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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 21:35
Comores / Société
Affaire de l’inculpation du bâtonnier :
Le procureur général dément toute instrumentalisation politique
 
Moroni, samedi 5 janvier 2008 (HZK-Presse)Suite aux accusations portées la semaine dernière contre lui par Mme Harimia Ahmed, bâtonnier de l’ordre des avocats (voir l'article en cliquant ICI), le procureur général, M. Nidhoime Attoumane nous a déclaré que « l’inculpation de Me Harimia Ahmed ne procède d’aucune pression quelconque comme elle le prétend à tort », et qu’il ne s’agit en l’espèce que d’une « affaire ordinaire » et elle est mieux placée pour le savoir.
 
A en croire M. Attoumane, « c’est le juge qui a apprécié les faits reproché au bâtonnier et qui a décidé seule de la placer sous contrôle judiciaire ». « Je ne vois pas de complot… », ajoute le procureur pour qui les accusations dont il est l’objet sont « gratuites » et relèvent d’une « surenchère malhonnête » de la part de l’avocate.
 
Lors d’une conférence de presse tenue fin décembre, Mme le bâtonnier semblait voir dans son inculpation dans l’affaire dite de « détournement de fonds publics appartenant à la société comorienne des hydrocarbures (SCH) » [résultant d’une perquisition opérée cher le patron d’une entreprise malgache dénommée Nester, cliente de la SCH], une tentative d’amalgame orchestrée par le parquet général, avec le fait qu’elle soit l’avocate de la société Nicom contre la Banque pour l’industrie et le commerce (BIC).
 
« C’est faux » rétorque le procureur général qui distingue les deux affaires, l’une pénale et l’autre commerciale, précise-t-il.
 
Quant aux manœuvres d’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique, M. Nidhoime Attoumane considère qu’il existe toujours des dimensions plus ou moins politiques selon l’importance des intérêts en jeu. L’affaire BIC-NICOM qui défraie la chronique « met en jeu beaucoup de monde et d’intérêts, jusqu’au plus petit épargnant, dit-il, sans omettre le risque qu’étant l’unique banque commerciale de la place, les conséquences peuvent toucher toute l’activité économique du pays et le quotidien des gens ».
 
Concernant l’argent perquisitionné chez le patron de Nester, cette somme n’avait pas à être restituée à l’avocate, soutient le procureur général, car selon lui « il s’agit d’une pièce à conviction destinée à être conservé entre les main de la justice jusqu’à la fin du procès ». Et M. Nidhoime d’ajouter que même le ministère des finances n’avait pas compétence à demander au tribunal une telle restitution, l’argent n’étant pas budgétisé dans les finances de l’Etat et que Me Harimia assurait la défense de la SCH et non du ministère.
 
Concernant la mise en observation des comptes de Me Harimia Ahmed, le procureur explique qu’il s’agit plutôt de copies de relevés de comptes versées au dossier, suite au dépôt  à la Bic de la somme de 29 millions fc provenant de la perquisition de Nester, déplacée du trésor public où l’argent était initialement consignée sous scellé, explique le procureur général.
 
A propos de l’accusation portée contre la présidente du tribunal, Mme Tasmina, sur la découverte de drogue dans son véhicule de fonction, le procureur apporte un démenti formel, en affirmant que l’affaire en instruction mettait en cause de jeunes garagistes qui auraient reconnu les faits. L’information judiciaire ouverte aurait permis la mise en détention d’un prévenu.               
 
El-Had Said Omar
050108/eso/hzkpresse/9h00
 
 
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 01:22
Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte publiée le 04 janvier 2008 par  une certaine organisation appelée « La Voix de la Resistance Anjouanaise », suite à la note verbale de Madame Zouma, La Ministre des Affaires Etrangères d’Afrique du Sud, proposant aux autorités de l’Union des Comores une convocation d’ une réunion le 28 janvier 2008 avec les rebelles d’Anjouan.
 
 
Le bal des ridicules a commencé.
 
Il faut sauver le soldat Bacar. Tel est en substance le sens que nous, La Voix de la Résistance donnons à la note verbale atterrit par miracle hier au Ministère des Affaires Extérieures de l’Union. Madame Dlamini Zouma, propose au gouvernement comorien, son intention de convoquer une réunion en Afrique du sud le 28 janvier. La note précise que les autorités illégales d’Anjouan seraient de la partie. Vous chers citoyens, vous avez sûrement compris le camouflé d’une telle démarche. Heureusement que le gouvernement central a d’ores et déjà rejeté la comédie sud africaine. Rappelez-vous en 2001. L’Afrique du sud était le seul pays de la région à vouloir en finir avec les séparatistes. Mais, Azali avec ses visées mafieuses, a choisi le dialogue qui a abouti à la déclaration de Fomboni, et qui n’avait qu’un seul objectif : enterrer la République. De cette façon, Ngazidja tirera les profits, Mohéli récoltera les miettes et Mohamed Bacar pourra s’acheter sa maison en France avec les restes des casseroles. Objectif atteint, car pendant que la tripartite ficelait le nouvel ensemble comorien, Mohamed Bacar, renverse Abeid et promet allégeance à la France. L’unité des Comores est enterrée en un moment où les chefs des états africains finalisaient le projet de l’Union africaine.  « Aux Comores l’autorité de l’État doit s’imposer sur l’île d’Anjouan », déclare SEM A. Oumar KONARE au Sommet Union Européenne/Afrique de Lisbonne. Pourquoi donc une telle déclaration ?
En 2008, l’Union africaine via la coordonnatrice du comité ministériel des pays de la région, madame Zouma, propose une rencontre avec les rebelles. Et c’est après les promesses non-tenues de l’Union africaine de renforcer la MAES dans le but d’appliquer les mesures préconisées par la même Union africaine. Un mois s’est écoulé, les comoriens n’ont rien vu venir. Le président Sambi décide d’ordonner l’armée à se préparer pour mettre fin à la rébellion. Madame Zouma, la ministre des affaires étrangère de l’Afrique du sud, décide de dédouaner le soldat Bacar. Un petit manège de mauvais gout concocté par la France qui joue à jamais sa politique du bâton et de la carotte. Nous étions naïfs de croire que la France actuelle jouait un jeu franc avec notre pays. Mais hélas, après les services rendus à la politique divisionniste de la France aux Comores, le colon veut à tout prix sauver la tête du bras armé du séparatisme en prévision de l’avenir statutaire de Mayotte.
Mandela devrait mourir de crise cardiaque. Après des années durant qu’il croupissait à Roben Island contre l’inégalité et la libération du peuple noir sud africain, ses collègues de l’ANC, traitent aujourd’hui avec les colons pour tuer l’unité des Comores. Une trahison flagrante et regrettable. Sachant que la tache ne sera pas facile, la France de son côté, lance Abdouloihab, Saïd Ali Kemal, Larifou pour torpiller l’intention du gouvernement comorien, afin de résoudre la crise anjouanaise par ses propres moyens après que l’Union africaine a affiché son incapacité de faire mieux. Saïd Ali Kemal jeudi est monté au créneau sur DjabalTV pour dénoncer son interdiction de venir rencontrer les rebelles jeudi, et il a vidé ses vomissements sur le Président Sambi, avant de déclarer en voix off devant les cameramen de Djabal, qu’il n’est pas contre le débarquement mais sa démarche est de pousser Sambi à faire vite. Le prisonnier Larifou est libéré de la Réunion pour venir donner un coup de main à Abdouloihab sommé d’urgence par le Quai d’Orsay de rentrer en catimini à Moroni afin de secourir le rebelle Bacar face à la détermination de Sambi. Le grand comorien Larifou traite l’anjouanais et non le moindre Oustadh Sambi de « Daba ». C’est une insulte, une humiliation que nous prenons en compte. Si Sambi n’use pas ses prérogatives de chef de l’état pour effacer cette humiliation portée sur lui et son titre, les anjouanais le moment venu traiteront Larifou avec des méthodes dignes de son affront. Nous avons des preuves qui attestent d’une demande expresse de Mohamed Bacar à ses partenaires officieux, qu’il n’a pas la force de tenir tête à l’AND si elle décide d’intervenir à Anjouan et qu’il redouterait que sa fin soit atroce. D’ailleurs, c’est quand il a reçu la promesse des ennemis des Comores de l’aider à stopper les intensions du gouvernement central, qu’il a fait son interview sur RTA pour déclarer qu’on est entrain de tourner Sambi comme une toupie, et d’ajouter que personne ne l’aidera dans son entreprise de débarquement à Anjouan. Savourant même sa petite victoire souterraine, il a défié l’armée nationale et pire encore, il a même dit qu’il ne gardera pas de prisonniers. Il les exécutera tous, juste pour haranguer ses fidèles se disant d’avance qu’il n’y aura pas de débarquement.
Son Excellence, Monsieur le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Nous La Voix de la Resistance Anjouanaise, exhortons une accélération de la libération d’Anjouan. Le temps joue contre la nation. Nous ne savons pas les limites de cette politique souterraine de l’Afrique du sud et de la France. La libération d’Anjouan ne doit pas être conditionnée par l’acquisition d’un armement sophistiqué pour venir à bout d’une rébellion qui n’est efficace que pour charger la population civile. Ne laissez pas les citoyens anjouanais le temps de se ressaisir et déclencher leur propre libération, car cela va être plus sanglant que le débarquement. Nous avons la certitude que Mohamed Bacar et ses rebelles sont à bout de souffle. Le moindre mouvement de l’AND sur Anjouan, créera la débandade. Monsieur le Président, il est grand temps de prendre vos responsabilités sinon c’est la rue qui prendra ses siennes et vous serrez responsable des conséquences.
Vive l’Unité comorienne, Vive l’Union des Comores, suspendons notre adhésion à cette organisation panafricaine qui prône la dislocation des Comores.
La Voix de la Resistance Anjouanaise,
Mutsamudu le 4 janvier 2008

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 22:29
Intervention militaire à Anjouan: le muftorat donne son avis
« Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre de Dieu ».

À l'occasion du nouvel an 2008 les Ulémas ont été reçus ce jeudi au palais présidentiel de Beit-Salam.
C'est le grand Mufti, Saïd Toihir ben Saïd Ahmed qui, au nom des Ulémas, a présenté les meilleurs vœux au Chef de l'Etat.
Le Mufti a rappelé au Chef de l'Etat que c'est à l'issue d'une élection libre et transparente qu'il est devenu le premier magistrat du pays mais qu'il a aussi l'étiquette d'un uléma. « Vous représentez tous les ulémas de ce pays. C'est pour cette raison que nous ne pouvons que vous souhaiter la miséricorde de Dieu et une bonne réussite dans votre lourde mission pour ainsi prouver ce dont un uléma est capable », a déclaré le grand Mufti.
En ce qui concerne la crise d'Anjouan, le Mufti martèle qu'Anjouan est une partie intégrante du territoire comorienne et qu'il est inacceptable de mettre en cause notre intégrité territoriale. Et le Mufti de citer le verset suivant : « Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre de Dieu. Puis, s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Dieu aime les équitables ». [Sourate 49 : Les appartements (Al-Hujurat) verset 9].

Ça fait 11 ans que cette crise dure et tout a été fait, mais en vain, a-t-il rappelé. « Si vous ne trouvez d'autre solution que celle évoqué par Dieu (dans ce verset), fi amanillah ! Que Dieu vous guide vers tout ce qui est meilleur pour notre pays».

« Nous soutenons toutes vos décisions prises conformément à la science » (islamique), a-t-il conclu.
Comores4.skyblog.com
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 11:18
Conférence de presse de Me Harimia Ahmed :
Le bâtonnier serait-elle victime d’un complot ?
 
Moroni, mardi 1er janvier 2008 (HZK-Presse)Trois jours après son inculpation pour « détournement de deniers publics », Mme le bâtonnier de l’ordre des avocats du tribunal de Moroni a tenu à se défendre devant la presse, contre ce qu’elle considère comme une « tentative d’humiliation » personnelle. Pour Me Harimia Ahmed, il s’agirait ni plus ni moins d’un « complot » monté par le garde des sceaux, le procureur général et le juge d’instruction Mme Tasmine. Cette dernière aurait ainsi violé le secret du délibéré en se rendant chez le ministre, accompagnée du procureur.
 
A en croire l’avocate qui assure la défense de Nicom dans l’affaire l’opposant à la Banque pour l’industrie et le commerce (BIC), c’est encore le ministre de la justice Mourad Said Ibrahim qui serait l’instigateur du décret présidentiel qui a limogé le mois dernier deux magistrats à la Cour d’appel soupçonnés de corruption dans l’affaire BIC/NICOM, dont un procès en révision doit avoir lieu le 16 janvier prochain.
 
Me Hairimia Ahmed établit même un lien de causalité entre sa propre inculpation et ce dossier judiciaire au multiple rebondissement, allant jusqu’à accuser le ministre de la justice « d’avoir mis [ses] comptes bancaires en observation en toute illégalité ». Le compte de ce cabinet d’avocat serait très mouvementé, ces derniers temps, dit-on, ce qui n’a rien d’anormal soutient le bâtonnier qui se défend en expliquant que beaucoup de clients, notamment d’importantes sociétés commerciales en formation, y font transiter leurs fonds.
 
Concernant le cas particulier à l’origine de sa mise en examen, l’avocate justifie la détention de la somme de 29 millions fc provenant de la saisie pratiquée sur la société Nester par une autorisation du ministre des finances, confirmée par un courrier de ce dernier daté du 20 décembre.
 
Poursuivi d’avoir escroqué la société comorienne des hydrocarbures (SCH), le patron malgache de Nester était trouvé en possession de cette grosse somme en espèces lors d’une perquisition ordonnée par le tribunal. De l’argent que Nester n’avait pas versé à la SCH en règlement des produits pétroliers qu’elle avait acheté à prix coûtant pour revendre sur place.
 
En sa qualité d’avocate de la SCH, Me Harimia avait informé une semaine plus tôt la présidente du tribunal, que cette somme supposée détournée, « a fait l’objet d’une décharge du trésor [où l’argent avait été initialement consigné sous scellé en attendant la fin du procès, ndlr] en présence de deux gendarmes », avant d’être déposé à la BIC sur son compte, conformément à une ordonnance du juge d’instruction en date de juillet 2007.
 
Mais l’avocate a cru devoir déplacer de nouveau ce fameux pactole pour le replacer dans un autre compte ouvert à la SNPSF, par « souci de sécurisation en raison des risques de saisie pesant sur la BIC », dit-elle.
 
Et comme ces fonds appartiennent légalement à la SCH, Me Harimia a décidé de remettre à cette société dès le 27 décembre dernier, un chèque postal certifié de 29 millions fc qu’elle a brandi aux journalistes présents à sa conférence de presse.
 
Mais Me Harimia Ahmed s’insurge contre « un acte qui porte atteinte au principe de la présomption d’innocence ». Elle accuse la juge Tasmina d’être « indigne de la fonction qu’elle occupe », de même que le nouveau procureur général Nidhoime Attoumane « coupable à ses yeux de conspiration contre les droits de la défense au procès des militants du Font démocratique en 1985… ».
 
L’avocate exprime aussi son indignation face au mépris dont elle serait l’objet alors qu’elle défend ce dossier de la SCH depuis deux ans au nom des intérêts de l’Etat, et sans avoir été payé un rond.
 
Placée sous contrôle judiciaire avec obligation de se présenter au tribunal chaque samedi, Mme le bâtonnier estime qu’il y a eu « abus d’autorité » dans la procédure engagée, alors qu’elle devait tout au plus être entendue comme témoin.
 
Reçue par le chef de l’Etat juste avant son inculpation, Me Harimia affirme que « le président Sambi n’a jusqu’ici entendu qu’un seul son de cloche » dans la conduite des affaires judiciaires actuelles.
 
Pour prouver son intégrité mise à mal, Me Harmia s’est exercée à convaincre l’opinion, en exhibant devant la presse une médaille du croissant vert, distinction honorifique que lui a décernée l’ancien président Djohar.
 
El-Had Said Omar
020108/eso/hzkpresse/10h00
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 13:20
Vous trouverez ci dessous l'interview du chef d'Etat-major accordée au journal Alwatwan (n°1024 du 28 décembre 2007)

Libération de Ndzuwani
Le chef d'Etat-major affirme préparer le débarquement
 
Photo : le chef de l'etat-major (à gauche) à côté du Président de l'Union des Comores (le barbu)

undefinedL'armée s'apprête à prendre ses ''responsabilités'' à Anjouan d'après le chef d'Etat major de l'And. ''Nous saurons une fois sur place si comme vous le dites, c'est une seule personne qui tient en otage Anjouan ou tout ou partie d'Anjouan. Tout dépendra du comportement de la population. J'ai des raisons d'espérer que la population nous sera favorable ce qui déterminera tout le reste''.
Il y a quelques mois vous sembliez hésiter devant la perspective de devoir envoyer des hommes se battre à Anjouan. Pensez-vous qu'aujourd'hui, les conditions matérielles et morales d'un succès militaire à Anjouan soient réunies?
Les journalistes aiment pinailler mais je n'ai jamais hésité quant à une intervention militaire à Anjouan. Demandez au niveau de la Maes, je leur avais dit en mai quand on a lancé l'idée des derniers avertissements et autres sanctions qu'on était en train de perdre du temps au profit de Mohamed Bacar qui n'allait céder devant quoi que ce soit et qui nous prenait pour des enfants de chœur. Ma dernière intervention télévisée a été on ne peut plus claire : si nous parlions hier d'une éventuelle intervention à Anjouan, nous parlons maintenant d'une intervention certaine. Comment pouvez-vous voir une incertitude dans une certitude?
Pour les conditions matérielles, le gouvernement comorien est en train de faire des efforts extraordinaires pour relever ce défi. Quant aux conditions morales, l'And adhère à l'idée. Mais, encore une fois, quant on voit ces déclarations politiques et autres "plans B" qui s'opposent à toute idée d'intervention, on se demande si ces hommes et femmes ont compris que la patrie est en danger; cela nous déçoit, nous qui croyions naïvement que c'était pour eux un devoir de nous soutenir. Et quand ils mettent la Fga et l'And au même niveau. Essayez de comprendre le reste. Quels calculs!
Le président de l'Union a affirmé avoir donné à l'armée l'ordre de préparer cette intervention. Cela veut-il dire que l'armée pourrait agir seule sans la couverture de l'Union africaine?
L'Union des Comores est une nation souveraine. Le gouvernement comorien, il me semble, a le droit de prendre ses responsabilités si personne d'autre ne peut régler ce problème. La couverture de l'Union Africaine n'a jamais été exclue et sera toujours la bienvenue si elle est obtenue. Mais encore faut-il l'obtenir!
Le départ du général Igotri ne démontre-t-elle pas indirectement que la Tanzanie ne serait pas tout à fait acquise à l'idée d'envoyer des troupes à Anjouan dans le contexte actuel?
Vous vous trompez, pardonnez moi de le dire. La Tanzanie est prête à participer à toute action militaire à Anjouan sous la bannière de l'Union africaine. Le reste, naturellement, est une affaire d'arrangements bilatéraux c'est à dire entre les deux Etats. Cela dit, il n'y a que le Général Igotri qui est parti mais les troupes sont là! Et vous comprendrez qu'un général de Brigade ne peut pas assumer les mêmes responsabilités qu'un colonel. C'est la raison pour laquelle par rapport à son galon et à ses mérites, le général Igotri va commander une brigade en Tanzanie. J'y vois une logique absolue!
A quoi sert finalement l'armée comorienne si un seul homme peut prendre en otage une île de l'Union et se jouer de la nation pendant autant de temps sans que l'armée réagisse? Ne faudrait-il pas envisager de la reformer? Si oui dans quel sens?
Elle sert à assurer l'unité et l'intégrité du territoire ainsi que la vie des populations et c'est dans ce sens que vous et toutes les âmes éprises d'unité et de stabilité devez vous mobiliser pour m'aider. Croyez bien que j'ai mal à mon pays et à mon armée et que ma détermination est totale pour libérer Anjouan. Tout le monde nous regarde aujourd'hui et je conviens qu'il est temps que nous prenions nos responsabilités. Mais les autres aussi, politiciens, société civile, ulémas, intellectuels, hommes de presse, doivent prendre les leurs. Car la défense d'un pays est globale, elle n'est pas que militaire. Tout ce monde a un rôle important à jouer. Ne tombons pas dans l'erreur de n'y voir qu'une affaire militaire. Rappelez-vous ce que disait l'autre : ''la défense est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux seuls militaires''. Cela dit, nous saurons une fois sur place à Anjouan si comme vous le dites, c'est une seule personne qui tient en otage Anjouan ou tout ou partie d'Anjouan. Tout dépendra de leur comportement et de leur réaction. J'ai des raisons d'espérer que la population nous sera favorable ce qui déterminera tout le reste.
Un colonel de l'armée a été condamné à la prison ferme par un tribunal civil. Pourquoi l'Etat-major a laissé un officier en fonction comparaître devant un tribunal civil dans le cadre de ses activités militaires? Quel est maintenant l'avenir du colonel Chaharane dans l'armée?
Evitons les polémiques! Dès lors que nous n'avons pas de tribunaux militaires, quel autre tribunal devait le juger? Je voudrais vous rappeler que la justice est indépendante, que nul n'est censé ignorer la loi et que tout citoyen est justiciable. Même moi, chef d'Etat-major, je ne suis pas au-dessus de la loi. Je ne me déroberai pas à la justice lorsqu'elle doit m'entendre, je n'ai pas ce droit et personne d'autre n'a le droit de s'y opposer! Pour le reste, faisons quand même confiance à notre justice!
Propos recueillis par Ali Moindjié 
Alwatwan
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 13:00

Ci-dessous la déclaration du 31 décembre 2007 de la FCDH sur la situation à Anjouan :

 

FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L HOMME
FCDH
 
                                           BP 310
 
Téléphone :                   00269     711543
 
                     MUTSAMDU ANJOUAN  COMORES
 
 
 
DECLARATION N° 3 SUR  LA SITUATION A ANJOUAN
 
 
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) lance un vibrant appel aux autorités comoriennes, aux institutions humanitaires, à la communauté internationale, à toutes les instances internationaux des droits humains, aux patriotes et tous les hommes épris de paix et de justice sur les faits qui suivent :
 
-         un drame humanitaire qui peut déboucher sur un génocide est en gestation ces jours ci dans l’île comorienne d’Anjouan.  Ce qu’on appelle pudiquement le pouvoir de fait arrête, torture, expulse, viole bon nombre de nos frères et sœurs dans cette île martyre et martyrisée quotidiennement.
 
-         La junte militaire est entrain d’organiser un système de boucliers humains au cas d’une intervention militaire de l’A.N.D. en enfermant  dans les divers points stratégiques (casernes, aéroport, port.. ) de nombreux citoyens arrêtés au petit matin par des  personnes armées et cagoulées,  et embastillés sans aucune justification.
 
 
-         Les compagnes des éléments de la « force de gendarmerie d’Anjouan » qui ont déserté et rejoint l’AND sont systématiquement violées et les proches parents arrêtés. 
 
-         Des personnes sont enlevées et les proches n’ont aucune nouvelles d’elles.
 
 
-         Les personnes âgées et les enfants sont traumatisés par les tirs d’armes automatiques et canons  dans la nuit sans que cela soit nécessaire.
 
-         Toutes les stations radio et télévision sont fermées à l’exception des médias du pouvoir tortionnaire.
 
 
-         Des journalistes pourchassés n’ont d’autres issue que la clandestinité.
 
-         Des fonctionnaires sont arbitrairement mis à la disposition de la fonction publique et privée de leur salaire. Les agents relevant des sociétés d’état sont purement et simplement licenciés.
 
 
-         Des personnes menacées d’enlèvement ou carrément de mort, vivent dans la clandestinité dans leur île devenue désormais un grand camp de concentration à ciel ouvert.
 
*la FCDH déplore et refuse que la politique sacrifie des êtres humains innocents.
 
*Elle dénonce fermement et énergiquement le laisser pour compte de la population anjouanaise aux criminels d’un pouvoir aux abois.
 
*Elle sollicite les organisations humanitaires internationales d’intervenir sans délai à Anjouan pour témoigner et apporter l’aide appropriée pour éviter un inéluctable scandale humanitaire.
 
·        Elle exige à la junte militaire en place à Anjouan de mettre fin sans délai et conditions toutes les exactions qu’elle fait subir à la population.
 
Aussi la FCDH lance un appel pressant au gouvernement comorien et à la communauté internationale pour qu’une solution rapide et définitive soit trouvée pour mettre fin à la répression qui sévit dans l’île comorienne d’Anjouan et le retour de Ndzouani dans la légalité républicaine.
         Elle exige que les actes criminels commis par la junte militaire et leurs alliés soient déclarés imprescriptibles et ne peuvent faire l’objet d’aucune clémence (réduction de peine ou grâce présidentielle).
 
Elle exige des autorités rebelles d’Anjouan de libérer sans délais tous les patriotes qui moisissent dans ses geôles dont :
 
-Ibrahim Mohamed Allaoui, laborantin médical (Mirontsy)
 
-Mohamed Anfane, professeur (Bimbini)
 
-Moussa Houmadi, ancien candidat aux présidentielles de l’Union des Comores (Mrémani)
 
-Abou Boina ,poissonnier (Mutsamudu)
 
-Bamssa, commerçant (Mutsamudu)
 
-la famille du Vice Président à l’assemblée nationale (Sima)
 
-Houmadi Anli, instituteur (Sima)
 
-Anli subira, commerçant(Sima) …………
 
Enfin la FCDH réaffirme encore une fois son caractère apolitique et rappelle que sa mission première est de dénoncer à chaque fois que c’est nécessaire toute violation de droit humain. 
 
 
                                                                        Fait à Moroni le 31 décembre 2007
 
                                                                               Le Président FDCH
 
 
 
 
 
                                                                      MOHAMADI NANSURI RIZIKI
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 12:46
MEILLEURS VŒUX  POUR 2008
 
Cher visiteur,
 
A l’occasion de la nouvelle année 2008, je tiens à vous présenter (vous, votre famille et tous ceux qui vous sont chers) mes meilleurs vœux de bonheur, de bonne santé et de prospérité.
 
Que Dieu exauce toutes vos prières et vous aide à concrétiser vos différents projets ! Amen.

En ce qui concerne votre blog, je continuerai à faire de mon mieux pour l'améliorer et répondre à vos attentes étant donné que vous êtes nombreux à le consulter quotidiennement. Vos observations et remarques me sont utiles.
 
Que 2008 soit  une année d’espoir pour notre pays et tous les comoriens ! Amen
 
Que les autorités de l’Union des Comores prennent enfin leurs responsabilités afin de mettre hors d’état de nuire ces voyous et preneurs d’otages qui sévissent  à Anjouan ! Amen.
 
Il est temps que les comoriens retrouvent leurs dignité et honneur bafoués par un groupuscule qui se croit tout permis à Anjouan avec la complicité de leurs amis des autres îles et d’ailleurs.
 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)
 
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 23:51
Comores: le chef de l'armée veut "libérer Anjouan" par la force

MORONI - Le chef de l'armée comorienne, le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, a annoncé son intention de "libérer Anjouan" par la force, au cours d'un entretien avec l'AFP à Moroni.

"Si nous parlions hier d'une éventuelle intervention à Anjouan, nous parlons maintenant d'une intervention certaine" a-t-il dit avant d'ajouter: "ma détermination est totale pour libérer Anjouan (...) et il est temps que nous prenions nos responsabilités".

Vendredi, le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallha Sambi avait declaré qu'il avait donné l'ordre à l'armée de "se préparer pour une intervention à Anjouan".
L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli), dotées chacune de leurs propres institutions, et l'Etat fédéral.

Le colonel Mohamed Bacar, réélu président d'Anjouan le 10 juin à la suite d'une élection contestée à la fois par l'Union africaine (UA) et l'Etat fédéral, refuse depuis d'organiser de nouvelles élections.
La France, l'Union africaine et l'Union des Comores ont conclu début novembre un accord visant à résoudre la crise politique aux Comores, passant par un embargo contre Anjouan.

Le débarquement de l'armée comorienne à Anjouan est désormais "une certitude" selon le chef militaire, qui dit avoir toujours été partisan de la solution militaire contre l'homme fort d'Anjouan.

"Je leur avais dit (à la Mission d'assistance électorale de sécurisation de l'Union africaine) en mai, quand on a lancé l'idée des derniers avertissements et autres sanctions, qu'on était en train de perdre du temps au profit de Mohamed Bacar, qui n'allait céder devant quoi que ce soit", a-t-il expliqué.
A la question de savoir si l'Union des Comores engagerait une action militaire à Anjouan sans l'aval de l'UA, le chef de l'armée comorienne a répondu: "l'Union des Comores est une nation souveraine".

"Le gouvernement comorien, il me semble, a le droit de prendre ses responsabilités si personne d'autre ne peut régler ce problème", a-t-il estimé, ajoutant que le soutien de l'UA serait toujours le bienvenu.

Trois cent soldats tanzaniens stationnent actuellement à Moroni dans le cadre de la mission de l'Union africaine aux Comores.

Source : AFP / 27 décembre 2007 17h31

 

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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 23:45
HZK-Presse 
Comores / Politique & institutions
 
 
Mutsamudu, mercredi 26 décembre 2007 (HZK-Presse)Des slogans favorables à une intervention militaire à Anjouan et au président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi ont été inscrits sur des murs, dans les rues de la capitale de l’île Mutsamudu, dans la nuit du lundi au mardi 26 décembre 2007, a constaté HZK-Presse.
 
« Vive le débarquement, au Secours Aha » [raccourci fait pour désigner le prénom du président Sambi : ndlr], a-t-on pu lire sur certaines de ces inscriptions qui sont restées lisibles jusqu’en fin de matinée avant d’être effacées par des agents de la municipalité de Mutsamudu.
 
Une enquête serait ouverte pour identifier les auteurs de ces inscriptions, a-t-on appris de sources policières.
 
Cette expression clandestine en faveur du « débarquement annoncé à Anjouan » par les autorités de l’Union est la première réaction enregistrée à Mutsamudu, suite au discours du chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à Mohéli le vendredi 21 décembre dernier à l’occasion de l’Ide el Kabir, dans lequel il a affirmé avoir « donné l’ordre à l’AND de se préparer à intervenir à Anjouan. »
 
Aucune réaction n’a été enregistrée jusqu’alors de la part des autorités de l’île.
 
C’est aussi la première fois qu’une partie de l’opinion s’exprime par cette voie, depuis que la crise qui oppose l’autorité de l’Union à celle d’Anjouan est aggravée par « la réélection » controversée de Mohamed Bacar à la présidence de l’île, le 10 juin 2007.
 
L’Union africaine et les autorités de l’Union des Comores n’ont pas reconnu les résultats issus de ce scrutin, pourtant reporté d’une semaine par décret du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
 
Elles exigent de Mohamed Bacar, la tenue d’un nouveau scrutin « libre et transparent », mais  toutes les démarches entreprises jusqu’alors pour parvenir à cette fin, sont restées infructueuses.
 
Les inscriptions d’hier sont les premières manifestations d’hostilité contre le régime du colonel Bacar, depuis la dernière manifestation de l’opposition violemment dispersée entre l’aéroport de Ouani et Mutsamudu, suite à la décision des autorités de l’île d’empêcher l’arrivée du chef de l’Etat à Anjouan en juin dernier.
 
Hamid Ahmed
261207/ha/hzkpresse/6h00

HALIDI-BLOG-COMORES
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 09:50
Justice : affaire des hydrocarbures
Justice : affaire des hydrocarbures
Trois ministres de l'ancien regime sous les verrous

La juge Maoulida Djoubéir a prononcé, hier lundi 24 décembre en fin d'après-midi, des peines de prison ferme, assorties d'amendes et de confiscation de leurs biens, contre quatre des dix-sept prévenus dans l'affaire de détournement de deniers publics à la Société comorienne des hydrocarbures (SCH). Il s'agit de M. Abdou Soefo (photo), le principal accusé, qui écope de quatre ans, de M. Oubeidi Mzé Chei dont la peine vient d'être réduite à deux ans de prison ferme (contre quatre dans le réquisitoire du procureur de la République). Houmed Msaidié et Abdourahim Ahamada dit Kafou écopent respectivement d'un et de deux ans d'emprisonnement. Conformément au mandat d'arrêt en audience délivré par le ministère public, ces quatre personnalités ont été placées en mandat de dépôt et conduites hier à la Maison d'arrêt de Moroni. Elles viennent d'interjeter appel.
M. Abdérémane Koudra, lui, est condamné à sept mois de sursis tandis que Mourad Bazi a bénéficié d'une relaxe. Mohamed Moussa Moindjié, quant à lui, écope de sept mois de prison ferme. S'agissant du lieutenant-colonel Chaarane Mouigni, il est condamné à trois mois et risque d'être radié de l'armée nationale de développement (AND)
D'autres personnalités de l'ancien régime, aujourd'hui installées à l'extérieur, ont été jugées par contumace et condamnées à des peines d'emprisonnement et d'amende. Il s'agit de Naoufal Boina, de Mahmoud Fakriddine, de Hamada Madi Boléro et de Mohamed Soeuf Elamine.

Source : inoussa.centerblog.net
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