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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 23:05
Comores / Politique & Institutions
Chambre des députés de Mwali :
Le gouvernement Fazul échappe à une motion de censure
 
Fomboni, mercredi 1er novembre 2006 (HZK-Presse) – Pour la seconde fois, le gouvernement de l’île autonome de Mwali l’a échappé bel, une motion de censure ayant été rejetée de justesse. A l’ouverture de la séance plénière le 28 octobre dernier, cinq des dix députés constituant l’assemblée de l’île, ont déposé une motion de censure contre le gouvernement du président Fazul [formé depuis 3 mois].
 
Les députés déplorent la situation de crise économique et financière dans laquelle l’île est plongée et qu’ils imputent à l’actuel gouvernement du chef de l’exécutif, Mohamed Fazul. Une crise qui serait la conséquence directe de l’irrégularité du paiement des salaires des agents de l’administration [fonctionnaires et contractuels] qui sont les premiers acteurs économiques de l’île.
 
Ils ont également invoqué le scandale des 258 millions fc versés par l’ancien ministre des finances de l’Union, sous le régime du colonel Azali, sur le compte du gouvernement de l’île ouvert à la Banque centrale. Cette affaire n’a toujours pas été tirée au clair, expliquent les auteurs de la motion.
 
Les députés révèlent en outre qu’en dépit de la mise en place du principe de la sécurisation des salaires, un autre robinet est ouvert par les autorités de l’îles, leur permettant de payer le personnel à partir d’un état manuel dont la provenance des ressources leur est inconnue.
 
S’ajoute encore à cette liste de griefs le gonflement des effectifs de la superstructure politique insulaire. Ceci « met en péril l’instauration d’une administration saine, efficace et fiable », surtout dans les services publics et mixtes, garantie par la constitution de l’île, dit-on.
 
En effet, la motion épingle la gestion financière du pouvoir en place, qui ne respecterait pas les règles établies en matière budgétaire. Le budget 2006 a été adopté conformément à la loi fondamentale de l’île, dont l’article 9 stipule : « l’exécutif de l’île de Mwali est composé du président de l’île et des ministres dont le nombre ne peut excéder cinq ».
 
Pourtant, selon les auteurs de la motion de censure, le nouveau gouvernement compte 8 membres, et en plus certains membres du cabinet présidentiel [le Directeur de cabinet, le Secrétaire général et un conseiller spécial du Président de l’île] sont nommés et classés avec rang de membres du gouvernement.
 
Chiffres à l’appui, un fonctionnaire qui a requis l’anonymat avoue à HZK-Presse le dérapage constaté au niveau de la superstructure de Mwali dont l’effectif serait ainsi passé de 84 à 223 personnes en l’espace d’une année (soit 139 personnes de plus entre 2005 et 2006). 
 
A la présidence de l’île l’effectif est passé de 8 à 15 membres, au cabinet présidentiel de 23 à 83, dans les cabinets ministériels de 53 à 93, auxquels s’ajoutent 32 nouveaux agents recrutés au sein de la force de sécurité intérieure.
 
La motion n’est pas passée car seulement six députés l’ont votée. Les six élus présents à la séance et ne représentent pas le 2/3 des 10 élus de la chambre, le quorum fixé par le règlement intérieur pour qu’une motion soit adoptée.
 
A quelques mois des élections présidentielles des îles, la classe politique de Mwali commence à se déchirer, mais nul ne peut encore prévoir à qui profitera de cette bataille qui ne fait que fait que commencer.
 
Kartoibi KAMBI
011106/kkn/hzkpresse/10h00
 


Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans MWALI
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:37
Comores /
Vague de nominations :
Les patrons de l’Onicor et de la Télévision nationale limogés
 
Moroni, mercredi 1er novembre 2006 (HZK-Presse)Quelques heures avant de s’envoler pour Pékin où il doit prendre part au sommet Sino-africain, le président de la république a procédé à des nouvelles nominations à la tête de quelques institutions.
 
M. Mouslim Ben Moussa a remplacé Ali Mliva Youssouf au poste de Directeur général de l’Office national d’importation et de commercialisation du riz (Onicor). Le départ de M. Mliva serait précipité par le conflit qui l’a opposé au ministre des finances et du budget, Hassane Hamadi, sur la gestion du dossier de la nouvelle commande de riz qui n’est toujours pas finalisée à un moment où un risque de pénurie s’annonce comme probable.
 
On lui reprocherait également d’avoir engagée des dépenses « non prioritaires » au sein de la société, alors que celle-ci traverse des difficultés de trésorerie, notamment l’achat d’un véhicule 4X4 et le lancement de travaux d’extension des bureaux.
 
Interrogé par HZK-Presse, Ali Mliva se déclare « assez surpris » par la décision de son limogeage, même si il s’y attendait un peu en raison de la dégradation de ses relations avec l’argentier du gouvernement de l’Union.
 
« Je reste serein car j’estime avoir agi dans la loyauté », dit-il. Il nous confiait ce matin avoir retiré sa plainte contre l’opérateur économique pour « violation du monopole d’Etat », suite à une franche explication par médiateur interposé.
 
Et Mliva de revenir à la charge, en estimant « qu’une simple autorisation spéciale d’un ministre n’est pas au dessus d’une loi » [une allusion à la dérogation accordée le mois dernier à Aboubacar Wadaane, par le ministre des finances, pour l’importation et la mise en vente de 800 tonnes de riz de 15% de brisure].    
 
Son successeur Ben Moussa est un ancien directeur général des douanes sous le régime du président Djohar. Il occupa aussi brièvement les fonctions de ministre des affaires étrangères au sein du gouvernement du président Mohamed Taki.
 
Au Commissariat général au Plan, c’est M. Abal Anrab (dit Gaga), ancien Trésorier payeur général, qui succède à Younnoussa Ben Imani, relevé de ses fonctions depuis l’élection du président Ahmed Abdallah Sambi. Le poste était resté vacant, la gestion des affaires courantes étant assurée par une commission provisoire présidée par Mme Ralia Abdoulwahab, qui vient à son tour d’être affectée à la Télévision nationale des Comores (Tnc).
 
Le Président Directeur général de la Tnc, Mohamed Ahmed Soilih, doit céder son fauteuil Mme Ralia Abdoulwahab, l’épouse du directeur de cabinet à la présidence de l’Union. Dans les milieux proches du gouvernement, on reproche au patron sortant son manque de dynamisme et une certaine méconnaissance des arcanes de la profession. Mais cette ancienne experte en micro-finance, débarquée à la tête de la Tnc, arrive aussi en terrain qui n’est pas conquis d’avance.    
 
El-Had Said Omar
011106/eso/hzkpresse/7h00
 
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 16:05
 
Le président de l’Union des Comores, SEM Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI, est arrivé mardi 31 octobre 2006 à Beijing, où il doit prendre part, du 3 au 5 novembre, au Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement Chine - Afrique.
Ce forum qui se réunit en Sommet pour la première fois, doit entre autres définir les grandes orientations et les objectifs à atteindre, dans le domaine de la coopération sino-africain, pour les prochaines années.
Rappelons que c’est en octobre de l’an 2000, que la République Populaire de Chine a institué, avec les pays africains, un Forum de Coopération, afin d’approfondir ses relations avec les pays du continent africain.
La première rencontre sino-africaine qui eut lieu à Beijing, avait jeté les bases d’un partenariat de type nouveau, qui a mis en en avant, le développement partagé entre les deux parties.
En 2003, le Forum d’Addis-Abeba a défini les idées directrices, les objectifs principaux et les mesures concrètes à prendre, pour renforcer la coopération sino-africaine.
Parmi la cinquantaine de Chefs d’Etats et de Gouvernements du continent africain attendue au Sommet de Beijing, c’est le Président SAMBI, à la tête de la délégation comorienne, qui est le premier arrivé en chine, à cette occasion.
A son arrivée, Il a été accueilli par les autorités chinoises et reçu les honneurs de la garde Républicaine de la Chine
Mardi, le Président de l’Union des Comores, accompagné de la Première Dame, Madame Hadjira Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et sa suite, avait déjà eu le privilège de visiter la cité interdite de Beijing.
Ce mercredi 1er novembre, après une visite à la grande Mosquée de Beijing, le Chef de l’Etat Comorien sera reçu au Grand Palais du Peuple à 17h30, heure de Beijing, par son homologue Chinois Hu Jintao.
La coopération Sino-comorienne sera au centre des discussions entre les deux chefs d’Etats.
 

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 20:17
Mutsamudu, jeudi 26 octobre 2006 (HZK-Presse) – En dépit du refus officiel des autorités de l’île autonome d’Anjouan de laisser s’organiser à Mutsamudu, le test d’admission à l’université des Comores ouvert aux bacheliers de l’île, des sessions 2006, 2005 et 2004, le test a eu lieu loin du lieu initial prévu et les élèves s’étaient massivement présentés, a constaté HZK-Presse.
 
Paradoxalement, au moment où se déroulait le test, le ministre de l’éducation de l’île M. Ibrahim Mohamed Djaé prenait part à une émission animée par  la Radio Télé Anjouan (RTA) et consacrée à l’organisation de ce test.
« Je me félicite de la tenue effective du test  malgré les menaces verbales proférées par certains responsables de l’île », a déclaré M.  Mohamed Nafioun, conseiller technique au ministère des relations extérieures et membre de la commission d’organisation.
L’organisation de ce test ce samedi a été émaillée d’un incident et  non le moindre, caractérisé par la fermeture du lycée public de Mutsamudu, où étaient invités à se présenter les candidats à partir de 7 heures, selon un communiqué du coordinateur de l’action gouvernementale de l’Union à Anjouan, M. Anissi Chamsidine.
 
Tous les accès au lycée étaient fermés le samedi matin, a  constaté HZK-Presse. Le transfert de l’organisation dans les bâtiments abritant les établissements scolaires privés a permis d’éviter un débordement des élèves qui semblait inévitable, a affirmé un professeur d’histoire géographie, invité pour la surveillance.
 
« Il est à regretter que des gens se disant responsables aient agi de cette manière », a dit M. Nafioun », tout en remerciant l’implication active du syndicat et des professeurs à l’organisation du test et les responsables des établissements privés qui ont accepté d’accueillir les élèves.
 
Suite à cet incident, les organisateurs ont eu du mal à gérer la situation et à orienter tous les élèves dans les établissements d’accueil. Le Français, la première matière proposée n’aurait débuté qu’avec 4 heures de retard sur l’heure prévue. Il est prévu que les épreuves se poursuivent encore dimanche.
 
Depuis mercredi dernier et après Mutsamudu, des membres du gouvernement de l’île autonome d’Anjouan n’ont pas cessé de sillonner l’île pour tenter de convaincre les élèves et expliquer à leurs parents le bien fondé de leur décision à boycotter le test, a-t-on appris des sources concordantes.
 
La présence massive des élèves dans les salles du déroulement de ce test constitue un coup dur pour le ministère de l’éducation de l’île et un discrédit au gouvernement qui s’était solidarisé et mobilisé sur la question.
 
« J’ai décidé de participer au test, parce que je n’ai pas d’autre choix et je ne sais pas ce que me réserve l’avenir » a confié Roukia Hamidou, bachelière de la dernière session.
 
« Je ne veux pas avoir des regrets après tout, puisque de toute façon, je ne me sens pas concernée  par l’histoire de ceux qui auraient eu le bac avec une quelconque aide », a-t-elle ajouté.
 
Près de 800 élèves ont obtenu leur bac à Anjouan lors de la dernière session. Selon des sources de la coordination de l’action gouvernementale de l’union à Anjouan, plus de 1100 candidats étaient attendus à subir le test ce samedi, en tenant compte des candidats des sessions de 2005 et 2004.
 
Hamid Ahmed
 
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 18:45
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
Proposition de loi sur la décentralisation:
Fixer les règles relatives au collectivités territoriales décentralisée
 
Moroni, vendredi 20 octobre 2006 (HZK-Presse) – A l’initiative du vice-président de l’Assemblée de l’Union, Youssouf Said Soilihi, une réunion de concertation avec les maires de l’île de Ngazidja s’est tenue ce jeudi pour lancer le débat sur la mise en place et le fonctionnement des collectivités territoriales décentralisées.
 
Interrogé à ce sujet par HZK-Presse, M. Youssouf Said n’a pas caché son hostilité à toute organisation d’élections municipales avant le vote d’une loi de l’Union qui pose les règles générales applicables à l’ensemble des collectivités territoriales décentralisées du pays. Pour lui, c’est « une absurdité » que dans un même Etat, on utilise des lois différentes pour le même type d’institutions, selon que l’on se trouve à Ndzouani, à Ngazidja ou à Mwali.
 
Il faut harmoniser les textes, dans le respect de la constitution, dit-il. En sa qualité de membre de la commission des lois au parlement, Youssouf Said, entend déposer dès la prochaine session parlementaire une proposition de loi « fixant les règles relatives au collectivités territoriales décentralisée dans le cadre de la politique générale de l’Union des Comores en matière de développent économique et social ».
 
Dans l’exposé des motifs, les promoteurs de cette proposition met l’accent sur « une organisation rationnelle du territoire » de manière à favoriser la « participation effective des citoyens à la gestion affaires publiques » et à impulser l’émergence de « pôles de croissance économique » en dehors des principales agglomérations urbaines des îles autonomes.
 
Il s’agit d’organiser l’espace géographique national en conformité avec la politique de décentralisation consacrée par la nouvelle architecture institutionnelle du pays, en mettant en place des collectivités territoriales décentralisées à trois niveaux, suivant un modèle déjà expérimenté à l’époque du régime révolutionnaire du président Ali Soilihi (1975-1978), et qui sont respectivement appelées les régions (Bavou), les départements (Moudiria) et les communes.
 
L’Union et les îles autonomes assurent la promotion du développent national, insulaire et local par la recherche d’une plus grande intégration et d’une responsabilité accrue de celle-ci dans la définition et la réalisation de toute action à entreprendre, explique-t-on. L’Union et les îles autonomes s’engagent à promouvoir une politique d’aménagement du territoire destinée à remodeler le territoire de l’Union en fonction d’exigences fonctionnelles d’efficacité et les exigences du développement continu, équilibré et harmonieux.
 
La future loi de décentralisation, précisera les modalité de création ainsi que la délimitation des collectivités territoriales. Elle portera notamment sur l’orientation générale de la politique de décentralisation, les règles relatives à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions des collectivités territoriales décentralisées. Le texte fixera le nombre, la délimitation, la dénomination et les chefs lieux des collectivités territoriales, et clarifiera le statut particulier de la ville de Moroni (Ngazidja) ainsi que le statut particulier des communes urbaines de Mutsamudu (Ndzouani) et Fomboni (Mwali).
 
El-Had Said Omar
201006/eso/hzkpresse/8h00
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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 09:39
 
NOSTALGIE
 
Sur un balcon
Très loin là-bas
Point de minaret
Même pas de cocotiers
En est témoin
Un ciel laiteux et pollué
Différent du tien
Lequel est toujours azur
Rayonné par une lune splendide
Et dont des étoiles infinies
Accentuent le charme
L’individualisme ronge mon âme
Point de véranda pour les contes
Même pas les boutres de nos aïeux
Trop de bruit de trains dans les rêves
Tes arbres pleins de feuilles vertes
Font l’école buissonnière
L’été l’automne l’hiver et le printemps
N’égalent pas tes kashkazis et kusis
Tôt le matin
Le soleil n’offre pas de câlins
Si le muezzin y était
On se croirait à Al fajr
Les oreilles réclament incessamment
Les vagues nocturnes de ton océan
Qui bercent tes enfants
 
                        Le 22-12-95 Halidi Allaoui
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Mariama HALIDI HALIDI - dans POESIE
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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 21:37

http://www.jeuneafrique.com/

 
L'Union africaine hausse le ton aux Comores

COMORES - 18 octobre 2006 - PANAPRESS La communauté
internationale est bien disposée à travailler avec les Comores "mais pas à se substituer aux autorités légitimes et légales du pays", a fait observer mercredi à Moroni, l'envoyé spécial du président de la Commission de l'Union africaine aux Comores, Francisco Caetano Madeira, au terme d'une mission d'évaluation dans l'archipel 

Sur un ton qui lui est inhabituel, M. Madeira a déclaré que toutes les
institutions permettant le fonctionnement normal du pays sont en place, tout en déplorant la persistance de "difficultés", notamment à Anjouan, "où tout ne semble pas aller normalement en dépit de la promulgation des lois relatives aux compétences des îles". "Il faut que le gouvernement central soit présent dans toutes les îles", a-t-il insisté, faisant allusion au comportement des autorités de l'île d'Anjouan qui semblent peu disposées à jouer le jeu des nouvelles institutions faisant du pays une fédération et non une confédération. "La communauté internationale n'est pas du tout fatiguée", a-t-il dit à un journaliste, qui a vu dans le ton du ministre mozambicain un certain agacement de la communauté internationale à intervenir chaque fois aux Comores. M. Madeira a clairement affirmé qu'on ne pourrait pas "avoir le beurre et l'argent du beurre", réagissant ainsi aux observations de  certaines autorités comoriennes selon lesquelles les Comores, pays souverain, n'auraient pas à se faire dicter leur conduite par qui que ce soit. "La présence de la communauté internationale aux Comores est intervenue à la demande des Comoriens eux-mêmes. L'Union africaine aurait aimé s'être déjà retirée des Comores pour se consacrer à d'autres problèmes comme ceux de la Somalie ou du Darfour au Soudan", a rétorqué l'envoyé spécial de l'UA qui a, enfin, appelé les autorités d'Anjouan "à donner des signes clairs que l'île fait partie de l'Union des Comores et qu'elles commencent à agir, enfin, au lieu de tergiverser et à se livrer à des discours jamais suivis d'actes".

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 21:01
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Economie
Importation de riz ordinaire par un opérateur privé :
Le patron de l’Onicor dénonce une violation de la loi
 
Moroni, jeudi 19 octobre 2006 (HZK-Presse) – Le directeur général de l’Office national d’importation et de commercialisation du riz ordinaire (Onicor) a saisi le gouvernement de l’Union sur la mise sur le marché d’une cargaison de riz (800 tonnes), par un opérateur privé, en violation de la loi de 1982.
 
Cette dérogation spéciale accordée par le ministre des Finances à un homme d’affaires de la place « risque d’être préjudiciable à l’Onicor » qui jouit depuis 25 ans d’un monopole d’Etat, prévient Youssouf Ali Mliva.
 
La transaction a été menée à un moment où l’Onicor était entrain de finaliser une commande de 700 tonnes de dépannage en provenance de la Tanzanie [déclaré de même qualité que celui de General Negoce, à un prix plus élevé autour de 430 dollars], en attendant la grosse cargaison actuellement en négociation avec des partenaires iraniens (20.000 t).
 
Le secrétaire général du gouvernement, Mohamed Bacar Dossar a déclaré à HZK-Presse que le pays est confronté à « une situation d’urgence », lié à l’épuisement du stock à Ngazidja et Mwali, d’ici la fin du ramadan, et qu’il fallait anticiper pour éviter la pénurie, dit-il. 
 
Mais le patron de l’entreprise publique considère qu’une telle dérogation à la loi a pour conséquence immédiate de mettre l’Onicor en concurrence directe avec un opérateur privé, qui, au regard de l’arrêté n°2000-009 du 28 février 2000, n’avait pas le droit d’importer et de mettre en vente du riz dont le taux de brisure est supérieur à 5%.
 
Le gouvernement aurait été informé à tort d’un arrivage de riz de luxe. Est classé dans la catégorie « riz de luxe », en vertu de l’arrêté portant règlement de l’importation du riz et classification des qualités, « tout riz dont le pourcentage de brisures est inférieur ou égale à 5% ».
 
L’opérateur privé quant à lui se défend en affirmant que la transaction a été réalisée en toute légalité. « En ma qualité d’importateur et d’attributaire de l’Onicor depuis 17 ans, je suis mieux placé pour connaître les difficultés du secteur », affirme Aboubacar Wadaane, patron de General Negoce, qui a obtenu le marché.
 
La dernière cargaison de 10.000 tonnes arrivée fin mai, est pratiquement consommée en trois mois, sous l’effet conjugué de l’arrivée massive des « je viens » [vacanciers de la diaspora] et des festivités du grand-mariage. Il est actuellement difficile de s’approvisionnement en raison de la baisse de la production dans les pays asiatiques suite aux récentes intempéries, d’où la flambée des prix sur le marché international, fait-il observer.       
 
General Negoce qui avait obtenu en septembre dernier une offre de 4000 tonnes au prix de 295 dollars, avec l’accord de principe du ministre des finances, s’était désisté lorsque l’Onicor a prétendu avoir trouvé une offre moins disante de 280 dollars, qui s’est avérée entre temps infructueuse.  
 
A la demande du ministre, le jeune homme d’affaires a réussi à conclure une nouvelle opération, pour la livraison de 800 tonnes de riz « semi-luxe » de 15% de brisures, en provenance du Viet-Nam, au prix Caf de 390 dollars. La structure de prix homologuée par le ministre des finances et de l’économie fixe à 225 fc le kg vendu au consommateur.
 
Selon Aboubacar Wadaane, il s’agit d’une transaction commerciale en bonne et due forme, qui a obtenu une « autorisation exceptionnelle » du ministre. « Je ne gagne que 350 fc de marge sur un sac vendu, soit 7 fc par kg. Ce riz blanc est déjà commercialisé à 12.000 fc le sac à Ngazidja, et à 14.000 fc à Mwali (il serait vendu à Ndzouani autour de 15.000 fc).
 
Et de préciser qu’il a bénéficié d’une ligne de crédit bancaire classique à la Banque pour l’industrie et le Commerce (Bic-Comores), sur la base de la fiche statistique d’importation du ministère de l’économie, garantissant le transfert par la Banque centrale.
 
Le patron de General Negoce confie à HZK-Presse avoir même réglé la taxe unique exigée par le gouvernement, soit l’équivalent de 32 millions fc. Il dément catégoriquement les accusations selon lesquelles le ministre des finances lui aurait accordé une exonération en douane.
 
Aboubacar Wadaane souhaite la création d’un « GIE » (groupement d’intérêt économique) comme à Ndzouani, « pour mettre un peu plus d’ordre et de transparence dans les opérations d’importation et de distribution du riz », dit-il.  
 
Il s’étonne de la réaction exagérée du directeur général de l’Onicor qui a été tenu informé de la procédure engagée par le ministre des finances dans le but d’éviter le risque de pénurie. Pour le parton de General Negoce, l’arrivage de ce riz est une « opération plus sociale que commerciale ».
 
Interrogé par HZK-Presse, Toilha Roumli, dit Boinapa, un opérateur privé de l’île de Mwali, considère que « les problèmes récurrents d’approvisionnement en riz et en ciment ne seront résolus qu’à travers l’implication des importateurs privés dans le circuit ».             
 
El-Had Said Omar
181006/eso/hzkpresse/7h00
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ECONOMIE
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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 20:58
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Société
Naissance de Transparency Comores :
Lutter contre la corruption c’est défendre le citoyen et promouvoir « une éthique de démocratie et de développement »
 
Moroni, jeudi 19 octobre 2006 (HZK-Presse) – A l’initiative d’un groupe de députés à l’assemblée de l’Union, animé par Assoumani Youssouf Mondoha, une association comorienne contre la corruption est en voie de création. « Transparency Comores », tel est son nom, s’est donnée pour objet de prévenir et de combattre la corruption dans les relations publiques et privées, en s’alignant sur les principes fondateurs de l’Ong « Transparency International ».
 
La deuxième réunion préparatoire a eu lieu ce mercredi au Palais du peuple, siège du parlement, pour engager une large concertation entre les différents groupements de la société civile, les représentants des institutions et organismes partenaires [Syndicats, association de droits de l’homme, partis politiques, Pnud, etc.], avant la tenue prochaine de l’assemblée générale constitutive.
 
Selon ses statuts, les membres de l’association doivent œuvrer pour une meilleure connaissance du phénomène de la corruption sous toutes ses formes, et obtenir l’implication des milieux professionnels, politiques et d’autres groupes cibles. Les militants de « TC » auront à réfléchir sur des mesures institutionnelles et juridiques susceptibles d’améliorer la transparence dans les transactions et les relations publiques, ainsi qu’une stratégie de communication destinée à sensibiliser l’opinion publique sur les méfaits de la corruption dans le processus de développement.
 
Présidée par le député Assoumani Youssouf Mondoha, membre de la commission des relations extérieures, la réunion a permis d’apporter des éclaircissements sur le rôle et la place d’une telle association dans le contexte comorien actuel, surtout à « un moment où les nouvelles autorités politiques affichent une ferme volonté d’instaurer une justice indépendante et équitable et de moraliser la vie publique », explique Chabane Mohamed, Secrétaire général du syndicat national des professeurs (Snpc).
 
Un projet de charte est soumis à l’étude des participants, pour servir de principes de base aux actions futures de « TC ». Qualifiée de « pratique intolérable », la corruption se définit comme le résultat d’un abus de pouvoir politique, judiciaire, administratif ou économique, au profit d’intérêts privés.
 
Plus connu aux Comores sous l’expression populaire de « Mkarakara », ce fléau a traversé tous les régimes depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, a rappelé M. Mondoha, même si elle est parfois insidieuse, voire même tolérée, face à l’incapacité des gouvernants à le combattre. Il prend souvent la forme d’une « rémunération illicite en échange d’un avantage », lequel avantage peut être un passe droit ou un droit légitime mais confisqué.
 
Les promoteurs du projet évoquent une situation d’urgence aux Comores, au vu de l’ampleur que prend le phénomène. L’on cite celle à laquelle est confronté chaque jour le citoyen dans ses rapports avec l’administration. Ses victimes sont ceux qui méconnaissent leurs droits et qui n’ont aucun recours, devant le laxisme de l’autorité publique et surtout l’impunité des coupables.
 
Au niveau économique, la corruption tend à gagner les transactions commerciales et financières, nationales et internationales, publiques et privées, explique-t-on, à travers le comportement déloyal de certains détenteurs du pouvoir économique, à l’abri de procédures bureaucratiques complexes et dans l’opacité.
 
Devenant un moyen illégitime d’enrichissement, la corruption entrave le développement. L’absence ou l’inapplication de réglementation, la vénalité de certains représentants de la loi, et les complicités politiques sont des facteurs favorisant la persistance de ces pratiques devenues la règle.
 
C’est ainsi que les membres fondateurs de Transparency Comores s’engagent à défendre le citoyen et à promouvoir « une éthique de démocratie et de développement », en adhérant aux principes de Transparency International, organisation qui s’est donnée comme objectif de lutter contre la  corruption à travers le monde.
 
TC envisage de lancer bientôt une campagne de sensibilisation sur les diverses manifestations de la corruption et ses conséquences, à travers notamment l’organisation de rencontres sectorielles, des réunions publiques, des débats radiotélévisées, des séminaires, des études statistiques, etc.
 
El-Had Said Omar
191006/eso/hzkpresse/16h00
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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 20:49
LA GUERRE DES BANQUES AURA-T-ELLE LIEU?
De nombreuses banques explosent en s'implantant aux Comores.
Lien : http :/www.témoignages.re
 
 
 
COMORES / FINANCE

Publié dans l'édition du jeudi 19 octobre 2006 (page 9)

Caractérisé par une seule banque commerciale depuis plus de 25 ans, le paysage financier des Comores explose tout d’un coup. Le service financier de La Poste et les deux institutions de micro finance occupent une place grandissante alors que de nouvelles banques sont en cours d’installation.
 
COMORES
 
L’homme de la rue ose rarement franchir les portes de la banque car il la perçoit comme un temple réservé aux grandes sociétés, aux riches commerçants et aux cadres de l’administration. La plupart des transactions se font en espèces car malheureusement, cette “élite financière” ne se fait pas confiance. Même les grandes boîtes comme des compagnies aériennes, des sociétés d’assurances, des magasins et des entreprises publiques n’acceptent pas les chèques par peur des chèques en bois.
Si aujourd’hui une bonne partie de l’épargne thésaurisée se retrouve dans les deux réseaux de micro finance, c’est que la localisation en milieu rural, l’emploi de salarié du village et l’implication de la communauté dans l’administration des caisses ont vaincu les réticences les plus tenaces. Le succès de ce système bancaire alternatif est lié également à la définition d’une politique de crédit qui intègre la caution solidaire et les bijoux en or.
Le fait que 80% des adhérents des Mutuelles d’Épargne et de Crédit des Comores (MECK) et 95% de ceux des Sanduk n’étaient pas bancarisés, rassure la Banque Internationale des Comores (BIC). Il s’avère en effet que le passage de ses parts de marché de 80 à 74% ces dernières années ne reflète pas une baisse de son activité mais plutôt une croissance de l’activité bancaire du pays.
De même la domiciliation obligatoire des salaires des fonctionnaires auprès du service financier de la Poste depuis un mois ne semble pas inquiéter la BIC.
Des avantages qui faussent la concurrence
Un cadre comorien de la BIC n’hésite pas à dire que les fonctionnaires qui font la queue pour retirer tout leur solde le premier jour ne les intéressent pas : « Nos vrais clients, ceux qui empruntent et effectuent d’autres transactions, ne partiront pas de chez nous ».
Salim, enseignant à l’Université des Comores, le confirme : « la poste ne peut pas nous offrir les services qui nous facilitent la vie comme les gabiers et autres ».
Par contre, la récente autorisation de la Banque Centrale des Comores pour l’installation de nouvelles banques a fait sortir les dirigeants de cette filiale de la BNPI Paribas de leur réserve coutumière. Le Directeur Général de la BIC a dénoncé dans un entretien avec la presse les avantages fiscaux accordés par l’ancien gouvernement à une Banque d’Afrique de l’Est, Exim Bank et qui faussent les règles de la concurrence.
Sur ces propos, les nouvelles autorités semblent l’avoir entendu car selon le Ministre des Finances d’Anjouan les argentiers des îles et de l’Union ont convenu de ne pas reconnaître des avantages autres que ceux prévus par le Code des investissements.
Entre temps, l’association du secteur privé a publié une déclaration de soutien à la banque tanzanienne, en réfutant les accusations de la Banque française notamment sur la réglementation des changes et la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
Il est à noter que le Crédit Lyonnais a reçu l’agrément de la Banque Centrale pour étendre ses activités au Comores alors qu’un bâtiment situé entre la Banque Centrale et le siège en construction d’Exim Bank sur la place de France est attribué à la Banque Fédérale du Commerce appartenant à un groupe financier koweitien. Ce dernier est porteur de grands projets notamment une radio FM, une télévision locale par satellite, un fournisseur d’accès Internet, un village touristique dans le nord de Ngazidja et des investissements dans le transport aérien et maritime.
Salim, enseignant à l’Université des Comores, le confirme : Par contre, la récente autorisation de la Banque Centrale des Comores pour l’installation de nouvelles banques a fait sortir les dirigeants de cette filiale de la BNPI Paribas de leur réserve coutumière. Le Directeur Général de la BIC a dénoncé dans un entretien avec la presse les avantages fiscaux accordés par l’ancien gouvernement à une Banque d’Afrique de l’Est, Exim Bank et qui faussent les règles de la concurrence.Sur ces propos, les nouvelles autorités semblent l’avoir entendu car selon le Ministre des Finances d’Anjouan les argentiers des îles et de l’Union ont convenu de ne pas reconnaître des avantages autres que ceux prévus par le Code des investissements.Entre temps, l’association du secteur privé a publié une déclaration de soutien à la banque tanzanienne, en réfutant les accusations de la Banque française notamment sur la réglementation des changes et la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.Il est à noter que le Crédit Lyonnais a reçu l’agrément de la Banque Centrale pour étendre ses activités au Comores alors qu’un bâtiment situé entre la Banque Centrale et le siège en construction d’Exim Bank sur la place de France est attribué à la Banque Fédérale du Commerce appartenant à un groupe financier koweitien. Ce dernier est porteur de grands projets notamment une radio FM, une télévision locale par satellite, un fournisseur d’accès Internet, un village touristique dans le nord de Ngazidja et des investissements dans le transport aérien et maritime.
M. Aliloifa
 
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans BANQUES
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