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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 22:07

Ci dessous un discours très intéressant prononcé par Monsieur Said Dhoifir Bounou, le Président de l'Assemblée de l'Union le 13 octobre dernier lors de l'ouverture de la séssion parlementaire ordinaire.

 

 

UNION DES COMORES

Unité -  Solidarité – Développement
             ASSEMBLEE DE L'UNION                                                                                   

 

               

     

 

Discours d’ouverture de la session Parlementaire Ordinaire d’octobre 2008 prononcé le lundi 13 octobre 2008 par son Excellence le Président de l’Assemblée de l’Union Monsieur SAÏD DHOIFIR Bounou,

--------------------

 

- Madame et Messieurs les membres du Gouvernement ;

- Madame, Messieurs les Représentants du Corps Diplomatique et des  

  organismes Internationaux ;

- Mes chers Collègues députés;

-  Distingués invités, Honorable Assistance,

 

Assalam  Anlaikoum,

 

            Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir bien voulu prendre part à cette séance solennelle d’ouverture de la 2ème session parlementaire ordinaire de l’année 2008.

 

Cette session budgétaire débute dans un contexte national et international mouvementé et riche en évènements.

 

Sur le plan international, la crise immobilière qui a éclaté aux Etats-Unis s’est transformée en crise financière très sérieuse et  nous assistons à des ratés du système bancaire mondial consécutifs à la faillite du système bancaire américain, et toutes les mesures essayées jusqu’à ce jour n’ont réussi ni à stabiliser le phénomène, ni à le rendre contrôlable ou clairement prévisible. Si jusqu'à ce jour l’Afrique est relativement épargnée, la crise n’est pas encore maîtrisée et ses conséquences restent encore largement ignorées.

 

Du coté de la Russie les événements récents en Georgie ont agité le spectre de la guerre froide. Mieux encore, ils ont révélé la philosophie de deux poids deux mesures de certaines puissances qui exigent l’application des règles internationales qui préservent l’intégrité territoriale de la Géorgie, et dénient aux Comores ce même droit en ce qui concerne Mayotte. Doit on comprendre qu’il existe deux « droits des peuples à disposer d’eux-mêmes » l’un applicable en Géorgie pour ce qui est de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie et l’autre nul et non avenu aux Comores s’agissant du cas de Mayotte?

En Afghanistan, au Pakistan et en Irak, la lutte de la communauté internationale contre le terrorisme, connait de jour en jour des rebondissements dramatiques qui ne laissent pas présager une fin prochaine de ces conflits, malheureusement.

 

Un bonne nouvelle cependant : en République Populaire de Chine après la brillante organisation des Jeux Olympiques 2008 on assiste à l’ entrée de ce pays dans le club restreint et prestigieux des puissances spatiales en réussissant son premier vol habité vers l’espace avec sortie du spationaute ; nous saluons cet exploit.

 

Sur le continent africain, malgré quelques percées de la démocratie dans certains pays, à l’instar de l’Angola qui vient de connaître ses premières élections  depuis l’indépendance, la majorité des pays continuent à connaître une instabilité chronique due à des guerres civiles, des dictatures politiques souvent violentes, des économies exsangues à cause de la corruption et du pillage plus ou moins organisé par les  grandes multinationales et les pouvoirs en place.

 

 Toujours au niveau du continent africain une forme nouvelle de banditisme organisé a fait son apparition avec la piraterie maritime qu’on croyait appartenir à l’histoire et qui fait peser une grande menace sur la paix et  la sécurité dans la région du nord-ouest de l’Océan Indien.

        

On y assiste toutefois à une éclaircie prometteuse que nous saluons au passage : c’est la réconciliation entre le Cameroun et le Nigeria, après le règlement du conflit frontalier qui les opposait sur la presqu’île de Bakassi.

 

Les Comores s’inscrivent en bonne place sur le registre de ces pays qui subissent de plein fouet les effets pervers de ce vaste mouvement de déstabilisation tous azimuts aggravé par une profonde crise alimentaire mondiale qui risque d’être de longue durée.

 

Sur le plan économique, nous assistons à une véritable paralysie du pays due au départ, au non renouvellement du contrat de  livraison d’hydrocarbures  avec la société française TOTAL.

 

Le gouvernement rejette le terme de rupture de contrat et parle de fin de contrat. Soit. On peut cependant déplorer l’imprévoyance du gouvernement qui n’a pas pensé à la période de soudure entre la fin du contrat avec TOTAL et l’entrée en vigueur d’un nouveau contrat avec un autre fournisseur.

 

On peut  supposer  au vu de  l’enthousiasme du gouvernement  vis-à-vis d’une licence d’importation du brut obtenue ou promise auprès du gouvernement iranien, qu’il s’est laissé emporté et n’a pas prévu les conséquences immédiates du non renouvellement du contrat avec son ancien partenaire.

 

En outre, la nouvelle convention signée entre le gouvernement et Metro petroleum de Kenya, sensée instaurer la régularité dans les livraisons de carburant pour une période minimum de 6 mois, n’a hélas aucun impact positif sur les pénuries de carburant qui alternent : Quand il y a de l’essence il n’y a pas de gasoil. Quand il y a  du gasoil  il y a pas d’essence et quand il y’a les deux, c’est le pétrole lampant qui manque.

 

Cette situation qui perdure a fait des Comores le pays du Dépannage, ce qui est très préjudiciable à l’économie et entraîne une hausse vertigineuse des prix des denrées de consommation courante.

 

Ajoutée aux arriérés de salaires dont le nombre de mois échappe même au Président de l’Union, cette hausse de prix grève dangereusement les revenus de la population en général et des fonctionnaires en particulier, notamment pendant le mois sacré du ramadan qui vient à peine de s’achever, mois de grosses dépenses par excellence.

 

 Un événement économique déstabilisateur plus récent celui la, est la baisse des taux forfaitaires de dédouanement des conteneurs sur la simple  initiative du directeur général des douanes qui a fait fi de la loi des finances 2008  et  certainement par la même occasion, de l’Assemblée de l’Union qui l’a votée.

 

Je  crois même qu’il y a lieu de se demander  à quoi bon de voter des lois si un simple fonctionnaire peut marcher dessus sans que cela prête à conséquence ?

 

Sur le plan des relations entre les institutions, nous assistons depuis plusieurs mois à des attaques en règle contre les institutions de la république (Union et îles autonomes confondues) de la part du Président de l’Union.

 

Tantôt c’est le pouvoir judiciaire dont les magistrats sont accusés d’être « des mercenaires », tantôt ce sont les Présidents des îles qui sont accusés de freiner le développement du pays.

 

Les fonctionnaires quant à eux sont accusés d’être des gens improductifs, budgétivores, qui ne font que  « bouffer » le budget eux seuls, au détriment des autres catégories sociales.

 

La déstabilisation de la cour constitutionnelle dont le Président et certains membres furent changés entre les deux tours de l’élection du Président de l’île autonome d’Anjouan pour des raisons électoralistes partisanes, n’est pas pour rassurer les Comoriens  quant à la volonté de bonne gouvernance affichée par le chef de l’Etat.

 

Dans ce concert d’invectives frisant l’insulte contre les institutions, le morceau choisi est constitué par la haine vouée à l’Assemblée de l’Union, institution sensée contrôler l’action du gouvernement au nom du peuple mais qui ne peut pas le faire parce qu’on la prive des moyens de le faire.

 

Non seulement comme cela est clair pour tout un chacun le gouvernement essaie de paralyser l’Assemblée par strangulation financière et matérielle, mais encore le Président de la République l’accuse de ne pas faire son travail et de toucher des salaires indus.

 

Le comble de cette attaque haineuse contre l’Assemblée de l’Union est le fait que le Président de l’Union ait déclaré dans son discours de l’ide el fitr que durant la session d’octobre 2007, l’Assemblée n’a voté qu’une seule loi, la loi des finances.

 

Cette bourde du Président montre à quel point il est mal servi par ceux qui sont en charge de l’informer sur les affaires parlementaires ou peut être à quel point il ne leur prête qu’une oreille distraite.

 

Pour rappel et rectification voici la liste des lois examinées et adoptées par l’Assemblée de l’Union des Comores  durant la session d’octobre 2007 :

 

1.     Loi organique N°07-009/AU bis déterminant les conditions et les modalités de l’élection des Députés de l’Assemblée de l’Union et de son Président, le régime des inéligibilités et des incompatibilités adoptée le  7/12/07,

 

2.     Délibération N°08-001/AU portant élection des membres du Bureau de l’Assemblée de l’Union adoptée le 15/01/08,

 

3.     Loi N°08-002/AU portant loi des Finances Exercice 2008 adoptée le 15/01/08,

 

4.     Loi N°08-003/AU autorisant le Président de l’Union à ratifier le protocole de KYOTO à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques adoptée le 16 janvier 2008,

 

5.     Loi N°08-004/AU autorisant le Président de l’Union à ratifier le Protocole fixant la date et la durée de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre le Gouvernement de l’Union des Comores et la communauté Economique Européenne adoptée le 12/01/08,

 

6.     Loi N°08-005/AU portant Code de l’Aviation Civile de l’Union des Comores adoptée le 16/01/08,

 

7.     Loi N°08-006/AU portant statut du personnel parlementaire en Union des Comores adoptée le 12/01/08,

 

8.     Loi  N°08-007/AU relative aux technologies de l’information et de la communication (TIC) adoptée le 15/01/08,

 

9.     Loi N°08- 008/AU autorisant  le Président de l’Union à ratifier la Convention relative à l’article 83 bis de l’Aviation Civile internationale adoptée le 16 janvier 2008.

 

La même erreur le Président de la République l’a faite sur le décompte des lois votées à la session d’Avril de cette année.

 

         C’est l’occasion de rappeler à Monsieur le Président que conformément à la constitution en vigueur dans ce pays et qui n’est pas encore modifiée, l’initiative des lois appartient concurremment aux députés et au gouvernement et qu’une fois le texte adopté, il dévient simplement une loi et s’impose à tous, qu’il ait été initialement déposé sous forme de projet ou de proposition.

 

         Ceux qui sont intéressés à mieux comprendre la position de Monsieur le Président SAMBI face aux institutions républicaines, peuvent réécouter son interview réalisée à R.F.I quant il était encore candidat aux élections présidentielles de 2006, dans une émission intitulée le Grand reportage, et ils entendront ceci : « toutes ces institutions, parlement et autres, ne sont que des inventions sataniques. Seules les lois divines sont universelles et éternelles  et je suis convaincu que le drapeau de l’islam finira par flotter sur le monde entier »   « sans commentaire ». (...)

Pour lire la suite du discours cliquez ICI

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 09:53

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, lundi 13 octobre 2008 (HZK-Presse) – La Confédération des travailleurs comoriens (CTC) a tenu à Moroni du 11 au 12 octobre dernier son congrès statutaire, abrité et parrainé par l’Université des Comores dans ses locaux de l’IFERE. Près de 14 organisations syndicales affiliées ont participé aux travaux. Des délégués de la CGT (France métropolitaine) et ses relais de la Réunion et Mayotte ont participé à titre d’observateurs aux assises, apportant ainsi leur expérience dans le domaine syndical. Au terme des travaux marqués par « des débats profonds et sérieux », l’ancien secrétaire général M. Ibouroi Ali Tabibou a été reconduit à son poste pour un nouveau mandat de trois ans.

 

« Syndiquer les travailleurs, c’est mieux les défendre » tel est un des slogans retenus pour ce premier congrès statutaire de la CTC. Ayant concentré ses travaux sur la réforme de ses textes (statuts et règlement intérieur), le congrès avait pour objectif de jeter les bases d’une refondation du mouvement syndical comorien, évoluant vers « un syndicalisme de proximité » afin de renouer avec la confiance des travailleurs, aussi bien ceux qui exercent dans le secteur public que les salariés du privé.

 

C’est d’ailleurs l’une des motivations du bureau sortant à placer le congrès sous la bannière « se syndiquer c’est mieux se défendre ». Le secrétaire général sortant a dans son discours d’ouverture des travaux appelé les congressistes à « se serrer les coudes », en invitant les travailleurs du secteur privé et de l’informel à rejoindre les rangs du mouvement syndical pour mieux défendre leur droits et faire face au patronat et aux pouvoirs publics, en matière de respect des normes internationales du travail. Et le leader syndical d’appeler à poursuivre la lutte « pour un travail décent » et l’Etat de droit aux Comores.

 

Dans son rapport, Ibouroi Ali Tabibou dira que la Ctc née dans une période dominée par la crise séparatiste (avril 2005) a pu imposer sa stratégie en répartissant les postes de son bureau national sur toute l’étendue du territoire national. Son organisation a su aussi, au fil des mois, « nouer des relations avec les mouvements syndicaux de la région », notamment la CGTR de l’île de la Réunion, la CGT-Mayotte et d’autres mouvements de Madagascar et Maurice.

 

Naturellement avec le concours des cadres du Bureau International du travail (BIT) et de la CGTR, le congrès constitutif d’avril 2005 a été sauvé. Autant dire que le passage de l’Usatc [Union des syndicats autonomes des travailleurs comoriens] à la Ctc a été « un exercice difficile et de longue haleine », témoignera M. Ivan Hoareau secrétaire général de la CGT- Réunion qui, pour la deuxième fois participe aux travaux de la Ctc.

 

Depuis, de nouvelles pistes ont été exploitées par le bureau national sortant en élargissant son champ d’intervention, en sensibilisant les travailleurs sur l’intérêt de s’organiser en syndicats et associations professionnelles, pour mieux défendre leurs droits. Des syndicats sont nés à partir de cette initiative, tel que le syndicat des dockers aux ports de Moroni et Mutsamudu. D’autres se sont renforcés sur le plan organisationnel, de par les formations dispensées par la Ctc avec l’appui du Bit.

 

Le bilan du bureau sortant a été bien apprécié par les congressistes qui commencent à ressentir l’impact de ce regain du syndicalisme, et à bénéficier des échanges d’expériences, à travers la collaboration et le soutien mutuel des organisations syndicales partenaires de la Ctc qui continuent d’apporter leur contribution au mouvement. L’adhésion de la Ctc en janvier dernier à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) a donné le quitus à Ibouroi A. Tabibou, leader syndical incontesté sur l’échiquier national, après deux décennies de militantisme d’abord au service du corps enseignant dont il est issus, et ensuite de l’ensemble des travailleurs de son pays.

 

« Forte du soutien et de la solidarité syndicale, la Ctc est fière d’avoir pris part à des grands chantiers nationaux dans la mise en place de nombreuses institutions », a laissé entendre le leader syndical. Elle a par conséquent stigmatisé et combattu le séparatisme, saluant au passage l’intervention militaire à Anjouan, qui a permis le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Il a rappelé la répression qui avait frappé les militants syndicaux dans cette île et auxquels il rend hommage.

 

M. Ibouroi évoque les difficultés internes liées au désistement de certains membres du bureau, ou aux moyens de fonctionnement. Mais face à cette expérience difficile, Ali Tabibou endosse son maillot de numéro 1 de la Ctc, presque plébiscité par ses camardes congressistes pour un second mandat.

 

Interrogé par la Gazette des Comores, le leader syndical estime que conformément aux objectifs du congrès, « la Ctc doit se doter des structures qui lui permettront de conquérir le secteur privé et informel ». Le nouveau bureau national saura-t-il relever le défi ?

 

A. Nabahane

131008/an/hzkpresse/6h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans SYNDICATS
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 09:00

Ci-dessous le communique du GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) diffusé ce jour (14 octobre 2008) concernant l'attitude du délégué de l'Union des Comores à la 4eme commission de l'ONU



COMMUNICATION

 
Pendant que Rock Wamytan, le représentant kanak du FLNKS de Nouvelle Calédonie, à la 4ème Commission de l'ONU, fustige dans son intervention, "l'occupation illégale par la France de l'île comorienne de Mayotte", la délégation comorienne venue comme à son habitude, faire de la figuration, en évitant, selon la formule consacrée "tout ce qui fâche", se contente piteusement de féliciter le représentant Kanak, en lui demandant une copie de son discours 
 
C'est là une illustration éloquente, pour ceux qui doutent encore de la mauvaise foi et du grossier double langage de la clique de Sambi, sur le contentieux franco-comorien relatif au problème de Mayotte.
 
Pendant que les représentant des pays occupés et colonisés profitent de cette tribune exceptionnelle pour affûter leurs armes et faire entendre à la communauté internationale leurs revendications ô combien légitimes, notre représentant, Housseine Said Mohamed, utilise son précieux temps de parole et en passant l'argent du contribuable comorien, pour venir faire de la diversion, en parlant de tout, sauf de "l'occupation illégale par la France, de l'île comorienne de Mayotte" et encore moins de la prochaine départementalisation de Mayotte, comme l'atteste cet extrait de document :

 
   
 
10/10/2008
  Assemblée générale
CPSD/400

________________________________

Département de l'information • Service des informations et des accréditations • New York
 
Quatrième Commission
6e séance – après-midi
 
LA COMMISSION DESQUESTIONS POLITIQUES SPÉCIALES ET DE LA DÉCOLONISATION ENTEND LES POINTS DE VUE DIVERGENTS DU MAROC ET DE L’ALGÉRIE SUR LE SAHARA OCCIDENTAL
 
La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) a poursuivi son débat général cet après-midi au cours d'une réunion qui a permis au Maroc et à l'Algérie de faire entendre leurs points de vue, fortement divergents, sur la question du Sahara occidental. 
 
 
M. SAID MOHAMED OUSSEIN (l'Union des Comores) a rappelé devant la Quatrième Commission qu'au cours des 30 dernières années, l'Afrique a souffert et continue encore de souffrir.  Il a expliqué, au nom de l'Union des Comores, que l'Afrique a désormais besoin de stabilité, de paix et de sécurité.  Les guerres, les conflits et le sous-développement entravent les efforts de construction d'une Afrique unie, forte et solidaire, a-t-il déploré.  Il a poursuivi son propos en mettant en avant la situation qui prévaut au Sahara occidental où les armes et l'intransigeance devraient aujourd'hui laisser la place aux négociations.  Il a félicité le Maroc pour les efforts entrepris.  Ces efforts ont été jugés « sérieux et crédibles » par le Conseil de sécurité; ils permettront de trouver une solution politique négociée au différend sur le Sahara, a estimé M. Oussein.  
  
  
Ce qui prouve une fois de plus, que les discours de Sambi ne sont que de la poudre aux yeux, sans aucune consistance, comme l'a laissé entendre Yves Jégo lorsqu'il assure, que lors de sa rencontre avec Ahmed Abdallah Sambi en mai dernier, « jamais nous n'avons évoqué le statut de Mayotte en 2h30 de discussions ». « C'est une querelle qui est presque derrière nous », a-t-il conclu.
.
Ce qui est irréfutable, c'est que la diplomatie comorienne applique fidèlement et au pied de la lettre, la politique française aux Comores, au détriment des intérêts comoriens. Et ce, en sacrifiant sur l'autel de la politique de mendicité et de vassalité, la souveraineté et l'intégrité des Comores qui ne sont pourtant, ni cessibles, ni négociables.
 
Pour le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) <gritac_2000@yahoo.fr>

Said Hassane Jaffar

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 08:32

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, vendredi 10 octobre 2008 (HZK-Presse) – Nouvellement installé au Centre hospitalier national (CHN) d’El-Maarouf, Dr Abbas Ben Ahmed est un praticien chirurgien spécialiste pour les interventions au niveau du crâne autrement dit « neurotromatologie », dans le jargon médical.

 

Lundi 06 octobre dernier, le chirurgien a fait ses preuves pour la deuxième fois successive depuis son arrivée, sur un enfant de cinq ans victime d’une fracturé de la boite crânienne. L’enfant ayant retrouvé ses sens et son souffle peut espérer des jours heureux.

 

En dépit de ses compétences confirmées dans le domaine, Dr Abbas est opérationnel dans les services des urgences mais avec un statut de vacataire en attendant la régularisation de son statut. Le plus valu de ce chirurgien consiste à agir notamment sur l’une des pathologies rarement méconnue aux Comores à savoir l’hydrocéphalie et la trigonocéphale dont les symptômes inquiètent le commun des mortels : des crânes excessivement grandes… appelés à subir « un drainage externe ».

 

D’ores et déjà, un jeune patient de 9 ans vient d’être admis aux services du chirurgien en subissant un drainage au niveau du crâne. Pour le spécialiste ces pathologies sont traitées à partir d’un système consistant à la fois en une étude minutieuse du système nerveux du patient (la neurologie) mais surtout d’un matériel sophistiqué répondant aux normes hospitalières admises.

 

Pour répondre à la demande dont 4 cas présentés dans ses services, l’assistante technique de la coopération française, Dr Maroussia Daolio, une praticienne anesthésiste qui joue également le rôle de conseiller assistante du médecin chef des services des urgences à El-Maarouf agit actuellement en vue de faire intervenir un second neurochirurgien, sollicité auprès de son centre hospitalier d’origine à Grenoble en France, afin d’accompagner le Dr Abbas Ben Ahmed pour traiter ensemble ces cas.

 

C’est ainsi que le chirurgien comorien entend sous peu sillonner le territoire national pour recenser les cas semblables qui auparavant ne pouvaient bénéficier d’aucun traitement adapté. Des malades souvent abandonnés à leur triste sort.

 

Interrogé par La Gazette des Comores sur les raisons de son choix de ne pas s’installer à son propre compte en ouvrant sa clinique privée comme nombre de ses confrères chirurgiens, Dr Abbas Ben Ahmed estime que sa discipline « nécessite un plateau sanitaire bien adapté aux normes hospitalières, ce qui suppose un investissement lourd et coûteux ». Mieux encore, notre praticien semble donner la priorité au secteur public, en pensant surtout aux nombreux patients qui n’ont pas les moyens de prendre en charge ces types d’interventions lourdes.

 

A en croire Dr Daolio, anesthésiste, « la voie du succès est assurée pour traiter ces pathologies ». A titre de témoignage, le médecin chef des services des urgences, Dr Djabir Ibrahim, se félicite de l’appui de la coopération française en matière d’assistance technique, contribuant à l’amélioration de la qualité des services des urgences. Pour le médecin chef, le département s’organise et se renforce notamment avec le renouvellement du « staff » sous la supervision du Dr Daolio.

 

L’aménagement des urgences par le déploiement d’une équipe de huit médecins donne à croire que l’apport de la coopération française en matière d’appui à la formation et à l’organisation des services des urgences pourrait assurer une pérennisation au-delà de la période contractuelle de l’assistante technique mise à la disposition du centre hospitalier.

 

A. Nabahane

101008/an/hzkpresse/6h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans SANTE
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 12:41

"Le coeur d'un citoyen ne peut pas battre pour cinq drapeaux"

Il est inconcevable qu’il y ait tant de drapeaux dans un pays. Il ne doit y avoir qu’un seul parce que le coeur d’un citoyen ne peut pas battre pour cinq. Nous devrions adopter ces principes que le monde entier adopte dans chaque pays qui se veut libre et moderne.


Au mois de décembre prochain, la constitution régissant la nouvelle architecture institutionnelle des Comores aura 8 ans. Croyez-vous qu’il y a vraiment une urgence de revoir cette loi fondamentale de l’Union?

L’urgence s’impose dès que nous avons passé plus de dix ans à marquer le pas à cause de cette configuration qui, tout compte fait, n’est pas adaptée à nos réalités. C’est une loi fondamentale qui est lourde, indigeste, difficile à appliquer, onéreuse et génératrice de conflits. Voilà plus de dix ans que les autorités des îles ainsi que le président de la République passent tout leur temps à se quereller pour des choses que du reste et tout compte fait appartiennent à l’Etat. Tout le monde doit comprendre que celui qui détient la légitimité dans ce pays c’est le président de la République et la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par la voie du référendum ou de ses élus. Je pense que la démarche entreprise par le président de la République est tout à fait citoyenne dans la mesure où il invite tous les responsables, toutes les institutions autour d’une table pour voir ce qui ne va pas et ce qui va dans cette configuration. Mais le président ne veut pas changer de constitution, il propose la révision de certaines de ses dispositions qui font que le pays n’avance pas.

Quels sont les domaines qui, selon vous, nécessitent des aménagements profonds?

Tout le monde doit comprendre qu’il ne peut y avoir qu’un seul président de la République. J’aurai aimé que les présidents des îles portent la dénomination de ‘‘gouverneurs’’ des îles et qu’ils soient entourés, par exemple, par des ‘‘commissaires’’ qui ne dépasseraient pas quatre, parce qu’aujourd’hui il y a trop de ministres autour de chaque présidence d’une île. J’aurai souhaité aussi que le président de la République puisse dissoudre l’assemblée nationale et qu’il puisse avoir une majorité qui fasse la même politique que lui parce qu’il ne faut pas oublier qu’il est élu au suffrage direct par le peuple comorien d’une manière incontestée et incontestable. Mais, en retour, que l’assemblée nationale puisse contrôler l’action du gouvernement et qui ait la possibilité de renverser le gouvernement s’il ne répond pas aux aspirations des élus qui, eux aussi, représentent les électeurs.

Ce sont là quelques principes fondamentaux, puis il y a des principes régaliens que chaque citoyen, qui se veut démocrate ou bien républicain doit, respecter. On doit du respect au chef de l’Etat parce qu’à travers lui c’est la Nation que l’on respecte. Il y a, ensuite le drapeau : il est inconcevable qu’il y ait tant de drapeaux dans ce pays. Il doit y avoir un seul parce que le cœur d’un citoyen ne peut pas battre pour deux. Ensuite, l’hymne national. Nous devrions adopter ces principes que le monde entier adopte dans chaque pays qui se veut libre et moderne.

Je souscris entièrement à cette volonté du président de la République de réviser cette constitution et je serais parmi ceux qui proposeront des idées pour que cette constitution soit allégée pour que nous puissions enfin avoir des interlocuteurs au niveau de la communauté internationale qui aujourd’hui, heureusement, reconnaît que cette constitution est inapplicable. Tous les consultants des organisations internationales, qui viennent ici, se perdent parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser, parce que chaque président d’une île se prend pour un chef d’Etat.

Pourquoi avoir attendu sept ans pour faire le constat d’un dysfonctionnement des institutions de la République?


Au temps du président Azali le constat a été fait par tout le monde mais à l’époque si réellement on voulait réviser je suis sûr les Anjouanais auraient quitté le giron naturel auquel ils appartiennent d’une manière naturelle. Ça aurait été encore un deuxième problème après celui entre la France et les Comores, c’est à dire le problème de Maore.

Est-ce vraiment le côté budgétivore des institutions ou les conflits de compétences entre les entités qui posent problème?

Je pense que c’est les deux. Comment dans une petite nation de 700 000 habitants (Maore compris) on peut se permettre d’avoir quatre présidents, quatre exécutifs, quatre parlements sans parler de ceux qui tournent autour de ces responsables. Où pouvons-nous puiser cet argent pour payer toutes ces instances? Et puis ces conflits de compétences. On doit, certes, comprendre que la vocation de cet archipel est fédérale, mais on doit aussi reconnaître que l’on ne peut pas évoluer dans cette confusion. Prenons l’exemple des sociétés d’Etat. Quand on parle d’une société d’Etat, c’est une société de l’Etat. Et qui représente l’Etat? C’est le chef de l’Etat. Donc ces ‘‘gouverneurs’’ doivent comprendre qu’ils sont là pour compléter la Nation et non pour rivaliser avec un chef de l’Etat élu par l’ensemble de la Nation.

J’estime que les conflits de compétences n’ont pas lieu d’être surtout que ce sont des choses qui peuvent se résoudre à travers des négociations.

Certains craignent la fin de la présidence tournante...

Je suis persuadé que si nous arrivons vraiment à toiletter cette constitution chaque citoyen pourra demain être candidat. Cependant, je pense que la ‘‘Tournante’’ doit tourner, elle ira à Mohéli. Mais, je pense qu’en 2014 il va falloir vraiment faire en sorte que cette constitution puisse permettre à tout Mohélien, Maorais, Anjouanais ou un Grand-comorien qui veut être candidat à la présidence de la République de pouvoir le faire sans avoir à attendre de ‘‘tour’’ particulier.

Justement, selon la constitution, le mécanisme de la présidence tournante et celui de l’autonomie des îles ne peuvent pas être mis en cause. Pourtant certains politiques prêtent au chef de l’Etat l’intention de vouloir mettre fin à ces principes.

Ce sont des on-dit. La Tournante va tourner. Le chef de l’Etat le dit, il n’y a pas lieu de mettre en cause sa bonne foi. Attendons 2010. Non, il ne peut pas faire ça parce que le tour de Mohéli est là et on doit respecter cela. Moi, je constate tout simplement aujourd’hui que cette constitution est onéreuse et génératrice de querelles intestines. Nous passons notre temps à nous chamailler alors que l’essentiel c’est la question des routes, de l’agriculture, de la pêche, de la scolarité des enfants, de la santé.

Beaucoup pensent qu’il serait mieux de revenir à la constitution de 1978. Etes-vous de cet avis, vous qui avez servi la République sous cette constitution?

C’est une constitution qui est bien adaptée aux réalités de notre archipel. Mais bien sûr que nous allons la toiletter parce qu’il y a d’autres réalités aujourd’hui. Nous sommes au troisième millénaire. Les mentalités ont évolué, mais les assises sont bonnes. Je pense que c’est une bonne constitution qui va préserver la diversité des îles et l’unité de l’archipel. Je suis d’avis qu’on parte de cette base.

Le mot de la fin?

Je demande à tous mes compatriotes surtout aux hommes politiques qu’ils pensent à ce pays, qu’ils pensent que le monde ne peut pas passer tout son temps à écouter nos querelles qui n’ont rien à voir avec les réalités du pays.

Nous devrions nous mettre autour d’une table, enterrer la hache de guerre pour, enfin pondre quelque chose qui soit acceptable par tous les Comoriens pour que ce pays puisse enfin décoller, pour que la communauté internationale et les personnes qui veulent investir puissent avoir des interlocuteurs. Les Comores n’ont jamais été divisées, c’est un même archipel. Nous avons été divisés en quatre par nature, par la mer, mais nous sommes un même peuple parlant la même langue, partageant la même culture, pratiquant la même religion.

Propos recueillis par M. Soilihi Ahmed


SOURCE : AL WATWAN.NET 10/10/2008 

 

 

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:44

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, jeudi 09 octobre 2008 (HZK-Presse)A l’heure actuelle, où une crise alimentaire sévit un peu partout dans le monde, les agriculteurs des trois îles, qui viennent de se constituer en fédération, tentent de lutter contre l’importation massive et la flambée des prix des produits alimentaires.

 

Ce matin, a eu lieu au Palais du peuple de Moroni, le congrès constitutif de la Fédération Nationale des Agriculteurs Comoriens (FNAC), qui tentera de réorganiser le corps syndical et professionnel des agriculteurs, afin de mieux contribuer à la promotion économique du pays, en présence du Président Sambi et de son gouvernement.

 

« L'agriculture est à la fois source alimentaire et de revenus des pauvres, comptant 40% du PIB et 90% des recettes d'exportation », a annoncé le délégué mohélien, Halifa Said, également vice président de la FNAC.

 

Se demandant pourquoi les gens ne s'intéressent pas à l'agriculture, le vice président a appelé les professionnels agricoles à « se serrer les coudes et faire une politique de partenariat avec l'administration ».

 

Dans sa déclaration le président de l'Union, a promis de « déployer tous les efforts nécessaires pour valoriser le métier d'agriculteur et à contribuer à l'amélioration de leurs revenus », tout en rappelant le potentiel végétal et animale de notre écosystème, jusqu'ici non exploité.

 

« Que ceux qui ont les terres les exploitent, car l'Etat n'a pas les ressources de fournir un emploi à tout le monde », a répété maintes fois le président Sambi, ajoutant que « les hommes riches de la planète ne sont pas des fonctionnaires, mais des gens qui vendent ce qu'ils ont produit ».

 

La FNAC, regroupant l'ensemble des associations, syndicats, et tous ceux qui œuvrent pour le développement et la promotion du métier d'agriculteur, se fixe comme objectifs, « de valoriser le métier d'agriculteur et d'éleveurs, défendre leurs intérêts et améliorer leurs revenus, et bien évidement, augmenter la production », selon le président du mouvement fédérateur, Docteur Kassim.

 

Les observateurs auront constaté que la création de la FNAC intervient à la suite d’une scission au sein de la première organisation professionnelle du secteur agricole, le Syndicat nationale des agriculteurs comoriens (SNAC).

 

Al-Hamdi Abdillah

091008/aah/hzkpresse/12h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans SYNDICATS
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:37

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

  

Moroni, mercredi 08 octobre 2008 (HZK-Presse) – Annoncé depuis plusieurs mois, le projet de troisième marché de la capitale est enfin devenu réalité. C’est en présence du chef de l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja qu’a été inaugurée, dans la matinée de ce mercredi, cette infrastructure encore inachevée mais vouée à être opérationnelle, située à l’intérieur des anciens magasins Grimaldi, non loin de la Banque centrale et de Comores Télécom.

 

Comme prévu, les petits commerçants du secteur informel ont désormais leur propre zone de vente. Cette initiative, vise à « désengorger les axes de la capitale, et à améliorer la circulation des piétons et des automobilistes », selon le maire de Moroni, Said Ahmed Said Ali. Dans son discours de bienvenue adressé aux propriétaires du nouveau marché, le maire n’a pas oublié d’appeler la police à « plus de contrôle des prix dans les marchés de la capitale, où chacun profite de la flambée des prix du carburant pour vendre ses produits à des prix ahurissants».

 

C’est en effet l’essai du « shindo sha ramadan », spécialement aménagé au stade Baumer, durant le mois sacré du jeûne, qui a permis l’ouverture ce troisième marché public, qui « servira à formaliser l’informel souvent accusé de miner l’économie de l’île et du pays », a déclaré le président de la chambre du commerce de Ngazidja, Fahmy Thabit, qui d’ailleurs s’est dit « engagé à soutenir tout projet visant à développer l’économie et le pays ».

 

Initié par la Chambre de commerce, soutenu par la commune de Moroni, ce projet n’aurait cependant pas vu le jour sans le financement du gouvernement de l’île. Au nom des commerçants du secteur informel, Madame Karidoudja a vivement remercié ce dernier pour ses efforts et d’avoir « respecté ses engagements ».

 

A son tour, le président de l’île de Ngazidja, Mohamed Abdoulwahabi, a appelé l’ensemble des petits commerçants et autres vendeurs à la sauvette, qu’ils soient « grands-comoriens, anjouanais, mohéliens ou malgache, à plus de respect aux formalités et conditions requises à l’exercice de toute activité commerciale ».

 

Dans son dernier mot, le patron de l’île a émis le souhait de voir « se décentraliser ce genre de petit commerce dans les autres localités, à l’exemple des services de l’administration fiscale de l’île » qui viennent d’ouvrir trois sous centres de la Direction générale des impôts au niveau des préfectures de Mitsamiouli, Mbéni et Foumbouni.

 

Alhamdi Abdillah

081008/aa/hzkpresse/15h00

 

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans NGAZIDJA - GRANDE COMORES
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 09:23

 

 
SOURCE : MALANGO. Mardi 7 octobre 2008 11:41:10

Plusieurs ex-gendarmes du colonel Bacar ont quitté la base aérienne 181 de Gillot vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 octobre, où ils était gardés depuis leur arrivée sur l'île, le 27 mars. *
 

Selon le Journal de l'île de la Réunion (édition du 7 octobre), "les "libérations" se sont succédé durant le week-end avec trois nouvelles sorties samedi [et quatre autres dimanche]", en plus des deux premières vendredi. Les derniers ex-gendarmes devaient quitté la base lundi.

Mais, la préfecture a aussi décidé de prendre ses précautions, indique le quotidien. "Non seulement les 18 hommes ont dû donner de sérieuses garanties sur les personnes qui devaient les héberger mais ils doivent aussi aller "pointer" deux fois par semaine à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche de leur lieu de résidence comme lors d’un véritable contrôle judiciaire. S’ils doivent pour une raison ou une autre quitter leur commune de résidence, ils doivent le signaler aux forces de l’ordre."

La préfecture a toutefois décidé de leur accorder une carte leur permettant d’avoir accès à des soins mais aussi un document leur permettant de faire valoir leur identité s’ils subissent un contrôle d’identité. Ce document n’est pas pour autant un titre de séjour. Il ne leur permet ni de travailler ni de bénéficier des minima sociaux.

Christine Louis-Quéré, présidente de la ligue citoyenne interrogée par le JIR, a dénoncé cette situation : "Ils se retrouvent sans travail, sans argent avec l’impossibilité pour eux de pouvoir vivre une vie normale à la Réunion".

L'avocate des ex-gendarmes, Me Marie Briot, s'est également indiqné : "Pour ceux qui ont de la famille à la Réunion, cela peut aller, mais pour les autres, je ne vois pas comment cela pourra être tenable pour eux à long terme", affirme l’avocate.

(avec le Journal de l'île de la Réunion)

*voir l'article déjà publié le 19 septembre 2008 en cliquant ICI

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Mariama HALIDI MALANGO - dans ARMEE
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 22:15

 

 

APA-Moroni (Comores) La Direction Nationale de la Documentation et de la Protection de l’Etat (DNDPE), qui fait office, aux Comores, de Renseignements Généraux, a démanté une filière d’immigration clandestine impliquant de nombreux étrangers de diverses nationalités, notamment de Sri-lankais, de Malais ou encore de Singapouriens, a appris APA mercredi à Moroni.

Quatre Sri-lankais viennent d’être arrêtés cette semaine au Kenya et à Mayotte puis refoulés à Moroni pour avoir tenté d’entrer frauduleusement en Europe en utilisant de faux documents d’identité.


Ils avaient auparavant réussi à tromper la vigilance des autorités de la PAF (Police de l’Air et de frontières) des Comores avant d’être appréhendés.

«Ces Sri-lankais sont entrés légalement aux Comores et ont essayé de repartir avec de faux passeports en se faisant passer pour des ressortissants de la Communauté Européenne », a expliqué à APA le commissaire Mfoihaya Mohamed, patron de la DNDPE.


Selon lui, les premières enquêtes font état de complicités comoriennes, notamment celle d’un dénommé Hassane Taoufik, un Comoro-djiboutien qui dispose d’un bureau de change ayant pignon sur rue à Moroni.

«Pour l’image des Comores à l’extérieur, nous n’allons jamais tolérer ce genre de pratiques. Notre pays n’est pas une passoire où les trafiquants de tous ordres pourront facilement transiter pour entrer illégalement en Europe », a ajouté M. Mfoihaya.


Un groupe de Sri-lankais a déjà réussi à s’introduire illégalement en Europe à partir des Comores, selon des sources policières.

Cette fois, les contrôles aux frontières comoriennes sont devenus plus rigoureux.

 

MI/mn/APA

08-10-2008

 

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 13:12

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 07 octobre 2008 (HZK-Presse) – Placé sous la tutelle technique et financière de l’ambassade de France à Moroni en collaboration avec le commissariat général au plan et le ministère des relations extérieures de l’Union des Comores, le programme de Codéveloppement intervient pour mobiliser notamment les compétences de la diaspora comorienne installée en métropole, en appuyant  les associations de migrants comoriens mais aussi aux porteurs de projets économiques à forte valeur ajoutée aux Comores.

 

Pour mieux éclairer l’opinion sur le mécanisme du programme, la Gazette des Comores s’est entretenue avec le chef du projet M. Daniel JOANNES qui opère à Moroni depuis déjà deux années avec son équipe composée d’expatriés et de nationaux. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du document cadre de partenariat (DCP) signé en 2006 entre Paris et Moroni, et dont l’objectif est de servir le développement du pays par l’implication de sa diaspora.

 

Le programme serait conçu comme « une action d’aide au développement à la quelle participent des migrants vivant en France, quelles que soient les modalités de cette participation ». Le même projet est initié dans d’autres pays africains ayant une forte communauté vivant en France, dont le Mali, le Maroc et le Sénégal. Les Comores ont donc bénéficié à travers cette nouvelle forme de coopération avec Paris, une enveloppe de l’ordre de 2 millions d’euros (soit 984 millions de francs comoriens), pour servir de tremplin économique en incitant les compétences de la diaspora à s’investir dans leur pays d’origine pour des missions de courte durée.

 

L’expérience étant donc limitée dans le temps (36 mois), ce qui nécessite à cet effet une bonne maîtrise des projets présentés en collaboration avec les nationaux. Autant dire que le projet s’est appuyé au travers le fonds de solidarité prioritaire français (FSP) qui s’intègre dans le DCP.

 

La convention de financement du programme étant concrètement signé en avril 2006, il a fallut patienter pour des raisons d’ordre technique avant de mettre en place le comité de pilotage qui s’est réuni pour la première fois en avril 2007 pour lancer ses activités sur le terrain.

 

Dans cette perspective des dispositifs sont opérationnelles tant au niveau national qu’en France où une cellule relais est actuellement intégrée à l’ambassade des Comores à Paris, comme au consulat général récemment ouvert à Marseille et ce, pour servir de point d’accueil et de conseil aux porteurs de projets. En retour, une fois les projets instruits sont transmis à la cellule de coordination à Moroni.

 

Toutefois, un comité de pilotage composé des représentants de différents secteurs dont le commissariat général au plan arrête les orientations stratégiques du programme tout en veillant au bon déroulement du programme.

 

Pour rappel, au niveau de chaque île autonome, un comité consultatif est opérationnel pour entre autres examiner et accompagner les promoteurs de projets. D’ores et déjà, l’Université des Comores bénéficie du fonds de codéveloppement en faisant intervenir à des missions de pointe parmi l’élite fortement qualifiée installée en France et à l’île de la Réunion en  dispensant des conférences et des modules de formation au profit des étudiants comoriens.

 

Quelques communes pilotes du pays telles que celle de Foumbouni au sud de Ngazidja en association avec la diaspora de la ville installée en France, ont pu arracher un financement pour la construction d’une digue d’un montant de 16 millions de francs comoriens soit une valeur de 75% du projet. La commune de Bandamadji Itsandra comme celle de Ouella –Mitsamiouli ont aussi bénéficié de ces fonds pour réaliser leurs projets respectifs : le premier pour la construction du digue de protection contre la monté des eaux marines et le second pour l’adduction d’eau de la localité.

 

Des ONG oeuvrant dans le développement communautaire tels que « Ulanga – Ngazidja » en partenariat avec l’association « Deux mains » installée à Marseille, viennent d’obtenir un appui financier du programme.

 

Parmi les enjeux déjà identifiés, l’on énumère notamment la participation active (technique et financier) des communautés de migrants qui jouent un rôle non négligeable, une potentialité  qui peut être valorisée pour aider au développement du pays. Le programme de codéveloppement se veut être un concept appelé à devenir un outil de coopération et de solidarité entre les communautés de migrants comoriens avec les communautés de bases. (Suite les composantes du projet) 

 

A. Nabahane

071008/an/hzkpresse/15h00

 

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans DIASPORA
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