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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 23:19
 
 
Moroni, vendredi 16 mars 2007 (HZK-Presse) – La question de Mayotte a été à l’honneur tout l’après-midi d’hier jeudi, dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, en présence de Youssouf Moussa, considéré comme une « figure emblématique » de la revendication comorienne sur cette quatrième île de l’archipel des Comores, restée sous administration de la puissance coloniale.
 
Ce mahorais qui se bat depuis plus d’un quart de siècle contre la présence française à Mayotte, est venu à Moroni témoigner son « difficile combat en faveur du retour de l’île dans son giron naturel », bravant l’hostilité d’une classe dirigeante mahoraise acquise à « la départementalisation » [statut politique visant à consacrer un « encrage définitif » de Mayotte au sein de la République française, à l’horizon 2010, ndlr].
 
En collaboration avec le Comité Maore, l’Assemblée de l’Union a organisé une conférence débat sur « les conséquences d’une décolonisation inachevée », qui s’inscrit dans le prolongement des activités de la « semaine anti-coloniale » du 17 au 25 février dernier.
 
Plusieurs thèmes ont été abordés, notamment celui de « la diplomatie comorienne autour de Mayotte », développé par Ahmed Thabit, un ancien fonctionnaire des Nations Unies à la retraite, ou « la rupture avec la France », que l’ancien partisan du régime révolutionnaire d’Ali Soilihi [1976-1978], Dini Nassur a tenté d’expliquer.
 
Mais le débat a été plus animé lorsque Youssouf Moussa est intervenu sur la situation actuelle à Mayotte et les perspectives de résolution de ce contentieux territorial, qui continue à opposer l’Union des Comores à la France.
 
Ouverte par le vice-président de l’Assemblée Youssouf Said Soilihi, la conférence a donné lieu à divers messages de soutien émanant des partis politiques et organisations de la société civile.
 
Il s’agit d’engager « une vaste réflexion nationale sur le devenir de l’île de Mayotte », dans une stratégie de sensibilisation ciblant particulièrement la classe politique française en cette période électorale, indiquent les initiateurs de cette journée. La suppression du visa d’entrée à Mayotte, instaurée en 1994 par la France, reste toujours d’actualité.
 
La conférence était co-présidée par MM Oukacha Jaffar, président du Comité Maore et le député Assoumani Youssouf Mondoha, président de la Commission parlementaire des relations extérieures.
 
A en croire M. Jaffar, interrogé par HZK-Presse, la conférence a permis « une avancée significative dans l’approche et la compréhension des enjeux de la question de Mayotte », qui revêtirait selon lui plusieurs dimensions jusqu’ici « mal cernées du coté comorien ».
 
C’est dans cette lancée qu’une implication plus active des autres institutions de l’Etat est aussi recommandée, « à l’exemple du parlement qui s’est beaucoup engagé » depuis deux ans sur le dossier mahorais, a-t-il ajouté.    
 
Le président de l’Union a été interpellé sur l’engagement que son gouvernement a pris de réintroduire la question de Mayotte à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies de septembre 2007, après un retrait décidé en 2005 par son prédécesseur le colonel Azali Assoumani.
 
Source : El-Had Said Omar - 160307/eso/hzkpresse/9h00
 
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 20:33
DESTITUTION DU PRESIDENT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE : LES EXECUTIFS CONTESTENT HASSANALY
 
Moroni, jeudi 15 mars 2007 (HZK-Presse) – Les gouvernements des îles autonomes contestent la désignation de Mohamed Hassanaly en qualité de président par intérim de la Cour constitutionnelle, suite à la destitution le 9 mars dernier d’Abdallah Ahmed Sourette.
 
C’est ce qui ressort d’une réunion de concertation tenue ce jeudi et qui a regroupé le ministre de l’intérieur de Ndzouani, Djaffar Salim Allaoui, le directeur de cabinet du président de Mwali, Chambane Bacar et le secrétaire général du gouvernement de Ngazidja, Mohamed Kassim.
 
Ces derniers ont signé un communiqué commun dans lequel ils dénoncent « une violation » de l’article 11 du règlement intérieur de la Cour qui stipule que : « en cas d’empêchement ou de vacance définitive, l’exercice des fonctions du président de la Cour est assumé par le plus âgé des membres du Bureau ».
 
A en croire les représentants des exécutifs insulaires, le fauteuil de président de la Cour constitutionnelle devrait de droit revenir temporairement à M. Abdoulmadjid Youssouf [actuel Premier conseiller et deuxième personnage dans l’ordre de préséance de l’institution], en attendant l’élection du nouveau président.
 
Ils appellent les membres de la haute juridiction « à se ressaisir » et à respecter les dispositions de l’article 11 du règlement intérieur de la Cour, en vue d’une « sortie rapide de crise ».
 
Les exécutifs des îles font endosser au président de l’Union, Ahmed Abdallah Sambi, la responsabilité de cette situation, l’accusant même « d’ingérence dans le processus décisionnel de la Cour ».
 
Réagissant au lendemain de la publication du décret de convocation du corps électoral, les gouvernements des îles autonomes considèrent que le maintien de M. Hassanaly dans les fonctions de président par intérim de la Cour constitutionnelle serait de nature à « amplifier la crise », au risque selon eux « de compromettre le processus de réconciliation nationale et de parachèvement des instituions ».  
 
Abdallah A. Sourette a été démis de ses fonctions de président de la Cour constitutionnelle, par ses pairs, pour avoir émis en septembre 2006 « des avis et conseils » au ministre de l’Education d’Anjouan, à la demande de ce dernier suite à la non validation du baccalauréat organisé dans l’île.
 
Un acte qui a amené le président de la république à saisir individuellement six des sept juges constitutionnels, dans une lettre datée du 26 février dernier, pour statuer sur ce qu’il considère comme une « violation flagrante » des textes régissant la Cour.
 
Une lettre conjointe des trois gouvernements des îles serait également adressée ce jeudi à tous les membres de la haute juridiction, pour attirer leur attention et exiger le respect de textes, apprend HZK-Presse de source proche du cabinet de la présidence de l’île de Ngazidja. Une conférence au sommet des trois présidents des îles pourrait aussi se tenir samedi prochain à Moroni, indique la même source, pour examiner cette situation.
 
Source : El-Had Said Omar - 150307/eso/hzkpresse/10h00
 
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 00:30
PRESIDENTIELLE DES ILES : LES COMORIENS IRONT AUX URNES LE 10 JUIN PROCHAIN
 
 
Moroni, mercredi 14 mars 2007 (HZK-Presse) – Très attendu, le décret de convocation du corps électoral est enfin sorti hier mardi, suite à une ultime réunion tripartite qui avait regroupé Commission électorale nationale, gouvernement de l’Union et communauté internationale.
 
Suivant le calendrier désormais officiel, le premier tour de scrutin de l’élection présidentielle des îles autonomes se déroulera le dimanche 10 juin prochain et le second tour le 24 juin. Les candidats ont 10 jours pour déposer leur dossier de candidature et ce, à compter de ce mercredi 14, jusqu’au vendredi 23 mars à minuit.
 
Comme le prévoit la loi électorale, le coup d’envoi de la campagne électorale du premier tour sera donné le 30 avril, pour durer 40 jours. Trois candidats sont d’ors et déjà en lice, les actuels chefs des exécutifs des îles qui ne font plus mystère de leur intention de briguer un second mandat, Mzé Soulé Abdou Elbak à Ngazidja, le colonel Mohamed Bacar à Ndzouani et Mohamed Said Fazul à Mwali.
 
Plus rien ne les oblige en effet de démissionner de leurs fonctions, avant de faire acte de candidature, comme le prévoyait le fameux article 4 de la nouvelle loi du 14 janvier dernier, que la Cour constitutionnelle a jugé « inconstitutionnelle ».
 
Ce qui n’est pas le cas d’un président d’Assemblée, ou membre de gouvernement, qui sont tenus de prouver qu’ils « sont hors fonction depuis plus d’un an », lors du dépôt de candidature. Une disposition applicable aussi aux magistrats, directeurs généraux de sociétés d’état, trésorier-payeur général, directeurs des impôts et receveurs principaux, militaires et membres des forces de sécurité civile.
 
Les candidats doivent en outre justifier d’une durée de résidence sur le territoire national d’au moins 6 mois, selon la loi électorale. Une condition qu’aura du mal à satisfaire l’ancien chef séparatiste anjouanais, le lieutenant-colonel Said Abeid Abdérémane, qui vient de rentrer au pays après un exil de plus de 6 ans passé en France où il fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires.
 
Le dossier de candidature doit comporter un certificat de nationalité, un extrait de casier judiciaire, un extrait d’acte de naissance et une attestation de résidence. La caution reste fixée à trois millions francs comoriens, restituée aux seuls candidats crédités d’au moins 10% des suffrages exprimés.
 
C’est l’organe insulaire de gestion des élections qui « procède à la réception des dossiers » et qui doit les acheminer à la Cour constitutionnelle « pour examen et publication de la liste des candidatures agréées », indique l’article 116 du code électoral.
 
Il s’agit d’une élection au suffrage universel direct, suivant le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
 
Concernant le volet sécurisation du processus électoral, le chef du bureau de liaison de l’Union africaine, assurant la coordination de la communauté internationale, a confirmé l’envoi d’une mission d’observateurs civils et militaires, dont la nature et l’effectif restent à définir.
 
L’Afrique du Sud qui avait dépêché la semaine dernière à Moroni une forte délégation, pourrait y jouer « un rôle de leadership », comme en 2006 lors des élections présidentielles de l’Union, mais dans un format plus allégé, assure-t-on de source diplomatique.      
 
L’Union européenne, la Ligue des Etats arabes et l’Organisation internationale de la Francophonie avaient annoncé depuis janvier, au cours d’un point de presse commun à Beit-Salam, leur engagement à appuyer les futures élections comoriennes.
Source : El-Had Said Omar - 40307/eso/hzkpresse/7h00
 
 
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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 23:09
PAIEMENT DES SALAIRES : ANJOUAN, MAUVAIS ELEVE DU MECANISME DE SECURISATION DES SALAIRES ?
 
Toujours est-il que le paiement de la première tranche a rév
 Moroni, mardi 13 mars 2007 (HZK-Presse) – La
deuxième tranche du paiement des arriérés de
salaire du secteur de l’Education, sur les crédits du
9ème fonds européen de développement (Fed),
interviendra dans le courant du deuxième semestre
de cette année 2007. Une opération qui sera
toutefois précédée d’un « audit externe », visant à
s’assurer que le versement de la première tranche
« a satisfait aux conditions convenues », indique à
HZK-Presse le chargé de la communication à la
Cellule d’appui à l’ordonnateur national du FED.
 
Le déblocage de cette deuxième tranche étant
conditionné à l’établissement de listes fiables des
agents de l’Etat du secteur éducatif, et au respect
par les autorités comoriennes des engagements
convenus avec Bruxelles, notamment la réforme de
la fonction publique et la poursuite des mesures
d’assainissement des finances publique, explique-
t-il.
 
A noter que l’Union européenne a promis de
débourser pour les trois îles un montant global de
l’ordre de 4,050 millions d’euros (1,9 milliards fc),
représentant l’équivalent de quatre mois d’arriéré,
payable en deux phases de 50% chacune.
 
Toujours est-il que le paiement de la première
tranche a révélé un décalage entre Anjouan et les
îles. Alors que la première tranche a servi à payer
les mois d’avril et mai 2006 pour Ngazidja et
Mwali, on constate qu’à Anjouan ce sont les mois
de juin et novembre qui ont été liquidés.
 
Mais la controverse vient d’un hypothétique «
troisième mois » [débloqué par le trésor public,
dans le cadre du mécanisme de sécurisation des
salaires, en vigueur depuis août dernier à
l’initiative de l’Union] qui se serait volatilisé, au
détriment des enseignants anjouanais. Ces
derniers accusent même les autorités de l’île
d’avoir détourné cet argent.
 
Dans un communiqué de presse parvenu ce matin à
HZK-Presse, les bureaux régionaux des syndicats
des instituteurs et des professeurs soupçonnent le
gouvernement de Mohamed Bacar de « manœuvre
» visant à « saper les efforts locaux et ceux des
partenaires des Comores pour sortir de l’impasse et de la précarité ».
 
A en croire les dirigeants syndicaux, les autorités
de l’île prennent ainsi le risque de compromettre la
deuxième tranche prévue par l’Union européenne,
en devenant « de façon délibérée et préméditée les
mauvais élèves du mécanisme de sécurisation  des salaires ».
 
D’où la justification de leur décision de poursuivre la grève déclanchée depuis le 19 février, jusqu’au versement du « mois de salaire détourné », conclut le communiqué.
 
Une radicalisation qui a conduit le président Bacar à licencier le secrétaire régional du syndicat des professeurs, Soulaimana Combo, et son camarade Aloba chef local du syndicat des instituteurs.
 
Cette décision considérée comme une « atteinte au droit de grève », destinée à « décapiter le mouvement », est condamnée par Ibouroi Ali Tabibou, leader de la confédération des travailleurs des Comores, qui a lui-même échappé à une arrestation lors d’un récent séjour dans l’île.  
 
Source : El-Had Said Omar - 130307/eso/hzkpresse/10h00
 
 
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 22:55

Vous trouverez ci-dessous le dernier clip de la diva comorienne, Madame FOUDHOYLA CHAFFI :

Cliquez une fois et regalez vous !


Foudhoy
envoyé par bejahalidi
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 15:16
Affaire de la Cour constitutionnelle :
Des membres de la Cour accablent M. Sourette
 
 
 
Mouzaoir Abdallah qui a rejeté les allégations du président déchu comparant sa destitution à un coup d’Etat, a soutenu : « il ne s’agit pas de complot ; s’il y a complot, ce serait peut-être de la part de M. Sourette qui a rendu des avis personnels adressés par écrit  au ministre de l’Education de l’île autonome d’Anjouan à l’insu de toute l’institution ».


Moroni, lundi 12 mars 2007 (HZK-Presse) – Le doyen d’âge de la

Cour constitutionnelle, Mohamed Hassanali assurant l’intérim du

président démis, Ahmed Abdallah Sourette, a récusé lundi les propos

de ce dernier selon lesquels les membres de la Cour qui ont constaté

sa démission le 9 mars auraient agi dans « l’illégalité » lors d’une «

réunion secrète », comme écrit par M. Sourette dans une lettre du 10

mars à deux des six autres membres de l’institution.
 
« Monsieur Sourette qui parle d’illégalité et de réunion secrète

qualifiant ainsi l’assemblée générale qui l’a destitué le 9 mars, n’a

pas dit la vérité », a dit le président par intérim qui a cité une longue

série de dispositions législatives et réglementaires pour appuyer sa

thèse.

 
« Rien n’empêche le président de l’Union des Comores, a-t-il
poursuivi, de saisir la Cour pour statuer sur le cas dont s’est rendu
coupable M. Sourette ». Une allusion à la correspondance du
président Sambi, datée du 26 février, demandant aux six juges
constitutionnels de statuer sur un avis personnel qu’aurait donné le
chef de la haute juridiction sur la question litigieuse du baccalauréat
d’Anjouan, en violation des règles de fonctionnement de l’institution.
 
« Pourquoi le président de l’Union ne pourrait pas saisir la Cour
quand le citoyen lambda peut le faire », a dit de son côté le
conseiller Mouzaoir Abdallah ?
 
Mouzaoir Abdallah qui a rejeté les allégations du président déchu
comparant sa destitution à un coup d’Etat, a soutenu : « il ne s’agit
pas de complot ; s’il y a complot, ce serait peut-être de la part de M.
Sourette qui a rendu des avis personnels adressés par écrit  au
ministre de l’Education de l’île autonome d’Anjouan à l’insu de toute
l’institution ».
 
Après une première réunion de l’ensemble des sept membres de la
Cour, tenue le 1er mars, « lors de laquelle le président Sourette a
reconnu avoir méconnu ses obligations tout en soutenant qu’il ne
convoquerait jamais l’assemblée générale », ont rapporté à HZK-
Presse MM. Hassanali et Mouzaoir Abdallah, il a été demandé par
écrit au président Sourette de « réunir tous les conseillers pour statuer sur la suite à donner à la lettre » du chef de l’Etat.
 
« Une semaine durant, M. Sourette n’a pas cru devoir réagir », a
ajouté Mohamed Hassanali qui s’est dit convaincu de la persistance
de son collègue « dans son refus de convoquer les conseillers en
assemblée générale », a dit M. Hassanali.
 
Rappelons que dans une lettre du 25 septembre 2006, le président
de la Cour constitutionnelle avait émis des avis et conseils au
ministre de l’Education d’Anjouan, en réponse à un courrier de ce
dernier. Un acte interprété comme justifiant le refus au
gouvernement central d’un droit de regard dans l’organisation du
baccalauréat 2006. Ce qui aux yeux du président Sambi, constitue
une « violation flagrante » des textes régissant la Cour.
 
Source : Hassani Ahmed - 120307/ha/hzkpresse/12h00
 
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 11:52

Destitution du président de la Cour constitutionnelle : « J’y suis, j’y reste », déclare Sourette

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est le doyen de la Cour, Mohamed Hassanaly qui a été désigné pour assurer

’intérim de la présidence. Une procédure contestée par M. Abdoulmadjid, qui

estime que ce dernier « n’a pas qualité à remplacer le président en cas de vacance

de poste ».

 

Moroni, lundi 12 mars 2007 (HZK-Presse) – Le président de

la Cour constitutionnelle, Abdallah Ahmed Sourette, a été

démis de ses fonctions vendredi. En réaction à cette décision

qu’il assimile à un « putsch » fomenté par ses pairs,

l’intéressé a déclaré le lendemain, lors d’une conférence de

presse tenue à son domicile, son intention de continuer à

diriger la plus haute juridiction du pays.

 « Jusqu’à preuve du contraire, je suis le président de la

Cour constitutionnelle, et j’entends le rester », dit-il.
 
A l’origine de cette fronde interne, la première à éclabousser

la Cour depuis sa mise en place en juin 2004, une

malencontreuse lettre que M. Sourette a adressée en

septembre 2006, au ministre de l’éducation de l’île autonome

d’Anjouan, pour lui donner, à sa demande, « un avis

personnel sur la question litigieuse du baccalauréat session

2006 », organisée dans l’île.

 Objet d’une longue controverse, le déroulement de

l’examen du Bac à Anjouan avait été déclaré « entaché

d’irrégularités » [renvoi d’examinateurs venant de Moroni et

fuites de sujets d’épreuves], amenant les autorités de

l’Union à ne pas valider les résultats, et à exiger un test

d’admissibilité à l’Université pour les bacheliers de l’île.
 
L’exécutif d’Anjouan était accusé de « violation de l’accord »

confiant au gouvernement de l’Union la supervision de cet

examen national, pour la première fois depuis l’éclatement

de la crise séparatiste en 1997.
 
Dans sa lettre, le président de la Cour considérait que « nulle

disposition constitutionnelle ne mentionne ni compétence

partagée, ni compétence exclusive à l’Union pour ce qui

concerne le suivi et l’évaluation de l’enseignement

secondaire ».
 
S’appuyant sur la loi organique relative au partage des

compétences, M. Sourette a même ajouté que ces « deux

prérogatives [revenaient] exclusivement aux îles ».
 
C’est sans doute la phrase de trop, qui a poussé le président

de la République, Ahmed Abdallah Sambi, à s’adresser

directement à chacun des membres de la Cour (excepté le

président), par voie de correspondance datée du 26 février

dernier, pour leur demander de se réunir afin de statuer sur

l’affaire.
 
Le chef de l’Etat, affirme agir ainsi en « arbitre et

modérateur du fonctionnement des institutions », contre ce

qu’il considère comme une « violation flagrante des règles

régissant la haute juridiction » écrit-il.
 
Mais la troisième personnalité de l’Etat, rejette cette

accusation, estimant qu’il n’a pas outrepassé ses

prérogatives. Et M. Sourette de dénoncer « l’illégalité de la

procédure suivie pour sa déposition » ainsi que l’interdiction

qui lui est faite depuis samedi d’accéder dans ses bureaux.  
 
Le premier conseiller à la Cour, M. Abdoulmadjid Youssouf,

seul membre qui s’est dit « solidaire » au président déchu, a

déclaré à la presse samedi soir que « la Cour

constitutionnelle est une institution indépendante et

souveraine dont les membres sont inamovibles ».
 
C’est le doyen de la Cour, Mohamed Hassanaly qui a été

désigné pour assurer l’intérim de la présidence. Une

procédure contestée par M. Abdoulmadjid, qui estime que ce

dernier « n’a pas qualité à remplacer le président en cas de

vacance de poste ». 

Mais le débat tend à prendre une tournure inattendue, l

orsque le président déchu de la Cour demande que la l

umière soit faite sur le cas de deux de ses collègues

membres de la haute juridiction, qui auraient « bénéficié

depuis leur désignation en 2002 d’indemnités et avantages

liés à leurs fonctions alors que la Cour n’a été officiellement

installée qu’en 2004 », dit-il.    
 
Rappelons que 24 heures avant sa destitution, Ahmed

Sourette était reçu en audience par le chef de l’Etat, dans

une démarche visant à « privilégier, selon lui, la voie de la

négociation », dans cette affaire qui remonte à plusieurs

mois et dont ce nouveau rebondissement ne manquera pas

d’influer sur les élections présidentielles des îles prévues en

juin prochain.   
 
Agé de 58 ans et originaire de Domoni (Anjouan), Abdallah

A. Sourette a été désigné membre de la Cour

constitutionnelle par le président de l’île autonome

d’Anjouan, le colonel Mohamed Bacar. Le mandant des sept

juges constitutionnels est de cinq ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Source : El-Had Said Omar - 120307/eso/hzkpresse/7h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

 
 
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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 09:25
Présidentielles des îles autonomes :
 
LA COUR CONSTITUTIONNELLE ANNULE L’ARTICLE 4 DE LA LOI ELECTORALE
 
Les Présidents des Iles autonomes en fonction pourront briguer un second mandat à la tête des exécutions insulaires sans être obligés de démissionner 90 jours avant le scrutin.
 
C’est la décision prise le mercredi 07 mars dernier par la Cour Constitutionnelle en annulant purement et simplement l’article 4 du Code électorale lequel obligeait certaines personnalités notamment les Présidents des îles autonomes, à « renoncer à leurs fonctions » avant de faire acte de candidature.
 
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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 00:24
LE 08 MARS : JOURNEE INTERNATIONALE DE LA   FEMME
 
Aujourd’hui, le 08 mars 2007, nous avons une grande pensée pour la  femme en général, et pour la femme comorienne en particulier. En effet,    c’est la journée internationale de la femme qui est célébrée avec faste dans tous les pays.
 
A cette occasion, nous vous proposons ci-dessous l’interview que nous a accordée Madame SITTOU RAGHADAT MOHAMED, « la pionnière et la référence en matière de femmes politiques» aux COMORES
 
 
ENTRETIEN AVEC MADAME SITTOU RAGHADAT MOHAMED
LA PREMIERE FEMME MINISTRE ET ELUE DEPUTEE DES  COMORES
 
 
« JE NE SUIS PAS DU GENRE À FAIRE DE LA FIGURATION. JE M’IMPOSE PARTOUT OU JE SUIS ET POUR CELA JE SUIS GENANTE»
 
 
 
 
 
    
HALIDI-BLOG-COMORES - Si je vous demande de vous présenter brièvement à ceux et celles qui ne vous connaissent pas, que
diriez vous ?
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED - Je m’appelle Madame Sittou Raghadat Mohamed. Je suis née le 6 juillet 1952 à Ouani-Anjouan. Mariée, mère de 5 enfants dont une fille adoptive et grand-mère.
 
Enseignante de formation, j’exerce actuellement à l’institut de formation des enseignants et de recherche en éducation (IFERE) à l’université des Comores.
 
Femme politique, ancien ministre et  élue député aux Comores en décembre 1993.
 
Mes hobbies sont le sport, la lecture et la musique.
 
HBC - Quelle signification donnez vous à la journée du 8 mars 2007 ?
 
SRM - La journée du 08 mars 2007 marque le 30ème anniversaire de la journée internationale de la femme instituée en 1977 par les Nations Unies. Cette journée nous donne l’occasion de célébrer les progrès accomplis dans la promotion des droits des femmes et d’évaluer les difficultés auxquelles elles sont encore confrontées. Elle nous permet aussi de chercher les moyens à mettre en œuvre pour que les femmes et les filles obtiennent leurs droits
 
HBC - Quelle est la situation actuelle de la femme comorienne ?
 
SRM - La femme Comorienne est une ressource capitale pour
le développement de notre société. Pourtant elle se trouve confrontée à une lutte quotidienne pour la survie de sa famille. Sa participation aux activités sociales et économiques du pays ne lui garantit pas des conditions de vie meilleure.
 
Au cours de ces dernières années, les femmes sont entrées massivement dans la vie publique. La forte scolarisation des femmes a en effet joué un rôle fondamental dans ce processus. Certaines d’entre elles, munies de leur diplômes, ont pu ainsi accéder à différentes fonctions dans la hiérarchie administrative. Elles s’avèrent aussi compétentes que les hommes. Cependant elles sont sous représentées, voire absentes dans le domaine politique malgré les bonnes intentions affichées et les promesses à son endroit par les différents régimes qui se succèdent.
 
HBC - Parlez nous de la loi relative au code de la famille votée récemment par l’Assemblée de l’Union des Comores ?
 
SRM - Le code de la famille est en effet voté récemment par l’assemblé de l’union des Comores. C’est une bonne chose pour les Comoriens et les Comoriennes. Nous avons fait beaucoup de concessions car il fallait que le pays soit doté d’un code de la famille. Même si ce n’est pas l’idéal il y a quand même certains acquis. J’espère qu’il sera appliqué.
 
HBC - L’islam est il une entrave à l’émancipation de la femme comorienne ?
 
SRM - L’islam pratiqué aux Comores est plutôt tolérant et n’exclut pas les femmes dans la vie politique. La loi fondamentale de notre pays, dans son préambule, reconnaît de façon explicite l’égalité des sexes. Les Comores
ont ratifié la convention contre toute forme de discrimination à l’égard des femmes.
 
HBC - Présentez nous l’ONG qui s’appelle FAWECOM que vous présidez actuellement ?
 
SRM – Le FAWECOM (Forum des Educatrices aux Comores) est une antenne du FAWE ( Forum des Educatrices Africaines), Organisation non gouvernementale créée en 1992, suite à la conférence panafricaine sur l’éducation, à l’initiative de cinq femmes ministres de l’Education.
 
Le FAWE rassemble des femmes occupant des postes de décideurs politiques tels que des Ministres de l’Education, des Secrétaires d’Etat ainsi que des Hommes membres associés. Il déploie un réseau d’antennes nationales dans 33 pays dont les Comores (FAWECOM).
 
Les objectifs principaux du FAWECOM sont l’Accès et la rétention des filles à l’école ainsi que l’amélioration de la qualité de l’éducation pour tous
 
HBC - Qu’est ce que vous pensez de la phrase suivante que l’on trouve
dans le n°26 du Journal Kashkazi du jeudi 02 février 2006 ? « Mme SITTOU est qualifiée comme une pionnière et une référence en matière de femmes politiques. Comme la seule aussi, même si certains la tiennent actuellement pour « placardisée », à être capable de tirer son épingle du jeu à jouer au plus fin face aux politiciens chevronnés »
 
SRM - Le journal « kashkazi » a entièrement raison. Je ne suis pas du genre à faire de la figuration. Je m’impose partout où je suis et pour cela je suis gênante. Certains politiciens préfèrent des « oui oui oui »
 
HBC - Un an, jour pour jour, vous avez déclaré dans la gazette des Comores n°365 du 08 mars 2006 ceci : « le monde de la politique c’est la jungle, il
 faut le savoir et s’assumer ».
Dans cette jungle, Mme SITTOU est elle une lionne, une panthère, un zèbre ou une biche ?
 
SRM - Selon les circonstances, je peux être lionne, panthère ou biche.
C’est la règle d’or en politique. Il faut avoir la patience du diable et des nerfs d’acier.
En politique il faut s’attendre à recevoir des coups et avoir la capacité d’en donner. C’est la règle du jeu.
 
 
HBC - Faîtes vous toujours de la politique ?
 
SRM - Actuellement j’ai cessé de militer dans un parti politique depuis l’éclatement du Rassemblement pour la Démocratie et le Renouveau (RDR) qui soutenait à l’époque le Président, feu Saïd Mohamed DJOHAR (paix à son âme !).
 
Après le départ forcé de ce dernier en exil à l’île de la Réunion, après le coup d’état de 1995, au lieu de se battre pour le
retour au pays de celui qui demeurait l’architecte de notre raison d’être, le RDR s’est empêtré dans
des querelles stériles. Les divisions et les conflits des personnes qui animaient certains hommes politiques se sont accentués subitement.
 
Ce fut le sauve qui peut. Un comportement choquant !
 
J’ai réalisé que je ne pouvais pas m’adapter à cette perpétuelle gymnastique, ma foi en l’action politique s’étant profondément émoussée avec cette histoire de volte-face.
 
Alors, j’ai préféré prendre du recul par rapport aux partis politiques en attendant une évolution de mentalité. J’ai décidé de m’investir dans les ONG où je déploie une forte passion.
 
HBC - Quel regard portez vous sur la situation politique et le système institutionnel actuel de notre pays ?
 
SRG - Je suis de ceux qui ont combattu farouchement le séparatisme sous toutes ses formes et encore plus la démarche adoptée pour la réconciliation nationale. Le cadre institutionnel actuel plonge le pays dans un chaos indescriptible.
 
HBC- Quels sont vos maîtres ou maîtresses (3 au maximum) en politique ?
 
SRH - Je pense particulièrement à deux Hommes et à une GRANDE dame.
 
Tout d’abord, c’est feu le Président Saïd Mohamed DJOHAR
qui m’a toujours fascinée par son ouverture d’esprit malgré
son âge, sa vision démocratique et son côté humaniste que certains considéraient à tort comme de la faiblesse.
 
Ensuite, je cite Mohamed Saïd Abdallah MCHANGAMA pour
son charisme,son savoir faire, sa rigueur et sa fidélité en
amitié.
 
 
Enfin, je ne peux pas ne pas nommer Madame GERTRUDE MONGELLA née en 1945 et originaire de la TANZANIE. La féministe, la mère, l'enseignante et la politicienne !
 
On l'appelle communément « Mama Beijing » pour avoir été la première
femme africaine à avoir assuré le secrétariat général du Comité pour la préparation de la conférence mondiale des femmes en CHINE et ensuite de l'avoir présidée.
 
Le parcours de cette GRANDE dame a été pour moi un repère jusqu'au jour où j'ai eu la chance de la rencontrer en septembre 1995 à Beijing.
 
C'est une GRANDE dame qui me fascinera toujours. Son parcours est exceptionnel : Institutrice puis Professeur, Député, ministre à maintes reprises, Haut Commissaire en inde, Ambassadrice représentant son pays dans plusieurs pays, elle a participé à l'élaboration de toutes les conventions et plates formes concernant les femmes.
 
En 1996, elle fonde une ONG, "Advocacy for Woman in Africa"(AWA) basée en Tanzanie.

¨Pour mieux connaître Mme SITTOU RAGHADAT Cliquez ICI
 
 
 
 
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 00:19

FOUDHOYLA CHAFFI : Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical et Lauréate du Gaboussi d'or de l'année 2001.

Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne. Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores. Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.

Ci-dessous son célébre clip intitulé " UDZIMA".

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