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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 23:02

LU SUR LE NET POUR VOUS :

WEEKEND CULTUREL COMORIEN A NANTES, UNE VRAIE RÉUSSITE, BIEN PARTAGÉE.

IMAG0078-1.JPGUn weekend culturel très jovial. C’est comme ça que je nomme les trois jours de partage, de convivialité et de joie, du vendredi 7 au Dimanche 9 juin 2013. Tout a commencé à 20h, lorsque le président de la CCLA Ahamed Ali Chahid assisté par le secrétaire général de la communauté, M. Abdou Radjab et les autres membres du bureau, a déclaré ce weekend ouvert. A part l’allocution de Mohamed Ali, fondateur de l’association, nos amis du mémoire de l’outre-mer ont intervenu brièvement pour témoigner leur sympathie envers la communauté comorienne de Loire Atlantique. Et une détente de Sambé, shigoma sha ki masiwa… au centre desquels, tous les comoriens des quatre îles et amis des Comores se distraient. Des femmes habillées en tenue traditionnelle, des hommes en kandu et kofia… A part les danses, la sympathie des comoriens de Nantes. Femmes très actives ayant l’esprit de solidarité, des hommes bien hospitaliers et responsables, tous charmaient ces instants de plaisir.

 

Photo1849.jpgEt voilà, le samedi, en suivant le programme bien établi, plusieurs intervenants d’origine comorienne, ont activé l’audience. Commençant par l’exposé de l’historien Docteur Mahamoud Ibrahim, assisté à sa gauche par l’ami Said Yassine. Son exposé ayant comme thème « Le peuplement des Comores – une histoire plurielle», a fait que le weekend commençait à obtenir de sens. Oui, un weekend sans pareil, en beauté et en bonté. Après la présentation du thème, plusieurs questions allaient dans le sens du Docteur Mahmoud Ibrahim. Sans gène, un homme expérimenté, les fruits de l’exposé sont tombés à foison. Une heure et quarante cinq minutes sont écoulées. L’exposé a pris fin.IMAG0032.JPG


Par la suite il s’impose le tour de l’écrivain, poète SAID YASSINE Said Ahmed. Assisté à son tour par Dr Mahmoud Ibrahim à sa droite, Said Yassine a mis ses exploits dans la langue qui a vu grandir nos aïeux. Le thème « Origine de la langue comorienne, le Shi-komori » se promenait sur son apex. Pareil, des questions tombaient comme un fleuve et tout le monde a pris part sans complexe. Des exposés enrichissants et plein de valeur.


L’activité perpétue. Le comédien, artiste… Soeuf El-Badawi a mis son ancre. Son livre qui porte le Titre de « Un Dhikr pour nos morts », était entre sa main et sa langue. Des textes émouvants ont été récités par l’auteur, donc voilà le sort subi par nos compatriotes en pleine mer entre Mayotte et les autres îles, demeure dans les connaissances.IMAG0024.JPG


Car c’est un weekend culturel de la communauté comorienne, car ce n’est pas uniquement livre, les Daniel, Abdou et Halid, deux frères auteurs compositeurs… ont chauffé la salle avec une série de concert. Qui n’a pas aimé ce jour ? Et là la célèbre chanson, « Asiliya umwana… » tombait des lèvres. Tout le monde gigotait. Des migodro, des musiques des tous genres… les comoriens de Nantes, les amis des Comores, l’Association Mémoire de l’Outre-mer… baignaient dans une joie très immense.


Enfin, Dimanche, le weekend est fermé avec de l’émotion et la nostalgie. Mais d’abord le poète comorien Halidi Allaoui a fait lecture de ses poèmes, pleins de magnificence. Un poète plein de talent. Après lecture de trois poèmes, l’assistance a tout transformé en débat. Mais à l’aise qu’il était, Halidi a rendu tout ce qu’il devait au public.Photo1925.jpg


Une fin finie. Celle-ci se traduit par la présentation du film « Le dernier Boutre des Comores » de Wadjih Said Mohamed. Cet artiste de grand talent, écrivain, dramaturge, a pu soutirer des larmes engendrées par la nostalgie. Le film des derniers boutres aux Comores, écrit et réalisé par lui-même marquait le positif absolu dans cette fin de weekend spécial culture comorienne. Les intervenants qui venaient de différents coins de France, les participants formant l’audience… rentraient avec la joie et le souvenir impérissable du Vendredi 7 au Dimanche 9 juin 2013.

 

La CCLA se réjouit de la réussite de sa journée, bien partagée… car la vraie réussite est celle que l’on partage. Une occasion que profite la communauté comorienne de Nantes : Hommes, femme, jeune et enfant, de formuler ses remerciements aux intervenants, Mahmoud Ibrahim, Halidi Allaoui, Said Yassine Said Ahmed, Soeuf El-badawi, Wadjih Said Mohamed et les Daniel dont Abdou et Halid.


Abdou Radjab

COMORESplus

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:45

je vous invite au nom de mon parti, le RDR, à l'ouverture d'un atelier sur la révision de notre projet de société ce mardi 11 juin à partir de 15h00 à l’hôtel Retaj - MORONI (COMORES).

 

L'atelier durera 2 jours (mardi 11 et mercredi 12 juin 2013).

 

votre présence est vivement souhaitée.

 

Madame Sittou Raghadat Mohamed

Secrétaire du RDR

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 23:53

 photos-cris-16-02-08-001.jpg

 

 

Aujourd’hui, les « Cris d’ici et d’ailleurs » résonneront et raisonneront à Nantes (44100) car la lune des îles apparait depuis vendredi soir sur son ciel.

 

En effet, dans le cadre du week-end spécial Archipel des Comores (vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 juin 2013) organisé par les associations Mémoire de l’Outre Mer et CCLA (Communauté Comorienne de Loire Atlantique) à l’Espace culturel Louis Delgres , 89, quai de la fosse  , j’animerai ce dimanche (9 juin 2013) à partir de 12h30 une rencontre poétique autour de mon recueil « Cris d’ici et d’ailleurs » publié chez Komedit en 2008. Une belle occasion pour moi de lire quelques poèmes et d’échanger avec le public. Un rendez vous à ne pas manquer.

 

week-end-comorien-a-Nantes-juin-13-copie-1.jpg


Vous pouvez voir le programme de cette fête culturelle en cliquant ICI (fichier en PDF)

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MEDIAS ET MOI
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 23:57
Vous trouverez ci-dessous une petite intervention très intéréssante du grand linguiste comorien, Mohamed Ahmed Chamanga (voir sa biographie en cliquant ICI) sur la langue comorienne (le shikomori) : 

Qu'on le veuille ou non, le comorien, dans sa diversité, forme bien une langue unique. Comme toutes les langues du monde, il est composé de variétés régionales appelées "dialectes". C'est ainsi que nous avons le dialecte shiNgazidja, le dialecte shiMwali, le dialecte shiNdzuani et le dialecte shiMaore.

Ces dialectes se subdivisent en deux groupes selon leur degré d'affinités phonologiques (les sons) et morphologiques (les éléments grammaticaux) : le groupe oriental, constitué du shiNdzuani et du shiMaore, et le groupe occidental formé du shiNgazidja et du shiMwali. A l'intérieur d'un même groupe, l'intercompréhension est quasi immédiate. Mais entre locuteurs de groupes différents, un temps d'adaptation, plus ou moins long selon les capacités de chacun, semble nécessaire pour que la communication soit possible.

Dire que tous les Comoriens se comprennent immédiatement et sans difficulté aucune est donc une contre-vérité. Mais cela ne veut pas dire que nous parlons des langues différentes. D'ailleurs, d'une manière générale, les locuteurs du shiNgazidja disent comprendre facilement le shiNdzuani. Cela prouvent que ces deux variétés du comorien ont énormément des choses en commun. Les waNgazidja comprennent souvent mal que les waNdzuani aient beaucoup de difficulté à comprendre le shiNgazidja. Il considèrent cela comme une sorte de refus caractérisé à vouloir comprendre cette variété du comorien.

Et c'est là où je voudrais intervenir pour rétablir la vérité, en me fondant sur mon expérience personnelle. J'avoue que lorsque je suis allé pour la première fois à Ngazidja en 1967, je n'entendais rien au shiNgazidja. Il a fallu un séjour de trois ans au lycée de Moroni pour que je me mette à communiquer assez correctement dans ce parler. En 1970, lors d'une visite effectuée dans le village de Panda, dans le Mbadjini, j'étais très mal à l'aise, en dépit d'un accueil très chaleureux que j'avais reçu, à cause de ce problème linguistique. Il a fallu attendre 1994 pour que j'arrive à percer le mystère qu'ont les Anjouanais à rencontrer des difficultés en shiNgazidja.

En effet, après avoir établi une carte dialectologique de l'île de Ndzuani, mon centre de recherche m'envoie cette année-là pour faire la même chose à Ngazidja. Mais une fois sur place, je m'aperçois très vite qu'il ne m'est pas possible de continuer le travail demandé. Car pour ce faire, il me fallait un point de repère, c'est-à-dire une variété sur laquelle je devais m'appuyer, pour pouvoir montrer les différences régionales de Ngazidja et établir la carte dialectologique. Or n'ayant aucune base solide sur aucune d'entre elles, j'avais l'impression que les waNgazidja, du nord au sud et d'est en ouest, en passant par le centre, parlaient tous de la même manière. C'est alors que j'ai décidé de détourner la mission en me mettant à étudier le parler de la région de Bambao.

Et le résultat est sans appel. Des dialectes comoriens, le shiNgazidja, malgré sa finesse, est celui qui présente les règles morpho(phono)logiques (combinaisons d'éléments grammaticaux accompagnées de modifications sonores) les plus complexes qui peuvent dérouter plus d'un. Rappelez-vous le fameux "mkatra sinia" pour "mkatre wa sinia" ou encore "handjo dahoni" pour "handjia hodahoni", etc. Ajouter à cela qu'en shiNgazidja il faut souvent prévoir plusieurs cas pour rendre la même réalité linguistique. C'est par exemple le cas du préfixe nominal que nous avons déjà mentionné dans un message précédent (hiri, itrili, shiNgazidja, kiNgazidja, soit quatre formes différentes pour le même préfixe nominal, alors que dans tous les autres dialectes comoriens on n'a qu'une seule forme : shiri, shitrili, shiNgazidja). La conjugaison des verbes présentent également des formes différentes selon que l'on a affaire à un verbe monosyllabique ou plurisyllabique ou selon son type, ..., etc. C'est cela qui rend l'étude du shiNgazidja très passionnante. En considérant par exemple les verbes urenga "prendre" et ukantsi "s'asseoir", pouvez-vous dire pourquoi on obtient quelque chose comme ceci ngamrengo "je prends" et ngamkontsi "je m'assois", avec l'élément grammatical "o", tantôt à la fin du mot et tantôt au milieu du mot ?

Ceci dit, les dialectes comoriens sont complémentaires. La connaissance de l'un permet de comprendre le fonctionnement de l'autre. Sans cette connaissance globale, on ne pourra pas prétendre construire la langue comorienne standard que nous appelons tous de nos vœux.

 
 
Chamanga
Pour bien écrire le comorien : http://www.palashiyo.org/

--

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 22:51

Régalez-vous avec le tari ci-dessous du groupe de Mawatoiniya de OUANI (NDZUWANI-COMORES). Que j'aime la belle voix de Mifouza, la chanteuse.

 

 


 

Allaoui HALIDI (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:15
« J’ai appris que dans le prochain gouvernement il y a ceux qui veulent qu’on me confie le ministère des WC, ainsi je mettrai en place les WC publiques qui manquent dans le pays » Fouad Mohadji, Vice Président de l'Union des Comores
Source : HZK Presse 07/05/13 / 06h00

Sacré Fouad Mohadji, il reste lui même. Un homme qui ne mâche pas ses mots et ne se laisse pas intimider. Un contre tous à Mwali !!!!!!
En tout cas, entre Fouad Mhadji (Vice Président de l'Union), Ikililou Dhoinine (Président de l'Union), Mohamed Ali Said (Gouverneur de l'île de Mwali) et Hamada Madi Bolero (Directeur de cabinet de la Présidence de l'Union et chargé de la Défense. Certains n'hésitent pas à dire qu'àctuellement, il est la vraie autorité de l'Union ) Paka modja Ngefo !!!!!!!!!!!! Mtru atso vegnawo balahe. Qui vivra verra. Cela fait partie de l'ambiance regrettable de la tournante lunaire. Hélas !

En tout cas, cette odeur nauséabonde que dégagent les Comores depuis quelques temps est insupportable. Elle entraine des nausées. Vivement l'odeur d'ylang-ylang, du jasmin et des clous de girofle.

Non. Vous ne vous trompez pas. Nous parlons bien de nos îles aux parfums.

 

Espérons que nous aurons rapidement l'odeur de nos parfums. Je ne désespère pas même si un poète comorien pense que l' "ylang-ylang (est) en fumée". Car nous en avons ras le bol.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COUP DE GEULE
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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 13:56
LU POUR VOUS
Source :
http://www.sudouest.fr/2013/05/04/abdouroihamane-des-comores-a-floirac-1044090-2780.php
Par dominique andrieux
 

Abdouroihamane, des Comores à Floirac

« La retraite c’est le repos après le dur labeur ».|| photo. D. A.
(photo. D. A.)
1 sur 2
« La retraite c’est le repos après le dur labeur ».
 
«Je ne vous donne pas mon prénom. » Manquait plus que ça M. Abasse ! Allez ! Et d’épeler : « Bon, notez! A-b-d-o-u- r-o-i-h-a-m-a-n-e. » Trop facile. Traduit du shikomor (langue officielle parlée au Comores), Esclave de dieu. « Faut bien être l’esclave de quelqu’un », glisse le Floiracais, un brin pince sans rire. Il raconte être parti de son île avec madame et leurs six enfants, il y a trente ans - la petite dernière - naîtra dans l’Hexagone.
Pour la métropole, Paris où il découvre le plaisir de bosser dans le métro, puis Bordeaux, avec un job au palais des Congrès.
Que retient-il de son arrivée : « Chez nous, on dit bonjour aux grandes personnes, enfin à tout le monde. Ce que j’ai fait ici tout naturellement jusqu’au jour où un monsieur m’a dit assez sèchement ‘‘tu me dis bonjour mais tu ne me connais pas’’ ». « Après, j’ai ri et je n’ai plus dit bonjour », raconte M. Abasse lequel décrit les Comoriens comme « des gens chaleureux, généreux ». Nous confirmons.
« Nous sommes des gens pauvres mais riches humainement », lâche celui qui est arrivé avec sa famille à Floirac, en 1991. Les Abasse font partie de ces familles concernées par la rénovation urbaine du quartier Libération. Eux ne regrettent rien, ravis d’occuper un appartement dans un immeuble neuf, « plus calme, moins bruyant », rue Jules-Guesde.
Abdouroihamane est à la retraite depuis un an. Il se consacre à sa famille et à l’association ouanienne de Floirac France Comores dont il est président.

RENDEZ-VOUS La rive droite est un territoire riche de ses diversités culturelles. Chaque samedi dans notre édition, un ou une habitant(e) nous présente un plat et son histoire.

Le zilo (poisson au coco) ntchari
 
Couper les têtes des poissons. Dans un grand récipient, ajouter à l’eau les têtes, le sel, le poivre et l’oignon.
Laisser cuire une dizaine de minutes.
Sortir les têtes.
Faire revenir les poissons dans de l’huile à raison de 2 minutes maximum par côté.
Chauffer le lait de coco à part, avec le piment. L’incorporer au court bouillon, ajouter le curcuma, le citron, la cannelle, les poissons. Porter à ébullition et laisser cuire entre 5 et 6 minutes.
Pour le ntchari, émincer la tomate et l’oignon et ajouter un zeste de citron.Servir frais.
ingrédients
Pour 4 personnes
Un poisson environ 500 g (au choix, par exemple le tilapia)
- curcuma
- 1 berlingot de lait de coco
- 1 oignon
- 1 citron
- cannelle
- sel

 

 

 
 

 
|| photo D. A.
(photo D. A.)
Publié le 04/05/2013 à 06h00
Par dominique andrieux
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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 08:32

 

 


 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 22:03
Etant un adepte du twarab de Zanzibar, il est de mon devoir de rendre un Grand Hommage à Bi Kidude (Son vrai nom est Fatuma binti Baraka), une légende du Twarab, qui nous a quittés hier (17 avril 2013) sur son île natale. Originaire de l'île de Zanzibar (TANZANIE), elle serait née en 1910.
Bi Kidude va beaucoup nous manquer mais grâce à son oeuvre et à sa belle voix (voir la vidéo ci-dessous), nous ne l'oublierons pas.
En 2005, elle avait reçu le prestigieux prix World Music Expo (Womex) pour sa contribution extraordinaire à la musique et à la culture de Zanzibar.
Paix à son âme.
Ci-dessous ce qu'on pouvait lire dans une dépêche de l'AFP d'hier :

"Bi Kidude, visage ridé sur une frêle silhouette et voix haut perchée, dépensait une énergie débordante sur scène, frappant un large tambour coincé entre ses jambes, tirant à intervalles réguliers sur une cigarette ou lampant une rasade d'alcool à la bouteille."

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans HOMMAGES
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 22:17
ylang-ylanf-en-fumee.jpg
COMORES / POESIE : YLANG-YLANG EN FUMEE*, RECUEIL DE POEMES DE MONSIEUR  ATTOU  VU PAR UNE LECTRICE
 
Par Mme Said Allaoui Asna
 
J’ai lu et relu le recueil de poèmes « YLANG-YLANG EN FUMEE ». Avec un regard de lectrice mais aussi de  compatriote et d’amie de l’auteur  je livre mon sentiment.

Monsieur Attou, vous n’êtes pas un provocateur comme vous vous questionnez dans votre ouvrage. Vous êtes tout simplement un homme qui en a « Ras le bol » pour reprendre le titre d’un poème de votre recueil.  Un homme meurtri par l’état chaotique dans  lequel son  pays cher à son cœur se trouve. Un homme qui se questionne sur le pourquoi, le comment et où va-t-on ? C’est tout à fait légitime. Il n’est pas un provocateur.

Monsieur  Attou,  votre cri du cœur retentit et raisonne bien au fur et à mesure qu’on lit vos poèmes.  

En écrivant ce livre, étiez- vous entre autre dans une démarche thérapeutique pour ne plus avoir à vous sentir coupable de ne pas avoir dénoncé ce qui se passe aux Comores ?  Ou cherchiez-vous tout simplement à vous libérer de vos propres maux, vos souffrances, vos propres brulures dans cette YLANG-YLANG EN FUMEE ?
 Peu importe votre démarche, vos cris ont retenti  dans mes oreilles à travers vos poèmes.

Votre ouvrage m’a beaucoup plus touché aussi bien dans cette démarche thérapeutique, votre colère et  vos interrogations que dans la profondeur et la simplicité des mots.
 
Par contre, Je n’ai pas vraiment accroché au style et au  genre. Choisir un recueil poétique pour narrer une situation chaotique, désastreuse et j’en passe, je trouve cela audacieux mais personnellement je pense que Monsieur Attou , vous auriez  mieux fait peut être d’écrire un livre sous forme d’autobiographie ou de roman relatant votre vécu ou votre  ressenti face à la problématique comorienne.
Sans compter que j’aurais aimé vous  voir approfondir un peu plus des sujets d’actualité oh combien pertinents, et réels que vous avez  soulevés dans votre  œuvre. Mais au lieu de cela vous êtes  resté très scolaire. Est-ce parce que vous êtes enseignant ?
Des sujets tels que l’environnement, la politique, la corruption que vous abordez  avec des mots simples et forts bien cachés ! Tous ces sujets là, à mon avis,  méritent d’être approfondis.

Mais je vous comprends aussi  car j’ai l’impression que vous avez privilégié la thérapie.  Votre démarche ne consiste pas à trouver des solutions aux maux qui rongent notre pays.

Voilà mon ressenti en lisant votre livre. Il n’engage que moi.

J’avoue que j’attends impatiemment votre  prochain livre malgré ma petite déception  expliquée plus haut en espérant que vous  aurez  un gout plus raffiné et plus profond.
A vous tous et toutes qui n’avez  pas encore lu le recueil « YLANG-YLANG EN FUMEE »  de Monsieur Attou,  je vous le recommande vivement. Il  vous incitera aussi à  entamer votre thérapie  dans l’optique d’aller de l’avant malgré les problèmes du pays.

Même si j’ai le sentiment que l’Ylang-ylang a déjà brulé et enfumé les Comores, je ne désespère pas. Quand est ce que cet ylang ylang va jaillir et parfumer nos belles îles lunaires ?

Merci Monsieur  Attou de nous avoir ouvert, à travers ce livre, la porte de votre vie.

Asna SAID ALLAOUI
 
* YLANG-YLANG EN FUMEE, recueil de poèmes de Monsieur Attou, enseignant et amoureux des lettres et de la musique publié aux  éditions EDILIVRE  en 2012

Biographie de Monsieur Attou

Monsieur Attou est né en 1968. Il fait ses études primaires à la coulée de lave à Moroni et dans la ville de Ouani. Il fréquente par la suite le collège rural de Ouani et s’inscrit au lycée de Mutsamudu. Après l’obtention d’un bac littéraire, il se rend au Maroc pour ses études universitaires en lettres et sciences humaines. Il est actuellement enseignant de langue française au lycée de Ouani après avoir enseigné au lycée de Mutsamudu. L’écriture et la musique sont ses deux passions.

Résumé

Ce recueil retrace, dans un univers poétique, la survie d’une population livrée à elle-même, bercée dans un monde chimérique sous les discours fallacieux d’une classe politique ne craignant pas Allah. Dans Ylang Ylang en fumée, Attoumane Ahmed Cheik met en exergue la pauvreté, les salaires de misère, la hausse incessante des prix de denrée de première nécessité, le chômage des jeunes, les fausses promesses, la destruction de l’environnement, la double souffrance d’une population à la suite de la présence d’une puissance étrangère dans l’île de Mayotte et tant d’autres.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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