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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:07
SOURCE : RFO / 16 décembre 2008

Intempéries : Grosses pluies et gros dégâts à Mayotte

Des fortes pluies ont causé d’importants dégâts lundi dans l’île de Mayotte, où deux personnes ont été légèrement blessées, ont indiqué des sources concordantes dans l’île française de l’océan Indien.

 

   

C’est la saison Kashkazi, la saison des pluies dans l’archipel des Comores où se trouve Mayotte. Ce lundi, les intempéries qui ont frappé l’île, ont occasionné de nombreux dégâts.

Des maisons ont été inondées et envahies de boue, des axes routiers endommagés, ainsi qu’un pont. Le trafic aérien a été interrompu durant toute la journée et l’aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi a été fermé. Le transport maritime entre la Grande et la Petite terre a été interrompu une partie de la journée. Les pompiers ont du intervenir dans certains bidonvilles et des villages en brousse.

Un mois de pluie en quelques heures


Deux personnes ont été légèrement blessées dans la matinée, selon Emmanuel Baffour, chef interministériel de défense et de protection civile à la préfecture de Mayotte. "En quelques heures, il est tombé l’équivalent de pluies d’un mois de décembre complet", a de son côté indiqué Noël Carton, délégué de Météo France à Mayotte, qualifiant ces intempéries "d’exceptionnelles par leur intensité".


Après une accalmie lundi après-midi, la préfecture a lancé une nouvelle consigne d’alerte aux fortes pluies à partir de lundi 21H00 jusque dans le courant de la journée de mardi.

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Mariama HALIDI RFO - dans MAYOTTE
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:02

Source PANA / 16-12-2008

 

 

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, lors de son conseil d'administration du 15 décembre courant, un programme dit post-conflit en faveur des Comores, a annoncé, mardi à Moroni, le ministre comorien des Finances, Mohamed Ali Soilihi, qui a salué dans cette approbation "une grande victoire pour le gouvernement comorien après beaucoup de rendez-vous manqués".

Selon le ministre, cet accord va permettra aux Comores d'accéder à l'allègement de leur dette dans le cadre de l'Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE).

La dette extérieure des Comores, qui est estimée à 298 millions de dollars américains, obtiendra des allègements intérimaires sous forme de refinancements par dons du service de la dette due aux créanciers multilatéraux que sont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et la Banque européenne d'investissement.

D'après le ministre Ali Soilihi, ce programme avec le FMI ouvre bien d'opportunités et notamment la possibilité de bénéficier de financements extérieurs assez conséquents pour amorcer leur développement.

L'appui annoncé par certains partenaires des Comores est évalué à hauteur de 17,5 millions de dollars dont 5,3 millions de dollars du FMI, 2,8 millions et 3 millions du Koweit, entre autre.

"La réussite de ce programme économique et financier, a précisé M. Ali Soilihi, dépendra avant tout de nos propres efforts", se félicitant des efforts déjà réalisés par les Comores pour parvenir à ces "bons résultats".

Ces dernières semaines, il a été revu à la baisse les charges de l'Etat notamment au niveau des superstructures réduites à huit membres pour le gouvernement central et à dix-huit pour les gouvernements des trois îles autonomes

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 20:37

Conférence-débat le vendredi 19 décembre 2008, à 18h, Bât C, salle CO22 à l'Université de Saint Denis Paris 8

1er Thématique : « Le Pouvoir communal face au pouvoir traditionnel »

 Vendredis de l’Arc-en-ciel Conférence-débat le vendredi 19 décembre 2008, à 18h, Bât C, salle CO22 à l’Université de Saint Denis Paris 8 1er Thématique : « Le Pouvoir communal face au pouvoir traditionnel »

Conférencier :
ABDEREMANE Said Mohamed
,

doctorant en anthropologie : «Perception et gestion de la terre aux Comores »

Homme de lettre et de théâtre, ABDEREMANE Said Mohamed a publié de nombreux article Articles sur la littérature comorienne d'expression française et édité Tombé du Ciel (théâtre), Djambo Djema( contes), et prépare une œuvre sur le penseur Mbaye Trambwe.

En introduisant le modèle communal aux Comores, on a totalement ignoré que chaque village (mdji) des Comores, notamment à Ngazidja, fonctionne en cité-Etat, administré par les grands notables. Il y a déjà, dans cet aspect, une autogestion ou une forme de décentralisation dont chaque villageois peut devenir le garant en accédant au rang de mrumdzima (homme accompli). Or avec l'introduction hâtive du système des communes, c'est une sorte de classe dirigeante nouvelle, « coupée » de la population et munie de références souvent nouvelles et incompréhensibles qui fait son apparition.

2ème Thématique :

« Les rapports qui existent entre notables et politiques aux Comores, de 1975 à nos jours »


Conférencier :
Ibrahim BARWANE
,
doctorant en anthropologie : « Les rapports entre notables, politiques et religieux à la Grande Comores ».

Comédien, il est coauteur du recueil de contes « Mensonges, mensonges, qui osera me contredire », et auteur de la pièce « Pauvres Comores ».Il se prépare pour son nouveau spectacle « Pauvre Afrique », prévu pour 2009

Tendus, apaisés ou confondus, les rapports entre notables et politiques ont toujours rythmé la durée, souvent éphémère, des gouvernements successifs aux Comores, de 1975 à nos jours. Ici, il n'est pas question d'une étude chronologique concernant les notables et les politiques, mais une analyse sur les dénominateurs communs et les points sur lesquels ces deux composantes s'opposent. Pour mieux cerner la problématique, il sera important de voir des concepts tels que « le vrai notable », « le vrai-faux notable », «les wazeye wasiyasa » ou les dinosaures de la politique, « les madja leo » ou les parvenus et « les makaya ziliyo » ou les opportunistes.

Association des étudiants comoriens de paris8.
2 rue de la Liberté - 93526 St Denis cedex
Tel : 01-48-27-17-51
mail : arcencielcomores@gmail.com
M° : Saint-Denis Université (ligne 13)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANNONCES
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 13:20

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 15 décembre 2008 (HZK-Presse) – Deux mois après l’annonce officielle de la rentrée scolaire 2008/2009, prévue initialement pour le 6 octobre dernier, les instituteurs avaient catégoriquement refusé de faire la rentrée en lançant « une grève illimitée ». Après plusieurs négociations, le syndicat national des instituteurs section de Ngazidja a fait pression sur les autorités de l’île pour signer un énième protocole d’accord.

 

L’essentiel consistait à épargner les 12.000 enfants de Ngazidja du spectre d’une année blanche. Pendant ce temps, leurs collègues du privé s’apprêtent à prendre leurs vacances du 1er trimestre à partir du 20 de ce mois. Ainsi soit-il, la rentrée des classes s’est effectuée depuis le jeudi 11 décembre dernier.

 

Ils sont à peine 12.000 enfants à reprendre le chemin de l’école ce lundi 15 décembre après deux longs mois d’attente. Les familles sont dédouanées du cauchemar d’une année blanche. Les 185 écoles publiques que recouvre l’île de Ngazidja se trouvaient fermées, la clef sous le palisson, et seuls les directeurs d’écoles s’obligeaient de veiller matin et soir au sein de leurs établissements.

 

En dépit de cette grève, certains faisaient les va et vient entre leurs établissements d’origine tantôt vers leur CIPR (Centre d’inspection pédagogique régional), tantôt vers la direction de l’enseignement primaire à Moroni, en vue de s’enquérir de l’évolution de la situation dans l’espoir d’une hypothétique rentrée scolaire. Ils s’inquiétaient surtout de l’afflux des élèves vers les établissements privés.

 

A en croire un inspecteur pédagogique rencontré samedi dernier au siège de la coordination régionale de l’inspection générale, cette situation de « grève illimitée » à répétition, conduit tout droit vers la privatisation de l’enseignement primaire. Le ministère de l’éducation de l’île serait obligé d’arrêter les recrutements. Environ 1/3 des agents de l’Etat, soient 1495 instituteurs sont actuellement en exercice. Le secteur public est bien saturé. Et dans un grand nombre d’établissements scolaires public des instituteurs se trouvent sans classe.

 

Encore moins, quelques classes sont à moitié vides, a-t-on constaté à la coordination régionale de l’inspection pédagogique. 20% de l’effectif du primaire ont déserté le public, échappant ainsi aux grèves à répétition et aux années scolaires tronquées. « Cette responsabilité est partagée entre les autorités et le syndicat » a laissé entendre notre interlocuteur. Bien que ce constat n’est pas exhaustif, les résultats des examens de fin d’année notamment l’entrée en 6ème, justifient à bien des égards la bonne performance du secteur privé par rapport au public, avec un écart de 15% de réussite.

 

Force est de constater que le syndicat des instituteurs n’avait pas de choix pour revendiquer leur statut particulier, la gestion de leur carrière ou les arriérés de salaires qui s’accumulent. Le syndicat des instituteurs est le seul corps professionnel ayant mis les bouchées doubles l’année dernière pour s’abstenir de toute grève. Son mode de fonctionnement consiste, dira un responsable syndical et membre du comité de négociation, à battre le feu pendant les grandes vacances et en début d’année, mais une fois les négociations abouties, le syndicat finit par accomplir le calendrier scolaire.

 

Si la grève lancée en ce début d’année scolaire a été la plus longue, les négociations avaient toute leur importance. Le syndicat national des instituteurs section de Ngazidja revendiquait l’intégration et la titularisation des instituteurs recrutés depuis 2006. Le syndicat estimait que les autorités abusaient sur une catégorie d’agents.

 

A cet effet, il avait exigé auprès du ministère de la fonction publique et celui des finances de l’île la régularisation de la situation d’ici le 31 décembre 2008. Mais le préalable de cette revendication technique, le versement de deux mois d’arriérés pour l’année 2008 a été posé comme condition si ne qua non. Ainsi les autorités de l’île étaient tenues de respecter l’échéance du 10 décembre dernier pour espérer une rentrée effective.

 

La réponse a tardé jusqu’à la fin de la première dizaine du mois de décembre que les instituteurs ont du percevoir un seul mois, celui de mai 2008. Conséquence logique après plusieurs rounds de négociation qu’une commission est mise en place pour étudier avec les autorités compétentes les modalités de paiement des arriérés de cette année.

 

Dans ce même ordre d’idée, il a été convenu de saisir le gouvernement central pour compléter le décret présidentiel n°06-214 en son article 12 relatif à la précision de la grille indiciaire notamment dans son chapitre relatif aux modalités et aux conditions d’évolution des fonctionnaires de l’éducation à l’intérieur de leur corps.

 

Pour rappel, cette revendication rejoint celle des agents de la santé formulée en août dernier. Autant dire que si les autorités de l’île ont accepté de signer le protocole d’accord présenté par le syndicat des instituteurs, tout son espoir reposerait sur le dos du gouvernement central qui détient le nerf de la guerre qu’est l’argent.

 

Reste à savoir quelle sera la marge de manœuvre de l’argentier de l’île de Ngazidja, quand on sait que le projet de loi de finances du gouvernement central pour 2009 n’a encore rien prévu pour le chapitre des recettes à partager avec Ngazidja ! Qui entre les deux entités (Union et île) joue un tour aux organisations syndicales ?

 

A. Nabahane

151208/an/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 14:45

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

Le député Ahmed Ousseine s’explique sur le vote de la loi de citoyenneté économique

 

Fomboni, vendredi 12 décembre 2008 (HZK-Presse) – Deux semaines après le vote controversé de la loi dite de citoyenneté économique par l’Assemblée de l’Union, un texte qui avait donné lieu à deux votes contradictoires [l’un rejetant par 20 voix le projet pour « exception d’irrecevabilité », et l’autre l’adoptant avec 18 voix], le député mohélien, Ahmed Ousseine, explique à HZK-Presse le choix de son vote. Il est l’unique élu de Mohéli à défendre aujourd’hui ce projet de loi présenté et défendu par le gouvernement du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

 

M. Ousseine explique ici les raisons qui l’ont poussé à changer son fusil d’épaule, suite au voyage qu’il a effectué au Koweït en octobre dernier, avec 6 autres députés, dans le cadre de la commission parlementaire d’information chargée de s’enquérir des tenants et des aboutissants de ce projet de citoyenneté économique, porté à bout de bras par l’homme d’affaires franco-libanais Bashar Kiwan, le patron de Comoro Gulf Holding, une société d’investissement installée à Moroni depuis fin 2006.

 

Celui qui ne voyait pas d’un bon œil ce projet, nous décrit aujourd’hui cette loi comme une chance pour les Comores, un projet « générateur de revenu qui pourrait sortir le pays de sa misère économique actuelle ». Ahmed Ousseine était le suppléant du député Mohamed Elarif Oukacha entré récemment au gouvernement central pour occuper le portefeuille de l’équipement, habitat et urbanisme.

 

Interview :

 

Question : Le président de l’Assemblé de l’Union, sur les ondes de radio Mwali, le jour de l’Ide el Kabir a martelé sur le fait que la loi n’a pas été votée, qu’en dites vous ?

 

Ahmed Ousseine : Là bas à l’Assemblé c’est la loi de la majorité qui prime. Nous qui avons voté le texte, étions majoritaire et on l’a voté. Nous estimons avoir fait ce que nous devions faire et c’est pour le bien de ce pays. L’histoire nous jugera. Pour les autres, leur objectif était de boycotter le vote, on n’allait surtout pas les laisser faire.

 

Question : Et maintenant que le texte est supposé voté, selon vous, alors que le président Bounou déclare ce vote « nul et non avenu », que va-t-il se passer ?

 

A.O. : Comme il ne s’agit pas d’une loi organique, mais plutôt d’une loi ordinaire, le texte va directement à la présidence de la république pour qu’il soit promulgué, et surtout pas à la Cour constitutionnelle comme certains le prétendent à tort. Et là j’en profite pour m’adresser à mes collègues députés mohéliens, pour qu’ils expliquent à leurs électeurs pourquoi ils ne voulaient pas de cette loi, avec politesse et responsabilité mais pas avec des ragots diffamatoires surtout à mon égard. Je pourrais même porter plainte.

 

Question : Justement pourquoi soudainement vous soutenez ce texte alors qu’il y a quelques mois seulement vous y étiez farouchement opposé ?

 

A.O. : Il ne faut pas confondre la loi que nous avons rejetée il y a quelques mois [le 24 juillet dernier, ndlr] et celle-ci. Cette loi que nous venons de voter le 27 novembre dernier n’à rien à avoir avec le voyage que nous avons effectué au Koweït. Elle n’est pas une loi pour les arabes, c’est une loi pour tous les investisseurs étrangers qui souhaitent venir chez nous. Et ceci pour ouvrir notre pays au monde extérieur.

 

Question : Monsieur le député, vos détracteurs disent que ce pays possède déjà un code des investissements très libéral et attractif qui donne toutes les garanties à tout investisseur sérieux. Le vote de cette loi spécifique de citoyenneté économique ne risque-t-il pas d’exposer notre pays à des situations de débordement incontrôlables ?

 

A.O. : Ecoutez, monsieur le journaliste, toute médaille a toujours son revers. On ne peut pas développer ce pays par le « towa ourengué » [expression populaire des petits vendeurs de trottoir, ndlr] ou la vente de boites de tomates. Si par malheur nous sentons un débordement comme vous le dites, d’autres députés pourront changer cette loi ou tout simplement on peut enlever la nationalité à celui ou celle qui n’aura pas rempli les conditions requises.

 

Propos recueillis par Mouayad Salim

121208/ms/hzkpresse/12h00

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans INTERVIEWS
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 21:24

Déjà en juillet dernier suite à la formation d’un nouveau gouvernement de l’Union des Comores, j’avais déploré le fait que l'on continue à dénigrer et humilier la femme comorienne. Chose inacceptable. En effet, tous les hommes étaient des "Ministres" et comme par hasard l'unique femme du gouvernement se voyait attribuer le titre de "Secrétaire d'Etat" !  Comme si on avait voulu nous rappeler que la femme comorienne ne peut pas être comme l'homme comorien. Elle doit toujours rester inférieure à l'homme. Il ya des signes qui veulent tout dire.

 

Cette fois-ci, c’est encore pire. Dans le gouvernement de l’Union formé hier et composé de 10 personnes dont les  2 vice-présidents, il n’y a aucune femme.

 

Quel mépris pour la femme comorienne ? Qu’a-t-elle fait de mal pour se voir infliger une telle humiliation ? Comment peut-on comprendre que, 17 ans après la première nomination à un poste ministériel d’une femme comorienne, il n’est toujours pas encré dans les mentalités de nos dirigeants que dans tout gouvernement, il faut la présence de la  femme comorienne ? C’est une question de justice et d’équité et non de faveur.

 

N’est-il pas paradoxal de voir un vice président chargé de la promotion du genre dans un gouvernement sans femme ? Le concept « genre » est avant tout une question de changement de mentalités. Ce sont les actes qui comptent et non les beaux discours et la multiplication des engagements.

 

Réduire le nombre des membres du gouvernement ne signifie pas réduire à néant la femme. Réduire le nombre des membres du gouvernement ne devrait pas se faire au détriment de la femme. Aujourd’hui, nous retrouvons des femmes compétentes dans tous les domaines. Donc, l’on peut aussi faire appel à elles pour occuper les hautes responsabilités politiques du pays. L’excuse souvent avancée, à savoir les femmes ne s’intéressent pas généralement à la politique – la politique aux politiciens -  n’a pas sa place en l’espèce. En effet, on fait surtout recours ces derniers temps à des technocrates pour être Ministre. Que je sache, il n’y a pas que des technocrates – hommes qui sont à même d’assumer des postes ministériels. Dès l’instant que ce ne sont pas forcément des politiciens chevronnés dont on fait recours pour être Ministre il n’y a aucune raison de mettre à l’écart les femmes sous prétexte qu’elles ne sont pas des politiciennes. Nos femmes sont aussi compétentes que les hommes.

 

Alors arrêtons les conneries et faisons les choses comme des gens matures et capables. Devrons nous attendre qu’un jour un organisme international nous humilie en conditionnant par exemple son aide financière  à la participation des femmes à nos gouvernements pour comprendre que c’est normal ? Comme c’est le cas actuellement avec le FMI qui exige un gouvernement restreint. On dirait des incapables qui doivent être sous tutelle pour faire les choses normalement ! Franchement, ne me dites pas que nous n’étions pas capables de prendre une telle initiative comme des grands !

 

Je ne le dirai jamais assez !!! Il est  temps de mettre fin à cet état d'esprit qui nous déshonore. La promotion du genre mérite mieux. Ce sont les actes et le changement des mentalités qui comptent.

 

Excusez-moi chers lecteurs et comprenez les mots durs que j’utilise mais qui sont à la hauteur de mon amertume et de mon dégout. J’ai du mal à digérer ce nouveau coup dur et humiliant infligé à la femme comorienne. Je suis révolté par ce mépris de notre Président de l’Union et surtout de ses deux bras – de surcroit  des technocrates qui à un moment donné ont mené le combat noble pour la participation de la femme comorienne à la prise des décisions – face à la capacité des femmes. Comment peut-on accepter un affront pareil ?

 

C'est une honte pour nos dirigeants. C'est une insulte pour toutes les femmes comoriennes et tous ceux qui mènent quotidiennement un combat pour l’égalité de genre aux Comores ; pour un pays qui a signé et  ratifié la convention contre toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes ; pour un pays qui a  élaboré un document sur la politique du genre et pour un pays dont la constitution garantit l’égalité de genre.

 

Que le Président Sambi n’oublie pas que le candidat Sambi avait promis de donner à la femme comorienne la place qu'elle mérite.

 

Mais je reconnais que « la place qu’elle mérite » est est une notion floue et peut avoir diverses interprétations. De plus, le Président Sambi n’est pas le candidat Sambi ! Ainsi, Je peux toujours vomir mon dégout et ma colère. Hélas !

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COUP DE GEULE
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 11:18

 

Les rumeurs sur la formation d’un nouveau gouvernement de l’Union des Comores sont confirmées. En effet, dés mercredi matin, une de mes taupes m’avait parlé  d’un remaniement imminent qui devrait intervenir au plus tard le vendredi. C’est confirmé. Merci chère taupe. Tu continueras à m’épater  avec tes sources fiables. Lol.

 

Effectivement, Le président de l'Union des Comores Abdallah Sambi a procédé hier soir  à un remaniement de son gouvernement.

 

 

Ci-dessous la listes des membres de la nouvelle équipe :

-Vice-président chargé des Transports et le Tourisme, Idi Nadhoim  

-Vice-président chargé de la Santé, la Solidarité et la Promotion du Genre, Ikililou Dhoinine.

- Ministre des Relations extérieures et de la coopération, Ahmed Ben Said Jaffar

 
-Ministre des Finances et au Budget, Mohamed Ali Soilihi

 
-Ministre de la Justice, Madi Ali

 
-Ministre de l'agriculture et de la pêche, Houmadi Abdallah

 
- Ministre de l'éducation nationale, porte parole du gouvernement, Kamalidine Afraitane

 
-Ministre de l'aménagement du territoire, Mohamed Larifou Oukacha


-Ministre de la fonction publique, Said Attoumane

 
- Ministre des Télécom chargé de la communication, Abdourahim Said Bacar.

 

Le Président Sambi s’est conformé aux exigences du FMI en réduisant le nombre des membres du gouvernement de l’Union. La nouvelle équipe comprend seulement 10 ministres (y compris les 2 vice-présidents) contre 15 pour le précédent gouvernement nommé le 11 juillet  2008

 

Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 15:56

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

« Il y a ceux qui critiquent et ceux qui travaillent »

 

Moroni, vendredi 12 décembre 2008 (HZK-Presse) – La quatrième rencontre du GTHN (Groupe de travail de haut niveau) initié par les présidents Sarkozy et Sambi s’est ouverte à Moroni mercredi 10 décembre et se poursuit aujourd’hui à Mutsamudu. Les deux parties ayant décidé d’associer les représentants de Mayotte ont abouti au terme de deux journées d’échanges à « une entente sous tous les angles abordés » nous a affirmé l’ambassadeur comorien Mahamoud Soilih alias Lamartine et son homologue français Philippe Leyssene, après une rencontre tenue hier en fin de soirée au ministère des relations extérieures.

 

Pour eux, le cadre recherché par le GTHN consiste à arrêter et à préparer un protocole d’accord global entre la France et l’Union des Comores que signeront les deux présidents vers début 2009. Depuis la mise en place à Paris en juin dernier de cet organe mixte regroupant des hauts fonctionnaires des deux pays, les travaux se sont poursuivis à Moroni en juillet puis à Dzaoudzi en septembre.

 

« Le GTHN a reçu mandat de traiter les questions d’ordre technique » insiste l’ambassadeur comorien, liées à la circulation des personnes et des biens entre les quatre îles de l’archipel. C’est ainsi que les deux parties ont arrêté un calendrier de travail et créé des sous groupes thématiques.

 

Le silence radio observé cette fois après les excès de langage vécus à Mayotte en septembre donne à croire que chaque partie cherche à sauver ce qui peut l’être, à travers le futur traité que devraient signer les deux chefs d’Etat. Point de polémique et surtout pas de menace dit-on dans les coulisse !

 

Dans cette perspective, la quatrième rencontre a été placée sous le thème de « la circulation des biens » et « au développement économique régional ». Au centre des discussions : harmonier les échanges entre les îles de l’archipel que ce soit au niveau agricole, des services ou des équipes sportives, a laissé entendre le représentant français.

 

Et comme pour convaincre l’opinion des résultats enregistrés par le GTHN, l’ambassadeur délégué à la coopération régionale pour la zone de l’Océan indien assène à qui veut l’entendre l’exemple selon lui réussi du SNAC [syndicat national des agriculteurs comoriens] pour avoir commencé à exporter des produits agricoles vers Mayotte, les échanges entre les sportifs des îles qui se multiplient ces derniers temps entre les Comores indépendantes et l’île sœur de Mayotte.

 

Interrogé par un confrère sur la question de savoir si le Gthn n’était pas sensible à la critique de l’opinion comorienne qui demande le gel des travaux du Gthn face à la décision de la France d’organiser un référendum à Mayotte en 2009, M. Leyssene dira en substance : « il y a ceux qui travaillent et ceux qui critiquent ».

 

C’est dans ce contexte que le Gthn s’est résolu à poursuivre ses travaux ce vendredi à Mutsamudu, notamment pour ouvrir l’antenne consulaire de France, remettre des certificats à des jeunes et signer des conventions d’évacuation sanitaire entre le centre hospitalier régional de Hombo et celui de Mayotte. Tous ces dossiers dira l’ambassadeur Mahmoud Soilih ont été identifiés à partir de la rencontre de Mayotte en septembre dernier.

 

Poursuivant la logique chronologique du Gthn, l’ambassadeur comorien refuse d’accepter que le Gthn a abouti à l’échec. Pour lui, le groupe de travail a abordé l’aspect technique du contentieux franco-comorien, laissant le volet politique de la revendication territoriale sur Mayotte aux seules autorités politiques. Et ce, ajoute-t-il dans un souci de construire l’avenir ensemble. Les rounds continuent, car un autre rendez vous est fixé en janvier 2009 pour finaliser le futur traité entre Paris et Moroni.  

 

A. Nabahane

121208/an/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans DIPLOMATIE ET COOPERATION
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:37

 

Source : Alwatwane.net / 12 décembre 2008

declaration-universelle.gif A un moment où le monde célèbre les soixante ans de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, de nombreux droits de par le monde sont violemment foulés aux pieds dans plusieurs endroits de la planète où les pays, les peuples, les communautés et les individus les plus faibles, dont fait partie notre pays, subissent la loi du ‘‘Droit du plus fort’’ [/i]notamment dans la partie de son territoire, Maore, occupée par la République française, pourtant une des berceaux de cette Déclaration. Un rapport transmis au président de ce pays, parle de “[i]nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants’’ à Maore dont la moitié est âgée selon l’association Tama de moins de 5 ans. En ce qui concerne les Comores, cet anniversaire intervient à un moment où des citoyens comoriens continuent à être transférés de force d’une parte à l’autre de leur territoire et moins de dix jours après qu’une douzaine de corps de ses citoyens ont été enfouis dans une fausse commune dans des conditions humiliantes. Il faut rappeler, à ce sujet, que les commanditaires et les auteurs de ce transfert forcé de Comoriens – le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international – tombent sous le coup de l’article 7-d, chapitre II du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qui considère cet acte comme un crime contre l’humanité.

Les Comores s’apprêtent à célébrer le 12 décembre, l’adoption par l’Onu de la déclaration des droits de l’homme. Deux jours de retard par rapport à l’anniversaire du 10 décembre 1948, la date de son adoption à Paris par l’assemblée générale de l’Onu de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh), le texte fondateur qui a inspiré le droit international. La cérémonie placée cette année sous le haut patronage du président de l’Union des Comores se déroulera à Anjouan.

Dans le monde, plusieurs manifestations sont organisées, notamment en France, au Palais de Chaillot, à Paris, où fut adopté le texte. Soixante ans après son adoption, les Comores continuent toujours de subir la politique du fait accomplie, amputée par l’ancienne puissance coloniale d’une partie de son territoire, en violation du droit international. Plusieurs personnes fuyant la misère à Anjouan, meurent mystérieusement dans les eaux territoriales maoraises.
Traités chez eux comme des clandestins, ils sont parqués dans un centre de rétention administrative qualifié par un rapport français d’‘‘indigne de la République’’[/i], avant d’être ‘‘[i]expulsés’’ dans des conditions inhumaines.
Un rapport transmis depuis le 20 novembre au président français Nicolas Sarkozy, parle de “nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants[/i]’’ à Maore. La situation des enfants “abandonnés” est encore plus inquiétante quand on sait que leurs parents ont été pour la plupart ‘‘[i]reconduits à la frontière’’
, pour employer les termes utilisés par les autorités de la force d’occupation.

‘‘755 enfants abandonnés”

Un recensement effectué par l’association Tama dénombre 755 enfants “abandonnés” au 1er semestre 2008, dont la moitié âgée de moins de 5 ans.

Il faut rappeler, à ce sujet, que les auteurs et les commanditaires de ce transfert forcé de Comoriens – le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international – tombent sous le coup de l’article 7-d, chapitre II du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qui considère cet acte comme un crime contre l’humanité.

Prenant sa source dans la déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la déclaration d’indépendance américaine de 1776, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh) est engendrée par les traumatismes de la seconde guerre mondiale et le génocide des juifs par les nazis. “Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits[/i]”, proclame le premier article de la déclaration. Le texte énumère trente points sur les droits humains, civils, économiques, sociaux et culturels, “[i]inaliénables” et “indivisibles”.

Le secrétaire général des Nations unies adresse un message à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, indiquant que ‘‘les défis auxquels nous devons faire face sont tout aussi écrasants que ceux auxquels se heurtaient les auteurs de la Déclaration[/i]’’. Le patron de l’Onu cite ‘‘la crise alimentaire et financière internationale[/i]’’ la destruction de notre ‘‘[i]environnement naturel’’[/i], ‘‘[i]la répression politique sévit dans de trop nombreux pays’’ et le fait que ‘‘[i]les plus vulnérables sont les premières victimes et les plus durement touchés’’.

Le thème retenu par l’Onu est ‘‘justice et dignité pour tous[/i]’’, mais les Comores célèbrent cet anniversaire sous le signe du ‘‘[i]renforcement de l’unité nationale et de la cohésion sociale
’’.

 

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:24

 Source : Alwatwan du 11/12/2008

Le co-rapporteur, Jean-Jacques Hyest, a rappelé dans son exposé que ''lors d'un déplacement à Mayotte le 27 septembre 2008, Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, avait annoncé que la consultation sur la question de la départementalisation de Mayotte aurait lieu en mars 2009''. Il écrit que ''la départementalisation était une revendication historique'', relevant que ''l'archipel des Comores avait obtenu le statut de territoire d'outre-mer en 1946, le Conseil général imposant alors aux Mahorais des restrictions de crédits, un sous-équipement et le transfert du chef-lieu de Dzaoudzi à Moroni (Grande Comore)''. Evidemment, le rapport feint d'ignorer que cette décision ressassée comme argument majeur pour expliquer la séparation de Mayotte avec les autres îles, émanait de Paris et non de Moroni.

Le rapporteur écrit que ''la crainte d'une hégémonie des îles plus peuplées structure l'action des autorités politiques de Mayotte, la départementalisation étant revendiquée à compter de 1958 comme le moyen d'ancrer le plus solidement possible l'archipel au sein de la République française'' et les ''femmes chatouilleuses'' sont présentées comme la preuve de la volonté des Maorais de demeurer français. Une version de l'histoire incroyablement légère, édulcorée et qui diffère de celle défendue par les responsables politiques français de l'époque.

Le rapport écrit : ''lors du scrutin d'autodétermination du 22 décembre 1974, les îles de la Grande Comore, d'Anjouan et de Mohéli s'étaient prononcées à une quasi unanimité pour l'indépendance tandis que les Mahorais avaient choisi, à 63,82 % des suffrages exprimés, le maintien dans la République française.

“Nulle et non avenue, toute consultation française à Mayotte (Onu)”

Les Comores ayant ensuite proclamé unilatéralement leur indépendance, deux consultations ont été organisées à Mayotte''.

Evidement ce document d'une légèreté inimaginable passe sous silence les vérités historiques connues de tous. L'île comorienne de Mayotte est maintenue sous administration française, les Comores deviennent le 12 novembre 1975, membres de l'Onu dans leurs frontières naturelles et l'appartenance de Mayotte aux Comores est affirmée par le droit international. La ''question de l'île comorienne de Mayotte'' est systématiquement inscrite à l'ordre du jour provisoire des assemblées générales successives de l'Onu, entraînant de nombreuses résolutions de cette organisation mondiale qui dénoncent le ''non-respect par la France de l'intégrité territoriale des Comores'' et notamment la résolution de la 39ème séance plénière tenue le 21 octobre 1976, qui a condamné les ''consultations françaises à Mayotte du 8 février et du 11 avril 1976'' et qui a, par avance, déclarée, ''comme nulle et non avenue, toute consultation française à Mayotte''.

L'acharnement français à vouloir tronquer l'histoire, minimiser les résolutions de l'Onu finit, à force d'être asséné, pour convaincre une classe politique française qui ignore tout sur cette question et dont les leaders ne s'y intéressent que pendants les quelques jours qui précèdent une grande élection pour des raisons conjoncturelles qu'on devine aisément.

C'est le cas avec Edouard Balladur en campagne en 1995, avec François Bayrou en campagne en 2002 et avec l'actuel président, Nicolas Sarkozy, en campagne l'année dernière.

La faiblesse du discours comorien et le peu d'intérêt portées aux questions maoraises fragilisent les postions des Comores.

Naturellement le rapport ''sénatorial'' passe sous silence le fait que peu avant la déclaration unilatérale de l'indépendance des Comores, l'Etat français tenait au strict respect de l'intégrité territoriale des Comores. C'est ainsi que le ministre français des DOM-TOM, Olivier Stirn affirmait que ''la vocation de la France n'est pas de diviser les pays qui veulent accéder à l'indépendance. C'est le cas des Comores qui ont la même religion, sensiblement la même langue, les mêmes intérêts économiques et politiques...Croire qu'en isolant Mayotte on protège mieux ses habitants est un contresens''.

Last but not least, le rapport ''sénatorial'' ''oublie'' ces déclarations du plus haut responsable de l'Etat français entre 1975 et 1981, le président Valérie Giscard d'Estaing lui-même, qui déclarait à Paris le 21 octobre 1974 parlant des Comores : ''c'est un Archipel qui constitue un ensemble, c'est une population qui est homogène dans laquelle il n'existe pratiquement pas de peuplement d'origine française. Est-il raisonnable d'imaginer qu'une partie de l'Archipel devienne indépendante et qu'une île conserve un statut différent? Nous n'avons pas à l'occasion de l'indépendance d'un territoire, à proposer de briser l'unité de ce qui a toujours été l'unique Archipel des Comores''.

Des silences de mort

Trente trois ans après la séparation de Maore, les rapporteurs constatent une ''dualité de statut (qui) s'accompagne d'une dualité des règles en matière d'état des personnes et des biens, et d'une justice particulière aux citoyens de statut personnel, rendue par les Cadis''.

La loi de programme pour l'outre-mer de 2003 a tenté de forcer le destin de Maore en lançant le rouleau compresseur, limitant ''le champ d'application du statut personnel à l'Etat et à la capacité des personnes, aux régimes matrimoniaux, aux successions et aux libéralités'', interdisant ''la polygamie pour les personnes accédant à l'âge requis pour se marier à compter du 1er janvier 2005'' et prohibant ''la répudiation unilatérale pour les personnes accédant à compter du 1er janvier 2005 à l'âge requis pour se marier'', interdisant ''les discriminations entre enfants devant l'héritage pour les enfants nés après la promulgation de la loi''.

Le rapport observe que dans ''les bidonvilles de Mamoudzou, la situation apparaissait potentiellement explosive, de nombreux jeunes étant livrés à eux-mêmes, parfois après la reconduite de leurs parents aux Comores''. Pas un mot sur les milliers des personnes morts souvent dans des conditions mystérieuses dans les eaux maoraises. Pas un mot sur les conclusions graves du naufrage d'un Kwassa-Kwassa, tirées par le rapport
de la Commission nationale de déontologie de la sécurité du 14 avril 2008 affirmant ''sans se prononcer sur les causes du naufrage, la Commission demande qu'il soit impérativement mis fin, conformément à la réglementation internationale en vigueur, à la pratique de la navigation en dérive feux éteints lors des opérations de recherche en mer des clandestins. Elle recommande instamment de ne plus recourir à des méthodes, qui aboutissent à la mise en danger d'êtres humains, notamment de femmes et d'enfants, dans des conditions susceptibles de caractériser le délit d'homicide involontaire''.

Pas plus tard que la semaine dernière, un Kwassa sombre dans les eaux maoraises, douze parmi les victimes sont enterrés dans une fosse commune
''comme des zébus'', dans une terre musulmane, de droit français. Un anniversaire macabre qui rejoint celui indigne de Hamuro, village incendié pour... se débarrasser des ses habitants.
AAA
Al-watwan, 11 décembre 2008

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans MAYOTTE
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