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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 13:16

En bref :

Certains dignitaires du régime de Mohamed Bacar dont Djanfar Salim et le roi Fort qui tentaient de fuir seraient arrêtés.

Caambi Ali yachourtu se serait rendu

Quelques résistances de la FGA sont constatées à Barakani, sur les hauteurs de Wani, où se trouvent la résidence privée de Mohamed Bacar et  une grande partie de son armement, au carrefour de Wani qui mène vers la RTA et à Mirontsy où se trouve le célébre camp militaire de la FGA appelé "Pentagone".

Il est certain que le port de Mutsamudu est sous le contrôle de l'AND. Ce qui a permis à celle ci de décharger tout son matériel.

HALIDI - BLOG - COMORES
le 25/03/2008 à 13h20 (heure de Paris)
 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 13:03

Anjouan: combats entre troupes de l'UA et forces de Bacar

MORONI - Des combats étaient en cours mardi après-midi sur l'île d'Anjouan entre l'armée comorienne appuyée par les troupes mandatées par l'Union africaine et les forces du président Mohamed Bacar, a déclaré à l'AFP à Moroni le ministre comorien de la Défense, Mohamed Bacar Dossar.

A 13h00 locales (10h00 GMT), les troupes qui ont débarqué sur l'île à l'aube tentaient de "réduire une poche de résistance en direction de sa résidence (de Mohamed Bcar) à Barakani", quartier de la localité de Ouani, à environ trois km de la capitale de l'île, Mutsamudu, a ajouté le ministre de la Défense du gouvernement fédéral.

"Nous n'avons pas d'informations sur Mohamed Bacar. On ne sait pas où il est. On ne sait pas il est là (ndlr: dans sa résidence), ou s'il est ailleurs. Mais cela va se savoir dans les heures qui viennent", a-t-il commenté.

"Les forces sont en train de se déployer, elles progressent", a ajouté le ministre de la Défense, évoquant "un peu de résistance à Barakani. Dans les heures à venir, elle sera réduite", a-t-il affirmé, relevant: "ce n'est pas en trois heures qu'on peut avoir la maîtrise de toute l'île".

Après des mois de médiation avec les autorités d'Anjouan restées vaines, le gouvernement de l'Union des Comores a décidé de lancer une opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar, dont la réélection en juin 2007 n'a été reconnue ni par l'Union, ni par l'UA.

L'UA a décidé de soutenir cette opération, ainsi que la France qui a transporté des troupes africaines jusqu'aux Comores.

Après leur débarquement, l'armée comorienne et les troupes africaines sont entrées sans grande résistance dans la capitale d'Anjouan.

AFP / 25 mars 2008 12h21)

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 09:48


OUANI (AFP) - Le palais présidentiel d'Anjouan était déserté mardi matin à 10H00 alors qu'une opération militaire visant à chasser du pouvoir le président de l'île comorienne, Mohamed Bacar, a débuté.

Le ministre comorien de la Défense, Mohamed Bacar Dossar, a affirmé que l'armée comorienne soutenue par les troupes mandatées par l'Union africaine (UA) "contrôlent le port et l'aéroport" d'Anjouan.

S'exprimant depuis Moroni, capitale de l'Union des Comores , M. Bacar Dossar a également affirmé que ses troupes étaient en "train de réduire" des poches de résistance "vers la résidence" privée de Mohamed Bacar, dans la localité de Ouani, où se situe également l'aéroport d'Anjouan.

L'armée comorienne et les troupes de l'UA "ont été bien accueillies par la population" dans une ambiance "de liesse générale", a poursuivi le ministre. En début de matinée, ces forces "continuaient de progresser" dans l'île, selon lui.

Selon un journaliste de l'AFP, les guérites des gardes de sécurité à l'entrée du domaine du palais présidentiel d'Anjouan, situé à Ouani à quelques km de la capitale de l'île Mutsamudu, étaient vides mardi matin.

Depuis la grille du palais de Dar el Najah, l'AFP a vu toutes les portes du palais ouvertes. Pas un seul soldat, y compris des troupes mandatées par l'Union africaine (UA), ne se trouvait dans l'enceinte.

Quelques gendarmes anjouanais étaient toutefois embusqués dans les environs de la présidence.

Des tirs d'armes lourdes et des rafales d'armes automatiques retentissaient toujours mardi en milieu de matinée à Ouani.

Plusieurs dizaines d'habitants d'un village proche de la présidence fuyaient. Plusieurs d'entre eux ont assuré que leur village avait été bombardé.

L'opération baptisée "Démocratie aux Comores" visant à chasser le colonel Bacar a débuté mardi à l'aube.

Le gouvernement de l'Union des Comores a décidé de lancer cette opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar, dont il n'a pas reconnu la réélection en juin 2007 .

Le colonel Bacar avait pris le pouvoir à Anjouan lors d'un coup d'Etat en 2001. Il avait ensuite été élu président d'Anjouan le 31 mars 2002.

L'UA, qui n'a pas non plus reconnu le scrutin à Anjouan, a décidé de soutenir l'Union des Comores dans cette opération.

Plus de 1.000 soldats tanzaniens et soudanais devaient appuyer quelque 400 soldats de l'AND dans le cadre de cette opération amphibie.

Source : Romandie News : Mise à jour le 25 mars 2008 à 09h38
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Mariama HALIDI Romandie News - dans NOUVELLES FRAICHES DES COMORES
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 09:39

LU POUR VOUS :

Opération militaire à Anjouan: la présidence désertée

OUANI (Comores) - Le palais présidentiel d'Anjouan était déserté mardi matin à 10H00 (07H00 GMT) alors qu'une opération militaire visant à chasser le président de l'île comorienne Mohamed Bacar a débuté, a constaté un journaliste de l'AFP.
A la grille d'entrée du domaine du palais de Dar el Najah, situé à Ouani à quelques km de la capitale Mutsamudu, les guérites de gardes de sécurité étaient vides.
Depuis la grille, un journaliste de l'AFP a vu toutes les portes du palais ouvertes. Pas un seul soldat, y compris des troupes mandatées par l'Union Africaine, ne se trouvait dans l'enceinte.
Quelques gendarmes anjouanais étaient toutefois embusqués dans les environs de la présidence.
Des tirs d'armes lourdes et des rafales d'armes automatiques retentissaient toujours dans la localité de Ouani, où se trouvent la présidence et l'aéroport de l'île.
Plusieurs dizaines d'habitants d'un village proche de la présidence fuyaient. Plusieurs d'entre eux ont assuré que leur village avait été bombardé.
L'opération baptisée "Démocratie aux Comores" visant à chasser le colonel Bacar a débuté mardi à l'aube.
Le gouvernement de l'Union des Comores a décidé de lancer cette opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar, président d'Anjouan depuis 2002, mais dont il n'a pas reconnu l'élection en juin 2007.
L'UA, qui n'a pas non plus reconnu le scrutin à Anjouan, a décidé de soutenir l'Union des Comores.
Plus de 1.000 soldats tanzaniens et soudanais devaient appuyer quelque 400 soldats de l'AND dans le cadre de cette opération amphibie.

Romandie News (AFP / 25 mars 2008 08h23)

 

LES PREMIERES DECLARATIONS DES AUTORITES DE L’UNION DES COMORES :

"l'opération progresse très bien"

Abdourahim Saïd Bacar, porte-parole du gouvernement : « l'opération progresse très bien » « Mutsamudu est sous contrôle... Ouani aussi...»

Mohamed Bacar Dossar, directeur du cabinet du président Sambi

« Les forces de l'AND et de l'UA ont pris pied en trois points, à Domoni, Ouani et aux alentours de Mutsamudu. Une bonne partie des militaires sont déjà descendus sur l'île et sont en train de progresser ».

 
Comores: L'armée a repris Anjouan

Les troupes de l'UA dans la capitale Mutsamudu

 

Des troupes tanzaniennes mandatées par l'Union Africaine (UA) sont entrées mardi matin dans la capitale de île comorienne d'Anjouan Mutsamudu, dans le cadre de l'opération visant à renverser le président de l'île Mohamed Bacar, ont rapporté des témoins à l'AFP.
Des soldats tanzaniens étaient visibles dans le centre-ville où ils n'ont pas rencontré de résistance des forces loyales aux autorités d'Anjouan jugées illégales par le gouvernement fédéral et l'UA.

L'arrivée des soldats de l'UA a été saluée par des cris de joie d'habitants de Mutsamudu, ont précisé ces témoins.
L'opération "Démocratie aux Comores" visant à chasser le colonel Bacar a débuté mardi à l'aube.
Des combats à l'arme lourde opposaient mardi matin les forces du président d'Anjouan aux troupes de l'Union africaine dans la localité de Ouani, où se trouvent la présidence et l'aéroport de l'île.
Le gouvernement de l'Union des Comores a décidé de lancer une opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar, président d'Anjouan depuis 2002, mais dont il n'a pas reconnu l'élection en juin 2007.
L'UA, qui n'a pas non plus reconnu le scrutin à Anjouan, a décidé de soutenir l'Union des Comores.
Plus de 1.000 soldats tanzaniens et soudanais doivent appuyer quelque 400 soldats de l'AND dans le cadre de cette opération amphibie.

Source: Le Monde 25.03.08 | 06h49

 

 Anjouan: combats dans la ville de Ouani

OUANI (Comores) - Des combats à l'arme lourde opposaient mardi matin les forces du président de l'île comorienne d'Anjouan aux troupes mandatées par l'Union africaine dans la localité de Ouani, où se trouvent la présidence et l'aéroport de l'île, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des explosions d'obus et des rafales d'armes automatiques étaient entendues dans la ville, située à environ trois kilomètres de la capitale Mutsamudu.
Un navire de transport de troupes du gouvernement fédéral comorien tirait également sur la ville, d'où une épaisse fumée noire s'élevait.
Des forces loyales au président d'Anjouan Mohamed Bacar étaient déployées sur la route reliant Ouani à la capitale.

Source: Romandie News (AFP / 25 mars 2008 06h26)

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 00:27

DISCOURS A LA NATION 24 mars 2008

Vous

Comoriennes, Comoriens, Mes chers compatriotes.

Comores: le président a donné son feu vert à l'opération à Anjouan

Dans un discours diffusé le lundi 24 mars 2008 au soir sur les ondes de l'ORTC(voir ci - dessous), le Président Sambi vient d'annoncer qu'il a ordonné le débarquement pour la libération de l'île  comorienne d'Anjouan, des mains de la rébellion dirigée par Mohamed Bacar

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DISCOURS A LA NATION DE SEM LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU 24 MARS 2008

Comoriennes, Comoriens, Mes chers compatriotes.

C'est avec gravité et émotion que j'annonce à la Nation Comorienne, que, sous mes ordres, la vaillante Armée Nationale de Développement, assistée par les forces de l'Union Africaine, composées de troupes tanzaniennes et soudanaises, prendra bientôt pied sur les côtes anjouanaises : j'ai ainsi ordonné, le débarquement pour la libération de l'Ile comorienne d'Anjouan, des mains de la rébellion dirigée par Mohamed Bacar.
En ces heures exaltantes, je voudrais dire à nos soldats, toute la fierté qu'éprouve la Nation, de les voir, aux côtés des forces alliées et avec le soutien déterminé de la Résistance intérieure, mettre fin à la une dictature qui a si longtemps terni l'image d'Anjouan et bafoué la liberté et l'espoir de tous nos compatriotes.
J'exprime ainsi la gratitude et la reconnaissance que la Nation a envers eux, eux qui ont choisi avec courage, de combattre pour que le drapeau national flotte à nouveau à Anjouan et pour que les valeurs de la liberté puissent de nouveau exister sur l'ensemble du territoire national.

Je voudrais également rendre un hommage appuyé, à la hauteur de l'engagement, du courage et de la détermination des admirables combattants, venus de la Tanzanie et du Soudan, pour prêter main forte à l'Union des Comores.

Je les remercie pour ce signal fort qu'ils viennent ainsi d'envoyer à tous ceux qui à travers l'Afrique, bafouent impunément la liberté, la démocratie et le droit.

A travers eux, je voudrais enfin exprimer toute la gratitude du peuple et du Gouvernement comoriens, à l'Union Africaine et aux pays amis du Groupe de Contact sur les Comores.
Je salue tout particulièrement la Tanzanie et Son Excellence le Président Kikwete, le Soudan et Son Excellence le Président Hassan Omar El BASHIR, à la Grande Jamahiriya et au Guide de la Révolution le Frère Mouammar El-Kadhafi et au Sénégal et Son Excellence Président Abdoulaye WADE, pour leur dire que nous n'oublierons jamais leur élan de solidarité exceptionnelle envers le peuple comorien.

J'associe à ces remerciements, les Etats-Unis d'Amérique et la République Française pour leur engagement aussi bien moral que matériel, à nos cotés.

Comoriennes, Comoriens, mes chers compatriotes,

Je salue la sagesse avec laquelle vous faites face à la situation difficile qui nous a été imposée depuis plusieurs mois, par les ennemis de la Nation.
Vous avez été les premiers à être convaincus, que l'usage de la force, restait la seule alternative pour rétablir la souveraineté de l'Etat sur Anjouan et permettre aux anjouanais d'élire librement les autorités de leur choix.
En effet, alors que mon Gouvernement et moi-même, avons toujours fait preuve de la plus grande patience, les rebelles ont systématiquement rejeté toutes les propositions de sortie pacifique de la crise, en défiant avec mépris, l'Etat comorien et la communauté internationale. La dernière démarche en date, initié par les éminents représentants des Etats-Unis d'Amérique, de la République Française, de l'Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, pour tenter de les faire revenir à la raison s'est, comme les précédentes, soldé par un échec, entièrement du, à l'arrogance des hors-la-loi.
Ainsi, la crise et la rébellion anjouanaises, ne peuvent pas être réduites à un simple contentieux électoral comme veulent l'accréditer certains.
En effet, depuis de nombreuses années, Mohamed Bacar, n'a jamais accepté la présence de l'Etat à Anjouan qu'il a toujours considérée et géré comme une propriété privée.
Mohamed Bacar qui n'a jamais admis que l'Etat puisse exercer ses prérogatives régaliennes sur cette partie du territoire national, est ainsi devenu, un obstacle à la mise en place du cadre institutionnel du pays.
Alors, le défi était et reste la mise en place des institutions de l'Etat et leur implantation à Anjouan comme c'est le cas dans tout le reste du pays.
C'est pourquoi, mon Gouvernement et moi-même, allons dans les jours et les semaines qui viennent, déployer tous nos efforts, avec l'appui de la communauté internationale, afin que la période transitoire qui va s'ouvrir à Anjouan, reste dans le cadre stricte de la constitution, pour que les anjouanais puissent choisir le Chef de l'Exécutif de leur Ile, en toute liberté, dans le cadre d'élections libres démocratiques et transparentes.
C'est alors que nous pourrons réunir toutes les entités représentatives de notre pays, pour résoudre ensemble et dans la sérénité, les problèmes réels et somme toute normaux, que soulève l'application du cadre institutionnel de notre pays, comme j'en ai pris l'engament devant mes pairs de l'Union Africaine.
C'est alors que nous pourrons nous atteler à l'immense défi du développement économique de notre pays et gagner notre lutte contre la pauvreté et le désespoir.
Mes chers compatriotes,
Les opérations qui seront menées à Anjouan, visent la paix, la stabilité et la démocratie dans notre pays. Elles seront exécutées avec ordre et humanité, en évitant autant que faire se peut les souffrances de la population et les dégâts collatéraux.
C'est pourquoi je voudrais terminer en réitérant notre fierté et notre admiration à l'Armée Nationale de Développement et à nos alliés :
« Soldats, vous portez les espérances de la Nation et nous ne doutons pas de votre victoire qui est celle de la liberté, de la dignité, du droit et de l'espoir. »

Vive la République Vive l'Union des Comores. Vive la coopération internationale

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:11
SOURCE : APA 19 mars 2008
La Tanzanie veut la poursuite de l’offensive militaire contre Anjouan
APA-Dar es Salaam (Tanzanie) La Tanzanie a rejeté mardi une tentative sud-africaine de mettre un terme à l'opération militaire visant à destituer le colonel rebelle Mohamed Bacar qui s'est autoproclamé président de l'île comorienne d'Anjouan, a appris APA sur place.
Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Bernard Membe (photo), la Tanzanie fait pression pour que la décision de l'Union africaine (UA) de lancer un assaut contre Bacar soit poursuivie, malgré l'opposition du Président sud-africain, Thabo Mbeki.
« L'offensive militaire commence demain (mardi) et on ne peut plus revenir en arrière », a confié M. Membe à APA, dans un entretien téléphonique.
Il a expliqué que la Tanzanie était prise de court par ce "revirement" alors que l'attaque avait été autorisée par l'Union africaine dont l'actuel président en exercice est le chef de l'Etat tanzanien, Jakaya Kikwete.
L'invasion de l'Ile d'Anjouan a reçu le soutien tacite de la communauté internationale dont les Etats-Unis et la France.
Les propos de M. Membe interviennent suite aux informations selon lesquelles le dirigeant sud-africain avait envoyé vendredi dernier une correspondance à Kikwete pour lui demander de surseoir à l'intervention militaire à Anjouan visant à mettre fin à une longue crise politique dans ce pays de l'Océan Indien.
« L'Union africaine a atteint un point de non retour. Elle poursuivra donc sa mission », a-t-il indiqué.
La Tanzanie a envoyé 750 soldats au Comores, le plus important contingent déployé par un seul pays. Le Soudan, le Sénégal et l'Union des Comores fournissent les 1050 autres soldats des troupes de l'UA.
Source: APA 19-03-2008
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:02
Comores / Politique & institutions

Moroni
, mardi 18 mars 2008 (HZK-Presse)La plus grande partie des troupes africaines qui vont appuyer l’AND est à Moroni. Les sénégalais se font toujours attendre. Alors qu’on le croyait parti, l’Afrique du sud revient sur la scène avec une autre proposition de négociation. L’armée comorienne mène des opérations éclair faisant des prisonniers et des blessés… Autant de sujets sur lesquels le directeur de cabinet du président Sambi, chargé de la défense, a accepté s’entretenir avec La Gazette des Comores, dans une interview exclusive.
 
Question : Pourquoi l’opération de rétablissement de l’ordre à Anjouan tarde à se concrétiser ?
 
Mohamed Dossar Bacar : Non, l’opération ne tarde pas. Nous sommes toujours dans la dynamique de mobilisation les ressources humaines et des moyens logistiques nécessaires pour l’assaut. Mobiliser la communauté internationale cela ne peut se faire en un seul jour. Au contraire, je trouve que les choses vont plutôt plus vite que prévu. Si l’on prend en considération la dernière réunion de l’Union Africaine où les pays amis ont déclaré soutenir l’opération, les choses évoluent très vite. C’était le 20 février dernier que les pays amis ont pris la décision de nous appuyer militairement.
Evidement, une large opinion est impatiente de voir l’île d’Anjouan libre. On voudrait que tout se passe rapidement. Mais il faut une préparation pour ne pas échouer. En tous cas le dispositif se met en place et d’ici le milieu de la semaine en principe toutes les troupes devraient rallier Moroni. Le contingent tanzanien est complet et les soudanais le seront d’ici peu. Quant aux sénégalais, étant donné qu’ils ne sont pas nombreux, ils peuvent arriver à la dernière minute.
 
Question : Avec l’arrivée de toutes ces troupes, qui va diriger l’opération ?
 
M.B. Dossar : Il est clair que c’est l’armée comorienne qui va diriger l’opération. L’AND prendra le devant dans le déroulement des opérations.
 
Question : Quelle sera la responsabilité des uns et des autres ?
 
M.B. Dossar : Je sais seulement que l’armée comorienne va diriger les opérations. Je ne saurais m’avancer sur les détails. Le déroulement de l’opération, le déploiement et la stratégie restent des questions purement militaires…
 
Question : Pourquoi les sénégalais ne sont pas encore arrivés ? Est ce que cela est lié au transport promis par la France ?
 
M.B. Dossar : Les sénégalais très éloignés des Comores mais ils sont sur le point de venir. Ce n’est pas un problème de transport car la France est prête à les transporter. J’ai même rencontré l’ambassadeur de France qui m’a confirmé leur disponibilité à assurer le transport des troupes jusqu’à Moroni comme prévu. Il faut aussi souligner que ce pays a déjà respecté une partie des ses engagements en acheminant les troupes tanzaniennes.
 
Question : Comme l’essentiel des troupes se trouve sur place, l’opération peut se faire sans le reste ?
 
M.B. Dossar : Cela n’est pas exclu mais cette question n’est pas encore abordée. A ce jour nos partenaires de la force de coalition sont déjà au nombre de 900 hommes [sur un effectif annoncé de 1600 hommes, ndlr].
 
Question : Où est l’Afrique du Sud dans le règlement du conflit ? Nous savons que ce pays s’est vu confié le dossier de la crise comorienne par l’UA, en tant que pays coordonnateur des efforts de la région. 
 
M.B. Dossar : Il faut poser cette question à l’Afrique du sud. L’absence de ce pays ami n’est de notre fait. On a toujours sollicité son soutien. Dans les réunions du comité de suivi, l’ambassadeur de l’Afrique du sud à Moroni était toujours présent. D’Addis-Abeba à Pretoria, ce pays voisin a participé à toutes les réunions. La dernière mission de médiation qui était partie à Anjouan le 27 février, son ambassadeur y a participé. On entend maintenant qu’ils suggèrent encore une négociation. Mais rien ne nous dit que Bacar a changé de position. A la dernière mission, il a refusé toutes les offres. Aucune note officielle de l’Afrique du sud ne nous est parvenue pour nous dire qu’ils ont entamé d’autres négociations pour convaincre Bacar. Nous estimons que la mission de la dernière chance a déjà eu lieu et qu’aucune autre négociation n’est possible.
 
Question : Est-ce que le retrait de l’Afrique du Sud n’est pas dû au fait que la Libye a pris le devant dans le règlement de la crise ?
 
M.B. Dossar : Non cela n’a rien à avoir. D’ailleurs, la Libye n’a pas pris le devant. Tripoli n’envoie pas de troupes. C’est un pays ami qui soutient l’opération comme il peut. Son soutien consiste en une aide logistique.
 
Question : Ces dernières 72 heures, l’AND a organisé des incursions à Anjouan. De quoi s’agit-il si ce n’est pas un signe annonciateur du débarquement ?
 
M.B. Dossar : Je vous l’ai dit au début qu’une opération de cette envergure ne se réalise pas en une seule journée. Il faut des essais et des manœuvres préalables. C’est ce qui se passe actuellement. L’And mène des actions de déstabilisation de l’adversaire. Ces incursions visent à démoraliser les milices rebelles de manière à faciliter l’entrée des troupes le jour venu. Il s’agit aussi de montrer de quoi nos hommes sont capables. L’armée a déjà fait deux percées. Dans ces opérations, il y a eu deux blessés légers. Leur vie n’est pas en danger. L’un est blessé au pied et l’autre a eu une fracture de l’avant-bras touché par une balle. Nos partenaires en sont régulièrement informés.
 
Question : On parle de responsables politiques arrêtés et transportés à Mwali…
 
M.B. Dossar : Je ne peux confirmer cette information.
 
Propos recueillis par Ahmed Abdallah
180308/aa/hzkpresse/6h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans INTERVIEWS
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 11:20
Comores / Société
Moroni, mardi 18 mars 2008 (HZK-Presse)A partir de demain mercredi 19 mars les troupes de la coalition de l’Union africaine commencent leur transfert vers l’île de Mohéli, où elles seront stationnées dans le cadre de la mission d’appui à l’intervention militaire que l’Armée nationale se prépare à mener pour le rétablissement de l’ordre à Anjouan. Au total ils seront plus de 1500 hommes venant de quatre pays contributeurs, dont le 2/3 sont déjà arrivés à Moroni avec leurs équipements.
 
Des équipes techniques se trouvent à Mohéli depuis quelques jours en vue parachever le dispositif opérationnel et régler les derniers détails, sous le commandement conjoint du lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, chef d’Etat-major de l’AND, et du Général tanzanien Daniel Igotri. En principe le contingent sénégalais devrait gagner Moroni au plus tard demain jeudi, et sera constitué de 150 fusiliers marins, spécialisés dans des opérations navales ou amphibies.
 
Selon des sources concordantes, les 750 militaires tanzaniens et les 600 soudanais seront déployés dans les opérations terrestres. La France a participé comme prévu au transport des hommes et des équipements jusqu’à Moroni par voie aérienne, effectuant plusieurs rotations depuis une semaine.
 
Sur le théâtre des opérations, à Anjouan, la situation demeure toujours confuse et tendue après les trois incursions tactiques réussies, effectuées entre le 12 et le 16 mars par des commandos d’élite de l’armée nationale.
 
Le bilan définitif des pertes humaines et des dégâts est difficilement vérifiable en raison des difficultés de communication avec l’île d’Anjouan. Plusieurs blessés seraient évacués sur Mayotte où un dispositif d’accueil et d’assistance humanitaire a été déjà mis en place en prévision du débarquement.
   
El-Had Said Omar
180308/eso/hzkpresse/12h00
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 16:45
SOURCE : MALANGO-ACTUALITE.COM

Mardi 18 Mars 2008- 11:40:05
 
 

De nouveaux affrontements armés ont eu lieu dimanche 16 mars à Anjouan, entre des éléments de l'Armée nationale de développement (AND) et des membres des Forces de la gendarmerie anjouanaise (FGA).
 

 

Selon plusieurs sources, les heurts se seraient déroulés dimanche soir dans la région de Moya, à l'ouest de l'île. Ils auraient opposé une dizaine de soldats de l'armée comorienne à plusieurs dizaines de gendarmes anjouanais. Les différentes sources font état de 19 à 30 morts côté FGA. L'armée comorienne parle pour sa part de "dizaines d'éléments de la rébellion" tués. Selon nos informations, quatre personnes auraient été enterrées dans la ville de Mutsamudu, cinq à Sima.
Les soldats de l'AND présents dimanche soir à Anjouan étaient arrivés dans la nuit de vendredi à samedi à bord d'un bateau de pêche industrielle (donné à l'Union des Comores par l'Iran voici quelques mois), en même temps que ceux qui ont libéré des prisonniers à Domoni samedi matin, avant d'essuyer une contre-offensive des FGA et de rebrousser chemin vers Mohéli, où se trouvent plusieurs centaines de soldats en attente du débarquement (lire article précédent). Ces soldats n'auraient pas fui avec les autres et auraient eu pour ordre de de traverser l'île, sous la direction du sergent Dalami.
A Moya, ce petit groupe devait retrouver une embarcation qui les y attendait pour les rapatrier vers Mohéli. Mais elle a été repérée par les FGA, qui auraient alors détaché une section dans la zone, pensant que l'AND préparait une nouvelle incursion. Les gendarmes anjouanais auraient pris position dans une maison en construction, à proximité de Moya. Ils ignoraient cependant qu'ils étaient épiés par le groupe de Dalami, planqué dans les alentours et qui attendait le moment propice pour rejoindre la vedette. Sur ordre du groupe à terre, l'AND aurait, depuis la mer, fait feu à l'aide d'armes lourdes, faisant plusieurs victimes parmi les troupes du colonel Bacar. Les rescapés des FGA se seraient alors réfugiés dans un tunnel, où ils auraient été attaqués par le groupe de Dalami, avant que ses membres n'embarquent sur la vedette en direction de Mohéli.
Cet accrochage sanglant dont le bilan reste approximatif s'est déroulé au moment même où le ministre de l'Intérieur d'Anjouan, Djaanfar Salim, se moquait sur les ondes de Radio France International (RFI) de "l'amateurisme de l'AND" après "l'échec" (selon lui) de samedi dernier à Domoni. "Nous sommes confiants. Le fait que nous ayons repoussé sans problèmes la tentative d'incursion des soldats du gouvernement central, est la preuve que nous avons en face de nous des amateurs", a dit le ministre. De son côté, le chef d'état-major de l'armée comorienne, le lieutenant colonel Mohamed Amiri Salimou, a estimé lundi que les deux opérations militaires menées à Anjouan mardi et samedi derniers étaient des "succès". "Nos éléments sont tous rentrés sains et sauf, à part deux soldats qui ont été blessés, mais dont les jours ne sont pas en danger", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse.
Plusieurs indices montrent que les troupes de l'AND sont prêtes à briser la prudence des autorités politiques dans les 48 heures, si celles-ci ne donnent pas l'aval de débarquer.
VM    (malango-actualite.com)
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 12:55
SOURCE : http://mib.blogspirit.com/
17.03.2008
Les cris de Halidi Allaoui
d3ee2df11f6ba873e80d7b882f979743.jpgIl est définitivement établi que dans le monde d'aujourd'hui on ne peut être uniquement poète. Halidi Allaoui est à la fois poète et juriste. Il vient d'accomplir un pas difficile à accomplir : sortir ses poèmes et les confier à un éditeur. 
Les lecteurs les plus assidus de feu Masiwa avaient découvert la plume de ce jeune comorien natif de la ville d'Ouani (Anjouan) il y a quelques années, entre coups de gueule et poésie. On attendait que les promesses soient tenues et Halidi Allaoui est enfin devenu poète.
De plus, il a la chance d'avoir pour parrain son ancien professeur de français, l'un des meilleurs écrivains (et poètes) des Comores : Aboubacar Saïd Salim. 
Ce fut donc une surprise pour moi que cet ami fidèle se révèle comme un véritable poète et assume cette fonction en publiant Cris d'ici et d'ailleurs (KomEdit, 2008). Je me suis donc empressé d'ouvrir le recueil.

C'est un autre Halidi qui se révèle. Ce garçon qui affiche un sourire permanent et en toute occasion se révèle mélancolique (titre du premier poème) et nostalgique. Il vit en France et il aime la France, mais son coeur et sa tête sont ailleurs. Alors entre Rouen, Bordeaux, la Bretagne et la Corse il ne cesse de penser à sa mère et à sa mère-patrie tous deux confondus dans un même amour.

Le recueil de Halidi est donc en quelque sorte la juxtaposition de moments de vie ici et ailleurs, comme si l'auteur cherchait à reconstituer le puzzle de sa vie.
J'aime la poésie de Halidi Allaoui car elle est simple, il ne croit pas qu'il suffise de faire rimer les vers pour faire de la poésie et il ne pense pas que la poésie c'est forcément des mots obscurs et des phrases-mystères.
 
Halidi Allaoui, Cris d'ici et d'ailleurs, KomEdit, 2008, 72 p., 7€ 
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Mariama HALIDI MIB - dans MEDIAS ET MOI
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