont réussi à faire d’une pierre quatre coups, en bouclant l’opération par un tour de table qui a réuni le gouvernement (représenté par le Vice-Président Ikililou Dhoimine qui aurait « fortement encouragé la proposition de l’OPACO », le Ministre de l’économie Hassani Hamadi et celui des finances Mohamed Ali Soilihi), la Direction d’ONICOR qui de s’associer à l’OPACO ainsi que la Banque pour l’industrie et le commerce (BIC-Comores) qui, après un gel de plusieurs mois de ses lignes de crédits, a fini par cautionner l’opération montée par l’OPACO, malgré les ennuis judiciaires que traverse la Banque (affaire du litige l’opposant à son client la société Nicom).

 

Le prochain arrivage de ce riz d’origine vietnamienne dont la date n’a pas été précisée, serait d’une qualité bien supérieure avec un taux de brisure de 5% au lieu de 15 à 25% des précédentes commandes de riz ordinaire passées par la société d’Etat. Ce qui signifie que la structure de prix sera sensiblement révisée à la hausse, même si l’OPACO tente de rassurer l’opinion en expliquant que toutes les parties impliquées dans l’opération ont consenti une forte diminution de leur marge bénéficiaire passant de 10 à 4%.

 

Le consommateur final devra débourser 430 fc pour se procurer 1 kg de riz, au lieu de 300 fc actuellement, soit une hausse de 43%. Mais selon les projections du patronat, l’inflation consécutive au renchérissement des denrées alimentaires ne pourra être maîtrisée que par l’adaptation de notre marché à la réalité du moment, en évoluant vers la « mutualisation des achats des produits de première nécessité ».

 

C’est à cette condition que l’on peut « préserver les intérêts du consommateur », indique le communiqué, qui appelle les pouvoirs publics à engager rapidement une batterie de réformes de nos entreprises publiques, tout en faisant jouer à l’Etat « son rôle premier de régulateur du marché et de garant d’une concurrence loyale ».

 

Il faut savoir que la facture d’importation du riz a atteint en 2007 le chiffre record de 5,871 milliards fc, contre 4,037 milliards l’année précédente, soit une hausse de 45%. Au niveau quantitatif, le volume d’importation du riz aux Comores est passé de 32.137 tonnes en 2006 à 38.281 tonnes en 2007, selon les données de la note de conjoncture de la Banque centrale datée de mars dernier.

 

Il a été constaté par les analystes que la baisse des importations de « riz populaire » a été largement compensée par une hausse de la commande de « riz de luxe » à plus forte valeur.

 

El-Had Said Omar

090708/eso/hzkpresse/15h00

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 12:48

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 16 juin 2008 (HZK-Presse)Pendant que maints pays de l’Océan Indien (les Seychelles, Maurice, Madagascar) font fortune grâce à leurs industries thonières, aux Comores le secteur pêche reste le dernier des soucis de l’Etat. Les  pêcheurs  comoriens, bien que, contre vents et marées, triment comme des damnés pour fournir du poisson à l’ensemble des ménages de l’archipel, aucune considération, même pas la moindre- être secouru en cas d’égarement en mer- n’est portée à leurs égards. Aujourd’hui, à bout, et surtout, pour qu’il y ait du changement, ils ont accepté de nous ouvrir les portes de leur vie. Des vies que seuls la misère, le mensonge et le désespoir se côtoient à la fierté de pêcheur.

 

Madi Saïd, la quarantaine et père de quatre enfants, quitte sa maison, sise Météo, dès les premiers versets du Coran qui annoncent l’appel à la prière de l’aube. Arrivé à Chezani, pas loin de l’hôtel Le Moroni, en contrebas de la Direction Générale de la Pêche, il va d’abord chercher sa pagaie qu’il avait enfouie sous un tas d’herbes, pour ensuite pousser avec force sa pirogue pour rejoindre la mer.

 

Après avoir passé huit heures d’entre les vagues, il nous rejoint sur la rive. Ereinté. « Vous voyez, seul un pêcheur peut rester à jeun plus longtemps », nous lance-t-il. Et quand on lui demande de nous montrer sa prise, il nous dit « Je peux être fier, parce que, parfois, je rentre bredouille. Je suis sûr d’apporter 10.000 fc à ma femme aujourd’hui ».

 

Depuis trente ans qu’il pêche, il n’a jamais eu une quelconque aide venant de l’Etat, bien qu’il laisse sa pirogue dans la cour du ministère de la pêche. Dans la plupart du temps il a du mal à subvenir aux besoins de sa famille. Il peut aller pendant trois semaines à la mer sans pouvoir pêcher des poissons d’une valeur de 5000 fc. Toutefois les pêcheurs qui sillonnent les côtes de Chezani, et qui sont au nombre de dix, se sont réunis en une association. Ils se cotisent et s’entraident à chaque fois qu’un des leurs à des problèmes.

 

Il voudrait bien, Madi Saïd, s’acheter une vedette motorisée parce que la pêche sur les côtes n’est plus rentable. « Les gens qui utilisent les filets font qu’il n’y ait plus de poissons sur les côtes. Ils pêchent les petits poissons, alors que les gros poissons viennent surtout au littoral  pour assouvir leur faim. Et comme il n’y a plus de petits poissons, les gros restent au large, où seules les vedettes motorisées ont accès » dit-il.

 

Et quand on lui pose la question « aviez-vous déjà parlé de cela au ministère ? », sa réponse est la suivante : « c’est l’Etat qui est à la source de tous ces problèmes. On s’est rendu plusieurs fois au ministère pour leur parler des ces gens qui utilisent des filets et détruisent l’environnement. Jamais il n’a réagi. Des gens se sont tués tout près du port à cause de ce problème de filet. On n’a rien fait. Maintenant, seuls les pêcheurs, à l’instar de ceux d’Iconi et Itsandra protègent leurs côtes. »

 

D’ailleurs, pendant notre entretien avec Madi Saïd, en ce lieu qui se trouve quasiment dans la cour de la Direction Générale de la Pêche, une femme et sont fils extraient du sable destiné à la vente, et six hommes pêchaient avec un filet. Après qu’on lui ait prodigué le conseil d’intégrer le Syndicat National pour le Développement de la  pêche aux Comores, ils nous a répondu : « Le syndicat ne défend que les intérêts de ceux qui font la pêche artisanale. D’ailleurs un jour un des nôtres s’était égaré en mer. On a sollicité leur aide et puis celle de l’Etat. Aucun d’eux n’a voulu nous aider. Il a fallu secourir notre ami en affrétant une vedette. »

 

Mais très pressé d’aller vendre ses poissons, Madi Saïd nous dit : « Revenez si vous voulez encore me voir à la fin de la journée. Puisque je retourne en mer à 17 heures jusqu’à 4 heures. »

 

Que disent le ministère et le syndicat ?

 

A la Direction Nationale de la Pêche, on a pu s’entretenir avec le Directeur national adjoint, M. Youssouf Ali Mohamed. Selon lui, « grâce au ministère de la pêche, le syndicat des pêcheurs est devenu une institution à part entière. Le ministère a mis à la disposition des pêcheurs des chambres froides, des poissonneries, des fabriques de glaces, des vedettes et des matériaux informatiques. Elle assure leur sécurité en mer et leur facilite les crédits dans les banques et microfinances [Sanduk, Meck, AMIE]. De temps en temps, elle fait des suivis et des évaluations par rapport à leurs activités et leurs productions ».

 

Propos démenti par les membres du Syndicat. Ali Mroimana, conseiller technique du président régional, et Chaoil Ali Abdallah, nous ont confié : « Déjà pour avoir les trois poissonneries construites dans les trois îles, il a fallu qu’on se batte. Le ministère n’a jamais accepté qu’elle ait reçu une enveloppe de 80 millions d’euros du Fed. C’est quand on est parti au siège de l’Union Européenne, saisi les responsables, que le ministère a bien voulu débourser la somme. On a d’abord mené une rude bataille. A part un bateau en mauvais état et deux camions frigorifiques, on n’a rien reçu d’eux. Quant aux crédits, les banques et les microfinances exigent des cautionnaires. Le ministère n’a jamais accepté d’être cautionnaire. Les intérêts de ces instituions sont tellement élevés que beaucoup d’entre nous n’ont jamais pu s’acquitter de leur dettes et ont perdu leurs vedettes, des maisons et  des terres. D’ailleurs, on croyait que Sambi allait faire appel à nous quand il a reçu les deux bateaux de pêches de l’Iran. En effet, depuis que Mohamed Halifa n’est plus à la Direction Nationale de la Pêche, on ne sait vraiment rien de ce qui se passe au ministère. »

 

Dans le monde de la pêche comorienne, les gros poissons mangent les petits, pendant qu’au sein de l’Etat, on  navigue en pleine schizophrénie. « Toutes les recettes perçues par l’Etat servent à payer les fonctionnaires de l’administration. C’est vraiment une absurdité. Il est l’heure d’inverser la tendance ; il faut que l’Etat soit au service de tous les citoyens », exige Mr Assoumani Saandi, Ministre de la Fonction publique de l’île autonome de Ngazidja. Enfin,  en matière de  « gouvernance » et « bonne gouvernance », de réduction de la pauvreté, l’Union des Comores a encore beaucoup de chemin à parcourir.

 

Adjmaël Halidi

160608/ah/hzkpresse/11h00

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