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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 19:21

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Littérature/ Salim Hatubou, écrivain et conteur : 

« L’avion de maman a craché », un livre pour perpétuer la mémoire 

 

 

Salim-Hatubou.jpgParis, mercredi 28 septembre 2011 (HZK-Presse) L’écrivain et conteur franco-comorien, Salim Hatubou (Photo) a promis de reverser les droits d’auteurs de son nouveau roman à une association des victimes du crash du Yeménia lors de sa présentation vendredi 23 septembre dernier à Paris.

 

C’est dans le cadre très sympathique des « Vendredis de l’arc-en-ciel » - un espace de rencontres citoyennes lancé en 2006 par Ibrahim Barwane et ses amis de l’Université Paris 8 -que l’écrivain et conteur Salim Hatubou a présenté son nouveau roman « L’avion de maman a craché » paru aux éditions Cœlacanthe.

 

L’occasion pour lui d’expliquer à son public les motivations qui l’ont poussé à composer cette œuvre magnifique en hommage aux victimes du crash du Yemenia, survenu un jour tragique du mois de juin de l’année 2009. Car dit-il, « si on ne peut pas ressusciter les gens, on peut leur donner un espace éternel ». Rien ne pourrait mieux symboliser cet espace qu’un texte couché sur papier. Le livre voyage et vit à travers les temps. Et comme dit l’adage, les paroles s’en vont, les écrits restent…

 

C’est dans la bouche des enfants, avec l’innocence qui les caractérise, les expressions et les émotions qui peuvent être les leurs, que Salim Hatubou a choisi de mettre les mots avec lesquels ils relatent les huit récits - complétés par un poème qui égrène les noms des victimes. Des mômes (de France, des Comores et du Yemen) qui se sont levés un matin pour apprendre la triste nouvelle : la disparition de leurs parents avec tout ce que cela comporte comme perturbation dans leur vie.

 

Le romancier se met dans la peau de ses personnages pour mieux raconter leurs destins. Un exercice bien réussi, ayant lui-même vécu ce genre de traumatisme avec la disparition de sa maman en 1975, emportée par une épidémie de choléra qui sévissait alors dans son île natale. Ce sont ces moments que l’écrivain a essayé de capter pour s’en inspirer et donner corps à son texte. Et le résultat est émouvant…

 

Des bribes d’histoires alignés bout à bout qui racontent de manière succincte le sort de tous ces hommes et femmes qui ont vu leurs « destins brisés » brutalement à cause du crash de leur avion. « Ils ont pris Yemenia Air et ils ne sont plus jamais revenus », regrette l’écrivain, la rage encore perceptible dans la voix. A entendre Salim Hatubou, ce drame « a été programmé inconsciemment ». Il pointe ainsi du doigt le laxisme et le laisser-aller généralisé qui affectent la société comorienne à tous les étages et toutes les couches sociales.

 

Une société qui serait atteinte d’une espèce d’ « Alzheimer collectif », selon lui. Du Salim Hatubou à l’état pur... car, lorsque ce romancier et conteur qu’on classe volontiers dans la catégorie des « auteurs engagés » prend la plume, c’est pour « s’attaquer à ce qui nous révolte  tous », explique Mahmoud Ibrahime, historien et responsable des éditions Cœlacanthe.  « Avec Salim, on s’amuse, on est ému, mais derrière il y a toujours un message », complète-t-il pour parler de toute l’œuvre de cet écrivain franco-comorien très prolifique (une trentaine de livres à son actif). « Un écrivain 24/24 », s’amuse Mahmoud Ibrahime, qui dénonce toujours à travers ses textes les « travers de notre société ».

 

La publication de Lavion de maman a craché, s’inscrit bien dans ce registre. C’est un devoir de mémoire à l’égard des 153 victimes de ce drame aérien l'un des plus catastrophiques de l’Histoire des Comores. Et en même temps une manière de conjurer les maux par les mots…

En tout cas, le public a apprécié et salué la très haute valeur de ce nouvel ouvrage. « C’est un livre précieux », lance une femme dans l’assistance. Un livre à découvrir…

 

Faissoili Abdou (Correspondant à Paris)

280911/fa/hzkpresse/21h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:39

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /  

Interview / Anliane Ahmed, ministre de la justice :

« La plainte contre Sambi n’est pas bien fondée »

 

Moroni, lundi 26 septembre 2011 (HZK-Presse) Le Dr Ikililou a fait de la corruption son champ de bataille. Anliane Ahmed qui n’est autre que le ministre de la justice, en est la personne la mieux placée pour nous parler de cette politique. La mise en place de la Cour suprême, et ses conséquences au niveau du fonctionnement de la justice et le procès Combo sont autant de dossiers que les comoriens veulent comprendre. Et le garde des sceaux a accepté volontiers de nous en parler.

 

Question : En tant que ministre de la justice, quelle votre approche sur la lutte contre la corruption ?

 

Anliane Ahmed : Sur le nouveau programme de la politique du gouvernement mis en place par le président de l’Union des Comores, Ikililou Dhoinine, la lutte contre la corruption occupe une grande place. Sur ce, des lettres de mission ont été délivrées et la mise en place de la ladite commission est parachevée. Maintenant, on va faire l’opérationnalisation de la commission. Et cette structure a des objectifs et des missions à accomplir pour bien faire son travail.

 

Question : Par rapport au champ d’action, comment allez-vous procéder ?

 

A.A : La corruption n’a pas d’habitude une chose qui l’empêche mais c’est un système qui évolue. Si la commission anti-corruption trouve un fait qui remonte avant et qui nécessite de revenir en arrière, elle va revenir et le poursuivre. Donc, c’est un système et un système a forcement des antécédents qu’on est obligé de démanteler. 

 

Question : Il y a un vide à la justice après la mise en place de la cour suprême. Comment comptez-vous le combler ?

 

A.A : Nous n’avons pas un vide mais nous avons une insuffisance. C’est différent. Nous avons une insuffisance du personnel et des magistrats et ce n’est pas seulement à la Grande Comore mais Mohéli et Anjouan aussi. C’est ce qui a permis de prendre des juristes et de les verser dans le corps des magistrats pour pallier cette insuffisance. Mais actuellement, nous n’avons pas de vide et nous essayons de faire avec le peu que nous avons en attendant l’arrivée bientôt des magistrats qui sont en formation à l’étranger et qui vont rentrer dans 2 ou 3 mois. Sur ce domaine, nous allons encore une fois renouveler le contrat qui fait partie de nos missions pour pouvoir envoyer des juristes à l’extérieur pour suivre la formation de la magistrature.

 

Question : Et l’idée d’utiliser des magistrats étrangers, qu’en pensez-vous ?

 

A.A : L’idée n’a jamais été mauvaise mais c’est trop cher de payer des magistrats étrangers. C’est beaucoup très rentable d’accélérer les formations de nos magistrats que de faire venir des magistrats étrangers sauf si nous avons un pays qui peut nous aider et nous donner des magistrats gratuitement. Mais là actuellement, nous avons mis en place la Cour suprême et qu’on sait qu’il y a une insuffisance des magistrats même pour le compléter mais on a mis une cour suprême avec un nombre qui peut être opérationnel tout de suite en attendant d’autres magistrats qui vont venir remplacer ce qui sont en bas et faire monter d’autres magistrats anciens pour compléter les places qui manquent.

 

Question : Concernant la plainte contre l’ancien président Sambi, est ce qu’on peut avoir la garantie qu’on peut avoir une justice libre et indépendante pour le juger ?

 

A.A : D’abord cette plainte n’est pas bien fondée. C’est un plainte comme des dires qui apparaissent dans un journal mais il n’y a rien de fondé jusqu’à maintenant. C’est comme une lettre qui a été déposée et il n’y a pas de preuves qui sont amenées ni devant le palais de justice de Moroni, ni devant le procureur de la république. C’est une plainte politique qui voulait faire du bruit mais il n’y a rien de fondée et moi, je ne peux pas parler de plainte.

 

Question : Et par rapport au procès du général Salimou, où en sommes-nous ?

 

A.A : L’affaire est toujours en cours et je pense que le ministère et le parquet se préparent pour les assises qui auront lieu avant la fin de cette année. La date n’est pas encore fixée mais l’organisation est à sa fin. Et maintenant, on se prépare pour voir quels sont les juges qui vont être déplacés et le gouvernement a alloué le budget nécessaire pour bien le préparer.

 

Propos recueillis par Mohamed Youssouf

260911/my/hzkpresse/13h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:43

J’écris, je m’écrie

 

Il n’y a plus de carburant

Il n’y a plus d’électricité

Il n’y a plus d’argent

Il n’y a plus d’école

Il n’y a plus d’eau

Alors  qu’est ce qu’il y a ?

Que du dépannage

Que du bricolage

Que des mots

Que des maux

Fort heureusement, les clous de girofle sont là.

J’ai envie de respirer autre chose

Je ne supporte pas cette odeur

Cette odeur nauséabonde que dégage mon pays.

Mon pays

Mon petit pays

Mon pauvre pays

Mon beau pays

Une puanteur de cadavre.

 Hélas !

Aux aguets de notre odeur agréable

J’aime le jasmin

J’aime l'ylang ylang

J’aime les clous de girofle.

Quel désastre !

Vous n’avez pas ma chance

Quelle chance !

J’écris

Je m’écrie

Je m'épanouis

Je crache

Je rêve

Je vis

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

Septembre 2011

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans POESIE
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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 10:32


Discours de SON EXCELLENCE Dr IKILILOU DHOININE Président de l’Union des Comores à l’occasion de la 66ème Session de l’Assemblée Générale de l’ONU


 
New York, le 23 septembre 2011
 
 
 
 
 
As sallam Aleikum !

C'est un grand honneur et un privilège pour moi, de m'adresser, pour la première fois, à cette Auguste Assemblée, depuis mon investiture comme Président de l'Union des Comores, le 26 mai dernier.
Permettez-moi, tout d'abord, d'adresser mes chaleureuses félicitations à Son Excellence Monsieur Nassir Abdulaziz Al-Nasser, Président de l'Assemblée, pour sa brillante élection à la présidence de cette Soixante Sixième session ordinaire. Mes félicitations s'adressent également à S.E.M. Joseph DEISS et à toute son équipe pour le travail remarquable qu'ils ont accompli durant leur mandat.
Je voudrais, enfin, rendre un hommage mérité au Secrétaire Général des Nations Unies, Son Excellence Monsieur Ban KI-MOON, pour les efforts louables qu'il ne cesse de déployer pour que notre organisation réponde, au mieux, aux objectifs qu'elle s'est fixés, dans un monde de plus en plus marqué par des crises de toutes sortes : crise politique, économique, sociale et environnementale.
Monsieur le Président ; Excellences Mesdames et Messieurs ;

Cette 66ème Session de notre Assemblée se tient à un moment où l'humanité entière traverse une de ses périodes les plus difficiles.
En effet, la paix, ce bien commun le plus précieux au monde, n'a jamais été aussi menacée. Elle est menacée dans tous nos continents, dans nos régions, dans nos sous-régions et dans chacun de nos pays.
Elle est menacée par les crises politiques, les maladies et les catastrophes naturelles. Elle est également menacée par le mal vivre, le chômage, la précarité et par le sous-développement.
Les foyers de tensions ouverts dans différentes régions du globe et les révolutions récentes en Afrique du Nord et au Moyen Orient font et continuent à faire de nombreuses victimes.
Nos pays subissent encore le poids des maladies émergentes mais aussi et surtout des maladies non-transmissibles. En effet, les cancers, les diabètes et les maladies cardio-vasculaires, notamment, font beaucoup de victimes dans nos pays et menacent leur développement.
Le problème de l'éducation, le manque d'infrastructures de base, d'énergie et d'eau potable menacent eux aussi, la paix et la sécurité dans beaucoup de pays en développement.
Par ailleurs, aucun pays n'est aujourd'hui à l'abri des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. Cette situation est encore plus tragique dans les petits États insulaires en développement.
San parler des effets néfastes de la crise financière qui continue encore à affecter nos pays et qui constitue un sérieux handicap pour l'avenir de l'économie mondiale.
Aussi, voudrais-je lancer un appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle renforce son rôle dans la recherche d'une solution rapide à toutes ces crises.
Monsieur le Président ; Excellences Mesdames et Messieurs ;

En effet, c'est en luttant ensemble et efficacement contre les maladies que nous parviendrons à préserver nos populations et à assurer une meilleure rentabilité de nos ressources humaines.
Nous pouvons également, en unissant nos forces, enrayer le chômage, à travers l'éducation et la création d'emplois et réussir à relancer le développement socio-économique de nos pays.
De même, en éradiquant la corruption, de plus en plus répandue dans nos pays, nous parviendrons à relancer notre développement, facteur essentiel de paix et de stabilité.
Par ailleurs, en consolidant la culture de la démocratie et l'État de droit, nos pays évolueront vers plus de paix et de stabilité, conditions essentielles pour le développement durable.
Nous devons, Mesdames et Messieurs, développer davantage la solidarité au sein des pays membres du Concert des Nations. C'est la condition à remplir pour sortir le monde, qui est le notre, de l'état de vulnérabilité.
Les efforts que déploient les pays en développement, dans une conjoncture toujours plus difficile, ne pourront porter leurs fruits sans une solidarité agissante.
La mobilisation quasi-collective qu'on observe aujourd'hui en Europe et en occident en général, pour juguler la crise financière est fortement louable, toutefois, elle doit s'étendre à d'autres domaines et à d'autres continents.
Aussi, il convient, en effet, d'agir ensemble et d'agir vite, en faveur de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement qui suscitent tant d'espoir dans nos pays.
Dans ce monde en crise, l'Union des Comores a vécu, pour la deuxième fois cette année, une alternance pacifique exemplaire au sommet de l'État.
Toutefois, son ancrage dans la démocratie et la bonne gouvernance ne sera réellement irréversible et pérenne si la pauvreté, la misère et la précarité perdurent.
C'est ainsi que nous avons pris des mesures pour la lutte contre la corruption, pour une meilleure utilisation des ressources nationales mais aussi pour la préservation et la protection de la biodiversité.
En effet, comme petit État insulaire en développement, directement concerné, nous accordons une attention toute particulière à la question des changements climatiques et de environnement.
Nous nous employons au quotidien pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens, mais nous avons également besoin de l'appui de la communauté internationale.
Par ailleurs et en dépit de sa situation difficile, mon pays ne saurait se dérober à ses responsabilités d'acteur au sein de la communauté internationale.
Nous entendons apporter notre modeste contribution à la marche de l'humanité en quête d'un monde meilleur.
C'est ainsi que nous prenons une part active dans la consolidation de la paix et de la sécurité en participant à la Brigade en Attente des pays de l'Afrique de l'Est, conformément aux sollicitations de la communauté internationale.
Nous avons conscience de la modestie de nos moyens, mais nous comptons jouer notre rôle au sein de la Mission des Nations Unies et de l'Union Africaine au Darfour (Minuad) car la promotion de la paix partout dans le monde et plus particulièrement en Afrique, reste pour nous, un impératif majeur.
Le terrorisme, la piraterie et les autres crimes organisés transfrontaliers, y compris les trafics de stupéfiants et d'armes légères sont aujourd'hui autant de menaces directes contre la sécurité humaine et la sécurité nationale de nombreux pays.
Mon pays fait de son mieux pour combattre ces fléaux, mais la communauté internationale doit aussi apporter plus d'assistance dans la prévention, dans ses dimensions structurelles et opérationnelles.
L'alerte rapide, l'échange de renseignements et d'expérience, l'assistance réciproque en matière de formation, d'organisation et de développement des capacités, permettront aux États et aux organisations régionales, notamment l'Union Africaine, de renforcer leurs capacités.
Monsieur le Président ;

Les questions non résolues, parfois depuis des décennies, restent également des sources de conflits, susceptibles de remettre en cause la paix et la sécurité.
Il en est ainsi de la question de Madagascar. La crise politique que traverse le peuple frère de Madagascar mérite toute l'attention de la communauté internationale.
Les efforts actuellement engagés par le gouvernement de transition, sous l'égide de la SADEC, appellent le soutien multiforme de la communauté internationale pour que cette grande île retrouve, enfin, la paix et la sécurité pour le bien-être de son peuple.
Il en est également ainsi de la question de la Palestine : les Comores ont toujours soutenu la lutte du peuple frère palestinien. Elles soutiennent la demande des autorités palestiniennes adressée à la communauté internationale pour la reconnaissance d'un État palestinien dans ses frontières de juin 1967, avec comme Capitale Jérusalem Est.
En effet, depuis plus de trois décennies l'occupation par Israël des terres palestiniennes reste une question non résolue.
Mon pays, en ce qui le concerne, va dans le sens de cette reconnaissance et en appelle à tout les pays épris de paix, de liberté et de justice, d'en faire autant.
L'Union des Comores ne saurait avoir d'autre position sur cette question, quand elle est elle même directement concerné par une autre question tout aussi sensible car relative, non seulement à son unité nationale et à l'intégrité de son territoire, à son histoire et au droit international mais aussi à la paix dans la région de l'Océan Indien : je veux parler de la question de l'île comorienne de Mayotte.
Permettez-moi de souligner que l'inscription de cette question de l'île comorienne de Mayotte à l'ordre du jour des différentes Assemblées Générales des Nations Unies, les résolutions pertinentes de cette même Auguste Assemblée, celles de l'Union Africaine, de la Ligue des États Arabes et de l'Organisation de la Coopération Islamique, n'ont toujours pas réussi à apporter une solution à cette épineuse question qui nous oppose à la France depuis des décennies.
Comme vous le savez, la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte, décidée unilatéralement par la France, est pour nous, comme pour la communauté internationale, nulle et non avenue, et ne pourrait, en aucun cas, être considérée comme un fait accompli.
En outre, le visa imposé par les autorités françaises aux Comoriens des trois autres îles a, à ce jour, brisé de nombreuses familles en faisant du bras de mer qui sépare Mayotte de l'île sœur d'Anjouan un immense cimetière dans lequel reposent les restes de milliers de mes compatriotes qui voulaient tout simplement se rendre dans une partie de leur territoire.
Cependant, nous ne pouvons rester, ni sur des condamnations sans suites, ni sur des positions figées qui ne contribuent nullement au règlement du contentieux, alors que mon pays continue à enregistrer de nombreuses pertes, au quotidien, du fait de ce visa imposé par la France.
C'est ainsi que je tiens à réitérer, du haut de cette tribune, notre légitime détermination à continuer à revendiquer la réintégration de l'île comorienne de Mayotte dans son ensemble naturel.
Toutefois, nous espérons pouvoir mener ce combat par la voie de la négociation nécessaire avec la France, un partenaire économique des Comores, mais aussi et surtout, en y associant nos frères et sœurs mahorais, car il ne peut y avoir de solution réaliste et durable à ce contentieux sans leur implication.
C'est la nouvelle approche que j'ai proposée dès mon investiture pour régler ce conflit territorial qui oppose mon pays à la France, depuis un peu plus de trois décennies, maintenant.
J'estime, en effet, que toute recherche d'une solution à cette épineuse question doit inclure nos frères et sœurs mahorais avec lesquels nous avons des liens communs, tissés par l'histoire, le sang, la langue, la religion et la culture.
Nous pensons que la forte diaspora comorienne présente en France, y compris dans l'île de la Réunion, peut se retrouver avec ses frères et sœurs de Mayotte et des trois autres îles comoriennes, pour échanger, afin de renouer leurs liens naturels, réaliser des projets et vivre en harmonie leur destin commun.
C'est dans cette optique et dans un souci de voir cette question qui dure depuis trop longtemps trouver, enfin, une issue favorable et pacifique, que nous souhaitons favoriser les négociations que nous estimons nécessaires, avec la France et avec nos frères et sœurs mahorais.
En parlant d'intégrité territoriale, permettez-moi de faire une mention spéciale à des pays qui occupent une place de choix dans le cœur des Comoriens.
Ainsi, au Royaume du Maroc, pays frère, dont mon pays a toujours partagé ses positions légitimes sur le Sahara occidental, je souhaite que le dialogue qui se tient sous l'égide des Nations Unies puisse aboutir rapidement à une résolution pacifique de cette question.
A la République Populaire de Chine, ce grand pays ami des Comores, nous lui renouvelons ici notre soutien indéfectible dans son combat légitime pour une seule Chine évoluant dans la paix et la prospérité.
Monsieur le Président ;
Je ne peux parler de justice et d'équité sans évoquer la nécessité des réformes au sein de notre Organisation, notamment au niveau de son Conseil de Sécurité.
Nous estimons que seule une meilleure représentativité de tous les continents au sein du Conseil de sécurité avec la nécessaire présence de l'Afrique au poste de membre permanent, pourra garantir une meilleure cohésion au sein de la communauté internationale et éliminer, ainsi, les frustrations et les antagonismes.
Pour conclure mon intervention, je voudrais remercier tous les pays amis mais aussi les organisations régionales et internationales qui ne cessent de nous apporter leur appui multiforme dans la relance du développement socio-économique de notre pays.
Je remercie plus particulièrement le Qatar qui a bien voulu abriter la Conférence des Bailleurs sur l'investissement et le développent aux Comores, dont les annonces faites ont commencé à se matérialiser, grâce aux efforts inlassables des Hautes Autorités qataris.
Je remercie, enfin, l'administration américaine pour les bonnes dispositions prises pour rendre agréable notre séjour dans ce grand et beau pays.
Je vous remercie.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:27

 

C’est tellement rare qu’il faut en parler même avec un peu de retard. Surtout quand on a toujours baigné dans le combat pour la condition féminine aux Comores.

 

Depuis que Madame Kalathoumi Mahamoud  est nommée Déléguée chargée des transports et du Tourisme de l'Union des Comores et est remplacée récemment à son poste de Maire de Ouani par Ibrahim Hamza, ancien proviseur du Lycée Said Mohamed Djohar de Ouani, il n’y avait plus de femme Maire sur l’île de Ndzuwani. Fort heureusement, le Gouverneur de l’île, Monsieur Anissi Chamsidine a eu la bonne idée de réagir positivement. En effet, il a nommé dans le cadre des délégations spéciales il y a quelques semaines, Madame Mariama Houmadi Daoud, une militante pour la promotion du Genre, maire de Mirontsy en attendant l’organisation des prochaines élections conformément à la loi du 9 avril 2011 promulguée le 21 juillet 2011.

 

Sauf erreur de notre part,actuellement, les quatre iles des Comores comptent 4 femmes maires. Il s’agit de :


-          Ramlati Ali, Maire de Pamandzi (Maoré)

-          Roukia Lahadji, Maire de Chirongui (Maoré)

-          Moinaecha Said Islam, Maire de Bandamadji ya Itsandra (Ngazidja)

-          Mariama Houmadi Daoud, Maire de Mirontsy (Ndzuwani)

 

Comme Madame Chouhoura Abdallah, la Présidente du RENAG (Réseau National des avocates du Genre), nous nous félicitons de cette bonne initiative prise par le gouverneur de Ndzuwani. Nous espérons vivement voir d’autres bonnes décisions concernant la promotion du genre et une émergence des femmes maires lors du prochain scrutin communal dans tout le pays. Car la participation de la femme comorienne à la prise des décisions apportera beaucoup à la bonne gouvernance du pays.

 

Il est temps que les électeurs comoriens montrent le bon exemple à suivre aux détenteurs du pouvoir décisionnel !

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 12:13

Vous pouvez prendre connaissance des deux décrets du 21 juillet 2011 ayant promulgué la loi du 2 mai sur 2011 portant Organisation territoriale  de l'Union des Comores et la loi du 9 avril 2011 portant organisation du scrutin communal en cliquant ICI (fichier en PDF).

 

Bonne lecture

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 20:12

 

UNION DES COMORES 

Unité – Solidarité – Développement 

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LOI N°11-_____ /AU

Relatif de la loi portant

Décentralisation au sein de l’Union des Comores


Conformément aux dispositions de l’Article 10 de la Constitution de l’Union des Comores du 23 Décembre 2001, l’Assemblée a délibéré et adopté la loi dont la teneur suit

 

Article premier: L’organisation de l’Union des Comores est décentralisée. De ce fait, sur le territoire national, l’action publique résulte d’une coproduction entre l’Etat, les îles et les communes dont les termes sont fixés par la loi.

Sur l’ensemble du territoire national, l’Union exerce seule les matières du pouvoir régalien dans le cadre de la Constitution et des textes subséquents.

Les collectivités territoriales de l’Union des Comores, s'administrent librement par des conseils élus. La collectivité territoriale de base de l’Union des Comores est la commune.

La présente loi détermine les compétences dévolues aux communes ainsi que la répartition des ressources publiques résultant des règles de la fiscalité locale et des transferts de crédits de l'Etat aux communes, les garanties statutaires accordées aux personnels des communes, le mode d'élection et le statut des élus communaux, ainsi que les modalités de la coopération entre communes et le développement de la participation des citoyens à la vie locale.

 

Article 2: Les communes constituent le cadre institutionnel de la participation de la population à la vie de la nation. Elles assurent leur épanouissement et l'expression de leur diversité et garantissent à leur niveau l'expression de la démocratie.

Les communes règlent par leurs délibérations les matières de leur compétence. Elles concourent au développement économique, culturel, scientifique et sanitaire, à l'administration et à l'aménagement du territoire, à la protection de l'environnement et à l'amélioration du cadre de vie.

Les communes disposent d'un pouvoir de décision dans tous les domaines de compétence qui leur sont transférés par la loi (pour voir la suite cliquez ICI )

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:46

Discours de Mme Sittou Raghadat, présidente du Fawecom à l’occasion de la remise des primes aux élèves du Centre d’excellence Fawe de Hantsambou admis à l’entrée en 6eme session 2011

 

Dimanche 11 septembre 2011

 

Discours remise des primes au admis du centre d'exellence hExcellence Monsieur le directeur de cabinet, représentant du ministre de l’Education Nationale

Messieurs les représentants du commissariat à l’éducation

Monsieur le préfet de la région de Hamanvou

Monsieur le maire de Hantsambou

Mesdames les représentantes des organisations féminines

Monsieur le Directeur de la Meck de Moroni

Honorables invités, mesdames messieurs,

Chers enfants.

Permettez-moi tout d’abord  au nom de  tous les membres du Fawecom et à mon nom personnel de vous exprimer toute notre reconnaissance pour avoir répondu à notre invitation malgré vos contraintes en ce jour de dimanche et avoir ainsi rehaussé  par votre présence cette cérémonie de remises de primes à nos élèves admis à l’entrée en 6eme  de cette année.

Je saisis cette occasion pour exprimer nos remerciements et notre gratitude au ministère de l’Education Nationale ainsi qu’aux commissariats des îles, sans oublier l a population de Hantsambou pour leur appui  et leur soutien dans nos différentes actions

Nos remerciements vont particulièrement à l’endroit de nos partenaires sans qui  nos activités n’auraient pas pu se réaliser dans les trois iles. Je citerai le FAWE Régional, le, l’UNICEF, le PNUD, le PCD/UE, le PASEC, les ambassades  de la Libye, du japon et de la République populaire de chine.

 

Mesdames, messieurs,

 honorables invités

Chers enfants

 

La population de Hantsambou, le conseil d’école, les enseignants, main dans la main avec FAWECOM ont pris l’engagement de relever le défi  de la scolarisation de cette localité en ne ménageant aucun effort jusqu’à ce que les problèmes liés à l’accès à la rétention  et à la  performance des élèves et des filles en particulier  soient résolus.

 

 Pour le meilleur et parfois hélas pour le pire, nos destins ont été liés durant ces dernières années. Ils le sont  et le seront  toujours jusqu’à satisfaction totale.

  Le pire  fut nos crises de desespoir, le découragement et parfois l’incompréhension.   Le pire c’est  surtout le manque de moyens financiers pour l’achèvement des travaux engagés notamment, l’augmentation des salles de classe et l’aménagement de la cour, espace de jeux pour les élèves.  

Le meilleur fut l’entraide mutuelle pendant tous le processus, l’apport financier et physique de la population de Hantsambou.

 

    Le centre d’Excellence de Hantsambou symbolise  notre fierté, notre conviction que si toutes les parties prenantes de l’éducation en l’occurrence Les enseignants, les élèves le conseil d’école ,la communauté locale, le ministère de l’éducation,  arrivaient à partager une même vision et s’accordaient le besoin d’un enseignement de qualité  et adapté, l’espoir pourrait être permis et l échec permanent de notre système éducatif se transformerait  en succès.

On dit souvent que c’est devant l’obstacle que l’homme se mesure mais Le fawecom  dit  que c’est  devant l’école de Hantsambou que notre organisation  se mesure. En 2004, Nous avons choisi cette école  et nous  y avons apporté un paquet d’importantes interventions. Le rôle de Hantsambou  dans ce combat pour l’Education Pour Tous, pour l’égalité et l’équité du genre dans le système éducatif est majeur. Parce que L’école de Hantsambou plus que toute autre école semblait être un cas désespéré

J’ose espérer qu’en continuant ainsi elle peut  devenir un phare pour le système éducatif aux Comores. Alors imaginons ensemble, agissons ensemble, réussissons ensemble le défi de l’Education pour Tous et de  Tous pour l’Education.

Comme on le dit souvent en Afrique: « soyons solidaires comme les grains de l’épi de maïs, forts comme le baobab, courageux comme le lion ».

Nous espérons que cette solidarité tissée  entre Fawecom et Hantsambou survivra  et que l’école de  Hantsambou avancera sans faillir dans la voie où nous sommes engagées.

Mesdames, messieurs,

L’école de Hantsambou  fait partie des 12 écoles amies de FAWECOM.12 écoles choisies en fonction de leur faible taux de scolarisation des filles  depuis 2004

L’Ecole de Hantsambou accusait beaucoup plus de problèmes  que les autres écoles amies .Des problèmes sérieux liés à l’accès et la rétention  des enfants en général, et des filles en particulier .Le taux de réussite dans les examens nationaux était de 0% jusqu’en2008

Avec beaucoup courage, tous les hommes  de cette localité, les femmes et les jeunes, main dans la main avec Fawecom ont dépassé cette fatalité pour prendre en main l’éducation de leurs enfants, et donner à leurs filles et garçons des raisons d'espérer et de réussir afin de vivre  demain,dignement de leur travail  et contribuer au développement de leur pays

 

Depuis la tenue d’un atelier de vision de notre centre d’excellence  dont le but   était de  permettre à toutes les parties prenantes notamment les enseignants, la directrice, le conseiller pédagogique, la communauté, les ONG, les étudiants, le ministère de l’Education, le commissariat  et nous même  ,de voir ensemble quel modèle d’école  nous voulions .Nous avions retenu certaines règles fondamentales que nous allions devoir appliquer jusqu’à ce que  cette école se transforme en centre d’excellence Fawe

Parmi ces règles, une école  « centre d’excellence Fawe » doit disposer :

1)    d’un environnement physique sain

ce qui sous entend, des infrastructures adéquates, des équipements suffisants, des systèmes de gestion scolaires efficaces , un bon fonctionnement du code de conduite des enseignants et j’en passe

2)    d’un environnement social sain

C'est-à-dire : la participation communautaire aux activités scolaires,

 un conseil d’administration scolaire et une association des parents, enseignants, fonctionnels

3)    Un environnement académique sain

           C'est-à-dire : Un enseignement de qualité intégrant la dimension genre dans sa pédagogie, des enseignants en nombre suffisant, compétents et motivés  ,des conditions de travail adéquates pour les enseignants.

Il convient de rappeler  que le Fawecom n’est qu’une ONG  avec ses limites et qu’il revient aux ministères de l’éducation nationale et insulaires et à la communauté d’offrir à l’école les normes minimales requis en terme de bâtiments, de fourniture de matériel d’apprentissage et pédagogiques, les conditions de vie et de travail pour l’enseignant et de supporter les frais scolaires essentiels.

Mesdames messiers

Les résultats sont encourageants. Aujourd’hui l’école de Hantsambou accuse un taux de réussite de plus de 90% à l’examen d’entrée en 6eme session 2011.Sur 42 candidats,33 dont 18 filles sont admis avec succès à l’entrée en 6eme

En cette occasion solennelle de la confiance retrouvée, je forme les vœux de bonheur et de prospérité pour le Centre d’Excellence Fawe de Hantsambou.

 

   Depuis sa création en 2001 FAWECOM a privilégié le plaidoyer politique et communautaire en axant ses efforts dans la sensibilisation sur le bien fondé d’éduquer les filles à travers des réunions de proximité dans les villages, avec les communautés,  les maîtres coraniques, les parents des élèves et les élèves. Des interventions radio diffusées aux conférences débats menés dans les écoles et collèges, FAWECOM mène ses activités à travers ses sous antennes à raison d’une par île, dans ses écoles  cibles  et dans certains collèges grâce aux clubs des filles qu’il a mis en place.

Grâce à l’appui financier de nos partenaires, nous avons toujours appuyé nos écoles amies, en fournitures scolaires, encouragé nos lauréates aux examens à travers des primes d’excellence, et renforcé les capacités de nos enseignants. . FAWECOM, derrière les ministères de l’éducation et l’UNICEF  continuera à jouer son rôle

 

Honorables invités,

 

Le fawecom se positionne en tant qu’atout majeur du secteur éducatif aux Comores. Un travail remarquable pour la promotion de l’éducation des filles est accompli pendant ces  dix années d’existence.

Le fawecom n’est pas la seule organisation à être engagée dans la promotion de l’éducation des filles aux Comores. Il est toutefois unique de par ses membres, son accès aux décideurs  politiques et son aptitude à essayer de nouvelles idées sur le terrain.je citerai quelques unes (Centre d’excellence fawe, Clubs des filles fawecom, Programme Tusem, Primes d’excellence.….)

Bien qu’il y’ait eu beaucoup de réalisations en matière de sensibilisation sur l’éducation des filles, beaucoup reste à faire pour s’assurer que l’on accorde une attention systématique et minutieuse à l’aspect Genre dans les politiques et les plans d’action du gouvernement

 

Mesdames, messieurs, chers collègues

 

Cette cérémonie de remise de primes aux lauréats à l’entrée en 6eme par la communauté de Hantsambou en partenariat avec  notre organisation revêt d’une importance capitale en ce sens que  ce sont des résultats immédiats liés à l’ouverture d’un centre d’excellence Fawe dans cette localité

Je ne peux terminer mon propos sans  féliciter notre jeune et dynamique trésorière M’sa Abida Kamaria qui vient de se marier et qui ,malgré qu’elle soit  en congé de maladie ,s’est forcée à être avec nous.   Merci madame la trésorière pour ton engagement et le travail remarquable que tu as toujours accompli.

 

Mes remerciements vont à l’endroit de tous ceux qui de loin ou de près nous soutiennent moralement, physiquement et financièrement.

Je remercie sincèrement tous nos partenaires, en particulier l’Unicef pour son soutien permanant, pour sa disponibilité et son précieux appui.

Enfin je ne peux ne pas remercier toute la famille Fawecom et le village de Hantsambou  dans son ensemble pour son  engagement, intérêt  et disponibilité  en vue de  leur contribution à relever le défi de L’Education pour Tous (EPT)

 

Merci pour votre attention

 

.

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:36

 

Discours-remise-des-primes-au-admis-du-centre-d-exellence-h.jpgUne cérémonie de remise de primes aux élèves d’un centre d’excellence Fawe des Comores admis à l’examen d’entrée en 6eme de cette année a eu lieu dimanche après midi à Hantsambou dans la région d’Itsandra sur l’île de Ngazidja.


les-femmes-a-la-ceremonie-023-1-.jpgPlusieurs personnes dont des fonctionnaires du Ministère de l’Education Nationale et du Commissariat à l’Education de Ngazidja, des militantes pour la promotion du Genre et des représentants des ONG féminines avaient fait le déplacement pour venir partager ce moment important avec la population de Hantsambou, le conseil d’école, les enseignants, les élèves les responsables de l’école ainsi que les membres et sympathisants de FAWECOM.

 

Un moment important, car les résultats obtenus cette année par l'école primaire de Hantsambou sont très satisfaisants et très encourageants. L’on peut même affirmer sans hésitation qu’il s’agit d’une grande première dans la localité. En effet, comme l’a souligné Madame Sittou Raghadat Mohamed, la Présidente de Fawecom, dans son discours « L’école de Hantsambou  fait partie des 12 écoles amies de FAWECOM.12 écoles choisies en fonction de leur faible taux de scolarisation des filles  depuis 2004. L’Ecole de Hantsambou accusait beaucoup plus de problèmes  que les autres écoles amies .Des problèmes sérieux liés à l’accès et la rétention  des enfants en général, et des filles en particulier .Le taux de réussite dans les examens nationaux était de 0% jusqu’en2008. »

 

invitesremise-des-primes-au-admis-du-centre-d-exellence-ha.jpgCette année, la tendance est inversée. Sur 42 candidats, 33 dont 18 filles sont admis avec succès à l’entrée en 6eme soit 78,57% de réussite !

« Ce sont des résultats immédiats liés à l’ouverture d’un centre d’excellence Fawe dans cette localité » a précisé Madame Sittou Raghadat. D’où la nécessité de l’organisation de la cérémonie par la communauté de Hantsambou en partenariat avec FAWECOM.

 

En dépit de ces bons résultats FAWECOM reste conscient que beaucoup reste à faire si on se fie à ce que nous a dit sa présidente après lui avoir présenté nos félicitations : « Nous sommes vraiment contents de ses résultats prometteurs mais comme dit un Grand Homme, Nelson Mandela, ce n'est qu'après avoir gravi une montagne qu'on réalise qu'il reste beaucoup d'autres montagnes à grimper. Nous en sommes conscientes. »mme-sittou-avec-la-laureate-035.jpg

 

Vous pouvez voir le discours de Madame Sittou Raghadat Mohamed, Présidente du Fawecom en cliquant ICI  

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 23:05
" bulletin d'information"

UNION
DES
COMORES
Unité

Solidarité

Développement
-­-­-­-­-­-­-­-­-­-­
CENTRE
DES
OPERATIONS
DE
SECOURS
ET
DE
LA
PROTECTION
CIVILE
-­-­-­-­-­
BULLETIN D’INFORMATION
----
Un séisme d’amplitude 5 de l’échelle de Richter d’une durée de quelques
secondes, s’est produit ce jour en mer dans la région de l’archipel des
Comores, à 16 h 26 en heure locale.
Il a été fortement ressenti principalement par la population de l’île de
Mayotte ainsi que dans les autres îles d’ Anjouan et Moheli.
L’épicentre est localisé à 36 Km au Nord de Mayotte, à une profondeur de
13 km environ.
Aucun dommage à déplorer pour le moment.
Les risques de répliques ne sont pas à écarter.
Mesures prises :
- les sorties des bateaux en mer sont suspendues jusqu’à nouvel
ordre.
- Une cellule de veille et d’alerte précoce est activée au COSEP
 

 

Moroni, le 09/09/2011
Le Directeur
Colonel Ismael MOGNE DAHO-

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