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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 20:50

Deux ans déjà que je me suis lancé dans cette  aventure avec vous, chers visiteurs du blog HALIDI-BLOG-COMORES ! C’est, en effet, le1er septembre 2006 que j’ai créé le blog pour « faire découvrir mon pays natal et partager avec vous quelques unes de mes passions… à ma façon ». Mais très sincèrement, je ne m’attendais pas  du tout à l’engouement qu’il a suscité et à l’importance qu’il a prise. Les messages d’encouragement que je reçois régulièrement et les statistiques ci-dessous parlent d’eux même :


 
Les statistiques générales de votre blog depuis sa création au 31 août 2008

Date de création :

01/09/2006

Pages vues :

392 644 (total)

   

Journée record :

25/03/2008 (3 646 Pages vues)

Mois record :

03/2008 (44 524 Pages vues)

151 personnes inscrites pour recevoir en permanence nos billets

 


 
Je tiens, ainsi,  à vous remercier infiniment et à vous féliciter. Car grâce à vous tous, chers visiteurs, je n’ai pas vu arriver les deux ans. De plus, votre fidélité a permis à votre blog d’être bien référencé. Vous êtes nombreux à le consulter  un peu partout dans le monde.

 Tous ensemble, éteignons les deux bougies et chantons en toutes les langues « joyeux anniversaire ».


 
Que notre aventure perdure ! Amen.

  
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 14:06

 

 

C’est parti pour tous les musulmans du monde. Le mois sacré du ramadan débute.

 

Le ramadan est le neuvième mois du calendrier musulman. Un mois important pour tous les musulmans du monde lequel marque le début de la révélation du coran fait  au prophète Muhammad (Mahomet). Tous les musulmans pubères ayant les capacités physiques et mentales doivent jeuner (s’abstenir de manger, de boire, de fumer, d’avoir des relations sexuelles pendant la journée…) durant tout ce mois.

 

De plus, non seulement, c’est le quatrième pilier de l’islam mais il s’agit aussi d’une pratique très importante de l’islam.


 
Aux Comores, c’est aussi une bonne occasion festive de  se retrouver un soir en famille (dans un sens très large) afin de rompre le jeune (iftar).

Certains pays, comme la Lybie, ont commencé hier. Ici en France, c’est aujourd’hui (1er septembre 2008), le premier jour du ramadan. Aux Comores, ce sera demain.

 

  Je tiens à souhaiter un bon ramadan  à tous les musulmans du monde en général et aux comoriens en particulier.

 

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 01:09

 

 (Photo ci-dessous : quelques participants)

Du 28 juin au 02 juillet 2008 s’est tenu à Hantsambou, un village situé dans la région d’Itsandra à Ngazidja,  un atelier de Vision sur le centre d’excellence. En effet, l’école primaire de ce village  est choisie pour être le 1er centre d’excellence de Fawe dans notre pays. Depuis quelques années, elle fait partie des « écoles amies du Fawecom » où des formateurs en genre assurent régulièrement une sensibilisation sur le concept genre aux élèves et instituteurs.

L'atelier de vision est, en fait,  une des étapes menant vers l'ouverture d'un centre d'excellence  tel qu’il est défini par le Forum des Éducatrices Africaines (Fawe),   une organisation  à vocation régionale regroupant des femmes ministres de l’éducation nationale, des femmes recteurs d’universités et d’autre femmes décideurs africaines influentes dont l’antenne aux Comores est  le Forum des Educatrices des Comores (Fawecom). Il s’agit  d’une école qui va intégrer la dimension genre dans sa pédagogie  en tenant compte de différents aspects (aspect physique, aspect académique et aspect social.)

L’atelier de vision a permis de réunir et impliquer toutes les parties prenantes  (les ministères de l’éducation de l’union des Comores et de l’île de Ngazidja, la communauté de l'école choisie, le conseil de l'école, le conseiller et l'inspecteur pédagogique de la région, le Fawe et son antenne des Comores, Fawecom ainsi que  les élèves de l’école choisie) afin de  réfléchir  ensemble et définir une vision commune sur le modèle de Centre d'excellence voulu et conforme  à la mission du  Fawe. D’où la nécessité  de recueillir au préalable toutes les données concernant l'école que l'on va transformer en un centre d'excellence.

(Photo ci-contre : Mme Lornah)

Ainsi,
 les participants  à l'atelier  parmi lesquels  des hommes politiques,  des techniciens des deux Ministères de l’éducation, des conseillers et inspecteurs pédagogiques, des enseignants de l'école hantsambou, les membres du conseil de l’école, des représentantes des associations féminines du village,  des notables de la localité  des représentants des élèves de l’ école, des  membres du fawecom ainsi qu’une délégation du Fawe conduite par Madame Lornah Murage, chargée régionale des programmes, ont visité l’école (aspect physique) pour  vérifier si l'école répond bien aux critères définis puis  ont  enquêté sur l'aspect social (comportement de la communauté par rapport à la vision du Fawe) ainsi que sur l’aspect académique (l'enseignement dispensé).

Il ya eu, ensuite, les débats qui ont abouti à l'élaboration d'un plan d'action pour le centre d'excellence. En principe le centre d’excellence de Hantsambou ouvrira ses portes lors de la prochaine rentrée scolaire. La cérémonie pour la pose de la première pierre de ce centre aura,  en principe, lieu demain.

Selon, Madame Sittou Raghadat Mohamed, ancienne Ministre et actuelle Secrétaire Générale du Fawecom (Photo ci-contre), « Un centre d’excellence pour FAWE est simplement une école où l’environnement physique, académique et social est sensible au genre. C’est celle qui possède tous les équipements ordinaires d’une école en plus de la sensibilité du genre dans tous ses aspects, y compris l’infrastructure physique, l’environnement social et académique. Cette école doit être un exemple démontrant de façon claire et effective comment créer un environnement scolaire sensible au genre. Elle doit faire face aux problèmes de l’éducation des filles en créant un environnement favorable à l’apprentissage et à l’enseignement scolaire et en assurant l’implication de la communauté dans la promotion de l’éducation des filles. »

 Elle rappelle aussi que «l’une des missions du Fawe dont l’antenne aux Comores  est le Fawecom,  est de promouvoir l'équité et l'égalité entre les sexes dans les systèmes d'éducation en Afrique en suscitant un changement d'attitude au sein de la communauté envers l'éducation des filles en appuyant par le biais des politiques et pratiques sensibles aux sexospécifités, l'accroissement de l'accès à l'éducation et à l'amélioration de la rétention et la performance scolaires en faveur des filles. »

D’autres centres d’excellence seront aussi ouverts à Mohéli et Anjouan.

Pour avoir plus de précisions sur  les raisons du choix de l’école primaire de Hantsambou et l’objet d’un centre d’excellence, nous vous suggérons d’écouter l’interview radiophonique accordée récemment par  Madame Sittou Raghadat Mohamed  à la RFI (Radio France Internationale) en cliquant ICI.

 Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

   

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 20:19
VOUS ETES CONVIES A UNE REUNION SUR LES PROBLEMES DU VOYAGE!
MOBILISEZ-VOUS, MOBILISE AUTOUR DE VOUS!
FAITES PASSER LE MESSAGE!
 

APPEL A mobilisation

 

MOUVEMENT SOS VOYAGES

 

La communauté comorienne de France en a marre d'être flouée. Composée de plus de 260.000 personnes en France, elle est à la merci de certaines compagnies aériennes avec la complicité d'agences de voyages qui n'hésitent pas augmenter le tarif du billet d'avion à prêt de 60% en une année. En effet, au printemps 2008, le billet était proposé jusqu'à 615 euros aller/retour pour culminer aux environs de 1500 au cœur de l'été.

 La hausse du pétrole n'explique pas tout. C'est tout simplement une prise d'otage de la diaspora comorienne parce que nous dit-on «vous n'êtes pas solidaires et tant que vous payerez, nous augmenterons le prix du billet car vous n'avez pas le choix». Si l'on rajoute les mauvais traitements des comoriens dans certains aéroports d’escale, jusqu'à tabasser des passagers qui réclament un traitement digne, est intolérable.

 Ce que subissent les voyageurs comoriens entre autres :

-         Des dates et des horaires de départ pas toujours respectés,

-         Des retards et des pertes de bagages sans explications ni excuses,

-         Des transits trop longs jusqu'à 5 jours sans préavis ni explications,

-         Des mauvais traitements et humiliations infligés aux passagers en transit,

-         Des pertes de l'emploi au retour des vacances pour cause de retard au travail,

-         Des prix sans cesse à la hausse jusqu'à plus de 60%...

 

17 ans que ça dure, que les comoriens sont trahis, que les comoriens sont maltraités, que les comoriens sont humiliés et que nos droits de voyageurs sont piétinés, alors que nous vivons dans un pays de droits où le client est roi !?

 Parce que le secteur du voyage est aux mains de  personnes dont le seul souci est de se faire de l'argent sur notre dos. Ils s'en foutent de nos problèmes, de nos priorités, de nos préoccupations et de notre pays. Ils n'investissent jamais aux Comores. Ils ne connaissent même pas notre pays. Ce qui les intéresse, c'est notre argent. Chaque communauté en France achète utile, chez leurs compatriotes pour s'entraider !!!

 Assez de division, d'exploitation et d'humiliation. Nous pouvons faire autant sinon mieux  qu'eux. Toutes les communautés ont leurs compagnies et agences. A quand les nôtres et qu'est ce qui nous en empêche ? A vous, à nous de décider de changer ou non la situation.

 Nous accueillons à Paris une délégation de plus de 150 personnes venant de Marseille, Nice et Lyon.

 Nous accueillons à Paris une délégation de 150 personnes venant de Marseille, Nice et Lyon.

 

LE SAMEDI 30 AOUT 2008

56/58 Rue de la Convention

93120 La Courneuve - Parking (côté Mairie)

Tramway arrêt : Hôtel de Ville

14 H à 17 H

Infoline Paris : [33] 699-93-10-20 / [33] 627-42-51-98

Infoline Marseille : [33] 664-8170-63 / [33] 659-67-07-83

 Faites passer le mesage !

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 22:46
mardi 26 août 2008 (08h52) : F NAIL

FRANCE / COMORES : LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE COMORIENNE DEMANDE LE RESPECT DES RESOLUTIONS DE L’ONU  Samedi dernier, le président de l’assemblée comorienne M. Saïd Dhoifir Bounou (photo) en transit à Mayotte à bord d’un appareil de la compagnie Kenya Airways, a refusé de se plier aux contrôles de la PAF estimant que Mayotte fait partie des comores et que par conséquent, la France n’a pas le droit de le contrôler chez lui.

Après avoir rappelé à la PAF les résolutions de l’ONU condamnant la présence de la France à Mayotte, il s’est laissé « contrôlé » et l’avion a décollé avec 3 heures de retard sur son horaire prévu.

A l’occasion de l’ouverture de la session Parlementaire Ordinaire d’Avril 2008 le vendredi 04 avril 2008, M. Saïd Dhoifir Bounou avait déclaré (suite à l’exfiltration du colonel Bacar) : « Malheureusement l’exfiltration de Mohamed Bacar et ses acolytes qui ont trouvé refuge et protection à Mayotte puis à la Réunion, est venue assombrir la joie et la liesse légitimes de tout un peuple. Cette exfiltration vient confirmer encore une fois la politique de 2 poids, 2 mesures de la France qui consiste d’une part a expulser manu militari, sans délai et dans des conditions inhumaines, les ressortissants comoriens sans papiers français qualifiés de clandestins à Mayotte et d’autre part à dérouler un tapis rouge au chef rebelle et à ses compagnons coupables de nombreux crimes commis contre la population anjouanaise et contre la République.


La France en agissant ainsi fait fi du mandat d’arrêt international lancé par le gouvernement comorien contre le colonel rebelle et ses acolytes, tout comme elle a passé outre la résolution de l’UA et les sanctions décidées à l’encontre des rebelles anjouanais en permettant à des avions et des navires (le Maria Galanta) sous les couleurs du pavillon français de faire escale à Anjouan avec à bord des gens frappés par les sanctions internationales.


De même, la violation de l’espace aérien des Comores par un hélicoptère affrété par l’administration française à Mayotte en pleine période d’opération de débarquement sur l’île d’Anjouan, est un autre exemple du manque de considération des autorités françaises à l’égard de la souveraineté de notre pays.

Les réserves émises par la France dans son appui au transport des troupes de l’UA qui se limitait à Moroni et Mohéli et non jusqu’à Anjouan, l’île cible, doivent être sans doute assez révélatrices.


Comble du double langage et de la duperie, les caisses de munitions adressées à l’Ambassade de France à Moroni et découvertes à la résidence privée du Colonel Mohamed Bacar. Cette découverte soulève des interrogations légitimes sur la nature des relations entre la France et la rébellion anjouanaise et plus encore sur la nature des relations entre la France et l’Union des Comores. »

F. NAIL



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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:55
 
LU POUR VOUS : COMORES : Inquiétudes face à de possibles troubles sociaux
 
PORT-LOUIS, 25 août 2008 (IRIN)
En raison des prix élevés des vivres et des carburants, les Comores risquent d’être bientôt le théâtre de « troubles sociaux », selon un haut responsable des Nations Unies.
Le renversement du dirigeant rebelle Mohammed Bacar par le gouvernement au cours d’une opération militaire menée en mars 2008 pour reprendre le contrôle de l’île d’Anjouan avait redonné une lueur d’espoir aux [populations des] Comores, et les autorités avaient promis que cette opération permettrait d’établir la stabilité tant attendue dans les trois îles de cet archipel de l’océan Indien.

Mais au lieu de voir la fin de la série de coups d’Etats, de chamailleries politiques et de la pauvreté qui caractérisent son histoire douloureuse, l’archipel, dont la population est en colère, déçue et toujours extrêmement pauvre, se trouve de nouveau plongé dans la crise.

« Les espoirs étaient grands après la prise d’assaut d’Anjouan », a déclaré Opiah Kumah, représentant du Programme des Nations Unies pour le développement aux Comores. « En réalité, la situation est peut-être même pire aujourd’hui, et il y a un malaise général dans l’ensemble du pays. La situation est grave, et nous craignons, si cela continue, que le pays ne soit plongé de nouveau dans l’instabilité politique ; nous avons peur [que cela déclenche] des troubles sociaux ».

Les Etats-Unis ont également publié, à l’attention de leurs ressortissants, un avertissement aux voyageurs expliquant que des troubles sociaux risquaient d’avoir lieu dans le pays.

L’archipel des Comores est un des pays les plus pauvres et les plus endettés du monde. Les revenus de ses 700 000 habitants diminuent en termes réels depuis 20 ans ; ils étaient de 633 dollars par habitant, en moyenne, en 2004. Plusieurs années de conflit ont causé de graves problèmes dans presque tous les secteurs clés de l’économie.

La solution militaire choisie pour mettre fin aux troubles à Anjouan a parfois été vue comme une solution au reste des problèmes de l’archipel, et la possibilité d’établir une certaine stabilité politique était bien réelle.

Ces derniers mois, toutefois, le pays a été accablé par des pénuries de vivres, d’essence et de diesel, depuis que l’unique contrat régissant l’approvisionnement en carburant a été résilié en juillet 2008, selon les avertissements aux voyageurs publiés par le gouvernement américain. Aucun nouveau contrat n’a été conclu jusqu’ici.

« Tous les secteurs sont touchés (les transports, l’électricité et l’alimentation) ; les produits alimentaires sont devenus tellement chers que plus personne n’a les moyens d’acheter quoi que ce soit. Nous nous trouvons dans une situation de crise permanente ; les gens sont très en colère et déçus », a déclaré El-had Saïd Omar, journaliste d’une agence de presse indépendante, depuis Moroni, au cours d’un entretien téléphonique.

« Des manifestations de rue contre la pénurie de carburant ont eu lieu à Moroni, la capitale des Comores, [située sur l’île de la Grande-Comore] et sur l’île d’Anjouan. D’autres manifestations risquent d’avoir lieu dans l’attente d’une résolution des pénuries de carburant [...] La situation politique et de sécurité est tendue à Moroni », pouvait-on lire dans l’alerte publiée par les autorités américaines.

De nombreux Comoriens ont exigé la démission d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le président de l’Union des Comores, et presque tous les travailleurs des secteurs clés tels que la santé et l’éducation sont en grève. Les hôpitaux sont presque entièrement paralysés et les examens des étudiants ont dû être reportés.

M. Kumah a dit s’attendre à ce que les Nations Unies allouent jusque cinq millions de dollars à la consolidation de la paix aux Comores ; les fonds pourraient être reçus dans deux mois.
               L'IRIN (Integrated Regional Information Networks )     
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 08:38


Vous trouverez ci-dessous le discours du Président de l'Union des Comores riche en rappel historique prononcé hier devant le parlement de la Tanzanie


UNION DES COMORES

Unité – Solidarité – Développement

-------------------

 

 

 Allocution de

S.E. M. AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI,

Président de l’Union des Comores

devant le Parlement Tanzanien

 

Dodoma, Tanzanie, le 25 aout 2008.

 

                                                     


 

 

-         Excellence Monsieur le Premier Ministre de la République Unie de Tanzanie et Cher Frère ;

-         Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale de la République de Tanzanie;

-         Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores;

-         Excellence Monsieur le Commissaire Régional,

-         Excellence Monsieur le Chef de l’Opposition,

-         Honorables Mesdames et Messieurs les Ministres,

-         Honorables Mesdames et Messieurs les Elus,

-         Excellences, Mesdames et Messieurs.

C’est avec beaucoup de joie, une très grande émotion et une grande fierté  que  je vais faire entendre, la voix de mon pays, l’Union des Comores, au sein de ce somptueux Palais, ou vous m’avez fait le grand honneur, Monsieur le Président, de m’inviter.

Les mots me manquent pour exprimer l’immense bonheur que j’éprouve, en ce jour.

Je ressens d’autant plus cet honneur qui m’échoit, que  c’est la  première fois, dans l’Histoire de mon pays, qu’un Président est invité à s’exprimer dans ce prestigieux lieu de la représentation nationale tanzanienne. Soyez assurés Monsieur le Président de l’Assemblée, Monsieur le Premier Ministre Messieurs et Mesdames les députés,  que je pèse  tout le poids de cet honneur et je vous en  suis  très reconnaissant.

Au delà de l’honneur que j’éprouve du fait de l’importance que j’accorde à cette cérémonie solennelle, c’est la joie ressentie lors des retrouvailles familiales et fraternelles qui m’habite.

Ainsi, je voudrais tout d’abord, en cette mémorable occasion, remercier du fond du cœur le peuple frère ainsi que le Gouvernement tanzaniens, et plus particulièrement le Président de ce grand et beau pays mon Frère Jakaya KIKWETE, pour l’accueil exceptionnel et fraternel et pour l’hospitalité généreuse qui nous ont été réservés, la délégation qui m’accompagne et moi-même, depuis notre arrivée sur le sol tanzanien.  

Je voudrais, en outre, rendre hommage aux autorités et à la population de cette belle ville de Dodoma, que nous découvrons pour la toute première fois, et dont la chaleur spontanée et fraternelle de l’accueil nous ont, tout de suite, permis de nous sentir chez nous.

Je n’en attendais pas moins de mes frères Tanzaniens mais j’ai été heureux de confirmer ma profonde conviction,  que les liens de cœur et de sang qui unissent la Tanzanie et les Comores sont et resteront toujours particulièrement solides.

Ces liens constituent le terrain fertile sur lequel ont poussé la confiance, l’amitié et la solidarité que nous souhaitons consolider aujourd’hui entre nos deux nations.

En effet, pour les Comoriens de toutes les générations, passées et à venir, la Tanzanie n’a jamais été considérée comme une terre étrangère, ni le Tanzanien comme un étranger aux Comores.

Nous savons tous, nous Comoriens, tout ce que nous devons à cette terre voisine, à cette terre sœur.

Nous lui devons, depuis le 18e siècle, le savoir, la culture, la spiritualité  et la richesse.

Le Comorien qui voulait devenir savant se devait de prendre le boutre et se rendre en Tanzanie.

Le Comorien qui voulait devenir riche prenait le boutre et traversait le  mince bras de mer qui sépare nos deux pays frères.

Nos deux peuples ne sont pas liés par de simples liens d’amitié. Ils  sont  liés depuis des siècles et des siècles par des liens de sang, des mélanges qui font que souvent à l’étranger on prend un Tanzanien pour un comorien et un Comorien pour un Tanzanien. Nous Comoriens nous nous glorifions de cette ressemblance.

Nous sommes convaincus que nos origines premières sont swahili, c’est pour cela que nous sommes conscients de  ce que notre langue doit à la votre. Nous savons ce que notre musique doit à la votre spécialement le toirab, nous savons ce que nos habits doivent aux vôtres, nous savons ce  que notre cuisine doit à la votre.

Depuis des siècles et des siècles, des djahazi ont traversé ce bras de mer et nous ont apporté votre sensibilité, votre civilité, votre courtoisie, votre savoir-faire, vôtre savoir-être et vôtre savoir tout court, bref votre Ustan Anrab.

Ces mêmes légendaires djahazi ont contribué à des riches échanges commerciaux  entre nos deux pays.

Aux Comores nous avons deux termes pour designer nos frères du continent : L’Africain et le Msawahılı. Le Msawahılı ou le Mgoudja c’est le cousin Tanzanien avec qui nous partageons tant de choses.

C’est pour cela que mon cœur rayonnant de joie apporte à la Tanzanie, au peuple tanzanien et aux autorités tanzaniennes que mon pays chérit profondément, les salutations fraternelles et la profonde reconnaissance du peuple et du Gouvernement comoriens.

Nous n’oublierons jamais le rôle premier que ce grand et beau pays a jadis joué dans la lutte de libération nationale de mon pays, en vue de l’acquisition de l’indépendance, en soutenant les patriotes qui étaient refugiés en Tanzanie et les mouvements de libération nationale de toute la région.

Nous n’oublierons jamais, non plus, le fait que la Tanzanie a été, dès les premières semaines de notre indépendance, l’un des premiers pays à nous soutenir pour pallier le départ précipité des Français.

Votre peuple généreux a soutenu le mien dans ses premiers pas de nation libre, en l’accompagnant dans   l’éducation et dans la création et la formation de notre jeune armée nationale.

J’apporte également la profonde gratitude du gouvernement et du peuple comoriens au peuple tanzanien, à ses représentants et à son gouvernement pour leur engagement sans faille,  dans les multiples étapes visant à mettre fin à la crise séparatiste qui a secoué les Comores, pendant plus d’une décennie, et qui a failli ébranler les fondements même de la nation comorienne.

La reconnaissance de mon peuple et de mon gouvernement est immense et infinie  pour les sacrifices sans limites faits par le peuple et le gouvernement tanzaniens.

Vous n’avez pas hésité  à envoyer, ce que vous avez de plus cher, à savoir vos enfants, pour être à la tête des forces de la coalition africaine venues libérer l’ile comorienne d’Anjouan, pour aider mon pays à consolider son unité nationale et rétablir son intégrité territoriale.

Vous pouvez être fiers de ses vaillants soldats. La nation comorienne leur sera éternellement reconnaissante.

Et pour marquer notre appréciation de l’extraordinaire mission qu’ils ont realisée dans l’ile d’Anjouan, il sera remis à chacun d’entre eux, lors de la célébration de la fête militaire tanzanienne de septembre prochain, un diplôme d’honneur qui sera suivi, prochainement, d’une médaille.

Je saisis cette opportunité pour rendre un vibrant hommage à Son Excellence mon frère le Président KIKWETE, sans qui cette intervention militaire à Anjouan n’aurait jamais eu lieu.

En effet, c’est grâce à son charisme, à son leadership éclairé en sa qualité de Président d’un pays frère mais aussi de Président de l’Union Africaine, à son engagement sincère et à sa détermination à œuvrer en faveur de l’intégrité effective des Comores, que mon pays a pu tourner la page la plus sombre de son histoire, à savoir le séparatisme.

Cet engagement sans faille a permis en effet, une grande victoire militaire et par conséquent la libération de l’Ile comorienne d’Anjouan, et ce, sans effusion de sang. 

Cet engagement confirme, si besoin était, le rôle clé qu’a toujours joué la Tanzanie dans notre continent mais aussi et surtout la disponibilité constante de ce pays modèle,  à toujours mettre à la disposition de ces pays frères, ses moyens humains et matériels ainsi que son expérience, pour préserver la paix, la sécurité, la stabilité et l’Etat de droit.

Je salue, ainsi, toutes les entités et toutes les institutions tanzaniennes et plus particulièrement ce prestigieux Parlement dans lequel nous nous trouvons ce matin, pour leur mobilisation en faveur de la défense de l’unité nationale de mon pays.

Mais je salue également en vous, dignes successeurs de Feu le Président Mwalimu Julius Nyerere, Fondateur de la Tanzanie Moderne, digne enfant de la Tanzanie et de l’Afrique  le charisme, la grande sagesse et la vision, quil vous a légués et qui continuent à guider et à éclairer votre pays et toutes les Nations, à travers les continents, dans leurs efforts pour la recherche de la liberté, de la paix et du développement.

Le Mwalimu était de ces rares hommes qui ont façonné l’Histoire, pas seulement de leur peuple mais de toute l’Humanité.

La terre a produit très peu de ces grands hommes, qui par leur vision, leur conviction et leur sagesse marquent à jamais leur passage sur terre.

Cet homme restera à jamais dans l’esprit des générations présentes et à venir.

Je tiens à dire notre admiration et notre estime pour toutes les grandes figures qui, après Mwalimu Nyerere, ont façonné la Tanzanie et ont renforcé sa crédibilité au sein du concert des Nations et qui ont permis à la Tanzanie de jouer le rôle majeur qu’elle joue aujourd’hui non seulement en Afrique mais aussi dans le monde entier. 

Je veux évoquer Al Hadj Ali Hassan Mouigni, Benjamin William Mkapa et, bien entendu le Président Jakaya KIKWETE qui ont fait de la Tanzanie, dans notre continent, un grand défenseur de l’unité et de l’intégrité territoriales, un pays modèle qui montre la bonne  voie à suivre  aux pays et aux peuples africains, prêt à défendre la liberté la ou elle est étouffée.

Grace à ces hauts dignitaires, la Tanzanie est en effet devenue un pays apaisé, homogène et dynamique et un modèle de stabilité exemplaire, dont le dynamisme et la croissance économique  font l’admiration de l’Afrique.

De l’autre côté de ce bras de mer qui sépare la Tanzanie des Comores, nous suivons avec beaucoup d’attention et d’admiration, l’exemple tanzanien.

Les affinités historiques, culturelles et linguistiques que j’ai évoquées tout à l’heure appellent Comoriens et Tanzaniens à avoir une communauté de destin, tout autant que la proximité entre nos villes respectives de Moroni et Mtwara, qui ne sont reliées que par une trentaine de minutes d’avion, ce qui donne à nos deux peuples, qui effectuent ce trajet, l’impression de se déplacer dans un seul et même pays.

Quelle meilleure preuve apporter, sinon ces milliers de comoriens qui, aujourd’hui comme par le passé ont choisi de vivre en Tanzanie et ces milliers de Tanzaniens qui, hier comme aujourd’hui, se sont installés aux Comores ?

Je salue ces Comoriens et ces Tanzaniens qui ont renforcé ces ponts, très solides, existant entre nos deux peuples à travers les deux rives  du Canal de Mozambique, notamment ces Tanzaniens d’origine comorienne qui aujourd’huı occupent des postes de haut niveau au sein des institutions tanzaniennes et qui font la fierté des Comores.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée,

Honorable assistance,

Nous ne quitterions pas cette enceinte si je devais évoquer ici tout ce que l’Histoire a façonné de commun entre nos deux pays, nos deux nations, nos deux peuples.

 Aussi je me contenterai de rappeler encore une fois les racines communes de nos deux langues. Le Swahili est d’ailleurs une langue enseignée aujourd hui à l’Université des Comores dans le seul but de  contribuer encore davantage à notre compréhension mutuelle.

Mais ce qui est le plus important à souligner c’est que la Tanzanie est en train de devenir l’un de nos premiers partenaires aussi bien dans les domaines économique que social, notamment par :

-         Les liaisons d’Air Tanzanie avec les Comores,

-         les échanges commerciaux tels que l’achat de produits finis et d’animaux vivants,

-         le développement du trafic portuaire,

-         la lutte commune contre les trafics illicites et le terrorisme,

-         La prestation de services bancaires, précisément à travers EXIM Bank Tanzanie,

-         les soins médicaux et,

-         l’Enseignement supérieur.

Aujourd’hui, afin de pouvoir consolider encore davantage cette coopération fructueuse, il serait judicieux  de redynamiser les autres secteurs tels que la promotion des investissements, la culture, le tourisme, les échanges techniques, la formation professionnelle, l’Agriculture et les échanges universitaires.

Enfin, Excellence Mesdames et Messieurs, j’émets le vœu ardent de voir nos deux Parlements se rapprocher encore davantage, afin de contribuer à la concrétisation rapide des ambitions louables de nos deux pays frères et approfondir, ainsi, cette amitié et cette coopération séculaires qui nous sont si chères à tous.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’avenir de nos relations est prometteur.

Par tout ce qui nous lie, nous pouvons construire ensemble, un espace de fraternité, de paix, de prospérité et de développement partagés et être un exemple pour nos autres frères africains.

C’est le message d’espoir que le peuple comorien m’a chargé de transmettre devant cette auguste Assemblée.

Le message de grand espoir, de confiance, de solidarité et d’amitié que j’ai voulu, moi aussi, porter aux frères et voisins tanzaniens.

Je suis convaincu que la Tanzanie et les Comores apporteront ensemble au reste de l’Afrique et du monde entier, ce message d’espoir, de solidarité  et de fraternité.

Vive la coopération entre la Tanzanie et les Comores,

Vive la fraternité Comoro-tanzanienne.

Je vous remercie.

 

 

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 23:36

 

 

Tout le monde se souvient encore de  ce feuilleton  judiciaire à rebondissement qui  a défrayé la chronique à Moroni ces trois dernières années (voir ICI). Il s’agit de la fameuse affaire  BIC / NICOM qui avait abouti à la condamnation de la Banque pour l'industrie et le commerce (BIC, filiale de la BNP Paribas) au paiement de 4,8 milliards francs comoriens (9,7 millions d'euros) à titre de dommages et intérêts à la société NICOM dont le gérant est l’homme d’affaire Shamir Kamoula (voir ICI).  Du coup, cette affaire commerciale d’ordre privé avait transformé le palais de justice en ring – fort heureusement, nous avons surtout assisté à des combats de salive : conférences de presse accusatrices et dénonciatrices des juges, du procureur général (voir ICI), de l’ordre des avocats (voir ICI)… . L’on se demandait même si nos professionnels du palais de justice de Moroni n’étaient pas devenus fous ou envoutés tellement le spéctacle était grotesque. Et comme si cela ne suffisait pas, elle  était quasiment  devenue une affaire d’Etat : Le Président de l’Union des Comores, de retour d’un voyage à l’étranger, avait tenu à s’exprimer en personne sur l’affaire, intervention du Ministre de la justice, limogeage de deux magistrats sans avoir respecté la procédure…    .

 

Selon la Lettre de l’Océan Indien (LOI) dans son édition du 22 août 2008, « un accord à l'amiable a été trouvé entre les deux parties à l'issue de discussions organisées par les autorités comoriennes, les 18 et 19 août à Moroni, et auxquelles a participé une délégation de la BNP composée de Mamadou Kane (responsable Afrique), Jean-Louis Staub et d'un juriste de la banque française. Ledit accord prévoit le paiement par la BNP d'une compensation financière en cash à Kamoula d'un montant avoisinant les 10% des dommages et intérêts initialement prévus. A cela, s'ajoute l'engagement de la BNP à ce que la BIC accorde à Kamoula une facilité de crédit de plusieurs centaines de milliers d'euros. »


A priori, selon toujours, le même journal, c’est le gouvernement de l'Union des Comores, qui a convaincu la BNP-PARIBAS d’accepter cet accord. Mais en réalité, BNP PARIBAS qui allait être contrainte dans les mois à venir de payer les dommages intérêts  avec, le cas échéant, les intérêts légaux et les frais récupérables d’exécution forcée avait- elle besoin dune pression pour parapher un tel accord qui lui est très favorable ? Comment peut-on refuser de ne payer que 10% du montant qu’on doit à son créancier ? L’on peut toujours nous raconter n’importe quoi !

 

En effet, à notre connaissance, la société NICOM attendait juste l’aboutissement de la procédure  de l’exéquatur pour pouvoir procéder au recouvrement forcé de sa créance.

 

Dans le système juridique français, l’exéquatur (un mot latin qui signifie « qu’il soit mis à exécution » est l’ordre d’exécution accordé par l’autorité judiciaire française, d’une décision rendue  par une juridiction étrangère, après contrôle de sa régularité internationale. En effet, le principe en France est que les jugements rendus par une juridiction étrangère ne peuvent  être exécutés  en France sans  exéquatur. Bien évidemment, comme tout principe, il ya des exceptions et des précisions. Mais notre objectif ici est juste de permettre aux profanes de la chose juridique d’avoir une petite idée de cette notion.

 

Une fois l’obtention de l’exéquatur, la société NICOM allait pouvoir récupérer toute la somme due en faisant par exemple bloquer par un Huissier un des comptes bancaires de la banque à Paris. C’est pourquoi, il est incontestable que la BNP-PARIBAS ne pouvait pas continuer à faire preuve de résistance et qu’il était de son intérêt de signer un tel accord.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 13:18

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fomboni, mardi 19 août 2008 (HZK-Presse) – Jeudi 14 août dernier, aux environs de 10 h du matin, la salle d’audience du tribunal de première instance de Fomboni, à Mohéli était pleine à craquer. C’était le jour du procès de l’affaire qui opposait les jeunes de Nkangani à ceux d’Itsamia [VOIR ICI].

 

Treize prévenus pour coups et blessures volontaires ont été entendu, tous originaires du village de Nkangani, dont Hamada Bacar âgé de 23 ans fut le chef de la bande et auteur de plusieurs coups de bâtons et planches sur le journaliste correspondant du journal Kashkazi, Daanouni Mssoili, qui n’a pas pu se tenir debout lors de son audition, à cause de ses blessures. 18 coups de battons au total sont tombés sur lui, selon lui. Six autres suspects sont toujours en cavale.

 

Parmi les victimes il y a le précèdent correspondant de HZK-Presse, Habib Nomane qui a eu la chance d’être ligoté sur le poteau de la société Comores Télécom, giflé, on lui a versé du sable et de l’argile sur la tête avant l’arrivée de la police.

 

Yssouf Ali qui était l’aide chauffeur de la voiture qui était prise d’assaut, la tête bandée, a fait une requête de dédommagement de 200.000 fc, ainsi que Faissoil Salim qui demande aussi la même somme à titre de dommages et intérêt. Quant à Habib Nomane, il ne demande que 225.000 fc pour la réparation de sa moto détruite à cette occasion.

 

Le plus touché, Daanouni Mssoili a fait une requête de dédommagement qui s’élève à 2 millions 115 milles francs pour les frais médicaux, frais d’une possible évacuation sanitaire de Fomboni à Moroni, puis de Moroni vers l’île de La Réunion ainsi que le remboursement de son matériel de travail détruit, à savoir un appareil numérique, un clé USB, un téléphone portable, etc.

 

Le temps était venu au réquisitoire du procureur de la république. Après un long discours historique évoquant des faits criminels passés, à l’exemple de l’affaire Hantsindzi-Chezani, puis des récents événements tragiques de Vouvouni-Mdé, le procureur a demandé l’application de l’article 333 et 334 du code pénal relatif à la séquestration. Les auteurs présumés coupables devraient écoper de 2 ans au minimum de prison ferme pour la plupart d’entre eux.

 

D’autres reconnus coupables de coups et blessures volontaires avec préméditation, le procureur a requis 2 ans d’emprisonnement dont 6 mois de sursis avec une amande, en vertu de l’article 295 alinéas 2 et art 44 et 45.

 

Parmi les personnes suspectes, certains sont relâchés sans aucune poursuite judiciaire faute de preuves suffisantes. Tous les inculpés, après avoir reconnu les faits qui leur sont reprochés, ont demandé pardon à leurs frères d’Itsamia, puis aux membres du jury.

 

Mouayad Salim

190808/ms/hzkpresse/6h00

 

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 09:42

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fomboni, samedi 16 août 2008 (HZK-Presse) – Le gasoil arrivé, les mohéliens s’attendait à pousser un ouf de soulagement, dans l’espoir de voir l’électricité rétablie. Mais hélas. La situation va de mal en pis. La durée d’éclairage s’est réduite, les coupures intempestives se multiplient, les délestages continuent de plus belle. C’est comme si l’arrivé de ce « dépannage » comme on le dit ici, vient nous enfoncer davantage dans l’obscurité. Qu’est ce qui se passe exactement ?

 

« La Ma-Mwé achetait auparavant à 150 fc le litre de gasoil auprès de la Cociété Comores Hydrocarbure (SCH), aujourd’hui après cet arrivage, cautionné par la Exim Bank, la Ma-Mwe achète le litre à 680 fc, et doit en plus payer comptant, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et comme les recouvrements de la Ma-Mwé ne suffisaient plus à honorer couvrir les coûts des approvisionnements auprès de la SCH, pour assurer la fourniture normale d’électricité, nous sommes dans l’impasse ». C’est ce que nous a expliqué le chef de branchement de la Ma-Mwé, Azda Hadadi en l’absence du directeur technique, lorsque nous l’avons interrogé dans leur bureau.

 

Quant au directeur régional de la SCH, il s’est refusé de nous communiquer toute information, se contentant de nous renvoyer à la Ma-Mwé car selon lui, ce sont eux qui nous fournissent l’électricité, donc c’est à eux de donner des explications.

 

Une grève qui s’annonce

 

Conséquence de cette crise énergétique dans l’île, un chauffeur de taxi syndicaliste a du passer quelques heures dans les locaux de la police locale de Fomboni, après avoir été interpellé et menotté comme un voleur. Ceci après avoir refusé l’affichage sur la pare-brise de sa voiture, de l’arrêté ministériel portant fixation de la nouvelle tarification du transport en commun, décidée suite à la hausse de carburant.

 

Le maintien du tarif de 150 fc (prix initial, donc pas de changement sur cette ligne) pour le trajet Fomboni – Djoiezi (5km) « n’est pas raisonnable » selon les chauffeurs. Aujourd’hui nous avons assisté à un début de grève qui ne dit pas encore son nom.

 

 Mouayad Salim

160808/ms/hzkpresse/6h00

 

 

 

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