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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 11:40

Miniopterus aelleni, nouvelle espèce de chauve-sourisUne nouvelle espèce de chauve-souris a été découverte récemment aux Comores par des scientifiques suisses, américains, australiens et malgaches qui étaient entrain de faire l'inventaire des chauve-souris du pays. Il s'appelle  "Miniopterus aelleni". Il est petit et pèse cinq grammes. Il serait  originaire de Madagascar. Cette petite chauve souris ne correspondait pas, en effet, à aucune espèce décrite dans le monde.

L'information a été rendue publique par le muséum d'histoire naturelle de Genève dans un communiqué de presse en date du 24 juin 2009 lequel précise que pour retracer l'histoire et le parcours de cette nouvelle espèces, les scientifiques ont utilisé une combinaison de techniques morphologiques et génétiques.

Les scientifiques l'ont  baptisée "Miniopterus aelleni" en hommage au professeur décédé Villy Aellen, ancien directeur du Muséum de Genève et grand spécialiste des chauves-souris.

A noter qu'en moyenne, dix nouvelles espèces de mammifères sont découvertes chaque année dans le monde depuis l'an 2000, selon le communiqué du Muséum d'histoire naturelle.

Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans BIODIVERSITE
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 16:33

Dernière minute (lundi 06 juillet 18h00)

Nous venons d'apprendre que la compagnie Yemenia a de nouveau décidé, jusqu'à nouvel ordre,  de suspendre la ventes de billets et les départs pour les voyages entre la France et les Comores. 

Les 
deux vols hebdomadaires entre la France et le Yemen (Paris-Sana'a, le vendredi, et Paris-Marseille-Sana'a le lundi) sont toujours opérés. Toutefois, il n'y a pas non plus de vol entre le Yemen et les Comores selon Jean-Pierre Touchet, directeur marketing de la compagnie en France.


Les personnes ayant  déjà acheté un billet ont la possibilité de se faire rembourser.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 19:00

Dernière minute (Jeudi 04 juillet 2009 à 21h48):

Nous venons d'apprendre que finalement, la compagnie Yemenia a décidé de maintenir ses vols à destination de Moroni contraitement à l'information qui a été diffusée par certains médias. Seuls les vols additionnels seraient annulés.
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 13:06

Source : J.C. (lefigaro.fr) avec AFP
04/07/2009 | Mise à jour : 12:05
http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/04/01003-20090704ARTFIG00504-yemenia-suspend-tous-ses-vols-vers-les-comores-.php

 
La compagnie yéménite espère ainsi que les tensions s'apaiseront, après le crash de l'Airbus A310 qui a fait 152 morts mardi.

Jusqu'à nouvel ordre, Yemenia se desservira plus Moroni. Cette mesure annoncée samedi a pris effet dès vendredi, et ce pour une durée indéterminée. La compagnie aérienne yéménite entend ainsi répondre aux «graves évènements survenus ces derniers jours et aux risques majeurs que certaines personnes font courir au personnel des aéroports, de notre compagnie, et aux passagers».


Yemenia, qui affirme «partager la douleur des familles», dénonce ainsi «des manifestations aussi hostiles qu'irrationnelles, d'une violence inadmissible, qui compromettent la gestion efficace de cet évènement et les actions qu'elle tente de mener».

«Ces manifestations de violence et menaces graves visent à interdire à la compagnie de poursuivre sa route vers les Comores. Elles risquent de conduire à un nouveau drame, au sol ou dans les airs, que la compagnie Yemenia a pour devoir d'éviter», ajoute-t-elle, en précisant ne pas vouloir céder au «chantage».

Yemenia s'assurera que l'ensemble des billets concernant les vols vers Moroni soient intégralement remboursés.

L'épave introuvable

Depuis le crash de l'Airbus A310 de la compagnie yéménite mardi, des membres de la communauté comorienne de France manifestent leur colère contre les «vols-poubelle» à destination de l'archipel de l'Océan Indien, reprochant à la France d'avoir négligé sa sécurité.

Ils ont bloqué à Paris et à Marseille l'enregistrement de vols de Yemenia à destination de Moroni, la poussant jeudi à suspendre ses liaisons au départ de Marseille.

Yemenia desservait les Comores via la capitale yéménite, Sanaa, mais seuls les vols se posant à Moroni sont concernés par la suspension.

Ses autres destinations, notamment les deux vols réguliers hebdomadaires entre Paris et Sanna, ainsi que les liaisons Paris-Kuala Lumpur ou Paris-Djakarta, sont toujours desservis.


Depuis mardi,
les secours tentent toujours de retrouver l'épave de l'A310 qui s'est abîmé au large des Comores. Vendredi, les sauveteurs ont évoqué une« possible zone » (environ à 10 km au sud de Mitsamiouli, au nord de l'Ile de la Grande Comore), où une concentration de requins ainsi qu'une forte odeur de kérosène ont été détecté.

Le commandant de la gendarmerie nationale et coordonnateur des opérations de secours (avec la participation de la France, des Etats-Unis et du Yémen) a également fait état d'un premier débris, une «portière jaune» repérée par un avion américain participant aux secours.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:33

 Le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, s'est exprimé hier soir sur l'ORTC, la télévision nationale. C'était l'occasion pour lui de réitérer ses condoléances aux familles des victimes du crash du vol de Yemenia Airways du mardi dernier au large des Comores, de rendre hommage à tous les sauveteurs et volontaires comoriens et de remercier les pays qui participent aux opération de recherche. Il a aussi profité de cette occasion pour décréter un deuil national de 30 jours et ce à compter d'hier (jeudi 02 juillet 2009)). A noter qu'il est rentré ce jeudi  à Moroni après avoir écourté son séjour en Lybie où il participait au 13eme sommet de l'Union africaine.


Ci-dessous quelques phrases du Président Sambi :

-"Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité".
-"Nous avons le droit de savoir ce qui s'est passé mais nous devons avoir à l'esprit que la volonté de Dieu s'accomplit toujours".

"Je demande aux hommes politiques de ne pas chercher à rentabiliser politiquement cette tragédie; respectons ceux qui ont perdu leur vie",


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 00:41

La  rue Georges Desplas du 5eme arrondissement de Paris qui longe la grande mosquée de Paris ressemblait ce jeudi soir dans les environs de 18 heures 30 à un pangahari ou bangwe - place publique- des Comores. des milliers d' originaires des Comores de la région parisienne - les hommes portant en majorité notre traditionnel koffia -  le bonnet comorien -  et les femmes avec un lesso ou un chiromani sur la tête - avaient en effet fait le déplacement en masse pour  prendre part à la prière consacrée aux victimes du crash aerien de l'Airbus A 310 de Yemenia Airways survenu le mardi dernier au large des Comores.

 Comme tout le monde  ne pouvait pas  rentrer dans la mosquée, beaucoup de participants s'étaient entassés tout au long de cette rue en dépit de la chaleur. Un rassemblement plein d'émotion et de tristesse. Une foule immense. C'était vraiment impréssionnant. Les versets coraniques se mélangeaient avec les pleurs  des uns et des autres. "Jamais il n'y a eu une telle mobilisation de la communauté comorienne en France " m'a dit  un proche qui a l'habitude de participer réguliérement aux différents rassemblements de la diaspora comorienne en France dépuis plusieurs années. Mais cela ne doit pas surprendre dans la mésure où tous les comoriens sans exception ont perdu au moins un être cher. "Les Comoriens sont une seule famille" aimait dire un ancien Président Comorien, feu Ahmed Abdallah Abdérémane. ce qui vient de se passer lui donne raison.

Après la prière des morts, les réprésentants  des différentes réligions se  sont  exprimés pour faire  part de  leurs solidarité  et condoléances aux familles des victimes et à la communauté comorienne.

Ont aussi participé à cette cérémonie réligieuse le Président de la république française, Nicolas Sarkhozy, plusieurs Ministres, des ambassadeurs, le Maire de Paris....

  A l'issue de la cérémonie, Monsieur Sarkozy s'est rendu au chevet de la jeune Bahia Bakari, l'unique rescapée de la catastrophe, hospitalisée à Paris.

Nous publierons dans les heures à venir quelques photos de la foule ayant participé à la cérémonie.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 23:16

Lors d'une conférence de presse organisée ce jeudi, le ministre yéménite du Transport, Khaled Al Wazir s'est déclaré  "surpris" par "les jugements anticipés" portés sur les causes du crash "de l'A 310 de Yemenia Airways de mardi dernier au large des Comores avant la publication des résultats de l'enquête en cours".

"Ce sont des explications injustes car on ne peut pas préjuger des performances techniques en matière de sécurité de la Yemenia ou de n'importe quelle autre compagnie aérienne avant la publication des résultats de l'enquête", a-t-il déclaré.

Le ministre a prévenu que le gouvernement Yemenite "se réservait le droit de poursuivre en justice les parties qui cherchent délibérément à nuire à l'image de la compagnie nationale yéménite".

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 23:07

Source  : AFP 02 juillet 2009

MARSEILLE (France)
- Plusieurs centaines de membres de la communauté comorienne du sud-est de la France ont contraint jeudi Yemenia à annuler comme la veille son vol Marseille-Moroni, affirmant qu'ils ne relâcheraient pas leur action sans enquête sur l'accident de l'A310 de la compagnie.


Quelque 500 membres de la communauté comorienne, nombreuse dans la région, s'étaient rassemblés dans la journée à l'aéroport de Marseille, exprimant leur colère et empêchant l'enregistrement du vol de la Yemenia après l'accident dans la nuit de lundi à mardi du vol Marseille-Moroni.

L'avion utilisé après l'escale au Yémen, un A310 interdit de vol en France, s'est abîmé au large des Comores avec 153 personnes à son bord, dont seule une fillette de 12 ans a été retrouvée vivante.


Des représentants de la communauté demandent, dans une lettre qu'ils comptaient remettre jeudi au président Nicolas Sarkozy, une commission d'enquête sur les causes de la catastrophe.


Le texte, signé notamment des responsables de la Chambre de commerce franco-comorienne et de l'association SOS Voyages aux Comores, souhaite que cette commission d'enquête soit placée sous la houlette le ministère français des Transports et comprenne des représentants de la diaspora, des autorités comoriennes et de la compagnie Yemenia.

La lettre demande en outre que la France affrète un vol pour que les familles endeuillées puissent se rendre aux Comores.

"Tant que nous n'aurons pas les résultats de cette commission d'enquête, aucun vol ne partira de Marseille", a affirmé à l'AFP Saïd Ahamada, président de la Chambre de commerce franco-comorienne dans cette ville.


Le directeur de l'aéroport, Pierre Régis, a indiqué dans l'après-midi aux manifestants rassemblés depuis le matin dans le hall que Yemenia avait décidé d'annuler son vol à destination de Moroni, prévu à 18H00 heure locale (16H00 GMT).

"C'est la décision la plus sage, une décision d'apaisement que la compagnie Yemenia a acceptée", a expliqué M. Régis à l'AFP, relevant qu'il y avait "une très, très grande tension" sur place.

"Ca va être problématique de faire revenir Yemenia à Marseille, la compagnie va reconsidérer ses escales à Marseille", a-t-il par ailleurs estimé.


Dans la journée, dans une ambiance tendue, une chaîne humaine avait été formée par des femmes en tenue traditionnelle devant les guichets d'enregistrement.

"Nous essayons d'éviter une autre catastrophe," avait expliqué à l'AFP un manifestant, Nassurdin Hadara.


Pendant ce rassemblement, une personne qui essayait de faire accéder des passagers aux guichets avait été violemment expulsée du hall de l'aéroport par la foule. Une journaliste vidéo de l'AFP avait elle aussi été violemment prise à partie par une dizaine de manifestants qui lui ont donné des coups et ont jeté à terre son matériel, refusant d'être filmés.


(©AFP / 02 juillet 2009 17h35)

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 15:02

Yemenia : Kouchner répond aux critiques de Moroni
"Tout le monde le savait aux Comores", a répliqué le ministre des Affaires étrangères au vice-président des Comores, qui a reproché à Paris de ne pas avoir informé Moroni de l'état de l'Airbus. La seule survivante, Bahia Bakari, 12 ans, doit atterrir à Paris ce jeudi.

Alors que la polémique enfle sur la question des responsabilités après le crash, mardi, du vol de l'Airbus A310 de Yemenia en mer près des Comores, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a répondu, mercredi 1er juillet, aux critiques du vice-président des Comores. Ce dernier a reproché à Paris de ne pas avoir informé Moroni de l'état de l'Airbus.
"Tout le monde le savait aux Comores, tout le monde le savait", a martelé Bernard Kouchner à quelques journalistes, peu après son arrivée au Sénégal, pour une visite consacrée à l'action culturelle de la France à l'étranger.
"L'avion a été interdit de vol dans notre pays, tout le monde le savait, hélas", a-t-il ajouté. Peu après l'accident, la France a rapidement pointé du doigt les "défauts" de l'avion de la compagnie yéménite, qui était interdit en France depuis 2007.
"Nous aurions aimé que les Français nous informent de toute irrégularité ou tout problème avec cet avion", a déclaré le vice-président Idi Nadhoim dans une interview en anglais à la chaîne France 24.

"Ce n'est pas une question de vengeance"

Mais Bernard Kouchner a répliqué : "Ce n'est pas une question de vengeance, ce n'est pas une question de responsabilité. Soixante-six Français sont morts et beaucoup de Comoriens, beaucoup plus encore, et j'exprime à toutes les familles ma profonde tristesse".
La recherche d'éventuels rescapés du vol de Yemenia qui s'est abîmé mardi aux Comores avec 153 personnes à son bord s'est poursuivie mercredi avec l'aide de plusieurs pays, sans succès.

Pour l'heure, seule une adolescente a été retrouvée vivante. Bahia Bakari, 12 ans, a quitté Moroni dans la soirée pour Paris, à bord de l'avion du secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet.
La justice française a ouvert mercredi une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire".
Source : NOUVELOBS.COM | 02.07.2009

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Mariama HALIDI Nouvel obs - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 15:00

Le Chef de l’Etat rend visite aux équipes des secours
Le Président de la République a regagné le pays ce 2 juillet en provenance de la Libye écourtant ainsi sa présence au 13ème Sommet de l'Union Africaine qui se poursuit jusqu'au 3 juillet dans la ville de Syrte.

Le Chef de l'Etat avait annoncé sa décision de retourner aux Comores à la suite du crash survenu le 30 juin, à l'Airbus A 310 de la compagnie Yémenia qui avait à son bord plus de 150 passagers, composés en grande majorité de comoriens.

En ces heures difficiles pour la Nation, le Président Sambi a ainsi indiqué que sa présence se trouvait aux côtés de la population comorienne, profondément marquée par cette catastrophe, la plus importante de l'Histoire récente des Comores.

Aussitôt arrivé, le Chef de l'Etat, accompagné de la Premiere Dame du pays, des membres de son Gouvernement et de plusieurs autres responsables, s'est rendu à Mitsamiouli où est installé le PC des secours pour, d'une part remercier les intervenants et les encourager pour les efforts qu'ils déploient, et d'autre part, soutenir la population et les familles endeuillées.
Lors de sa visite sur le terrain, le Chef de l'Etat s'est entretenu avec tous les acteurs présents dont les équipes des sauveteurs et des spécialistes américains, français, yéménites ainsi qu'avec les différents corps qui constituent les Forces Comoriennes de Défense et qui participent activement aux opérations de recherche.
Source : Beit-Salam
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