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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 01:03

 

Depute-071.jpgLes nouveaux députés - tous sans exception – même

Photo  ci-dessous (Marakcha, l'unique femme députée)
Député 024 ceux à qui on avait demandé de faire l’école buissonnière - ont fait leur rentrée le mercredi 13 janvier 2010, dans l’après midi. L’ambiance était festive au palais du peuple. Tout le monde avait arboré ses jolis habits traditionnels ou européens (Djuba, Djagla, Djoho, costume, kandzu…). Personne n’avait oublié de peigner ses cheveux et de se parfumer. On lisait le stress sur le visage des « vrais nouveaux » - ceux qui sont élus pour la première fois. Par contre, les rares habitués des lieux étaient détendus et faisaient le beau. Cela ressemblait beaucoup à une rentrée scolaire !

  Photo ci-dessous (de g à d : les députés Andoudou et Abdou Djabir)

Député 030Dans ce milieu masculin, il y avait tout de même une femme, une belle et élégante femme habillée en blanc, l’unique femme Députée. Il parait que c’est une des fidèles militantes de l’actuel gouverneur de l’île de Mwali, Mohamed ali Said. Merci infiniment aux Conseillers de Mwali d’avoir eu la bonne idée de désigner l’unique femme élue Conseillère pour siéger  au palais de Hamraba. Cela vous honore !

 

Député 060Pour cette rentrée, tout le monde était là pour accompagner nos nouveaux députés et leurs prodiguaient quelques conseils : des Ministres, des représentants de la communauté internationale, des notables traditionnels et religieux, des jeunes, beaucoup de femmes…Plusieurs discours chaleureux ont été prononcés par les politiques, les religieux, les étrangers, les vieux… sauf les femmes et les jeunes. Ça commence bien

! Que des conseils, rien que des conseils ! De bons conseils en plus. Parait-il. Maintenant reste à savoir si nos nouveaux élus les ont entendus ou écoutés. On le saura quand ils commenceront à composer sur les différents sujets sérieux. Car pour cette rentrée tout le monde a donné 10/10 à l’autre. Eh oui c’est notre « école de fans »Député 027

 

Les alentours du palais du peuple, le siège de l’Assemblée des députés, étaient  aussi bien colorés et animés. Les femmes habillées en Orange, la couleur fétiche du baobab – pas n’importe quel baobab – c’est celui appartenant à « Kiki de la république » d’un côté avec leurs youyous stridents et des jeunes manifestants de l’opposition d’un autre côté avec leurs banderoles de menaces. Le brouhaha en concurrence avec les chants traditionnels. Que c’était beau !Député 069

 

Après la cérémonie solennelle, une session de 15 jours est ouverte. Ce qui a permis d'ores et déjà l’élection du Président des députés. Il s’agit de l’ancien Ministre de l’intérieur, Bourhane Hamidou, un des fidèles du Président de l’Union des Comores élu dans le Hambou à Ngazidja.

Photo ci-dessous (de g à d : Les députés Fahmi Said Ibrahim et Andoudou)
Député 031

 

Député 061A notre tour, nous souhaitons une bonne mandature, chaleureuse, utile et fructueuse pour le pays.

 

Halidi allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans PARLEMENT
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 00:16

La nouvelle a rapidement fait  le tour de Ndzuwani (Anjouan) une des îles Comores. Un  pêcheur de l'île  a pêché ce jour un cœlacanthe (voir photos). Celui-ci se trouve dans une chambre froide à Mutsamudu, le chef lieu de l’île.

un-pecheur-de-coelacanthe.JPGLe cœlacanthe (Gombessa en shikomori) est un fossile vivant ;  un poisson qu’on croyait disparu il y a des millions d’années. Les Comores sont considérés comme le berceau et « le seul refuge au monde du plus archaïque des vertébrés encore vivant sur la planète Terre »[1].

coelacantheCe fut dans la nuit du 20 au 21 décembre 1952 qu’un pêcheur de la même île attrapa pour la prémière fois aux Comores le cœlacanthe. A l’époque on parlait du « fi ya shingereza » -le poisson anglais.

Halidi Allaoui
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[1] BARRAUX Roland, Du corail au volcan l’histoire des Comores, Komédit octobre 2009

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans BIODIVERSITE
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 00:05

Dans une conférence de presse tenue hier  (mardi 12 janvier 2010) à Moroni, l’ancien Président comorien a exprimé  son opposition au prolongement du mandat du Président Ahmed Abdallah Sambi au-delà du mois de mai 2010. Pour lui, la tournante est devenue « un droit inaliénable et constitutionnel » des Comoriens de toutes les îles.

« La remise en cause de la présidence tournante n’est pas à l’ordre du jour tant que nos frères mohéliens n’auront pas présidé aux destinées de ce pays », a-t-il expliqué même s’il n’est pas opposé à l’harmonisation des différents mandats électifs comme le réclame le Président Sambi.

L’idée de l’harmonisation des mandats  « en aucun cas,  ne peut et ne doit pas dissimuler une intention de prolonger un mandat, au risque de remettre en cause tous les acquis de la réconciliation nationale, de la paix civile… ». A-t-il prévenu. Pour  lui, la loi référendaire prévoyant un mandat de 5 ans, ne peut pas être rétroactive. Ainsi, il ne peut pas s’appliquer à l’actuel Président. Une vision juridiquement discutable à notre sens !

« Trop c’est trop. On ne peut pas, au 21e siècle avec toutes les capacités intellectuelles de ce pays se laisser retourner en arrière ».

Toutefois, l’ancien Président, Azali Assoumani privilégiera le dialogue pour régler le problème au cas où les parlementaires qui se réuniront prochainement pour se pencher sur la question opteront pour une harmonisation des mandats favorisant un prolongement du mandat présidentiel. « Nous allons imposer et forcer le dialogue pour l’intérêt supérieur de la nation » a t-il déclaré avec sagesse. Tout de même, Pour lui, la meilleure solution serait que les parlementaires fassent preuve de courage de sagesse et use de leur liberté  "pour rejeter tout projet de prolongement de mandat".

Affaire à suivre

Halidi Allaoui

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 00:05

Source : Alwatwan n°1480 du 12 janvier 2010

Vœux de Sarkozy à Mayotte, Un affront à la mémoire des milliers de morts en mer et au droit international

Par Ahmed Ali Amir | Al-watwan

Le président français manquerait une occasion historique de demander, au nom de la France, “pardon” au peuple comorien, pour tous les drames humains, que son pays s’est rendu responsable en voulant forcer la marche à reculons de l’histoire d’une nation et d’un peuple. Au nom de cette France, qui se réclame généreuse, respectueuse du droit, le président français manquerait une opportunité de faire au monde le mea culpa de la République française, pour avoir sciemment violé les résolutions pertinentes des Nations unies, demandant le retrait de la France de Mayotte et admettant les Comores en tant que nation composée de quatre îles dont Maore.


Sarkozy s’apprête à se rendre à Maore pour présenter ses vœux à nos frères mahorais pour 2010. La courtoisie républicaine voudrait qu’il présente ses condoléances pour les centaines d’hommes, de femmes et d’enfants péris dans les eaux comoriennes, à cause d’un visa “illégal” imposé par le premier ministre français Edouard Balladur en 1995. Au nom de la France, le président manquerait une occasion historique de demander Pardon au peuple comorien, pour tous les drames humains, que son pays s’est rendu responsable en voulant forcer la marche à reculons de l’histoire d’une nation et d’un peuple. Au nom de cette France qui se réclame généreuse, respectueuse du droit, le président français manquerait une opportunité de faire au monde le mea culpa de la République française, pour avoir sciemment violé les résolutions pertinentes des Nations unies, demandant le retrait de la France de Mayotte et admettant les Comores en tant que nation composée de quatre îles dont Maore.

Seule puissance coloniale de la planète Car ces vœux n’auront de sens, si la France maintient cette politique honteuse de déplacement de population à Mayotte au nom d’une prétendue lutte contre l’immigration, donnant à la France ce chiffre macabre de 26.000 expulsions par an, dont 16.000 à partir de la seule Maore, décidée en violation des lois internationales, mais aussi conduites dans la brutalité, au mépris des lois même de la République française. Depuis que les Comores sont devenues indépendantes, elles ont vécu une instabilité chronique, marquée par des coups d’Etat et des assassinats de présidents. Mayotte, maintenue sous administration française, est transformée en base arrière de toutes les manœuvres de déstabilisation, jusqu’aux préparatifs de la sécession de l’île d’Anjouan en 1997, inspirés par les nostalgiques d’un passé colonial, que la France – aujourd’hui la seule puissance coloniale de la planète – refuse de tourner le dos, de faire le deuil. Le président Sarkozy ne peut prétendre ne pas savoir. Les rapports qu’il a lui-même commandé et qui lui ont été remis personnellement, révèlent, les violations les plus flagrantes des droits de l’homme et des droits de l’enfant. Ils dénoncent certaines pratiques employées par la Police aux frontières, notamment la navigation prohibée tous feux éteints pour intercepter les embarcations dites “clandestines”, provoquant naufrages et disparitions de plusieurs passagers. Ces rapports ont dénoncé également le caractère inhumain et “indigne” des conditions d’accueil et le surpeuplement au sein du Centre de rétention administrative de Pamandzi.

Sarkozy ne peut ignorer la transformation de Mayotte en “zone de non droit”, à l’exemple de la rétention trop fréquente des mineurs et les pratiques des forces de l’ordre de son pays installées sur cette île visant à changer leurs âges pour les rendre majeurs. Pour tous ces actes indignes de laRépublique, la France doit changer de politique et faire face à la réalité.

Mayotte, la comorienne, poursuit le chemin tracé par la force des armes, de la manipulation et du mensonge. De statut en statut, elle s’achemine vers un statut définitif qui prétend lui faire tout oublier, faire table rase de son histoire, de ses racines et même de sa géographie. Mais la culture est réputée être plus forte que toutes les vertus. Les muezzins interdits d’appeler à la prière, les cadis écartés, les terres des ancêtres saignés jusqu’à changer de mains, Mayotte se réveillera d’elle même, pour rechercher son identité et son espace.

La culture est plus forte que la force et la désinvolture


Pour ce déplacement à Mayotte, Sarkozy avait prévu de se rendre à Moroni pour signer un accord global de coopération, préparé dans le cadre du Groupe de Travailde Haut Niveau, mis en place par les deux présidents comoriens et français. Les discussions bilatérales engagées par les deux hommes au palais de l’Elysée, sur le contentieux territorial, n’ont jamais eu de suite.

Le Gthn mis en place s’est transformé en instrument de validation de la politique française à Mayotte, une caisse d’enregistrement des consultations de l’île et d’acquiescement des stratégies coloniales qui se traduisent dans les faits par les séparations forcées, douloureuses, des comoriens des trois îles avec leurs frères de Mayotte. Le président comorien a eu le courage de tirer les conclusions qui s’imposaient et de faire revenir la question à l’ordre du jour de l’assemblée générale des Nations Unies, se refusant de cautionner un document cadre de partenariat qui passerait sous silence le contentieux territorial. Le pays en a connu trop de présidents qui ont signé les yeux fermés pour apprécier à sa juste valeur la position de l’actuel. Si ce geste du président Sambi est encore insuffisant, il est aux antipodes des courbettes que les régimes précédents nous avaient habitués.

Sarkozy à Mayotte? Ses vœux seront perçus comme une insulte à la mémoire des centaines de morts en mer, emportés par une politique coloniale, contestée par les Nations Unies et contredite par le droit international.

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Mariama HALIDI A A AMIR - dans OPINIONS DES AUTRES
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 00:28

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Coup de théâtre dans les succursales des sociétés d’Etat à Mohéli

 

Fomboni, lundi 11 janvier 2010 (HZK-Presse) – Après que le chef de l’exécutif de l’ile de Mwali ait nommé, après le feu vert du chef de l’Etat, des directeurs régionaux à la société des hydrocarbures, à Comores Télécom, à la Douane, quelques jours plus tard, le vice président Ikililou Dhoinine en personne est arrivé dans l’île en pleine crise politique à l’assemblée de l’ile.

 

L’on apprendra de source digne de foi que l’argentier de l’Etat a eu à participer au dénouement de la crise du palais de conseillers de l’ile (Bonovo) avant de s’occuper des problèmes des succursales des sociétés d’Etat, que le président Sambi venait de restituer à l’exécutif insulaire (lire notre numéro 1130 du jeudi 7 janvier). Au terme des discutions qui auraient duré, selon les mêmes sources plus de 2h de temps, entre d’un coté le chef de l’exécutif de l’ile, Mohamed Ali Said et le député Chabhane, et de l’autre coté le vice-président Iklilou Dhoinine, il en est ressorti un partage des principaux postes de direction.

 

Le vice-président reprend la société des hydrocarbures c'est-à-dire qu’il va garder le directeur en place, à condition que le gouverneur ait un adjoint. Le nom d’Elamine Ali Mbaraka (Aboulkhari) qui avait eu à occuper la fonction de directeur de cette société pendant 2 jours, courrait déjà. Le vice-président prendra la Ma-mwé, Mohamed Ali Saïd garde les télécom et la Douane. Iklilou garde la SNPSF, Mohamed Ali Saïd prend la SOCOPOTRAM. « Plus rien ne m’étonne, ils ont partagé les sociétés !! » Ironise un observateur interrogé par La Gazette.

 

Quant au prochain gouvernement de l’ile toujours en attente un mois après la dissolution de la précédente équipe, ainsi que l’éventuel remaniement ministériel du gouvernement de l’Union, le pouvoir insulaire aurait souhaité obtenir un portefeuille, et en contre partie, le pouvoir central aurait, au nom du vice-président, sollicité un poste du commissaire. Une sorte de « donnant, donnant ».

 

Mais ce n’est pas fini. Ces deux autorités ont pris l’avion vendredi pour Moroni, et au retour ce dimanche du chef de l’exécutif de l’ile, l’on apprendra que le président Sambi aurait rejeté tout en bloc la proposition de partage des directions des entreprises publiques, qu’avait tenté de négocier son vice président.

 

Dans la capitale Mohélienne, l’on parle déjà d’éventuelle passation de service à la direction régionale des hydrocarbures entre Said Ben Oussene l’ex argentier de l’exécutif de l’ile, candidat malheureux à l’élection des conseillers de l’ile, et Djaffar Mohamed. A suivre…

 

Mouayad Salim

110110/ms/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MWALI
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 00:23



Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Le bureau du conseil de l’île de Mwali est élu dans un climat tendu

 

Fomboni, jeudi 07 janvier 2010 (HZK-Presse) – La mouvance de l’autorité de l’île qui compte 5 conseillers sur 9 au total, avait tout arrangé étant majoritaire, à ce que madame Fatima Mmadi soit la présidente, Ali said Chanfi et Attoumane Mahoma (Pasoco) soient désignés pour siéger à l’assemblée nationale. Les deux  conseillers du baobab et les deux autres celui de MSADA (d’Abdou Djabir) et celui de l’UCP (de l’ex-président Fazul) n’avait visiblement pas à s’opposer à cette majorité absolue de l’exécutif de l’île.

 

Mais ce qui vient de se passer cet après midi au palais de l’assemblée de l’île de Bonovo a bouleversé tous les plans prévus par le patron de l’île. D’abord Pasoco (conseiller proche de l’exécutif de l’île) qui ne voyait pas d’un bon œil que madame Fatima Mmadi devienne la présidente des conseillers de l’île pourtant de Djoumbé Fatima, a fait sa proposition, rapidement rejetée par le patron de l’île, d’être lui-même président.

 

C’est ainsi qu’il a monté, apparemment avec la complicité du parti UCP et à l’insu de Mohamed Ali Saïd, ses deux collègues du baobab, ceux du MSADA et UCP pour se constituer en majorité de 5 contre 4 de Mohamed Ali Saïd et basculer le plan de son chef. Pasoco est ainsi élu président du conseil de l’île, le vice président, Ahmed Saandi (baobab) et les 3 prévus pour aller à Ngazidja, selon nos sources, sont : le conseiller de MSADA, le conseiller du Baobab et celui de l’UCP. Les conseillers de la mouvance de l’autorité de l’île sont sortis bredouille, pris entre la déception et la colère. 

 

Ce qui a le plus surpris les partisans de Mohamed Ali Saïd, c’est le fait que, jusqu’à la fin de la matinée de ce mercredi, ils pensaient maîtriser la situation car, selon un membre du parti FPC, le chef de l’exécutif de l’île aurait invité un à un les 4 conseillers de l’autre camp pour les convaincre de son plan et ils auraient accepté alors que ce serait un coup déjà monté d’aller accepter tout les vœux du patron pour éviter les fortes pressions.

 

Vers 13 h nous avons interrogé Saïd Baco, un proche du pouvoir de l’île sur l’évolution des travaux débutés depuis mardi matin, il nous a confirmé que le bureau n’est pas encore élu mais sans aucun doute madame Fatima Mmadi sera la présidente. Quand au problème de Pasoco, Saïd Baco avait confirmé que tout était réglé « je viens juste de Bonovo, Pasoco est ramené à la raison c’est quelqu’un issu d’un parti politique il ne va pas faire autrement croyez moi » a-t-il rassuré à La Gazette.

 

« Pasoco est un garçon audacieux et mérite d’être marqué dans l’histoire de l’île » a estimé un autre qui n’a pas voulu mentionner son nom. « Ce coup réussi servira peut être de leçon au chef de l’exécutif de l’île, diminuera peut être son orgueil et il comprendra que toute décision politique se prend en concertation avec les autres concernés mais pas par la force » a conclu un membre du FPC. « C’est une trahison mais Pasoco peut le payer cher » pense un proche de l’exécutif de l’île.

 

Mouayad Salim

070110/ms/hzkpresse/18h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MWALI
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 21:56

Selon des sources fiables sur lesquelles nous ne pouvons pas pour l’instant donner plus de précisions, une compagnie aérienne d’Arabie Saoudite devrait assurer dans les mois à venir la ligne Paris – Marseille – Moroni. On parle d’une compagnie sûre. Les négociations évoluent dans le bon sens.

Nous vous en dirons plus dans les semaines à venir.

Affaire à suivre

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 00:02
Vous trouverez en cliquant ICI l'arrêt de la Cour Constitutionnelle du 12 décembre 2009 concernant les résultats définitifs du 1er tour des éléctions législatives organisées le 06 décembre 2009.

Ce document peut intéresser les juristes en général et les constitutionnalistes en particulier pour commentaires.

Halidi Allaoui 
HALIDI-BLOG-COMORES
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 23:54
Vous trouverez en cliquant ICI l'arrêt de la Cour Constitutionnelle du 27 décembre 2009 sur la validation et proclamation des résultats définitifs de l'éléction des députés en date du 20 décembre 2009 pour le 2eme tour.

Beaucoup de requêtes sont  rejetées faute de preuve.

La Cour Constitutionnelle rappelle aussi sa jurisprudence constante selon laquelle "les photographies et les cassettes ne peuvent en aucun cas servir des moyens de contestation des opérations car leur authenticité ne peut être prouvée" (!) ainsi que la nécéssité d'une requête.

Ce document est important pour les juristes en général et les constitutionnalistes en particulier.

Halidi Allaoui 
HALIDI-BLOG-COMORES
 
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 23:42


UN PROJET DE LOI EST DEJA PRÊT A BEIT SALAM POUR UNE TOURNANTE EN 2013

A Mwali Mohamed Ali Saïd n'est pas prêt à quitter le pouvoir en 2010

Fomboni, mercredi 06 janvier 2010 (HZK-Presse) – Pourtant il y a quelques mois de cela, avant le referendum du 17 mai, le chef de l'exécutif de l'ile autonome de Mwali avait déclaré devant son homologue de Ngazidja au centre de Salamani, qu'ils sont prêts, lui et Abdouloihabi à écourter leur mandat afin que l'harmonisation des élections se fasse en 2010 au lieu de 2012.

Ce jeudi au même endroit, lors d'une conférence de presse, le locataire de Bonovo fait un revirement, en rappelant qu'il est élu pour 5 ans et qu'il doit aller jusqu'au terme de ce mandat. « Mes conseillers dans le congrès, vont défendre la tournante pour cette année de 2010 puisque le mandat de Sambi, dit-il, est arrivé à terme mais moi, il me reste encore 2 ans ».

Quant à l'harmonisation tant prônée par le chef de l'Etat Ahmed Abdallah Sambi, « harmoniser sans prolonger ni léser un mandat en cours » fut l'option défendu par Mohamed Ali Saïd. « Ce que vous devez comprendre, nous sommes un pouvoir insulaire, nous ne pouvons pas être en même temps opposition » a-t-il précisé avant d'ajouter que si les opposants descendent dans les rues se sont ses commissaires qui seront les premiers à avertir la force de l'ordre. Une façon de répondre à la question de savoir comment il va se prendre avec l'opposition de l'ile qui promet la continuité du combat pour un Mohélien à la tête du pays le 26 mai 2010.

Ce revirement de la situation de la part de l'exécutif de l'ile était, en tous cas, prévu depuis sa déclaration de Bonovo où il s'était dit prêt à se conformer aux dispositions de la loi référendaire et d'accepter l'appellation de gouverneur, « ceux qui veulent la tournante descendront, eux, dans la rue pour la chercher sans compter sur moi » avait-il déclaré à Bonovo.

Une stratégie qui avait permis selon l'ancien commissaire en charge des finances Ahmed Ben Ousseni, d'avoir une bouffée d'oxygène qui lui a permis de faire face à ces élections. « La façon dont l'exécutif de l'ile s'était investi dans ces élections législatives ne laissait pas croire autre chose » avait fait remarquer un participant à la conférence juste à sa sortie.


« Un projet de loi est déjà prêt à Beit Salam pour une tournante en 2013, mais mes conseillers vont voter pour 2010 » annonce le patron de l'ile avant de poursuivre que les ennemies de 2010 ce n'est pas Sambi, mais ce sont plutôt les mohéliens qui sont à coté de lui.

Quant au président Sambi, lors de son dernier passage dans l'ile de Djoumbé Fatima ce vendredi, il a annoncé clairement aux mohéliens sur la place de Bandar Salam, que lui, il n'a nullement l'intention de s'éterniser au pouvoir, si le congrès décide qu'il doit partir cette année 2010, il va s'y soumettre. « Mon souci c'est d'harmoniser pour se débarrasser, enfin de ces élections de tous les ans » dit-il. « N'est-ce pas parce qu'il sait à l'avance ce qu'il va se passer au palais de Hamramba ? » a fait remarquer un observateur.

Le chef de l'exécutif de l'ile a estimé en fin que le « baobab » a été suffisamment voté à Mohéli « l'écart n'est pas significatif ce qui montre bien que les mohéliens qui se foutent pas mal de la tournante en 2010 sont nombreux » a-t-il constaté. Une déclaration qui a choqué et en même temps déçu certains opposants. « Il est clair que Mohamed Ali Said s'il avait accepté d'être gouverneur alors qu'il est élu président, c'était pour sauver ses propres intérêts mais pas les intérêts de Mwali » a lancé Oustadh Abacar Assane Ali du FPC candidat malheureux à la députation (1ère circonscription), derrière Ahmed Daroumi et Hamada Mmadi Boléro. « Comment comprendre qu'un sacrifice de son mandat était valable hier mais pas aujourd'hui ? Il nous a tout simplement menti » a-t-il conclu. « en 2011 par contre, je peux sacrifier une année restante » avait répondu Mohamed Ali Saïd.

A la question de savoir la mission s'il y en a de son prochain gouvernement attendu jusqu'à ce jour, il répondra que ce gouvernement n'aura aucune mission spécifique seulement « ceux qui n'ont pas remporté un conseiller ne seront pas reconduits comme prévu... »


Mouayad Salim
060110/ms/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans REFORME CONSTITUTIONNELLE
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