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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 23:16

Lors d'une conférence de presse organisée ce jeudi, le ministre yéménite du Transport, Khaled Al Wazir s'est déclaré  "surpris" par "les jugements anticipés" portés sur les causes du crash "de l'A 310 de Yemenia Airways de mardi dernier au large des Comores avant la publication des résultats de l'enquête en cours".

"Ce sont des explications injustes car on ne peut pas préjuger des performances techniques en matière de sécurité de la Yemenia ou de n'importe quelle autre compagnie aérienne avant la publication des résultats de l'enquête", a-t-il déclaré.

Le ministre a prévenu que le gouvernement Yemenite "se réservait le droit de poursuivre en justice les parties qui cherchent délibérément à nuire à l'image de la compagnie nationale yéménite".

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 23:07

Source  : AFP 02 juillet 2009

MARSEILLE (France)
- Plusieurs centaines de membres de la communauté comorienne du sud-est de la France ont contraint jeudi Yemenia à annuler comme la veille son vol Marseille-Moroni, affirmant qu'ils ne relâcheraient pas leur action sans enquête sur l'accident de l'A310 de la compagnie.


Quelque 500 membres de la communauté comorienne, nombreuse dans la région, s'étaient rassemblés dans la journée à l'aéroport de Marseille, exprimant leur colère et empêchant l'enregistrement du vol de la Yemenia après l'accident dans la nuit de lundi à mardi du vol Marseille-Moroni.

L'avion utilisé après l'escale au Yémen, un A310 interdit de vol en France, s'est abîmé au large des Comores avec 153 personnes à son bord, dont seule une fillette de 12 ans a été retrouvée vivante.


Des représentants de la communauté demandent, dans une lettre qu'ils comptaient remettre jeudi au président Nicolas Sarkozy, une commission d'enquête sur les causes de la catastrophe.


Le texte, signé notamment des responsables de la Chambre de commerce franco-comorienne et de l'association SOS Voyages aux Comores, souhaite que cette commission d'enquête soit placée sous la houlette le ministère français des Transports et comprenne des représentants de la diaspora, des autorités comoriennes et de la compagnie Yemenia.

La lettre demande en outre que la France affrète un vol pour que les familles endeuillées puissent se rendre aux Comores.

"Tant que nous n'aurons pas les résultats de cette commission d'enquête, aucun vol ne partira de Marseille", a affirmé à l'AFP Saïd Ahamada, président de la Chambre de commerce franco-comorienne dans cette ville.


Le directeur de l'aéroport, Pierre Régis, a indiqué dans l'après-midi aux manifestants rassemblés depuis le matin dans le hall que Yemenia avait décidé d'annuler son vol à destination de Moroni, prévu à 18H00 heure locale (16H00 GMT).

"C'est la décision la plus sage, une décision d'apaisement que la compagnie Yemenia a acceptée", a expliqué M. Régis à l'AFP, relevant qu'il y avait "une très, très grande tension" sur place.

"Ca va être problématique de faire revenir Yemenia à Marseille, la compagnie va reconsidérer ses escales à Marseille", a-t-il par ailleurs estimé.


Dans la journée, dans une ambiance tendue, une chaîne humaine avait été formée par des femmes en tenue traditionnelle devant les guichets d'enregistrement.

"Nous essayons d'éviter une autre catastrophe," avait expliqué à l'AFP un manifestant, Nassurdin Hadara.


Pendant ce rassemblement, une personne qui essayait de faire accéder des passagers aux guichets avait été violemment expulsée du hall de l'aéroport par la foule. Une journaliste vidéo de l'AFP avait elle aussi été violemment prise à partie par une dizaine de manifestants qui lui ont donné des coups et ont jeté à terre son matériel, refusant d'être filmés.


(©AFP / 02 juillet 2009 17h35)

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 15:02

Yemenia : Kouchner répond aux critiques de Moroni
"Tout le monde le savait aux Comores", a répliqué le ministre des Affaires étrangères au vice-président des Comores, qui a reproché à Paris de ne pas avoir informé Moroni de l'état de l'Airbus. La seule survivante, Bahia Bakari, 12 ans, doit atterrir à Paris ce jeudi.

Alors que la polémique enfle sur la question des responsabilités après le crash, mardi, du vol de l'Airbus A310 de Yemenia en mer près des Comores, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a répondu, mercredi 1er juillet, aux critiques du vice-président des Comores. Ce dernier a reproché à Paris de ne pas avoir informé Moroni de l'état de l'Airbus.
"Tout le monde le savait aux Comores, tout le monde le savait", a martelé Bernard Kouchner à quelques journalistes, peu après son arrivée au Sénégal, pour une visite consacrée à l'action culturelle de la France à l'étranger.
"L'avion a été interdit de vol dans notre pays, tout le monde le savait, hélas", a-t-il ajouté. Peu après l'accident, la France a rapidement pointé du doigt les "défauts" de l'avion de la compagnie yéménite, qui était interdit en France depuis 2007.
"Nous aurions aimé que les Français nous informent de toute irrégularité ou tout problème avec cet avion", a déclaré le vice-président Idi Nadhoim dans une interview en anglais à la chaîne France 24.

"Ce n'est pas une question de vengeance"

Mais Bernard Kouchner a répliqué : "Ce n'est pas une question de vengeance, ce n'est pas une question de responsabilité. Soixante-six Français sont morts et beaucoup de Comoriens, beaucoup plus encore, et j'exprime à toutes les familles ma profonde tristesse".
La recherche d'éventuels rescapés du vol de Yemenia qui s'est abîmé mardi aux Comores avec 153 personnes à son bord s'est poursuivie mercredi avec l'aide de plusieurs pays, sans succès.

Pour l'heure, seule une adolescente a été retrouvée vivante. Bahia Bakari, 12 ans, a quitté Moroni dans la soirée pour Paris, à bord de l'avion du secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet.
La justice française a ouvert mercredi une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire".
Source : NOUVELOBS.COM | 02.07.2009

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Mariama HALIDI Nouvel obs - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 15:00

Le Chef de l’Etat rend visite aux équipes des secours
Le Président de la République a regagné le pays ce 2 juillet en provenance de la Libye écourtant ainsi sa présence au 13ème Sommet de l'Union Africaine qui se poursuit jusqu'au 3 juillet dans la ville de Syrte.

Le Chef de l'Etat avait annoncé sa décision de retourner aux Comores à la suite du crash survenu le 30 juin, à l'Airbus A 310 de la compagnie Yémenia qui avait à son bord plus de 150 passagers, composés en grande majorité de comoriens.

En ces heures difficiles pour la Nation, le Président Sambi a ainsi indiqué que sa présence se trouvait aux côtés de la population comorienne, profondément marquée par cette catastrophe, la plus importante de l'Histoire récente des Comores.

Aussitôt arrivé, le Chef de l'Etat, accompagné de la Premiere Dame du pays, des membres de son Gouvernement et de plusieurs autres responsables, s'est rendu à Mitsamiouli où est installé le PC des secours pour, d'une part remercier les intervenants et les encourager pour les efforts qu'ils déploient, et d'autre part, soutenir la population et les familles endeuillées.
Lors de sa visite sur le terrain, le Chef de l'Etat s'est entretenu avec tous les acteurs présents dont les équipes des sauveteurs et des spécialistes américains, français, yéménites ainsi qu'avec les différents corps qui constituent les Forces Comoriennes de Défense et qui participent activement aux opérations de recherche.
Source : Beit-Salam
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 12:33

 Bahiya Bakari (sur la photo à l'hôpital Elmaarouf de Moroni), agée de 13 ans , la seule rescapée de l'accident de l'Airbus A310 de Yemenia Arways est arrivée ce jeudi  aux environs de 08 heures à l'aeroport de Bourget en région parisienne.

Apparemment, elle a eu une une fracture de la clavicule et et souffre de brûlures au genou. Elle avait passée au moins dix heures  agrippée à un débris de l'appareil dans l'eau avant d'être sauvée par un sécouriste comorien.
 ,

A l'heure qu'il est nous n'avons pas connaissance d'autres rescapés ou corps trouvés. Même ceux qui seraient trouvés le premier jour des recherches se trouveraient toujours sur un bateau au large. Personne ne les a vus. A Moroni, c'est la confusion totale et les recherches se poursuivent.

Nous osons espérer que les politiques et les médias vont maintenant laisser cette jeune adolescente récupérer tranquillement et  faire son deuil. Car non seulement elle a vécu une rude épreuve mais elle a probablement perdu sa mère qui était dans l'avion avec elle. Focalisons nous plutôt, pour l'instant,  sur  les recherches et ensuite sur les responsabilités des uns et des autres. Car, je crains fort que les médias internationaux et les comoriens de la diaspora en passant tous leur temps à  parler des avions poubelles...de "la seule  responsabilité" (!!!) de la compagnie Yemenia Airways et du gouvernement Comorien (est ce un hasard ?), les autres éventuels RESPONSABLES et COMPLICES de cet accident grave risquent de passer entre les mailles du filet. Et ce serait vraiment dommage pour les victimes. Dès fois il faut rester prudent face aux raisons faciles et apparentes.


Nous nous dirigeons certainement vers un vrai combat  juridique lequel risque d'être long. Ce combat sérieux que nous devons mener doit être serein et non émotionnel. L'émotion doit en effet céder la place à un moment donné à la sérénité et à une vraie determination de connaître toute la vérité sur ce qui s'est passé vraiment passé dans cette affaire. Les victimes n'ont pas besoin de gestes mais de justice. Ce n'est pas par exemple en demandant devant les caméras à un responsable d'une Agence de voyages parce que soi disant il est musulman, quel geste il pourrait faire étant donné que beaucoup de victimes ont acheté leurs billets chez lui  ou encore en empêchant à des voyageurs de prendre à bon escient le vol de Yemenia Airways.... qu'on gagnera ce rude combat.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 21:23
Une prière en la mémoire des disparus de l'accident du vol Yéménia d'hier sera organisée le jeudi 02 juillet 2009 à 17 heures 00 (demain) à la mosquée de Paris .

Le Président Français, Nicolas Sarkhozy a annoncé sa participation à cette cérémonie réligieuse.

Notre présence est vivement souhaitée.

Allons en force prier pour nos morts.

Merci de faire circuler le message.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 20:53
Annonce de l'AOCOF (Association des Originaires des Comores en France) du 1er juillet 2009

Cher amis ,
 
Nous sommes dans le regret de vous annoncer l'annulation du pique nique qui devait se tenir à la base de loisirs de Sarcelles le 4 juillet  prochain.
 
A l'ampleur du drame qui vient de toucher la communauté comorienne en France doit répondre notre mobilisation aux côtés des familles de nos cousins disparus.
 
Nous vous prions de relayer l'information auprès de vos proches
 
 
Pour le Bureau de l'AOCOF
Le Trésorier
Nasser HASSANI
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANNONCES
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 09:55
 

 

Le vice-président et Ministre chargé des Transports des Comores, Monsieur Idi Nadhoim, en réaction aux propos tenus hier par le Secrétaire d'Etat français aux transports, Monsieur Dominique Bussereau, réproche les autorités française de n'avoir jamais transmisl a liste des avions posant un problème de sécurité aux autorités comoriennes.

"Il y a énormément de compagnies qui sont interdites de faire voler leurs appareils en France. Etonnamment, la France ne nous a pas communiqué la liste des appareils" de la compagnie Yemenia,
"Air Mozambique ou Air Angola sont interdits: là on a compris. Mais on n'a jamais entendu parler de la compagnie yéménite", a déclaré Idi Nadhoim sur France 24.

En effet, Monsieur Buissereau avait déclaré hier que l'Airbus A310  de la compagnie Yemenia qui s'est écrasé hier aux Comores avait été exclu du sol français pour irrégularités en 2007.

"Cette compagnie était sous surveillance, elle était éminemment surveillée", a-t-il précisé.


Que chacun assume avec honnetété ses responsabilités et qu'on tire les léçons qui s'imposent pour éviter une autre catastrophe !

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 09:42

Ce matin des Comoriens ont tenté d'empêcher le vol Paris- Sanaa-Moroni de la Compagnie Yemenia de 08h55 de décoller. Mais celui ci est finalement parti aux environs de 9h35 avec 40 minutes de retard avec plusieurs franco comoriens à bord.

A noter que seulement une une soixantaine de passagers sur à peu près  160 passagers programmé ont rénoncé au voyage.

Tout se passera bien. Inshallah.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 21:50
Nous connaissons maintenant l'identité de l'adoléscente sauvée suite au crash de l'A 310 de Yemenia Arways. Elle s'appelle Bahiya Bacar et est originaire du village de Nyumadzaha dans la région de Bambao au centre.

Cette information est confirmée par Ibrahim Abdourazak dit Razida responsable de la communication de la cellule de crise de Moroni :  ''une fille de 14 ans répondant au nom de Bacari Bahiya, est l'unique survivant du crash. Elle est originaire du village de Nyumadzaha dans la région de Bambao au centre''. A t-il déclaré.

Prions vivement qu'il y ait d'autres survivants. Compte tenu du climat défavorable, les recherches ont été suspendues et reprendront demain matin.

Nous vous proposons aussi de visualiser une émission très intéressante "C dans l'air" diffusée ce jour sur france 5 et consacrée à cet accident. Cliquez ICI ensuite cliquez sur la vidéo.

Nous pensons aussi qu'il faut rester prudent sur les raisons et les responsable de cet accident. Pas d'extrapolation et soyons efficaces et rationnels si nous voulons gagner ce combat de longue haleine que nous allons devoir engager dans la sérénité.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES
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