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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 08:25
MAYOTTE : YOUNOUSSA BAMANA N’EST PLUS
bamana.jpgYounoussa Bamana, ancien président du Conseil général de Mayotte et figure  historique de Mayotte, est mort le vendredi dernier à Mamoudzou, chef-lieu de l'île à l’age de 72 ans.

Cet ancien instituteur avait été le premier député de Mayotte, de 1978 à 1981, puis le premier préfet de l'île. Il avait ensuite présidé le Conseil général de Mayotte durant une trentaine d'années. Il avait pris sa retraite politique en 2004 pour se consacrer à son domaine agricole à Ourouvini, près de Combani, dans le centre de la Grande terre de Mayotte.

Halidi
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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 08:02
BREF :
 
ELECTIONS PRESIDENTIELLES DES ILES : PREMIERS RESULTATS DU SECOND TOUR
 
Selon des sources sures, l'homme d'affaires le plus riche de l'île comme disent certains, Monsieur Mohamed Ali Said, a remporté hier les  mmed-ali-said.jpgMohamed Ali Said (photo)

élections à Mohéli. Celui-ci avait le soutien des autres candidats à l’exception de Abdallah Said Sarouma dit « Baguiri » lequel s’était rallié à Monsieur Fadhul, le chef de l’exécutif sortant.
 
Quant à Ngazidza, les résultats déjà diffusés par la radio nationale placent largement en tête Monsieur Abdoulwahab, Magistrat, ancien Ministre et candidat de la mouvance présidentielle de l'Union des Comores, qui s'opposait à Maître Larifou, avocat inscrit au barreau de Saint Pierre à l'île de la Réunion et leader du parti Ridja.
 
.abdoulwahab.jpg Abdoulwahab (photo)
 
AFFAIRE A SUIVRE.
 
Halidi
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 16:44
EN BREF 
 
CRISE D’ANJOUAN : ARRIVEE DE LA DELEGATION DE L’UA A ANJOUAN
 
Une forte délégation de l’Union Africaine (UA) composée des ministres et responsables militaires de différents pays africains et conduite par Madame NKOSAZANA DLAMINI-ZUMA, Ministre des affaires Etrangères Sud Africaine est arrivée cet après midi à Anjouan pour discuter encore  une fois avec les preneurs d’Anjouan.
 
Quelques minutes avant l’atterrissage de leurs avions et hélicoptères à l’aéroport de Ouani, la foule immense qui s’apprêtait à les accueillir avec des banderoles hostiles à Mohamed Bacar et ses acolytes a été dispersée sans ménagement par les miliciens de ses derniers. Ils n’ont pas, en effet, hésité de multiplier les tirs en l’air avec leurs armes à feu et de passer à tabac des civils non armés afin d’atteindre leur objectif.  
 
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 17:56
Présidentielles des îles : La coalition d'Elbak demande la suspension du processus électoral

Moroni, jeudi 21 juin 2007 (HZK-Presse) – Dans un document publié hier mercredi et intitulé « appel pour un sursaut national », on apprend que la coalition des forces politiques et des personnalités qui ont soutenu le candidat Mzé Abdou Soulé Elbak demande « la suspension immédiate du processus électoral à Ngazidja et à Mwali » suivie de la convocation « d'une table ronde pour la recherche d'une solution définitive à la crise politique et institutionnelle » actuelle.

Les auteurs de cet appel tardif à l'ajournement sine die du second tour des élections présidentielles des îles, qui doit avoir lieu dimanche 24 juin prochain à Ngazidja et à Mwali, estiment que le maintien du scrutin dans les conditions actuelles serait « hautement préjudiciable à l'unité nationale ».

Préférant s'abstenir de toute consigne de vote ni en faveur du candidat Mohamed Abdouloihabi de la mouvance du président de l'Union, ni de Me Said Larifou du parti Ridja, la coalition du président sortant de l'île de Ngazidja, battu au premier tour avec moins de 13% des suffrages, accuse par ailleurs le président de l'Union, Mohamed Abdallah Sambi « d'incapacité à organiser dans l'immédiat des élections à Ndzouani ».

Pour les signataires de l'appel du 20 juin, le pays court le risque d'une « exaspération des revendications séparatistes dans l'île de Ngazidja et peut-être à Mwali ».

Constituée autour des partis PCDP-Djamanazi, Front Démocratique et MDP, cette alliance « elbakiste » dit espérer qu'à travers ce « véritable sursaut national » qu'elle appelle de tous ses voeux les acteurs politiques réussiront à « préserver les intérêts de Ngazidja, les acquis du processus de réconciliation nationale et sauvegarder l'unité nationale ».

Ils demandent ainsi au chef de l'Etat d'interrompre par un nouveau décret les élections dans les îles de Ngazidja et Mwali et d'ouvrir de nouvelles discussions « avec toutes les parties concernées ».

La communauté internationale est pour sa part invitée à « accompagner les efforts engagés pour sortir de la crise », indique le document, après avoir noté que le dernier communiqué de l'Union africaine relatif à la réunion ministérielle du 19 juin dernier « est loin de rassurer les comoriens quant à la tenue prochaine des élections présidentielles à Ndzouani ».

El-Had S. Omar - 210607/eso/hzkpresse/10h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ELECTIONS
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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 13:00
Comores / Politique & institutions
Crise anjouanaise:
La porte de sortie de la dernière chance pour le colonel Bacar
 
Moroni, mercredi 20 juin 2007 (HZK-Presse)
Très attendues à Moroni, les conclusions de la rencontre du Cap d'hier mardi 19 juin sur la crise anjouanaise sont tombées et ne laissent personne indifférent, à quelques jours seulement du second tour de l'élection présidentielle des îles à Ngazidja et Mwali, prévu pour dimanche 24 juin prochain. Les électeurs anjouanais eux devront prendre leur mal en patience, et attendre l'hypothétique organisation d'un premier tour à une date indéterminée.  
  C'est en tous cas le sentiment de nombreux observateurs au lendemain de la publication du dernier communiqué de l'Union africaine (UA). Cette dernière vient de franchir une nouvelle étape dans la gestion de la crise comorienne, en exigeant du colonel Mohamed Bacar qu'il se plie sans délai et sans conditions à la décision prise par le comité ministériel des pays de la région, tenu en Afrique du Sud, et qu'il reconnaisse « de manière sans équivoque que l'élection organisé à Anjouan le 10 juin 2007 est nulle et non avenue ».
 Le même communiqué de le l'organisation panafricaine oblige les autorités anjouanaises « d'œuvrer pour la restauration de l'autorité de l'Union à Anjouan », et de faciliter la tenue dans l'île de l'élection présidentielle « à une date qui sera convenue par toutes les parties ».
 L'élément nouveau du processus de règlement du conflit est sans doute l'extension du mandat de la mission de l'Union africaine d'assistance électorale et sécuritaire (MAES) dont le déploiement à Anjouan aura pour effet de s'assurer que la force de gendarmerie d'Anjouan (FGA) « sera cantonnée et, en conséquence, ne sera pas impliquée dans la supervision du processus électoral », lit-on dans le document.
 Une condition préalable à la préparation « des plans pour le désarmement » de cette milice sous contrôle du pouvoir de Mohamed Bacar, en vue de « l'intégration de ses éléments au sein de l'armée comorienne », constituant la quatrième mesure concrète envisagée par le comité ministériel, qui a regroupé les ministres et autres délégués représentants de la Tanzanie, du Mozambique, des Seychelles, de Maurice, de Madagascar, sous la présidence du chef de la diplomatie sud-africaine.
 Dans l'hypothèse où les autorités anjouanaises ne respectaient pas ces exigences posées en forme d'ultimatum, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA se réserve le droit de modifier les termes du mandat actuel de la force de sécurisation des élections, et d'augmenter ses effectifs [estimés actuellement à quelques 350 hommes, ndlr] pour atteindre les objectifs fixés et « assurer la mise en œuvre effectif du cadre institutionnel prévu par la constitution de l'Union des Comores », préviennent les auteurs du communiqué dans son point 7.
 Une autre réunion se tiendrait à cet effet vers début juillet, mais une importante délégation ministérielle viendra à Moroni préalablement « discuter avec les autorités comoriennes sur toutes les questions » abordées au Cap mardi dernier.
 Les observateurs y voient une dernière tentative de la communauté internationale de ramener enfin à la raison le colonel Bacar, « investi » le 14 juin dernier pour un second mandat à la tête de l'exécutif de l'île. Une sorte de « porte de sortie de la dernière chance », avant le passage à l'acte tant redouté d'une opération militaire destinée à rétablir l'autorité de l'Etat à Anjouan. 
 El-Had S. Omar
190607/eso/hzkpresse/7h00
 
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 15:50
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
Crise anjouanaise : Conférence de presse du coordonnateur de l'Union à Anjouan et du président de l'assemblée de l'île :
« Etre séparatiste n’est pas un péché »
 
Moroni, mardi 19 juin 2007 (HZK-Presse) – « Etre séparatiste n’est pas un pêché », a déclaré, hier à Moroni, Houmadi Kambi, au cours d’une conférence de presse conjointe avec le coordonnateur du gouvernement à Anjouan, Anissi Chamsidine. Kambi Houmadi, rappelle-t-on, a été président de l’assemblée de l’île autonome d’Anjouan, avant d’être démis de ses fonctions par le président rebelle de l’île, le colonel Mohamed Bacar.
 
Ayant réussi à regagner l’île de Ngazidja après avoir longtemps vécu caché dans son Nuymakélé natal, c’est en compagnie du coordonnateur du gouvernement central dans l’île rebelle d’Anjouan, que Houmadi Kambi a tenu une conférence de presse, hier à Moroni.
 
Ne cachant rien de son passé séparatiste et s’en disant presque même sans regret, l’ancien président de l’assemblée d’Anjouan, a déclaré : « ma position aurait été celle d’hier », répondant ainsi à un journaliste lui ayant demandé quelle aurait été sa position, aujourd’hui, s’il était encore président de l’île ‘‘milki’’ (propriété personnelle) d’Anjouan.
 
L’ancien président de la chambre des députés d’Anjouan ne voudrait pas que l’on s’attarde sur le passé. « Mohéli et Ajouan étaient là, voyaient faire sans un mot, sans aucune action ». Pour M. Kambi tout le monde a sa part dans le séparatisme, mettant dans le même paquet, Anjouanais, Mohéliens et Grand-comoriens.
 
« Si je n’étais pas séparatiste, je n’aurais pas approché Mohamed Bacar, je n’aurais pas su ce que je sais de lui, je n’aurais pas été président de l’assemblée et pouvoir l’empêcher de faire encore plus de mal que ce qu’il a fait », s’est défendu Houmadi Kambi devant les journalistes.
 
Décrivant la situation actuelle à Anjouan, son compagnon Anissi Chamsidine a insisté sur ce qu’il convient de faire à Anjouan à présent. « Mohamed Bacar ne peut entendre qu’un seul langage, celui de la force », a-t-il dit. Le coordonnateur du gouvernement central a rappelé les multiples et diverses conférences, les nombreux accords signés et jamais respectés par le colonel rebelle, les défis lancés aux autorités nationales et le mépris affiché vis-à-vis de la communauté internationale.
 
« La population d’Anjouan a été trompée en 1997 en prenant les armes pour les remettre aux forces séparatistes commandées par Mohamed Bacar qui les a retournées contre eux », a dit M. Chamsidine, ajoutant : « Tout le problème, aujourd’hui, est de récupérer ces armes. C’est cela notre objectif ».
 
M. Hassani
190607/mh/hzkpresse/12h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans CONFERENCE DE PRESSE
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 14:24

COMMUNIQUE DU COMITE MINISTERIEL DES PAYS DE LA REGION SUR LES COMORES, 19 JUIN 2007, LE CAP, AFRIQUE DU SUD


VOUS TROUVEREZ CI-DESSOUS LE COMMUNIQUE DU COMITE MINISTERIEL DES PAYS DE LA REGION SUR LES COMORES EN DATE DU 19 JUIN 2007

REUNION DU COMITE MINISTERIEL DES PAYS DE LA REGION SUR LES COMORES, 19 JUIN 2007, LE CAP, AFRIQUE DU SUD
 
COMMUNIQUE
 
1.             Le Comité ministériel des pays de la région sur les Comores s’est réuni aujourd’hui, 19 juin 2007, au Cap, en Afrique du Sud, pour discuter de la situation dans l’archipel. La réunion était présidée par la Ministre des Affaires étrangères de la République d’Afrique du Sud, en sa qualité de représentante du pays coordonnateur des efforts régionaux sur les Comores, en présence de Ministres et autres chefs de délégation représentant la Tanzanie, le Kenya, le Mozambique, les Seychelles, Maurice et Madagascar.
 
2.             La réunion a été informée des derniers développements de la situation aux Comores par le Commissaire de l’UA chargé de la paix et de la sécurité  et l’Envoyé spécial du Président de la Commission de l’UA pour les Comores. La réunion a également suivi une communication de la délégation comorienne dirigée par le Vice-Président de l’Union des Comores, qui a demandé à l’UA de fournir une assistance urgente au Gouvernement comorien pour lui permettre de surmonter la crise actuelle dans l’archipel et, dans le long terme, de renforcer les capacités des institutions de l’Union.
 
3.             La réunion a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation qui prévaut à Anjouan, qui pourrait gravement saper les progrès enregistrés jusqu’ici dans le processus de réconciliation aux Comores. La réunion a fermement condamné la décision des autorités anjouanaises d’organiser, le 10 juin 2007, le 1er tour de l’élection du Président de l’Ile, en dépit du décret du Président de l’Union reportant l’élection, dans la mesure où les conditions sur le terrain n’étaient pas propices à la tenue d’élections libres, régulières et transparentes, et de la décision adoptée par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine le 9 juin 2007.
 
4.             La réunion a réitéré la position du CPS rejetant les résultats de l’ « élection » à Anjouan et appelant la communauté internationale à faire de même. La réunion a pris note de l’arrêt de la Cour constitutionnelle des Comores, en date du 18 juin 2007, déclarant que les opérations électorales pour l’élection présidentielle de l’Ile autonome d’Anjouan n’ont pas eu lieu et ordonnant à l’autorité compétente de convoquer le corps électoral pour l’élection du Président de l’Ile autonome d’Anjouan. En conséquence, la réunion a estimé que l’installation du Colonel Mohamed Bacar comme « Président » d’Anjouan et tous les actes subséquents des autorités anjouanaises sont nuls et non avenus.
 
5.             Au vu de ce qui précède, et sur la base de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, la réunion a convenu que des mesures effectives devraient être prises en vue de mettre un terme définitif à la crise aux Comores, conformément aux arrangements convenus par les parties comoriennes, tel que stipulé dans l’Accord-cadre de Fomboni de 2001 et l’Accord de Beit Salam sur les dispositions transitoires aux Comores de décembre 2003, ainsi que par la Constitution de l’Union.
 
6.             La réunion a exigé des autorités anjouanaises qu’elles prennent, immédiatement et inconditionnellement, les mesures suivantes :
 
(i)                se conformer à l’arrêt de la Cour constitutionnelle et reconnaître de manière non équivoque que l’« élection » organisée à Anjouan le 10 juin 2007 est nulle et non avenue ;
 
(ii)              faciliter l’organisation, à Anjouan, du premier tour de l’élection du Président de l’Ile à une date qui sera convenue par toutes les parties prenantes, conformément à la Constitution et aux textes législatifs électoraux pertinents, et créer les conditions de la tenue d’élections libres, régulières et transparentes ;
 
(iii)            permettre à la Mission de l’Union africaine d’assistance électorale et sécuritaire aux Comores (MAES) de se déployer à Anjouan, pour créer les conditions de sécurité requises en vue de la tenue d’élections libres, régulières et transparentes à Anjouan. La gendarmerie anjouanaise sera cantonnée et, en conséquence, ne sera pas impliquée dans la supervision du processus électoral ;
 
(iv)            apporter la coopération nécessaire à la MAES pour lui permettre de préparer des plans pour le désarmement de la gendarmerie anjouanaise et l’intégration de ses éléments au sein de l’armée comorienne, ainsi que d’aider à la mise en place d’une force de sécurité intérieure conformément à la Constitution de l’Union et sous la supervision de l’UA ; et
 
(v)              s’engager à œuvrer la restauration de l’autorité de l’Union à Anjouan et créer les conditions nécessaires à cet effet.
 
7.             La réunion a convenu qu’au cas où les exigences mentionnées ci-dessus ne seraient pas satisfaites par les autorités anjouanaises, le CPS devrait se réunir pour prendre toute les mesures nécessaires, y compris la révision du mandat de la MAES et l’accroissement de ses effectifs, en vue de réaliser les objectifs mentionnés plus haut et d’assurer la mise en œuvre effective du cadre institutionnel prévu par la Constitution de l’Union des Comores. A cet égard, la réunion a rappelé que, dans son communiqué du 9 juin 2007, le CPS a réitéré sa détermination à prendre toutes les dispositions nécessaires pour contribuer à la mise en place effective du nouveau cadre institutionnel des Comores, y compris la restauration de l’autorité du Gouvernement de l’Union à Anjouan.
 
8.             La réunion a souligné que les questions de gouvernance, y compris les dysfonctionnements des arrangements constitutionnels actuels, et celles liées au développement institutionnel font parties des plus grands défis auxquels les Comores sont confrontés, et qu’il importe de leur trouver des réponses effectives. 
 
9.             La réunion a réitéré l’engagement des pays de la région à soutenir le peuple comorien dans ses efforts visant à promouvoir la réconciliation et un développement durable.
 
10.        La réunion a décidé de dépêcher une délégation ministérielle aux Comores pour discuter avec les autorités comoriennes sur toutes les questions mentionnées ci-dessus.
 
11.        La réunion a félicité l’Afrique du Sud pour ses efforts et sa contribution remarquable à la recherche d’une solution durable à la crise aux Comores, ainsi qu’aux autres pays de la région pour leur engagement. Elle a également exprimé sa reconnaissance à tous les pays qui ont contribué du personnel militaire et de police civile à la MAES, y compris l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Soudan et le Sénégal, ainsi qu’à Maurice et aux Seychelles pour leur contribution dans le cadre de la Commission de l’Océan Indien. La réunion a félicité la MAES pour son travail et sa contribution à la bonne conduite du 1er tour des élections.
 
12.        La réunion en a appelé à tous les partenaires de l’UA, y compris la Ligue des Etats arabes, l’Union européenne, les Nations unies et les partenaires bilatéraux, pour qu’ils soutiennent pleinement les efforts de l’UA et les résultats de la présente réunion.


COMMENTAIRES :

L'UA (Union Africaine), ce machin, comme disait le Général DE GAULLE à propos de l'ONU, se moque des Comoriens. Et comme pense un de mes amis avisés, ce communiqué n'est qu'une diarhée d'encre. 

Il appartient maintenant au Président de l'Union des Comores de prendre ses responsabilités avant qu'il ne soit trop tard. A défaut, il doit en tirer les conséquences juridiques.

Halidi Allaoui
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 12:59
Comores: l'Union Africaine exige un nouveau 1er tour "libre" de la présidentielle à Anjouan

ADDIS ABEBA (AFP) - L'Union africaine (UA), qui juge "nulle et non avenue" l'investiture du colonel Mohamed Bacar à la présidence de l'île comorienne d'Anjouan, a exigé l'organisation d'un nouveau premier tour "libre et transparent" de ce scrutin à Anjouan, selon un communiqué.

L'UA demande aux autorités d'Anjouan de "faciliter l'organisation d'un premier tour de l'élection du président de l'île à une date qui sera convenue par toutes les parties prenantes (...) et de créer les conditions d'élections libres, justes et transparentes", selon un communiqué transmis mercredi à l'AFP et publié après une réunion mardi au Cap (Afrique du Sud) d'un comité ministériel de l'UA sur la situation aux Comores.

L'UA a décidé de "dépêcher une délégation ministérielle aux Comores pour discuter avec les autorités comoriennes" de la situation tendue dans cet archipel de l'océan Indien.

L'élection le 10 juin et "l'installation du colonel Mohamed Bacar comme "président" d'Anjouan et tous les actes postérieurs des autorités anjouanaises sont nuls et non avenus", affirme le communiqué.

L'UA exige des autorités anjouanaises qu'elles "autorisent le déploiement de la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'UA au Comores (MAES)", ajoutant: "La gendarmerie anjouanaise sera cantonnée et, en conséquence, ne sera pas impliquée dans la supervision du processus électoral".

Selon l'UA, la gendarmerie d'Anjouan sera à terme "désarmée et intégrée au sein de l'armée comorienne".

Si ces demandes ne sont pas réalisées par les autorités d'Anjouan, le communiqué affirme que le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA "devrait se réunir pour prendre toutes les mesures nécessaires, y compris la révision du mandat de la MAES et l'accroissement de ses effectifs, en vue de réaliser ces objectifs".

Des ministres ou représentants de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie, du Kenya, du Mozambique, des Seychelles, de Maurice et de Madagascar et une délégation comorienne, ont pris part à la réunion du Cap.

L'Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre l'Etat fédéral et les trois îles autonomes qui forment l'Union (Anjouan, Grande-Comores, Mohéli) et sont toutes dotées de leurs propres institutions.

Source : AFP
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Mariama HALIDI AFP - dans ELECTIONS
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 12:39
 Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
 Comores / Politique & institutions

Crise anjouanaise
: Bacar forme son gouvernement
  
Mutsamudu, mardi 19 juin 2007 (HZK-Presse)
Le colonel Mohamed Bacar vient de former son premier gouvernement, six jours après son « investiture » jeudi 14 juin dernier à Daru-Nnajah comme président réélu de l'île autonome d'Anjouan à l'issue du scrutin organisé dimanche 10 juin 2007, un scrutin rejeté par la communauté internationale et le gouvernement de l'Union des Comores. 
  Le décret de nomination de la nouvelle équipe gouvernementale de Bacar II a été radiodiffusé ce mardi en milieu de journée sur les ondes de RTA, radio télé Anjouan, sous contrôle des autorités de l'île.
  Composé de dix membres, ce gouvernement compte en son sein quatre ministres du gouvernement sortant dont Djaffar Salim Allaoui qui a même gardé son portefeuille de l'intérieur, chargé de la décentralisation, culture, religion et de l'information. Moutroifi Assane est nommé ministre des transports et du tourisme, et Ibrahim Mohamed Djaé, précédemment ministre de l'éducation est reconduit, mais il change de porte feuille. Il succède à son collègue Fadhullah Saîdali au ministère de la santé chargé de la condition féminine. Enfin, Mohamed Abdallah, quitte la justice pour le ministère de l'économie et de l'artisanat, chargé des relations avec les assemblées et porte parole du gouvernement.
  Parmi les nouveaux membres, figurent deux anciens premiers ministres de la république fédérale islamique des Comores qui ont pris part activement à la campagne de Mohamed Bacar. Mohamed Abdou Madi est nommé ministre de la coopération décentralisée, du travail, des postes et télécommunications et de l'environnement. Monsieur Ibrahim Halidi, candidat malheureux aux présidentielles de l'Union de 2006 est confié le département de la production, de l'équipement, de la pêche, de l'agriculture et de l'aménagement du territoire.
  Les autres membres de cette équipe sont Monsieur Abdou Amdjade qui accède au ministère des finances et du budget en succédant dans sa région au président par intérim Dhoihirou Halidi. Ali Adda Mchindra fait son entrée en tant que ministre de l'éducation et de la protection de l'enfance, Houmadi Souf est chargé de la Fonction publique, et enfin Monsieur Abdallah Bacar Combo complète l'effectif en occupant le ministère de la justice et des Droits de l'Homme.
  Aucune femme ne fait partie de ce premier gouvernement Bacar II, qualifié d'une « équipe de terrain » par le ministre de l'économie et porte parole du gouvernement, que HZK-Presse a pu joindre par téléphone.
  « C'est une équipe de terrain qui doit vite répondre aux attentes et aux aspirations de la population conformément au programme et aux engagements pris par Mohamed Bacar lors de la campagne électorale », a-t-il dit.
Selon lui, « la concertation et le dialogue » seraient la voie « idéale » pour résoudre la crise actuelle qui secoue le pays et qui divise les autorités de l'Union et celles d'Anjouan.
 
Monsieur
Caabi El Yachourtu Mohamed est nommé conseiller spécial, président du conseil économique rattaché à la présidence de l'île et monsieur Nassuf Ahmed Abdallah est lui aussi rattaché à la présidence de l'île, conseiller spécial chargé du partenariat, aux investissements et au co-développement.
  
Hamid Ahmed
190607/ha/hzkpresse/15h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 18:54
Réunion de l'UA sur les Comores en Afrique du Sud 
Johannesburg, Afrique du sud (PANA) - Le comité de l'Union africaine sur les Comores se réunira mardi au Cap, en Afrique du Sud, sous la présidence du ministre sud-africain des Affaires étrangères, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, indique un communiqué officiel publié lundi à Johannesburg. Le comité de l'UA, présidé par Mme Zuma, regroupe les Comores, l'Afrique du Sud, la Tanzanie, les Seychelles, l'île Maurice, Madagascar, le Kenya et le Mozambique. Mme Zuma a indiqué que cette rencontre se déroulera en présence du vice-président comorien et le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, Said Djinnit.
Elle a souligné que la rencontre entre dans le cadre des efforts de l'UA visant à consolider la paix, la sécurité et la réconciliation aux Comores.
Les conclusions de cette rencontre seront présentées au sommet de l'UA prévu en début juillet à Accra, la capitale du Ghana. 

Johannesburg
- 18/06/2007
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