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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 16:17
HALIDI-BLOG-COMORES
 
  Mutsamudu, mercredi 14 novembre 2007 (HZK-Presse) Le ministre des transports chargé de la diaspora du gouvernement de l’île autonome de Ngazidja Monsieur Said Mzé Dafiné a quitté Anjouan mardi matin « satisfait » de son voyage de travail de vingt quatre heures qu’il vient d’effectuer dans l’île, trois semaines après la visite privée qu’avait effectuée le président Abdouloihab.
 
« Je quitte Anjouan ce matin satisfait des résultats obtenus de la mission qui m’a été assignée par le gouvernement et les habitants de l’île autonome de Ngazidja et j’exprime toute ma gratitude à l’endroit de tous mes interlocuteurs », a déclaré le ministre Dafiné dans un entretien qu’il avait accordé à RTA peu avant son départ.
 
« Depuis hier lundi, 105 containers des commerçants grands comoriens qui étaient bloqués au port de Mutsamudu sont partis vers Ngazidja et ces résultas n’auraient été obtenus s’il n’y avait pas eu un contact direct entre les autorités de nos îles respectives, et nous ne pouvons qu’en être reconnaissants », a-t-il ajouté.
 
Au cours de son séjour à Anjouan le ministre Dafiné a eu à s’entretenir successivement avec des opérateurs économiques de l’île, les responsables de la société Anjouan Steivedoring Comapany (ASC), la direction de l’EPPAM (établissement public portuaire autonome de Mutsamudu) et les responsables du service des douanes.
 
Entouré des ministres anjouanais de l’intérieur, celui de la coopération décentralisée et le directeur de cabinet à la présidence de l’île respectivement Jaffar Salim Allaoui, Mohamed Abdou Madi et Dhoihirou Halidi, Monsieur Dafiné a « condamné les restrictions que subissent certains opérateurs économiques de l’île, commises aux frontières et cautionnées par l’autorité de l’Union. »
 
Intervenant tour à tour après Monsieur Dafiné, Jaffar Salim Allaoui a qualifié l’arrivée à Anjouan de Monsieur Dafiné de geste de « bravoure et de courage. »
 
Quant à Monsieur Dhoihirou Halidi, il a fait une révélation au cours de cet entretien qui a « surpris » plus d’un auditeur.
 
« Mohamed Bacar est responsable de rien sur la situation de crise actuelle, il était candidat et j’étais président par intérim chargé d’organiser les élections présidentielles de l’île, si je les ai organisées, c’est parce que Monsieur Madeira m’a demandé de les organiser dans les délais initialement fixés » a-t-il annoncé.
 
« Et s’il arrive quoi que ce soit à la population c’est moi et Monsieur Madeira qui devons répondre de nos actes devant la cour internationale de La Haye », a-t-il conclu.
 
Hamid Ahmed
141107/ha/hzkpresse/7h00
 
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 23:18
Veuillez trouver ci-dessous la Déclaration de la société civile comorienne à propos des accords signés par M. Dossar, Directeur de Cabinet du Président Sambi sur l'accueil à Mwali des Comoriens expulsés de Mayotte et désignés comme des "clandestins".
Déclaration
Au sujet de l’accord conclu entre le gouvernement comorien et les autorités françaises sur les modalités d’expulsion de citoyens comoriens de l’île comorienne de Mayotte
 
 
Une dépêche de l’AFP en date du 7 novembre 2007 nous apprend que M. Mohamed Dossar, Directeur de cabinet du Président Sambi, en charge de la Défense, a négocié avec les autorités françaises installées à Mayotte « les modalités d’expulsion et de reconduite à la frontière des ressortissants comoriens, pour la plupart anjouanais, en situation irrégulière à Mayotte. » Un pas aux conséquences incalculables vient d’être franchi par le Président Sambi et les siens. C’est la première fois qu’un gouvernement comorien reconnaît aussi clairement que Mayotte ne fait pas partie de l’Union des Comores, que les Comoriens qui se rendent dans l’île comorienne de Mayotte sont des « clandestins ». C’est la première fois que des autorités comoriennes collaborent aussi franchement avec la France dans l’expulsion des Comoriens. M. Dossar a même accepté que ces expulsions puissent se faire en direction de Mwali, au lieu de la capitale comorienne, car, comme l’Etat français, il espère la plus grande discrétion dans ce domaine, comme cela se faisait jusqu’ici avec Mohamed Bacar à Anjouan. Il feint ainsi d’ignorer les problèmes qui se posent depuis quelques années dans cette petite île.
Selon la même dépêche, le Directeur de cabinet du Président a déclaré : « En échange, des dispositions seront prises pour qu’il y ait à Moroni des correspondants des autorités de Mayotte pour suivre de près les programmes de coopération prévus après la résolution de la crise d’Anjouan ». On ne peut pas être plus clair car le marchandage transparaît. M. Dossar revendique ce que son collègue des Relations Extérieures tentait de cacher : Mayotte et l’intégrité de notre pays ont été vendues « en échange » d’une aide à la coopération. En signant cet accord, M. Dossar et le gouvernement auquel il appartient signifient aux Comoriens et à tous les pays qui soutiennent nos justes revendications depuis 1975 que les Comoriens qui se rendent dans l’île comorienne de Mayotte sont des « clandestins », et partant que Mayotte ne fait pas partie de l’Union des Comores. S’en est-il rendu compte ? A-t-il agi consciemment ? Quels intérêts défend-il : ceux de l’Etat comorien ou ceux de l’Etat français qui mène la politique du fait accompli et utilise toujours le chantage à la coopération ? Dans tous les cas, il est permis de parler de haute trahison car cet accord contrevient à plusieurs articles de la Constitution de l’Union des Comores :
- « Article 1 : L’Union des Comores est une République, composée des Iles Autonomes de Mwali, Ndzuani, Ngazidja et Maore » ;
- « Article 7 : Dans le respect de l’unité, de l’Union et de l’intangibilité de ses frontières telles qu’internationalement reconnues (…) les Comoriens ont les mêmes droits, les mêmes libertés et les mêmes obligations dans n’importe quelle partie de l’Union »
- « Article 12 : Le Président de la République est le symbole de l’unité nationale. Il est le garant de l’intangibilité des frontières telles qu’internationalement reconnues ».
Et dire que le Président Sambi a juré sur le Coran de défendre cette Constitution ! La décision prise pourrait conduire les signataires du côté comorien devant une Haute Cour de Justice car elle ne respecte pas l’intangibilité de nos frontières et peut s’apparenter à une cession d’une partie de notre territoire contre de l’aide économique.
 
]                 Nous en appelons donc aux autres responsables de nos institutions étatiques, et notamment le Président de l’Assemblée de l’Union, qui a dénoncé récemment les méfaits d’un clan qui s’est emparé de l’Etat et la Cour Constitutionnelle, à jouer leurs rôles nécessaires à la sauvegarde de notre loi fondamentale.
]                 Nous en appelons à la population de Mwali pour qu’elle refuse de se rendre complice des violations de la Constitution comorienne et du droit international.
]                 Nous en appelons à l’ensemble des partis politiques pour qu’ils assument leur rôle en ces temps de troubles et refusent que notre pays soit vendu à la coopération française.
]                 Nous en appelons à l’ensemble des citoyens comoriens, à l’intérieur comme à l’extérieur, pour qu’à l’occasion de la célébration de la « Journée Maore », le 12 novembre prochain, ils saisissent le gouvernement et le Président Sambi sur le sens d’un tel accord arrivant après le retrait de la question de l’île comorienne de Mayotte de l’ONU.
Le 10 novembre 2007

Associations signataires : Collectif Comores-MasiwaMane (CCMM), Comité Maoré, SOS-Démocratie Comores, Guilde des Artistes Comoriens (GAC), Groupe de Réflexion sur l’Intégrité territoriale de l’Archipel des Comores (GRITAC), Association comorienne des Droits de l’Homme (ACDH), Collectif des Associations et Amis des Comores (CAAC).
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 20:30

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Vous trouverez ci-dessous un autre appel de detresse concernant le problème des ordures ménagères des riverains de l'ancien aeroport de Moroni-Iconi en date du 03 novembre 2007.

Leur noble combat mérite notre soutien


Appel de détresse

Aux chefs de familles, aux autorités et responsables de bonne foi
 
Des ordures ménagers et déchets toxiques de différentes sortes en état de dégradation très avancée (produits pharmaceutiques et autres) sont régulièrement déversés depuis bientôt un an par les autorités locales de Moroni au bout de l’ancien aéroport Moroni-Iconi, à quelques cinquante mètres de la population civile, non loin des établissements stratégiques environnantes (Projet-Pêche, Hôtel le Moroni, les Nations Unies, Assemblée de l’Union, Ambassade de France, Ecole Française, Ecole Foundi Abdoul Hamid, Lycée de Moroni).
 
La population environnante que nous sommes (Collectif du quartier Soifa), inhale quotidiennement l’odeur puante de ces déchets non enfouis aussi bien que la fumée toxique de leur brûlure, reçoit un raz-de-marée de mouches envahissantes vecteurs de microbes multiformes et se trouve ainsi sacrifiée et livrée à son triste sort.
 
Des maladies diarrhéiques et des intoxications pulmonaires (six cas graves  actuellement enregistrés chez des jeunes de moins de dix ans) s’installent parmi la population alors que la peste pire que le choléra, qui n’épargnera personne, est incessamment attendue.
 
Graves encore sont les produits de consommation courante jetés parce que avariés mais qui sont repris par des personnes tierces pour un usage familiale ou commercial. On citera :
-         un bœuf mort volé la nuit pour être vendu ;
-         des viandes et des boites de conserves (sardines, tomates…) reprises aussitôt jetées, pour consommation ;
-         des farines périmées reprises pour des gâteaux vendus près des écoles ou partout dans la ville….
 
La population de la région qui n’attend pas grand-chose des responsables en charge des ordures ménagères et des déchets de la ville de Moroni, lesquels responsables lui paraissent encore obstinés à s’accrocher au site de la piste de Moroni-Iconi, demandent aux chefs de familles et aux personnalités de bonne foi de lui venir en aide pour la préservation de son état de santé et de celui de tous.
 
Elle implore les autorités concernées par ces déchets d’avoir pitié et de penser à ces innocents (enfants de bas âges égaux de droit avec les leurs) et à ces vies humaines qui attendent journellement leur fin venir.
 
Elle suggère que les autorités compétentes, puisqu’ il en est temps, usent du pouvoir régalien de l’Etat pour qu’il soit enfin dégagé pour ces déchets, un site fiable et viable exempt de risque de maladies et de contamination contre la population.
 
Elle suggère aux autorités de l’Etat en général et à celles de l’île en particulier à mettre fin à leur sourde oreille, à ouvrir un débat national sur la gestion des déchets ménagers et autres, à réaliser que leur persistance pour le dépôt de ces déchets à l’endroit actuel ne peut qu’être retenu comme étant une décision criminelle  pur et simple contre la population et une non assistance à personnes en danger.
                                                                                        Moroni, le 03/11/07

Pour voir la lettre que ce collectif a déjà adressée aux autorités du pays cliquez ICI
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 18:22
HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous la lettre que le Collectif des magistrats d'Anjouan (CDMA) a adressé le 07 novembre 2007 à l'envoyé spécial de la Commission de l'Union Africaine aux Comores suite aux sanctions individuelles prises par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA à l’encontre des autorités politiques de l’Île Autonome d’Anjouan et de personnalités présumées leur apporter un soutien, notamment financier et militaire.



UNION DES COMORES                                                 Hombo, le 7 novembre 2007
ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN
LE COLLECTIF DES MAGISTRATS D’ANJOUAN
(CDMA)
Bureau exécutif du collectif
Référence : 001/11/07 CDMA
 
 
 
Son Excellence, monsieur FRANCISCO MADEIRA, envoyé spécial de la Commission de l’Union Africaine aux Comores.
 
                                   EXCELLENCE,
 
Le 10 octobre 2007, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine a décidé d’instituer des sanctions individuelles à l’encontre des autorités politiques de l’Île Autonome d’Anjouan et de personnalités présumées leur apporter un soutien, notamment financier et militaire.
La Présidence de l’Union des Comores a arbitrairement arrêté une liste de 145 personnes que votre excellence qualifie, devant les médias », de « 150 rebelles listés ».
 
Cette situation a entraîné à Moroni, des exactions intolérables à l’endroit de ressortissants résidant à Ndzuani s’étant rendus dans la capitale comorienne et de toute personne dont un conjoint ou un parent est présumé n’avoir pas clairement pris des distances à l’égard du Président Mohamed Bacar ou tel autre ex-candidat honni, sur dénonciation de quelque sbire.
Ces exactions sont commises par des militaires de l’armée nationale du développement, sous le regard indifférent des représentants de la communauté internationale.
 
Le corps judiciaire de Ndzuani est profondément choqué et déçu que des sanctions aient été prises à l’encontre de députés de l’Union et de l’Île, de personnalités de la société civile, fonctionnaires de l’Administration, opérateurs économiques, humbles notables, en violation flagrante des principes généraux du droit et des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, comme si la loi du talion devait en la matière s’appliquer indistinctement.
Le corps judiciaire de Ndzuani est choqué et attristé que des sanctions aient été décidées, avec manifestement l’assistance technique de membres de l’Union Africaine, à l’encontre d’un grand nombre de magistrats, notamment l’intégralité de ceux de la Cour d’Appel. Est-il besoin de rappeler que le magistrat, souffre-douleur de l’environnement politique, bénéficie d’un statut particulier posant en des termes clairs l’échelle des sanctions pouvant être prises à son encontre !
Le corps judiciaire de Ndzuani invite les représentants de la Communauté Internationale à méditer sur les conséquences juridiques, institutionnelles et procédurales néfastes des mesures d’embrigadement et d’internement territorial des magistrats, d’une entrave coupable à la libre circulation des personnes et de leurs biens.
 
En Afrique, les magistrats sont encore soumis à d’innombrables pressions de toutes sortes, pour les contraindre à « adhérer » aux desideratas des uns et des autres, à commencer par tout pouvoir exécutif. Les sanctions visant des magistrats dans la circonstance en l’espèce, sont l’exemple parfait d’une pression dommageable à l’exercice de la fonction de magistrat.
 
Il est impératif que chaque grand serviteur des principes de démocratie, de transparence et de bonne gouvernance, s’abstienne du haut de ses fonctions de membre du  pouvoir exécutif, de « taper du juge », hors le cas de faute lourde dûment établie conformément au débat contradictoire.
Il est essentiel que les honorables serviteurs de la Charte Africaine, laquelle privilégie la défense des libertés publiques individuelles ou collectives, les droits de l’homme et du citoyen, usent de leurs prérogatives pour ramener à la raison ceux qui, par passion, excitation ou rancœur ne pensent qu’à s’en prendre aux magistrats ; la résolution de la crise comorienne ne saurait être  l’affaire des magistrats même si elle intéresse tout juriste.
Le corps judiciaire de Ndzuani est persuadé que la justice comorienne doit s’éveiller à avoir les moyens de pleinement jouer son rôle en toute indépendance, pour l’application de règles claires, non ambiguës, hors compromission ni manœuvre d’intimidation.
Le corps judiciaire de Ndzuani souhaite que le Conseil Supérieur de la Magistrature soit enfin effectivement constitué car il est la seule Institution en charge de determiner les sanctions applicables à des magistrats, conformément aux dispositions du Statut Particulier des Magistrats  qui régit l’exercice de la fonction.
Permettez-nous de vous épargner le développement de moyens juridiques que le juge de l’excès de pouvoir aux Comores, est compétent pour examiner, à défaut d’une attitude positive de la Présidence de l’Union, par anticipation.
 
Le corps judiciaire de Ndzuani s’est réuni en un Collectif des Magistrats (CDMA).
Il compte sur votre bienveillance afin que :
·        La résolution de la crise comorienne par l’Union Africaine et le reste de la Communauté Internationale ne porte pas un coup fatal à l’Institution judiciaire.
·        Le grand principe de la séparation des pouvoirs soit respecté dans toute discussion sur la mise en place du cadre légal des Institutions.
 
    Le CDMA vous prie d’agréer, Excellence, l’assurance de sa très haute considération.
 
 
 
Pour le CDMA,
 
 
 
 
FATEH MOHAMED
 
Ampliation :
Présidence de l’Union des Comores
Assemblée de l’Union des Comores
Cour Constitutionnelle
Union Africaine à Addis-Abeba
Ambassade de l’Afrique du Sud
Union Européenne
Ambassade des Etats-Unis
Ambassade de France
Corps judiciaire de Ngazidja et Moili

Pour voir la liste des personnes concernées par les sanctions cliquez ICI
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 13:24
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Comme il fallait s’y attendre les preneurs d’otage et voyous de l’île d’Anjouan qui se croient tout permis viennent de durcir leur position après les premières mesures de l'Union Africaine. Ils ont à leur tour établi une liste de tous leurs opposants empêchés de quitter Anjouan.
 
Abdallah Mohamed, ancien ténor des séparatistes devenu un des farouches opposants de Mohamed Bacar l’a bien compris dés hier matin. En effet, alors qu’il s’apprêtait à prendre l'avion à l’aéroport d’Ouani pour Moroni, un inspecteur de police est venu lui signifier qu’il « n’est pas autorisé à quitter l'île ». Abdallah-Mmed.JPG             Abdallah Mohamed (Photo)
 
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cela arrive à un opposant au système de BACARLAND. Le Député Mohamed Djaanfar, vice Président de l’Assemblée de l’Union des Comores et un des candidats favoris aux élections insulaires du chef de l’exécutif à Anjouan, si elles ont lieu un jour, était contraint de quitter en catimini l’île par Kwassa Kwassa jusqu’à Mohéli avant de rejoindre Moroni par avion afin de pouvoir participer à la séance d’ouverture de la séssion parlementaire du mois dernier (voir ICI).
 
En clair, ces preneurs d’otage veulent se servir des opposants comme boucliers humains dans l'éventualité d'une intervention militaire.
 
Eh oui, comme nous l’avons écrit le 2 août dernier (Voir ICI), on ne rigole pas avec les opposants à BACARLAND.
 
En tout cas, sachez fervents défenseurs du système Bacarlandien (de près ou de loin) que dans peu de temps l’on aura certainement des choses à SE FAIRE entre comoriens d’Anjouan. Que chacun assume ses responsabilités jusqu’au bout !
 
Halidi Allaoui
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 10:29
HALIDI-BLOG-COMORES

LU POUR VOUS / ARTICLE PUBLIE PAR MADAGASCAR TRIBUNE

 

Le retour des étudiants comoriens est accepté sous réserve de paiement. Le « marimaritra iraisana » a fait valoir ses droits, encore une fois. La rencontre entre le minisitre des Affaires Etrangères et le minisitre comorien chargé des Affaires Extérieures, a démontré la volonté de chaque partie à apaiser l’atmosphère qui est montée d’un cran, après l’affaire des étudiants comoriens, en situation irrégulière à Madagascar. Une situation qui leur a valu l’expulsion.
Observer les règles de l’hospitalité
Les Comores respectent la souveraineté de Madagascar et reconnaissent que des étudiants ne sont pas en règle vis-à-vis des lois en vigueur au pays et demandent une compréhension du gouvernement pour leur permettre de terminer sereinement l’année Universitaire. Sur ce, des dernières mesures d’assouplissement sont prises par le Gouvernement malgache. Les faux étudiants et les délinquants seront expulsés sans délai dans les respects des lois en vigueur. Mais ceux régulièrement inscrits dans les établissements supérieurs d’Etat ou privés homologués ou autorisés, qui sont déjà partis volontairement ou reconduits à la frontière, peuvent revenir à Madagascar sous réserve de paiement des arriérés auprès du Consulat de Madagascar à Moroni et ce avant le 31 décembre 2007.
D’autre part, le Consul de Madagascar approchera le ministère de l’Intérieur pour déterminer les modalités pratiques de ces paiements des droits de visa. À l’avenir, les étudiants qui demandent un visa d’entrée à Madagascar auprès du Consulat doivent présenter un justificatif de pré- inscription dans une Université d’Etat ou d’un établissement supérieur homologué ou autorisé. La liste officielle de ces établissements est à récupérer auprès du ministère de l’Education.
Tout est bien qui finit bien. Du moins, pour le moment.
Recueilli par Volana R.
samedi 10 novembre 2007
 
Source : Madagascar Tribune

Pour approfondir ce sujet cliquez ICI
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 12:03
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Moroni, mercredi 7 novembre 2007 (HZK-Presse) La population a besoin de savoir quels sont personnes qui sont autour du colonel Bacar et qui font obstacle au processus de règlement de la crise. C’est ce qu’a déclaré ce mercredi après midi le directeur de cabinet à la présidence chargé de la défense, Mohamed Bacar Dossar, au cours d’un point de presse conjoint tenu au siège de l’Union africaine, avec l’envoyé spécial du président de la Commission de l’UA, Francisco Madeira.
 
Cette rencontre avec la presse intervient à la suite d’une mission de 48 heures effectuée à Mayotte par une délégation commune en vue de conclure avec l’administration française de l’île un accord sur le contrôle de la circulation des personnes et de biens en provenance ou à destination d’Anjouan, et particulièrement les quelques 150 personnalités ciblées par les sanctions du Conseil Paix et sécurité de l’UA (voir ICI).
 
L’accord en question prévoit un embargo qui doit durer jusqu’au 25 novembre prochain, délai au delà duquel un blocus maritime et aérien total pourra être décidé si les autorités de fait d’Anjouan ne se conforment pas aux recommandations de la communauté internationale exigeant la tenue d’une nouvelle élection présidentielle dans l’île.
 
Les reconduites aux frontières s’effectueront par l’île de Mohéli, selon les termes de l’accord tripartite signé avec le préfet de Mayotte. C’est une première dans les annales politiques et diplomatiques des Comores, où l’on garde encore en mémoire les accusations portées au début de la crise séparatiste contre certains milieux mahorais soupçonnés de servir de « base arrière de la sécession ». 
 
Les personnes interdites de quitter Anjouan sont pour la plupart des commerçants qui « n’ont rien à craindre », selon Madeira, dès lors qu’ils ne sont pas poursuivis en justice. Quant au gel de leurs avoirs dans les comptes bancaires, il vise à empêcher le colonel Bacar de disposer ce cet argent pour financer ses actions de déstabilisation de l’Union des Comores, explique l’envoyé spécial.
 
Dès la fin de la crise, « l’embargo sera levé pour que ces fonds contribuent au bien être de la population anjouanaise aujourd’hui prise en otage par le groupe de Bacar », assure le diplomate mozambicaine. Si la situation n’évoluait pas dans le sens souhaité, le CPS se réunira de nouveau, au terme du délai de 45 jours, pour prendre les mesures qui s’imposent, sans exclure l’usage de la force avec des moyens appropriés, poursuit l’envoyé spécial.
 
Et le chargé de la défense de dénoncer « la tyrannie » que subit la population d’Anjouan, avant d’ajouter que des poursuites judiciaires sont ouvertes contre les auteurs présumés des exactions commises en mai dernier par les hommes de Mohamed Bacar, telles que les attaques perpétrées contre les édifices publics appartenant à la présidence de l’Union ainsi que l’armée nationale de développement.
 
« Ils répondront un jour de leurs actes, y compris Mohamed Abdou Madi, qui en est l’exemple type des personnalités qui mettent à mal l’unité du pays et son développement, par ses revirements spectaculaires depuis l’avènement du séparatisme en 1997… jusqu’à déclarer que l’indépendance d’Anjouan était irréversible…», lance le directeur de cabinet à la présidence.
 
Et l’émissaire Madeira de conclure en déclarant que « l’UA n’a pas pour vocation de faire la guerre et que le but est d’épargner la vie de la population civile ». Mais en tout état de cause, « Bacar finira par se soumettre à la volonté du peuple qui doit légitimer ses futurs dirigeants… » par la voie d’une nouvelle élection libre et démocratique.
 
El-Had Said Omar
071107/eso/hzkpresse/17h30
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Mariama HALIDI HZK-presse - dans DIPLOMATIE ET COOPERATION
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 14:13
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Moroni, mardi 6 novembre 2007 (HZK-Presse)
La mise en œuvre effective depuis le 10 octobre dernier des sanctions individuelles décidées par l’Union africaine à l’encontre des dirigeants séparatistes anjouanaises a fait l’objet d’une mission à Mayotte d’une délégation du Comité de suivi chargé « s’entretenir avec les autorités mahoraises ». C’est ce qui ressort d’un communiqué publié ce mardi à Moroni par le bureau de l’UA à Moroni.
 
La démarche vise sans doute à expliquer aux autorités de cette île comorienne sous administration française, des dispositifs de surveillance et de contrôle des mouvements de personnes entre cette île et le reste de l’archipel, pour traquer les éventuels contrevenants [une liste de près de 200 personnalités civiles et militaires anjouanaises interdites de déplacement a été déjà rendue publique la semaine dernière, ndlr].
 
Il y a lieu de rappeler que cette mesure qui frappe les autorités de fait d’Anjouan a été prise le 10 octobre dernier par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, lors de sa 95ème session tenue à Addis-Abeba, après qu’elle soit notifiée à ces même autorités convoquées à cet effet à Pretoria (Afrique du Sud).
 
Le communiqué de l’UA précise la délégation dépêchée aujourd’hui à Mayotte, conduite par l’Envoyé spécial du Président de la Commission de l’Union africaine pour les Comores, Fancisco Madeira, « aura à discuter avec les autorités mahoraises des modalités de la mise en oeuvre pratique du contrôle des liaisons aériennes et maritimes en provenance ou à destination d’Anjouan ».
 
Des contrôles aux frontières dont l’application, poursuit le communiqué, doit tenir compte de « la nécessité de limiter, dans toute la mesure du possible, leur impact sur la population civile ».
 
Institué pour assurer l’exécution des décisions du CPS, le Comité de suivi est composé d’une dizaine de membres, notamment des représentant de l’Union africaine et du gouvernement de l’Union des Comores, auxquels s’ajoutent les délégués du Sénégal et de l’Angola, pour le compte des pays membres du Conseil de paix et de sécurité, ainsi que ceux des pays de la région et des pays contributeurs de troupes de la Mission d’Assistance Electorale et de Sécurité de l’Union africaine aux Comores (MAES), conclut le communiqué.
 
Il faut rappeler qu’une première opération de patrouille maritime a été lancée officiellement samedi 3 novembre dernier au départ du port de Moroni, avec près de 200 éléments de l’armée nationale de développement et de la force de la MAES stationnée sur l’île de Ngazidja. Une action qui a provoqué une violente réaction verbale des autorités rebelles anjouanaises contre l’Union africaine et le gouvernement central.
 
El-Had Said Omar
061107/eso/hzkpresse/7h00
 
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 16:15
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Moroni, lundi 5 novembre 2007 (HZK-Presse) Mohamed Abdou Madi, alias Mjamawe, s’en prend à l’envoyé spécial de l’Union africaine, Francisco Madeira qu’il accuse de vouloir faire perdurer la crise comorienne pour son intérêt personnel.
 
Réagissant à chaud aux dernières déclarations du diplomate africain, justifiant les sanctions internationales prises à l’encontre des autorités de fait d’Anjouan, l’ancien premier ministre comorien devenu le numéro deux du régime rebelle du colonel Mohamed Bacar, considère que Madeira a échoué dans sa mission de médiation, et qu’il « n’a plus rien à apporter à la résolution de la crise » qui reste selon lui « une affaire interne comoro-comorienne ».
 
« Ce monsieur est là pour gagner de l’argent », dit-il. Ces propos, Mohamed Abdou Madi les a tenus sur des ondes de médias privés, notamment Djabal Tv et Moroni Fm, quelques heures après le lancement, samedi dernier, des patrouilles maritimes conjointe (And et Maes) dans les eaux territoriales anjouanaise.
 
Mohamed Abdou Madi fait déjà peser la menace d’une radicalisation de leur position, en envisageant la fermeture de l’aéroport d’Anjouan dès mercredi. Une déclaration qui ne semble pas faire l’unanimité des hommes du pouvoir du colonel Bacar, tel Caabi Elyachourtu Mohamed, l’autre ancien premier ministre et ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle de l’Union, dont les propos tendent à soutenir une sorte de trêve pour éviter le pire à la population de l’île.
 
Dans un entretien qu’il a accordé à La Gazette des Comores, M. Caabi qui occupe le poste de président du conseil économique et social, se déclare plus nuancé en affirmant que sa présence au coté du colonel Bacar pouvait « aider à modérer les ardeurs de certains clans extrémistes ».
 
Son engagement actuel ne signifierait pas selon lui une adhésion au séparatisme, mais que c’est plutôt l’entourage du président le l’Union qui refusait de prendre en compte ses propositions de sortie de crise.
 
Certains observateurs politiques voient dans l’évolution de la crise anjouanaise les signes avant coureurs d’une fin de règne où les principaux acteurs tentent de se positionner pour l’alternative, en se livrant à un jeu dangereux de surenchères, qui cachent mal des motivations de règlements de compte personnels.
 
El-Had Said Omar
051107/eso/hzkpresse/9h00
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 13:12
Article publié par Alwatwan.net     
Abbas Mahamoud Soidik, l’écrivain Said Ahmed Sast, le professeur de philosophie, Mohamed Issimaila, le rappeur Cheik Mc, le peintre Seda, des personnalités venues d’horizons différents, ‘‘décèlent des menaces qui pèsent sur l’Unité et l’intégrité’’ des Comores. Selon eux, toute tentative de déstabilisation du pays, en ce moment porterait les germes de la séparation. Ils s’activent, pour faire du 12 novembre, Journée Maore, un moment de grande mobilisation pour l’Unité des Comores.

Ce premier groupe constitué, envisage d’inviter la presse, pour présenter ses objectifs, ses actions. Parmi, ses propositions, figure en priorité celle de déchoir de la nationalité comorienne, les hommes et femmes, qui se rendront coupables d’actions de saper l’Unité du pays.

Mohamed Issimaila, déclare, ‘‘nous pensons qu’il est dangereux de fragiliser le régime en place, et nous pensons même qu’il faut faire abstraction, des problèmes de gestion, pour concentrer nos efforts, en ce moment crucial, sur la question de l’Unité et de l’intégrité territoriale’’.
Même son de cloche chez l’écrivain Said Ahmed Sast, qui affirme ‘‘ce groupe est ouvert, et compte organiser des actions propres, tels que conférences, concert musical, pour mener campagne autour d’une idée : l’Unité et l’intégrité’’.
Le groupe s’est constitué après le voyage effectué à Anjouan par le président de l’île de la Grande-Comore, Mohamed Abdouloihabi. ‘‘Agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard’’, demeure le leitmotiv de cette initiative salutaire.
AAA
 
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