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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 14:55
ANJOUAN : APPEL A LA SAGESSE ET A LA RAISON DE LA FCDH
Vous trouverez ci-dessous l'appel à la sagesse et à la raison de la FCDH du 07 mai 2007
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME (FCDH)
B.P. 310   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
Email : fcdh@comorestelecom.km; a_allaoui@yahoo.fr
Tel : 71 15 43 / 71 60 46  / 34 60 49 Fax: 71 13 13
 
Appel à la sagesse et à la raison
 
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) présente ses sincères reconnaissances à la Communauté Internationale et plus particulièrement à l’Union Africaine qui ont accompagné, accompagnent et accompagneront les Comores à trouver une solution pacifique notamment à la crise qui secoue actuellement l’Archipel et plus particulièrement l’Ile d’Anjouan.
Il n’est secret pour personne que depuis le mercredi 2 mai dernier, une crise politico constitutionnelle est surgie à Anjouan, laquelle a abouti à des affrontements sanglants. Ce qui a conduit l’Union Africaine et de manière générale la Communauté Internationale a procédé à une médiation politique. A cet effet, à la suite de son arrivée à Anjouan et après les différents contacts qu’elle a effectués avec l’ancien Président Mohamed Bacar, les partis politiques, les candidats aux élections présidentielles et la Société Civile, la délégation de l’Union Africaine a fermement exprimé sa volonté d’œuvrer pour le respect scrupuleux de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle. Après sa dernière rencontre avec l’Union Africaine, l’ancien Président Bacar s’est exprimé aux antennes de la RTA le dimanche 6 mai à 20 heures, qu’il a accepté de se soumettre à l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle du 28 avril 2007. Il s’agit donc non seulement d’une preuve de civisme de sa part mais surtout d’un pas franchi pour arriver à une solution définitive de la crise. Il reste maintenant de le concrétiser.
Par rapport à cette étape franchie, la FCDH lance un vibrant appel à toutes les parties concernées par cette crise pour faire preuve du civisme, de raison et de sagesse afin d’éviter d’exposer la population à un danger qui ne profite à personne.
Nous rappelons que selon les us et les coutumes, en matière de gestion de crise et de conflit, il est toujours naturel de mettre en place un Gouvernement d’Union Nationale de Transition composé de touts les partis politiques, des représentants des candidats en compétition aux élections et des représentants de la Société Civile.
Par conséquent, nous croyons fermement que si on l’on veut agir en termes de raison, de sagesse et de paix, il serait souhaitable que les 08 candidats aux élections présidentielles de l’île et la Société Civile proposent leurs représentants en vue de mettre en place le Gouvernement de Transition qui n’a de mission que gérer les affaires courantes et organiser les élections dans la démocratie, la pluralité, la transparence, la sérénité et la paix et réparer les violations des droits de l’homme, des libertés collectives et individuelles commises durant ces dernières semaines. Pourquoi l’on n’adopte pas cette démarche qui est l’approche classique à travers le monde entier ? En tout cas c’est notre proposition.
Somme toute, la FCDH est disposée à contribuer à tout action oeuvrant pour la paix et le dialogue.
Fait à Mutsamudu, le 07 mai 2007
Le Président de la FCDH
 
 
 
Ahmed Mohamed Allaoui
 
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 13:08
CULTURE :
 ZOOM SUR LE ROMAN « AUX PARFUMS DES ILES » DE ANDHUME HOUMADI ET LE CD AUDIO « BWENI MSHARUSI » DE L’ASSOCIATION BANATIL HAIRIA
DE OUANI
 
 
Voici deux nouvelles œuvres qui ont attiré particulièrement toute notre attention compte tenu de leurs auteurs et contenus et que nous vous recommandons vivement.
 
I)                   La premiere est le roman du défunt Andhume Houmadi dont le titre est « Aux parfums des îles »
 
La maison d’édition Komedit vient en effet de publier à titre posthume « Aux parfums des îles », l’excellent roman de Andhume Houmadi ( Paix à son âme !)
 
Ce roman de 93 pages qui coûte seulement 9,00 euros évoque le caractère absurde de la crise séparatiste qui frappe les Comores depuis 1997. Son préfacier qui n’est autre que le célèbre anti-séparatiste comorien, Mohamed Ahmed Chamanga a entièrement raison quand il écrit ceci : « Aux parfums des îles » résonne comme une sorte de manifeste contre la division, contribuant à sa manière, à exorciser les démons qui se sont emparés de nos îles ».
 

Né en 1952 à Tsémbehu (Anjouan Comores), Andhume Houmadi fit ses études primaires dans sa ville natale et à Ouani.
Après son bac obtenu en 1972, il effectua ses études de droit à l’Université de Rouen (France).
 
Il fut successivement procureur de la République à Anjouan, Président du Tribunal de 1ére instance puis Premier Conseiller juridique à la Cour d’appel de Moroni.
 
Il enseigna aussi le droit à l’école Nationale d’Administration des Comores.
 
Ancien membre actif du Front Démocratique, il fut emprisonné en mars 1985, après la tentative de coup d’état… contre les mercenaires.
 
Andhume décéda brutalement le 23 novembre 2000.
 
 
II)                La deuxième est le premier CD audio « Bweni Msharusi » de Banatil Hairia
 
« Bweni Msharusi » est un CD de chants et musique de tari composé de 8 morceaux chantés par les femmes de Banatil Hairia et réalisé par les éditions « MANSAFARA »Wani-Ndzuani-Comores.
 
Le tari est les chants et danses traditionnels dont les femmes anjouanaises sont les spécialistes aux Comores. Il est présent dans les mariages et toutes les autres festivités populaires sur l’île d’Anjouan.
 

Banatil Hairia, un des meilleurs groupes comoriens de Tari est une association d'entraide des mères créée à Ouani –Anjouan – Comores en 1994 dont le but principal est de subvenir aux besoins des enfants poursuivant leurs études à l'extérieur et dont les parents ont une situation économique difficile.
 
Elle regroupe une centaine de femmes de Ouani et des villages environnants.
 
Grâce aux dons, quêtes, manifestations payantes, tari des mariages, tournées à travers tout le pays pour animer les mariages…, les femmes de Banatil Hairia contribuent aux différents projets communautaires et concrétisent leurs objectifs. Elles ont notamment construit un foyer de femmes à Ouani dans lequel on trouve un atelier de couture destiné aux jeunes filles déscolarisées.
 

Banatil Hairia sera, normalement en tournée en juillet prochain à Moroni.
 
Avec 10,00 euros, vous pouvez vous procurer le cd.
 
Pour tous renseignements complémentaires : mobile : 06 61 70 15 06
 
Halidi Allaoui
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 13:06
L'envoyé de l'UA aux Comores s'entretient avec l'ex-président d'Anjouan
 
MUTSAMUDU (AFP) - L'envoyé spécial de l'Union africaine (UA) chargé des Comores, José Francisco Madeira, a rencontré dimanche à Anjouan l'ex-président de cette île comorienne autonome, Mohamed Bacar, qui a affirmé qu'il respectait "les institutions fédérales", a constaté l'AFP
Ces discussions ont eu lieu après les affrontements de mercredi à Mutsamudu, capitale d'Anjouan, entre l'armée comorienne et des hommes loyaux au colonel Bacar, qui refuse de quitter le pouvoir. Deux militaires ont été tués pendant ces violences, selon le gouvernement de l'Union des Comores.

"Je respecte et je respecterai toujours les institutions légales de l'Union des Comores", a affirmé M. Bacar dimanche à la presse, après trois heures de discussions avec M. Madeira.

Il s'est dit "d'accord avec la nomination (la semaine dernière par le pouvoir fédéral) d'un président intérimaire, mais pas d'accord avec la procédure qui a été appliquée". Selon son entourage, il considère que l'intérim aurait dû être assurée par l'un des ses ministres.

Le 27 avril, la Cour constitutionnelle de l'Union avait déclaré que le mandat de M. Bacar de cinq ans avait expiré. Dans la foulée, le pouvoir central avait nommé un président intérimaire pour Anjouan, l'une des trois îles qui composent l'Union.
Ce changement à la tête d'Anjouan est intervenu à un mois des élections des présidents des îles, auxquelles M. Bacar se présente.

De son côté, M. Madeira a déclaré que le colonel lui avait "réaffirmé que l'île est partie intégrante de l'Union et que les institutions de l'Union, y compris l'armée, seront présentes et fonctionneront à Anjouan".

Le représentant de l'UA doit s'entretenir une nouvelle fois avec M. Bacar mardi.

La situation était calme dimanche sur l'île. Des impacts de balles étaient visibles sur les locaux de la radio nationale et sur le bâtiment qui abrite la représentation de l'Union et qui était gardé par des gendarmes loyaux à M. Bacar, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'Union des Comores, ancienne colonie française de l'océan Indien, est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre les trois îles autonomes qui la composent et l'Etat fédéral.
 
Source : AFP
 
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 13:02
un calme précaire règne à Anjouan après les violences militaires
 
 
Moroni, vendredi 4 mai 2007 (HZK-Presse) – Le président de la Commission de l’Union Africaine qui a fermement condamné le retour à la violence dans l’île d’Anjouan au début de cette semaine, a dit sa vive préoccupation dans un communiqué publié à Addis-Abeba.
 
« La dégradation de la situation à Anjouan », a écrit le président Alpha Oumar Konaré, « intervient à un moment où l’Union Africaine est en train d’étudier la requête des parties comoriennes en vue de la sécurisation des élections des présidents des îles autonomes » prévues les 10 et 24 juin prochain.
 
Jugeant « inacceptable le recours à la violence dans les relations entre l’Union et les îles autonomes », le numéro un de l’organisation panafricaine a vigoureusement condamné « l’utilisation d’armes de guerre contre des éléments de l’armée nationale comorienne par la gendarmerie d’Anjouan ».
 
Une position partagée par la communauté internationale représentée à Moroni, dans un récent communiqué de presse, rappelant que « la situation constitutionnelle qui prévaut dans l’île d’Anjouan n’est conforme ni à l’esprit ni à la lettre de l’accord de Fomboni du 17 février 2001 mettant en place le nouvel ensemble comorien ».
 
L’usage de la force contre l’armée comorienne par la gendarmerie du président Mohamed Bacar, serait même considéré par les partenaires extérieurs comme une « atteinte à l’unité et à la souveraineté nationales des Comores ».
 
Le colonel Mohamed Bacar, candidat à sa propre succession à la présidentielle de l’exécutif d’Anjouan, n’aurait d’autre alternative aux yeux de la communauté internationale que de « se soumettre à la décision de l’arrêt de la cour constitutionnelle » qui a constaté la fin de son mandat.
 
Dans l’île autonome, selon plusieurs sources concordantes, l’Assemblée insulaire aurait fait savoir la décision d’Anjouan de se retirer du processus électoral en cours, pour exprimer son soutien au colonel Mohamed Bacar auquel le président de la république, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, aurait « préféré » Houmadi Kambi, l’actuel président de ladite assemblée, pour assurer l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau président en juin prochain.
 
Quant aux députés de l’île autonome de Ngazidja, ils font savoir dans une déclaration que « le climat à Anjouan ne fait qu’altérer le déroulement de la campagne et saper le déroulement des élections » des présidents des îles autonomes.
 
Les élus locaux de Ngazidja selon lesquels la nomination unilatérale par le président Sambi pour gérer l’autorité d’Anjouan en attendant les élections prochaines, « est un acte qui ne s’appuie sur aucune norme juridique » et serait à « l’origine de l’instabilité à Anjouan ».
 
Appelant à « faire usage de la force de la loi », les députés grand-comoriens qui ont interpellé le président de l’Union sur plusieurs points, ont émis le vœu que la paix et la concorde puissent être retrouvées le plus rapidement possible.
 
Réagissant aux récents événements survenus dans leur île d’origine, la Coordination des Anjouanais pour le développement des Comores (CADC) basée à Moroni écrit : « par ces actes barbares, Mohamed Bacar se place en état de rébellion », jugeant que cela a engendré une situation « lourde de conséquences pour l’unité nationale et l’intégrité du pays ».
 
Les 18 candidats à la présidentielle de Ngazidja multiplient depuis hier les concertations, pour tenter de trouver « une position consensuelle sur la gestion de cette nouvelle crise politique » survenue à Anjouan, confirme l’un d’entre eux, Me Said Larifou, joint par HZK-Presse.
 
Un « calme précaire » semble régner à Anjouan durant la journée de ce vendredi où aucun coup de feu n’a été entendu. « Les habitants ont toujours peur de sortir », et seuls les médias sous contrôle du pouvoir de Mohamed Bacar continuent à diffuser leurs informations rapporte à HZK-Presse un journaliste indépendant.
 
A noter que les communications téléphoniques avec l’île sont quelque peu difficiles, surtout pour les autorités politiques en place. Le directeur régional de la société nationale Comores Télécom, Salim Nadhir, se trouve même en état d’arrestation à Mutsamudu, soupçonné par le régime du colonel Bacar d’être à l’origine des suspensions de lignes téléphoniques de certains hauts dignitaires.
 
Source : Hassani Ahmed - 040507/ha/hzkpresse/18h30
 
 
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 21:25
Suite aux derniers événements, vous trouverez 
ci-dessous le communiqué du parti DJAWABU YA KOMORI en date du 04 mai 2007
 
 
COMMUNIQUE DU PARTI DJAWABU YA KOMORI
 
APPEL AUX  PATRIOTES
Les affrontements militaires survenus ces derniers jours dans notre pays, tant à
Anjouan qu’à la caserne de Kandani confirment les craintes de notre parti quand
à la militarisation des autorités insulaires.
L’inacceptable
Djawabu Ya Komori dénonce avec la plus grande fermeté les agressions faites à
L’Armée Nationale de Développement garante de l’intégrité territoriale du pays
par les Forces de Gendarmerie Anjouanaise (FGA)
Notre parti ne saurait accepter de tels actes de violence.
Les décisions de la cour constitutionnelle s’imposent à tous et quiconque dévie
de ce principe se met hors des lois de l'Union des Comores.
Les institutions nationales et insulaires doivent être respectées par les
acteurs politiques du pays, ayant eux-mêmes dessiné les contours de notre vivre
ensemble. Aussi, la loi de l’Union doit s’appliquer sur le territoire national
tel qu' internationalement reconnu.
 
Soutien
Devant une telle situation, Djawabu Ya Komori soutient les autorités de l’Union
et des îles respectant la constitution de notre pays, tout en indiquant que
l'exercice du pouvoir exige écoute, vigilance et prospective, pour que
l'imprévisibilité n'en appelle pas à l'improvisation.
 
 
Face aux événements dramatiques en cours, Djawabu Ya Komori sollicite, la
mobilisation et la clairvoyance des patriotes comoriens pour endiguer toute
velléité de séparatisme insulaire.
Djawabu Ya Komori est aux cotés de l’Armée Nationale pour le Développement dans
son combat pour la restauration de l’ordre républicain et le respect des institutions.
Djawabu Ya Komori demande au peuple comorien de faire le choix de l'unité
nationale, du développement et du respect des institutions, lors des prochaines
élections des îles.
Le Secrétariat National
Réuni en comité de crise à Moroni
Vendredi 04 Mai 2007
 
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 09:29
Nouvelle crise anjouanaise : Le chef d’Etat major de l’armée national est arrêté  
Le chef d’Etat-major de l’AND, le colonel Said Hamza, a été mis aux arrêts au camp militaire de Kandani, par ses frères d’armes, a appris HZK-Presse de source proche du cabinet de la présidence de la république

Moroni, jeudi 3 mai 2007 (HZK-Presse) – La nouvelle crise anjouanaise s’est radicalisée au cours des dernières 24 heures, et selon des informations parvenues à HZK-Presse en début d’après-midi, une dizaine d’éléments de l’armée nationale de développement (AND), dont son commandant régional, Combo Ayouba, récemment nommé par le président de l’Union, serait entre les main de la force de gendarmerie d’Anjouan (FGA), sous contrôle du pouvoir insulaire dirigé par le colonel Mohamed Bacar.
 


Ces militaires seraient arrêtés alors qu’ils se trouvaient dans la région de Sima d’où le groupe se préparait à gagner l’île de Mwali par la mer, indique la même source [l’aéroport de Ouani reste fermé depuis lundi dernier à tout trafic aérien, de même que le port de Mutsamudu].
 
On apprend également que la station régionale de l’office de radio et télévision des Comores (ORTC), a essuyé des tirs des éléments de la FGA, subissant d’importants dégâts, ainsi que les bâtiments abritant le siège des services de la présidence de l’Union dans l’île.
 
Le chef de l’exécutif de l’île dont l’expiration du mandat a été constaté le 26 avril dernier par la cour constitutionnelle, refuse toujours de céder le pouvoir à Houmadi Kambi, désigné par le président de l’Union pour former un nouveau gouvernement intérimaire chargé de gérer les affaires courantes jusqu’aux élections présidentielles des îles du 10 juin prochain.    
 
Ce matin, le chef d’Etat-major de l’AND, le colonel Said Hamza, a été mis aux arrêts au camp militaire de Kandani, par ses frères d’armes, a appris HZK-Presse de source proche du cabinet de la présidence de la république. Aucune information officielle n’a encore été fournie par les autorités civiles et militaires sur les motifs de cette arrestation du patron de l’armée nationale.
 
Le colonel Hamza avait été nommé par le président Ahmed Abdallah Sambi en juillet 2006, en remplacement du colonel Soilihi alias Campagnard qui a dirigé l’AND sous le régime du colonel Azali Assoumani
entre 1999 et 2006.
 
Source : El-Had Said Omar - 030507/eso/hzkpresse/12h00

Cet article confirme l'information que nous avons publiée hier "Anjouan : la situation reste confuse : fuite des militaires de l'AND et arrestation de leur chef d'état major" voir dans catégorie "DERNIERE MINUTE"

Halidi Allaoui


 

 

 


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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 22:53
 
 
 « J’ai vu trois camions militaires bourrés de soldats, les visages recouverts de charbon se diriger vers Hombo mais je ne sais pour quelle raison ? »
 
Moroni, jeudi 3 mai 2007 (HZK-Presse) – Des tirs sporadiques à l’arme automatique ont été entendus à Mutsamudu, la principale ville d’Anjouan, mercredi après-midi et dans la soirée, selon un correspondant de presse à Mutsamudu, a appris HZK-Presse à Moroni.
 
D’après la même source, le couvre-feu a été instauré de 21 heures à l’aube par le ministre de l’Intérieur de l’île autonome d’Anjouan, Jaffar Salim, qui a refusé de nous parler au téléphone tout comme la directrice de l’Ecole supérieure de Patsy.
 
De sources anjouanaises, les sièges du ministère des Finances de l’île, celui de l’Intérieur et les locaux du Trésor public de l’île sont tombés sous le contrôle des hommes du colonel Combo Ayouba au moment où la FGA (Force de gendarmerie anjouanaise) aurait pris le contrôle de l’aéroport de Ouani et du port de Mutsamudu.
 
A Mirontsy, dans la proche banlieue de Mutsamudu, quelques minutes avant les premiers tirs suivis de nombreux autres tout l’après-midi, un habitant de la ville joint au téléphone, a déclaré sa crainte de parler aux journalistes, hésitant à décrire la situation qui prévalait au moment où nous parlions.
 
« J’ai vu trois camions militaires bourrés de soldats, les visages recouverts de charbon se diriger vers Hombo mais je ne sais pour quelle raison ? »
 
Plusieurs confrères à Moroni on rapporté que les soldats de l’AND stationnés à Dar Nour (siège local de la présidence de l’Union des Comores), pris en chasse par les éléments de la FGA, ont quitté les lieux en début de soirée pour aller sécuriser la résidence personnelle du président Sambi supposée abriter des armes que la FGA voudrait s’en emparer.
 
A l’Etat major de l’AND qui s’est réuni tout l’après-midi de mercredi au camp de Kandani, personne ne veut livrer le moindre commentaire sur les récents événements d’Anjouan.
 
Les candidats à l’élection de la présidence de l’île de Ngazidja qui ses sont rencontrés longuement tout l’après-midi ne se sont pas exprimés et aucun communiqué n’a été publié.
 
Source : Hassani Ahmed - 30507/ha/hzkpresse/10h00 
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 16:49
 
L’on a toujours du mal à savoir exactement ce qui se passe depuis hier à Mutsamudu, le chef lieu de l’île d’Anjouan. Donc les informations ci-dessous sont à prendre avec les précautions d’usage. Notre souci est de vous fournir des informations tangibles :
 
Certains militaires de l’AND (l’armée de l’Union) qui étaient à Anjouan ont pris la fuite par la mer à destination de Mohéli. Toutefois, une des vedettes qui les transportait aurait été atteinte par les balles de la Milice de Mohamed Bacar et aurait coulé. D’autres seraient entre les mains des hommes de Bacar.
 
Par ailleurs, nous venons aussi d’apprendre l’arrestation du chef d’Etat major de l’AND (Armée Nationale de développement (AND) , le colonel HAMZA à Moroni. Il serait soupçonné par les responsables militaires de l’Union d’être à l’origine des difficultés des militaires de l’AND à Anjouan.
 
Affaire à suivre
 
Halidi Allaoui
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 16:19
APPEL DE LA FCDH A L'UNION AFRICAINE DU 03 MAI 2007
Vous trouverez ci-dessous l'appel adressé ce jour à l'Union Africaine par la Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) suite aux événements d'hier d'Anjouan
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME (FCDH)
B.P. 310   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
Email : fcdh@snpt.km; a_allaoui@yahoo.fr
Tel : 71 15 43/ 71 60 46 / 34 60 49 Fax: 71 13 13/71 10 73
 
Appel à l’Union Africaine
 
Dans son préface sur le Guide relatif à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du novembre 2004, le Président de la FIDH Monsieur Sidiki Kaba s’est exprimé ainsi : « Considérant que la garantie de la paix et de la sécurité passe inévitablement par la lutte contre l’impunité et le respect inconditionnel des droits de l’Homme, la mise en place de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples est porteuse d’espoir pour le continent africain. ». Si l’on se réfère à cette expression, il est clair que la menace de la Paix, la fragilité de l’unité nationale et la précarité de l’Etat Nation des Comores sont dus certainement au non respect des droits de l’homme, des valeurs démocratiques et à l’impunité généralisée à tous les niveaux et dans tous les domaines. C’est pour cette raison que les Comores sont à la situation actuelle qui tend vers un contexte de non droit.
Pour aller en profondeur de la problématique, l’on assiste à une situation très inquiétante et très grave que  les Comores et plus particulièrement l’île d’Anjouan traversent. La FCDH s’inquiète comment on va réaliser des campagnes et des élections libres et démocratique à un moment de conflit armé. Une situation qui menace la paix et la sérénité de l’île et la cohésion, l’unité et l’intégrité des Comores..
A cet effet, nous attirons l’attention de l’opinion nationale et internationale qu’on est entrain de programmer la somalisation, l’irakisation et le darfourisation de l’île d’Anjouan et des Comores d’une manière génerale. Mais à quel prix ?
Nous rappelons que :
-         En 2001, les Comores ont organisé les referendums relatifs à l’adoption des constitutions des îles autonomes et de l’Union des Comores. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix et la sérénité. Première étape franchie pour la mise en chantier des institutions démocratiques de l’Etat /Nation des Comores.
-         En 2002, l’on a organisé les premières élections présidentielles de l’Union des Comores et des îles autonomes. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix et la cohésion nationale. Une deuxième étape importante est franchie.
-         En 2003, l’on a organisé les premières élections législatives de l’union et des îles autonomes. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix et la cohésion nationale. Une troisième étape franchie
-         En 2006, l’on a tenu les deuxièmes élections présidentielles de l’Union des Comores. Présidentielles. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix, la cohésion nationale, la démocratie et la transparente. Une quatrième étape franchie.
-         Cette année est la cinquième étape que doivent franchir les Comores. C’est l’étape la plus décisive pour cimenter le retour de la légalité et la normalité constitutionnelle des Comores afin de cimenter l’Etat Nation garantissant l’unité nationale et l’intégrité territoriale des Comores.
En cette étape cruciale pour le devenir des Comores, toute la classe politique comorienne se laisse entraînée par la passion et la manipulation les conduisant dans le piège de tomber dans cette programmation de la somalisation, de l’irakisation et du darfourisation de l’île d’Anjouan et d’une manière générale des Comores. Mais à quel prix ?
L’on se demande pour quoi une période intérimaire de 60 jours doit conduire l’île d’Anjouan dans une telle situation dramatique ? Pour quoi et à quel prix ?
L’on se demande si la Communauté Internationale minimise cette situation qui pourrait tourner à un carnage aboutissement ainsi à la dislocation et la démolition totales de l’Etat/Nation de l’Union des Comores.
 
L’on assiste déjà aux premiers affrontements sont déclenchés hier, le début de l’après midi du mercredi 2 mai entraînant quelque dégât matériel et quelques blessés moins graves. 
Ce qui nous inquiète de plus en plus, c’est d’arriver à un pourrissement de la situation. L’on se demande où en est avec la Mission Militaire de l’Union Africaine ?
Face à cette situation, nous lançons un appel pressant à la Communauté Internationale et notamment en premier chef l’Union Africaine, le Système des Nations Unies, l’Union Européenne, la Ligue des Etats Arabes et les pays amis des Comores pour intervenir dans les meilleurs délais pour rétablir la légitimité et la légalité constitutionnelles de l’ Île d’Anjouan.
Ainsi, nous attirons l’attention de tout un chacun que l’échec de ce processus va de la discrédit de l’Union Africaine qui n’aurait pas réussi à régler un petit problème d’un petit pays de moins de 700 000 habitants. En tout cas c’est ce que veulent certains.
Nous sommes fermement convaincus que notre appel est entendu et que l’Union Africaine et d’une manière générale la Communauté Internationale prendront toutes les dispositions nécessaires pour rétablir la paix, la légitimité et la légalité constitutionnelle.
 
Moroni, le 3 mai 2007
Le Président de la FCDH
 
 
 
 
Ahmed Mohamed Allaoui
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 09:16
Présidentielles des îles : Le président de la CENI appelle à la sagesse et celui de l’Union à la maturité
 
A en croire le président le scrutin des 10 et 24 juin prochain sera l’occasion pour les anjouanais en particulier de « réaffirmer leur volonté de changement ». Une phase décisive du processus de Moroni,mercredi 2 mai 2007 (HZK-Presse) – La campagne électorale des présidentielles des îles autonomes a démarré le 30 avril à minuit pour prendre fin le 8 juin à la même heure, a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ali Saïd Mdahoma, devant plusieurs journalistes réunis au siège de l’organe chargé de l’organisation de ces élections.
 
Le président de la CENI qui s’est dit convaincu que l’avenir du pays dépend du bon déroulement des prochaines élections, a eu l’appui, dans ce sens, du président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah M. Sambi qui, s’adressant à la nation la veille du lancement de la campagne, a appelé tous les Comoriens à faire preuve de sagesse et de maturité.
 
Le président de la CENI a appelé les candidats à faire preuve de « civisme et de patriotisme »,  estimant que ce sont là deux éléments majeurs qui inciteront les Comoriens à « se rendre aux urnes », demandant un combat « d’idée et des projets pour l’avenir » de la nation et non une « campagne d’attaques personnelles et de dénigrement » des uns et des autres.
 
Le président Ali Saïd qui s’est voulu rassurant, a dit : « la CENI, cette fois-ci, ne ménagera aucun effort pour que la campagne électorale se déroule conformément aux dispositions de la loi électorale ».
 
Se référant à des dispositions de la loi électorale, le président de la CENI, citant celle-ci, a rappelé : « chaque candidat bénéficie d’un temps de parole et de parution égal au niveau de tout organe de presse » traitant des élections, précisant que l’ordre de passage des candidats est décidé par la CENI en accord avec les directions desdits établissements par tirage au sort.
 
« Il est strictement interdit aux candidats … de promettre ou faire promettre, distribuer ou faire distribuer aux électeurs, de l’argent, des vivres ou des biens matériels de quelque nature que ce soit », a rappelé M. Saïd, insistant sur les sanctions encourues en cas de violation des articles 72 et 73 du code électoral.
 
Ali Saïd a insisté aussi sur une autre interdiction relative aux contraintes, menaces ou la tenue de propos diffamatoires ou provocateurs par les candidats ou leurs représentants tout au long de la campagne, demandant l’implication des électeurs qu’il souhaite voir vigilants.
 
Et le président Sambi, le soir, d’enchaîner sur la même lancée pour que le monde, a-t-il dit, « voie en nous des hommes de paix de démocratie et un peuple mûr ».
 
Situant l’enjeu des prochaines élections dans le dénouement de la situation tendue qui prévaut dans l’île d’Anjouan, suite à la constatation par la Cour constitutionnelle d’une « vacance de la fonction » après expiration le 14 avril 2007 du mandat de Mohamed Bacar, chef de l’exécutif sortant et candidat à sa propre succession, le président de l’Union entend « mettre un terme à la situation d’Anjouan où prévaut la seule force des armes ».
 
Il promet la tenue d’élections transparentes et démocratiques « sous la conduite du nouveau gouvernement de transition » de l’île, que doit former Houmadi Kambi, désigné le 28 avril dernier pour assurer l’intérim du colonel Mohamed Bacar.     
 
A en croire le président Sambi, le scrutin des 10 et 24 juin prochain sera l’occasion pour les anjouanais en particulier de « réaffirmer leur volonté de changement ». Une phase décisive du processus de réconciliation nationale, dit-il, qui devrait « prouver à l’extérieur la crédibilité retrouvée des Comores ».
 
Source : Hassani Ahmed - 020507/ha/hzkpresse/7h
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