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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 19:20
UN PEU DE POESIE
 
IMANE
 
Foi patriotique d’octobre 2007
Au secours de la lune vraie
Foi valoisienne de mardi
Au secours de koko courage
Foi profonde de Saint Gratien
Au secours de la dignité lunaire
Pour extirper ce voyage
Couvert d’opprobre
 
le 27/10/07 
Halidi Allaoui
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 07:07
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Liste des autorités illégales d’Anjouan et des autres personnes visées par les mesures du Conseil de Paix de l’Union Africaine
Vous trouverez ci-dessous la liste des personnes visées par les sanctions de l’Union Africaine publiées le 26 octobre 2007 par la présidence de l’Union des Comores (Voir l'article sur ces sanctions en cliquant ICI).
Selon elle, conformément aux mesures prises par le CPS, l’entrée ou le passage en transit des personnes désignées, sur les territoires des pays membres de l’Union Africaine seront empêchés et les fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques leur appartenant ou sous leur contrôle seront gelés.
Toutes les liaisons aériennes et maritimes en provenance ou à destination d’Anjouan seront surveillées afin de s’assurer qu’elles ne bénéficient en aucune façon aux autorités illégales d’Anjouan et à aux personnes qui les soutiennent, désignées sur cette liste.

I - Le Gouvernement de Fait
Nom et Prénom Fonction
   Mohamed Bacar, Président autoproclamé
   Jaffar Salim, Ministre de l’intérieur
   Mohamed Abdou Madi, Ministre de la coopération
   Abdou Amdjad, Ministre des finances
   Abdallah Bacar Combo, Ministre de la justice
   Ibrahim Halidi, Ministre de la production
   Ali Mchindra , Ministre de l’Education
   Houmadi Souf, Ministre de la FOP
   Mohamed Abdallah Amane, Ministre de l’économie
   Moutouroifi Assane, Ministre des transports
   Ibrahim Mohamed Djaé, Ministre de la Santé
   Réhéma Boinali, Ministre de l’énergie
II - Cabinet Civil
   Dhoihirou Halidi, Directeur de Cabinet
   Ali Moumine, SG Présidence
   Abdérémane Allaoui, SG Gouvernement
   Nassuf Ahmed Abdallah, Conseiller politique
   Nourdine Midiladji, Conseiller
   Ahmed Abdallah Surette, conseiller
   Kaabi El Yachourtu, Conseiller spécial
   Saidali Fadhula, Conseiller
   Abou Msa, Conseiller
   Kamardine Abdou, Conseiller
   Galfane Toiliha, Conseiller
   Cdt Djamil Abdallah Surette, Conseiller technique
III - Personalités Civiles
   Fatima Bacar Dce, Université Psatsy
   Toïfane Mouani , Chef Scol Universté Patsy
   Rafik Ahmed , Magistrat
   Ousmane Toiliha , Receveur de douane
   Roukia Ahmed Abou, Directrice de Douane
   Said Omar Mirhane, Directeur EDEA
   Attoumane Toutoumwela, Directeur EPAM
   Mohamed Abdallah Halidi(dit Garçon), Commerçant
   Abdillah Sidi dit Mbaldé, Direct Hôpital Hombo
   Abdoulkarim Abdérémane(Roi fort), Commerçant
   Mohamed Bindjo, Commerçant
   Halidi Saidali dit dododo
   Soifaoui Halidi dit Makani, Conseiller politique
   Nourdine Ali, Député
   Attoumane Abdallah, Député
   Attoumane Said , Député
   Said Abdallah , Député
   Assane Houmadi , Député
   Toianmiddine Abdou , Député
   Mirdane Assane , Député
   Kamitoine Hilali, Ancien Député
   Ahamadi Abdou , Député
   Mohamed Ali Mhadji, Député
   Mohamed Ismael , Député
   Alexandre Said Yassin, Maire
   Said Ali Anfane, Sympathisant
   Dahalane Halidi (dit Chef DAHA),Sympathisant
   Salim Abdou (Bagoulam), Sympathisant
   Foundi Mouhamad Halidi, Marabout
   Mohamed Mahamoud (dit ELEMA), Sympathisant
   Amir Moustakim (dit Soumou), EDEA
   Soubira Baco
   Abdallah Allaoui, Vce Président Assemblée
   Ahmed Abdou Houmadi, Maire
   Mohamed Attoumane , Maire
   Mohamed Abdallah dit Moh Matra, Commerçant
   Youssouh Miftahou, Conseiller technique
   Ali Ibrahim , Chambre de commerce
   Nasser Allaoui Sombé, EDEA
   Chocola Ben Allaoui,
   Mroudjay Houmadi, Dir Chamb de Commerce
   Echat Daoud , Commerçant
   Moustoifa Maanfou Kassim, Commerçant
   Salim Abdoulmadjid ,Commerçant
   Saiendou Houmadi Bindjo ,Commerçant
   Abdoulmadjid Madjika ,Commerçant
   Ahmed Abdallah Zoubert ,Commerçant
   Said Ahmed ,Commerçant
   Anrifoudine Abdou ,Député de l’Union
   Ali Djamil ,Dir Hydrocarbures
   Halifa Houmadi ,Ancien Premier Ministre
   Nourdine Ben Ahmed ,Dir techque Hydrocarbures
   Mohamed Abdillah Abdallah Galis,Provis. Lycée Dom.
   Mohamed Idaroussi ,Commerçant
   Mohamed Mouhlissou Moimba,Impôt
   Mohamed Allaoui ,Douane
   Mme Kamaria Duklin ,Greffier
   Ahmed ben Allaoui ,Procureur general
   Ibrahim Bacar Dir Ensgt, Secondaire
   Attoumane Chaanfi , Dir Ensgt Primaire
   Mme Nourou Malidé , Aviation civile
   Rassi Malidé , Présidence
   Djanffar Chamouine , Sécurité
   Mme Toianti Saidi , Gestionnaire
   Ridjali Abdou EX , Dircab
   Abdallah Ibrahim , Ancien Président
   Docteur Aliane Bouteille, Médecin
IV - Etat Major
   Cdt Dulklin Mahamoud ,Chef d’Etat Major
   Lt Colonel Abdou Bacar ,Dir Sce de santé militaire
V - Cabinet Militaire
   Colonel Hassane Ali Toiliha, Chef du Cabinet Militai
   Said SAOS ,Attaché Militaire
VI - Chef de Corps
   Cdt Ahmed Salim dit Indien
VII - Commandement de la Gendarmerie (FGA)
   97 Lt Houmadi Haidar
   98 Lt Said Ibn Toybou (dit ADE)
   99 Lt Youssouf Mahamoud
   100 Lt Ahmed Midiladji
   101 Slt Daroueche Mchami
   102 Cpt Affandi Inzoudine
   103 Fatah Abdoulwali, Cdt de la gendarmerie
   104 Lt Sékéri Anrifi, Lieutenant
   105 Major Ali Combo
   106 Mahamoud Ousseini, Lieutenant
   107 Abdou Ibrahim Lieutenant
   108 Bacar Ali , Lieutenant
   109 Mohamed Soumaïla (dit Moina),Adjudant chef
   110 Ali Mzoungou, Adjudant chef
   111 Ali Mohamed Wahadi, Adjudant
   112 Askalane Combo, lieutenant
   113 Ibrahim Moussa, Cdt
   114 Kamardine Ahamadi,Adjudant chef (Aéroport)
   115 Youssouf Mahamoud, Lieutenant
   116 Boura Houmadi dit (- 10)
   117 Kadi Amane, Lieutenant
   118 Nourdine Majane (Koudé),Adjudant Chef
   119 Fahari Abdoulkarim, Lieutenant
   120 Madjid Abdou, Adjudant
   121 Ahamadi Abdouroihamane Majunga Adjudant Chef
   122 SLt Bourhane Hassane
   123 Assoundi Mouandhu, SLt
   124 SLt Boura Msa, Cdt Pentagone
   125 Omar Djaha
   126 Aboulaïthi Ahmed, Adjudant Chef
   127 Abdallah Mohamed Houmadi HAZI,Chef protocole
   128 Houmadi Soumaïla, Sergent Chef
   129 Ali Majani, Adjudant
   130 Djanffar Chamouine, Sécurité
VIII - Commandement de la Sécurité de Mohamed BACAR
   131 Absoir Marie dit Lafole, lieutenant
   132 Ombadi Ridhoine, Major
   133 Chilévou, adjudant
IX - Commission Insulaire Electorale
   134 Ali Houmadi Djaha Président
   135 Mohamed Rachad (dit Gadjo),Secrétaire rapporteur
   136 Mohamed Mahamoud, Tresorier
   137 Badria Maanfou, Membre
   138 Mohamed Ahamed Ali (dit Prof), Membre
   139 Abdou Anli, Secrétariat permanent
   140 Mahamoud Salim Hafi
X - Cour d’Appel
   141 Lailizamane Abdou, Président
   142 Fateh Sound Mohamed,Conseiller
   143 Maoulida Ibrahim, Conseiller
   144 Ahmed Abdallah, Conseiller
   145 Allaoui Jaffar, Conseiller
 
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 14:45
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Vous trouverez ci-dessous le communiqué de la Présidence de l'Union des Comores publié à la suite de  la visite  effectuée par le Président de l’Ile Autonome de Ngazidja  à Anjouan (Voir l'article sur cette visite en cliquant ICI).
 


UNION DES COMORES
---------------------
Unité-Solidarité-Développement
 
---------------------
 
 
 
 
Présidence de l’Union
__________
 
 
         Moroni, le 20 octobre 2007
 
 
 
 
 
 
Communiqué
 
 
 
 
 
 
A la  suite  de  la visite  effectuée par le Président de l’Ile Autonome de Ngazidja  Son Excellence  Monsieur  Mohamed  ABDOULOIHABI  le  vendredi  19 octobre 2007 à Anjouan, la Présidence et le Gouvernement de l’Union des Comores tiennent à préciser les points suivants :
 
1.    La visite du Président Mohamed ABDOULOIHABI à Anjouan n’a fait l’objet d’aucune concertation avec le Président de l’Union et son Gouvernement.
 
2.    Il s’agit d’une démarche qui relève de la seule initiative du Président de l’Ile Autonome de Ngazidja.
 
3.    Le Président de l’Union des Comores et son Gouvernement restent attachés à la démarche préconisée par l’Union Africaine et aux mesures qu’elle a initiées en vue du règlement de la crise créée par Mohamed BACAR et ses partisans.
 
4.    Le Président de l’Union des Comores et son Gouvernement lancent un appel à l’ensemble des forces patriotiques pour une action concertée et solidaire en vue du règlement de la crise que traverse notre pays.
 
 
 
 
Le Secrétaire Général Adjoint
du Gouvernement et Porte Parole
de la Présidence de l’Union
 
 
 
Maoulida MABROUK
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 16:34
Comores / Société Mondial 2010, analyse et commentaire Situation difficile mais pas désespérée pour les Coelacanthes
 
Moroni, jeudi 18 octobre 2007 (HZK-Presse) selection-des-comores.jpgLa défaite 6/2 subie par les Coelacanthes (Comores) face aux Barea (Madagascar), le 14 octobre dernier à Antananarivo, ne doit pas briser le rêve de qualification tant nourri par les petits fils des sultans batailleurs. Mais pour préserver une chance, les uns et les autres doivent absolument se serrer les coudes. Un but marqué à Antananarivo vaut double pour les Comores. En clair, il faut réaliser 3 buts d'écart, asphyxier les malgaches, et surtout neutraliser le bourreau Andriantsima Ima, auteur de 4 buts.

Soyons réalistes et clairvoyants, la défaite des Coelacanthes n'est pas seulement due par le manque d'expérience et de condition physique de nos jeunes. La défaillance du ministère qui aurait traîné les pieds jusqu'au dernier moment (plus exactement, l'après midi du jeudi 11 octobre 2007, c'est-à-dire à moins de 24h du départ vers la grande île) pour débloquer la contribution de l'Etat y est pour quelque chose aussi ; alors que le conseil des ministres avait donné son aval depuis longtemps. Il est temps de déterminer objectivement le degré de responsabilité des uns et des autres.

Le score ne reflète pas la physionomie du match. Les Coelacanthes n'ont en aucun moment baissé les bras durant tout le match, malgré quelques signes de fatigue, d'engourdissement. A cause de ce retard sur le décaissement des fonds nécessaires, les éléments de la diaspora n'ont pas pu rejoindre leurs coéquipiers à Moroni pour suivre le programme de regroupement sous la houlette du tandem Camara/Mon Enfant.

D'où le manque de coordination et de cohérence constaté dans la rencontre. Des esprits avertis ont discerné dans le jeu pratiqué, 2 faces : ''une face diaspora et une autre des locaux. Cela a conduit à quelques improvisations critiques du match. Il faut mettre le paquet sur le jeu d'ensemble.''

Par ailleurs, certains joueurs se sont plaints d'avoir évolué à des postes qui ne leur sont pas familiers. Ceci a constitué de facto un handicap pour qu'ils puissent s'exprimer au mieux de leur talent. Malgré tout, ils ont défendu, avec détermination, le flambeau national. Nous leur rendons un hommage appuyé, et nous espérons que la nation entière en fera autant.

Certains de ces jeunes de la diaspora qui se sont mis au service du pays, avec enthousiasme et fierté, n'ont jamais mis les pieds aux Comores. ''C'est de vrais civisme et patriotisme. Leurs parents sont préoccupés par le Anda. Mais eux par l'amour et l'honneur de la nation à travers le sport. Cher Aha le sportif ! Soutenons-les et encourageons-les. Un sursaut national est incontournable'', remarque le moindzazamboinien Saïd Hassan, président des universitaires de Bambao d'Antananarivo.

Quand au coach, Camara, sur qui des artificiers tirent à boulets rouges, il a fait de son mieux dans les circonstances qui étaient les siennes. Il faut être un génie pour pouvoir mettre en place une équipe nationale, géographiquement coupée en deux (diasporas et locaux) compétitive, crédible et conquérante, en si court laps de temps. ''Camara travaille avec d'étroites marges de manœuvre. Il faut le comprendre et l'aider. La marginalisation n'est pas la solution appropriée'' tempête Adrami Sahala, un je viens, collaborateur direct du staff technique. D'autres jeunes footballeurs de la diaspora, aussi talentueux que les autres, ont mis le souhait de se mettre à la disposition de la nation.

Le 17 novembre prochain, la situation des Coelacanthes face aux Bareas est difficile mais pas désespérée. En effet, dans le système Fifa, la formule des matches aller et retour fait que les buts marqués à l'extérieur (en déplacement) comptent double. En d'autres termes, les Comores totalisent 4 buts et Madagascar 6.

Mais pour disqualifier les petits fils d'Andrianampoinimerina, les Coelacanthes doivent impérativement faire vibrer 3 fois le filet adverse et les empêcher de marquer le moindre but. Est-ce possible ? ''Pourquoi pas ? Il suffit de créer de bonnes conditions de préparation et un climat ambiant pour nos footballeurs'' rassure Moumini, secrétaire général au commissariat de sport.

La victoire des Comores n'est pas l'affaire de Tourqui, président de la Fcf et de Camara, coach national, seuls. Il faut une mobilisation générale de toute la nation pour porter à bout de bras, dans les plus brefs délais, cette jeunesse sportive qui veut rendre le sourire, la fierté et la gagne au peuple tout entier.

A l'image du caporal Zakaria Bourhani, jeune comoro-malgache, originaire de Vouvouni et d'Antananarivo, de l'armée française, résidant en France, qui a fait spécialement le déplacement pour assister au 1er match historique des siens, d'autres supporteurs comoriens de la diaspora s'apprêtent déjà à envahir et à enflammer d'ovation le stade international de la capitale du Nord, Mitsamiouli, le 17 novembre prochain, Incha allah. Les Coelacanthes ne représentent pas une équipe, et moins encore une île. C'est la nation. C'est nos cœurs. C'est notre vie. Hubul watwani, minal imani, comme disait un personnage politique comorien.
 

DERNIERE MINUTE  le 21/10/2007 à 18h20:

Nous venons d'apprendre la démission du sélectionneur de l’équipe nationale de football , Monsieur CAMARA.  On parle det Nassur Djohar  pour le remplacer. 
Le match-retour entre les Comores et Madagascar aura lieu le 17 novembre prochain au stade Said Mohamed Cheikh de Mitsamiouli dans le cadre des préliminaires du Mondial 2010

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 11:53
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
 
Mutsamudu, vendredi 19 octobre 2007 (HZK-Presse) Les présidents des îles autonomes d’Anjouan et de Ngazidja, respectivement Mohamed Bacar et Mohamed Abdouloihab se sont entretenus vendredi matin à huis clos dans le salon d’honneur de l’aéroport de Ouani, dans l’île autonome d’Anjouan en présence de la première dame de Ngazidja, a constaté HZK-Presse. Abdouloihab-et-Bacar-1-.jpg
 
Les deux homologues n’ont pas souhaité répondre aux questions de HZK-Presse à l’issue de leur tête-à-tête qui a duré une vingtaine de minutes.
 
A l’aéroport de Ouani, le président Abdouloihab a été accueilli par Mohamed Bacar, quelques membres de son gouvernement et des députés de l’Union.
 
Durant son premier séjour à Anjouan depuis son élection à la présidence de l’île autonome de Ngazidja, prévu pour durer jusqu’au lundi prochain le président Mohamed Abdoulwahab aura d’autres entretiens, a-t-on appris de sources proches de la présidence de l’île d’Anjouan.
 
« Anjouan, c’est les Comores, tout le monde peut y venir, le président Abdouloihab accompagné de sa femme vient en visite privée voir ses frères anjouanais », a déclaré à HZK-Presse, l’ancien vice-président de l’Union des Comores et président du conseil économique et social de l’île autonome d’Anjouan, Monsieur Caabi El Yachourtu Mohamed.
 
« On connaît ses déclarations et ses positions sur le régime en place, mais on est ouvert au dialogue, si Sambi ne peut pas venir ici, parce que c’est lui qui refuse de dialoguer, il a rejeté la proposition de Mohamed Bacar de se rencontrer dans un terrain de son choix, a-t-il ajouté.
 
Les trois députés de l’Union, Ibrahim Said, Dhoiffir Houmadi et Houmadi Abdou qui étaient présents à l’aéroport ce matin, ont « salué le pas franchi » par le président Abdouloihab et espèrent voir arriver demain aussi, le président de l’île autonome de Mohéli.
 
« Nous députés rassembleurs, saluons cette initiative, encourageons le dialogue et espérons que ça aille loin et que demain, le président de Mohéli vient aussi », ont-ils dit.
 
C’est la première fois que le colonel Mohamed Bacar reçoit à Anjouan depuis sa réélection contestée le 10 juin dernier, un de ses homologues des autres îles de l’Union des Comores.
 
Le gouvernement de l’Union des Comores et la communauté internationale au premier rang de laquelle l’Union africaine ont rejeté les résultats du scrutin organisé à Anjouan le 10 juin dernier, lequel scrutin a été reporté d’une semaine par le chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
 
Hamid Ahmed
191007/ha/hzkpresse/13h00

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 23:39
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UNION DES COMORES
Unité - Solidarité – Développement
                                                                                   ---------  
 
 
 
ASSEMBLEE DE L’UNION
                ---------
 
Moroni, le 19 octobre 2007
 
 
     
 
Discours d’ouverture de la session Parlementaire Ordinaire d’octobre 2007, prononcé par son Excellence le Président de l’Assemblée de l’Union Monsieur Saïd Dhoifir BOUNOU,
 
- Madame et Messieurs les membres du Gouvernement,
- Madame et Messieurs les Représentants du Corps Diplomatique et des    
 Organismes Internationaux accrédités aux Comores,
- Mes chers collègues députés,
- Honorable assistance. 
 
Assalam Anlaikoum
 
L’Assemblée Nationale tout entière se sent très honorée de votre présence à cette cérémonie d’ouverture de la session ordinaire d’octobre 2007 et elle vous en remercie.
 
Comme vous le savez, l’année 2007 a été pour nous  une année de travail intense.
 
Une session extraordinaire en janvier, une session ordinaire en Avril, suivie de deux sessions extraordinaires l’une de 15 jours en août et l’autre de 3 jours, début septembre.
 
Nous voici encore une fois attelés à l’ouvrage pour la session budgétaire, la 5ème session de l’année.
 
        Chaque ouverture et chaque clôture de session a été pour nous une occasion solennelle de nous exprimer sur les grandes questions nationales et les sujets d’actualité intéressant notre pays et la vie quotidienne de ses habitants.
 
        Nous avons fait beaucoup de suggestions et de propositions qui n’ont jamais été pris en compte.
 
        Comme la situation demeure statique, et les problèmes soulevés toujours actuels, nous sommes contraints d’en reparler même brièvement, au risque de nous répéter.
 
Honorable Assistance,
 
Il est à signaler encore une fois le retard que le gouvernement met à déposer le projet de loi des finances 2008, les délais réglementaires étant de 15 jours avant l’ouverture de la session qui était initialement prévue pour le 5 octobre et qui a été retardée de 2 semaines en raison du ramadan.
 
Jusqu’à présent ce projet n’est pas encore déposé. La conséquence d’un tel manquement va être une pression malsaine sur les députés pour adopter à la hâte la loi des finances 2008, prétextant des exigences du FMI et la Banque Mondiale , pour revenir demander sa rectification quelque semaines plus tard au nom des exigences de ces mêmes institutions. A moins que l’effet recherché ne soit l’adoption par ordonnance du budget après le délai de 60 jours accordé par la Constitution.
 
A ce propos nous prenons à témoins l’assistance ici présente et le peuple tout entier si des dysfonctionnements ou des retards adviennent dans la gestion de cette session consacrée principalement à l’étude du budget.
 
Mesdames et Messieurs,
 
Cette session budgétaire se tient sous les auspices des incertitudes les plus inquiétantes et qui suscitent de nombreuses questions :
 
En effet comment faire adopter un projet de loi sur les finances de l’Etat sans Anjouan, alors que le budget doit être consolidé entre les 4 entités Union et îles autonomes ?
 
Voter un budget sans Anjouan ne revient il pas à conforter les velléités séparatistes des autorités de fait de cette île dont la volonté d’aller vers une confédération des Etats se précise progressivement ?
 
 
 
 
Et puis à quoi sert que l’Assemblée vote un budget dont l’exécution échappe complètement à son contrôle, les mécanismes de contrôle prévues par la loi étant paralysés par la dépendance administrative et financière de l’Assemblée vis-à-vis de l’exécutif de l’Union ?
 
Voter un budget sans la possibilité de contrôle de l’action du gouvernement ne revient-il pas à donner carte blanche au gouvernement pour disposer des deniers publics à sa seule convenance ?
 
Cette incontrôlabilité du gouvernement qui a toujours existé depuis l’avènement de l’union des Comores, parait aujourd’hui plus flagrante dans la mesure où elle rencontre un concours de beaucoup de circonstances complexes.
 
Je n’en rappellerai que 2 exemples pour vous épargner une longue liste.
 
1ère , l’enlisement du problème d’Anjouan dont le rebondissement actuel est né de la décision du gouvernement de l’Union de reporter par voie d’autorité la date des élections présidentielles dans la seule île d’Anjouan, malgré l’avis contraire de l’Assemblée qui avait plaidé pour un report global afin de rester dans les dispositions de la loi électorale.
 
Ce report a donné le prétexte à une rébellion politique des autorités de fait d’Anjouan, qui ont organisé les élections à la date initiale en même temps que les autres îles, prétendant se conformer à la loi.
Bien sûr ces élections organisées à Anjouan ont été illégales puisque entre autres elles n’ont pas été supervisées par la Commission nationale Electorale et leurs résultats n’ont pas été validées et proclamées par la Cour Constitutionnelle..
 
2ème , il s’agit de la persistance du problème de partage de compétences entre l’Union et les îles, problème devenu chronique et  pourtant largement résolu par des lois votées à la régulière par l’Assemblée, certaines en 2ème lecture, validées par la Cour Constitutionnelle et même promulguées mais non appliquées par le gouvernement qui en a la responsabilité.
 
Je précise au passage que la seule loi de ce registre du partage de compétences qui a connu un début d’application est celle relative à la gestion des sociétés d’état et des établissements publics mais elle a été violée dans ses dispositions concernant les nominations des Directeurs Généraux et des Directeurs Régionaux, intervenues avant même la mise en place des Conseils d’administration.
 
Face à un tel constat de blocage, beaucoup de gens ont tendance à se poser ou à nous poser la question suivante : que fait l’Assemblée dans tout ça ?
 
Voici ma réponse, elle est en fait une autre question :
Que peut faire l’Assemblée ?
        Que peut-elle faire lorsque la constitution lui attribue le seul rôle de voter les lois ? Elle vote les lois, elle en a votées en quantité industrielle.
 
Malgré les mauvaises conditions de vie et de travail qui leur sont imposées par le gouvernement, les députés se sont toujours acquittés de leur mission de législateurs en toute conscience et dans le respect des intérêts du peuple et de la Nation , consentant ainsi à d’importants sacrifices.
 
Mais que peuvent-ils faire d’autre, face à un gouvernement qui n’est pas tenu de faire une déclaration de politique générale, qui n’est pas obligé de dire ce qu’il fait ni de rendre compte comment il le fait et de surcroît un gouvernement qui ne représente pas la majorité parlementaire, qui peut ne pas compter même un seul député à l’Assemblée ; en somme un gouvernement qui jouit de l’irresponsabilité constitutionnelle.
 
Ceci dit je suis tenté de poser à mon tour la question suivante :
 
Que peut faire le peuple souverain devant un Président qui ne peut plus se représenter aux électeurs échappant ainsi à la sanction populaire du suffrage universel ?  
 
La réponse est qu’il ne peut pas grand-chose, tout comme ses représentants élus ont du mal à se faire entendre.
 
Pourtant comme je viens de le rappeler, l’Assemblée ne cesse de s’exprimer, de faire des propositions et des recommandations, et d’offrir sa collaboration sur tous les sujets d’intérêt national et sur des questions intéressant la vie  des citoyens.
 
Qu’il s’agisse de l’occupation de l’île comorienne de Mayotte, du problème du séparatisme dans l’île d’Anjouan, de la cherté de la vie etc…. des sujets qui ont fait l’objet de résolutions votées à l’Assemblée et transmises au gouvernement et qui sont restées lettre morte alors que les problèmes soulevés demeurent la chasse jalousement gardée d’une minorité clanique qui agit dans une totale opacité.
 
Même les dossiers d’investissements qualifiés de prioritaires par le gouvernement connaissent la même opacité.
 
A titre d’exemple, l’année 2007 baptisée par le gouvernement année de l’habitat est sur le point de finir, alors que l’Assemblée ne dispose d’aucune information concernant le projet habitat, dit projet phare du Président ; ni ses objectifs, ni son financement, ni son évolution ; rien.
 
Ceci est valable pour presque tous les dossiers et même ceux qui ont obtenu l’autorisation de signature de l’Assemblée ne sont pas traités avec la transparence requise.
 
Nous n’allons pas continuer cette description obscure de l’Etat de notre nation, même si la tentation est forte étant donné la gravité de la situation qui prévaut dans le pays et qui  suscite en nous beaucoup d’inquiétudes.
 
Nous allons directement déduire que notre pays est confronté à un grave problème de mauvaise gouvernance.
 
Or nous sommes convaincu que seule une bonne gouvernance pourrait nous permettre de gérer de façon apaisée et efficiente le nouveau cadre institutionnel complexe, issu de la constitution de 2001, et gage de la réconciliation nationale comorienne.
 
Nous pensons que ce pays a besoin d’une bonne gouvernance qui commencerait par l’application sans restriction de la Constitution et des lois, une gouvernance qui créerait les conditions permettant à toutes les institutions de fonctionner correctement et de jouer pleinement et sereinement chacune leur rôle, une gouvernance qui empêcherait les exécutifs de l’Union et des îles de rechercher des arrangements au détriment de la loi, et qui obligerait les gouvernements de l’Union et des îles à faire preuve de rigueur et de transparence dans la gestion de la chose publique.
 
C’est enfin la bonne gouvernance qui permettrait au Président de l’Union de veiller à ce que toutes les institutions de l’Union concourent aux objectifs nationaux de paix, de stabilité, de concorde civile et oeuvrent ensemble au recouvrement de l’intégrité territoriale du pays, au respect de la démocratie et de l’Etat de droit.
 
Honorable Assistance, Mesdames et Messieurs 
 
        Comme nous l’avions prévu, la session que nous entamons aujourd’hui risque d’être déterminante pour l’avenir proche des institutions de ce pays car les députés se sont promis d’inaugurer un nouveau type de relation entre l’Assemblée et le Gouvernement.
 
        Cette relation, si elle doit exister, devra être faite de respect réciproque de compréhension mutuelle et de franche collaboration ou elle n’existera pas.
 
        La priorité des députés dans cette session n’est plus le vote des lois. D’ailleurs Cela ne semble pas être celle du gouvernement non plus puisqu’ aucun nouveau projet n’est parvenu à l’Assemblée à l’occasion de l’actuelle session ordinaire.
 
        Certes de part la Constitution le champ d’action de l’Assemblée est limité et son rôle réduit, comme je l’ai évoqué à l’instant.
 
        Il est vrai qu’elle est confrontée à des difficultés permanentes liées à ses relations difficiles avec tous les départements et services placés sous l’autorité du gouvernement tels que la Fonction Publique où ses mesures concernant la gestion de son personnel sont pratiquement ignorées, le Trésor Public où elle ne bénéficie d’aucun plan de décaissement, ses priorités étant toujours reléguées de manière unilatérale et parfois humiliante derrière les besoins toujours croissants et tous primordiaux du gouvernement qui se confond avec l’Etat, ignorant les droits des autres institutions de l’Union.
 
        Il en est de même pour le service logement qui méconnaît l’existence de notre institution et les Affaires Etrangères qui a exclu les députés et les hauts responsables de l’Assemblée de la liste des ayants droit au passeport diplomatique et qui les soumet à rude épreuve avant de leur octroyer éventuellement un passeport de service ; tout ceci par voie d’autorité, sans aucune explication.
        Malgré toutes ces difficultés, et ce n’est là que quelques exemples, notre préoccupation majeure à l’occasion de cette session est de trouver les voies et moyens de faire jouer à l’Assemblée un rôle plus important sur l’échiquier institutionnel national.
 
        Lorsque de plus en plus de voix se lèvent pour dénoncer des irrégularités à la Cour Constitutionnelle et remettre en cause sa crédibilité ; et quand le Président de la République qui avait annoncé il y a quelque temps qu’il était mal servi et parfois trahi, persiste dans son amertume en annonçant qu’il se sent seul dans l’exercice  des ses fonctions et va même jusqu’à parler de l’éventualité d’une démission dans un discours prononcé en public, et que peu de temps après, le Président de l’île Autonome de Ngazidja qu’on dit proche du Président SAMI et de son régime est reçu à grande pompe par les autorités autoproclamées d’Anjouan nous pensons que l’Assemblée doit se constituer en vigie et assumer plus de responsabilité pour pallier les incertitudes et autres interrogations sur l’avenir proche du pays.
 
        Elle doit pouvoir creuser pour trouver un cadre approprié où les échanges permettront de donner des réponses concrètes aux questions pertinentes qui se posent et où les réponses pourront se transformer en actes positifs.
 
        Dieu sait si les sujets de préoccupation sont nombreux et se situent à divers niveaux.
 
        L’Assemblée va devoir se préoccuper plus sérieusement de son autonomie administrative et financière conformément à la loi et aux traditions parlementaires, à la cotisation des députés à la Caisse de retraite, mais aussi et surtout des questions nationales plus importantes de l’occupation de l’île comorienne de Mayotte, du séparatisme dans l’île d’Anjouan, de l’application des lois votées et promulguées, des dossiers d’investissements, de la frénésie des missions gouvernementales effectuées à l’Extérieur etc...
 
        D’autres sujets de non moindre importance concernant à la fois la gouvernance et la démocratie dans notre pays, méritent aussi qu’on s’y attarde.
 
 
 
 
Ce sont entre autres ;
 
-         le rôle des médias publics dans le plurisme politique ;
-         la place des médias privés dans le débat politique ;
-         la place et le rôle des partis politiques dans la vie publique nationale.
 
Le respect de l’état de droit voudrait aussi que le parlement puisse demander des explications sur le cas d’un citoyen et de surcroît un responsable politique et  ancien haut dirigeant de notre pays emprisonné depuis plusieurs mois sans jugement ; n’est-ce pas là également un sérieux sujet de préoccupation où l’arbitraire semble l’emporter sur la présomption d’innocence pourtant garantie par le droit comorien, la déclaration universelle des droits de l’homme et des conventions internationales dont notre pays est signataire ?
 
L’actualité aussi nous impose ses propres éléments qui ont tous leur place dans nos réflexions et nos échanges ;
 
Je pense à l’interdiction faite par les autorités de fait d’Anjouan au vice-président de l’Assemblée le député Mohamed Djaanfari de prendre l’avion à Anjouan pour venir à Moroni participer à cette séance d’ouverture de la session, ce qui l’a obligé à se déplacer par un Kwassa-Kwassa jusqu’à Mwali avant de nous rejoindre ici.
 
Je veux parler aussi de la situation compliquée des étudiants comoriens de Madagascar et même de la rumeur de plus en plus répandue selon laquelle aux derniers jeux des îles de l’Océan Indien, la sélection comorienne de football aurait négocié sa de faite lors du match contre l’équipe malgache.
 
Honorable Assistance, Mesdames et Messieurs,
 
Voila brièvement annoncé l’essentiel du menu de cette session ordinaire d’octobre et l’esprit dans lequel nous comptons l’aborder.
 
Je pense que nous pouvons cette fois compter sur la collaboration franche du gouvernement pour l’intérêt supérieur de la Nation.
 
        Nous en appelons surtout au Président de l’Union qui selon l’article 12 de la Constitution que je cite : « est le symbole de l’Unité Nationale, le garant de l’intangibilité des frontières telles qu’internationalement reconnues ainsi que de la souveraineté de l’Union, l’arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions fin de citation » pour qu’il appuie nos initiatives et encourage concrètement nos démarches qui n’ont d’autre but que d’éviter le pire à notre pays et de l’amener à fonctionner comme un pays normal où les dirigeants se respectent, respectent le peuple et les institutions et se conforment à la Constitution , aux lois et aux engagements internationaux.
 
C’est sur ce que je déclare ouverte la session parlementaire ordinaire d’octobre 2007 et je vous remercie de votre aimable attention.
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 21:57
Ci-dessous l’article de Madame Sittou Raghadat, native de OUANI – ANJOUAN publié aussi dans Alwatwan n° 1014 du 19 au 25 octobre 2007
 
OPINION / CRISE « ANJOUANAISE » : METTONS FIN A L’HYPOCRISIE
 
Par Madame Sittou Raghadat Mohamed
Ancienne Ministre
 
Rotation-deweek-end-GALAWA-BEACH-09-09-2007-NEYMAT-050-copie-2.jpgPourquoi continuer à tergiverser dans le règlement de la crise ? Depuis plus de 10 ans les Comores sont paralysées par une crise séparatiste qui, au départ, était considérée par certains comme un jeu d’enfant. Au fil du temps, elle a pris de l’ampleur et les politiciens de tout bord ont trouvé à travers cette crise un moyen plus facile et idéal de conquérir le pouvoir plutôt que le recours des mercenaires ou autres méthodes trop compliquées et nécessitant des moyens colossaux.
 
Le comorien lambda se demande à juste titre pourquoi des hommes d’Etat ayant assumé les plus hautes responsabilités du pays se sont ralliés aux séparatistes au moment où, même des séparatistes, ceux là même qui étaient considérés comme les plus radicaux, ont abandonné le navire après avoir compris que la majorité des dirigeants ne sont que des aventuriers sans foi dont le seul objectif est de s’enrichir  sur le dos des anjouanais ?
 
Souvenons- nous, depuis la proclamation de l’indépendance par notre pays, accéder au pouvoir  s’est toujours défini ainsi : recours au mercenariat, complicité à l’enlèvement et à la déportation d’un président élu démocratiquement avant la fin de son mandat, encouragement du chauvinisme et incitation à la guerre civile et à la persécution.
 
En fait, tous les moyens sont bons pour arriver au pouvoir même s’il faut pactiser avec le diable. Hélas !
 
Aujourd’hui la crise anjouanaise représente une aubaine pour conquérir ou arracher le pouvoir.
Aussi est elle entretenue, adulée et encouragée au mépris de la population qui la subit. Les dirigeants actuels d’Anjouan ne sont ils pas considérés comme des héros ? L’on envoie même un avion spécial à leur chef pour pouvoir participer à une réunion à l’étranger !
 
J’ai du mal à comprendre que, malgré le drame que vit la population anjouanaise (Fonctionnaires licenciés depuis plus de 8 mois, Bacheliers sacrifiés depuis des années. Droits humains bafoués, emprisonnements et tortures fréquents, fuite vers Mayotte avec les conséquences que l’on connaît, fuite vers Mohéli et Ngazidja et subir toute sortes d’humiliations,) l’on puisse hésiter pour un débarquement militaire afin de régler définitivement cette crise qui reste un danger permanent de l’existence de notre pays sous prétexte que la « guerre » est dangereuse et va tuer des innocents. Trop c’est trop.
 
Est ce que les comoriens d’Anjouan qui sont sur place dont la dignité est bafouée sont encore vivants ? Combien sont ils morts en mer ? Combien de familles meurent de faim car les parents sont licenciés ? Combien d’enfants anjouanais sont privés de leurs droits à l’éducation, les portes de l’université des Comores leur étant fermées ?
 
Certains politiciens comoriens opposés à une intervention militaire prônent une négociation inter comorienne. Mais très franchement, négocier quoi et avec qui ? 
 
Cela fait plus de 10 ans qu’on négocie. Faut il qu’à chaque fois que l’on veuille régler définitivement la crise anjouanaise, une soi-disant issue émanant des comoriens s’y présente ? Est-ce le hasard ?
 
Je me rappelle de l’embargo de l’Union africaine sur l’île séparatiste, qui était sur le point de donner les résultats escomptés. Tout d’un coup l’on eut brandi « La fin du séparatisme ». Les sanctions furent levées car les comoriens se furent compris et eurent signés le 26 août 2000 les accords de Fomboni.
 
Aujourd’hui le même scénario se présente. Alors que les dirigeants d’Anjouan commencent à se trouver dans une situation difficile suite à la pression internationale, des leaders comoriens dont certains cautionnent en réalité ce qui se passe à Anjouan dans l’espoir de s’en servir pour conquérir le pouvoir viennent à leur secours. Ils se déclarent, en effet, opposés à une intervention militaire pour régler le problème et prône « une solution entre comoriens ». Pourtant ce sont les mêmes qui approuvent directement ou indirectement les propos malsains qu’on entend quotidiennement partout dans la capitale comorienne : « Un Président de l’Union anjouanais, la crise est anjouanaise, le règlement de la crise doit être immédiate sinon rentrez chez vous régler vos problèmes. Nous les grands comoriens nous sommes fatigués ».
 
A lors pourquoi dès qu’on parle d’une éventuelle intervention militaire qui mettrait fin définitivement à cette crise quelles que soient les conséquences, ils sont les premiers à s’y opposer ? Mais il faut savoir ce que nous voulons réellement messieurs…….
 
Le président de l’Union des Comores est interdit d’aller dans une partie du territoire de son pays. N’est ce pas là déjà une raison suffisante pour que tout comorien nationaliste digne de ce nom se sente humilié et se révolte pour un règlement immédiat de cette crise notamment militaire ?
 
C’est une gifle pour notre pays et non pas pour le Président Ahmed Abdallah Sambi et une atteinte à notre dignité et je l’assimile à la déportation du feu président Saïd Mohamed Djohar en 1995 sur l’île de la réunion.
 
Quelles que soient les divergences politiques que nous pouvons avoir,  nous avons le devoir de combattre par tous les moyens appropriés tout acte visant à nous humilier et à salir notre pays. Ce problème a assez duré, la population d’Anjouan a assez souffert et le pays a épuisé sa patience.
 
N’ayons pas peur des mots et arrêtons l’hypocrisie. S’il faut intervenir militairement pour régler la crise d’Anjouan qui n’est pas en réalité un problème anjouanais mais comorien, il faut le faire sans état d’âme. C’est un moindre mal par rapport au drame que vivent quotidiennement les Comoriens d’Anjouan. C’est un moindre mal par rapport à la crise économique, social et politique que connaît notre cher pays depuis la naissance de cette crise.
 
Le temps du balbutiement est révolu !
 
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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 09:53
INTEGRALITE DE L’INTERVIEW MAIS EN DEUX PARTIES
 
Le 29 septembre dernier nous avons déjà diffusé l’interview de Mohamed Ali DIA, ancien Ambassadeur des Comores en Egypte. Toutefois nous nous sommes aperçus par la suite qu’il manque une grande partie de cette interview.
 
C’est pourquoi nous avons jugé utile de la mettre de nouveau dans votre blog (en deux parties). TOUTES NOS EXCUSES !
 
« L’unité des Comores ne pourra jamais être mise en cause tant au niveau national qu’international »
 
«  L’obstacle majeur dans la résolution de la crise actuelle reste le non respect des textes juridiques qui régissent notre pays. »
 
« Une réelle décentralisation et un vrai nationalisme sont nécessaires aux Comores »
 
« Il faut une réconciliation de cœur et de vérité à l’initiative des Comoriens eux même pour partir sur de bonnes bases. »
 
Tels sont quelques propos tenus avec franchise par Monsieur MOHAMED ALI DIA, ancien Ambassadeur des Comores en Egypte et Président du parti PANACO (Parti National Comorien) sur la RTA en août dernier.
 
Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de son interview (en langue comorienne).
 
Une interview qui a beaucoup fait jaser aux Comores en général et à Anjouan en particulier !
 
Pour les uns, l’Ambassadeur DIA, en passant à la RTA, a apporté implicitement son soutien aux « rebelles d’Anjouan ». Pour les autres, celui-ci n’a fait que donner son point de vue sur la crise actuelle.
 
C’est à vous maintenant de forger votre opinion en cliquant deux fois sur les vidéos (1ere partie et 2eme partie).

INTERVIEW DE MOHAMED ALI DIA A LA RTA (1ere partie) - kewego
Interview de Mohamed Ali Dia, Ancien Ambassadeur des Comores en Egypte accordée à la RTA en août 2007
 


INTERVIEW DE MOHAMED ALI DIA A LA RTA (2eme) - kewego
Interview de Mohamed Ali DIA (2 eme partie), ancien Ambassadeur des Comores en Egypte accordée à la RTA en août 2007



Vos commentaires nous intéressent.
 
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 15:56
LU POUR VOUS

Allocution de SEM le Chef de l’Etat, prononcée en langue nationale, à l’occasion de la présentation des voeux de l’Ide-el-Fitr
Discours en langue nationale
Nous vous proposons cet article publié sur le blog de Inoussa

L'élection, le débarquement ou ma démission

Dans son traditionnel discours à l'occasion de la fête de l'Ide-el-fitr, le chef de l'Etat a abordé plusieurs questions dont certaines relèvent de l'actualité brûlante. Pendant près de deux heures de temps, il s'est livré à un savant exercice d'auto-défense face à la pluie de critiques dont son régime fait aujourd'hui l'objet. Nous classons son discours par thème pour vous permette de mieux saisir ce qui s'est réellement dit au palais de Beit-salam ce jour de la rupture officielle du jeûne.

La dette des Comores et les précédents régimes

Le samedi 13 octobre, le président Sambi a sévèrement critiqué le bilan de ses prédécesseurs. « Personne n'a fait mieux que moi en seize mois » a-t-il dit. Selon lui, aucun chef d'Etat avant lui ne s'est jamais préoccupé de payer la dette extérieure des Comores. « Depuis mon élection j'en ai fait une de mes priorités. Grâce à cette volonté politique d'honorer nos engagements vis-à-vis de nos créanciers, la Banque africaine de développement (BAD) a apuré 70% de notre ardoise. Et la France, lors de mon entretien avec le président Sarkozy, a accepté de réunir ce mois d'octobre à Paris les partenaires des Comores pour voir comment payer les 30% restants » a déclaré le président. Il a signifié à l'assistance que le pays a aujourd'hui les mains liées. Et pour espérer bénéficier d'autres financements, il est urgent de s'acquitter de notre dette extérieure. « Détrompez-vous, sans l'aide internationale, nous ne pourrons rien. Le développement des Comores en dépend. Ce ne sont pas les maigres recettes des douanes et impôts qui vont nous suffire ».

La sécurité nationale et l'armée

« Grâce à l'appui d'un pays ami, nous venons de recevoir des armes, beaucoup d'armes qui mettent l'armée nationale à l'abri de tout besoin pour plusieurs années encore. Notre arsenal de guerre n'a jamais été aussi riche» a-t-il dit. Ces armes, selon lui, pourront aider au renforcement de la sécurité nationale. « S'il est un pays qui veuille bien nous aider, qu'il nous apporte des hélicoptères et autres moyens de transport, mais pas d'armes ».

La situation à Anjouan
« Si la communauté internationale ne parvient toujours pas à organiser une élection à Anjouan et si l'AND n'est pas intervenue à Anjouan, je m'engage ici à présenter ma démission ». La phrase a été suivie d'applaudissements bien nourris. Même s'il n'a donné aucune indication sur le délai au-delà duquel il mettra à exécution sa décision. Le président Sambi a regretté l'intransigeance du colonel Bacar qui nargue en permanence la communauté internationale. Il dit attendre comment l'Union Africaine gère le dossier anjouanais, mais, ajouta-t-il, « s'il arrive que la solution doit forcément être le débarquement militaire, l'armée nationale ira à Anjouan ». Plus loin, le chef de l'Etat a dit qu'il ne souhaite pas « être le destructeur d'Anjouan, c'est une grave responsabilité devant l'histoire ».

Les projets du président Sambi
Eau et électricité pour tous. Tel est le nouveau projet du président Sambi. Lors de ses descentes sur le terrain pendant le mois de ramadan, il a dit avoir constaté le besoin pressant de la population en eau et électricité. Par ailleurs, il a annoncé l'arrivée prochaine des bateaux de pêche promis il y a un an par l'Iran. Des ministres devront se rendre incessamment à Téhéran pour régler les derniers détails de ce projet.
Le président Sambi a, en outre, déclaré qu'il a de nombreux projets en tête, mais il se garde de les citer. « L'île de Mohéli, j'ai un grand projet pour vous. Bientôt, l'avenir vous sourira » a-t-il dit.

Djabal Tv dans le collimateur
Au passage, le président a égratigné la station de télévision Djabal TV qui, selon lui, assure la promotion de Mohamed Bacar moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. « Comment, alors que la liberté d'expression est muselée à Anjouan, Djabal Tv arrive-t-elle à couvrir Anjouan ? » s'est-il posé la question avant de poursuivre : « Certains vous appellent déjà Djabal Mille collines pour le très mauvais service que vous rendez à la nation».

A l'adresse des Anjouanais
« Anjouanais, votre pire ennemi n'est pas seulement Mohamed Bacar, mais vous en avez également à Ngazidja et à Mohéli » a dit le président Sambi, allusion à cette campagne anti-anjouanaise qui commence à inquiéter en haut lieu. « On vous dit d'aller rejoindre vos frères à Anjouan, qui dit qu'on ne me le dira pas demain ? Ces gens-là ne vous veulent pas du bien et travaillent pour la désintégration du pays ». Il a ensuite appelé les Wangazidja à ne pas compromettre les projets en cours de réalisation dans l'île à travers des manœuvres et autres actions susceptibles de faire fuir les investisseurs étrangers.

Une charge contre les fonctionnaires
« J'ai seize mois depuis mon élection, et les fonctionnaires ne me doivent rien pendant tout ce temps. J'ai tout payé, aucun arriéré de salaire » a déclaré le chef de l'Etat, péremptoire. « Vous représentez 2% de la population et tous les efforts que nous faisons, c'est de vous payer régulièrement. Pendant ce temps, vous ne faites aucun effort alors que l'on a sacrifié le reste de la population pour vous. Le montant de la masse salariale nous aurait pourtant permis de faire tant de choses, de donner l'eau à des régions entières par exemple ».

Des prières collectives contre les auteurs de détournement des deniers publics
« Je n'ai détourné aucun rond, aucune pitoussi depuis que je suis là. Mais, je ne peux prendre la défense de personne, je parle de moi et vous pouvez être rassurés » a dit le président Sambi. Aux auteurs de détournements de deniers publics, il propose à la population de faire des prières collectives dans les différentes mosquées pour demander à Dieu de les rendre impuissants, de ne jamais donner d'enfant et de finir dans le dénuement.

Situation des étudiants comoriens à Madagascar
« Nous avons fourni beaucoup d'efforts pour ces étudiants. Grâce à l'aide d'un pays ami, les étudiantes ne paient aujourd'hui ni loyer, ni électricité. Des foyers ont été mis à leur disposition à Tana, Majunga, Tamatave et bientôt à Diego ». S'agissant du problème relatif au visa, il a dit qu'il n'y peut rien, ni même le président malgache. « C'est une loi de l'assemblée. Personne ne peut aller contre. Tout est budgétisé. Et ce problème ne concerne pas que les Comoriens, mais toutes les autres nationalités, des Chinois, des Français ». Selon le président Sambi, les droits de visa des étudiants comoriens représentent une énorme bagatelle à Madagascar, soit des milliards de francs malgaches.

Désaveu de son entourage
« Vous me permettrez d'être un peu long, histoire de bien me défendre parce que personne ne me défend, mon équipe » a-t-il dit. Une pierre dans le jardin du gouvernement après la fameuse phrase : « Je suis mal servi et parfois trahi ».
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 12:58
LU POUR VOUS : ARTICLE PUBLIE PAR L'AFP
 
Bob-Denard.jpgPARIS (AFP) — L'ancien mercenaire français Bob Denard est décédé samedi, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille. "Il est décédé hier", a précisé sa fille jointe par l'AFP, précisant que la famille ne souhaitait faire "aucune déclaration".
Bob Denard, 78 ans, était atteint de la maladie d'Alzheimer, qui l'avait empêché d'assister à ses procès en 2006 et 2007, liés à l'organisation d'un coup d'Etat aux Comores en 1995. Il avait été condamné en juillet à une peine de quatre ans de prison dont trois avec sursis, assortie d'une mise à l'épreuve, ainsi qu'à une amende de 100.000 euros (Voir notre article du 07 juillet 2007 en cliquant ICI).
Ce n'était pas la première fois que l'ancien sous-officier de l'armée régulière française avait affaire à la justice, lui qui pendant 40 ans avait multiplié les actions militaro-politiques en Afrique.
L'ex-mercenaire Bob Denard aura participé en 30 ans à une série de "coups de main" en Afrique et au Moyen-Orient. Atteint de la maladie d'Alzheimer, il avait été dispensé de comparaître au procès qui, en février et mars 2006, avait examiné les circonstances de la tentative de coup d'Etat en 1995 aux Comores et que Denard, associé à 26 autres prévenus, était accusé d'avoir conduite.
En juin 2006, il avait été condamné à cinq ans de prison avec sursis pour sa participation à ce coup d'Etat manqué. En juillet 2007, il avait été condamné en appel à quatre ans de prison dont trois avec sursis.
Il avait déjà dû auparavant répondre de ses agissements devant la justice, notamment en mai 1999 devant la cour d'Assises de Paris où il répondait de l'assassinat en novembre 1989 du président des Comores, Abderame Abdallah Ahmed.
Né le 7 avril 1929 à Bordeaux (Gironde), Bob Denard (dont le véritable nom est Gilbert Bourgeaud) est d'abord quartier-maître dans les commandos de la Marine nationale en Indochine et en Algérie jusqu'en 1952, date à laquelle il quitte l'armée et devient policier au Maroc.
En 1961, Bob Denard quitte son emploi de démonstrateur dans une société parisienne d'électro-ménager, et part comme mercenaire pour l'ex-Congo Belge, aujourd'hui République Démocratique du Congo, où il se met au service des rebelles du Katanga.
Il rejoint ensuite les forces royalistes de l'iman Badr au Nord-Yémen, et dans les années 70, forme des mercenaires pour mener des opérations en Angola (1975), au Cabinda (1976), et en Rhodésie, l'actuel Zimbabwe (1977).
Bob Denard intervient pour la première fois en 1975 aux Comores pour chasser Ahmed Abdallah du pouvoir. Trois ans plus tard, il le réinstalle au sommet de l'Etat en renversant son successeur, Ali Soilih. Il devient alors commandant en chef des forces armées comoriennes, et chef de la garde présidentielle de 1978 à 1989.
Peu après l'assassinat d'Ahmed Abdallah, il se réfugie en Afrique du sud, et ne rentre en France qu'en 1993. Quelques mois plus tard, il est condamné à cinq ans de prison avec sursis pour le coup d'Etat manqué au Benin en janvier 1977. Il était depuis 1991 sous le coup d'un mandat d'arrêt, le tribunal de Paris l'ayant déjà condamné, par défaut, à cinq ans de prison pour son rôle dans la tentative de putsch.
C'est au Comores que Bob Denard fait ses adieux aux armes en 1995, en dirigeant le putsch contre le président Saïd Mohamed Djohar. Marié sept fois, et père de huit enfants, Bob Denard a longtemps vécu entre Paris et le Médoc.
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