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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 21:37

Communiqué

Crash de l'A310 : Les familles des victimes vont être indemnisées

 

Comores - Conformément aux conventions internationales, les assureurs de la Compagnie Yemenia Airways ont décidé de verser aux familles des victimes du Crash de l’Airbus A 310, une indemnisation provisoire, sous forme d’avance, d’un montant de Vingt mille euros (20 000 euros) pour chacun des passagers à bord du vol IY626. La décision a été communiquée officiellement aux Ambassadeurs de la République du Yémen et de l’Union des Comores à Paris ainsi qu’à l’Ambassadrice française chargée des victimes, au cours d’une rencontre jeudi 3 septembre en présence du Procureur de la République auprès du Tribunal de Paris, de la Direction des affaires civiles du Ministère de la Justice et de la Direction France de Yemenia.

 

 

Suite à cette rencontre et aux précisions fournies concernant le versement de cette indemnisation, il est porté à la connaissance des familles des victimes, ce qui suit :

1°) L’indemnisation des personnes disparues relève du Droit privé. Les Etats se sont impliqués dans ce dossier pour veiller au respect des procédures et à ce que les engagements pris se déroulent dans la légalité et la transparence.

2°) Ce paiement intérimaire sera versé au représentant légal des ayants droits (ascendants, descendants, collatéraux à savoir l’époux, l’ (ou les) épouse(s), les frères ou les soeurs de la victime) et sur présentation des documents suivants :

> Jugement déclaratif de décès
> Extrait de naissance
> Livret de famille
> Acte de mariage

3°) A ce stade, le paiement de cette indemnisation aux ayants droits ne nécessite pas l’assistance d’un avocat, sauf pour les cas de force majeure. L’apparition d’un litige au sein de la famille sur les bénéficiaires par exemple.

4°) La justice française se porte garant des actes d’état-civil qu’elle a émis. Elle mettra ces documents à la disposition des assureurs de Yemenia par le canal diplomatique.

5°) Concernant les victimes de nationalité comorienne qui résidaient régulièrement en France, les familles devront déposer les pièces exigées auprès de l’Ambassade des Comores à Paris qui assure le rôle de facilitateur pour la transmission de ces documents aux assureurs de la Compagnie Yemenia.

6°) A ce jour, la justice française a établi:

> 58 jugements déclaratifs de décès concernant les victimes de nationalité française,
> 17 concernant les victimes de nationalité comorienne qui résidaient en France
> 3 concernant des victimes dont l’obtention de leur nationalité française était en cours.

A ce sujet, l’Ambassade des Comores rappelle les familles qui n’ont pas encore remis de dossier de demande d’un jugement déclaratif de décès d’un proche, de le faire rapidement.

7°) Pour les autres victimes de nationalité comorienne qui ne relèvent pas de ces deux premières catégories, les informations nécessaires leur seront communiquées directement à Moroni par les assureurs de la compagnie Yemenia Airways qui se rendent aux Comores ce vendredi.

8°) Afin de permettre aux familles de disposer de tous les renseignements concernant ces indemnisations, l’Ambassadeur Abdallah Mirghane les invite à une réunion d’information le mercredi 9 septembre à 10 heures au siège de l’Ambassade au 20, Rue Marbeau, 75116 Paris

Au sujet de l’évolution des enquêtes, 90 nouveaux restes mortels ont été remontés en surface ces derniers jours et font l’objet des prélèvements en vue de leur identification. Quant aux résultats des premières opérations d’identification des corps repêchés près des côtes tanzaniennes, ils seront peut-être révélées par les enquêteurs qui se réunissent les 7 et 8 septembre à Dar-Es-Salam.

Paris le 4 septembre 2009
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Ambassade de l’Union Des Comores,
20 Rue Marbeau
75116 Paris
Tel : 01 45 02 17 40

Cellule de suivi du Crash du 30 juin 2009
Tel : 06 22 00 90 79 - cellule.suivi@yahoo.fr

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 20:22

Lu pour vous : Source : Al-watwan N° 1393 du 3 septembre 2009

 
Intégrité territoriale. Le Mirex se défend au sujet de Mayotte

 

Le Ministère comorien des Relations Extérieures ne supporte plus de subir le réquisitoire de la presse "nationaliste", c'est-à-dire ici celle qui inclut la défense de l'intégrité territoriale - à travers notamment la question de Mayotte - dans sa ligne éditoriale. Mercredi, en milieu de journée, Farde Abdou, Ahmed Abdallah et Ahmed Thabit, respectivement directeur de cabinet, directeur du département Europe et Amérique, et ambassadeur des Comores en Afrique du Sud, ont convié la presse à une rencontre à la salle de conférence dudit ministère.

Ce qui devait être une conférence s'est réduit à un point de presse (les journalistes ont tout de même eu droit à quelques questions), à cause de l'absence du ministre Ahmed Ben Saïd Jaffar, qui n'est pas rentré de son séjour à Ndzuwani. Mais "le message à faire passer n'exige pas pour autant la présence du ministre", a-t-on fait savoir. Ce message, lu en français par son directeur de cabinet, consiste à peu près en ceci : "Il s'agit de la question de Mayotte, à la veille de la 64è assemblée des Nations Unies. Sachez que les démarches entreprises par le gouvernement comorien et la Mission Permanente comorienne à New York ont abouti à l'inscription de cette question à l'ordre provisoire de la prochaine assemblée. Le ministère et le gouvernement en général bataillent pour qu'elle soit inscrite à l'ordre définitif. Mais sachez également que notre Ministère mène une véritable bataille diplomatique, notamment en sollicitant l'engagement aux côtés des Comores de nombreux pays du monde. Le ministre Jaffar a récemment écrit à son homologue du Gabon, lequel dirige le Comité des Sept, ainsi qu'au président de la Commission de l'Ua, Jean Ping. Grâce à tous ces efforts, vous venez d'apprendre que le Comité des Sept de l'Union africaine est réactivé."

En marge de ce plaidoyer, le directeur de cabinet du Mirex s'est offert l'occasion de “regretter les reproches infondés d'une certaine presse à l'égard du ministère”, accusé par elle d'être “laxiste” sur ce dossier. “C'est à cause du fait que votre ministère ne communique rien aux médias !”, rétorque un journaliste. La réplique est correctement digérée par l'autorité qui a immédiatement promis de remédier à ce problème, en convoquant au moins une fois toutes les deux semaines les médias, pour les tenir au courant des nouvelles démarches entreprises par le ministère sur la question de Mayotte comme sur d'autres sujets.

Les interrogations de la presse s'étaient toutefois axées sur l'efficacité des moyens engagés jusqu'ici dans le combat relatif au retour de Mayotte, ou encore sur le sens à donner à la dernière approche sur la question du chef de l'Etat, qui est de proposer à la puissance colonisatrice un contrat de location-bail de l'île. “Les moyens engagés donnent des résultats encourageants. La preuve, le plan d'action adopté par le Comité des Sept au sommet de l'Union africaine en Libye. Par ailleurs, nous misons beaucoup sur le discours du chef de l'Etat à cette 64è session de l'Onu et espérons qu'il pourra impulser un dialogue sérieux avec la France, qui est, à ne pas l'oublier, notre partenaire”, a répondu l'ambassadeur Ahmed Mohamed Thabit. Quant au projet de location bail du président Sambi, il s'agirait, d'après Farde Abou Bacar, d'une “idée”, non encore “étudiée”. La bonne chose à retenir, c'est que les diplomates du Mirex sont finalement persuadés que “les négociations menées jusqu'à présent entre la France et l'Etat comorien ont montré leurs limites”.


Sardou Moussa

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 17:05

Suite du feuilleton abracadabrantesque des boites noires de l’A 310 de Yemenia Airways accidenté le 30 juin au large des Comores.

Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent billet, les boites noires de l’A 310 de Yemenia Arways repêchées la semaine dernière sont bien envoyées en France. Elles se trouvent bien dans les bureaux du BEA au Bourget  pour être lues et analysées et ce dans l’espoir de déterminer les circonstances et  les causes de l’accident de l’A 310 de Yemenia ayant coûté la vie de 152 personnes. Nous pouvons toujours patienter ! Voilà que nous apprenons ce jour que ces fameuses boites noires sont endommagées. L’information est confirmée par le responsable comorien de la commission d'enquête de l’accident, Monsieur Mohamed Ali Abdou dans un communiqué où l’on peut lire ceci « Après ouverture des enregistreurs et séchage des cartes mémoire, les enquêteurs ont constaté qu'elles avaient été endommagées dans l'accident; ils s'attachent actuellement à récupérer les données ». Continuons à espérer et à subir.  Du coup la commission d’enquête rappelle à juste titre dans le même communiqué « qu'à ce stade aucune explication des causes de l'accident n'est encore possible. »


Néanmoins, il y en aurait au moins un qui connaitrait tout de même la cause de l’accident. Comme d’habitude.  En effet, si on se fie à certains médias français, le gouvernement français privilégie maintenant la thèse de l'erreur de pilotage. L’AFP cite même deux responsables français s'exprimant sous couvert d'anonymat. "Il semble qu'il y ait eu une erreur de pilotage", a indiqué à l'AFP l'un d'entre eux. Un deuxième responsable français a aussi évoqué cette semaine cette même thèse devant un journaliste de l'AFP.


Pourquoi dans cette affaire, on cherche à tout prix à devancer les enquêteurs et les différentes  justices saisies ? Comme si on voudrait par tous les moyens nous cacher quelque chose ou défendre des intérêts quelconques ! L’on a l’impression que soudainement les responsables français cités par l’AFP ont mis dans un placard les réserves habituelles et les précautions d’usage dans des circonstances pareilles.


Après les causes simplistes liées à l’insécurité et aux  «  avions-poubelles » évoquées curieusement dès le premier jour de l’accident par les autorités françaises et gobés sans modération par beaucoup de comoriens et les associations de la diaspora, place maintenant à l’erreur humaine  avant même que les boites noires parlent !  A quoi servent alors ces dépenses colossales pour récupérer les boites noires et ces enquêtes si on est convaincu connaître déjà les causes de l’accident ?


Et Bahia, l’unique rescapée dont les dernières déclarations aux médias n'apportent pas grand chose et les derniers échanges entre le commandant du bord de l’avion accidenté et la tour du contrôle de l’aéroport prince Said Ibrahim dans tout cela ?
Pour l’instant, rien.

 

Pendant ce temps, le sort des corps retrouvés reste inconnu. Ils doivent certainement être « endommagés » aussi pour ne pas dire « décomposés ».


Attendons la suite.
En l'attendant......
Subissons, subissons, subissons.
Pleurons pleurons, pleurons
"Dizo mgu yandzawo" - C'est ce que Dieu veut.

Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:34
Source : HALIDI-BLOG-COMORES

 

Le gouverneur de l’île d’Anjouan d’Anjouan, Moussa toybou, a procédé hier à la pose de la première pierre des vestiaires et tribune centrale du stade de Hombo à Mutsamudu.

 

Les travaux d’aménagement du terrain de Hombo ont, en effet,  débuté, il y a 15 jours, à l’issue de la visite du président de la FCF (Fédération Comorienne de Football) Tourqui Salim sur l’île.  Au cours de son passage à Anjouan, il a évoqué la question de la sécurisation des stades de Domoni et Sima dont les travaux seront réalisés cette année. En 2010, ce sera au tour des stades de Mirontsi, Ouani et  tsembehou.

 

L’objectif de l’aménagement  du stade de Hombo est de permettre l’organisation de la 3e coupe de la concorde édition 2009 dans de meilleurs conditions.

 

A noter que depuis l’adhésion des Comores à la FIFA le 12 septembre 2005, l’un des soucis de la fédération est de développer les infrastructures sportives dans les différents stades du pays.

 

Par ailleurs, notre football espère connaître un bel essor grâce à l’aménagement des stades existants. Ce qui permettra aussi d’éviter les violences dans les stades.

 

Cet événement a été aussi honoré de la présence du vice président de la FCF (antenne d’Anjouan), du président du CASM et des notables de la ville de Mutsamudu.

 

 Mohamed El-had

Correspondant à Anjouan
HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 15:59

 

Source : HALIDi-BLOG-COMORES

La petite embarcation qui venait de partir pour Mayotte a chaviré lundi soir, aux  environs de 23 heures (heure locale) au large de la ville  de Domoni, avec à son bord 43 passagers. Le mauvais temps serait à l’origine de cette  énième catastrophe touchant régulièrement les Comoriens qui tentent de se rendre par kwasa kwasa, dans l’île comorienne de Mayotte sous occupation et administration française, depuis l’instauration par les autorités françaises d’un visa appelé communément visa Balladur en 1994. Ce  bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte  est en effet devenu un vrai cimetière.  Une occupation et administration illégale selon le droit international public ! D

Depuis quelques jours, les conditions météorologiques sont très difficiles et la mer est très houleuse à Anjouan. Par malchance, l’embarcation de fortune aurait été renversée par une grosse vague.


Selon des sources concordantes, au moment ou l’on rédige ce billet, l’on parle de huit morts parmi lesquelles deux personnes décédées après leur admission à l’hôpital et trois rescapés. Une femme et deux enfants respectivement  d’un an et de six ans font partie des personnes décédées. Trente personnes sont portées disparues. Les recherches se poursuivent dans l’espoir de retrouver des survivants


Cette situation est insupportable et inacceptable. Des milliers de comoriens ont perdu et continuent à perdre leur vie dans ce bras de mer au vu et au su de tout le monde et souvent dans des conditions rocambolesques. Quand est ce qu’on décidera à mettre fin à ce génocide qui ne veut pas dire son nom ?


Halidi Allaoui et Mohamed El-had (un de nos informateurs à Anjouan)

HALIDI-BLOG-COMORES

Mardi 1er septembre 2009 à 14h45 (heure française)

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 21:11

Chers visiteurs du blog,

 

Souhaitons-nous joyeux anniversaire en toutes les langues partout où nous nous trouvons.

Aujourd’hui, le premier septembre 2009, notre blog, HALIDI-BLOG-COMORES, a trois ans. C’est notre anniversaire.

Eh oui. Cela fait déjà trois ans que je « fais découvrir mon pays natal et partager avec vous quelques unes de mes passions… à ma façon ». Avec fierté et plaisir.

 

Qu’est ce que je ne peux pas faire pour ce pays ?

Ce pays  m’a mis au monde ; ce pays m’a appris à jouer dans sa poussière ; ce pays  m’a formé ; ce pays m’a fait et ce malgré sa pauvreté.

 

Grâce à vous tous, chers fidèles visiteurs, je ne vois pas le temps passer.

Je continue l’aventure malgré ma vie familiale et mes activités professionnelles et extraprofessionnelles  très prenantes. Vous êtes en effet, nombreux à consulter régulièrement notre blog, à réagir aux billets publiés et à m’adresser des messages d’encouragement.

 

Grâce à vous tous aussi, notre blog est bien coté et est devenu un des blogs de référence pour les Comores. Il est cité partout et certains de ses billets sont repris par d’autres blogs et sites internet. Beaucoup de non comoriens se sont même inscrits pour pouvoir suivre régulièrement tout ce qui y est publié.

 

Je vous en remercie infiniment

 

Tous ensemble, éteignons les trois bougies et que chacun chante  « mwaha mwemwa waho » en sa langue.

 

Ci-dessous les statistiques de notre blog au 31 août 2009 :

 

 

Date de création :

01/09/2006

Pages vues :

573 606 (total)

 articles publiés   1191

Journée record :

25/03/2008 (3 646 Pages vues)

Mois record :

03/2008 (44 524 Pages vues)

 

 

Que  notre aventure perdure ! Amen.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIE DE VOTRE BLOG
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 12:20

 

La deuxième boite noire de l’A 310 de la compagnie Yemenia Airways,  l'enregistreur phonique (Cockpit Voice Recorder, CVR est aussi récupérée hier (samedi 29 août 2009). Cette information est confirmée par l’enquêteur principal de la commission d'enquête de l’accident  Ali Abdou Mohamed, dans un communiqué.

Pour rappel, la première boite noire,  L'enregistreur des données de vol (Flight Data Recorder, FDR), a été  repêchée vendredi.


Les deux boites noires ont été remises à Ali Abdou Mohamed, l'enquêteur principal de la commission d’enquête  et Abdillahi Mouigni, le secrétaire général du ministère comorien des transports en présence des enquêteurs français et yéménites (photo). Elles  seront envoyées  prochainement au Bureau d'Enquêtes et d'Analyses français (BEA) pour être lues et analysées sur autorisation du gouvernement comorien.

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile est l'organisme officiel chargé pour la France des enquêtes techniques sur les accidents ou incidents dans l'aviation civile et peut intervenir  à ce titre aussi à l'étranger.

Son enquête technique a pour seul objet de collecter et d'analyser les informations utiles, de déterminer les circonstances et les causes certaines ou possibles de l'accident ou de l'incident et, s'il y a lieu d'établir des recommandations de sécurité afin de prévenir de futurs accidents et incidents.


Il aurait été préférable de confier cette mission à un organisme indépendant non européen pour éviter toute éventuelle mise en cause de l’objectivité du rapport qui sera rédigé. On ne peut pas, en effet,  être arbitre et joueur. Or  l’accident de Yemenia Airways concerne aussi la société Airbus, le constructeur de l’avion qui est une filiale à 100% du groupe industriel EADS (European Aeronautic Defence and Space company).  

L’EADS n’est autre que ce gros groupe industriel européen du secteur de l’industrie aéronautique et spatiale civile et militaire créée le 10 juillet 2000 par la fusion de trois entreprises européennes (l'allemand DASA, le français Matra et  l'espagnol CASA) pour pouvoir rivaliser la societé américaine Boeing.

Attendons la suite…


Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 19:33

 

Suite à notre précédent billet de ce jour.


Cette fois – ci c’est bon.  "L'enregistreur des données de vol (Flight Data Recorder, FDR), une des deux boîtes noires de l'Airbus 310 de  Yemenia Airways qui s'est abîmé le 30 juin dernier aux Comores a bien été récupérée ce jour à 8h30 (heure des Comores). L’information est confirmée par la Commission d'enquêtes  de l’accident et Bourhane Hamidou, le Ministre comorien de l’intérieur. Ce dernier a précisé que la boite retrouvée n’est que légèrement endommagée.


Autre bonne nouvelle : On a aussi repêché dix autres corps. Ainsi à ce jour, on décompte trente sept corps retrouvés. Toutefois, aucun corps ne serait encore identifié !


Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 11:12

 

Dernière minute :

Nous venons d'apprendre qu'une des boites noires  de l'Airbus A310 de la Yemenia qui s'était abîmé le 30 juin dernier aux Comores a été répérée cette nuit. Et les premières opérations visant à la récupérer ont débuté. Cette information est confirmée par la commission d'enquête dans un communiqué. Il s'agit de " l'enregistreur de paramètres (Flight Data Recorder, FDR)" selon ladite commision.

Pour rappel , un navire français spécialisé pour la recherche de boîtes noires se trouve depuis la semaine dernière aux Comores pour tenter de retrouver les deux boites noires
.

Affaire à suivre.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 22:25

Vous trouverez ci-dessous une interview intérésssante du professeur André ORAISON sur la départementalisation française de l'île comorienne de Mayotte publié par Clicanoo.com le  25 août 2009.

André Oraison, Professeur de droit public à l’Université de La Réunion (Université Française et Européenne de l’Océan Indien).

Attention : le titre est de nous.

Nous avons publié d'autres articles du Professeur ORAISON sur le contentieux de Mayotte dans notre rubrique "Justice et droit".

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


"La départementalisation de Mayotte est contraire au droit international"


En quoi, selon vous, la France viole-t-elle le droit international à Mayotte ?

 

André Oraison : "La consultation populaire qui a eu lieu en mars dernier est contraire au droit international public. Il faut remonter aux sources et au premier scrutin d’autodétermination organisé sur l’archipel des Comores le 22 décembre 1974. Ce jour-là, la population des Comores s’est prononcée à plus de 95 % pour l’indépendance. Mais en faisant le décompte île par île, on s’est aperçu que la Grande Comore, Mohéli et Anjouan s’étaient prononcées quasiment à 100 % pour l’indépendance alors qu’à Mayotte il y a eu une majorité des deux tiers pour le statu quo et le maintien dans la République française. Les résultats ne devaient pas être appréciés île par île, mais globalement. Juridiquement, Mayotte aurait dû suivre la voie des autres îles des Comores."

 

La départementalisation ne reposerait alors sur aucune base légale ?

 

"La départementalisation de Mayotte, revendiquée par les Mahorais, est contraire au droit international public de la décolonisation. Il ne faut pas oublier que c’est un pays composé de quatre îles qui a été admis aux Nations unies en 1975. A plusieurs reprises, l’assemblée générale des Nations unies a condamné la France pour son maintien à Mayotte et elle avait précisé que tout référendum ultérieur, mis en œuvre par la France à Mayotte, serait considéré comme une ingérence dans les affaires intérieures comoriennes."

 

Pourquoi cette condamnation n’a pas plus d’écho ?

 

"La France a un statut particulier au sein des Nations unies. Elle est l’un des cinq membres permanents du conseil de sécurité et aucune sanction ne peut-être prise contre elle, car elle peut opposer son droit de veto. Les cinq "grands" se sont attribué ce privilège en 1945, celui de violer le droit international sans risquer de sanctions. Si le contentieux était porté devant une juridiction internationale, il est certain que la France serait condamnée. Mais cela a peu de chances d’arriver. En droit international public, pour qu’un différend soit porté devant un tribunal il faut l’accord des deux parties en présence."

 

Vous craignez aussi des effets négatifs pour la population mahoraise, quels sont-ils ?

 

"La départementalisation va jouer comme une sorte de rouleau compresseur administratif français qui va niveler le statut des Mahorais et porter atteinte à une société qui est dans une large mesure traditionnelle, coutumière, attachée aux valeurs de l’Islam. Tout cela devra disparaître. Notre république est laïque et reconnaît les mêmes droits et les mêmes obligations à tous ses citoyens. Les Mahorais pensent qu’ils vont bénéficier des avantages économiques et en même temps conserver leurs spécificités, c’est incompatible."

 

Pourquoi les Mahorais veulent-ils alors un département ?

 

"Ils sont convaincus que ce statut rendra leur expulsion du territoire français impossible. Ce n’est pas vrai. Le statut de département ne donne pas la garantie absolue qu’une collectivité territoriale demeurera à jamais française. Il y a déjà eu un précédent avec l’Algérie qui était divisée en quinze départements avec le Sahara. Les Mahorais croient aussi que le statut de département est définitif sur le plan administratif. C’est faux. L’archipel de Saint-Pierre et Miquelon était à l’origine un TOM (Territoire d’outre-mer) et devient un département d’outre-mer en 1976. Une dizaine d’années plus tard, les habitants de Saint-Pierre et Miquelon ont été obligés de demander un nouveau statut de collectivité territoriale car ils ne pouvaient plus supporter les conséquences fiscales et douanières résultant de l’intégration dans le marché commun européen. La départementalisation de Mayotte pourrait avoir les mêmes effets."

 

Quel est l’intérêt de la France ?

 

"En maintenant Mayotte dans la République, elle s’est mise une première épine qu’elle ne peut plus enlever elle-même. La France ne peut pas se débarrasser de Mayotte, car ses habitants pourraient toujours invoquer la Constitution française et son article 5 qui dit que le président de la République est le garant de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. Le statut de Mayotte ne dépend plus ni de Paris ni de Moroni, mais des Mahorais et d’eux seuls. Le différend franco-comorien n’est pas prêt de prendre fin. Il existera toujours tant que les Mahorais ne changeront pas d’avis."

 

Propos recueillis par Pierre Leyral

Source : CLICANOO.COM | Publié le 25 août 2009

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