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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 23:08
Comores / Politique & institutions
Crise séparatiste :
Un rassemblement pour soutenir l’armée
 
Moroni, lundi 14 janvier 2008 (HZK-Presse) C’est par un canal devenu presque habituel par le n°314 de Comores Telecom qu’un rassemblement pour la libération d’Anjouan s’est tenu, hier lundi, répondant à une invitation lancée le matin et réunissant une foule nombreuse sous le hall de l’assemblée de l’île autonome de Ngazidja.
 
Pour une telle réunion, le lieu est symbolique. Il s’agit du lieu où le 6 juillet 1975, les députés des Comores, excepté les cinq élus de Mayotte qui ont quitté l’hémicycle, ont proclamé unilatéralement l’indépendance des Comores, donnant à la place qui lui fait face le nom de Place de l’Indépendance.
 
En ce lundi 14 janvier, tout le monde ou presque était là pour apporter son soutien à l’Armée nationale de développement (AND) qui se prépare à intervenir à Anjouan pour rétablir l’ordre. Car, on ne le dira jamais assez, il ne s’agit pas d’une guerre comme l’entendent certains mais plutôt d’une simple opération de rétablissement de l’ordre comme ne l’ont pas fait ou n’ont pas voulu le faire les deux régimes précédents.
 
Ce rassemblement, le deuxième de cette importance après celui du 25 novembre, a connu la participation de presque toute la classe politique venue apporter son soutien au président Sambi et à l’AND. Dans l’intervention annoncée pour rétablir l’ordre à Anjouan, faisant d’une pierre deux coups, l’ancien Premier ministre Ali Mroudjaé qui n’est pas allé de main morte pour dire son soutien à M. Sambi dira : « nous marchons la main dans la main avec M. Sambi et l’AND ; nous parlons d’Anjouan mais l’on ne peut en parler en oubliant Mayotte. Après Anjouan, il nous faudrait remettre sur la table le dossier de Mayotte ». Les applaudissements de la foule vont attirer Mirhane, dans tous ses états, sur la tribune où il est monté féliciter l’orateur quitte à s’attirer les foudres des hommes de la sécurité très peu au fait de l’état de Mirhane en pleine extase dans son ciel de liberté d’où il ne voyait qu’Anjouan libérée.
 
« L’incident » clos, l’admirateur de M. Mroudjaé lui serrera bien fort la main avant de serrer d’autres, toujours souriant, ses verres sombres bien vissés sur le visage.    
 
Avec son éloquence légendaire, Mohamed Issimaila venu à la suite de M. Nafiou, l’un de ceux qui ont souffert de plus près le séparatisme à Anjouan, expliquera le sens du meeting. « Nous sommes ici pour deux choses », a-t-il clamé. « Il s’agit d’abord, a dit l’ancien ministre de l’Education de Ngazidja, de faire peur à Mohamed Bacar et dire, ensuite, à ceux qui nous soutiennent mais qui nous embarrassent des fois, que rétablir l’ordre à Anjouan n’appartient pas à M. Sambi mais plutôt au peuple comorien ».
 
M. Issimaila dira, dans son intervention, qu’aucun Comorien, même parmi ceux qui n’aiment pas les Comores, ne saurait dire qu’Anjouan n’est pas un territoire comorien. « Ceux des Comoriens qui n’aiment pas les Comores peuvent prendre une autre nationalité. Mais notre territoire restera comorien ».
 
Quant aux nouvelles du Front, elles demeurent inquiétantes. Farid Daoud les donnera sans en oublier une : des arrestations et des déportations massives, des entrées en clandestinité, des tortures, des viols systématiques par les éléments de la FGA (la force de frappe du rebelle Bacar), des pillages des deniers publics et j’en passe. « Chaque famille anjouanaise compte au moins un prisonnier dans les geôles de Mohamed Bacar ». Précisant qu’Anjouan 1997 n’est Anjouan 2008, il dira tout le soutien de la population anjouanaise à l’AND, appelant celle-ci à ramener Mohamed Bacar et ses sbires à Moroni pour être traduits devant un tribunal populaire et répondre de leurs crimes contre l’humanité commis à Anjouan tout au long de ces dix dernières années.
 
« Le temps des discours est révolu, nous sommes maintenant à une phase d’action. Le tout politique doit être mis de coté pour laisser place à l’intérêt national. Trop de politique tue la politique ». C’est Ali Mlhaïli qui dira ainsi au tout début du meeting, invitant à chanter à l’unisson l’hymne national avec lui. Ce fut le moment fort du rassemblement. Un moment qui a fait vibrer la Place de l’Indépendance à entendre ces milliers déclamer en choeur un hymne que d’aucuns à Anjouan commencent déjà à oublier.
 
« Nous sommes venus apporter notre soutien à notre armée et surtout lui dire de ramener les trois traîtres (Bacar, Jaffar Salim et Mdjamaoué) pour être jugés. Nous sommes venus ici pour exprimer notre soutien au président Sambi et lui dire qu’il n’est pas seul dans ce combat pour la restauration de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale ».
 
Tout a été dit, lundi Place de l’Indépendance. Il reste maintenant, l’action dont l’initiative relève du seul président Sambi, chef suprême des armées, qui a désormais les mains libres pour agir. Avant que les éléments de la 5e colonne ne se mettent dans leur action, à eux : le plan B comme disent certains par dérision.
 
M. Hassani
140108/mh/hzkpresse/17h30
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commentaires

A
l'amour pour son pays son ile oh peuple Anjouanaisje pense qu'il serai lamentable de la part de certaines personnes aujourd'hui d'imaginer un seul instant que l'AND va à Anjouan pour changer l'opinions des Anjouanais sur le séparatisme ou sur l'Unionisme ce qui est éonnant aujourd'hui des intelectuelsde tou bord qui sont Comorien n'on pas trouvé une solution au problèe que Mohamed Baccar crée sur le fonctionement du gouvernement de l'Union je suis trés éoner aujourd'hui que certaines personnes qui etaient là au temps d'AZALI ou pendant la réconciliation n'on pas trouvé une solution ou n'on pas mis en garde la communeauté international des problemes qui surgiron de la nouvel constitution.ma question aujourd'hui est simple, es ce que les Anjouanais sont daccord de la situation qu'il vie actuellement es ce que Anjouan est pret à resté en arrière par raport au developpement que Sambi est en traine de mettre en place actuellement pour les Comores?Les anjouanais ne von t'il pas lui reproché aprés son mandat d'avoir laissé Anjouan à la traine?Es ce que les Ajouanais veullent ils êtres liberée du joug du tyrant de Mohamed Baccar si la majorité des Anjouanais son daccor je proposerai a ce que le Gouvernement de l'Union laisse Mohamed Baccar est sa bande continué son massacre de la population et les tortures on reparlera sdans 4 ans encore aprés le mandat de Sambice que je ne comprends pas par contre de la présidence de l'Union pourquoi parler d'une modalité d'operation anti-terroriste comme un acte de guerre ca je ne concidère cela comme une guerre ni une guerre de libération.l'opperation qui dois être mener à Anjouan est une operaion anti-tarroriste contre Mohamed Baccar et ces hommmes mais pas contre la population Anjouanaise l'opinion des anjouanais n'a rien avoir avec cela les anjouanais peuvent tous êtres separatistes comme il veullent sa ne derange persone mais un gouvernement légale issue d'un éléction libre doit voir le jour à Anjouan c'est simple je ne comprends pas l'amalgame que fait la communeauté international ou les politiciens vereux à Moroni qui n'arrete pas s'imiser sur une décision qui reste regalien du chef de l'état qui est le garant de l'unité de la nation,une opération contre des terroriste ne demande pas une décision collegiale ni un ordonance de l'ensemblé national ni decreté l'état d'urgence' au detracteur de la nation comorienne prové moi que sur la constitution ou sur les lois voter à l'ensamblé national un seul lois parle du séparatisme joué par Mohamed Baccar est ces acolites, ou une seul lois parle de situatuation de terrorisme dans les iles, aucun par contre il est dit que seul le chef de l'etat detien le droit regalien au niveau des décisions militaire car il est le chef des armés. sur cela j'appelle aux politiciens Comoriens aux intelectuels de tous bord de s'accorder une chose le séparatisme Anjouanaise est née d'une situation de frustration crée par la politique Corompu que vous aviez mis en place aujourd'hui je vous demande de vous rachettez en aidant a la libération d'Anjouan de ces pires énnemis que le reste de leur choix union ou séparatiste incombent à eux même.Et que tout Anjouanais amoureux ou nationaliste qui aime sont pays doit savoir que Mohamed Baccar, Mohamed Abdou Mmadi, Jaffar Salim, Dhoihirou,Kaabi Alyachruti n'on jamais aimé Anjouan Mohamed baccar itulisé le mot wakutuzi pour pouvoir assoire son autorité sa mafia et son système enfin de ruinnée l'il d'Anjouan que sa capture et celle de ces collaborateurs ne changerons pas les convictions politiques des Anjouanais, aidé l'AND à arrêter ces Criminels vous verrez qu'il n'yaurai pas de dégat colatéral ni pour le peuple Anjouanais ni pour ces enfants qui croient defendre la bonne cause et pourtant Mohamed Baccar les a égarréQue les wagazidja donne comme excuse pour empeché notre liberation par l'AND c'est leur Probleme,mais nous voulons de cette libération.Chere frêres Anjouan n'apartien pas Mohamed Baccar et ces sbires Anjouan Apartienent a ceux qui on des bonne idés de dévéloppement de notre île
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