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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 13:23
COUP DE GUEULE :
 
NOTRE REACTION SUITE AU COMMUNIQUE DE PRESSE DU GROUPE DE LA CRC A L’ASSEMBLEE DE L’UNION DES COMORES SUR LE BILAN DE 12 MOIS DE POUVOIR DU PRESIDENT SAMBI
 
(Voir ce communiqué publié dans rubrique « communiqués » le 24 mai dernier) en cliquant  ICI
 
 
Je pense que la CRC, le parti du Colonel Azali, Abdou Souef, Msaidié, Mohamed Abdou Mmadi et les autres,  ferait mieux de publier son bilan après plusieurs années de pouvoir. Comme cela, l’on pourra peut être faire une comparaison objective avec la première année de l'actuel Président de l'Union.
 
Même si, je n'avais pas soutenu Sambi lors des dernières éléctions, je trouve scandaleux et insultant (vis à vis des comoriens) ce culot dont font preuve les députés du CRC !
 
Il est temps que nos "hommes politiques" arrêtent de se moquer de nous. Ceux qui ont fini leur mandat doivent rendre des comptes aux Comoriens avant de critiquer les autres.
 
Oui, les électeurs comoriens ont voté un "amateur" l'année dernière. Mais qu'ont t-ils fait ceux qui se considèrent être "les professionnels et expérimentés" en politique. Si aujourd'hui, notre pays est dans une situation dramatique qui compromet même son existence, ce n'est pas à cause d'une gestion d'un an. Arrêtez un peu.
 
Le jour où les hommes politiques et les dirigeants comoriens sauront ce que signifie "la honte", nous aurons un début de solution aux maux qui rongent notre pays.
 
"Yani maswa a wu ntrini" !
 
Halidi Allaoui
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 12:43
DERNIERE MINUTE : ARRESTATION DU JOURNALISTE ABOUBACAR MCHANGAMA
 
Nous venons d’apprendre à l’instant même l’arrestation du journaliste et Directeur du journal « Archipel », Monsieur Aboubacar Mchangama, à Moroni.
 
L’on reprocherait à Mchangama d’avoir publié dans le dernier numéro d’Archipel une photo du Commandant Combo Ayouba de l'AND où il est nu. Cette photo aurait été prise lors de son arrestation par les « milices » de Mohamed Bacar à Anjouan (voir nos précédents articles).
 
Tous les exemplaires de ce numéro d’Archipel qui se trouvaient dans les kiosques seraient saisis.
 
Si cette information se confirme, nous ne pouvons que dénoncer fermement cette atteinte à la liberté d’expression et d’information.
 
Affaire à suivre  en cliquant sur ICI
 
Halidi Allaoui
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 11:18
LE PRESIDENT DE L’UNION DES COMORES, MONSIEUR AHMED ABDALLAH SAMBI FAIT SON BILAN APRES UN AN DE POUVOIR
 
Le Président de l'Union des Comores A.A.SAMBI s'est adressé le 26 mai 2007 à la Nation à l'occasion du premier anniversaire à la tête de la magistrature suprême
 
Ci-dessous son discours :
 

Comoriennes et Comoriens
Mes chers compatriotes,

Assalam Alaïkoum Oiroihmatoullahi Oibarakatouh.

Ce jour du 26 mai 2007, marque une année depuis que vous m'avez investi de la charge de la Magistrature Suprême de notre pays. Cette date anniversaire est la concrétisation de votre volonté, vous, peuple comorien, de me voir présider à la destinée des Comores.

En ce moment mémorable, marquant ce premier anniversaire, j'éprouve un immense plaisir de partager avec vous, la joie qui m'anime, à l'occasion de cet anniversaire.

Je voudrais saisir également cette opportunité pour vous exprimer toute ma reconnaissance et mes remerciements les plus fraternels, pour votre soutien indéfectible et votre solidarité, en faveur de la politique de développement que j'ai mise en œuvre au service de notre pays.

Permettez-moi, avant toute chose, de réaffirmer toute ma confiance à Allah le TOUT-PUISSANT, et de lui exprimer humblement mes remerciements les plus sincères pour sa bénédiction et sa protection dans la noble cause de la lutte que je continue de mener contre le désespoir, la pauvreté et le chômage.

Comme je l'ai toujours mentionné dans mes discours, mon souhait est de devenir le meilleur serviteur de mon peuple, le constructeur de ce pays, Père du développement et de la modernisation des Comores.

Grâce à votre appui, à votre sens de responsabilité, à votre patriotisme et à votre détermination, nous parviendrons à construire un pays fort et solide. Le développement de ce pays n'est pas l'affaire d'une seule personne, mais de chacun de nous tous.


Mes Chers compatriotes,

Mon rêve de toujours servir fidèlement mon peuple reste ma préoccupation majeure et je suis bien déterminé à aller de l'avant, et quels que soient le prix et les obstacles de toute nature, nous allons triompher dans ce combat pour le bien-être de notre nation.

Un an après, il convient de jeter un regard sur le chemin parcouru et également de nous projeter sur l'avenir. Globalement, le pays se porte beaucoup mieux. Tous les indicateurs montrent que nous sommes entrain de sortir du gouffre dans lequel nous étions plongés. Ces derniers mois ont été marqués par le retour de la confiance et de l'investissement. Notre pays a gagné en crédibilité, au delà des espoirs les plus optimistes.

Nous avons hérité d'une situation financière dégradée marquée par l'accumulation des arriérés des salaires des agents de l'Etat. Les mesures d'assainissement des finances publiques ont permis au Gouvernement, depuis le mois de septembre 2006, de mettre en place un mécanisme de sécurisation des salaires, grâce auquel les agents de l'Etat perçoivent leurs salaires régulièrement à la fin du mois.

Les mesures de redressement des finances publiques ont porté des fruits au-delà de nos espérances, car comme vous avez pu le suivre, nos partenaires financiers ont reconnu la volonté du gouvernement d'assainir les finances de l'Etat. C'est pourquoi le Fonds Monétaire International (FMI) s'est montré disposé à aller, très prochainement, vers la signature d'un Programme.

Ce dernier ouvre la voie à l'admission des Comores à l'Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) conduisant à la réduction du poids de la dette extérieure, estimée à plus de 108 milliards de francs comoriens. Vous savez qu'un tel Programme est soutenu financièrement par cette institution, à hauteur de 4,5 milliards de francs comoriens sur trois ans.

Il est aussi et surtout un signal fort donné aux autres partenaires financiers et marque le retour de la confiance.

Des contacts ont été établis avec le Club de Paris, qui a donné son accord pour un rééchelonnement de notre dette vis-à-vis de la France et de l'Italie, et l'organisation prochaine d'une réunion de tous nos créanciers bilatéraux.

Le dialogue rompu avec la plupart de nos créanciers a été renoué. C'est ainsi que le Fonds Koweitien, le Fonds Abu Dhabi, le Fonds Saoudien, la Banque Islamique de Développement (BID) et l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) se montrent disposés à reconsidérer notre dette envers eux et à nous sortir des listes noires dans lesquelles nous étions relégués.


Un plan de rééchelonnement a d'ores et déjà été négocié avec la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), le 15 mars dernier.

Par cet accord, la BADEA nous accorde l'apurement de nos arriérés dont le montant s'élève à 10,5 milliards de francs comoriens sur une période de 17 ans, avec un allègement conséquent au cours de la période 2007-2009. Le Fonds Koweitien nous a également accordé un rééchelonnement de l'ensemble de notre dette qui s'élève à 9,8 milliards de francs comoriens sur 40 ans, avec un délai de grâce de 16 ans, au taux de 1%.

La Banque Africaine de Développement (BAD) a pour la première fois dépêché une mission d'administrateurs à Moroni, qui a remis un rapport très favorable à notre pays.

C'est pourquoi, à la suite de son Assemblée Annuelle qui s'est tenue à Shanghai, au cours de ce mois de mai, nous avons reçu l'assurance que l'admission des Comores, comme un pays post conflit, sera examinée lors du prochain Conseil d'Administration de la BAD. Ce qui nous permettra de mettre en application un dispositif de remboursement des arriérés de la dette des Comores envers cette institution, qui s'élèvent à 11,8 milliards de nos francs, et nous autorisera l'accès à de nouveaux crédits.

La diminution du service de la dette envers nos créanciers se traduira par une plus grande disponibilité de nos recettes pour soutenir, en particulier, les secteurs sociaux que sont la Santé et l'Education.

La reprise du dialogue avec nos partenaires et l'effacement des Comores des listes des pays non solvables nous permettront d'accéder à de nouveaux crédits afin de relancer l'investissement public et engager un programme de grands travaux. Un tel programme soutiendra la croissance économique.

Nos partenaires de premier plan tels que la France, la République Populaire de Chine, l'Union Européenne, la Banque Mondiale et le Système des Nations Unies n'ont pas manqué de nous apporter leur appui.

Ainsi la France nous a accordé un appui budgétaire de 750 millions de francs comoriens et a commencé à concrétiser ses engagements pris lors de la Conférence de Maurice, par la signature du Document Cadre de Partenariat de plus de 43 milliards de francs comoriens, pour la période 2006 – 2010.

Nous avons signé avec la République Populaire de Chine un accord portant sur un don de 30 millions de Yuans correspondant à 1,5 milliard de francs comoriens. J'ai décidé de consacrer la totalité de ce don aux secteurs Eau et Electricité.

Ce même pays nous a accordé l'ouverture d'une ligne de crédit de 12 milliards de francs comoriens qui sont consacrés au branchement des Comores sur le câble de fibre optique sous marin, passant dans le canal de Mozambique. Ce qui nous permettra de rentrer de plein pied dans le monde des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.

L'Union Européenne nous a accordé un appui de 1,9 milliard de francs pour le paiement d'arriérés de salaire des agents du secteur éducatif. L'Union Européenne continue aussi à nous apporter un appui à travers les programmes du Fonds Européen de Développement. Le dixième FED qui couvrira la période 2008 – 2013 sera financé à hauteur de 18 milliards de nos francs.

La Banque Mondiale, nous a accordé un don de deux milliards de francs comoriens dans le cadre du FADC qui ne tardera pas à être décaissé. Enfin, le Système des Nations Unies nous apporte un appui, dans le cadre de ses Programmes, de l'ordre de 4 milliards de nos francs, pour les années 2007 et 2008.

Mes chers compatriotes

Sur le plan de la relance de notre économie par l'arrivée d'investisseurs crédibles, il convient de noter la reprise du port de Moroni par l'entreprise Al Marwan porteur d'un projet de près de 4 milliards de nos francs. Un tiers de l'investissement est déjà arrivé à Moroni. Le reste est attendu dans les prochaines semaines.

Le système bancaire comorien va connaître un nouvel essor par l'ouverture prochaine de la Banque Fédérale des Comores, par des investisseurs koweitiens conduits par le Cheik Sabah Al-Jaber Moubarak et, d'une succursale de la Banque tanzanienne EXIM. L'arrivée de ces deux nouveaux opérateurs va diversifier l'offre de crédit et stimuler l'investissement.
La Banque de Développement des Comores (BDC) a reçu un appui financier de l'Agence Française de Développement d'un montant d'un million d'euros. L'augmentation significative de l'offre de crédit accompagnée d'une politique d'encouragement des Petites et Moyennes entreprises, à travers un code des investissements très favorable à l'initiative privée, devrait contribuer à développer l'auto-emploi et à résorber le chômage.

Des perspectives nouvelles s'ouvrent dans les secteurs porteurs de notre économie que sont l'agriculture, la pêche et le tourisme.

Dans le cadre du Programme National de Développement Humain Durable (PNDHD), le Fonds International de Développement Agricole, associé au Fonds pour l'Environnement Mondial, vient d'accorder un don de près de 1,8 milliard de francs comoriens pour le secteur agricole comorien. Ce montant vient s'ajouter au don de 1,37 milliard de francs comoriens du Projet de Renforcement et de Diversification des Filières Agricoles aux Comores (PREDIVAC) mobilisé au profit du même secteur par l'Agence Française de Développement.

L'Autorité Arabe pour l'Investissement dans le secteur agricole a accordé un crédit de 2 milliards de francs comoriens pour appuyer la filière vanille. L'ensemble de ces investissements contribuera à la relance du secteur qui revêt une importance majeure dans notre économie.

De nouveaux investisseurs arabes et russes s'intéressent au secteur de la pêche dont nous savons que les potentialités restent sous exploitées.

Le projet de bateaux de pêche iranien est en cours de concrétisation, je peux vous assurer que le premier bateau mouillera bientôt l'ancre dans les eaux comoriennes. Trois techniciens comoriens sont en instance de départ en formation en Iran.

Le secteur du tourisme va connaître un grand essor avec la réouverture prochaine de l'hôtel Galawa – Maloudja. Nos frères koweitiens se sont engagés à agrandir l'hôtel Itsandra qui doit passer de 24 à 50 chambres, sur la base d'un investissement estimé à 5 milliards de francs comoriens et à construire le village touristique cinq étoiles "Jannal-kamariyou" au lac salé dans le Nord de la Grande Comore. Le 9 mai dernier, nous avons procédé avec nos partenaires Koweitiens au lancement de ce projet de 57 milliards de francs comoriens et qui devra générer près de 5000 emplois.

Grâce à l'appui généreux de Sa Majesté le Roi d'Arabie Saoudite, qui nous a accordé un don de 1,9 milliards de francs comorien, le projet Habitat est passé du rêve à la réalité. Les usines de production des briques sont en cours de construction dans chaque île. L'usine de la Grande Comore est achevée, nous venons, aujourd'hui de produire la première brique, celle de Mohéli est à mi-parcours et celle d'Anjouan connaît un grand retard. Je profite de l'occasion pour remercier l'Armée Nationale de Développement (AND) pour sa contribution très appréciable à ces travaux.
Je saisis cette occasion pour vous annoncer qu'à compter du 6 juillet prochain, toute importation d'engins des Travaux Publics sera exonérée des taxes douanières.

Cette mesure vise à encourager nos entreprises à s'équiper des engins indispensables aux futurs travaux que nous voulons entreprendre.

Egalement dans ce domaine des infrastructures, et afin de lancer des Travaux de Haute Intensité de Main d'œuvre, l'Emirat d'Abu Dhabi a répondu favorablement à ma requête portant sur des engins des Travaux Publics nommés D8.

Le secteur du transport n'est pas oublié; nous sommes à la recherche de nouveaux partenaires pour le développement du transport aérien.

Dans le domaine du transport maritime, l'Afrique du Sud, nous a accordé un don de plus d'un milliard de francs pour la construction de petits ports de liaison entre les îles. Un tiers de ce don est déjà versé à la Banque Centrale des Comores. Ces ports permettront de relier les îles à partir des points les plus proches, par exemple de Chindrini, en Grande Comore, à Domoni et Mohéli ou de Bimbini, à Anjouan, à Itsamia, dans l'île de Mohéli.

Au cours de mon dernier séjour au Koweït, nous avons signé un Protocole d'Accord avec la Société KGLP, en vue de l'étude et de la construction d'un port en eau profonde, aux Comores.

Alors que tous les pays de la région ont lancé des prospections pétrolières dont certaines ont donné des résultats probants, notre pays a accusé un retard important sur cette question. Nous avons donc décidé de saisir l'opportunité des recherches que mène la compagnie GX Technologie, dans notre région, pour évaluer également le potentiel de notre pays.

Dans le domaine social, nos frères iraniens ont très rapidement concrétisé des projets sociaux que tous les comoriens, notamment les plus défavorisés, ne manqueront pas d'apprécier.

Il s'agit de la clinique médicale ouverte à Mirontsi, à Anjouan, par le croissant rouge iranien et qui connaît une grande affluence et du centre de formation des personnes démunies ou handicapées de la fondation caritative EMDAD, à la Grande Comore. Ce centre, qui vient de démarrer un premier cycle de formation au bénéfice de 215 personnes venant des trois îles, dispense des formations dans les domaines de la couture, de l'électricité, de la menuiserie et de l'informatique. Le croissant rouge iranien est disposé à ouvrir également des cliniques médicales à la Grande Comore et à Mohéli.

Mes chers compatriotes

La diplomatie a été marquée par l'admission des Comores dans le club des pays démocratiques qui s'est traduite par un retour de la confiance. C'est ainsi que les relations avec certains pays se sont intensifiées, c'est le cas des Etats-Unis d'Amérique et de la Belgique.
La ligue des Etats Arabes a souhaité venir ouvrir un bureau permanent à Moroni. Nos ambassadeurs à Paris et à Washington ont été admis à présenter leurs Lettres de Créance tandis que de nombreux pays amis tels que l'Arabie Séoudite, le Koweït, la Belgique, et la Corée ont accrédité des Ambassadeurs dans notre pays.

Dans le domaine de la coopération on peut noter les travaux engagés dans le cadre des commissions mixtes avec Madagascar, les Etats-Unis, le Maroc et d'autres pays, ce qui constitue la meilleure preuve de la vitalité retrouvée de notre coopération.


Mes chers compatiotes

Après ce bref tour d'horizon de nos relations internationales, il convient d'aborder rapidement la situation sur le plan intérieur dans le cadre de la politique nationale. Les événements du 2 mai 2007 à Anjouan ont démontré que la consolidation de l'Unité Nationale n'est pas achevée. Le régime précédent a toléré une situation inacceptable d'absence de l'Union dans l'île d'Anjouan et s'est accommodé à un système à deux vitesses avec Anjouan d'une part et les deux autres îles d'autre part.

En s'opposant au déploiement de l'AND à Anjouan, au contrôle des frontières par l'Union, en s'attaquant aux antennes de la Radio nationale et en continuant à maintenir une force qui s'apparente à une milice, les autorités d'Anjouan bafouent les lois et les principes fondateurs de la République.
C'est pourquoi vous devez réfuter le discours paradoxal des opportunistes politiques qui veulent vous tromper en vous disant que mon action pour consolider l'Unité Nationale et rendre à l'Union la place qui lui revient à Anjouan porte atteinte aux acquis de la réconciliation nationale.

Je peux vous dire, chers compatriotes, que les anjouanais de 2007 ne sont pas ceux de 1997. Aujoud'hui, dans leur grande majorité, ils rejettent le séparatisme. La population d'Anjouan est prise en otage par une poignée de gens qui ne pense qu'à se maintenir au pouvoir par tous les moyens, afin de continuer à s'arroger des privilèges exorbitants.

J'ai choisi la voie de la négociation pour ne pas engager notre pays dans un conflit armé fratricide. Cette voie pacifique passe par la tenue d'élections libres et transparentes. Le Gouvernement a déployé des efforts louables pour réunir les conditions matérielles nécessaires à la tenue de ces élections.

Je remercie nos partenaires que sont le PNUD, la France, l'Union Européenne et la Ligue des Etats Arabes pour leur contribution au financement des élections. Je reste cependant inquiet quant aux conditions sécuritaires dans lesquelles elles pourraient se dérouler à Anjouan. C'est pourquoi, je saisis cette occasion pour réitérer mes remerciements à la communauté internationale, à l'Union Africaine et plus particulièrement à l'Afrique du Sud pour les efforts qu'ils déploient.

Je leur lance également un appel pour qu'ils renforcent et accélèrent leur action, en vue de la sécurisation de la campagne électorale et des scrutins des 10 et 24 juin prochains.

Je lance un appel à tous les comoriens et à toutes les comoriennes de faire preuve de civisme pour que ces élections se déroulent dans des conditions acceptables. Je vous demande, notamment de refuser la corruption qui vous ôte votre liberté de choix, votre dignité et qui, de plus, est illégale. Ce n'est pas celui qui dispose de plus d'argent qui doit gagner mais celui qui répond le plus à vos aspirations pour un meilleur avenir. J'ai confiance en votre maturité politique.

Après ces élections, nous devrons nous atteler encore plus à la tâche du redressement économique et consolider les acquis de cette première année. Notre pays a plus que jamais besoin de votre patriotisme, de votre dévouement, et de vos efforts.

Notre action s'articulera autour des grands axes suivants:

- Assainir les finances de l'Etat et concrétiser le dialogue engagé avec nos partenaires internationaux;

- Rendre effectif les investissements et démarrer les travaux des chantiers dans le domaine des infrastructures;

- Attirer des nouveaux investisseurs, poursuivre et consolider la politique d'ouverture;

- Promouvoir l'auto-emploi et lutter contre le chômage;

- Consolider l'Unité Nationale et renforcer la stabilité du pays;

- Appuyer les secteurs sociaux et la solidarité envers les plus démunis;

Ces grandes lignes s'inscrivent dans la ligne de l'action engagée au cours de l'année écoulée. Je suis convaincu, chers compatriotes, qu'ensemble nous relèverons le défi de la pauvreté et du sous-développement pour un meilleur avenir, pour que Vive les Comores.

Je vous remercie.

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 10:35
LU POUR VOUS :
 
INTERVIEW ACCORDEE LA SEMAINE DERNIERE AU JOURNAL ALWATWAN PAR LE MINISTRE DES RELATIONS EXTERIEURES DE L’UNION DES COMORES
 
Ahmed B. S. Jaffar, ministre des Relations extérieures
''Nous ne céderons pas sur les principes''
 
Je veux bien pour des raisons politiques qu'on affecte des personnes qui ne relèvent pas de la diplomatie, mais je ne peux pas non plus admettre que ces ambassades là soient complètement dépourvues de véritables diplomates
 
L'accord politique parrainé par l'Union Africaine n'est toujours pas appliqué dans sa totalité. Les forces de la gendarmerie de Ndzuwani continuent les mêmes pratiques. Qu'attendez-vous pour faire respecter cet accord?
Tout le monde convient en effet que cet accord n'est pas appliqué dans sa totalité. Des manquements dans son application son constatés. C'est pourquoi, une initiative a été prise par le ministère des Relations extérieures de mettre en place, en collaboration avec la communauté internationale, un comité de suivi qui permette d'évaluer sa mise en œuvre.
Ce comité devra être composé de représentants de l'Union, de la communauté internationale et de la partie anjouanaise. Il devra avoir pour mission notamment de saisir les autorités compétentes pour statuer sur la non-application d'un certain nombre de clauses de cet accord. Il sera installé à Ndzuwani jusqu'à la tenue des élections. Il est mis en place, il reste de petits problèmes techniques liés à la disponibilité des personnes désignées.
En ce qui concerne la sécurisation des élections, estimez-vous qu'avec des effectifs réduits, cette force puisse être à la hauteur des enjeux à un moment où l'on craint un rebondissement du colonel Bacar?
Suite à la tenue du conseil de paix et sécurité à Durban, il est prévu que cette force de sécurisation séjourne aux Comores du 13 mai au 31 juillet et pourra être prolongée jusqu'à l'installation définitive et effective de l'autorité de l'Union sur l'ensemble du territoire comorien et en particulier à Ndzuwani.
Cette date a été retenue par principe, car lors de cette réunion, nous avons rappelé à l'Union Africaine ce qui est arrivé après le départ rapide de l'Amisec (à l'issue de la dernière présidentielle de l'Union, ndlr). A cette occasion, on a raté un certain nombre d'opportunités qui auraient pu être réalisées avec la présence de l'Amisec.
Il y aura certainement une réduction d'effectif, mais nous espérons qu'après les élections, une partie de cette force de sécurisation restera jusqu'à l'installation effective de l'Union sur l'ensemble du territoire.
 
Vous avez eu des échanges plutôt houleux avec l'ambassadeur de France à Moroni..
… Il n'y a pas vraiment eu des échanges houleux comme vous dites. L'ambassadeur a exprimé un certain nombre de choses. Je suis arrivé aux Comores, à la suite d'un rendez-vous que j'avais pris deux semaines bien avant que j'intervienne à la télévision. Le hasard a fait que mon intervention a eu lieu juste après les propos de l'ambassadeur. Il était de mon devoir de souligner un certain nombre de propos choquants tenus par le diplomate français et reçus comme tel par l'opinion et les autorités comoriennes.
Nous avons saisi l'occasion pour attirer l'attention sur certains écarts de langages qui ne sont pas de nature à apaiser les esprits aux Comores. De tels propos ne doivent pas être tenus. J'ai tenu à rappeler le droit de réserve qui sied aux diplomates et je pense qu'il l'a très bien compris.
Quels sont les grands dossiers que votre prédécesseur vous a légués et dans quel état?
J'ai toujours dit qu'il y a la continuité de l'Etat. Au niveau bilatéral, il y a, bien entendu, la question de Maore que l'on a repris. Vous savez, les orientations que l'on nous a données. Nous y sommes attelés dès le départ, car, la vision si elle était la même, en tout cas les orientations ne le sont pas.
C'est un dossier important, nous essayons de régler cela de notre manière et par rapport aux orientations qui sont les nôtres. L'on notera le dossier de suivi de la conférence des bailleurs de Maurice, qui est un dossier très important. Nous le travaillons en étroite collaboration avec les ministères concernés, le commissariat au plan. Il y a également la commission mixte franco-comorienne, le document cadre de partenariat avec la France.
Qu'en est-il de la participation annoncée de Maore aux prochains Jeux des îles de l'Océan indien?
Les choses sont très claires. La position du gouvernement comorien a été d'ailleurs exprimée par son porte-parole : ''Si les Maorais participent à ces jeux des îles de l'Océan Indien en tant qu'entité à part, l'Union des Comores n'y participer pas''. Il reviendra à nous, maintenant, d'assumer.
C'est-à-dire…
… de poser la question sur notre raison d'être au sein de la Commission de l'Océan indien. Je sais, bien entendu il y a un comité d'organisation de ces jeux, mais la Coi devra également se sentir concernée par cette question, puisque la Coi a toujours respecté les résolutions de l'Onu ou de l'Union africaine qui considèrent que les Comores sont composées de quatre îles dont Maore.
Comment peut-on accepter à ce que l'île comorienne de Maore participe à ces jeux en tant qu'entité à part entière? Que les Maorais participent sans aucun signe d'appartenance à la France, le problème n'est pas là. Il s'agit d'un problème de principe, de souveraineté. Aujourd'hui, imaginez si les athlètes Maorais sont amenés à s'affronter aux athlètes des autres îles des Comores. Est-ce normal? Je ne le pense pas.
Maintenant s'ils participent avec les Réunionnais dans la même délégation, c'est leur problème. Et nous ne pouvons pas admettre que, sous quelque forme que ce soit, les Maorais participent en tant qu'entité à part à ces jeux.
Les Comores sont membre de la Ligue des Etats arabes depuis plus d'une décennie. Certains estiment qu'elles ne tirent pas assez des retombées de cette adhésion…
Je ne sais pas pourquoi vous considérez que le pays ne tire pas l'essentiel des retombées. Avec la Ligue des Etats arabes, un fonds de dix millions de dollars a été retenu en faveur de notre pays. C'est vrai que jusqu'alors nous n'en avons bénéficié que 4. Pour le reste, à chaque réunion, à chaque sommet, la Ligue ne rate pas l'occasion d'interpeller le reste des pays de donner leurs contributions.
Au delà de ces questions financières, vous pouvez déjà constater qu'à chaque fois qu'on a besoin de l'accompagnement ou de la présence de la Ligue des Etats arabes aux Comores elle est présente. Des missions, des délégations arrivent aux Comores pour soutenir nos efforts de réconciliation nationale et de développement.
La Ligue doit participer au financement des prochaines élections à hauteur de près de 300 000 dollars. Il y a trois semaines, une mission de la Ligue a tenu à Moroni des séances de travail avec un certain nombre de ministères sur des projets de développement. Nous attendons maintenant la réaction des experts qui étaient venus aux Comores. Avec la Ligue tout se passe bien.
Les Comores n'arrivent pas à entretenir leurs huit représentations diplomatiques à l'extérieur. Que préconisez-vous à cour terme pour trouver solution à cette question qui met à mal l'image du pays à l'étranger?
La tendance actuelle dans le monde c'est de réduire un certain nombre de missions diplomatiques. L'ouverture d'une mission diplomatique est fonction de l'intérêt réciproque que deux pays s'accordent. Nous essayons, tant bien que mal, d'entretenir les nôtres. Ces derniers temps, nous avons réglé un certain nombre de problèmes d'ordre matériel et pratique. De même, les loyers sont payés jusqu'au 31 décembre prochain.
C'est dire que notre préoccupation est de bien maintenir nos représentations. Maintenant, pour redorer l'image de notre pays à l'extérieur, j'ai décidé personnellement d'accorder l'attention et le mérite qu'il faut aux cadres du ministère des relations Extérieures.
C'est, pour moi, une manière de rehausser l'image de nos ambassades à l'extérieur qui sont la vitrine du pays. Il est inadmissible que nous y affections des personnes qui n'ont pas le profil de diplomate requis. Je veux bien pour des raisons politiques qu'on affecte des personnes qui ne relèvent pas du domaine de la Diplomatie dans les ambassades, mais je ne peux pas non plus admettre que ces ambassades là soient complètement dépourvues de véritables diplomates.
Quel commentaire faites-vous de la situation qui prévaut à Ndzuwani à moins de vingt jours des présidentielles?
Sur cette île, les difficultés perdurent depuis dix ans. A un moment donné, on a cru avoir fini avec le séparatisme. Malheureusement, certains veulent nous ramener dix ans en arrière, à ce moment le plus sombre de notre histoire.
Les Comoriens savent pour l'avoir vécu qu'à, chaque fois qu'il y a une tentative de décollage économique, les esprits maléfiques reviennent. Quand nous initions des projets porteurs, comme en ce moment, nous voyons resurgir le spectre du séparatisme. Mais nous avons confiance aux Comoriens. Nous comptons sur le sursaut national, sur cette veine nationaliste que possèdent les comoriens pour ne pas céder enfin à toutes ces manœuvres que Mohamed Bacar et sa clique cherche pour déstabiliser ce pays.
Nous sommes conscients que toute la stratégie de Mohamed Bacar, c'est de faire en sorte que ces élections n'aient pas lieu. Car, il sait très bien que si elles se passent dans la transparence, dans la sécurité, dans la démocratie et en toute liberté, il les perdra.
 
Propos recueillis par
Mohamed Youssouf Kaiva
 
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 19:50
Arrêt de travail à la Ma-Mwe : Les agents réclament de meilleures conditions
 
Moroni, jeudi 24 mai 2007 (HZK-Presse) – Mercredi, la société nationale de l’eau et de l’électricité [Ma-Mwe] a roulé au ralenti à cause d’un arrêt de travail observé par la plupart des agents de la boite. Tout est parti de la centrale de Voudjou où les employés ont tout bloqué sauf les groupes électrogènes qui ont tout de même fonctionné.
 
Les occupants de ce qui se présente comme le cœur de la société ont d’abord confisqué des véhicules de l’entreprise publique. Rapidement l’information est transmise à la direction générale à Moroni où presque tout le personnel a décidé de se rendre à Voidjou. Ce n’est que sur place que le grand nombre est mis au courant du mouvement que viennent de déclencher les agents de la centrale.
Malgré qu’ils soient pris au dépourvus, nombreux sont ceux qui ont adhéré au mouvement de contestation. « On ne pourrait pas préparer pendant longtemps ce mouvement car il y a partout des hypocrites. C’est justement la spontanéité du mouvement qui a fait qu’il réussit », lance Gamal Hassan, l’un des membres d’un bureau du syndicat monté de toute pièce pour mener le mouvement.
 
Les premiers contacts entre les révoltés et la direction ont échoué. Les agents qui se sont retranchés à Voidjou ont refusé toute négociation avec les cadres de la boite encore moins le président de la commission de gestion de la société. Ce n’est que jeudi matin que le groupe qui dirige le mouvement a sorti un communique qui énumère sommairement les revendications des agents « grévistes ».
 
C’est la transformation des quotas d’eau et d’électricité que bénéficie chaque agent de la Ma-mwé qui est venue mettre le feu aux poudres. Alors que le personnel pouvait avoir en plus de son salaire, le montant de 25.600 Fc comme quota, cette somme sera considérée en nature. L’agent peut utiliser le courant et l’eau jusqu’à ce seuil. A coté de la révision du quota, d’autres revendications qui ne sont pas les moindres hantent les agents de la société nationale de l’électricité.
 
« Rien n’y va ici. Il manque de tout. Alors que nous travaillons quotidiennement au contact du courant, il n’existe aucun moyen de protection. Pas de casque, ni de combinaison, n’en parlons plus de gang ou de chaussures appropriés… » Pourtant les employé craignent les risques d’être « exposés chaque jour à des dangers ».
 
« Les salaires sont peut-être les plus bas de la place. Avec une moyenne de 45.000 fc mensuel, on part à la retraite avec rien. Comme si cela ne suffisait pas, l’assistance est quasiment inexistante. Avant, lorsqu’on était malade, on pouvait aller voir un médecin de la boite et prendre les médicaments chez notre pharmacie que la société devait rembourser par la suite. Maintenant ce n’est plus le cas. Le pharmacien nous chasse », déplore Farid Mohamed, chef d’équipe réseau et distribution.
 
Les agents de société réclament aussi une assurance alors que ce sont eux-mêmes qui ont occasionné la faillite du système. Selon des témoignages concordants, les agents de la Ma-mwé ont toujours abusé de ce privilège. Certains se faisaient prescrire des médicaments pour les distribuer après à une autre personne étrangère au service.
 
Par rapport à ce mouvement, la direction générale se refuse à tout commentaire. « On ne sait rien sur cet arrêt de travail. Nous avons l’habitude, le syndicat n’a cru devoir nous donner un préavis. On apprend comme vous les revendications et la protestation », dit-on du coté de la commission chargée de gérer la société depuis bientôt 5 mois. Le syndicat est déchu par le mouvement.
 
Les insurgés ont mis en place une commission pour continuer la lutte. « Peut être que la lutte est légitime mais la procédure suivie n’est pas la meilleure. Il y des principes à respecter, et même des choses plus intéressantes à demander. Nous avons voulu discuter avec le mouvement mais ils ont refusé », explique Toyb Said Bacar, secrétaire général du syndicat officiellement reconnu par la direction.
 
Ahmed Abdallah
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 22:00
ELECTIONS PRESIDENTIELLES DES ILES : ANJOUAN, EN PLEINE CAMPAGNE ELECTORALE
 
Quelques faits marquants de la campagne électorale à Anjouan :
 
Monsieur Abdallah Mohamed dont la candidature n’est pas  validée par la Cour Constitutionnelle apporte son soutien au candidat Mohamed Djanfar. Il a notamment pris la parole lors du grand meeting de ce dernier à Mirontsi. (Ce ralliement renforce la thèse de certains observateurs selon laquelle Mohamed Djanfar serait le grand favori de ces éléctions)
 
A Tsémbéhou, le candidat Mohamed Bacar, le chef de l’exécutif de l’île sortant, et sa délégation ont été conspués par des jeunes en colère, ponctuant le déroulement du premier meeting public de cette campagne par des jets de pétards.  Son cortège est régulièrement hué au passage dans certaines localités dont la ville de Ouani, où plusieurs enseignants sont touchés par la mesure de « mise à la disposition de la fonction publique », prise à l'encontre des enseignants qui avaient participé à la grève qui a été déclenchée en février 2007.
 
Lors du grand meeting de Mohamed Bacar à Hada – Gnoumakele, Ibrahim Halidi a félicité les séparatistes anjouanais car ils ont gagné une bataille à savoir la disparition des termes « wamatsaha » et « wangwana ». Selon lui, ces termes ont maintenant disparu du dialecte « le shidzuwani » et qu’aucun anjouanais n’ose s’assimiler à une des ces deux catégories (QUELLE HYPOCRISIE !!!)
 
L’information que nous avons publiée le jeudi dernier est confirmée.  Abdou Saïd et Ibrahim Mohamed Allaoui se sont rétirés de la course et soutiennent Moussa Toybou, le candidat qui serait soutenu par le Président de l’Union, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi.
 
 
Halidi Allaoui
 
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 20:48
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse du groupe des députés du CRC en date du 23 mai 2007.
 
 
 
Sans commentaires !
 
 
 
Juste pour ceux qui ne le savent pas, le CRC est le parti politique de l'ancien Président de l'Union des Comores, le Colonel Azali Assoumani.
 
 
 
Pourquoi le ridicule ne tue jamais ?
 
 
 
Nous espérons que le CRC publiera prochainement le bilan de ses années de pouvoir.
 
 
 
Ne me dites pas,  Messieurs et madame les députés, que vous n'êtes pas entrain de vous moquer des Comoriens !
 
 
Halidi 
 
 
 
 
 
 
Communiqué de presse de la Conférence du Groupe de la CRC  
A l’assemblee de l’union des comores
Sur le Bilan de 12 mois de Pouvoir du Président SAMBI
 
 
 La communauté internationale et les Pays de la région sont inquiets. Alors que l’ambassade d’Iran est actuellement installée à Madagascar, Sambi propose son transfert à Moroni, la justifiant par un relâchement de la surveillance dont la République islamique est aujourd’hui l’objet à Antananarivo. Ceci va d’ailleurs dans le sens des actes déjà posés par Sambi et qui l’ont déjà conduit à offrir, sans contrepartie financière, les droits de pêche dans les eaux comoriennes aux bateaux iraniens ! Ces droits de pêche ont une grande valeur économique, les comoriens n’en retireront pas de recettes financières, officiellement en tout cas. En revanche pour l’Iran les retombées ne sont pas seulement économiques, elles sont également stratégiques.
 
Pour tous les pays arabes modérés, cette proximité sent le soufre et donne de l’archipel l’image condamnable d’un repaire de terroristes
 
 
                 La destitution du Président de la Cour Constitutionnelle , M. Sourette, et son remplacement par M. Mouzaoir .Abdallah constitue une violation grave de la loi fondamentale.
                 Aux ordres du pouvoir la Cour Constitutionnelle perd toute légitimité. Il n’y a plus d’Etat de droit. Réalise-t-on simplement que sur ses 5 membres, la Cour compte 3 Mohéliens 1 Grand Comorien et 1 Anjouanais. La représentativité de ces hommes est nulle. Aux ordres de Sambi, ils agissent désormais à découvert. Dans tous les cas la Constitution est violée.
                 D’ailleurs il est devenu clair que Sambi organise la mise en coupe réglée de l’Union à son profit, au profit de sa famille et de ses amis.
Il n’est pas acceptable que les Comores aient offert gratuitement les droits d’exploitation pétrolière à une société quelle qu’elle soit. Les besoins du pays sont trop criants pour que l’on se permette de dilapider notre patrimoine. Des discussions semblables, sans contrôle, jettent la suspicion, à juste titre sur toute la classe politique. Nous réclamons la transparence et la rigueur.
 
                 Il est révoltant que désormais tous les postes diplomatiques, les ambassades soient confiés aux membres de la famille de Sambi ; que les nominations dans la Fonction Publique soient réservées à ses amis. Le seul critère qui compte est celui du clan. Le seul objectif est de faire main basse sur les maigres richesses des Comores.
 
                 Et c’est dans cet esprit que Sambi veut désormais « toiletter » la constitution en supprimant son article 9. C’est pour cela qu’il a destitué le Président Sourette. Qu’on en juge : Il veut désormais transférer à son profit la responsabilité de la gestion des infrastructures et des sociétés d’Etat. Il veut donc réduire les pouvoirs des Présidents des îles et assurer l’omnipotence de l’Union. En d’autres termes, il ne tient aucun compte de la marche vers la Paix que les négociateurs comoriens ont sagement et patiemment promu durant des années, avec le concours des Etats de la région et de l’Afrique du Sud.
 
                Balayer d’un revers de main des années d’effort et une aspiration légitime des îles à assumer leur économie revient à créer à nouveau les ferments de la discorde. Et tout ceci n’a qu’une seule explication l’argent, l’argent facile parce qu’il est immédiat au détriments du développement et de l’effort.
 
 
                 La faillite est totale. Sambi a détruit l’économie et appauvri le peuple. Il fait tout pour isoler le pays, et réduit le financement international dont pourtant le pays a un cruel besoin. Il fait primer ses intérêts personnels sur ceux de l’Etat et montre chaque jour davantage d’avidité.
 
                 Et parce qu’il n’y a plus d’Etat de droit, tout est possible. Les exemples les plus criants d’iniquité sont légion. C’est le règne de l’arbitraire. Tout est organisé pour atteindre l’objectif annoncé : celui de l’intérêt personnel.
 
                 Comment peut on imaginer qu’un juge honnête puisse accepter de condamner une banque – la BIC – à payer à un commerçant peu scrupuleux, la somme de 3 Milliards de Francs Comoriens. C’est le monde à l’envers. L’escroquerie est établie et le coupable est récompensé.
 
                 Bien sûr Sambi était conscient du vent de protestation que cette affaire allait susciter. Cela lui importait peu en vérité. Pour lui, il fallait chasser l’actionnaire français de la BIC , pour permettre l’arrivée de banques amies pour organiser massivement des opérations « diverses et variées » de blanchiment.
 
                 La BIC est filiale d’une des plus importantes institutions financières au monde. Sa présence équivaut à une ouverture sur le monde alors que les solutions qui se profilent désormais signifient le repli des Comores, coupés du monde.
 
                 De tout ceci,  Sambi est conscient, mais à ses yeux la misère du plus grand nombre ne pèse rien, car le repli qui s’annonce implique le contrôle absolu et l’absence de règle la porte ouverte sur toutes les formes d’enrichissement pour lui et son clan.
                 Le risque ne pèse pas à ses yeux puisqu’il ne le touche pas.  Il joue gagnant.
 
 Moroni, Le 23 mai 2005

Pour voir notre réaction cliquez ici :
halidiallaoui.over-blog.com/article-6706506.html
 
 
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 20:09
Présidentielles des îles : La Cour constitutionnelle constate la fin du mandat du président Fazul
 
 Moroni, samedi 19 mai 2007 (HZK-Presse) – « La cour constitutionnelle constate l’expiration du mandat de Monsieur Mohamed Said Fazul, président de l’île autonome de Mwali et la vacance du poste de président de l’île à compter du samedi 19 mai 2007 à minuit ». 

C’est ce qui ressort d’un arrêt n°07-021/CC rendu hier vendredi par les juges de la haute juridiction, et dont HZK-Presse s’est procuré une copie
 
Dans son article 3 la même décision a désigné Monsieur Youssoufa El-Farouk, actuel président de l’assemblée de l’île, pour assurer provisoirement les fonctions de chef de l’exécutif de Mwali, jusqu’à l’investiture du nouveau président élu.
 
L’arrêt s’est conformé à l’article 20 alinéa 3 de la loi fondamentale de l’île de Mwali, qui prévoit que : « en cas d’empêchement ou de vacance du poste du président de l’île dûment constaté par la cour constitutionnelle, saisie par le doyen des ministres après délibération du gouvernement, les fonctions de président de l’île sont exercées provisoirement par le président de l’assemblée de l’île ».
 
Ce qui ne fut pas le cas à Anjouan où aucune disposition légale ne prévoyait la vacance de la fonction à la suite d’une fin de mandat, créant ainsi une situation de vide juridique qui avait conduit la cour constitutionnelle, dans sa décision du 26 avril dernier, à constater « l’expiration du mandat de Mohamed Bacar depuis le 14 avril à minuit », et demandé au président de la république « d’assumer son rôle d’arbitre et de modérateur du fonctionnement régulier des institutions ».
 
Le président Sambi avait alors désigné le président de l’Assemblée de l’île, Houmadi Kaambi, pour exercer les fonctions de président de l’île, mais Mohamed Bacar, président en exercice et candidat à sa propre succession a refusé de s’y plier, provoquant une nouvelle crise à Anjouan qui aura duré trois semaines.
 
Le conflit d’interprétation des textes ne sera réglée que le 11 mai dernier par un compromis politique entre les autorités de l’île et le gouvernement de l’Union, conclu sous les auspices de la communauté internationale, après plusieurs jours de tension et de violences [un militaire de l’armée nationale a été tué par la force de gendarmerie d’Anjouan sous contrôle du colonel Bacar, ndlr]. Il a abouti à la désignation de M. Dhoihirou, un ministre du gouvernement en place, pour occuper la fonction de président de l’île par intérim.
 
Mais le même problème pourrait à nouveau se poser pour le chef de l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja, Mzé Abdou Soulé Elbak, dont le mandat arrive à son terme le 29 mai prochain, soit dix jours avant le 1er tour des présidentielles des îles.
 
Source : El-Had Said Omar - 190507/eso/hzkpresse/7h00
 
 
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 19:17
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
Elections présidentielles des îles :
Lancement des formations des forces comoriennes pour la sécurisation  
    
Moroni, lundi 21 mai 2007 (HZK-Presse) Le coup d’envoi du volet formation de la mission internationale d’appui à la sécurisation des prochaines élections, en faveur des militaires comoriens, a été donné vendredi dernier par les officiers de l’armée sud-africaine.
 
L’événement a donné lieu à une brève cérémonie organisée dans l’enceinte de l’ancien aéroport Moroni-Iconi, un lieu devenu symbolique pour avoir accueilli le quartier général de l’Amisec [mission africaine de sécurisation des élections aux Comores], lors des dernières présidentielles de l’Union d’avril-mai 2006.
 
Le chef de l’Etat, Ahmed Abdallah Sambi, a tenu par sa présence à « témoigner sa volonté de tenir les élections aux dates prévues », dans l’espoir que l’arrivée d’une force de sécurisation internationale puisse « nous offrir la garantie d’un scrutin libre et démocratique », a-t-il déclaré à un confrère de la radio nationale.
 
Le directeur de cabinet de la présidence chargé de la défense, Mohamed Bacar Dossar a quant à lui souhaité la bienvenue aux officiers sud-africains, qui auront pour mission d’instruire et d’encadrer les jeunes recrues de l’armée nationale de développement (AND), durant cette phase cruciale de « consolidation de la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
 
« Les comoriens comptent sur vous », poursuit M. Dossar, pour arriver à « l’heure de vérité », au terme d’un « exercice qui engage l’avenir de tout un pays aspirant à son développement économique et social », conclut-il.
 
Le chef du bureau de liaison de l’Union Africaine, l’ambassadeur Mourad Taiati, a pour sa part tenu surtout à rappeler la présence constante de son organisation au coté des Comores, depuis le début de la crise séparatiste et institutionnelle, et surtout lors des principaux événements qui ont marqué le processus de réconciliation nationale [accords de février 2001 et de décembre 2003].
 
Il a assuré les parties comoriennes que « tous les moyens sont mobilisés pour garantir la tenue d’élections crédibles et sécurisées ».
 
Pour l’ambassadeur de l’Afrique du Sud, M. Mabeta, l’engagement pris par son pays, coordonnateur des efforts des pays de la région sur la crise comorienne, sera tenu comme en 2006, pour « contribuer au renforcement des acquis démocratiques d’un jeune pays voisin et ami ».
 
Après les deux hymnes nationaux et la revue des troupes, le président Sambi qui a quelque peu bousculé les usages protocolaires, est revenu embrasser le drapeau sud-africain, sous les applaudissements de l’assistance et surtout des officiers venus du pays de Mandela.
 
El-Had Said Omar
210507/eso/hzkpresse/7h00
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 14:07
UN PEU DE POESIE
 
PRIERE
 
Ô Ziyara ! Ô Allah !
Ô Mgangi ! Ô Zawiya !
Ô Fundi ! Ô Vieille en transe !
Je vous appelle dans le silence
Pour offrir les verbe et sujet
A une population
Aux espoirs laminés
Je vous implore avec de l’encre noire
Pour indiquer le chemin de la bounarti
Au colonel à occiput graisseux
Que le sol de Ouani
N’entende pas les cris
De ses pieds éhontés
Et ne respire plus
Son air de jactance
 
Halidi Allaoui
 le 12 /05/ 2007
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