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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 22:41

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Les Comores ont célébré, samedi dernier, la 38ème fête d’indépendance :

Des réactions plutôt consensuelles…

 

Moroni, lundi 08 Juillet 2013 (HZK-Presse) – Après la célébration de la fête de l’indépendance, La Gazette des Comores est allée recueillir les réactions à chaud de la classe politique et de la société civile. Leurs réactions sont unanimes. Ils admettent tous que la fête s’est bien passée hormis quelques défaillances qui peuvent être réglées à la prochaine célébration.

 

Idriss Mohamed, comité Maoré :

« Il faut être ensemble pour reconstruire le pays »

C’est notre jour et certes tout le monde est satisfait. Aujourd’hui, c’est un moment de communion. Certains disent que l’ambiance n’était pas au rendez-vous parce qu’il n’y avait pas de remise de décorations et autres accessoires ; moi je dirais tout simplement que ce sont des détails. La journée s’est bien passée. L’essentiel est d’entendre le discours du chef de l’Etat dans l’après-midi.

 

Msaidié Houmedi, secrétaire général du parti CRC

« La fête passée, il faudra penser à la vie qui est extrêmement chère »

Participer à la fête de l’indépendance est toujours un plaisir et j’espère que l’année qui vient  sera plus belle que les précédentes. Je profite de cette occasion pour prier afin que les problèmes que traverse le pays soient résolus, notamment le chômage des jeunes et le coût de la vie. Par rapport à la participation, je dirais qu’il y a eu beaucoup de monde comme d’habitude. Il y a toujours ce sentiment de patriotisme qui se manifeste chaque année lors de la fête nationale

 

Mohamed Abdouloihabi, ancien chef de l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja

« L’ambiance n’était pas au rendez-vous »

La fête s’est bien passée comme d’habitude, toutefois on n’a pas vraiment senti une ambiance conviviale. D’ailleurs depuis avant-hier et hier (jeudi et vendredi ndlr) on n’a pas vu les activités qui marquent et annoncent cette fête

 

Djaé Ahamada, vice-président de l’assemblée nationale

« Une autorité ne parle pas avant le discours du chef de l’Etat » 

La fête s’est bien passée. Dieu soit loué. Vous avez vu que tout le monde, petits et grands, y étaient. Voilà c’est l’essentiel. C’est un jour de joie ; mais pas pour faire un bilan. Nous le ferons après le discours de Beït Salam dans l’après-midi. Je suis une des autorités de ce pays et un responsable ne parle pas avant le discours du chef de l’Etat.

 

Mzé Ali Oizir, notable de Mitsoudjé

« Que chaque année la fête soit belle comme aujourd’hui »

La fête s’est bien passée. Le  programme était très riche. Il y avait beaucoup de monde et  beaucoup de personnalités de marque. J’ai constaté que la population se réjouit vraiment de cette journée. Cette année il y avait une très grande différence avec les années précédentes ;  c’est pourquoi nous prions que chaque année la fête soit belle comme aujourd’hui.

 

Fahmi Said Ibrahim, ex-ministre des relations extérieures

« La décoration n’est pas obligatoire aujourd’hui »

Ecouter c’est toujours un réel plaisir et un honneur pour moi de participe à la fête nationale. Il n’y a rien de particulier, tout s’est bien passé par la grâce de Dieu. Quand certains critiquent parce qu’il n’y avait pas de remise de décorations, je dirais que ce n’est pas une obligation. Je pense qu’il y en aura l’année prochaine ou en d’autres occasions. Ce n’est pas la fin du monde.

 

Me Saïd Larifou, chef du parti Ridja

« L’aspect militaire c’est bien, mais il faut penser à l’aspect économique pour les prochaines éditions »

C’est une fierté et à la fois un honneur d’être là. C’est un événement toujours marquant pour la nation comorienne. Moi je suis heureux de la démonstration qui a été faite aujourd’hui. Il y avait beaucoup de jeunes dans cette fête. J’aurais aimé qu’il y en ait plus de jeûnes qui s’approprient cette fête pour que cela soit plus populaire. Sur l’aspect militaire c’était bien. Mais,  je pense aussi que pour les prochaines éditions, il faudrait peut-être penser à mettre en exergue l’aspect économique. Il faudrait que l’on pense aussi aux agriculteurs, aux pêcheurs dans le défilé pour montrer que, eux aussi c’est l’avenir de ce pays. Et toutes les perspectives de ce pays, ce sont l’agriculture, la pêche, les jeunes et beaucoup de ferveur populaire.

 

Saïd Mohamed Ali, maîtrise de mathématiques, sans emploi. Il a suivi ses études au Sénégal et vient de rentrer :

Je n’ai surtout pas validé le discours du maire de Moroni. Laissi Ben Ali a choisi le français plutôt que notre langue. Je ne comprends pas. On dit que les Comores sont indépendantes aujourd’hui et il fait un discours en français. Cela veut dire que l’on est toujours sous domination de la France.

 

Propos recueillis par Ibnou Mohamed Abdou

080713/ima/hzkpresse/23h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 22:38

Selon le CFCM (Conseil Français du Cute Musulman), le ramadhan débute demain (mardi 9 juillet 2013) en France.)

Voir ci-dessous le communiqué du CFCM qui vient d'être publié il ya quelques minutes :

 

Début du jeûne du mois de Ramadhan 2013 : mardi 9 juillet

 


A l’occasion du début du mois de Ramadhan de l’année hégirienne 1434, le Conseil français du culte musulman (CFCM) souhaite à toute la communauté musulmane de France un heureux mois de jeûne dont le premier jour est fixé au mardi 9 juillet 2013 conformément aux décisions prises lors du Colloque du CFCM du 9 mai 2013 par l’ensemble des composantes du CFCM.

Nous souhaitons à l’ensemble de nos concitoyens nos meilleurs vœux de paix, de concorde et de vivre ensemble, avec notamment toutes les composantes spirituelles de la Nation.

M. Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur chargé des Cultes, honorera tous les musulmans de France en participant à l’Iftar (rupture du jeûne) qui aura lieu le 15 juillet 2013 à la Grande Mosquée de Paris au lendemain de notre Fête nationale.

Nous implorons Allah Tout Puissant d’accepter notre jeûne et de nous combler de Sa Clémence et de Sa Miséricorde durant ce mois béni du Ramadhan.

Dr Dalil Boubakeur

Président du CFCM

 

 

Nous souhaitons un bon ramadhan à tous les musulmans de France.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 21:21
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité - Développement
_________
PRESIDENCE DE L’UNION DES COMORES
-------

Allocution de Son Excellence Docteur IKILILOU DHOININE
Président de l’Union des Comores
Célébration du 38ème Anniversaire de l’Indépendance des Comores

President-IKILILOU.jpgComoriennes et Comoriens,
Mes Chers Compatriotes,
Honorable Assistance,
Comme à l’accoutumée, nous nous retrouvons au Palais Présidentiel de Beït-Salam, ce Haut-lieu de la République, pour célébrer, dans la joie, l’affranchissement de notre pays du joug colonial.
Je voudrais saisir l’occasion que m’offre cette célébration, pour adresser mes meilleurs vœux à tous mes compatriotes et exprimer la solidarité de la Nation à tous ceux qui en ce jour, sont dans l’épreuve, pour que Le Tout-puissant leur accorde un soulagement.A tous nos concitoyens établis à l’étranger, j’adresse aussi mes vœux de bonne fête.
Mes vœux s’adressent enfin à nos partenaires au développement et à tous les amis étrangers qui vivent chez nous. Qu’ils reçoivent ici la reconnaissance et les amitiés sans cesse renouvelées du peuple comorien.
Le 6 juillet est ainsi une occasion annuelle pour la Nation toute entière, de rendre hommage et de prier pour ceux qui, parmi nos compatriotes, ont perdu la vie pour que cesse l’asservissement de notre peuple, pour qu’Allah, dans sa miséricorde, leur accorde ses bienfaits.
Mais aussi, dans la communion, nous renouvelons nos repentances à Allah le Tout-Puissant, pour les péchés que nous aurions commis ici-bas pour qu’il nous accorde son pardon ici et à l’au-delà.
Et puisque dans quelques jours, notre pays à l’instar du monde musulman, entrera dans le mois sacré du ramadan, je voudrais aussi m’associer à vous, pour solliciter la miséricorde d’Allah Le Tout-Puissant, pour que toutes nos prières soient exaucées.

Honorable Assistance,
Mes chers compatriotes,
Il y a exactement 38 ans depuis que notre Vaillant Peuple, débout comme un seul Homme, avec à sa tête, nos Héros Elus, nos Aînés Téméraires, Hommes et Femmes convaincus de l’inaliénable droit et idéal de liberté, de la valeur de cette aspiration, de l’inévitable désir instinctif humain d’être libre, proclamèrent l’indépendance de l’archipel des Comores.
C’est donc conformément à cet instinct humain naturel mais surtout aux principes sacro-saints de la Charte des Nations Unies et des normes internationales dont l’application est garantie d’abord par les cinq Membres Permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, que le 12 novembre 1975, notre pays, l’archipel des Comores, Maoré, Ndzouani, Mwali et Ngazidja, fut admis comme membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies.
Au début, comme partout en Afrique francophone, nous avons cru à l’objectivité de la marche de l’histoire.
Notre crédulité n’a pas été gratuite parce que la France, ancienne puissance colonisatrice, ce Grand Pays, avec à sa tête le Général De gaulle, a été à l’avant-garde de la décolonisation de tous les territoires jadis colonies françaises.
Aujourd’hui encore, il nous est très difficile de comprendre l’attitude des autorités françaises du moment de la décolonisation de cet archipel.

Il ne suffit pas d’expliquer ce qui venait de se passer par le seul fait que dans un même territoire que l’on a pourtant administré comme un tout, de l’expression populaire et démocratique, ressortent des différences pour les raisons que nous connaissons et dont l’importance et le fondement ne devraient pas nous échapper ou nous être indifférents.
L’indépendance par voie de consultation populaire en Afrique, ne devrait pas être considérée comme une sanction contre l’ancienne puissance coloniale ou encore comme une forme de rupture.
Au contraire, elle est une autre forme de partenariat et de coopération intelligente qui doit consolider les liens d’amitié entre deux Peuples épris de paix.
Pour rappel, aucun autre pays du continent n’a hérité d’une situation complexe postcoloniale comme la nôtre. Une indépendance inachevée, une liberté tronquée, une humiliation avérée pour un Peuple pourtant respectueux des valeurs universelles qui guident notre monde moderne.
Le peuple comorien n’exprimera jamais assez au monde entier, notamment à ses amis, sa douleur, sa très profonde affliction, son impénétrable désarroi face à ce qu’un ancien Chef de l’Etat français, François Mitterrand, qui disait entre autres, au Feu Président Saïd Mohamed DJOHAR et par la même occasion aux Comoriens que nous sommes, je le cite « … le problème de Mayotte, si mal engagé en 1974, si mal engagé à mes propres yeux, que je me souviens d’avoir refusé le sort qui était refusé à cette île ».

Oui, le Président Mitterrand avait raison et tout autre Homme d’Etat français qui correspondrait à l’idée que nous nous faisons de ce Grand Pays et de ses Illustres Intellectuels, un Pays, une Nation qui a traversé tant d’épreuves mais qui a toujours su mettre en avant les idéaux de liberté et de droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, conviendrait avec lui.
Et lorsque François Hollande, actuel Chef de l’Etat français reconnaît, à Alger, solennellement les «souffrances que la colonisation française» - un «système profondément injuste et brutal» - a infligées au peuple algérien, cette volonté de rétablir des faits historiques, convenez avec moi qu’il y a lieu d’espérer pour les Comores.
Après ce discours unique en son genre, partout en Afrique, nous avons eu le sentiment qu'une véritable étape historique a été franchie non pas dans la repentance mais dans la reconnaissance.
Et pourtant, 38 ans durant, nonobstant des actions menées par les Autorités comoriennes, il est vrai parfois maladroites, mais toujours conformes à notre volonté de dépasser ce contentieux malheureux d’un autre temps,il est regrettable de constater que nous sommes toujours à la case départ.
Et d’ailleurs, les choses seraient restées en l’état, nous demanderions tout simplement à notre partenaire principal d’entamer un début d’approche nouvelle !
Hélas, pendant toute cette période, l’ancienne puissance coloniale n’a fléchi sur aucune de ses positions, éloignant encore plus la possibilité de retrouvailles pour un même Peuple dont les différences sont moins visibles que celles qui ont pourtant permis à cette Grande Nation française de bâtir son Unité autour des valeurs de Liberté, d’Egalité, et de Fraternité.

L’introduction du visa Balladur par exemple, a davantage compliqué une situation déjà suffisamment complexe.Cette décision étrange prise par un Etat qui a pourtant soutenu sans réserve la réunification d’un autre grand pays, l’Allemagne, a définitivement anéanti les espoirs des Comoriens des quatre îles de sceller un jour leur réconciliation.C’est pourquoi, nous ne cesserons jamais de demander aux Autorités françaises l’annulation de ce visa.
Je voudrais, en passant, rappeler à la Communauté Internationale cette interrogation révélatrice de l’ancien Président François Mitterrand, le 25 octobre 1989, au Parlement européen qui disait en justifiant justement la position française, sur la réunification de l’Allemagne, je cite : « Au nom de quoi », se demandait-t-il, « accuserait-on le peuple allemand de désirer se retrouver, dès lors qu’il s’agit strictement d’un appel qui monte vers nous tous, (…) et qui en appelle aux valeurs qui sont les nôtres ? ».
L’imitant, 23 ans après, je voudrais aussi m’interroger en tant que Garant de l’Unité Nationale des Comores : « Au nom de quoi et pour quels intérêts, la France continue-t-elle d’ignorer le droit international et la volonté d’un Peuple qui ne demande qu’à vivre comme tous les autres Peuples du monde ?».
Je me pose cette question parce qu’au moment où nous nous efforçons à trouver une solution juste à ce différend territorial, l’ancienne puissance coloniale, conformément à son droit interne, modifie constamment et unilatéralement le statut de l’objet dudit différend en l’occurrence Mayotte.
Hier, Mayotte « Collectivité Départementale », aujourd’hui, « Département d’Outre-mer Français », et dans un proche avenir « Région Ultrapériphérique Européenne », l’ancrant davantage en son sein sous prétexte qu’elle organiserait des consultations à Mayotte, d’ailleurs non reconnues par les Nations Unies.Ce statut futur de Mayotte vient donc se rajouter à toute cette complexité !
Nous sommes en droit de nous demander comment l’Union Européenne, composée d’Etats membres des Nations Unies et qui ont eu à s’exprimer encore il y a longtemps sur la question de Mayotte, peut-t-elle cautionner une telle démarche ?
Nous nous posons cette question parce que conformément au droit européen, les Régions Ultrapériphériques (RUP) sont des territoires qui appartiennent à l'Union européenne tout en se trouvant en dehors du continent européen. Je dis bien « territoires qui appartiennent à l’Union Européenne ».
Il est clair que ce changement de statut pratiqué par l’Etat français sur l’île comorienne de Mayotte rajoute à la méfiance des comoriens, un autre problème lié à la sécurité des personnes.
En effet, aujourd’hui, Honorable Assistance, il y a pratiquement dans chaque famille comorienne quotidiennement, un membre qui périt en mer, parce que désirant se rendre à Mayotte pour échapper à la crise économique qui étrangle le reste de l’archipel depuis la déclaration de l’indépendance.
Les statistiques sont éloquentes pour constituer un sujet principal de préoccupations majeures pour nous tous !
Voilà, Mesdames, Messieurs, Mes Chers Compatriotes, le constat. Il est amer. Il est même désobligeant et provocateur ! Nous n’en sommes pas fiers, c’est certain !
Par conséquent, nous sommes contraints de réagir pour stopper l’escalade, pour apporter des réponses ne serait-ce qu’aux drames humains qui se produisent sous nos yeux, sinon nous n’aurons jamais la conscience tranquille ! En tous les cas, c’est mon intime conviction ! Face à cela, la question qui taraude mon esprit est : « QUE FAIRE » ?

La première valeur humaine qui nous oblige à agir, Moi en tant que Premier magistrat du pays et Nous tous en tant que Croyants, est l’humanisme, l’aptitude de dépasser nos egos, la très franche harmonie de notre conscience !
Non, nous ne pouvons plus continuer à assister indifférents face à ces nombreuses familles comoriennes des quatre îles qui, quotidiennement, font et refont le deuil pour la disparition d’un proche, homme, femme et enfant !
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle avant même mon entretien avec les autorités françaises j’ai donné des instructions fermes au département de la défense en collaboration avec les Gouverneurs des îles, pour que des mesures exceptionnelles pour la sécurité maritime et le secours en mer, soient immédiatement mises en place.
Aussi, je demande au département de la justice de travailler promptement sur la base de ce constat, un projet de loi modifiant notre code pénal afin de permettre dans un futur très proche, à ce que les auteurs, les criminels puissent être traduits en justice et sanctionnés sévèrement.
D’ailleurs, mon premier entretien avec le Président François HOLLANDE, fut à Kinshasa en marge du Sommet de la Francophonie. Je dois avouer ici que j’ai trouvé un homme meurtri par cette situation dramatique qui nous prive chaque jour de plusieurs de nos jeunes.
J’ai constaté de moi-même combien les Autorités françaises actuelles ont la volonté de créer les conditions d’un dialogue constructif qui nous permette de dépasser les clivages et les préjugés, tout en respectant la dignité des comoriens.

C’est donc une dynamique constructive qui intègre le passé à la recherche d’une voie comoro-française devant aboutir avec lucidité et objectivité à la résolution définitive de l’épineuse question de notre indépendance inachevée.
En effet, l’histoire ne nous pardonnera pas si chacun de nous, en ce qui le concerne, n’aura pas mis tout son poids pour qu’enfin ce différend territorial qui nous oppose n’eût été résolu dans l’équité.
Certes, le chemin sera long, complexe, mais surtout il ne sera pas aisé. De part et d’autre, il faudra donc écouter. Il faudra faire le tri. Il faudra surtout se mettre d’accord sur la Stratégie Globale qui ne saurait être autre chose que de tracer les grandes lignes pour des retrouvailles sincères et réaliser une réconciliation des cœurs des comoriens que nous sommes.
Je voudrais à cet effet m’adresser spécialement à nos parents, à nos frères et sœurs, aux élus Maorais, pour leur dire toute notre détermination à travailler ensemble afin de mettre fin à cette anomalie.
Je sais que nous devons aussi changer de langage et faire preuve de respect mutuel. Vous aussi, vous devez comprendre que nous avons un destin commun et à nous de l’embellir, de lui donner une forme qui convienne à nos aspirations légitimes qui respectent les principes auxquels toute l’humanité adhère.
Nul doute que le moment est enfin venu pour que nous nous retrouvions entre comoriens et qu’ensemble nous donnions des réponses à nos enfants, pour que nous rétablissions nos liens naturels de sang parce que nous partageons les mêmes valeurs.Cette unité géographique, culturelle et identitaire, fait de nous un même Peuple ! Ceci n’est nullement une aberration puisque le monde entier est ainsi fait!

Mes Chers Compatriotes,
Aussitôt élu et investi, j’ai été approché par la Partie française pour l’examen et la signature probable d’un projet de Traité d’amitié avec la France, 38 ans après qu’est apparu ce différend territorial.
Ce projet de Traité, avec mes collaborateurs, nous l’avons minutieusement examiné et j’ai conclu que l’idée serait géniale et conforme aux traditions des relations internationales.
J’ai beaucoup consulté ! Après plusieurs entretiens entre la partie française et nous, j’ai proposé d’abord, à ce que lors de ma visite en France, ensemble avec le Président HOLLANDE, nous nous engagions politiquement à refonder nos relations bilatérales qui renforceraient la confiance mutuelle.
Mes prédécesseurs à qui je rends hommage, ont déjà travaillé sur un accord relatif à la circulation des personnes et des biens dans tout le territoire de l’archipel des Comores.
Aussi, la montée de la criminalité dans le monde et donc dans notre espace Sud-Ouest de l’Océan Indien ainsi que le manque de procédures efficaces nous permettant ensemble de traquer les présumés criminels qui sévissent dans notre région pour les sanctionner, furent la raison pour laquelle, un projet d’accord d’entre-aide judiciaire, fut préparé.
Ces documents sont actuellement en étude et j’ose espérer que dans un avenir très proche, ils feront l’objet de discussions approfondies pour mettre fin à l’impunité et permettre à ce que des familles se rendent visite, des malades puissent bénéficier des soins, ou encore des étudiants , des cadres, des opérateurs économiques, se complètent dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes.
Je voudrais d’ores et déjà vous confirmer solennellement que la partie comorienne a remis à la partie française un contre-projet de Traité Global pour la résolution de la question de l’île comorienne de Mayotte et que le débat est déjà engagé.
C’est pourquoi lors de ma visite de travail que je viens d’effectuer en France, sur invitation de mon Homologue François HOLLANDE, nous avons signé et publié la « Déclaration de Paris sur l’amitié et la coopération entre les Comores et la France » dans laquelle nous déclarions la mise en place d’un Haut Conseil Paritaire qui constituera l’organe de suivi des entretiens que nous continuerons à avoir avec les Autorités françaises.
Cette déclaration politique constitue donc un prélude, l’acte numéro 1 d’un processus qui va désormais rythmer le cours du reste de mon mandat en politique étrangère. Une diplomatie intense où le concours de tous les comoriens sera sollicité.
La partie française est en train d’étudier le contre-projet de Traité en question en attendant la mise en place du « Haut Conseil Paritaire » qui prendra le relais.
A écouter les négociateurs de deux côtés, la volonté politique, la détermination à réaliser ce travail historique ainsi que l’optimisme, prédominent ce qui nous réjouit tous.
En tous les cas, pour la partie comorienne, lors des négociations en trois rounds, qui se sont tenus au Quai d’Orsay, l’essentiel dans un premier temps, fut de fixer clairement les raisons du différend territorial qui nous oppose à la France.
Ceci était nécessaire, pas seulement sur la forme, mais sur le fond de la problématique.
Il était nécessaire que nous nous mettions d’accord avant toute négociation que l’indépendance de notre pays ne serait pas cette espèce d’obsession nationaliste.
Elle ne serait non plus une je ne sais quelle volonté d’officialiser une quelconque rupture avec notre premier partenaire avec lequel nous comptons fermement faire notre chemin vers la prospérité.
Elle est une aspiration légitime de tout un Peuple épris de paix et de justice.
Cette volonté est d’ailleurs sanctionnée par la législation internationale relative à la décolonisation qui consacre l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, la résolution 1514 de l'Assemblée Générale des Nations Unies du 14 décembre 1960.
Ce principe posé et reconnu par la partie française, nous encourage à travailler maintenant en confiance pour mettre un terme à ce différend désagréable entre deux pays amis.

Je dois vous avouer que ce travail préalable fut laborieux avec des rounds difficilement négociables. Au départ les positions furent si tranchées que sans la volonté des négociateurs, leur abnégation mais surtout leur esprit de dépassionner le débat, aujourd’hui encore je n’aurais jamais été en mesure de vous en parler.
Je voudrais d’ailleurs saisir cette occasion pour leur adresser toutes mes félicitations et les encourager à persévérer dans cet élan de créer toutes les conditions nécessaires pour la réussite de cette noble mission.
Je sais que certains parmi vous, à un moment, ont douté de notre capacité à préserver l’intérêt national dans ces négociations historiques et je ne leur en veux pas car je comprends et partage parfaitement leurs inquiétudes.
Toutefois, je dois rappeler à tout le monde qu’en prêtant serment sur le Coran, j’ai juré de respecter la constitution de mon pays et de sauvegarder l’intérêt national. En cela, je ne m’éloignerai point et je continuerai à remplir mes fonctions constitutionnelles pour l’intérêt supérieur des Comores.
Et de toutes les façons, la seule voie possible aujourd’hui est le dialogue et je compte sur votre soutien.
Et pour ne pas avoir à m’inquiéter, après avoir consulté les Vice-présidents, j’ai personnellement fait lire le projet de déclaration de Paris, une semaine avant sa signature, par un Envoyé Spécial dépêché en la circonstance à Addis-Abeba et à Dar Es Salam, respectivement à la Présidente de la Commission de l’Union Africaine Docteur Dlamini ZOUMA et à mon Grand Frère, Son Excellence Mrisho Jakaya KIKWETRE, Président de la République-Unie de la Tanzanie.
La Présidente de l’Union Africaine a promis de nous assister dans cette nouvelle démarche dès lors que nous engageons notre pays dans une dynamique constructive qui respecte les principes qui régissent la Charte de l’Union Africaine.
Permettez-moi de profiter de cette opportunité pour remercier les dirigeants de notre Organisation panafricaine et des pays amis, de l’appui constant qu’ils ne cessent d’apporter à notre pays.
Toutes ces précautions ont été prises pour nous rassurer de la disponibilité de tous nos partenaires notamment, les pays amis, à nous accompagner dans cette nouvelle démarche qui en fait, est celle prônée par toutes les organisations auxquelles nous sommes affiliés.

Mes Chers Compatriotes,
Puisqu’il y a quelques semaines, je vous ai présenté le bilan biannuel de mon Gouvernement ainsi que les programmes d’actions des années à venir, je voudrais tout simplement vous rappeler que nous devons redoubler nos efforts pour consolider les acquis mais surtout améliorer notre gouvernance.
Des mesures supplémentaires seront proposées dans les mois à venir pour accompagner cet élan et ce souffle nouveaux dans la gouvernance.
La longue marche entamée par le Père fondateur de notre République, Feu Président Ahmed Abdallah Abdérémane et ses compagnons, vers la construction d’un Etat moderne, a eu ses périodes d’espoir et ses moments de découragement.
Toutefois, la Nation a toujours su rester debout et surmonter le défaitisme. Nous avons aujourd’hui la possibilité et la capacité de tirer les leçons du passé et rassembler nos énergies et toutes nos ressources pour surmonter les difficultés auxquelles nous sommes confrontés afin de franchir une nouvelle étape de cette marche vers la prospérité.
Je donnerai le meilleur de moi-même et je mettrai tout en œuvre pour les préserver car vous m’avez confié la lourde charge de conduire aux destinées de notre pays. Je reste donc plus que jamais déterminé à agir et obliger l’équipe qui m’entoure à s’y conformer pour que je puisse être en mesure de remplir fidèlement mon devoir de gardien de notre Constitution, de garant de la cohésion nationale et du fonctionnement régulier de nos Institutions républicaines.

Vive la République !
Vive les Comores !
Vive la solidarité internationale !
Je vous remercie.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 23:56

Moroni_P7060035.jpgVoilà, nous sommes le 6 juillet. C’est une date inoubliable pour les originaires des Comores et pour tous ceux qui aiment les Comores. Surtout pour tout comorien qui est fier de sa comorianité.  

Donc pour moi, c’est plus qu’un devoir de vous faire ce billet.

 

Aujourd’hui, le 6 juillet 2013,  les comoriens, partout où ils se trouvent, fêtent les 38 ans d’indépendance des Comores.  Eh oui c’était le 6 juillet 1975 que feu Président Ahmed Abdallah Abdérémane (Paix à son âme)  proclama solennellement  et courageusement l’indépendance de notre pays.

 

Dès hier soir, les Comores sont en fête. Il y a des podiums partout. On chante « uhuru (indépendance), udzima (Unité)…. L’engouement des comoriens est au RDV. On danse le Mgodro, le sambé, le chigoma, le tari ……à Moroni, à Ouani, à Mutsamudu, à Fomboni……Selemani et les autres chanteurs du twarab enflamment  le palais du peuple à Moroni. Tous ceux qui veulent chanter à Ouani avec le groupe joujou des Comores sont sur scène….. C’est la fête insulaire.


photo-6-07-07-2.jpgEt aujourd’hui alors ?

 

Dans la matinée on assistera certainement aux traditionnels défilés à Moroni, à Mutsamudu et à Fomboni. L’après midi nous aurons droit aux discours du président de l’Union et des gouverneurs des îles ainsi qu’à différentes danses populaires. Et le soir, danse, danse, chants, chants….

 

Sur facebook beaucoup d’originaires des Comores  remplaceront  leur photo de profil par le drapeau comorien et passeront toute la journée à se souhaiter bonne fête !

Un peu partout en France, au Maroc, en Egypte, à Madagascar et d’autres pays, l’indépendance des Comores sera fêtée avec faste. Comme tous les ans.

 

Même si « le pays va mal ; mon pays va mal » comme chante Tiken Jah Fakoly, Le peuple ne se décourage pas. Il s’approprie  la fête. Les comoriens restent fidèles à leur comorianité et aiment leur patrie. N’en déplaise aux nostalgiques de la colonisation.

Comme je le dis souvent. Une trentaine d’années d’indépendance après un siècle de colonisation, c’est trop court pour faire un bilan sérieux. Mais qu’on le veuille ou pas,  depuis le 6 juillet 1975, beaucoup de choses sont faites aux Comores dans divers domaines pour pallier ce qui n’a pas été fait. Toutefois, il est vrai que les maux qui rongent notre beau pays ne facilitent pas les choses : corruption, gabegie, instabilité politique….

 

manif-01-05-08-3.JPG Par ailleurs, le 6 juillet revêt  en fait une autre signification très importante pour moi. C’est aussi l’anniversaire de mon adorable maman.Ma vraie amie. Ma complice. Ma confidente. Ma conseillère. ….  Une femme qui est très attachée à sa comorianité. Quelle chance de voir son (ton) anniversaire être fêté par tout un peuple ! Je pense fortement à toi

 

  Je souhaite donc un joyeux anniversaire à tous les comoriens,  à ma mère lune et à ma maman chérie.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 22:40

 

Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse) / 24 juin 2013

 

Comores /Coopération franco-comorienne : 

  

Mayotte au centre de la visite officielle du président Ikililou à Paris

 

Paris, lundi 24 Juin 2013 (HZK-Presse) –

 

Comme prévu depuis plusieurs mois le président

Ikililou Dhoinine a été reçu par le président Hollande à l’Elysée le 21 juin 2013. Dans la

conférence de presse qui a suivi cette rencontre et à laquelle le président comorien n’a pas

voulu participer, F. Hollande a déclaré qu’ils n’avaient pas parlé de Mayotte. Le Vice-

Président Mohamed Ali Soilihi a confirmé, au micro de RFO qu’ils n’avaient abordé que la

« déclaration d’amitié ».

 

Il est bien évident qu’il s’agit là de communication et que les deux hommes ont bel et bien

évoqué ce contentieux de 40 ans qui n’a jamais empêché la coopération et l’amitié entre les

deux pays, sauf pendant la courte période révolutionnaire (1975-1978). Il est d’ailleurs à noter

qu’à la fin de son point de presse le président français se contredit en affirmant qu’ils ont

abordé la question du « visa Balladur » (« Nous en avons parlé »). Alors comment ont-ils pu

parler du visa sans évoquer Mayotte ?

 

Les deux présidents ont tout de même signé une déclaration qui, faute d’avoir pu noter des

avancées sur le contentieux franco-comorien, met en avant l’amitié et la coopération entre les

deux pays. On peut se demander s’il y avait une guerre entre les deux pays ou si la

coopération s’était interrompue à un moment. Mais, contrairement à ce que certains disent

depuis la signature de ce texte, en plus de l’amitié et de la coopération, la division territoriale

des Comores est évoquée. En effet, au deuxième paragraphe de cette déclaration, on peut lire :

« Un différend, apparu depuis l’accession des Comores à la souveraineté en vertu des

principes universels de la Charte des Nations Unies, et des normes internationales relatives à

l’accession à l’indépendance des anciennes colonies, a affecté les relations historiques entre

les deux pays».

Quelles sont donc les « normes internationales relatives à l’accession à l’indépendance »

évoquées dans ce texte, sinon entre autres la consultation de la population et l’intangibilité des

frontières issues de la colonisation, deux principes que la France a piétiné en 1975 ? Par sa

signature le Président français reconnaît le non respect de ces principes par la France.

 

Du reste, le président Ikililou a eu l’occasion de réaffirmer ce message d’une manière plus

claire dans le déjeuner offert par la Ministre de la Francophonie (et non une séance de travail

comme on a pu le lire de la part d’opposants) en parlant d’un

« différend territorial pourtant

né au mépris du droit international et de toute considération humaine » ou « d’indépendance

inachevée ».

 

Il a également rappelé que « la France, Membre Permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU,

n’a jamais accepté l’application intégrale de la Résolution n°33-85 de l’AG de l’ONU,

relative à l’admission de l’archipel des Comores composé de Mayotte, Anjouan, Mohéli et

Grande-Comore, à l’indépendance ». Certains comoriens parlent de trahison, pourtant il est

difficile de se rappeler quand est-ce qu’un autre président a eu des paroles aussi limpides sur

son engagement à défendre l’intégrité des Comores dans une visite officielle en France.

D’autres disent que ce ne sont que des symboles, mais la réaffirmation de ces principes au

Quai d’Orsay n’est pas seulement symbolique car la départementalisation et la rupéisation

sans véritable réaction sous la présidence Sambi auraient pu laisser croire à certains

partenaires que les Comores avaient renoncé à leurs revendications légitimes.

Pour le reste du texte, c’est la continuation d’une diplomatie dans laquelle on privilégie la

coopération au détriment des intérêts territoriaux du pays (ce qu’avait habilement dénoncé le

président Ali Soilihi en son temps). La diplomatie d’Ikililou va mettre en place le Haut

Conseil Paritaire (HCP) comme le Président Sambi avait mis en place le GTHN qui avait

permis d’endormir la diplomatie comorienne et masquer la départementalisation et la

rupéisation progressives de Mayotte.

 

Un autre danger transparait dans la déclaration signée par les deux présidents. Il avait déjà été

dénoncé par des militants dans les Accords Mixtes franco-comoriens sous la présidence Azali,

considéré comme normal dans les discussions menées par les hommes du président Sambi au

sein du GTHN. Il s’agit de la menace de faire de l’armée comorienne un auxiliaire de la

police française à Mayotte, en lui fixant entre autres missions l’arraisonnement des kwasakwasa

au départ, sans contre-partie politique qui aurait ou être la fin du visa Balladur qu’on

fait miroiter à la diplomatie comorienne depuis près de 15 ans.

 

Mahamoud Ibrahime, correspondant à Paris

220613/mi/hzkpresse/09h00

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:49

Source : http://www.alwatwan.net / 28 juin 2013

Présidente de la plateforme des femmes politiques Moinaecha Mroudjae : ‘‘Les femmes doivent intégrer les formations politiques pour viser plus haut’’

28 juin 2013

Moinaecha_Mroudjae
Depuis deux ans, les femmes comoriennes disposent de leur plateforme nationale en politique sur laquelle elles comptent s’appuyer pour descendre dans l’arène politique afin d’accéder aux sphères des prises de décisions. La présidente de la structure, Moinaecha Mroudjaé, fait le point de ces deux ans d’activités.

Vous dirigez, en qualité de présidente, la plateforme nationale des femmes en politique mise en place il y a maintenant deux ans, en 2011. Pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Après la création de la plateforme nationale des femmes en politique des Comores en 2011, les plateformes des cinq pays membre de la Coi se sont réunies à La Réunion pour élire la présidente régionale, responsabilité confiée à notre sœur Nassimah Dindar. Depuis, nous avons accompli un travail de sensibilisation à Ndzuwani, Mwali et à Ngazidja avec l’aide de l’Unfpa, ce qui a abouti à la mise en place des points focaux dans chaque île. Mais malheureusement ces points focaux n’ont pas pu travailler faute de moyens. Lors de l’élection de Nassimah Dindar, il était convenu qu’elle devait effectuer des voyages dans les pays membres pour procéder au lancement officiel de ces plateformes et voir comment aider les points focaux à avoir une autonomie, malheureusement ce voyage n’a pas eu lieu pour les Comores. Toutefois, nous n’avons pas baissé les bras, nous avons fait des plaidoyers au niveau du gouvernement central des Comores et des gouvernorats des îles pour les sensibiliser sur la nécessité de concrétiser la représentation de la femme dans les postes de prise de décision. Je pense que nous avons eu gain de cause. Mais cela ne veut pas dire que nous devons nous arrêter là. Nous voulons faire en sorte que la femme en politique dépasse le statut d’observatrice pour qu’enfin nous puissions être élues. Nous avons sensibilisé pas mal de femmes qui sont maintenant inscrites dans des partis politiques et beaucoup d’autres qui s’y intègrent. Pour nous c’est un atout. Maintenant nous sommes en train de travailler sur notre statut pour l’harmoniser avec ceux des autres plateformes au niveau de la région conformément à ce qui a été décidé lors de la réunion du comité de pilotage à Maurice.

Sur quelle étape de votre stratégie travaillez-vous actuellement ?

Nous sommes en train de préparer une grande campagne de sensibilisation, sur l’ensemble du territoire, d’un nouveau statut. Nous partons de l’objectif qu’il faut que les femmes adhèrent aux partis politiques. On ne peut pas être femme politique si on n’intègre pas une formation. C’est une réalité qui échappe à certaines parmi nous et cette sensibilisation vise aussi les partis politiques qui doivent intégrer les femmes et les aider à prétendre à des postes de responsabilité au sein des ces structures. Nous accusons une certaine lenteur et un manque de moyens pour avancer rapidement mais nous commençons quand même à y voir clair pour la plateforme. Une fois que nous aurons un local, j’espère que cela va stimuler les femmes à intégrer le mouvement et aller de l’avant.

Les élections législatives et communales auront lieu prochainement. Quelle stratégie adoptez-vous pour appeler les femmes à briguer des mandats à ces échéances ?

Les nombreuses élections qui arrivent seront l’occasion pour nous d’organiser d’abord des formations des femmes politiques. Nous comptons sur l’appui de Nasimah Dindar, la présidente de la plate forme régionale, qui va nous envoyer des avocats pour assurer ces formations parce qu’il doit y avoir des femmes aux prochaines élections. Cette formation de longue durée est pour faire comprendre aux femmes qu’on peut aussi être candidates et pas seulement électrices.

Qu’en est-il de la stratégie de quota préconisée par certains pour favoriser l’élection des femmes ?

Nous avons discuté avec la ministre chargée de la Promotion du genre sur cette démarche et un projet de loi est même en train d’être élaboré pour être soumis à l’Assemblée nationale à cet effet, ce qui montre bien que les femmes commencent à se réveiller. Nous avons aussi discuté avec plusieurs partis politiques et ces derniers se sont montrés positifs à notre requête.

La plus grande difficulté des femmes à se présenter aux élections repose sur les moyens financiers. Avez-vous les possibilités de soutenir les candidatures féminines ?

Rire …. Les hommes n’ont pas les moyens or ils se présentent aux élections. Néanmoins, ils n’ont jamais abandonné, au contraire ils mobilisent des moyens de toute sorte pour mener à bien leurs candidatures. Donc nous aussi nous allons mobiliser les ressources financières pouvant faciliter les candidatures des femmes. En outre, nous nous sommes rapprochées de certains hommes politiques étrangers qui nous ont promis en retour de nous apporter ce qu’il faut.

A vous entendre, votre démarche auprès des exécutifs pour accélérer la représentation de la femme dans les instances de prise de décision a eu gain de cause. C’est bien cela ?

C’est vrai et on fait un plaidoyer pour qu’il y ait plus de femmes dans les différents gouvernements et autres postes de prise de décisions. Mais, nous aussi nous devons nous engager dans ce sens. Parce qu’on ne peut pas non plus nommer n’importe qui à ces postes si cette personne ne s’engage pas, si cette femme n’est pas politique. Les postes sont nombreux mais nous devons sortir de notre cancan et avoir des ambitions politiques qui commencent par la politique sociale à l’instar des associations villageoises. Ensuite, dépasser ce cadre-là et intervenir au niveau insulaire et national. La porte est grande ouverte surtout avec la politique de la décentralisation qui stipule en se référant à la loi qu’il doit y avoir des femmes dans les mairies par exemple.

Des personnes estiment qu’il y a trop d’organisations féminines comme celle des journalistes, des entrepreneures, des agricultrices etc. Partagez-vous ce point de vue ?

L’existence de ces associations fait partie de nos objectifs, nous les femmes. Si aujourd’hui vous me dites que les femmes journalistes s’associent, cela veut dire qu’elles ont réalisé que pour arriver à leurs objectifs il est indispensable de se réunir. L’existence de ces associations ne peut être que bénéfique et salutaire. Nous par exemple quand nous avons des séminaires ou des ateliers on a quelque fois des difficultés à joindre les journalistes alors qu’avec cette association il sera dorénavant plus facile pour nous de les contacter et surtout de sensibiliser les différents acteurs.

Abouhariat Saïd Abdallah

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 20:14

Source : http://www.elysee.fr

Point presse du président de la République à l'issue de la rencontre avec M. Ikililou DHOININE, président de l’Union des Comores

 

 

Ikililou-signe-a-l-accord-d-amitie-a-l-elysee-copie-1.jpgQUESTION : « Est-ce que vous pouvez nous dire un petit mot sur les relations que vous avez évoquées avec le Président des Comores s’il vous plait ? »


LE PRESIDENT : « Avec le Président des Comores, nous avons signé une déclaration d’amitié pour engager une politique de coopération parce que les Comores ont besoin d’être soutenues dans leur développement et également pour régler – vous le savez – ces drames humains qui ne peuvent plus être acceptés, et de faire en sorte que nous puissions mieux nous organiser pour éviter ce type de situation.


QUESTION : « Est-ce que vous avez évoqué la résolution 3385 de l’ONU qui réclame justement que Mayotte revienne dans le giron des Comores ? »


LE PRESIDENT : « Vous connaissez les positions de chacun et nous avons préféré parler de la déclaration d’amitié. »


QUESTION : « Va-t-il y avoir un nouveau groupe de travail de haut niveau ? Le GTHN ? »


LE PRESIDENT : « Nous travaillons ensemble pour une coopération régionale. Voilà le sens de notre démarche. »


QUESTION : « Comment est-ce que vous pouvez aujourd’hui régler ce problème entre Mayotte et, justement, les Comores ? Parce que c’est le plus grand cimetière marin au monde. »


LE PRESIDENT : « C’est ce que je vous ai dit. Nous devons régler ces drames humains, on ne peut pas les accepter. D’abord par un système de contrôle plus efficace, une lutte contre ceux qui organisent ces passages au risque – on le sait – de péril pour ceux qui utilisent ces passeurs. Et ensuite en faisant en sorte qu’il y ait des mouvements de population qui puissent être acceptés par la France.


QUESTION : « Est-ce que vous avez évoqués également le problème de l’accident qui va fêter malheureusement ses 4 ans ? »


LE PRESIDENT : « Oui, nous l’avons évoqué car cette catastrophe aérienne a bouleversé nos deux pays. QUESTION : « La France a souhaité aider les Comores tout récemment pour la tentative de coup d’Etat. Est-ce que vous avez avancé ? Est-ce que vous avez réussi à arrêter un certain nombre de gens ? »


LE PRESIDENT : « Ce sont les autorités comoriennes qui ont arrêté ceux qui étaient prêts à déstabiliser le pays une nouvelle fois. Cela fait des années que cela dure. Ces personnes ont été arrêtées et j’ai assuré le Président comorien que nous apporterons toutes nos coopérations, tous nos renseignements pour que l’on remonte jusqu’aux instigateurs de ce complot. »


QUESTION : « Monsieur le Président sur la coopération, comment va se concrétiser cette nouvelle politique de coopération ? »


LE PRESIDENT : « Politique d’appuis aux investissements, aussi de soutien à ce qu’on appelle la Diaspora comorienne, qui est d’ailleurs très présente en France. Il y a plus de 300 000 Comoriens qui vivent en France, certains d’ailleurs avec une double nationalité. C’est une richesse que nous devons aussi mettre au service des Comores. Nous ferons donc en sorte qu’il y ait des projets qui puissent être soutenus et des Comoriens qui vivent en France – quand je dis en France, c’est la Réunion, Mayotte, c’est aussi la métropole – qui puissent investir ou agir pour le développement des Comores. »


QUESTION : « Avez-vous parlé des projets liés à l’environnement ? Il y a de nombreuses catastrophes naturelles dans la région. La Commission de l’Océan Indien (COI) travaille en ce sens. Est-ce que la France à travers la COI continuera justement dans cette lancée ? Et fera en sorte qu’il y ait un parallèle entre Mayotte et les Comores ? »


LE PRESIDENT : « Je vous ai parlé de coopération régionale. Nous voulons qu’il y ait une organisation davantage qu’aujourd’hui au plan régional justement pour la prévention d’un certain nombre de catastrophes et une action concertée pour protéger l’environnement. Nous travaillons dans cet esprit. C’est pour cela que le ministre LUREL a participé à l’entretien. »


QUESTION : « Est-ce que le président des Comores vous a invité chez lui ?


LE PRESIDENT : « Nous n’avons pas évoqué cette éventualité. »


QUESTION : « Est-ce qu’il y aura un assouplissement du visa Balladur ? »


LE PRESIDENT : « Nous en avons parlé. Il reste encore des difficultés à régler. »

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 14:13
Vous trouverez ci-dessous la déclaration signée hier (21 juin 2013)  au palais de l'Elysée, à Paris entre les Présidents français et comoriens, François HOLLANDE et Ikilikou DHOININE

Bonne lecture

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

Déclaration de Paris sur l'amitié et la coopération entre la France et les Comores (Paris, 21 juin 2013)

Ikililou-signe-a-l-accord-d-amitie-a-l-elysee-21-juin-.jpg
Déterminées à promouvoir l’amitié des peuples dans le respect de la Charte des Nations Unies, la France et les Comores, qui partagent une longue histoire, souhaitent ouvrir un nouveau chapitre de leurs relations.
Un différend, apparu depuis l’accession des Comores à la souveraineté en vertu des principes universels de la Charte des Nations Unies, et des normes internationales relatives à l’accession à l’indépendance des anciennes colonies, a affecté les relations historiques entre les deux pays.
La France et les Comores considèrent que le moment est maintenant venu de refonder les liens historiques et étroits qui les unissent et de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales afin de répondre aux aspirations des deux peuples.
Les deux signataires doivent pour cela, intégrer le passé dans une dynamique constructive pour rechercher ensemble, avec lucidité et objectivité, une voie originale permettant de construire une relation rénovée tournée vers l’avenir.
Cette volonté commune s’inscrit dans le respect des principes universels du droit international et des intérêts respectifs des deux pays, notamment la recherche pragmatique, dans un cadre bilatéral privilégié et concerté, de l’approfondissement de la coopération.
Les deux signataires ont décidé de développer un partenariat stratégique, exemplaire et ambitieux, qui devra inclure toutes les dimensions de leur relation et aura vocation à se développer rapidement dans tous les domaines.
La France et les Comores déclarent leur intention de coopérer comme suit :

I. Dialogue politique
La France et les Comores décident de renforcer leurs échanges au niveau approprié sur les questions internationales et régionales et sur toutes autres questions d’intérêt commun.
Elles souhaitent ainsi trouver ensemble des réponses adaptées aux défis d’un monde en profonde mutation. Elles considèrent qu’elles ont, chacune, des atouts qu’elles peuvent valoriser dans le cadre d’un dialogue politique confiant et approfondi.
Dans cette perspective, il sera mis en place un « Haut Conseil Paritaire » pour mettre en œuvre et suivre les orientations définies par la présente déclaration. Il sera notamment chargé de préciser les principaux axes de coopération, de définir un calendrier et de proposer les actions concrètes participant à un développement harmonisé, au rapprochement et à la prospérité des quatre îles. Ce haut conseil paritaire tiendra sa première réunion d’ici la fin de l’année 2013. Il se réunira ensuite à intervalles réguliers selon les modalités à définir ultérieurement.

II. Coopération bilatérale et régionale
 
La France et les Comores ont développé au fil des années une coopération étroite dans de nombreux domaines.
Soucieux de poursuivre ces échanges, et de les intensifier, les deux signataires élaborent conjointement un document-cadre définissant les axes et les priorités de leur coopération pour la période 2015-2020. Ce document-cadre ne sera pas exclusif d’autres formes de coopération que les deux signataires pourraient décider d’un commun accord.
Les deux signataires estiment que l’identité géographique, sociale et culturelle des quatre îles doit permettre de faciliter leur insertion régionale, sur la base de relation de confiance et d’un dialogue renouvelé.
La France et les Comores sont désireuses de développer les liens entre les populations des quatre îles à travers un rapprochement entre leurs sociétés civiles et leurs opérateurs économiques. Elles entendent notamment mettre en place toutes les facilités tendant à promouvoir et à encourager les initiatives permettant une meilleure connaissance réciproque de leurs jeunesses.

III. Coopération économique
La France et les Comores entendent jouer un rôle central dans la construction d’un espace du sud-ouest de l’océan Indien, de paix et de sécurité, de droit et de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.
L’une et l’autre donneront un nouvel élan à leurs relations économiques, notamment au travers du développement de la coopération régionale. Dans ce but, elles entendent favoriser une relance de leurs échanges économiques et encourager le développement des investissements entre leurs entreprises.
Cette relance devrait être mutuellement bénéfique et se traduire par le développement de l’investissement et la préservation ou la création d’emplois sur leur territoire respectif. Les opérateurs économiques, y compris les Comoriens établis en France et les Français établis aux Comores seront étroitement associés à sa définition et au suivi de sa mise en œuvre.

IV. Dimension humaine
 Les échanges humains qui témoignent des liens naturels entre les quatre îles, historiques et étroits entre la France et les Comores, représentent une richesse incomparable pour chacune d’elles et chacun d’eux.
Dans cette perspective, la France et les Comores s’efforceront, dans le respect de leurs positions respectives, de répondre aux préoccupations exprimées en matière de circulation des personnes et des biens entre les quatre îles.

Les deux signataires estiment que la circulation des biens et des personnes contribue au rapprochement des populations et qu’une maîtrise concertée de cette circulation constitue un facteur de stabilité de l’archipel et de développement économique, social et culturel.
Afin d'éviter les drames humains qui se produisent au large des quatre îles, les deux signataires sont déterminés à prendre toutes les mesures appropriées, notamment en matière de coopération et d'opérations conjointes nécessaires à la sécurité maritime.

François HOLLANDE
Président de la République Française
ET
Ikililou DHOININE Président
de l’Union des Comores
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 18:39

Vous trouverez ci-dessous le discours du Président de l’Union des Comores, Monsieur Ikililou Dhoinine  prononcé hier  au Quai d’Orsay dans le cadre  d’une visite de travail de cinq jours qu’il effectue depuis le 19 juin 2013 en France.

 

 

Coopération bilatérale : Comores / France : Discours du Président de l’Union des Comores au Quai d’Orsay le 20 juin 2013

 

« votre pays, la France, Membre Permanant du Conseil de Sécurité de l'ONU, n'a jamais accepté l'application intégrale de la Résolution N° 33-85 de l'Assemblée Générale de l'ONU, relative à l'admission de l'archipel des Comores composé de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comores, à l'indépendance. »

ikililou-et-Hollande-21-06-13.jpgMadame la Ministre et Représentante personnelle du Président de la République,

Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais d'abord vous remercier de l'accueil chaleureux qui nous a été réservé depuis que ma délégation et moi-même, avons foulé le sol de votre beau pays, la France.

Ensuite, je voudrais vous rassurer de ma disponibilité et ma détermination à faire de cette visite en terre française, l'acte numéro 1 de la refonte de nos relations bilatérales.

Les Comores, en dépit des crises de tout genre qu'elles ont traversées depuis leur accession à l'indépendance le 6 juillet 1975, sont déterminées à faire en sorte qu'avec la France, partenaire historique et privilégié, le bon sens, l'objectivité et le pragmatisme, leur permettent d'affronter ensemble les défis auxquels le monde mais encore la région Sud-ouest de l'océan indien, sont confrontés.

Entre deux pays amis qui partagent les mêmes valeurs universelles de droit, il est inconcevable qu'un différend territorial pourtant né au mépris du droit international et de toute autre considération humaine, puisse constituer une atrophie de leur relation.

Le moment est donc venu pour qu'ensemble, Comoriens et Français, trouvions une solution juste et équitable pour mettre fin à cette situation inconfortable pour nous deux pays.

Madame la Représentante du Président de la République Française,

En acceptant avec un très grand intérêt l'invitation qui m'a été faite par Son Excellence François HOLLANDE, Président de la République Française, j'ai pensé à ces dizaines de comoriens qui périssent quotidiennement en mer lors de la traversée dangereuse du bras de mer entre Anjouan et Mayotte.

Aussi, j'ai pris en compte tout le parcours que mon pays a fait depuis 38 ans d'indépendance inachevée, des années durant lesquelles le Peuple Comorien est sorti meurtri et traumatisé par des déstabilisations avec des fins tragiques, les assassinats des deux de nos Présidents.

A chaque fois, les Comoriens se sont retrouvés dans la nécessité d'imaginer un nouveau cadre institutionnel, complexe, pouvant répondre au mieux, à leurs légitimes aspirations.

Toutefois, au même moment, Madame la ministre, votre pays, la France, Membre Permanant du Conseil de Sécurité de l'ONU, n'a jamais accepté l'application intégrale de la Résolution N° 33-85 de l'Assemblée Générale de l'ONU, relative à l'admission de l'archipel des Comores composé de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comores, à l'indépendance.

Cela aussi, en acceptant cette invitation, je l'ai pris en compte.

Et enfin, j'ai pensé à notre communauté linguistique et culturelle, la Francophonie, ce formidable instrument qui nous unit tous autour d'une langue, d'une culture et autour des valeurs communes et universelles de paix, de concorde et de solidarité auxquelles le Peuple Comorien est attaché profondément.

C'est pour tous ces éléments que les Comores sont disposées, comme vous le savez, à travailler en bonne intelligence, avec votre pays, pour mettre fin aux anomalies historiques dès lors que nous nous mettons enfin d'accord sur l'essentiel : travailler pour le bien-être des habitants des quatre îles de l'archipel des Comores. Un objectif noble et conforme surtout à nos prescriptions religieuses, d'un Islam Sunnite que nous ont léguées nos parents.

Avec le Président François HOLLANDE, je suis presque certain, que nous partageons cette même vision humaniste, celle de considérer le monde, les hommes qui le peuplent, ainsi que les conditions dans lesquelles ils vivent comme notre seule source d'inspiration.

C'est ainsi qu'ensemble nous allons porter Haut l'idée que nous nous faisons de la vie des hommes ici-bas et pour laquelle nous avons été choisis par nos Peuples.

Une coopération bénéfique donc pour nos deux pays. Celle-ci passe par l'éducation de nos enfants, la santé de la population, les conditions minimales pour une vie decente...

Cette coopération ne se fera pas sans l'implication effective de nos populations respectives et notamment, d'origine comorienne mais vivant en France et vice-versa.

En vérité, c'est lorsque nous restaurions toute la confiance requise entre deux pays amis qui se respectent, que nous mettrions fin aux souffrances et aux douleurs qui sont souvent les sources des réactions parfois déplacées que nous constatons chaque instant.

J'ose espérer, et personnellement je ne ménagerai aucun effort, qu'à la fin de cette visite de travail en France, les pendules seront réglées définitivement à la même heure de départ.

Je le dis d'autant que votre pays à l'instar de toute la Communauté internationale, se bat chaque jour dans tous les forums internationaux pour que soient respectés les libertés et les droits humains.

En décidant de porter secours aux Autorités légales maliennes pour la sauvegarde de l'intégrité territoriale de ce pays frère, la France a su, encore une fois, démontré qu'elle reste toujours ce Grand Pays des Grands Hommes où les droits des Peuples sont sacrés.

Aujourd'hui, l'Union des Comores, Membre de la Ligue des Etats Arabes, exprime à votre pays, toute sa reconnaissance du soutien et de l'appui que vus apportez au Monde Arabe afin que prennent fin les souffrances des populations des pays en crise comme en Palestine, en Irak, en Syrie, au Liban...

Je voudrais enfin, avant de terminer mon propos, louer les efforts inlassables fournis par nos deux délégations, leurs responsables de deux côtés, pour cette refonte de notre relation bilatérale et les encourager à poursuivre ce travail inlassable nécessaire pour que vive l'amitié et la coopération entre les Comores et la France.

Je vous remercie et vous souhaite tous bon appétit.


Dr Ikililou Dhoinine

Président de l’Union des Comores

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 22:58

 

Source : R.O.I (REVUE DE L’OCEAN INDIEN) /  MARS 2013/ N° 347 

 

LE POINT avec Sittou Raghadat Mohamed, première femme comorienne ministre et élue députée.

 

A 39 ans, elle est nommée en 1991, Secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population par le Président Said Mohamed Djohar. C’est une grande première dans les annales de l’histoire du pays, qui a mis du baume au cœur des femmes comoriennes qui voient se concrétiser leur plus grand rêve : Qu’une des leurs accède à un poste dans la haute sphère du pouvoir. Cette nomination ouvrira la porte du pouvoir à cette enseignante de formation, diplômée de l’Ecole Nationale d’Enseignement Supérieur de Mvouni, option Français, Histoire, Géographie. En 1992, elle est désignée Haut Commissaire chargé de la Promotion de la femme et de la protection sociale. Convaincue que de nombreuses femmes des régions rurales peuvent être de vrais relais, elle va à leur rencontre et se met à leur écoute. C’est sous son impulsion et avec l’appui du Fnuap que le Haut commissariat entame les réflexions sur le Code de la famille.Mamie-sittou-ROI-mars-2013-refait.jpg

 

Après avoir essuyé un revers électoral aux législatives de 1992, elle se représente en décembre 1993 et devient ainsi la première femme élue députée des Comores. S’étant vue confier, entre-temps, le portefeuille des Affaires sociales, du travail et de l’emploi, elle renonce à son siège au parlement. C’est un choix motivé et allant dans le sens de son combat en faveur de la femme, car lui offrait l’opportunité d’influencer ses collègues du gouvernement pour accepter de programmer les projets de lois et de conventions relatives aux femmes et aux enfants.

 

De mars à mai 1995, elle occupe le poste de conseillère du Président de la République et sera de nouveau, jusqu’en octobre 1995, en charge du ministère des Affaires sociales, de la population, du Travail, et de l’Emploi et assumera par la suite, jusqu’en 1996, les fonctions de Secrétaire générale adjointe du gouvernement.

 

Elle quitte les sphères du pouvoir en 1996, après l’élection du conservateur Mohamed Taki et se consacre à son métier d’enseignante à l’Institut de Formation  des Enseignants et de Recherche Scientifique à l’Université des Comores tout en s’investissant dans la vie associative. Ayant fait partie des femmes qui ont fondé en 1995, le Réseau National Femmes et Développement (RNFD) qui n’a cessé d’encourager les femmes à entrer en politique, elle se retrouve ainsi, trois plus tard, parmi celles qui ont créé l’Union de Femmes Comorienne pour la Démocratie (UFCD). En 2000, elle est Secrétaire générale de la branche locale de l’Ong Fawecom (Forum des Educatrices), avant d’en prendre la présidence en 2010. En 2012, elle est élue Secrétaire Générale de son parti politique, le « Rassemblement pour la Démocratie et le Renouveau » (RDR)

 


« Il faut une réelle volonté politique et des actes forts pour faire inverser la tendance. »

 

 

-Quelle est la place de la femme comorienne sur le plan politique ? 

 

L’on peut dire que sa situation s’est améliorée un peu. Actuellement, deux femmes font  partie du gouvernement de l’Union des Comores. D’autres femmes sont nommées commissaires dans les  îles. Une femme est élue conseillère de l’île de Mwali. Nous comptons cinq déléguées spéciales (l’équivalent des maires)…

Mais cela n’est pas du tout suffisant dans un pays où plus de 50% de la population sont des femmes. De plus, la loi fondamentale du pays dans son préambule reconnait de façon explicite l’égalité des sexes et notre pays a ratifié depuis  le 31 octobre 1994,  la   Convention pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes ( cedaw) adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée Générale des Nations Unies et entrée en vigueur en tant que traité international le 3 septembre 1981. D’énormes efforts restent à faire à tous les niveaux pour que la femme comorienne occupe sa vraie place.
A titre d’exemple, à ce jour, il n’y a aucune femme députée dans notre pays ! Et les trois vices présidents de l’Union des Comores sont des hommes. Pourtant, la femme comorienne prend part activement aux campagnes électorales, adhèrent aux partis politiques et son niveau d’instruction est égale à celui de l’homme.  Cette situation n’est pas acceptable
-                      
Il faut une réelle volonté politique et des actes forts pour faire inverser la tendance.

-                      -                     Les discours de nos dirigeants promettant monts et merveilles aux femmes comoriennes ne suffisent pas.                                                                         

 

                                                                                

- A partir de quelle année, la femme comorienne a-t-elle commencé à s'impliquer dans la vie politique ? Quel a été le déclic ?

 

C’est à partir du régime d’Ali Soilihi, du 3 août 1975 au 13 mai 1978.  Cette période dite « révolutionnaire » avait, en effet, aussi bien dans les discours que dans les actes promu la femme comorienne notamment dans la gestion de la politique du pays. Les dirigeants de l’époque avaient décrété l’égalité sans réserve entre l’homme et la femme à tous les niveaux de la vie économique, sociale et politique. Ils avaient multiplié les gestes symboliques destinés à traduire dans la réalité cette nouvelle donnée sociologique comme les meetings des femmes aux espaces socialement, traditionnellement et exclusivement réservés aux délibérations des notables

 

-          On avait assisté vraiment à la mise en valeur de la femme comorienne avec sa présence           dans les instances de décision : :                                       

-           

-Nomination d'une femme membre du comité national populaire, déléguée aux Nations Unies lors de l’admission des Comores à l’ONU en novembre 1975,

-           

Représentation massive des femmes au sein des Comités régionaux, aux

Comités d’information, au cabinet du Président comme conseillères….

 

C’était un signe fort pour un Etat fraîchement créé, les Comores étant devenues indépendantes le 6 juillet 1975. Hélas ! Durant les 11 ans qui ont suivi cette période la femme comorienne a été politiquement étouffée. Elle n’avait même pas la possibilité d’être candidate à des élections. Il a fallu attendre l’arrivée du Président Said Mohamed Djohar au début des années 90 pour que notre pays ait sa première femme Ministre et sa première femme députée.

 

- Qu'est-ce qui vous a poussée à vous lancer dans la politique qui est plutôt un univers d'homme ?

 

Depuis mon enfance mon idéal a toujours été d’une part de servir mon pays et mon peuple et d’autre part combattre les inégalités, les discriminations et les injustices. C’est la raison pour laquelle ma vocation était de devenir avocate, l’avocate des opprimés et des plus démunis. Mais, mes parents en avaient décidé autrement en me contraignant d’abandonner mes études pour me marier. J’ai toujours considéré  cela comme une  injustice et une discrimination sexuelle.


Ayant vite compris que je ne pouvais atteindre mes objectifs qu’à travers la politique, il m’a semblé naturel et logique de saisir l’opportunité de l’avènement du système démocratique en 1990 dans mon pays pour m’investir dans la lutte pour le changement de la perception de la gestion des affaires politiques du pays.

 

- Quels sont les handicaps voire les obstacles que vous aviez dû surmonter ? 

 

 Le statut d’une femme en soi présente des difficultés en ce sens que la femme doit trouver un équilibre entre la vie familiale, personnelle, professionnelle et politique. Ce n’est pas toujours facile, je vous assure !

 

- Vous aviez été la première femme à occuper les postes de ministre et de député. Comment cela a-t-il  été accueilli par la société comorienne en général et les hommes en particulier ? 

  

Plutôt bien. Ma nomination pour la première fois à un poste ministériel en 1991, a été accueillie avec enthousiasme par mes compatriotes.

 

- Quels ont été vos rapports avec vos collègues hommes du gouvernement et du Parlement, puis avec le Président de la république et avec vos collaborateurs ?  

Du statut d’enseignante  au statut de ministre, j’ai  gravi les échelons entourés d’hommes la plupart de temps. Pourtant, j’ai pu évoluer sans avoir senti de discrimination. Je n’ai jamais rencontré de problème particulier dans l’exercice de mes différentes fonctions et activités.

 

- La discrimination fille-garçon était-elle perceptible  au sein de votre famille ?

 

Oui, en ce sens que nos frères allaient jouer après la classe et nous, les filles, nous étions accablées des travaux domestiques. Et surtout pour les filles, il fallait quitter l’école après le collège, alors que les garçons continuaient leurs études.

 

-  Mais aviez-vous eu le soutien de votre famille dans votre ascension politique ? 

 

Elle  a toujours été à mes côtés dans mon combat politique.

 

-  Votre statut diffère t-il, par exemple, de celui de votre mère ?

 

Evidemment. Je suis scolarisée et elle non. Je travaille et gagne de l’argent alors qu’elle était entretenue par son époux. Elle lui devait donc obéissance et soumission.

 

-Quel a été le plus merveilleux souvenir  de votre cursus politique et le plus mauvais également ?

 

Mon meilleur souvenir a été mon élection en tant que députée en décembre 1993, dans la 9eme circonscription à Anjouan.

 

Le plus mauvais souvenir a été la mort brusque de mon père suite à un arrêt cardiaque à une semaine des élections législatives auxquelles j’étais candidate.

 

- Est-ce qu’on peut espérer voir une femme à la magistrature suprême comorienne ? 

 

Bien sûr.

 Qui aurait imaginé, il y a quelques années, que la présidente du Libéria allait être une femme ?

 

- N'avez-vous pas une ambition présidentielle ? 

 

Une vraie femme politique a des ambitions comme un vrai homme politique.

 

Interview réalisée par Noro Razafimandimby

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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