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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 22:11

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Accord de coopération décentralisée :

Ngazidja et la Seine-Saint-Denis main dans la main

 

 

Paris, mercredi 05 octobre 2011 (HZK-Presse) Le département de la Seine-Saint-Denis (France) et l’île autonome de Ngazidja sont unis par un protocole de coopération décentralisée conclu, vendredi 1er octobre dernier à Paris.

 

Cet accord signé par Claude Bartolone, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Mouigni Baraka Gouverneur de l’île autonome de Ngazidja et Saïd Abdallah Mchangama, président de l’association des maires de Ngazidja, s’inscrit dans la volonté des deux parties à engager « une coopération fondée sur les intérêts mutuels de leurs habitants et dans les domaines qui relèvent de leurs compétences ». Cette signature est le couronnement d’une série d’intenses discussions et travaux initiés depuis 2008 par le conseil général de la Seine Saint-Denis, l’association des maires de Ngazidja en collaboration avec les élus d’origine comorienne en l’île de France et les associations de la diaspora.

 

Il a été ainsi décidé de développer cette coopération dans  la formation des élus et des agents, l'eau et l'énergie, la protection maternelle et infantile, les nouvelles technologies et notamment les logiciels libres, l'appui au développement économique. « Des projets ambitieux et sensibles », selon le gouverneur Mouigni Baraka. Il s’agit de démontrer que « l’on peut aider la population des Comores et les élus des Comores dans des politiques innovantes en direction de la mère et de l’enfant, par exemple, ou dans des politiques plus structurantes qui touchent à l’eau et à l’assainissement », a déclaré Claude Bartolone, président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis que nous avons interrogé à l’issue de la cérémonie de signature.

 

« Nous voulions à la fois être aux côtés de la communauté comorienne qui vit en Seine-Saint-Denis et montrer notamment dans ce département de toutes les couleurs, de toutes les religions où l’on vient de tous les pays du monde, qu’il est possible de créer des liens entre différents pays du monde que ce ne soient pas forcément les liens voulus par les traders et les banquiers », a insisté ce responsable français. Car, il faut le souligner, pour les responsables de la Seine-Saint-Denis l’archipel des Comores n’est pas un partenaire comme les autres compte tenu de sa forte communauté installée dans ce département français situé au nord est de l’agglomération parisienne.

 

Pour Saïd Abdallah Mchangama, président de l’association des maires de Ngazidja(AMN) ce protocole est « dans son essence un accord de renforcement de capacités pour faire de l'AMN et de ses membres des acteurs qualifiés et efficaces. Par ailleurs l'AMN bénéficiera de l'accès aux services techniques du département du 93 pour bénéficier de leur expertise en matière de conformité et contrôle de qualité ». Cet ancien président de l’assemblée nationale, également  très engagé dans les actions sociales et associatives, insiste sur le point concernant le « contrôle qualité » qui semble être le chainon manquant dans tous les travaux qui se font aux Comores.

 

« Les collectivités, la diaspora et l'état dilapident énormément d'argent dans des investissements d'infrastructures de mauvaise qualité qui ne répondent pas aux normes. Une grande partie des fonds de l'aide internationale est inutilisée ou mal utilisée ; l'état manque de vision et de capacités à élaborer de bons projets et ne se cherche pas de réseaux d'appui réputés pour le conseil et l'expertise », a-t-il détaillé.

 

Ainsi, selon lui, l’accord de coopération entre le département de la Seine-Saint-Denis qui permettra surtout à l’AMN et les différents services de Ngazidja à accéder à « une expertise de grande qualité d'une institution démocratique est une garantie d'efficacité et de transparence ». La signature de ce protocole a été saluée par les différentes parties. « Nous espérons que ce que nous venons de signer soit effectif. Que les Comoriens verront ce que nous avons signé ensemble avec le Conseil Général de Saint-Denis », a déclaré le gouverneur Mouigni Baraka soulignant qu’il s’agit du « premier acte » qu’il vient de poser en sa qualité de gouverneur de l’île autonome de Ngazidja.

 

« Cela représente un espoir à la fois de réunir deux peuples qui ont des liens historiques et de sang et aussi deux territoires qui sont liés même de loin par des valeurs à la fois humaine mais aussi géopolitique », a souligné un membre de la diaspora présent à la cérémonie. « Nous sommes très fiers. La balle est dans le camp des autorités de l’île de Ngazidja, de l’association des maires et le Conseil général. Il est visiblement déterminé à aider notre pays  nous souhaitons que cette coopération puisse être généralisé dans l’ensemble du pays », a estimé Ibrahim Mahafidh Eddine.

 

« Nous avons fait un travail formidable pour qu’on arrive à la cérémonie de signature », s’est félicitée, pour sa part, Amina Mouigni, une élue franco-comorienne de la Courneuve. Le département de la Seine-Saint-Denis et l’île de Ngazidja ont décidé d’engager leur coopération sur une durée de trois ans au terme de laquelle « les deux partenaires décideront de la suite à donner ».

 

Faïssoili Abdou (Correspondant à Paris)

051011/fa/hzkpresse/06h00

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 19:14

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Interview

 

Nasra Mohamed Issa, Vice-présidente de la Fédération comorienne des consommateurs (FCC) : 

« La fédération des consommateurs est prête à apporter des solutions »

 

 

Moroni, vendredi 07 octobre 2011 (HZK-Presse) La contestation contre la hausse des prix continue. La Fédération des consommateurs et d’autres organisations socioprofessionnelles sont entrain d’auditer les comptes de la société nationale des Hydrocarbures pour comprendre la structure des prix et proposer d’éventuelles solutions palliatives. En attendant, ces organisations préparent un grand rassemblement ce samedi pour dire non à la hausse. Voici une interview que vient de nous accorder Nasra Mohamed Issa, Vice-présidente de la Fédération comorienne des consommateurs (FCC)

 

Question : Où est-ce qu’on en est avec votre protestation contre la hausse des prix du carburant ?

 

Nasra Mohamed Issa : Il y a des études qui sont en cours. On a formé un mouvement uni constitué par la Fédération des consommateurs, Usukani Wa massiwa, l’Opaco, le syndicat des pêcheurs et un mouvement spontané dénommé Wanantsi pour agir, car nous avons un but commun qui est de lutter contre cette hausse des prix. Actuellement, il y a un membre de l’Opaco et un membre du gouvernement qui sont entrain de faire un audit au niveau des Hydrocarbures. Ensemble, ils vont voir si le gouvernement doit revenir sur sa décision ou maintenir la hausse.

 

Question : Et qu’est-ce que vous allez faire, au cas où on maintien la hausse ?

 

N.M.I. : On nous a promis une réponse d’ici samedi. Mais en attendant samedi, on appelle tous les membres et amis de la FCC, Usukani wa massiwa, le syndicat des pêcheurs et un mouvement spontané dénommé Wanantsi de venir attendre cette réponse dans un lieu public dans la matinée du samedi. On a décidé de 9 heures à midi, à la fermeture des bureaux. C’est juste un rassemblement pacifique pour attendre la réponse. Ce n’est qu’après qu’on peut réagir. Mais espérons que la réponse sera bonne.

 

Question : Votre contestation est mal comprise lorsque le gouvernement affirme vous avoir associé dans la fixation de prix…

 

N.M.I. : C’est une erreur de compréhension. On n’a en aucun cas était associé dans les discussions qui ont abouti à la fixation de ces nouveaux prix. Le gouvernement nous a invités à une réunion. On est parti. Mais cette réunion n’était pas faite de discussions. C’était juste pour nous exposer les études déjà réalisées par le gouvernement et des conclusions qu’ils ont tirées comme quoi on va augmenter de 50 frs sur le litre de produit pétrolier.

 

Question : Et quelle est votre proposition quant on sait que la survie de l’entreprise dépend de cette hausse ?

 

N.M.I. On n’est pas resté les bras croisé. Nous avons fait des études et ces études montrent que cette hausse est carrément injustifiée.  C’est d’ailleurs à la suite de ces études que certains membres de nos associations, sont arrivés à repartir aux Hydrocarbures pour vérifier les comptes.

 

Question : Aujourd’hui le problème ce n’est pas uniquement les Hydrocarbures. Qu’est-ce que vous proposez pour sortir de l’impasse de la crise énergétique qui frappe le pays ?

 

N.M.I. On est des consommateurs donc on défend les intérêts des consommateurs. Nous sommes prêts à collaborer avec tout le monde pour chercher des solutions parce qu’on n’est pas prêt à payer pour ne pas avoir de l’électricité, ni à connaitre une hausse des prix alors qu’on a rien en retour. C’est tout ce qui nous amène à revendiquer. Il suffit de nous associer aux négociations et on dira ce qu’on pense.

 

Propos recueillis par A.A. Mguéni

061011/bmg/hzkpresse/18h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 21:39

POETE DE LA LUNE  EGARE

 

Poète, tes papiers !!!!

J'en ai plusieurs.

Tu auras alors, un lieu d'exil, toujours...

Ohhhhhh oui.

C'est une grande chance pour un poète universaliste.

Les papiers, c'est du vent,

Le vent des arbres

Ça donne des semelles de...vent....

Il faut vouloir marcher

 Et transpercer les frontières,

 Oui...

Exactement.

Les papiers suivent le vent

Et le poète cherche les papiers pour les noircir

Mais aussi pour souffler.

Forcément, son souffle suivra le vent

Et que la nave va (que vogue le navire-boutre-)

Est ce le boutre des lune-riens ou des lune-rois ?

Ce boutre égaré dans l'océan indien

Entre la lune et les étoiles !

Boutre de bouts de vies qui s'arc-boute à la survie....

Boutre noir ou blanc au but incertain

Qui traverse les étoiles jusqu'au bout de la nuit...

Vie-vent de mots et de maux

Du bricolage et du dépannage

Le poète fuit le boutre qui vogue

Il écrit

Il s'écrie

Le poète rêve

Il vit

Il plane

Le poète piétine

Il est soulagé

Le poète dévore

Un cadavre exquis

Que c’est bon ami Sadani !

Encore et encore

 

Halidi Allaoui et Sadani

26 septembre 2011

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Mariama HALIDI HALIDI - dans POESIE
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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:13

Dernière minute :

 

Nous venons d'apprendre que la Cour Constitutionnelle a constaté ce jour l'irrégularité du décret n° 11-123/PR par lequel le Président de l'Union des Comores avait nommé Monsieur  Nourdine Abodo Conseiller Juridique au Cabinet de la Présidence de l'Union. En effet, un magistrat en exercice ne peut pas être Conseiller juridique du Président de l'Union.

 

Voilà une très bonne nouvelle pour tous ceux qui mènent un combat pour le respect de la chose juridique et une autre justice aux Comores dont  l'initiateur de l'action, Maître ELANIOU, Avocat  et tous les signataires de la pétition ci-dessous :

 

Pétition pour une autre justice aux Comores

Pour:Mr le Président de l'Union des Comores

PETITION
Moroni le 13 août 2011

Monsieur le Président de l’Union des Comores
Les soussignés ont l’honneur de vous demander de bien vouloir
1. rapporter le décret n°11-123/PR par lequel vous avez nommé Monsieur NOURDINE ABODO conseiller juridique au cabinet de la Présidence de l’Union.
Ce décret est en effet doublement illégal et anticonstitutionnel
? Il est illégal d’abord parce que ce Monsieur est magistrat et l’article 13 de la loi n°10-00212/AU portant statut de la magistrature dispose : « l’exercice des fonctions de magistrat est incompatible avec l’exercice de toutes activités politiques de toutes fonctions publiques ou de toute autre fonction professionnelle ou salariée »
? Il l’est ensuite parce qu’il s’oppose directement à la lettre et à l’esprit de la loi du 25 juillet 2008 dite loi anticorruption et qui est relative à la « transparence des activités publiques, économiques, financières et sociales. Ce texte dispose en son article 4 modifiant l’article 165 du code pénal :
? « Art. 165 – Du conflit d’intérêt.
Un conflit d’intérêt survient lorsque les intérêts privés d’un agent public ou de toute autorité coïncident avec l’intérêt public et sont susceptibles d’influencer l’exercice des devoirs officiels.

Tout conflit d’intérêt doit être immédiatement déclaré auprès de l’autorité hiérarchique. Le non respect de cette obligation est passible d’un emprisonnement d’un an à trois ans et d’une amende de 500.000 FC ou de l’une de ces deux peines seulement ».

? Il est anticonstitutionnel enfin parce qu’il porte atteinte à la règle de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif, et judiciaire. L’exercice de l’un de ces trois pouvoirs interdit l’exercice des deux autres sous quelque forme que ce soit!
L’article 28 de la constitution dispose en effet : « le Pouvoir Judiciaire est indépendant du Pouvoir Législatif et du Pouvoir Exécutif. Les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi….. Le Président de l’Union est garant de l’indépendance de la Justice »

2. Faire prendre des sanctions disciplinaires à l’encontre de ce magistrat qui a déshonoré sa profession en agressant sauvagement le doyen des Avocats le 19 juillet 2011 parce qu’il avait osé critiquer ce décret !
Ce comportement dénote un caractère et une mentalité absolument incompatibles avec la dignité et la modération qui doivent être celles de tout magistrat qui se respecte !
.
On sait que Monsieur ABODO, premier président de la Cour d’Appel, est le conseil officieux depuis des années de plusieurs entreprises privées dont hélas des sociétés d’Etat et qu’il est rémunéré pour ces services, malgré l’article 13 de la loi précitée.
Tous ces faits notoirement connus, ont contribué à instaurer durablement une atmosphère de suspicion à l’égard de la justice de notre pays dirigée justement par Monsieur ABODO
Pour faire renaitre la confiance du justiciable en la justice de son pays il est absolument indispensable que cet homme soit sanctionné et les citoyens soussignés vous prient de bien vouloir répondre aux aspirations légitimes d’un peuple épris de justice et de paix !
Les signataires


Les signataires
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N13181
Halidi Allaoui
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 22:30

 

 

Vous trouverez ci-dessous l’interview de Madame Sittou Raghadat, Présidente de l’ONG FAWECOM et ancienne Ministre accordée le 3 septembre 2011 suite à la tentative de meurtre et à l’escroquerie crapuleuse dont elle a été victime le 29 août 2011 à son domicile de Moroni. 

 

 

 

« Contrairement à mon bourreau, à ses complices et à ses éventuels commanditaires je fais entièrement confiance à la justice de mon pays. La justice à laquelle je crois n’est ni celle de la violence et de la barbarie ni celle de l’arrogance et des voyous »

 Rotation-deweek-end-GALAWA-BEACH-09-09-2007-NEYMAT-050.jpg(Mme Sittou Raghadat / Photo archives Halidi-Blog-Comores)

 

 

Halidi-Blog-Comores -Tu as déclaré, il ya quelques jours, être victime d'une tentative de meurtre et d’escroquerie à ton domicile, comment vas-tu ?

 

Sittou Raghadat Mohamed Je vais bien grâce au soutien de ma famille ainsi que de mes amis(es).Je leur en suis très reconnaissante et compte sur tous pour lutter contre ce genre de pratique.

 

Après le choc, c’est l’indignation et la colère qui m’animent. Jusqu’à ce jour, je me disais que le domicile demeurait un des lieux privilégiés où on devait se sentir le plus en confiance et en sécurité. Ce qui est sur est que je n’accepterai jamais que certains se comportent comme si la justice dans notre pays, c’est le recours à la violence et à l’arrogance.

 

HBC-Qu'est ce qui s'est passé exactement ?

 

SRM -Un accident de notre bus familial de transport de marchandises s’est produit la nuit du vendredi 19 août 2011 à Moroni djomani. Ce bus était en réparation au garage. Le chauffeur est allé le prendre à notre insu et s’en est servi sans notre autorisation. Aux environs de 22h30, alors qu’on dormait, nous recevions un appel téléphonique nous informant l’accident de notre véhicule. Le chauffeur venait d’écraser une jeune fille et il était entre les mains de la police. Nous étions tombés des nues. Imaginez un peu notre surprise et notre incompréhension. Comment un véhicule en réparation dans un garage pouvait-il être accidenté à cette heure ci ? Mais La police avait passé le téléphone au chauffeur lequel nous avait confirmé l’accident !

 

HBC -As-tu pu identifier ton agresseur ou tes agresseurs ?

 

SRM -Bien sur que nous avons identifié mon agresseur. Il s’appelle Hadji Said Oumouri, employé au Conseil de l’île de Ngazidja et originaire de Bangoi Kouni. Je l’avais déjà croisé à maintes reprises à l’hôpital accompagné des gens avec lesquels je m’entretenais sur l’état de la victime de l’accident et les solutions envisageables. Cet individu prétendait être l’oncle paternel de la fille, mais en réalité c’était juste un prétexte pour justifier son acte odieux et crapuleux qu’il comptait accomplir alors qu’il n’aurait aucun lien de parenté avec elle. Quand bien même il serait un proche de la victime, était ce une raison de se comporter en voyou ?

 

En fait, j’ai vite compris que c’est un mercenaire en quelque sorte qui a été envoyé pour attenter à ma vie et m’escroquer. Ce mercenaire a été envoyé par qui et pourquoi moi ? Qui sont ses complices… ? Ce n’est même pas moi qui ai été à l’origine de l’accident. Je compte sur la justice de mon pays pour avoir des réponses à toutes ces questions. Fort heureusement, il y avait des témoins au moment de l’agression qui ont eu le reflexe de me protéger. Sinon, je ne suis pas certaine que j’allais être là aujourd’hui.

 

HBC -As-tu connaissance des motifs de cette tentative de meurtre ?

 

SRM -Le motif n’est autre qu’une escroquerie planifiée et organisée par tous les moyens. L’auteur n’a pas agi seul, je le confirme. Les preuves sont là. Mais laissons mon avocat et la justice faire leur travail.

 

HBC -En fait, comment s'est produit l'accident de circulation ?

 

SRM -Je suis mal placée pour décrire l’accident car je n’étais pas là. C’est la police qui m’a prévenue comme je l’ai souligné. Une enquête est en cours et le chauffeur a été entendu[i].

 

Tout ce que je puis dire c’est que le chauffeur a utilisé le véhicule sans notre autorisation en dehors des heures du travail et à des fins personnelles alors que celui-ci, hors service était censé être au garage pour réparation. Il appartient maintenant à la justice et aux enquêteurs de nous dire ce qui s’est passé exactement cette nuit là[ii].

 

HBC -Qui est la victime de l'accident ?

 

SRM -La victime est une jeune fille de 17 ans originaire de Banda Daweni dans le Badjini à Ngazidja. Je partage sa douleur et celle de sa famille biologique. Qu’elles sachent que leur souffrance est aussi la mienne et que je suis et serai toujours à leurs côtés. Mon souci est que cette jeune fille se rétablisse rapidement et qu’elle ne garde pas de séquelles de cet accident. Inchallah.

 

HBC -Quelles ont été tes démarches dès que tu as pris connaissance de l'accident ?

 

SRM -Immédiatement, après avoir pris connaissance de l’accident, nous (Mon mari et moi)* nous sommes rendus au bureau de la police, ensuite sur le lieu de l’accident et à l’hôpital. La fille était encore au bloc opératoire. Nous avons attendu à l’hôpital jusqu’à 2 heures du matin pour connaitre le sort de la fille. C’est très triste ce qui s’est passé. C’est un être humain qui est victime de cet accident causé suite à l’inconscience, à la bêtise et à une faute très grave d’un chauffeur. J’ai pu m’entretenir le soir même avec le médecin qui s’est occupé de la fille. Il m’a informé sur son état de santé. Il n’y a pas eu d’intervention chirurgicale. Le problème qui s’est posé est l’absence de matériel adapté pour tenter de remettre en place une mâchoire déplacée. Ce qui nous a amené à envisager l’hypothèse de son évacuation rapide à Mayotte ou dans un autre pays.

 

HBC -Alors, pourquoi la situation s'est envenimée ?

 

SRM -Franchement c’est la question que je me pose jusqu’à maintenant. Pendant une semaine je me suis fait un devoir d’aller chaque matin rendre visite à la fille à l’hôpital et m’entretenir avec les familles (la famille d’accueil la famille biologique) sur les dispositions à prendre pour l’évacuation rapide de la fille. Quand je me suis aperçue que les choses trainaient, J’ai déboursé immédiatement, de mon propre gré les frais pour le passeport de la fille et engagé des démarches pour que l’évacuation se fasse très rapidement à Madagascar.

 

HBC -Avec qui tu étais en contact pour les négociations ?

 

SRM -J’étais en contact permanent avec les familles (biologique et d’accueil) de la fille. Il n’y a pas eu de négociation directe avec la personne chez qui la fille réside à Moroni car il se trouve en mission à l’Etranger. C’est son frère Farid Nourdine Abodo[iii] qui discutait avec moi, s’exprimait souvent en son nom et nous rapportait ses positions et instructions.

 

Je discutais aussi et surtout avec la famille biologique en l’occurrence l’oncle maternel.

 

J’ai proposé une contribution financière de 400 000fc pour permettre l’évacuation rapide et les soins de la fille. Nous nous sommes compris avec l’oncle de la fille mais la famille d’accueil apparemment ne l’entendait pas de cette oreille. D’après Farid Nourdine Abodo, le « représentant de la famille d’accueil », son frère qui se trouve à l’étranger – considère que la propriétaire du véhicule est la seule responsable de l’accident et exige qu’elle assure toutes les dépenses liées à l’évacuation et aux soins. J’ai répondu que ce sera à la justice de se prononcer sur les responsabilités des uns et des autres et non à une personne d’autres. J’ai même suggéré à la famille d’accueil par le biais de la personne qui discutait avec nous de porter plainte et se constituer partie civile. C’est la chose la plus logique, légale et honnête.

 

Franchement, j’étais loin d’imaginer le sort qu’on m’avait réservé.

Ma priorité était de faire partir rapidement la fille pour aller bénéficier des soins appropriés. D’où ma proposition de contribuer financièrement à hauteur de 400 000 fc avant même que la justice se prononce sur la question de responsabilités et d’indemnisation pour débloquer la situation. Mais j’avais l’impression que certains privilégiaient l’obtention par tous les moyens d’une somme bien précise. D’ailleurs, je me demande sur quoi ils s’étaient fondés pour fixer la somme de 800 000 fc.

 

HBC -Finalement dans quelles conditions est évacuée la victime.

 

SRM -La victime a été evacuée,Dieu merci.je suis contente pour elle et lui souhaite un bon retablissement.Mais son départ, ce jour là a été le prétexte pour venir m’agresser sauvagement à mon domicile, me menacer de mort et m’escroquer la somme de 800 000 fc soit la somme de 400 000 fc que j’avais préparée pour remettre à l’oncle maternel de la victime et une autre somme de 400 000 fc que je n’avais pas mais que j’ai pu rassembler à la hâte grâce à des proches sous forme de prêt, qui avaient eu la gentillesse de réagir suite à mes appels téléphoniques afin d’éviter le pire.

 

HBC - Que comptez-vous faire ?

                                            

SRM -Porter plainte évidemment. Je ne peux pas taire un agissement aussi grave et une injustice pareille. C’est une tentative de meurtre suivie d’une escroquerie flagrante. Contrairement à mon bourreau, à ses complices et à ses éventuels commanditaires je fais entièrement confiance à la justice de mon pays. La justice à laquelle je crois n’est ni celle de la violence et de la barbarie ni celle de l’arrogance et des voyous.

 

HBC -En fait, Comment se sont passées l’agression et l’escroquerie odieuse et crapuleuse?

 

SRM -Le matin du lundi 29 août dernier, j'attendais tranquillement l'oncle maternel de la fille, comme nous nous étions convenus, chez moi pour venir récupérer la somme de 400 000fc,  notre contribution pour l'évacuation de la fille à Madagascar. Comme il tardait à venir, je lui avais téléphoné. C’est là qu’il m'avait répondu que finalement il ne venait pas seul car « les autres tiennent à l'accompagner » c'est-à-dire le « représentant » et frêre  de la personne chez qui la fille réside à Moroni – pour simplifier utilisons le terme  « accueillant de la fille », le frère de la femme de« l’accueillant de la fille » et Hadji Said Oumouri, mon agresseur.

 

J'étais avec un voisin et on discutait calmement quand un groupe de trois personnes (celles que j’ai citées à l’exception du frère de « l’accueillant de la fille ») fit irruption à mon domicile.

 

Immédiatement, mon agresseur s'était précipité sur la terrasse où j'étais assise et m'avait dit ceci : «Si je suis là ce n'est pas pour blaguer ni écouter des discours. Soit tu débourses la somme de 800.000 fc pour l'évacuation de « ma fille », son infirmier et la civière ou tu es une femme morte » et il a pris un fauteuil en bambou et me l'a lancé. Sans mon voisin, il allait me tuer car en même temps il s'était précipité sur moi pour tenter de m’étrangler. C'est là que ses deux compagnons et mon voisin avaient réussi à le maitriser. Juste après Farid Nourdine Abodo[iv], le frère de « l’accueillant de la fille» arrivait à son tour. Menaçant, il exigeait le versement immédiat de la même somme ! Ayant compris que ce groupe était sérieux et déterminé et pour avoir la vie sauve, j’étais contrainte de remettre la somme exigée à Farid Nourdine Abodo[v]

 

Excuse-moi, mais je ne peux pas continuer. Je revois cette horrible scène et je préfère m'arrêter là s'il te plait. J'ai fait trois jours d'insomnie et de cauchemar. Depuis, je suis sous somnifères pour dormir…

 

Entretien réalisé le 3 septembre 2011 par Halidi Allaoui  

 

 * Rectificatif (le 6 octobre à 13heures 10) :  

 

A lire : "Immédiatement, après avoir pris connaissance de l’accident, nous (Ma fille et moi)" au lieu de  " Immédiatement, après avoir pris connaissance de l’accident, nous (Mon époux et moi)".

 

Nous nous excusons pour cette petite erreur

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 




[i] [ii] Depuis, le procès a eu lieu. Le chauffeur du bus est condamné à 4 mois d’emprisonnement ferme. Il purge actuellement sa peine

.

 

[iii]  IV V Farid Nourdine Abodo est un des fils d’un haut magistrat des Comores. Son père Nourdine Abodo est nommé récemment Présent de la nouvelle Cour suprême. Il est aussi le Conseiller juridique du Président de l’Union des Comores (voir aussi notre billet « Quand les doyens du palais de la justice montre le mauvais exemple en cliquant ICI)

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 22:14

C'est devenu un rituel aux Comores. Tout chef d'Etat nouvellement arrivé au pouvoir procède sans tarder à des changements de personnes aux postes juteux que tout le monde jalouse non pas le travail à abattre mais le mangement y afférent pour les chanceux. Ceux qui s'intéréssent aux Comores ont certainement compris qu'il s'agit des societés d'Etat.

 

Le président de l'Union, Ikililou Dhoinine n'a pas dérogé au rituel. Il a, en effet, nommé hier (lundi 3 octobre 2011) trois  nouveaux directeurs généraux à la tête des principales sociétés d'Etat.  

 

A la Ma·Mwé (ancienne EEDC), Said Ahmed  Cheikh Salah Eddine, fonctionnaire à la direction nationale de l'énergie, remplace Henry Mlanao Alphonse.

 

Ousseine Cheikh Soilihi, ancien Ministre, remplace Said Abdallah Salim à la société comorienne des hydrocarbures (SCH)
 

 

A la société nationale des Télécommunications, Charicane Bouchrane  cède sa place  à son collègue mohélien  Mahamoud Aby Amr, jusqu'ici, directeur financier chargé de la prévision.

 


 

Reste maintenant la Direction de la douane pour que le compte soit bon.

 

Espérons maintenant qu'avec ces énièmes changements de personnes, les comoriens auront de l'éléctricité, de l'eau, du carburant et des tarifs intéréssants pour les moyens de télécommunication. Dans le cas contraire, nous suggererons au Président Ikililou de signer trois autres decrets mais pour remplacer les mentalités.

 

Qui ne tente rien n'a rien. N'est ce pas ? De plus,  cela pourrait être la meilleure tournante

 

Halidi Allaoui


 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 23:21

 Le séminaire gouvernemental  élargi aux exécutifs des îles qui a eu lieu samedi au palais du peuple à Moroni est une honte et un déshonneur dans son approche.Cela me heurte et me scandalise.

Je n'en reviens pas. Ce sont des consultants qui ont le  papier universitaire comme beaucoup de nationaux, qui viennent devant tous les très hauts dirigeants responsables du pays pour leur dire que tout ce qu'ils font n’a aucune cohérence…Et ils applaudissent ! Comme si ils ne le savent pas. C’est incroyable et exténuant.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COUP DE GEULE
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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 21:19


Communiqué du conseil général

 

 

Dans un discours prononcé à New York lors de la 66ème session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations-Unies (Onu) le vendredi 23 septembre 2011, le président de l'Union des Comores, Ikililou Dhoinine, s'est placé sur la trajectoire de ses prédécesseurs en revendiquant une souveraineté comorienne sur l'île de Mayotte et en demandant son retour dans le giron de Moroni. Il a déclaré «nulle et non avenue» la départementalisation de notre territoire obtenue le 3 avril 2011 après 50 ans de combat politique porté par plusieurs générations de Mahoraises et Mahorais, considérant «qu'elle ne doit en aucun cas être considérée comme un fait accompli...». Pour Daniel Zaïdani, président du conseil général de Mayotte, ces déclarations ne peuvent qu'appeler une réaction des élus mahorais. Française depuis 1841, la départementalisation de Mayotte est un processus réclamé par la population mahoraise depuis 1958, bien avant l'indépendance de l'archipel des Comores. Elle n'a pas été imposée par la France, comme Moroni voudrait le faire croire aujourd'hui à la communauté internationale. Les Mahorais ne peuvent que regretter la dureté de la position adoptée par le chef de l'Etat comorien devant les Nations-Unies, le débat sur les 30 prochaines années – qui restent à construire – les intéressant davantage que celui des trois décennies passées.

Mayotte n'est en rien et ne saurait aucunement être responsable de la mauvaise gestion qui frappe l'Etat comorien depuis trois décennies. C'est cette faillite du système qui génère une forte envie à vouloir émigrer vers Mayotte chez les populations laissées pour compte (au péril de leur vie) et non l'instauration d'un visa d'entrée sur notre territoire en 1994. Pour preuve, depuis les velléités sécessionnistes d'Anjouan en 1996, le flux migratoire vers notre île n'a jamais cessé. Que les autorités comoriennes ne cherchent pas à se soustraire de leurs profondes responsabilités sur cette question.

 

S'agissant de l'approche prônée par Ikililou Dhoinine en faveur d'un dialogue tripartite Comores/France/Mayotte, le président du conseil général de Mayotte prend acte de la volonté affichée en faveur d'un retour à la discussion à travers le Groupe de travail de haut niveau (GTHN). Ce processus engagé il y a 2 ans sur initiative française n'a pu aboutir, la partie comorienne s'étant opposée à sa poursuite. Le Département de Mayotte s'est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de rapprochement avec tous ses voisins de l'océan Indien à travers une coopération régionale décentralisée, y compris avec les Comores. Si cette coopération devait être déclinée en direction de l'Union des Comores au même niveau qu'elle l'est actuellement avec Madagascar par exemple, une telle coopération passera obligatoirement par la conclusion d'une convention-cadre avec chacune des 3 îles comoriennes. Pour cela, il faudra au préalable une reconnaissance officielle du statut de Mayotte par l'Etat fédéral et les autorités insulaires, car toute coopération suppose une acceptation mutuelle des parties en présence.

 

En ce qui concerne le Département de Mayotte, nous attendons de tous nos partenaires un respect sans équivoque du choix des Mahoraises et Mahorais à demeurer dans la citoyenneté française et européenne, à travers un statut de Département français d'Outremer et de Région ultrapériphérique de l'Union Européenne.

 

Source : Flash Info n°2851 du 29 Septembre 2011

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 19:21

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Littérature/ Salim Hatubou, écrivain et conteur : 

« L’avion de maman a craché », un livre pour perpétuer la mémoire 

 

 

Salim-Hatubou.jpgParis, mercredi 28 septembre 2011 (HZK-Presse) L’écrivain et conteur franco-comorien, Salim Hatubou (Photo) a promis de reverser les droits d’auteurs de son nouveau roman à une association des victimes du crash du Yeménia lors de sa présentation vendredi 23 septembre dernier à Paris.

 

C’est dans le cadre très sympathique des « Vendredis de l’arc-en-ciel » - un espace de rencontres citoyennes lancé en 2006 par Ibrahim Barwane et ses amis de l’Université Paris 8 -que l’écrivain et conteur Salim Hatubou a présenté son nouveau roman « L’avion de maman a craché » paru aux éditions Cœlacanthe.

 

L’occasion pour lui d’expliquer à son public les motivations qui l’ont poussé à composer cette œuvre magnifique en hommage aux victimes du crash du Yemenia, survenu un jour tragique du mois de juin de l’année 2009. Car dit-il, « si on ne peut pas ressusciter les gens, on peut leur donner un espace éternel ». Rien ne pourrait mieux symboliser cet espace qu’un texte couché sur papier. Le livre voyage et vit à travers les temps. Et comme dit l’adage, les paroles s’en vont, les écrits restent…

 

C’est dans la bouche des enfants, avec l’innocence qui les caractérise, les expressions et les émotions qui peuvent être les leurs, que Salim Hatubou a choisi de mettre les mots avec lesquels ils relatent les huit récits - complétés par un poème qui égrène les noms des victimes. Des mômes (de France, des Comores et du Yemen) qui se sont levés un matin pour apprendre la triste nouvelle : la disparition de leurs parents avec tout ce que cela comporte comme perturbation dans leur vie.

 

Le romancier se met dans la peau de ses personnages pour mieux raconter leurs destins. Un exercice bien réussi, ayant lui-même vécu ce genre de traumatisme avec la disparition de sa maman en 1975, emportée par une épidémie de choléra qui sévissait alors dans son île natale. Ce sont ces moments que l’écrivain a essayé de capter pour s’en inspirer et donner corps à son texte. Et le résultat est émouvant…

 

Des bribes d’histoires alignés bout à bout qui racontent de manière succincte le sort de tous ces hommes et femmes qui ont vu leurs « destins brisés » brutalement à cause du crash de leur avion. « Ils ont pris Yemenia Air et ils ne sont plus jamais revenus », regrette l’écrivain, la rage encore perceptible dans la voix. A entendre Salim Hatubou, ce drame « a été programmé inconsciemment ». Il pointe ainsi du doigt le laxisme et le laisser-aller généralisé qui affectent la société comorienne à tous les étages et toutes les couches sociales.

 

Une société qui serait atteinte d’une espèce d’ « Alzheimer collectif », selon lui. Du Salim Hatubou à l’état pur... car, lorsque ce romancier et conteur qu’on classe volontiers dans la catégorie des « auteurs engagés » prend la plume, c’est pour « s’attaquer à ce qui nous révolte  tous », explique Mahmoud Ibrahime, historien et responsable des éditions Cœlacanthe.  « Avec Salim, on s’amuse, on est ému, mais derrière il y a toujours un message », complète-t-il pour parler de toute l’œuvre de cet écrivain franco-comorien très prolifique (une trentaine de livres à son actif). « Un écrivain 24/24 », s’amuse Mahmoud Ibrahime, qui dénonce toujours à travers ses textes les « travers de notre société ».

 

La publication de Lavion de maman a craché, s’inscrit bien dans ce registre. C’est un devoir de mémoire à l’égard des 153 victimes de ce drame aérien l'un des plus catastrophiques de l’Histoire des Comores. Et en même temps une manière de conjurer les maux par les mots…

En tout cas, le public a apprécié et salué la très haute valeur de ce nouvel ouvrage. « C’est un livre précieux », lance une femme dans l’assistance. Un livre à découvrir…

 

Faissoili Abdou (Correspondant à Paris)

280911/fa/hzkpresse/21h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:39

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Interview / Anliane Ahmed, ministre de la justice :

« La plainte contre Sambi n’est pas bien fondée »

 

Moroni, lundi 26 septembre 2011 (HZK-Presse) Le Dr Ikililou a fait de la corruption son champ de bataille. Anliane Ahmed qui n’est autre que le ministre de la justice, en est la personne la mieux placée pour nous parler de cette politique. La mise en place de la Cour suprême, et ses conséquences au niveau du fonctionnement de la justice et le procès Combo sont autant de dossiers que les comoriens veulent comprendre. Et le garde des sceaux a accepté volontiers de nous en parler.

 

Question : En tant que ministre de la justice, quelle votre approche sur la lutte contre la corruption ?

 

Anliane Ahmed : Sur le nouveau programme de la politique du gouvernement mis en place par le président de l’Union des Comores, Ikililou Dhoinine, la lutte contre la corruption occupe une grande place. Sur ce, des lettres de mission ont été délivrées et la mise en place de la ladite commission est parachevée. Maintenant, on va faire l’opérationnalisation de la commission. Et cette structure a des objectifs et des missions à accomplir pour bien faire son travail.

 

Question : Par rapport au champ d’action, comment allez-vous procéder ?

 

A.A : La corruption n’a pas d’habitude une chose qui l’empêche mais c’est un système qui évolue. Si la commission anti-corruption trouve un fait qui remonte avant et qui nécessite de revenir en arrière, elle va revenir et le poursuivre. Donc, c’est un système et un système a forcement des antécédents qu’on est obligé de démanteler. 

 

Question : Il y a un vide à la justice après la mise en place de la cour suprême. Comment comptez-vous le combler ?

 

A.A : Nous n’avons pas un vide mais nous avons une insuffisance. C’est différent. Nous avons une insuffisance du personnel et des magistrats et ce n’est pas seulement à la Grande Comore mais Mohéli et Anjouan aussi. C’est ce qui a permis de prendre des juristes et de les verser dans le corps des magistrats pour pallier cette insuffisance. Mais actuellement, nous n’avons pas de vide et nous essayons de faire avec le peu que nous avons en attendant l’arrivée bientôt des magistrats qui sont en formation à l’étranger et qui vont rentrer dans 2 ou 3 mois. Sur ce domaine, nous allons encore une fois renouveler le contrat qui fait partie de nos missions pour pouvoir envoyer des juristes à l’extérieur pour suivre la formation de la magistrature.

 

Question : Et l’idée d’utiliser des magistrats étrangers, qu’en pensez-vous ?

 

A.A : L’idée n’a jamais été mauvaise mais c’est trop cher de payer des magistrats étrangers. C’est beaucoup très rentable d’accélérer les formations de nos magistrats que de faire venir des magistrats étrangers sauf si nous avons un pays qui peut nous aider et nous donner des magistrats gratuitement. Mais là actuellement, nous avons mis en place la Cour suprême et qu’on sait qu’il y a une insuffisance des magistrats même pour le compléter mais on a mis une cour suprême avec un nombre qui peut être opérationnel tout de suite en attendant d’autres magistrats qui vont venir remplacer ce qui sont en bas et faire monter d’autres magistrats anciens pour compléter les places qui manquent.

 

Question : Concernant la plainte contre l’ancien président Sambi, est ce qu’on peut avoir la garantie qu’on peut avoir une justice libre et indépendante pour le juger ?

 

A.A : D’abord cette plainte n’est pas bien fondée. C’est un plainte comme des dires qui apparaissent dans un journal mais il n’y a rien de fondé jusqu’à maintenant. C’est comme une lettre qui a été déposée et il n’y a pas de preuves qui sont amenées ni devant le palais de justice de Moroni, ni devant le procureur de la république. C’est une plainte politique qui voulait faire du bruit mais il n’y a rien de fondée et moi, je ne peux pas parler de plainte.

 

Question : Et par rapport au procès du général Salimou, où en sommes-nous ?

 

A.A : L’affaire est toujours en cours et je pense que le ministère et le parquet se préparent pour les assises qui auront lieu avant la fin de cette année. La date n’est pas encore fixée mais l’organisation est à sa fin. Et maintenant, on se prépare pour voir quels sont les juges qui vont être déplacés et le gouvernement a alloué le budget nécessaire pour bien le préparer.

 

Propos recueillis par Mohamed Youssouf

260911/my/hzkpresse/13h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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