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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 18:03

POINT DE VUE :

SI LA TOURNANTE EST UN MEDICAMENT, L’ARRET DU TRAITEMENT VA NOUS RENDRE MALADES

Par Chouhoura Abdallah

Le 06 juillet 1975, un Etat est né : La République Fédérale Islamique des Comores, connu aujourd’hui sous l’appellation  « Union des Comores ».

Jeune Etat, 43 ans bientôt, l’Union des Comores a connu une évolution constitutionnelle constante. Après le système du « Parti Unique », les Comoriens ont découvert la Démocratie - le pouvoir du peuple et pour le peuple – entachée au début, par la « gendocratie », le pouvoir par et pour le gendre du Président. Très vite, le système démocratique fut utilisé pour manipuler le citoyen. A bout de souffle, le système accouchera du « Séparatisme ». Des entités insulaires naquirent pour GARANTIR aux citoyens de chaque île d’exercer le pouvoir à tour de rôle ; ne serait-ce pas plutôt pour en jouir à tour de rôle ?

Restons positifs : Exercer le pouvoir ; mais pour quelle finalité ? Oui, pourquoi cette volonté de donner des garanties constitutionnelles aux entités insulaires ? Le peuple a permis, par le truchement du référendum constitutionnel du 23 décembre 2001, non seulement de briser la chaine d’une instabilité politique chronique, 19 coups d’Etat de 1975-2001, mais aussi mettre fin à une crise institutionnelle: la dislocation de l’Etat.

OUI, LA TOURNANTE, l’exercice du pouvoir à tour de rôle entre les entités insulaires, fut LA solution trouvée. Un « MEDICAMENT », pour emprunter l’expression utilisée par le chef de l’Etat jeudi 08 février 2018, dans son intervention aux Assises Nationales. SAUF que ce traitement de choc n’est pas curatif. Il est « PREVENTIF ». Le système de la tournante ne guérit pas du séparatisme, il prévient les velléités séparatistes, les coups d’Etat ; tous ces maux que connaissent les citoyens comoriens. Les indicateurs socio-économiques décrivent un pays en décroissance.

Il est aisé de convenir que le traitement a produit ses effets : les Comores ont connu 16 ans de stabilité politique. La seule question légitime reste : qu’en est-il du DEVELOPPEMENT ? Qu’avons-nous fait de cet atout tant recherché et défini comme le seul  gage pour un développement durable des Comores ? Une fois la stabilité retrouvée, qu’avez-vous fait Messieurs Azali Assoumani, Ahmed Abdallah Sambi, Iklilou Dhoinine, pour développer des écoles qui instruisent, pour former la jeunesse aux métiers et non pour devenir des chômeurs ; pour permettre  aux citoyens comoriens l’accès aux hôpitaux et non aux mouroirs, l’accès à l’eau potable, au numérique sans se faire spolier par la société d’Etat, l’accès à la justice ? Qu’avez-vous fait pour donner les moyens et l’envie au peuple de se retrousser les manches et se mettre au travail ? Qu’avez-vous fait pour sortir le pays de la corruption, de l’ignorance, de l’insalubrité,  d’une administration médiocre qui ne développe que l’entre soi?

Le citoyen comorien, la jeunesse comorienne n’a de cesse de réclamer  de meilleures conditions de vie. Aujourd’hui, nous dit-on, on répond à un appel de la société civile. Soit ! Mais alors, admettons qu’il y en a qui savent trouver les mots pour toucher les décideurs. Car, voyez-vous, je suis de ce monde de la société civile. Et croyez-moi, des réclamations, nous en avons fait à l’endroit des mêmes décideurs. Et des acteurs non étatiques ne cessent de réclamer l’accès des citoyens comoriens aux droits fondamentaux de l’homme. En réalité, le peuple comorien réclame le développement depuis 1975.

Le constat est que le gouvernement a encore une fois  raté un rendez-vous avec l’Histoire.

09/02/2018

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 15:29

Ensemble GABOUSSI, un acteur et passeur de Traditions Comoriennes
Par Chanchiddine Ousseni

Depuis une vingtaine d’années, Zarcach Hissami Eddine, fin connaisseur de Culture et Traditions Comoriennes, préside aux destinées de l’association « Ensemble GABOUSSI de Domoni » (Anjouan). Ce groupe artistique indexé au Tamadoune (culture populaire, danses & chants traditionnels…) a pignon sur rue en tant qu’acteur et passeur de Musiques, Danses et Chants Traditionnels des Comores. Contrairement à ce que laisse sous-entendre sa dénomination, Ensemble GABOUSSI de Domoni est pluridisciplinaire. En effet, cette organisation associative pratique avec professionnalisme une diversité de danses traditionnelles mises en œuvre lors de cérémonies de mariage, de réceptions ou de communication événementielle, à l’occasion de manifestations festives ou de promotion culturelle. Elle a fait ses preuves dans ces domaines d’activités tant au niveau local & national qu’au niveau international (Iles de l’Océan Indien, Pays arabes, Europe, etc.). Aussi, elle dispense une palette de formations thématiques axées notamment sur les disciplines suivantes : Gaboussi (première danse enseignée et pratiquée à la création de la structure), Biyaya, Zifafa, Kimbizi, Gomaliyawo, Balolo, Mangota, Namandziya, Ngoma Zabanarajou, Wadaha Wa Zikélé (Chtêté), Wadaha contemporain, Mchogoro, Chigoma, Hambaroussi, Tari, Deba, etc. Rappelons que derrière chaque danse traditionnelle, il y a une histoire, une culture. D’où la nécessité de transmettre fidèlement ce pan de notre patrimoine musical et culturel, d’améliorer le rapport de la jeunesse aux Traditions, à l’Identité Culturelle et à l’Histoire.

Précisons au passage que la « danse Gaboussi » dont il est question ici, est cette danse classique au masculin souvent exécutée en duo dans un mouvement de balancement du corps de gaude à droite, avec beaucoup de grâce et d’élégance. Le chant d’accompagnement soliste aux inflexions mélodieuses et poétiques, est chanté en dialecte comorien ou en arabe. Le chanteur s’accompagne de l’instrument à cordes pincées appelé aussi Gaboussi. Cet instrument de type lyre ou luth, est originaire de Yémen. Il est à considérer comme un référent symbolique fort de l’identité culturelle Yéménite. Depuis plusieurs siècles, il est en usage dans de nombreux autres pays (Oman, Koweit, Maghreb, Andalousie, Iran, Turquie, Egypte, Irak, Indonésie, Malaisie, Kenya, Tanzanie, Madagascar…). La musique qui accompagne à la fois le chant et la danse est douce, elle génère une ambiance festive de détente, de relaxation. Somme toute, c’est une musique d’ambiance pour cocooning. Cette présentation sommaire du Gaboussi en tant que genre musical indissociable du chant et de l’instrument, éclaire plus ou moins sur l’éclectisme de nos traditions culturelles. L’on sait que l’Archipel des Comores est une société melting-pot, ayant des origines arabe et chirazienne (persane), indonésienne, bantoue (dont les habitants de la zone Swahilie), malgache…

* Ensemble GABOUSSI et Hissami-Eddine n’en font qu’un !

Comment peut-on parler de Ensemble GABOUSSI sans présenter brièvement son président fondateur Hissami-Eddine qui est au demeurant devenu une référence incontournable dans le domaine du Tamadoune ? Outre son statut d’ingénieur agronome diplômé, Hissami-Eddine est bien connu en tant qu’amoureux inconditionnel des traditions Comoriennes, de la Culture et du Scoutisme. C’est un infatigable acteur de terrain, qui plus est, passionné de la transmission de l’Identité Culturelle y compris historique des Comores. Il a fait ses preuves en qualité de grand maître de Tamadoune, manager et meneur de troupe hors-pair, au sein de diverses organisations associatives. Son sens aigu des relations humaines, son ouverture d’esprit et sa rigueur, font de lui un acteur social qui a une approche à la fois inclusive et transgénérationnelle. Ce faisant, Hissami-Eddine est une fierté pour Domoni.

* Quelles ressources humaines, quelles actions éducatives, quel public-cible, et quel rôle social ?

Ensemble GABOUSSI fonctionne avec un vivier de pointures du Tamadoune. Ce sont notamment des professionnels de la danse & de la chorégraphie, des professionnels des chants traditionnels & de la chorale associée, des instrumentalistes, mais aussi des artisans concepteurs d’instruments de musique traditionnels, etc. Cette équipe pluridisciplinaire et compétente crée bien souvent des occasions de distraction collective tout en faisant la promotion du Tamadoune qui est un vecteur de cohésion sociale à travers laquelle les citoyens de tous âges s’en donnent à cœur joie et à moindre coût. À ce titre, le Tamadoune est un passe-temps qui aide à optimiser le bien-être, à décompresser, à s’évader afin d’évacuer les soucis notamment d’ordre économique auxquels les citoyens sont de plus en plus confrontés au quotidien. Forts de leurs compétences respectives, Hissami-Eddine et son Groupe Ensemble GABOUSSI organisent des cours de danses traditionnelles qui s’adressent à un large panel d’hommes, femmes et enfants désireux de faire de l’initialisation, de se perfectionner ou de se professionnaliser. Le cœur de l’enseignement est centré sur les répertoires traditionnels locaux. Les répertoires d’autres régions sont également abordés avec bienveillance. Au vu des animations festives qui rythment la vie dans la cité Domonienne, il est clair que ce fleuron du patrimoine culturel Comorien qu’est le Tamadoune, jouit d’un engouement jamais remis en cause. La demande, en l’occurrence des jeunes, est en nette progression. La jeunesse participe massivement aux différentes festivités à dominante traditionnelle. Autrement dit, elle a soif de Tamadoune, ce qui est bon signe.

Du côté de chez Ensemble GABOUSSI, tout est mis en œuvre pour coller à cet enthousiasme social qui va crescendo. Face à une demande qui évolue, il faut être réactif avec une équipe opérationnelle motivée, une stratégie mise à jour et un plan d’action qui tient compte des nouvelles aspirations. C’est pour ce défi que Hissami-Eddine, responsable de la coordination pédagogique, travaille d’arrache-pied en renforçant la stratégie à long terme qui prend appui sur les atouts de Domoni en tant que ville de Culture par excellence, avec un fort ancrage dans le Tamadoune.

En accomplissant ses objectifs statutaires, Ensemble GABOUSSI participe à due proportion au passage de témoin entre générations. C’est dire si ce groupe artistique, participe à sa manière, lui-aussi, à la transmission du patrimoine culturel des plus âgés aux plus jeunes en vue de sa préservation, de son développement et de sa pérennisation. Il accomplit un travail de titan en redonnant vie à ces chants authentiques qui ont été légués par nos anciens, ou puisés dans la mémoire orale voire dans des recueils manuscrits ou imprimés. Quelle noble mission que d’utiliser la pédagogie basée sur la méthode démonstrative pour transmettre des savoirs, savoir-faire et savoir-être ; pour les léguer à la prospérité, aux générations actuelles et futures ! Sans conteste, cette démarche citoyenne s’inscrit dans le principe de l’éducation populaire qui consiste à promouvoir, en dehors du système d’enseignement traditionnel, une éducation visant le progrès social, la socialisation, la citoyenneté, la cohésion intergénérationnelle. Bravo les Artistes !
Force est de dire que Ensemble GABOUSSI est un authentique centre de formation continue mixte qui concourt à la sauvegarde et à la transmission de la culture traditionnelle et populaire. Les apprenants peuvent s’y inscrire à tout âge. À l’issue de leur apprentissage, ils y acquièrent a minima le « savoir-danser Tamadoune » et le « savoir-chanter les standards Tamadoune ». Ensemble GABOUSSI mériterait à terme d’être reconnu d’utilité publique et en plus labellisé « Centre de formation artistique diplômante ».

* Peut-on se projeter dans l’avenir sans se nourrir dans la mémoire du passé ?

Cette question renvoie à la nécessité de se prémunir de la perte progressive des valeurs ancestrales. Ce pour quoi Ensemble GABOUSSI milite avec beaucoup de ténacité et d’efficacité. Il est évident qu’un peuple qui perd une partie de son patrimoine culturel par exemple, est un peuple qui perd son âme et sa vision du monde. La perpétuation des valeurs d’une société permet de façonner la dignité des générations à venir, de leur donner une identité propre par l’enracinement dans l’héritage de ceux qui les ont précédées. La transmission du patrimoine est donc un véritable devoir qui incombe aussi bien aux individus qu’à la Société y compris à l’État et à la Famille. L’enjeu est grand à notre époque où nous vivons de profondes mutations résultant des mouvements migratoires des populations, du déracinement, de l’intense brassage des populations rendu possible par des mariages mixtes. L’enjeu est également important au regard des moyens de communication modernes (nouvelles technologies, Internet, réseaux sociaux,..) qui traversent les frontières et des échanges qui en découlent.

À l’ère de la mondialisation, du village planétaire (le monde étant devenu village pour ainsi dire !), la préservation des identités culturelles locales et nationales, est une question cruciale voire vitale. Il s’agit pour les peuples d’être reconnus dans leur identité propre, mieux encore de pouvoir se valoriser, de jouer leur partition dans la Société Universelle du « donner et du recevoir ». On ne le dira jamais assez, mais la sauvegarde de l’Identité Culturelle passe nécessairement et impérativement par la transmission de celle-ci, de génération en génération. Ce auquel Ensemble GABOUSSI s’emploie sans relâche et selon les règles de l’art ! Il apparaît que les modes et systèmes de transmission de cet héritage ont connu une importante évolution au fil du temps. Progrès et révolution technologiques obligent ! Pour une meilleure sauvegarde de l’identité culturelle, il est primordial maintenant de privilégier les supports des nouvelles technologies au détriment des méthodes de transmission basées sur l’oralité.

Par Chanchiddine Ousseni
Professeur Hors Classe d'Économie Gestion & Comptabilité

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 17:12
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 22:08

Vous trouverez ci-dessous une copie de la loi votée le 22 juin 2017 par l'Assemblée de l'Union des Comores instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l'accès aux fonctions nominatives et électives que nous appelons communément '' loi sur la parité hommes-femmes''

Nous attendons maintenant son décret d'application.

À quand son décret d'application ?

 

Comores / Droit / Genre : Loi du 22 juin 2017 sur ''la parité hommes-femmes ''
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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 12:03

 

Salon MADE IN FEMMES INTERNATIONAL : le rideau est tombé hier, (1er Octobre 2027) à Domaine les Pailles à Maurice

Madame Karida Jaffar, la Responsable de Beaute Beaucor a fait découvrir aux visiteurs du Salon MADE IN FEMMES INTERNATIONAL organisé du 29 septembre au 1er octobre 2017 ses propres produits de soin de beauté naturels (Msidzanou-Ridaah, khaah-ridaah...) .
Visage reposé et détendu, les clientes en sont satisfaites et repartent toutes avec les mains chargés du précieux sésame.

 

Madame Karida Jaffar de Beaucor présente au salon made in femmes international de Maurice
Madame Karida Jaffar de Beaucor présente au salon made in femmes international de Maurice
Madame Karida Jaffar de Beaucor présente au salon made in femmes international de Maurice
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 12:17
Surnommée par certains, ''notre reine de la beauté noire'' Karida Jaffar, coiffeuse et esthéticienne, se soucie du bien être moral et physique de ses clients et met en valeur les produits naturels de son pays
Avec ses nouveaux produits , son parfum en poudre à base de bois de Santal, KAAH-RIDDAH et son masque de beauté, Msindzanou-Ridaah sans oublier les chaussures, sacs et bijoux recyclés, le massage, la coiffure....elle fait des merveilles.
Une femme parmi celles qui ont du talent et de l'amour des produits naturels de son pays et de son pays natal !
Une femme debout et une femme aux multiples connaissances pour rendre beau et belle.

Vous voulez être beau ou belle, prendre soin de vous ? Rendez vous alors chez Beaute Beaucor Tel : (269) 3326377

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 17:17

LE PRESIDENT DE L’UNION,
VU la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée, notamment en son article 16 ;
D E C R E T E :
Vous trouverez ci-dessous la composition du deuxième gouvernement de l'Union des  COMORES formé hier après midi (17 juillet 2017) :

 

ARTICLE1er : Les Vice-Présidents de l'Union sont chargés respectivement des Ministères ci-après cités :


1.1 Vice-Président chargé du Ministère de l'Economie, de l'Energie, de l'Industrie, de l'Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur Privé et des Affaires Foncières,
Monsieur DJAFFAR AHMED SAID HASSANI.


1.2 Vice-Président chargé du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme,
Monsieur MOUSTADROINE ABDOU.


1.3 Vice-Président chargé du Ministère des Transports, des Poste et Télécommunications, des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC),
Monsieur ABDALLAH SAID SAROUMA.


ARTICLE 2 : Sont nommés Ministres, les personnes dont les noms suivent :


2.1. Ministre des Finances et du Budget
Monsieur SAID ALI SAID CHAYHANE.


2.2. Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de la Francophonie, Chargé des Comoriens de l'Etranger,
Monsieur Souef MOHAMED EL AMINE.


2.3. Ministre de l'Intérieur, de l'Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement,
Monsieur MOHAMED DAOUDOU.


2.4. Ministre de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement et de la Recherche,
Monsieur SALIME MOHAMED ABDEREMANE.


2.5 Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, des Affaires Islamiques, des Administrations Publiques et des Droits Humains,
Monsieur MOUSSA MAHOMA.


2.6 Ministre de la Santé, de la Solidarité, de la Protection Sociale et de la Promotion du Genre,
Dr RASHID MOHAMED MBARAKA FATMA.


2.7 Ministre de la Jeunesse, des sports, de l'Emploi, de l'Insertion Professionnelle, des Arts et de la Culture,
Monsieur SALIM MAHAMOUD


ARTICLE 3 : Sont nommés Secrétaires d'Etat et participent au Conseil des Ministres pour les affaires relevant de leurs attributions :


3.1 Secrétaire d'Etat chargé du Tourisme et de l'Artisanat auprès du Vice- Président, chargé du Ministère de l'Economie, de l'Energie, de l'Industrie, de l'Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur Privé et des Affaires Foncières,
Monsieur WAHADI MADI.


3.2 Secrétaire d'Etat chargé des Transports auprès du Vice-Président chargé du Ministère des Transports, des Poste et Télécommunications, des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC),
Monsieur SOULAIMANA KAAMBI


3.3 Secrétaire d'Etat chargé de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme auprès du Vice-Président Chargé du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme,
Monsieur MMADI KAPACHIA.


3.4 Secrétaire d'Etat, chargé de la Coopération avec le Monde Arabe, auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de la Francophonie, chargé des Comoriens de l'Etranger
Dr HAMIDOU KARIHILA.


ARTICLE 4 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l'Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.
AZALI Assoumani

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 18:21

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

Comores /

Gouvernement Azali I :

Mini portrait des membres du gouvernement

Moroni, mercredi 01 juin 2016 (HZK-Presse)Le nouveau président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, a rendu public, hier son premier gouvernement. La Gazette des Comores vous propose un mini-portrait des nouveaux ministres et secrétaires d’État de l’Union des Comores.

Djaffar Ahmed Said Hassani : vice-président chargé du ministère de l’Économie, du Plan, de l'Industrie, de l'Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur privé et des Affaires Foncières. Avant de se présenter aux élections présidentielles, Djaffar était le directeur des affaires judiciaires au ministère de la justice. Il a été nommé plusieurs fois procureur général. Il est aussi initiateur et président d’honneur du parti blanc.

Moustadroine Abdou : vice-président chargé du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme. Ancien délégué à la coopération sous l’ancien régime du colonel Azali, Moustadroine est un militant de premier plan de la CRC. Enseignant de français de profession, il était nommé coordinateur de l’Union à Anjouan, toujours sous Azali avant d’occuper le poste de secrétaire général de la CRC à Anjouan.

Abdallah Saïd Sarouma (Chabhane) : vice-président chargé du Ministère des Transports, des Postes et Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), Chabhane a été élu plusieurs fois député dans sa région à Mohéli.

Fahmi Said Ibrahim : ministre d'Etat Garde des sceaux, Ministre de la Justice, des Affaires Islamiques, des Administrations publiques et des Droits Humains. Avocat de métier, Fahmi Said Ibrahim est fondateur et leader du PEC avant de rejoindre le parti Juwa aux dernières élections présidentielles dont il sera le candidat. Il a été élu plusieurs fois député de sa région d’Itsandra et a occupé le poste de ministre des relations extérieures à l’époque du président Sambi.

Mohamed Daoudou (Kiki) : ministre de l'Intérieur, de l'Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement. Il est l’actuel maire de la capitale. Candidat à la députation pour le parti Orange et en même temps candidat à l’élection présidentielle de cette année 2016, Mohamed Daoudou était, à l’époque Sambi, directeur général de la douane.

Mohamed Bacar Dossar : ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, chargé des Comoriens de l’étranger. Membre influent du parti Juwa, il a été élu récemment député de la région de Mutsamudu à Anjouan. Dossar a été nommé ministre en charge de la défense puis des finances sous le régime Sambi.

Abdou Mhoumadi : ministre de l'Éducation Nationale, de l’Enseignement, de la Recherche et des Arts. Natif de Mitsamiouli, Abdou Mhoumadi est un ancien ministre de l’éducation nationale et ancien dirigeant du FD (Front Démocratique). Il représente dans ce gouvernement, le candidat malheureux à l’élection présidentielle Ali Nassor.


Said Ali Said Chayhane : ministre des Finances et du Budget. Il était le directeur de campagne du président Azali Assoumani lors des dernières élections présidentielles. Ancien secrétaire régional de la CRC, Chayhane est aussi un ancien directeur général des Douanes.

Salime Mohamed Abderemane : ministre de la Jeunesse, de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle, de la Culture et des Sports. Natif de Domoni (Anjouan), Salime M. Abderemane est avant tout un entrepreneur de la place et membre important du parti CRC à Anjouan.

Moussa Mahoma : ministre de la Santé, de la Solidarité, de la Protection sociale et de la Promotion du Genre. Né à Mohéli, il est partisan de la CRC.

Sitti Attoumane : secrétaire d'Etat chargé du Tourisme et de l’Artisanat auprès du Vice-président Chargé du Ministère de l’Économie, du Plan, l'Industrie, de l‘Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur privé et des Affaires Foncières. Native de Nioumakélé (Anjouan), Sitti Attoumane, la seule femme du gouvernement, est la coordinatrice adjointe du parti Juwa à Anjouan et en même temps présidente du mouvement des femmes à Anjouan. Déléguée aux droits de l’Homme, elle était commissaire à la production avant d’être nommée directrice au plan à Anjouan. Sitty Attoumane a fait un passage au commissariat des transports comme secrétaire générale avant d’être nommée conseillère politique de l’ancien gouverneur de l’île d’Anjouan, Anissi Chamssidine. Récemment, elle occupait le poste de conseillère spéciale au Conseil de l’île d’Anjouan.

Wahadi Madi : secrétaire d'État chargé des Transports auprès Vice-président chargé du Ministère des Transports, des Postes et Télécommunications, des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC).

Mmadi Kapachia : secrétaire d'État chargé de l'Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme auprès du Vice-Président chargé du Ministère de l'Agriculture, de la pêche, de l'Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme. Coordinateur de la CRC à Mbadjini, il était auparavant fonctionnaire du ministère de l’éducation nationale. Mmadi Kapachia est un partisan de premier plan de la CRC.

Hamidou Karihila : secrétaire d’État Chargé de la Coopération avec le Monde Arabe auprès du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Chargé des Comoriens de l’étranger. Ancien ambassadeur des Comores en Arabie Saoudite et docteur en Lettres arabes, Karihila était le secrétaire général de la CRC. Il était candidat au poste de gouverneur de Ngazidja.

Rassemblées par Mohamed Youssouf

010616/my/hzkpresse/15h00

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 11:45
Mes yeux et mes oreilles sont en ce moment à Mayotte.
En France, on n'a pas le droit de faire expulser qui que ce soit d'un logement, terrain... sans décision de justice C'est une question d'application stricte et de respect du droit dans un pays qui se proclame État de droit.
Le droit concernant les expulsions locatives ou des occupants sans droit ni titre est le même pour tous. Rien ne permet de l'appliquer différemment à Mayotte.
Ne cautionnons,donc, pas les actes barbares et arbitraires à Mayotte. Cela n'a rien à voir avec le contentieux international qui oppose l'Etat comorien à l'Etat français sur cette île ou le problème des kwasa kwasa.
En France, détruire, dégrader ou détériorer volontairement (voire même involontairement) le bien appartenant à autrui en employant des moyens dangereux (incendie...) est sévèrement sanctionné par la loi pénale. Pourtant c'est ce qui se passe actuellement à Mayotte. On voit même sur des vidéos diffusées sur internet certaines personnes notamment des mères de famille le faire avec allégresse et en dansant ! ....
Refusons la barbarie et l'arbitraire à Mayotte. C'est une question de respect et de l'application stricte du droit. Cela n'a rien à voir avec le contentieux international qui oppose l'Etat comorien à l'Etat français sur cette île ou le problème des kwasa kwasa.
Halidi Allaoui
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 09:20

Source : Page Facebook de Ahmed Ali Amir / (le 18/05/2016)

Mayotte. Violences contre les Comoriens des autres îles (AHMED ALI AMIR - AL-WATWAN)

PENDANT QU’A MAYOTTE, DES FAMILLES COMORIENNES SONT SOUS LA PLUIE, LES ENFANTS DORMENT A MÊME LE SOL, A CIEL OUVERT, VIVANT SOUS LA MENACE D’AGRESSIONS, MORONI SE CONTENTE DE DÉCLARATIONS VASEUSES ET SE PERD DANS DES COMMUNIQUES SANS RELIEF.

Plus de 500 personnes, originaires des trois autres îles des Comores, se retrouvent dans les rues de Mayotte, chassés de leur terre, ballotés d’une commune à l’autre, leurs maisons saccagées et brulées. Ces expulsions sont devenues une pratique tolérée, sinon encouragée par l’impunité qui les entoure.

Depuis le début de l’année 2016, les actions de violence contre les Comoriens de l’archipel ne cessent de se multiplier et de prendre des proportions inquiétantes. Elles sont aujourd’hui revendiquées et conduites par des associations constituées, des collectifs villageois connus et menées massivement en toute impunité.

Pendant que des familles sont sous la pluie, les enfants dorment à même le sol, à ciel ouvert, vivant sous la menace d’agressions, Moroni se contente de déclarations vaseuses et se perd dans des communiqués sans relief. Aucune condamnation, même timide, n’a été jusqu’ici enregistrée de la part des autorités comoriennes. Les demandes d’enquête sont formulées avec les précautions diplomatiques d’usage auprès de ceux qui sont directement responsables de ces exactions.

«Si la menace et les expulsions de familles comoriennes par des villageois mahorais n’est malheureusement pas un fait nouveau, c’est le caractère visible, revendiqué et assumé par une partie de la population, n’entraînant quasiment aucune réaction des autorités publiques, qui singularise ce type d’événements » lit-on dans un communiqué de la Cimade.

Il y a trois mois à Tsimkoura, des expulsions ont été opérées. Un mois après celles de Poroani, les habitants laissés à l’abandon sont toujours dans une situation des plus précaires. Sans emplois déclarés, ils vivent dans des conditions plus dures, parce que vivant dans leur grande majorité sans logements décents.

A Poroani, les autorités publiques ont été informées de l’expulsion imminente de Comoriens. Aucune consigne de protection n’a été donnée, les autorités ont ordonné seulement de tripler le nombre de gendarmes présents sur place.

Aucune initiative n’est prise pour protéger les victimes ou stopper ces expulsions illégales. La préfecture de Mayotte ne s’est engagée à rien. Elle laisse, par son silence et son inaction, perdurer une situation d’impunité totale, se plaçant en rupture totale avec ses missions de préservation de l’ordre public. Et pourtant, des plaintes contre X ont été déposées par des habitants, sans qu’il y ait un retour de la justice.

Mais les dérapages se multiplient, encouragés par des déclarations publiques sur place, incitant à la haine : un premier adjoint du chef-lieu de l’île de Mayotte considère ces actes barbares comme des actes de « guerre de libération » ; un directeur de publication d’un hebdomadaire local, qui nous rappelle la radio Mille collines au Rwanda, demande à l’armée de nettoyer les bidonvilles des clandestins… La Cimade ne cesse de lancer des cris d’alarme, sans grand résultat.

Et pourtant, la plupart ce sont des enfants nés à Mayotte, certains sont de nationalité française et fréquentent l’école. Les expulsés sont détenteurs de papiers réguliers, de cartes de séjour temporaires d’un an ou de cartes de résident de dix ans. Mayotte se transforme chaque jour en zone de non droit, sous le silence de la France.

Le 10 janvier, une vague d’expulsions, le 17 janvier, une deuxième vague d’expulsions, suivi de représailles le 21 février. Le dimanche 20 mars, commencent les expulsions à Poroani et le dimanche 27 mars, une autre vague d’expulsions a lieu. Depuis, la violence s’est installée dans l’île. Aucun Comorien n’est en sécurité à Mayotte. Cette situation de danger permanent de nos concitoyens doit inciter les autorités comoriennes à agir. A agir vite.

Ahmed Ali Amir

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