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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 22:13
Depuis hier après-midi, le Président de l’Union des Comores, Monsieur Ahmed Abdallah SAMBI, accompagné des membres de son gouvernement, se trouve sur l’île d’Anjouan pour la tenue du Conseil hebdomadaire des Ministres et ce, en dépit de toutes les manœuvres et menaces ridicules des autorités de l’île (barricades, déploiement des militaires à l’aéroport et tout au long de l’artère principale de Ouani avec ordre d’empêcher l’atterrissage de l’avion, refoulement des gens qui voulaient aller accueillir le Président de l'Union des Comores et son gouvernement…). Une foule immense l’a accueilli à son arrivée et l’a accompagné jusqu’à Mutsamudu, chef lieu de l’île.
 
Comme quoi il faut rester déterminé et ferme vis-à-vis de ces preneurs d’otages privés de conscience et qui se croient tout permis  dans notre île natale.
 
Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 08:15
 
 SANTE PUBLIQUE : CONCOURS D'ENTREE A L'ECOLE DE SOINS
INFIRMIERS A ANJOUAN

Mutsamudu, mardi 17 avril 2006 (HZK-Presse)

Sous le patronage de la direction générale de la santé de l’île autonome d’Anjouan, les autorités de Ndzouani ont organisé la semaine dernière à l’école de Patsy un concours d’entrée à « l’école de soins infirmiers » nouvellement créée et qui est sur le point d’ouvrir pour la première fois ses portes d’ici la fin de ce mois d’avril, a appris HZK-Presse.
 

Cette école des soins infirmiers qui s’ouvre constitue un nouveau département d’études au sein de l’université d’Anjouan dont la réintégration au sein de l’université des Comores demeure une pomme de discorde entre le ministère de l’éducation nationale de l’Union et le ministère de l’éducation de l’île de Ndzouani.
 
La décision d’ouvrir cette école et d’organiser ce concours a été prise lors du conseil des ministres du gouvernement de l’île autonome d’Anjouan tenu le jeudi 5 avril dernier à Daru-Najah.
 
Contacté par HZK-Presse, Docteur Affane Bacar, médecin en santé publique, président de jury et directeur des études en section santé a affirmé que « le concours s’est très bien déroulé puisqu’il était organisé dans des bonnes conditions. » En tout 158 bacheliers se sont portés candidats à ce concours pour seulement 40 places à pourvoir cette année d’étude dont le démarrage est prévu à la fin de ce mois d’avril, « si toutes les conditions sont réunies » a-t-il précisé.
 
Si cette école de soins infirmiers parvenait à ouvrir ses portes cette année, les premiers élèves devront avoir une formation de 3 ans, théorie et pratique. La partie pratique sera organisée au centre hospitalier de référence d’Anjouan à Mutsamudu et au centre médico chirurgical de Domoni.
 
Interrogé par HZK-Presse sur les motivations de l’ouverture d’une telle école, Dr Affane Bacar a déclaré que « 80 % des paramédicaux en exercice dans l’île actuellement sont appelés à partir à la retraite d’ici 5 ans et donc, il est urgent de préparer la relève. »
 
L’ouverture de cette école répond à un autre souci, « celui d’encadrer le nombre important de bacheliers anjouanais qu’on trouve partout dans l’île et qui ont été empêchés d’accéder et à l’école de santé de Moroni et à l’université des Comores », a-t-il dit.
 
Cette initiative des autorités d’Anjouan a suscité aussi des réactions chez une partie des médecins qui s’interrogent sur son opportunité, vu les difficultés financières souvent évoquées par les autorités de l’île à régulariser les situations administratives ou financières d’une partie du personnel de santé dans l’ile.
 
« A ce jour, nous nous interrogeons sur l’opportunité de former des infirmiers et de sages femmes si l’on n’est pas en mesure de les prendre en charge après formation », affirme Dr Erchadiddine Ahmed, médecin des urgences à l’hôpital de Hombo.
 
« Tout dernièrement nous avons reçu la dernière promotion des infirmiers et sages femmes sortants de l’école de médecine et de santé publique de Moroni, des cadres qui sont sur le point de cesser leurs activités comme cela a été le cas en 2005, faute de la non régularisation de leur situation administrative », a-t-il ajouté.
 
Comme pour répondre à ces interrogations, Dr Affane s’est dit confiant quant « aux garanties et aux engagements » pris par les autorités de recruter après formation, les jeunes qui auront réussi leurs études.
 
Source : Hamid Ahmed - 170406/ha/hzkpresse/12h00
 
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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 16:24
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
 
Entretien du chef de l’Etat avec l’ORTC :
Le président Sambi refuse tout soutien à un candidat aux prochaines élections présidentielles des îles
  
Moroni, mardi 17 avril 2006 (HZK-Presse)Le président de la république déclare n’avoir aucun candidat à soutenir lors des prochaines élections présidentielles des îles autonomes. Cette déclaration faite par Ahmed Abdallah Sambi au cours d’un entretien accordé ce week-end aux médias d’Etat, sonne comme un désaveu à l’endroit de son ancien directeur de cabinet, Mohamed Abdouloihabi, présenté jusqu’ici comme le candidat de la mouvance du président Sambi à l’élection présidentielle de l’île de Ngazidja.
 
« Si je dois soutenir un candidat, je le ferai à titre personnel, car je refuse toute utilisation des moyens de l’Etat au profit d’un candidat quelconque », dit en substance le président de l’Union.
 
Abordant le dossier de la question épineuse de Mayotte, le chef de l’Etat comorien affirme que « nul ne peut nous empêcher de clamer notre souveraineté sur cette île qui est comorienne et qui le restera pour toujours ». Et le président Sambi de dénoncer la récente décision des autorités françaises de détacher Mayotte du code téléphonique 269 [attribué depuis 1976 à l’ensemble des quatre îles de l’archipel des Comores par l’Union internationale des télécommunications, ndlr].
 
« Mais comme ils [les responsables français] ont décidé de rattacher Mayotte au code 262 de l’île de La Réunion, pourquoi dans cette même logique les athlètes mahorais ne rejoindraient-ils pas la délégation réunionnaise lors des prochains jeux des îles de l’Océan indien ! », a lancé le président Sambi, faisant allusion à la volonté de Paris de faire participer Mayotte à ces jeux en tant qu’entité distincte, voire même de siéger aux instances olympiques et sportives de la sous région avec le statut de « pays membre à part entière ».
 
Sur ce même dossier, le chef de l’Etat a confirmé l’intention de son gouvernement « de réinscrire la question de l’île comorienne de Mayotte à l’ordre du jour de la prochaine session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies », comme cela était déjà annoncé en août 2006 par le chef de la diplomatie comorienne Ahmed Ben Said Jaffar, après un retrait de deux ans décidé par l’ancien régime du colonel Azali Assoumani.
 
Pour le président Sambi vient de rentrer d’un périple d’une dizaine de jours dans le Golfe et au Sénégal, « les Comores sont aujourd’hui un pays respecté dans le concert des nations », et cette crédibilité retrouvée serait à ses yeux le résultat de son action diplomatique d’ouverture et de sa politique de changement qu’il s’est engagé à réaliser, dit-il.
 
Revenant sur le « lourd héritage » que lui ont laissé ses prédécesseurs, Ahmed Abdallah Sambi déplore « l’absence d’études de faisabilité surtout en matière de grandes infrastructures » pour les dix à vingt prochaines années, ce qui « nous oblige à tout reprendre à zéro », ajoute le successeur d’Azali.
 
Mais il ne suffit plus de trouver des investisseurs pour financer nos projets de développements, encore faut-il disposer de ressources humaines qualifiées, qui font cruellement défaut dans le pays, fait observer le président Sambi.
 
Sur le conflit des compétences avec les îles autonome, le président de l’Union réaffirme son hostilité à l’existence de plusieurs corps d’armée sous commandement différents, la situation actuelle d’Anjouan étant selon lui « intolérable », en tant que chef des armées sur l’ensemble du territoire national. Il dit s’en être référé au président en exercice de la Commission de l’Union africaine, Alpha Konaré.    
 
En clair, le président Sambi entend en découdre avec le colonel Mohamed Bacar, chef de l’exécutif d’Anjouan et candidat à sa propre succession, qui « s’obstine à vouloir gérer l’île en véritable Etat indépendant » au sein la république.
 
Et le président Sambi de reconsidérer sa position sur le nouveau cadre institutionnel issu de l’accord de réconciliation nationale du 17 février 2001, qu’il qualifie « d’inadapté » et de « budgétivore » pour les Comores. Il invite même la classe politique à y réfléchir et à tirer les enseignements de tous les systèmes politiques que le pays a expérimentés en plus de 30 ans d’indépendance.
 
Le mode de fonctionnement actuel de l’Etat serait « source de dérapes et de gaspillages des deniers publics », martèle le président de l’Union, qui accuse les exécutifs des îles d’abuser parfois de leurs « prérogatives », en semant la confusion à l’extérieur alors que la diplomatie est considéré comme domaine exclusif du gouvernement central.
 
El-Had Said Omar
170406/eso/hzkpresse/6h30
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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 14:48

Nous venons d'apprendre à l'instant même que la ville de Ouani, située au nord de l'île d'ANJOUAN est encerclée depuis 14 heures 00 par les militaires de Mohamed Bacar. Leur objectif serait d'arrêter par tous les moyens Maître Ahmed Mandhui alias LEZAMED, Avocat au barreau de Mutsamudu. En cause,  l'interview qu'il a accordée le samedi dernier à l'ORTC au cours de laquelle il a contesté la compétence de la Cour d'Appel d'Anjouan de statuer sur le maintien au pouvoir du chef de l'exécutif de l'île d'Anjouan après le 14 avril 2007.

Maîte Mandhui a assimilé le refus de Mohamed Bacar de quitter le pouvoir à un véritable coup d'Etat (Voir l'article ICI)

Affaire à suivre.


Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 10:25
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
Présidentielle des îles à Anjouan :
Le régime Bacar n’est pas légitime au-delà du 14 avril 2007
  
Mutsamudu, lundi 16 avril 2006 (HZK-Presse)
 Le fait que Mohamed Bacar reste toujours au pouvoir au terme de son mandat est un « véritable coup d’état » et la cour d’appel d’Anjouan est « incompétente » pour trancher sur l’affaire de la démission ou non du président candidat à sa propre succession, estime l’avocat Ahmed Maendhu.
 
Dans une interview qu’il a accordée le samedi 13 avril dernier à l’antenne anjouanaise de l’office de radio télévision des Comores (ORTC), au lendemain de la publication de l’arrêt N°21-07 de la cour d’appel de l’île « autorisant le président Bacar à rester toujours au pouvoir », Me Maendhu s’est dit à la fois « déçu et chagriné » par les propos du procureur général Monsieur Ahmed Ben Allaoui  sur les ondes de la RTA, une chaîne sous contrôle du pouvoir du colonel Bacar.
 
Selon Me Maendhu, le procureur général étant le représentant du gouvernement ne peut être objectif puisqu’il est là pour défendre les intérêts du gouvernement, ainsi donc, la justice est tout simplement « prise en otage » constate l’avocat.
 
Interrogé sur la légitimité du « régime » en place, Me Maendhu a affirmé que le pouvoir du président Bacar « n’est plus légitime » au vu de la constitution qui a parlé d’un « empêchement définitif ».
 
« A partir du moment où non seulement il est candidat mais son mandat est arrivé à terme alors c’est un empêchement définitif, et par voie de conséquence il devait démissionner, donc le fait qu’il reste toujours au pouvoir pour moi ce régime n’est pas du tout légitime » soutient-il.
 
Réagissant sur l’intervention du procureur général qui a parlé de « jurisprudence » et fait une comparaison de cette situation avec celle de certains pays africains, l’avocat rétorque : « désolé, il n’y a pas eu de jurisprudence on aurait pu comprendre si il avait parlé de pratique africaine et quand bien même il aurait parlé de pratique africaine, le contexte béninois, le contexte ivoirien n’est pas le contexte comorien. »
 
Devant telle situation et face à la position prise par la cour d’appel, Me Maendhu appelle les Anjouanais à rester « calmes, à se concentrer sur les campagnes » pour ne pas donner une occasion de reporter les élections et les invite à ne pas « se focaliser » sur un faux problème de démission ou pas, un problème qu’il a qualifié d’une « politique de distraction. »
 
Un impressionnant et dissuasif dispositif policier a été déployé dans les rues de la capitale, Mutsamudu dans les nuits de vendredi et samedi, une mesure qui peut « être maintenue  aussi longtemps » que la cour constitutionnelle fera durer le suspens, non seulement sur la liste validée des candidats retenus, mais aussi sur sa réponse à la requête introduite par certains candidats à propos de la situation qui prévaudra dans l’île, au-delà du 14 avril 2007.
 
Hamid Ahmed
160406/ha/hzkpresse/12h00
Note de HALIDI-BLOG- COMORES :
Me Ahmed Maandhui alias LEZAMED est l'avocat le plus célèbre et un des meilleurs juristes de l'île d'Anjouan. Il n'avait pas hésité à comparer le chef de l'éxécutif d'Anjouan à un chef de bandits et  à dénoncer les atteintes aux droits de l'Homme devenues monnaie courante dans son île natale lors d'un procés au palais de justice de Mutsamudu au  mois d'août 2005
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 14:46
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Télécommunications
 
Affaire du Code 269 :
Le Comité des sept se réunira à New York  
 
Moroni, vendredi 13 avril 2006 (HZK-Presse) Les autorités comoriennes ont décidé d’engager une intense activité diplomatique sur la question du détachement de Mayotte de l’indicatif téléphonique 269, opéré depuis le 30 mars dernier à l’initiative de l’autorité française de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).
 
Le conseil des ministres de cette semaine a même demandé au tout nouvel ambassadeur des Comores à Paris, M. Soulaimana Mohamed Ahmed, de se rendre à Genève où se trouve le siège de l’Union internationale des télécommunications (UIT), pour « s’enquérir de l’évolution du dossier », suite à la plainte déjà introduite auprès de cette instance spécialisée de l’Organisation des Nations Unies, par le Vice-président en charge des télécommunications, Idi Nadhoim.
 
Dans un communiqué publié le 9 avril, le gouvernement du président Ahmed Abdallah Sambi maintenait cette protestation exprimée lors d’une récente conférence de l’UIT tenue en Turquie, sans exclure le recours « à l’arbitrage du bureau de normalisation des télécommunications » de cette même institution, « seul organe habilité à attribuer les codes pays ».
 
Aux yeux de Moroni, la procédure de changement unilatéral de l’indicatif téléphonique de Mayotte, relèverait de « la politique du fait accompli mise en œuvre par les autorités françaises dans le traitement de la question de l’île comorienne de Mayotte », indique le même communiqué, signé par le secrétaire général adjoint du gouvernement, Maoulida Mabrouk.
 
Depuis le 30 mars dernier les appels vers l’île de Mayotte passent par le code pays intitulé « France de l’Océan indien », qui est le 262 attribué au département français de La Réunion.
 
En fait le 269 appartenant à l’archipel des Comores depuis 1976 [y compris Mayotte], reste dans la numérotation, suivant un procédé technique « astucieux », appliqué par l’ARCEP. Cela a consisté à faire précéder le 269 par le 00 262, faisant ainsi passer la numérotation à Mayotte de 6 à 9 chiffres.
 
Cette affaire du code 269 serait vraisemblablement à l’origine de la réactivation du dossier politique de la question mahoraise dans les prochaines semaines. Une source du ministère comorien des relations extérieures confirmait ce matin à HZK-Presse que le Comité des sept de l’Union Africaine sur la question de Mayotte pourrait tenir une réunion de crise le vendredi 20 avril prochain, au siège de l’ONU, à la demande du représentant comorien, pour examiner cette affaire en vue d’appuyer la démarche de la partie comorienne vers la recherche d’une solution acceptable.
 
Composé de sept pays africains, le Comité des sept est un organe ad hoc créé en 1977 par l’Organisation de l’Union africaine pour soutenir et accompagner le jeune Etat comorien dans sa revendication territoriale sur Mayotte, quatrième île de l’archipel maintenue sous administration de l’ancienne puissance coloniale. Il ne s’était pas réuni depuis presque 20 ans.  
 
El-Had Said Omar
130406/eso/hzkpresse/12h00
 
 
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 12:00
Présidentielle des îles à Anjouan : Les magistrats
 
de l’île pour le maintien de Bacar au pouvoir
 

Mutsamudu, lundi 16 avril 2006 (HZK-Presse) – L’arrêt n°21-07 de la cour d’appel d’Anjouan rendu le 12 avril 2007 à Mutsamudu, à l’issue d’une assemblée plénière sur saisine du gouvernement de l’île en chambre des conseils et radiodiffusé sur les ondes de la Radio et télévision d’Anjouan (RTA), le vendredi 13 avril 2007 a, selon les conclusions du procureur général de l’île Monsieur Ahmed Ben Allaoui, tranché pour le maintien du colonel Mohamed Bacar dans ses fonctions du chef de l’exécutif de l’île autonome d’Anjouan après le 14 avril 2007 à minuit, date à laquelle échoit son mandat.      

 
Selon Monsieur Ahmed Ben Allaoui, la cour d’appel de l’île ayant jugé en premier et dernier ressort « donne acte au gouvernement de l’île autonome d’Anjouan que la condition de l’article 21 de la loi fondamentale [de l’île autonome d’Anjouan : ndlr] n’est pas remplie pour générer un intérim du président de la cour d’appel de l’île. »
 
En effet, le gouvernement de l’île autonome d’Anjouan avait introduit une requête auprès de la cour d’appel de l’île datée du 6 avril 2007 dans laquelle cette juridiction insulaire était invitée à « interpréter dans tous ses aspects juridiques l’article 21 de la loi fondamentale de Ndzouani et rendre une décision relative à la période allant du 15 avril 2007 au jour de la proclamation des résultats présidentiels de Ndzouani, dire s’il y a lieu ou non à constat d’une  vacance définitive. »
 
L’article 21 de la constitution de l’île autonome d’Anjouan stipule qu’ « en cas de vacance définitive du président de l’île autonome d’Anjouan constatée par la cour d’appel saisie par le gouvernement, les fonctions du président seront exercées provisoirement par le président de la cour d’appel. »
 
« Il est clair que le concept démission est un concept juridique devant absolument apparaître dans un texte de valeur constitutionnelle, condition nécessairement absolue pour la prise en compte d’une décision ou d’une inaptitude à rester en poste », dit le magistrat et, constate « l’absence de vacance définitive au pouvoir du président de l’île autonome d’Anjouan », ajoute-t-il.
 
Cette décision de la cour d’appel peut être considérée par le chef de l’exécutif d’Anjouan comme venue à point nommé et renforce sa volonté de rester au pouvoir au delà de son mandat, et au mieux jusqu’à « la proclamation des résultats des présidentielles de juin 2006 » [le premier tour de scrutin est fixé au 10 juin et le second tour le 24 juin 2007].
 
La cour d’appel est « la seule fondée à donner un sens juridique à la notion de vacance définitive », explique le procureur Allaoui et précise que la saisine de la cour par le gouvernement de l’île d’Anjouan « résulte d’une disposition extraordinaire de la loi fondamentale du 10 mars 2002 [constitution d’Anjouan : ndlr] ».
 
La décision de la cour constitutionnelle de l’Union des Comores qui a été saisie par certains candidats aux présidentielles de l’île pour statuer sur la situation qui « découlera de l’après 14 avril » se fait toujours attendre.
 
Depuis la nuit du vendredi 12 avril 2007 la Force de gendarmerie d’Anjouan (FGA), sous contrôle du pouvoir du colonel Mohamed Bacar, candidat à sa propre succession, est en « état d’alerte pour des mesures préventives », a appris HZK-Presse de sources policières. Six de ses sept adversaires à la course des présidentielle continuent à exiger la mise en place d’un « gouvernement provisoire de transition » pour gérer les affaires de l’île durant la période électorale.
 
Source : Hamid Ahmed - 160406/ha/hzkpresse/7h00
 
 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 09:35
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
Elections présidentielles des îles à Anjouan :
Démissionnera, ne démissionnera pas ?  
 
Mutsamudu, jeudi 12 avril 2006 (HZK-Presse) La question de la démission du président Mohamed Bacar au lendemain du terme de son mandat le 14 avril prochain, candidat à sa propre succession aux présidentielles de l’île en juin prochain, préoccupe plus d’un Anjouanais et fait couler beaucoup de salive dans l’opinion publique.
 
Depuis la publication le 25 mars dernier du communiqué commun de certains candidats à ce scrutin, appelant Mohamed Bacar à se démettre de ses fonctions « de chef de l’exécutif » de l’île le 14 avril prochain à minuit, s’est ouvert « une guerre politico juridique » à la quelle se livrent les candidats signataires dudit communiqué et les « Bacaristes », durant cette période de pré campagne électorale dominée largement par les réceptions à la présidence de l’île Daru-Nnajah, des délégations des villes et villages de Ndzouani qui viennent « apporter leur soutien » au président candidat.
 
Les entretiens de ces réceptions sont filmés, enregistrés puis radio télédiffusés sur les ondes de la radio et télévision d’Anjouan (RTA), une station sous contrôle des autorités de l’île.
 
Les candidats qui vont devoir « affronter » le colonel Bacar par la voie des urnes avaient écrit dans leur communiqué que ce dernier « ne peut en aucun cas, se prévaloir d’aucune prérogative de l’exécutif de l’île, après le 14 avril 2007 à minuit, date du terme de son mandat, il se crée alors une situation de vide institutionnel, et malheureusement, aucune disposition de transition n’est prévue par les textes de lois fondamentales et législatives en vigueur. »
 
Si la réaction de la cour constitutionnelle saisie sur ce dossier se fait toujours attendre, le principal intéressé a fait connaître la sienne depuis le mardi 3 avril dernier, devant une délégation des habitants de  Chaweni, village de Nioumakélé à l’est de l’île.
 
« Je ne quitterai pas le pouvoir pour le céder à un candidat, les Anjouanais me l’ont donné pour le remettre à un élu » a déclaré Mohamed Bacar devant ses interlocuteurs et a renvoyé ses challengers à la constitution de l’île.
 
Selon lui, ces derniers méconnaissent les textes de lois régissant l’île et c’est leur problème, ils n’ont qu’à les lire ou à se les faire lire.
 
« S’ils veulent créer des troubles et saper la tranquillité dans l’île, je ne leur permettrai pas de le faire », a prévenu le locataire de Daru-Nnajah en guise de mise en garde.
 
A Mnadzi Choumwé, un village de Nioumakélé où il s’était rendu au début de cette semaine, Mohamed Bacar a appelé à un respect des dates prévues pour la tenue des élections sans quoi, « il prendra le soin de les organiser à l’anjouanaise », en espérant qu’il sera réélu dès le premier tour comme en 2002.
 
A quelques jours de la date « D », cette déclaration a renforcé « l’inquiétude » de plusieurs personnes interrogées par HZK-Presse qui « se soucient de ce que leur réserve l’après 14 avril », mais qui espèrent que le moment venu, « la raison l’emportera, sur toute autre considération. »
 
Hamid Ahmed
120406/ha/hzkpresse/8h00
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 15:39
UN ACCIDENT D’AVION A L’AEROPORT DE OUANI
 
Un avion de la Compagnie Comores Aviation, avec 13 passagers à bord, est accidenté le lundi dernier à l’aéroport de OUANI – ANJOUAN alors qu’il s’apprêtait à décoller pour Mayotte (Voir les images ci-dessous).
 
L’avion a quitté la piste et fini sa course dans le ravin d’une rivière au bout de l’aéroport. Il y aurait un blessé léger.
 
Selon le pilote, Monsieur Hassane Chahalane, après avoir constaté un problème technique lors du décollage, il a freiné pour arrêter la course de l’avion. Hélas ! un seul moteur (il yen a deux) a répondu au commande de freinage.
 
Il est temps que les autorités comoriennes se penchent sur la question de la sécurité et de l’état des appareils dans le domaine de transport des personnes et des biens. Il importe de rappeler que c’est le deuxième accident d’avion survenu à l’aéroport de Ouani en moins de six mois. En effet, en décembre dernier, un Fokker de la compagnie Royal Aviation avait aussi quitté la piste lors d’un atterrissage.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 12:08
Comores / Télécommunications
Abandon du code pays 269 par Mayotte :
Les autorités comoriennes protestent  
 
Moroni, mercredi 4 mars 2006 (HZK-Presse) – Depuis quelques jours pour obtenir un correspondant se trouvant à Mayotte on doit composer le code 262 [attribué au département français de l’île de La Réunion] au lieu du code 269 habituellement utilisé pour l’ensemble des quatre îles de l’archipel des Comores.
 
A la société nationale des télécommunications (Comores Télécom) les techniciens affichent un air désabusé, pour avoir été mis sur le fait accompli, comme l’a déclaré sur les ondes de la radio nationale le secrétaire général du ministère de tutelle.
 
Informé de cette démarche depuis plusieurs mois, le gouvernement comorien avait pourtant saisi l’instance internationale en charge de la gestion des codes pays ayant son siège à Genève, pour opposer une fin de non recevoir à la demande des autorités françaises de détacher définitivement l’île de Mayotte du code 269.
 
L’union internationale des télécommunications avait alors réservé une suite plutôt favorable à la partie comorienne, en vertu du principe de la reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies de la souveraineté de l’Etat comorien sur Mayotte, confirmée par le vice-président chargé des Télécommunications Idi Nadhoim.
 
Cette quatrième île de l’archipel des Comores, maintenue sous administration de l’ancienne puissance coloniale depuis l’accession du pays à son indépendance en 1975, n’est donc plus accessible par le code 269, qui était encore considéré ici à Moroni comme le « cordon ombilical » reliant Mayotte au reste de l’archipel indépendant.
 
Le conseil des ministres de l’Union qui se tient ce mercredi à Beit-Salam devrait examiner la question et arrêter la position du gouvernement sur cette affaire, qui vient s’ajouter au problème de l’éventuelle participation de Mayotte à la Conférence des ministres de la jeunesse et sports de l’Océan indien (Cjsoi) en tant que pays membre à part entière. Une participation que les autorités de Moroni ont officiellement refusé la semaine dernière.
 
El-Had Said Omar
040406/eso/hzkpresse/9h00
 
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