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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 10:03
Partage des compétences : Le bout du tunnel
 
C'est désormais chose faite. Le chef de l'Etat vient de procéder formellement au transfert des compétences vers les îles autonomes. Pour le moment, ce transfert ne concerne que les sociétés d'Etat, mais il témoigne, en tout cas, de cette volonté du président Sambi de dépassionner les relations entre l'Union et les îles autonomes. Le décret présidentiel, signé le lundi 3 septembre, porte sur les modalités de gestion des sociétés à capitaux publics et des établissements à caractère industriel et commercial.


L
e conflit des compétences entre l'Union et les îles a vécu. En signant, peu avant son départ à l'étranger, le décret fixant les modalités de gestion et d'administration des sociétés d'Etat et autres établissements publics, le président Sambi vient de désamorcer cette crise qui a longtemps empoisonné les relations entre l'Etat central et les entités autonomes. ''Désormais, rien ne sera plus comme avant'', assure un fonctionnaire de la présidence de l'île de Ngazidja. ''C'est l'aboutissement d'un long combat'', a dit le notable Ismaël Abdou qui a rendu hommage aux efforts de l'ancien président, El-bak, dans sa quête inlassable des compétences de l'île. ''Aujourd'hui est un grand jour qui restera sans doute dans l'histoire'', a renchéri le président Abdouloihabi.
Le décret du président Sambi prévoit des conseils d'administration dans toutes les sociétés à capitaux publics et établissements à caractère industriel et commercial. Ces conseils comprendront, entre autres, des représentants aussi bien de l'Union que des îles. Les succursales de ces sociétés seront placées sous la tutelle d'un directeur régional, nommé par le président de l'île et dont la mission est d'assurer ''l'exécution du budget de fonctionnement affecté à sa direction, la gestion des ouvrages meubles et immeubles de la succursale et la tenue de la comptabilité''. Les décisions de recrutement et de licenciement du personnel, elles, reviennent à la direction générale qui devra, dans le premier cas, se conformer aux résultats d'une évaluation ou d'un concours. Il appartiendra cependant au directeur régional d'évaluer ses propres besoins en matière de personnel avant de les soumettre à l'Union pour approbation dans le cadre du budget annuel.
Aboutissement d’un long combat
Le décret stipule, en outre, que ''pour chaque société, il sera crée un compte commun auquel seront versées toutes les recettes et dont la gestion est assurée par la direction générale et des comptes de fonctionnement au niveau des directions régionales''.
Hier, jeudi 6 septembre au Foyer des femmes à Moroni, l'entourage du président de l'île de Ngazidja se frottait les mains : ''C'est maintenant que vous pouvez juger notre action. Avant, c'était juste une coquille vide'', déclare Ali Said, le drapeau de l'île noué autour de la tête.
Les députés de Ngazidja se montrent moins enthousiastes et dénoncent, pour leur part, une violation du principe de l'autonomie des îles consacrée par la constitution. Selon le conseiller juridique à l'assemblée de l'île, Mohamed Attoumane, il s'agit tout simplement d'un retour à l'Etat centralisé, ''autrement dit à la constitution de 1978''. ''Au lieu d'une décentralisation, l'on assiste à une déconcentration'', précise-t-il.
Pour le député Ali Hassani, le décret du président de la République n'est pas conforme à la loi qui ''prévoit, au niveau des îles, non des directeurs régionaux, mais des directeurs généraux. Ensuite, ces directeurs, dans le cas présent, ne disposent d'aucun pouvoir. Ils ne peuvent ni recruter ni révoquer un agent. Quelle autonomie?'', déclare-t-il avant de poursuivre : ''La loi prévoit que les directeurs seront nommés par les présidents des îles sur proposition des conseils d'administration. Ce qui n'est pas le cas dans le décret présidentiel. C'est l'arbre qui cache la forêt''.
L'autre grief des députés de Ngazidja porte sur le mode de gestion des sociétés d'Etat. Selon eux, l'autonomie financière des établissements publics relevant de l'autorité de l'île n'est pas garantie. ''Les directeurs régionaux ne font que récolter les recettes, mais la gestion proprement dite du compte commun revient au seul directeur général'', affirme Ali Hassani.
A ceux qui disent que les directeurs régionaux ne seront que des simples exécutants sans pouvoir réel, le conseiller à la présidence de l'Union, Abdou Issa, répond que ''ces sociétés ont des textes qui déterminent clairement le champ d'intervention et les prérogatives de chaque directeur. Il n'y a donc pas de quoi jaser''.
Une avancée considérable
Le ministre du Tourisme et des Transports de Ngazidja, Said Mzé Dafiné, lui, parle ''d'une avancée considérable'' : ''Nous ne sommes pas de ceux qui disent "tout ou rien". Aucune île ne peut se suffire à elle-même. Nous avons tous besoin de l'Union'', dit-il. S'il reconnaît que des zones d'ombre existent quelque part, notamment en matière budgétaire, il s'en remet à l'arbitrage des conseils d'administration qui ''sont là justement pour dénouer les crises éventuelles''.
Rappelons que le partage des compétences avait jusqu'ici constitué la principale pomme de discorde entre l'Union et les îles. L'on se souvient de l'acharnement avec lequel l'ancien président Mzé Soulé Elbak a réclamé les ''hutwamu za Ngazidja''. La marche sur Beit-salam, qui a failli tourner au bain de sang en 2004, restera comme l'une des manifestations de cette bataille entre Elbak et Azali autour du transfert des compétences. Alors, le bout du tunnel ?
Mohamed Inoussa

Article publié sur le site :www.alwatwan.net
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 09:51
 
Le 18 septembre prochain, s’ouvrira à New York  la 62ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, au cours de laquelle la question de Mayotte devrait en principe être au menu des débats, après avoir été volontairement « gelée » jusqu’en 2007, par la partie comorienne, suite à un accord tacite conclu en marge des travaux de la commission mixte franco-comorienne tenue à Paris en avril 2005.
 
A cette occasion, vous trouverez ci-dessous la lettre en date du 19 août 2007 que  le président de la Commission des Relations extérieures à l’Assemblée de l’Union, M. Assoumani Youssouf Mondoha, a adressé au chef de la diplomatie comorienne pour lui exprimer leur « impatience de voir cette question débattue à cette grande rencontre annuelle de l’ONU :
 
 
 
 
UNION DES COMORES
Unité –Solidarité – Développement
-------------

ASSEMBLEE DE L'UNION
Moroni, le 19 Août 2007
 
Commissions des Relations Extérieures, de la
Coopération, de la Défense, des Affaires Sociale
Et de la Sûreté de l'Etat
------------
Le Président
 
A
Monsieur le Ministre des Relations ExtérieuresEt de la Coopération
 

Objet : Soixante –deuxième Session ordinaire de l' Assemblée Générale de
Nations Unies « La question de l'Ile Comorienne de Mayotte »

Excellence Monsieur le Ministre,

L'Assemblée Générale des Nations Unies s'ouvrira le 18 septembre prochain à New York. La question de l'île Comorienne de Mayotte figure dans le document A/62/150 portant ordre du jour provisoire (Point 21) de la Soixante-deuxième Session ordinaire de l'Assemblée Générale de Nations Unies. Nous nous en réjouissons.
La représentation nationale, les nationalistes comoriens, les Associations et Organisations de la société civile notamment le Comité Maoré attendent avec impatience de voir cette question débattue à cette grande rencontre annuelle.
Il nous semble qu'aucun travail de sensibilisation n'a été fait en direction de nos partenaires habituels sur la question (Comité de sept de l'Union Africain et la ligue des Etats Arabes.)

Excellence Monsieur le Ministre,
Nous apprenons par Jeune Afrique interposé que notre gouvernement préfère le compromis avec la France, mais quand il s'agit de la souveraineté nationale, nous ne devons pas faire de compromis.
L'on dit que les autorités françaises auraient accepté de soutenir le gouvernement comorien auprès des instances financières internationales contre le silence sur Mayotte.

Nous constatons qu'à l'heure que nous rédigeons cette lettre, les autorités françaises ont activé leurs batteries juridiques pour l'organisation d'une pseudo consultation l'année prochaine à Mayotte (Départementalisation de Mayotte).
Il est de mon devoir de vous rappeler que l'Assemblée de l'Union des Comores s'est engagée pour une approche participative dans le règlement de cette question .Mais ce qui est frappant dans vos démarches, c'est de voir le gouvernement comorien consulter le gouvernement français deux fois en deux mois et tenir le parlement comorien en dehors d'une question qui concerne la souveraineté nationale. Pourquoi autant de mépris ?
Est ce que les représentants du peuple n'ont pas le droit de savoir ce que le gouvernement compte faire au nom du peuple comorien ?
Est-ce qu'ils n'ont pas le droit de donner leur avis sur une question aussi cruciale que celle des “frontières internationalement reconnues” de l'Etat Comorien comme le rappelle la Constitution de l'Union ?
Comptant sur pour avoir les réponses à toutes ces questions, je vous prie d'accepter Monsieur le Ministre des Relation Extérieures, l'expression de ma très haute considération

Assoumani Youssouf Mondoha


Cc : -Ministre des Affaires Islamiques, chargé des relations avec
les Assemblées
- Secrétaire Générale du gouvernement de l'Union des Comores
-Secrétaire Générale du Comité Maoré
 
 
 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 09:31
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

Mutsamudu, vendredi 7 septembre 2007 (HZK-Presse) – Le gouvernement de l’île autonome d’Anjouan a donné son feu vert pour l’installation dans la région de Domoni, à l’Est de l’île d’une une unité semi industrielle de distillation de fleurs d’Ylang-ylang, dénommée « Huiles essentielles des Comores » (HEC), a appris HZK-Presse de sources bien autorisées.

Le montant de l’investissement s’élève à une centaine de millions francs, un peu moins de trente emplois seront créés dès la première année d’exploitation pour une vingtaine de millions de charges salariales annuelles, selon les mêmes sources.

Contrairement aux unités traditionnelles de distillation des fleurs d’Ylang-ylang l’un des produits de rente des Comores, Huiles essentielles des Comores dont le but principal est « l’amélioration qualitative des essences produites » installera 10 alambics inox et utilisera le pétrole comme source d’énergie.

Un distillateur traditionnel a confié à HZK-Presse qu’il consomme près de 8m3 de bois pour une cuisson de 80 kg de fleurs d’Ylang. La distillation est l’une des causes principales de la destruction de la forêt et de la disparition de certaines espèces végétales importantes dans l’île.

« L’on ne peut que se réjouir et encourager la création d’un tel projet non seulement stratégique mais aussi respectueux de l’environnement », a déclaré à HZK-Presse, le directeur général des investissements Monsieur Mirwadi Abdallah.

Selon lui, le projet est « stratégique », puisque les essences qui seront produites seront exportés, donc cela fera rentrer sans doute de l’argent, « respectueux de l’environnement » car l’entrepreneur ne va pas chercher du bois pour ses alambics, a-t-il expliqué avant d’ajouter qu’un tel projet est le premier du genre dans le pays si son à Anjouan.

Autres résultats attendus par les observateurs avertis, sont l’augmentation de la production des fleurs mais aussi la valorisation du prix de la fleur qui souffre lui aussi du marasme économique. Actuellement le kilogramme de la fleur se négocie entre 250 et 350 francs kmf dans la région de Bambao située à moins de dix kilomètres de la zone d’installation de l’usine.

Ici la cueillette a déjà commencé, a constaté HZK-Presse et ce prix est considéré par certains comme « le plus faible » jamais proposé sur le marché local.

Les Comores occupent toujours le premier rang mondial des pays producteurs d’Ylang-Ylang, et selon les données provisoires fournies par la Banque centrale des Comores dans sa note de conjoncture établie en mars dernier, le volume de production a été de 50 tonnes en 2006, soit « un niveau identique à celui observé en 2005 ».

La même source indique des prix de vente variant entre 14.000 et 16.500 fc le kg, pour la troisième catégorie. Depuis deux ans les opérateurs de la filière se référent à une grille tarifaire en fonction du degré des essences produites (sauf pour la 3ème qualité). Il existe 5 qualités reconnues dans le secteur : l’extra supérieur, l’extra, la première, la deuxième et la troisième.

En valeur, l’exportation d’Ylang-ylang a été évaluée en 2006 à 641 millions fc, contre 1 milliards fc en 2005, soit une baisse de 36%.

Hamid Ahmed
070907/ha/hzkpresse /7h00
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 14:24

HALIDI-BLOG-COMORES

OCéAN INDIEN

 
 
 
Ezidine est papa d’un enfant français à la Réunion.
À 24 ans, Saïd Mohamed Ezidine Saïd Hassane aurait préféré rester à la Réunion, auprès de son fils. Mais la préfecture en a décidé autrement : comme son dossier n’est pas complet, il a été arrêté mercredi dernier, et devra quitter le territoire le 4 septembre au matin. Direction définitive : Moroni
Ce jeune Comorien,
arrivé comme étudiant, aurait pourtant préféré rester à la Réunion, auprès d’un fils français qu’il a reconnu en 2006. "J’avais un titre de séjour d’étudiant, en règle. J’ai juste voulu changer de statut, pour pouvoir travailler et m’occuper de mon fils".
La préfecture lui demande de remplir un dossier pour lequel il doit fournir un certificat de nationalité française du bébé. Ce document s’obtient auprès du tribunal. Mais la réponse à son dossier lui arrivera d’une bien étrange manière. "Mercredi, des policiers sont venus me chercher. Ils m’ont d’abord dit que c’était une simple formalité. Puis ils m’ont placé en garde à vue, puis en centre de rétention administrative". Devant le juge, son avocate obtient une assignation à domicile : le jeune homme, qui estime n’avoir rien à se reprocher, peut rentrer chez lui. Du moins, jusqu’à mardi matin.

JIR
 

Date : 04-09-2007
http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=10866
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 09:24
CRISE D'ANJOUAN : RESOLUTION DE L'ASSEMBLEE DE L'UNION DES COMORES DU 03 SEPTEMBRE 2007

HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous la résolution votée hier par l'Assemblée de l'Union des Comores




UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
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ASSEMBLEE DE L’UNION
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RAPPORT DE LA RESOLUTION SURLA SITUATION POLITIQUE DANS L’ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN
ET DE SON IMPLICATION DANS LES AUTRES ÎLES
------
Monsieur le Président de l’Assemblée de l’Union,
Messieurs Madame les Ministres,
Madame Messieurs les députés
Honorables Assistances
 
Voici une décennie depuis que la situation politique à Anjouan est devenue la première préoccupation de la nation comorienne.
 
En effet depuis 1997, elle est devenue tellement préoccupante qu’elle a mobilisé la Communauté Internationale et englouti plusieurs millions de dollars.
 
Le processus de réconciliation nationale entamé depuis les accords de Fomboni de février 2001, suivi du référendum sur la nouvelle constitution du 23 décembre 2001 avait redonné espoir quant à la fin du séparatisme, d’autant plus que la nouvelle constitution avait repris presque dans leur totalité les desiderata des séparatistes de l’époque à savoir une très large autonomie des îles, une présidence tournante , des compétences exclusives des îles et de l’Union et des compétences à partager.
 
En 2006, lorsque le principe de la présidence tournante était mis en application, l’espoir d’une consolidation de la réconciliation était né et avait grandi, surtout avec le fait que le tour revenait à Anjouan de diriger l’Union.
 
Les élections présidentielles de 2006, sous la surveillance et la haute sécurisation des forces de l’AMISEC, se sont déroulées de façon satisfaisante.
 
Le candidat SAMBI dont le discours et le comportement tranchaient sur les autres candidats a été élu avec un score historique et sans précédent.
 
Les chancelleries, même les plus sceptiques par rapport au candidat SAMBI devenu Président, se sont apprêtées à accompagner l’Union des Comores sur la voie du développement économique, qui fut en quelque sorte le cheval de bataille du candidat SAMBI.
 
Durant les premiers mois du régime un ballet diplomatique des pays qui comptent sur l’échiquier politique mondial et les institutions internationale s’est déroulé à Beit Salam, qui pour des lettres de créances, qui pour des accords bilatéraux sur des projets d’envergure, dans les domaines du tourisme, de l’énergie, de l’agriculture et de la pêche, sans compter le projet Habitat, projet phare du candidat SAMBI devenu Président.
 
Malheureusement et malgré l’enthousiasme de la communauté international et de la population, la situation s’est à nouveau bloquée à cause du problème d’Anjouan, cela dès l’annonce des élections présidentielles des îles en mai.
 
Des évènements plus dramatiques les uns que les autres qui ont mené carrément vers la rébellion des anciennes autorités d’Anjouan se sont alors succédés.
 
Depuis nous assistons à un blocage du pays à commencer par les institutions, l’économie les finances et la stabilité sociale.
 
Devant cette situation alarmante, les députés de l’Assemblée de l’Union ont demandé au Président de l’Union la tenue d’une session extraordinaire pour examiner en deux commissions spéciales les deux points cruciaux suivants :
- la situation politique à Anjouan et son implication dans    les   
   autres îles ;
-         la cherté du coût de la vie à quelques semaines du ramadan.
 
La Commission spéciale qui a travaillé sur le 1er thème, a mené un débat riche et contradictoire qui a abouti à la résolution qui suit :
RESOLUTION N°07 ________/AU
 
-         Devant la persistance de la Rébellion Armée dans l’île Autonome d’Anjouan et les difficultés rencontrées jusqu’ici pour organiser dans cette île des élections libres, transparentes, honnêtes et démocratiques suivant un calendrier électoral initialement prévu est établi par les organes en charge des élections en accord avec la Communauté Internationale, l’Assemblée de l’Union des Comores, convoquée à une Session Extraordinaire à la demande des députés, le samedi 1er Septembre à 9h 00, a adopté ce Lundi 3 Septembre 2007, la Résolution visant à mettre pleinement en œuvre toutes les mesures nécessaires au dénouement définitif de la crise dans l’Île Autonome d’Anjouan dans les meilleurs délais,
-         Se déclare préoccupée par la persistance de la crise dans l’Île Autonome d’Anjouan qui a de graves conséquences sur la situation socio-économique de l’union des Comores , notamment par les souffrances et les déplacement massifs de la population Anjouanaise vers les autres îles ,ce qui interpelle de façon urgente l’Assemblée de l’Union des Comores
 
-         Constate que le climat de confiance de nos partenaires notamment les institutions financières internationales né au lendemain de l’élection du Président Mohamed Abdallah Mohamed SAMBI est aujourd’hui malheureusement entamé.
 
-         Constate en outre, que la Rébellion des autorités de fait de l’île Autonome d’Anjouan où se situe le port international des Comores, le port de Mutsamudu, entrave gravement les efforts budgétaires de l’Etat.
 
-         Rappelle les communiqués et les conclusions du 19 juin 2007, du 18 au 9 juillet 2007 et du 13 août 2007 de la Communauté Internationale stipulant sa ferme détermination au respect de souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’Unité Nationale.

- Soutient la communauté internationnale notamment l'Union Africaine, l'Union Européenne, la ligue des Etats Arabes, l'Organisation Internationale de la Francophonie,la France et la COI dans leurs efforts pour promouvoir la paix et la stabilité en Union des Comores,

- Rend hommage
au Président Thabo MBEKI, de la République Sud Africaine pour les efforts inlassables qu'il deploie au service de la paix, de la réconciliation nationale aux Comores et pour les nombreuses initiatives qu’il a prises afin de faire avancer le processus électoral à Anjouan.
 
 
-         Condamne l’intransigeance des autorités de fait d’Anjouan de souscrire aux décisions et aux recommandations de la Communauté Internationale après l’expiration du mandant du Colonel Bacar. Cette intransigeance fragilise la consolidation de la réconciliation nationale et empêche notre pays d’être au rendez-vous des échéances fixées par nos partenaires économiques et financiers ;
-         Est solidaire  de la position du Conseil de Paix et de sécurité de l’Union Africaine, en sa 87ème réunion tenue le 13 Août 2007, de réviser le mandat de la mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’UA aux Comores (MAES) et d’accroître ses effectifs en vue d’assurer la mise en oeuvre effective du cadre institutionnel prévu dans la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001 ;
 
-          Partage en outre, la décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine de n’exclure aucune option pour instaurer l’autorité de l’Union des Comores dans l’Île Autonome d’Anjouan.
 
 
RECOMMANDATIONS :
 
L’Assemblée de l’Union :
 
-         Exhorte le Gouvernement Comorien à prendre toute mesure efficace pour mettre fin de façon définitive à la rébellion à Anjouan en concertation avec l’Assemblée de l’Union et la Cour Constitutionnelle
 
-         Demande au Gouvernement de l’Union d’instituer une Cellule nationale de crise pour la recherche rapide d’une solution définitive à la crise. 
-         Décide de soumettre la présente résolution aux réunions du 4 et 13 Septembre 2007 à Addis Abeba pour exprimer la ferme détermination de l’Assemblée de l’Union des Comores de voir un dénouement rapide et efficace de cette crise qui a trop duré
 
 
Le Rapporteur de la Commission N°1
 
Honorable
Assoumani Youssouf MONDOHA
 
 
 
NB : Ce texte est adopté par tous les députés ce jour
              3sept.-07 à 19h 15mn
 
 
 
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 23:14
 
 
 
Moroni jeudi 30 août 2007 (HZK-presse)- Les députés ont finalement autorisé ce jeudi le gouvernement à ratifier la convention sur le développement du tourisme en Union des Comores, conclue avec la société Dubaï World Holding Ltd. Il s’agit de la vente du site touristique enfermant les hôtels Galawa Beach et Maloudja, au nord de l’île de Ngazidja.
Le vote est intervenu au terme d’un débat « très houleux » qui a mis aux prises le vice-président en charge des transports et du tourisme Idi Nadhoim, et un groupe d’élus qui accusaient le pouvoir de vouloir brader le patrimoine public
L'acquéreur est une compagnie privée enregistrée aux Emirats arabes unies (EAU) sous le numéro d'immatriculation 63150, représentée par James Andrew Mc Naughton Wilson. La transaction a été formalisée par un protocole d'accord signé le 10 juillet dernier au nom du gouvernement comorien, par le vice-président Idi Nadhoim, principal négociateur du contrat.
 
L'exécution des travaux d'infrastructures sera toutefois précédée par une étude de faisabilité dite « Plan Master » qui sera réalisée par un consultant international, recruté sur un budget prévisionnel de 100.000 dollars (40 millions fc) payé par l'acquéreur.
 
La convention stipule en son article 4.2.1 que l'Etat comorien garantit à la Dubaï World Holding « le droit d'acheter et de développer pour son compte le terrain et la propriété composé de Galawa et Maloudja », y compris les pas géométriques et le bord de mer. La nouvelle société en instance d'installation prend d'ailleurs la dénomination de « Galawa & Maloudja Property », en vue d'y construire un hôtel de standard international (4 étoiles) et une propriété résidentielle réservée à une clientèle prestigieuse des pays du Golf.
 
Le prix d'achat est fixé à 5 millions de dollars (1,9 milliards fc) dont une première tranche de 50% sera payable « dès l'enregistrement du transfert de propriété » et le titre au nom de la nouvelle compagnie. L'acquéreur s'engage à débloquer la deuxième tranche après la finition de la nouvelle route entre l'aéroport international et le Galawa (une vingtaine de km).
 
L'autre disposition importante du contrat est sans doute la constitution d'une société commerciale qui se verra confier la gérance de l'hôtel, et au sein de laquelle l'Etat comorien détiendra d'office 5% des actions avec un siège au conseil d'administration. L'investisseur de Dubaï prévoit de construire sur le site des restaurants, un centre de sport nautique et de plongée sous marine ainsi que des magasins et autres salles de conférence.
 
Interrogé par HZK-Presse juste après l'adoption du projet de loi, le député Issihaka Ahmed (CRC), membre du bureau de l'assemblée et de la commission des lois, estime que « la majorité des élus a été convaincue du bien fondé de ce projet du gouvernement », même si au cours des débats les échanges ont été parfois très houleux et même sucrés... » ajoute-t-il.
 
Et M. Issihaka de préciser que son appartenance à l'opposition ne l'a pas empêché de partager ce matin avec le vice-président Idi Nadhoim, « la même vision du développement pour le bien de la nation », en ce qui concerne la vente de Galawa. « Mais nous exigeons du gouvernement la libération immédiate de l'île d'Anjouan, poursuit le député, sinon à quoi sert notre armée nationale...»
 
Un vice-président visiblement satisfait d'avoir réussi à rallier nombre de députés hésitants ou hostiles. Sur 33 élus, ce texte de 17 articles a recueilli 25 voix (1 contre et 6 abstentions) après un débat qui duré 4 heures.
 
El-Had Said Omar

 HZK - Presse
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 13:43
 
 
n compte 965 autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe, soit 16,84%, toutes séries confondues, contre 681 en 2006 (sur 4904 inscrits), et 1015 en 2005 (Moroni, lundi 27 août 2007 (HZK-Presse)-Les résultats du baccalauréat session 2007 viennent d’être rendus publics hier lundi, en début de soirée. Sur un total de 5785 candidats  inscrits dans l’ensemble  des 5 sous centres d’examen de l’île de Ngazidja, seulement 416 sont déclarés définitivement admis , soit un taux de réussite  de 7,26%, contre 274 seulement l’année passée.
 On compte 965 autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe, soit 16,84%, toutes séries confondues, contre 681 en 2006 (sur 4904 inscrits), et 1015 en 2005 (sur 4537 inscrits).
 
Le président du jury, M. Fouad Ben Mohadji, a reconnu que les résultats de cette année « sont encore très mauvais », mais la tendance globale « traduirait un léger mieux par rapport à l’année précédente ».
 
En 2005 les résultats du bac révélaient déjà un échec scolaire avec 30% de réussite, confirmant la tendance à la baisse du niveau général des élèves comoriens observée depuis quelques années. En 2004, le taux de réussite était de 37,16%, toutes séries confondues, un score alors considéré comme « alarmant » par les autorités.
 
El-Had Said Omar
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 19:23
Je vous propose ci-dessous le premier clip d’un jeune artiste comorien qui commence à faire parler de lui à Anjouan, une des îles COMORES.  Encore une réalisation du studio M !
 
Il s’appelle Nourdine Chabhane. Cet artiste originaire de OUANI-ANJOUAN-COMORES est l'étoile montante de la chanson comorienne à Anjouan. Avec ce clip "mwana bweni mzouri" il fait du tabac.
 
Comment peut il en être autrement avec une telle chanson d’amour ?
 
Mwana bweni Mzouri signifie en français « une belle fille ».

Cette chanson a réussi à faire tourner mon "roho" (coeur) dans tous les sens. Ha ha ha !
 
 
Maintenant cliquez une fois sur le clip pour vous régaler. Miam miam...miam
 
 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 17:22
Mutsamudu, vendredi 24 août 2007 (HZK-Presse) – Les résultats du premier groupe de l’examen du baccalauréat session 2007 organisé par les autorités d’Anjouan sans la supervision d’aucune autorité de l’Union ont été proclamés hier jeudi 23 août 2007 en début de soirée à Patsy, par Monsieur Tongavelo Athanase, un professeur malgache contacté par les autorités de l’île pour présider le jury, a appris HZK-Presse.

Selon les chiffres rendus publics par le jury, 156 candidats, toute série confondue ont été déclarés définitivement admis à l’issue des épreuves du premier groupe. Cet échantillon représente un pourcentage de 6,13%. 308 autres candidats, soit 12,11% sont autorisés à subir les épreuves du deuxième groupe.

Contacté par HZK-Presse, le directeur de l’office des examens et concours (OEC) d’Anjouan Monsieur Abdoullatuf Loutfi a qualifié ces résultats de « catastrophiques. »

« Ces résultats reflètent bien la rigueur de l’organisation et la réalité du niveau très bas des élèves, qui malgré eux, ont tous les atouts pour bien apprendre et réussir», a-t-il affirmé.

La situation serait qualifiée même de « grave » par le président de Jury M. Tongavelo, dans un rapport préliminaire non encore publié, a confié M. Loutfi.

Il est temps que tout le monde prenne conscience et réfléchisse sur les voies et moyens devant permettre de rehausser le niveau des élèves, estime le directeur de l’OEC.

Selon lui, les élèves manquent d’encadrement familial et scolaire, ne fréquentent pas les bibliothèques au moment où le temps qu’ils passent dans les écoles est insuffisant pour acquérir toutes les connaissances dont ils auraient besoin.

Depuis 1998, l’éducation dans l’île d’Anjouan échappe à tout contrôle des autorités centrales. Les examens de fin d’année dont le baccalauréat sont organisés par les autorités insulaires indépendamment des autorités du gouvernement central.

L’année dernière, le ministère de l’éducation nationale de l’Union avait refusé de valider « un examen qu’il n’avait pas supervisé. » Cette année encore, la même histoire risque fort de se répéter et la non reconnaissance de cet examen par le ministère de l’Union ferme systématiquement l’accès à l’université des Comores aux bacheliers d’Anjouan.

Afin d’éviter une sanction « politique et disproportionné
e », plus de 400 candidats avaient préféré jouer la carte de la prudence et ils se sont inscrits dans des centres des îles de Mohéli et de Ngazidja.

Ahmed  24/08/2007/ha/hzkpresse/7h00

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 11:39
 LU POUR VOUS

SPORT :JEUX DES ILES DE L’OCEAN INDIEN :
SEULE MÉDAILLE D’OR DES COMORES
Ahmadah Fetah reine des haies
 
 
Fetah.jpgSouvenez-vous de ce nom car vous l’entendrez souvent. Ahmadah Fetah a décroché l’unique médaille d’or des Comores à ces 7es Jeux des îles dans l’épreuve du 100m haies ( voir notre article du 21 août 2007 en cliquant ICI). Une première place qui ne souffre d’aucune contestation car avec 14.48, elle termine avec plus de quatre dixièmes d’avance sur la Réunionnaise Lucie Turpin.

En fait, Ahmadah Fetah avait montré le bout du nez sur le 100m où elle avait pris la deuxième place. « J’étais un peu déçue parce que j’ai raté mon départ. Mais de toute façon je suis contente de la médaille car au vu des temps pour les engagements, j’avais le troisième chrono », explique-t-elle.

Ahmadah, âgée de 20 ans, est sociétaire du Pôle d’Eaubonne en France. Elle pratique l’athlétisme depuis l’âge de 13 ans. Elle a débuté par le sprint et graduellement elle s’est mise aux haies « pour les interclubs », rigole-t-elle.

À quand d’autres médailles d’or pour les Comores ? « Il n’y a pas assez de moyens aux Comores. Il y a un manque réel d’infrastructures. Pourtant, il y a beaucoup de potentiel. Mais malgré cela, on est venu nombreux aux Jeux. J’espère qu’il y aura plus d’infrastructures et pourquoi pas amener deux fois plus de personnes et enfin, dans quelques années, pourquoi ne pas organiser les Jeux chez nous ?, conclut-elle.

 

Jason CHELLEN

 
Article publié par :  
 
 
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