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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 23:44
Entre réactions mitigées et inquiétude après l’accord de sortie de crise à Anjouan
 
Moroni, samedi 12 mai 2007 (HZK-Presse) – L’ancien ministre de l’économie et du commerce du gouvernement de l’île autonome d’Anjouan, Halidi Dhoihirou, est devenu depuis hier vendredi le chef de l’exécutif par intérim, chargé de la gestion de la transition jusqu’à l’investiture du nouveau président de l’île. M. Dhoihirou, issu du mouvement séparatiste, est présenté comme un homme discret, politiquement effacé au sein du pouvoir Bacar.
 
Selon de nombreux observateurs à Moroni, c’est le colonel Mohamed Bacar qui est « sorti gagnant » du bras de fer qui l’a opposé depuis une semaine au président de l’Union, en réussissant à imposer son propre ministre au poste de président intérimaire d’Anjouan, et à garder la même équipe gouvernementale, exceptée le départ de Djaffar Salim, qui cède le portefeuille du ministère de l’intérieur en charge des élections, à son collègue des Finances, Mahmoud Duclain.
 
Ce dernier, qui passe pour être un des fidèles du président sortant [il est « l’inamovible » ministre des finances depuis l’arrivée au pouvoir en août 2001 du colonel Bacar], cumulera les deux départements.
 
Quant à Djaffar Salim, il assure désormais exclusivement la direction de campagne du colonel Mohamed Bacar, candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle des 10 et 24 juin prochain.
 
L’accord obtenu hier sous les auspices de la communauté internationale, conduite par l’envoyé spécial de la Commission de l’Union africaine, Francisco Madeira, prévoit le déploiement à Anjouan d’une force multinationale de sécurisation du processus électoral, dont un premier contingent d’une quarantaine d’hommes serait déjà arrivé à Moroni, en provenance de l’Afrique du Sud, pays coordonnateur des efforts des pays de la région dans la crise comorienne.
 
A noter que la dernière résolution de l’Union africaine publiée mercredi dernier, évoque une double mission pour cette force, la sécurisation des élections d’une part et le « retour de l’autorité de l’Etat à Anjouan », d’autre part.
 
Contrairement à celle dévolue à l’Amisec lors de la présidentielle de l’Union de 2006, la mission actuelle sera moins imposante en termes d’effectif (entre 300 et 500 observateurs militaires) et la force de gendarmerie d’Anjouan pourra y être associée, ce qui ne semble pas faire l’unanimité au sein de la classe politique. Les six adversaires que le colonel Bacar aura à affronter le 10 juin prochain ne cachent pas leur inquiétude, dans un communiqué publié à Mutsamudu.            
 
Les premières réactions sont plutôt mitigées du coté du gouvernement de l’Union, « désavoué » aux yeux de l’opinion, par l’annulation de la nomination de Houmadi Kaambi, que le président Ahmed Abdallah Sambi avait choisi le 28 avril dernier, pour assurer la fonction de chef de l’exécutif d’Anjouan par intérim, au lendemain de la constatation de la fin du mandat de Mohamed Bacar, par la Cour constitutionnelle.
 
L’ambassadeur F. Madeira tiendra ce samedi à 11 heures une conférence de presse, pour un premier bilan de la médiation menée depuis plusieurs jours par l’ensemble de la communauté internationale représentée en Union des Comores.     
 
Source : El-Had Said Omar - 120507/eso/hzkpresse/7h00
 
 
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 23:34
Dénouement de la crise à Anjouan : Bacar choisit un de ses ministres pour assurer l’intérim
 
Moroni, vendredi 11 mai 2007 (HZK-Presse) – La nouvelle crise anjouanaise vient de connaître un dénouement, par la conclusion d’un accord politique entre le chef de l’exécutif de l’île, le colonel Mohamed Bacar, et le président de la république, Ahmed Abdallah Sambi. C’est ce qu’a appris HZK-Presse ce vendredi en début d’après-midi, de source diplomatique.
 
Les négociations entamées depuis une dizaine de jours sous les auspices de la communauté internationale, conduite par l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, avaient butté sur la désignation de l’autorité qui aura à assurer l’intérim de la fonction de chef de l’exécutif de l’île, jusqu’aux élections présidentielles des 10 et 24 juin prochain.
 
C’est finalement le nom de l’actuel ministre de l’économie du gouvernement de l’île, Halidi Dhoihirou, qui a été proposé par le colonel Bacar, pour présider l’organe de transition, au lieu de Houmadi Kaambi, initialement nommé par décret du président de l’Union.
 
M. Kaambi et les huit membres de son gouvernement qu’il a formé le 2 mai n’ont jamais pu siéger, à cause des violences militaires qui en ont suivi de la part de la force de gendarmerie d’Anjouan (FGA) sous contrôle du président Bacar.
 
L’Armée nationale de développement (AND) qui a essuyé les tirs de la FGA, a du opérer un repli sur Mohéli et Ngazidja, en attendant une sortie de crise négociée.
 
C’est dans la discrétion totale que les discussions se sont poursuivies dans le cadre de la médiation internationale, pour aboutir à ce difficile compromis entre le gouvernement de l’Union et les dirigeants de l’île autonome d’Anjouan, sur la tenue des élections dans « un contexte apaisé et sécurisé », confiait à la presse Francisco Madeira.
 
L’accord finalisé aujourd’hui a même impliqué la Cour constitutionnelle dont les membres se sont même rendus ce matin à Anjouan, pour procéder à une « cérémonie de prestation de serment » du président intérimaire de l’île, après signature par le chef de l’Etat d’un décret de nomination.
 
Par ailleurs, un incident s’est produit ce matin dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale où le député Mohamed Maanrouf, qui est président de la Commission des lois, a protesté contre la suspension depuis une semaine de sa ligne téléphonique, sur décision des autorités du pouvoir central, suite aux récents événements qui ont éclaté à Anjouan.
 
Interrogé par HZK-Presse, M. Maanrouf a qualifié cette mesure d’acte « inadmissible et entaché d’illégalité », estimant qu’en tant qu’élu de la nation il jouit « d’une immunité parlementaire » garantie par la constitution.
 
Cet élu de la circonscription de Mutsamudu fait partie de la cinquantaine de personnes privées de téléphone, car suspectées d’avoir des « contacts suivis » avec le régime du colonel Mohamed Bacar à Anjouan.
 
Une accusation que récuse le jeune député qui, au cours d’une séance plénière du parlement tenue ce vendredi matin, a exprimé devant les membres du gouvernement de l’Union, son « indignation », à un moment où il croit devoir agir « dans la recherche d’une solution d’apaisement à la crise, par la concertation avec les uns et les autres », explique-t-il.   
 
Source : El-Had Said Omar - 110507/eso/hzkpresse/17h00
 
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 13:04
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Société
Sortie en France d’un film sur Mayotte :
Aller simple pour Maoré, ou le parcours des Comoriens des autres îles devenus clandestins par le visa Balladur
    
Moroni, jeudi 10 mai 2007 (HZK-Presse) La diaspora comorienne de France verra bientôt sur le petit écran un film documentaire consacré à Mayotte, quatrième île de l’archipel des Comores maintenue sous administration française, et intitulé « Aller simple pour Maoré ». Il s’agit d’un document audiovisuel de 84 minutes, produit début 2007 par Agnès Fouilleux.
 
Son réalisateur a sans doute voulu aborder un sujet d’actualité qui a défrayé la chronique ces dix dernières années, à savoir les mouvements migratoires entre les trois îles de la partie indépendante [Ngazidja, Ndzouani et Mwali], et le territoire « sous occupation » française.      
 
HZK-Presse a reçu une présentation sommaire faite par Pierre Caminade, auteur du livre « Comores - Mayotte : une histoire néocoloniale », publié aux éditions Agones [article publié dans Billets d’Afrique de mai 2007].
 
« L’aller simple pour Mayotte » est présenté au public comme « le parcours que font les Comoriens des trois autres îles de cet archipel depuis que le gouvernement Balladur en a fait des clandestins, en 1995, en instaurant un visa », écrit Pierre Caminade.
 
Pour l’auteur français, l’obligation faite aux Comoriens des autres îles de se munir d’un visa d’entrée pour se rendre à Mayotte, les pousserait à rester sur place « au lieu d’y faire de brefs séjours », dit-il.
 
Et M. Caminade de relater la vie quotidienne de ces centaines de « clandestins » pourchassés par l’administration locale, et dont l’effectif aurait décuplé depuis les déclarations en 2004 sur « le droit du sang » attribuées à François Baroin, alors ministre de l’Outre-mer.
 
Des Maorais font parfois des « révélations choc », fait observer Mabadi Ahmédali, membre de la Coordination du CAAC - Comores, loin des polémiques sur le contentieux territoriale qui continue à opposer l’Etat comorien à la France sur l’île de Mayotte.
 
« Le film nous entraîne dans l’univers cruel et absurde des incendies commandités par des maires, des soins médicaux obligatoires et interdits à la fois, des risques d’épidémies liés au refus de soigner un quart de la population. Le tout impulsé par le fantasme d’une nationalité française qui serait trop facile à obtenir... », écrit l’auteur français, visiblement choqué par cette « face cachée » d’une île dont la classe dirigeante n’aspire qu’à obtenir un hypothétique statut de « département français ».  
 
Là-bas les clandestins sont des employés domestiques ou gardiens de zébus. L’on apprend même que depuis 1995 de nombreux ébénistes anjouanais qui exportaient à Mayotte leurs sculptures sur bois très prisées, ont dû y élire domicile dans la clandestinité, et que leurs clients ne sont autres que les fonctionnaires français, y compris les gendarmes qui sont à leur trousse.
 
« Dans leur press-book, un coffre offert au président Chirac lors d’une visite sur l’île. C’est un exemple symptomatique », rapporte Pierre Caminade qui fait une lecture critique des stratégies du préfet de Mayotte, « pour répondre aux objectifs chiffrés de déplacements forcés de populations ».
 
Ceux qui ont eu la primeur de visionner « Aller simple pour Maoré », notamment le groupe CAAC-Comores, espèrent organiser des séances de projections, suivies de débats avec la réalisatrice et des militants anticolonialistes.
 
Pour l’instant la réalisatrice du film n’a pas réussi à obtenir une diffusion sur des chaînes de télévision, et n’a bénéficié d’aucune forme de subvention rapporte le CAAC.
 
El-Had Said Omar
100507/eso/hzkpresse/12h00
 
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 12:59

Elections aux Comores: l'UA envoie une mission électorale et sécuritaire ADDIS ABEBA (AFP) -

L'Union africaine (UA) a décidé l'envoi d'une mission "d'assistance électorale et sécuritaire" aux Comores pour sécuriser les élections des présidents des îles de cet archipel de l'Océan Indien, théâtre d'affrontements la semaine dernière. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a décidé mercredi de l'envoi de cette mission lors d'une réunion au niveau ministériel mercredi à Durban (Afrique du Sud), selon un communiqué transmis jeudi à l'AFP au siège de l'UA à Addis Abeba.

Le CPS "invite le président de la Commission (...) à finaliser les modalités de la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'UA aux Comores (MAES), déjà envisagée, et à procéder à son déploiement dès que possible", selon ce communiqué.


Cette mission sera déployée pour une période initiale du 13 mai au 31 juillet.

Cette force devra "assister les forces comoriennes de sécurité en vue de créer un environnement sécurisé et stable permettant la tenue d'élections libres, justes et transparentes pour les président des îles".

Elle devra "surveiller et vérifier que les forces de sécurité comoriennes jouent un rôle efficace en assurant que les élections se déroulent sans problème, conformément aux normes internationales".

La mission devra aussi "faciliter la restauration effective de l'autorité du gouvernement central (de l'Union) dans l'île d'Anjouan".

Les Comores organisent les 10 et 24 juin les élections des présidents des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli).

La semaine dernière, des affrontements avaient opposé à Anjouan l'armée comorienne aux gendarmes d'Anjouan, loyaux envers l'ex-président de l'île Mohamed Bacar. Deux personnes avaient été tuées et 12 soldats de l'armée arrêtés par les gendarmes.


Dans son communiqué, l'UA s'est dite "préoccupée par la situation aux Comores" et "condamne fermement les attaques perpétrées par la gendarmerie anjouanaise contre l'armée nationale comorienne".

L'Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre les trois îles autonomes qui la composent et l'Etat fédéral.

Lors de l'élection présidentielle aux Comores d'avril et mai 2006, l'UA avait aussi déployé une mission pour la sécurisation des élections (Amisec).

Publié le: 10/05/2007 à 13:31:05 GMT Source : AFP

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 12:50
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / France
Conférence de presse de l’ambassadeur C. Job :
La coopération française respecte le cadre institutionnel d’une fédération et non d’une confédération d’Etats
   
Moroni, jeudi 10 mai 2007 (HZK-Presse)« Un pays qui n’est pas en mesure de financer ses propres élections est-il réellement indépendant ? », s’interroge d’entrée de jeu l’ambassadeur de France en Union des Comores, face à la presse nationale qu’il a conviée hier soir à un entretien voulu « franc et sans langue de bois ».
 
Et Christian Job de citer le chiffre de 450.000 euros (221 millions francs comoriens), qu’apporte son pays au budget des présidentielles des îles des 10 et 24 juin prochain, plaçant la France au rang de premier contributeur, devant l’Union européenne et le Pnud.
 
Le diplomate français exprime la « grave préoccupation » de son pays et de l’ensemble de la communauté internationale sur la tenue des élections y compris à Anjouan où règne une tension politique depuis les violences militaires de la semaine dernière. « La France a énergiquement condamné » ces actes dirigés contre l’armée nationale de développement (AND) par la force de gendarmerie d’Anjouan (FGA), rappelle-t-il.
 
Paris n’entretient « aucune relation bilatérale avec Anjouan », poursuit M. Job, pour qui les actions de son pays avec chacune des îles autonomes de l’Union des Comores « s’inscrivent dans le seul champ d’intervention de la coopération décentralisée ».
 
Des relations « respectueuses » du cadre institutionnel comorien « d’une fédération et non d’une confédération d’Etats », explique un représentant de la France quelque peu « scandalisé » que son pays soit l’objet « d’accusations rocambolesques », soupçonné d’ingérence dans les affaires comoriennes.
 
Christian Job rejette « cette absurdité » qui ferait croire que son pays puisse être « suspecté de déstabiliser les Comores, d’instruire des militaires de Bacar [chef de l’exécutif de l’île d’Anjouan dont la fin du mandat depuis le 14 avril dernier a été constatée par la Cour constitutionnelle, ndlr], et même de fournir des armes et des mercenaires… »
 
Justifiant la suspension « temporaire » de la coopération sanitaire entre le centre hospitalier de Mayotte et celui d’Anjouan, à la demande des autorités de Moroni, l’ambassadeur de France dit déplorer cette situation qui risque de retarder la mise en place de nombreux projets de coopération décentralisée avec les îles autonomes.
 
Selon la version officielle, un couple de coopérants français en poste à Anjouan avait été soupçonné à tort d’héberger des mercenaires, qui seraient en réalité deux médecins ORL en tournée médicale dans l’île.   
 
Revenant sur la tenue des élections, le diplomate français exprime le souhait que le calendrier électoral établi par la Commission électorale nationale soit respecté. Paris y apportera son appui au coté de l’Union Africaine et de l’Afrique du Sud, le pays coordonnateur. « Le scrutin doit impérativement avoir lieu à la Grande-Comore et à Mohéli, le cas échéant », dit-il.
 
Mais poussant plus loin son analyse de la crise comorienne, M. Job estime qu’après 31 ans dépendance, « il serait temps que les comoriens prennent leur destin en main et qu’ils apprennent à se parler pour sortir de cette crise permanente ». Les récents événements d’Anjouan sont selon lui « le dernier soubresaut d’un conflit séparatiste qui n’a pas été résolu ».
 
Le risque d’un blocage du processus électoral était à ses yeux évitable si les autorités comoriennes savaient s’y prendre à temps. « Dans toute démocratie qui fonctionne les élections ont lieu avant la fin du mandat électif, pas après ! », lance l’ambassadeur.
 
S’exprimant sur l’affaire du détachement de Mayotte du code pays 269 attribué à l’ensemble des quatre îles de l’archipel des Comores, le représentant de la France se contente de prendre acte de la protestation du gouvernement comorien.
 
Concernant l’affaire de la Banque pour l’industrie et le commerce [Bic, du groupe français BNP-Paribas récemment reprise par la BRED-Banque populaire], condamnée le mois dernier par le tribunal de Moroni à verser 3 milliards fc (6 millions d’euros) à un de ses clients à titre de dommages et intérêts, Christian Job émet sa « ferme protestation pour la manière pas convenable de la conduite judiciaire » de ce contentieux commercial. Le dénouement de cette affaire « aura valeur de test pour la France », prévient-il. La Bic représente 13% des intérêts français aux Comores, rappelle-t-on.           
 
A propos du départ annoncé du lieutenant-colonel Said Hamza pour la France, où il devrait suivre une formation à l’école de Guerre, le diplomate français confirme l’annulation de l’inscription, suite au limogeage de celui qui a été jusqu’au 2 mai dernier le chef d’état-major de l’armée comorienne. « Pour le moment aucun autre officier comorien n’ira à sa place », ajoute-t-il.
 
Quant à la participation de Mayotte aux prochains jeux des îles de l’Océan indien, M. Job dément toute information sur une éventuelle remise en cause de l’accord déjà conclu entre Moroni et Paris.
 
Enfin, sur le cas des expulsions massives des comoriens des autres îles opérées à Mayotte, l’ambassadeur renvoie la balle à la partie comorienne qui n’aurait pas pris d’initiative dans le cadre des conclusions de la dernière réunion de la Commission mixte franco-comorienne d’avril 2006, sur les aménagements à apporter à la gestion des « mouvements de populations » entre les îles.
 
« Cela aurait permis d’éviter les souffrances qu’endurent de nombreuses familles, dans le respect des législations en vigueur et des droits de l’homme », conclut-il.   
 
Commentant l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république française, le diplomate assure qu’il n’y aura pas de flexion dans la coopération bilatérale. Paris tiendra son engagement de l’ordre de 88 millions d’euros en faveur des Comores, annoncé à la conférence des bailleurs de fonds de décembre 2005 à Maurice, et formalisé en novembre dernier à Moroni par la ministre française de la coopération à travers le Document cadre de partenariat, tient à rappeler C. Job.    
 
El-Had Said Omar
100507/eso/hzkpresse/7h00
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 12:46

Visite d’investisseurs koweitiens : Pose de la première pierre d’un village touristique au nord de Ngazidja

Moroni, mercredi 9 mai 2007 (HZK-Presse) - Le vice-président de l’Union Idi
Nidhoim et Bachar Kiwal, le chef de cabinet du prince koweitien Cheikh Sabah
Jaber Moubarak Al Sabah, ont donné le coup d’envoi pour le lancement des travaux
de construction du village touristique baptisé Jannal-Kamariyou (le Paradis des
Comores) le week-end dernier à Bangoi-Kouni au Nord de l’île de Ngazidja.
Le village sera installé sur le lieu dit Hadjizo, un vaste domaine de 1.000
hectares situé entre la localité de Bangoi-Kouni et celle d’Ivoini un peu plus à
l’est formant la commune d’accueil du site avec deux villages situés en hauteur,
Batsa et Ouzio.

Le coût du projet est évalué à près de 140 millions d’Euros (environ 70
milliards de francs comoriens) et les travaux qui commenceront probablement au
mois de juillet prochain, en tout cas, avant la fin de cette année, sont prévus
pour durer à peu près trois ans.

Le Paradis des Comores doit, en principe, être prêt pour 2010 en vue
d’accueillir les délégations qui assisteront aux matchs éliminatoires de la
Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, espère-t-on du coté des autorités
comoriennes.

« Je vous demande de garder espoir, a dit Idi Nidhoim, le vice-président en
charge des Transports et du Tourisme en s’adressant aux habitants de la commune
de Cembenoi-Lac Salé, car ce projet arrivera à terme et que les populations de
cette région en seront les premiers bénéficiaires ».

Les habitants de la commune qui se disent très satisfaits d’abriter le futur
village touristique demeurent, toutefois, réservés et attendent de voir le début
des travaux pour le croire réellement. « Ce n’est pas la première que l’on parle
de ce projet, ici », a dit Youssouf Djaé, instituteur à la retraite qui se
remémore de l’ère du régime Taki [1996-1998], période à laquelle remonte l’idée
du projet.

La réalisation du Jannal-Kamariyou engendrera la création de 5.000 emplois
directs et près du double comme emplois indirects selon les concepteurs du
dossier.

Si ces prévisions se vérifient, le futur village touristique sera le deuxième
employeur des Comores après la fonction publique dont le nombre des agents
avoisinerait 10.000 personnes.

Source : Hassani Ahmed - 090507/ha/hzkpresse/12h00
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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 12:20
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores /
Nouvelle crise à Anjouan :
Vers une sortie pacifique de la crise
   
Mutsamudu, mercredi 9 mai 2007 (HZK-Presse)C’est avec une note de satisfaction et le sourire que l’émissaire spécial de l’Union africaine aux Comores Francesco Madeira a quitté Anjouan tard dans l’après midi de ce mardi 8 mai, après plusieurs heures d’entretien avec le colonel Mohamed Bacar, chef de l’exécutif de l’île autonome d’Anjouan dont le mandat est arrivé à terme le 14 avril dernier.
 
Cette note d’optimisme est caractérisée par la libération des soldats de l’armée nationale de développement (AND), la levée du couvre feu instauré par les autorités de l’île depuis le mercredi 2 mai dernier et le retour à Anjouan d’ « un climat apaisé. »
 
« On a bien travaillé et maintenant je peux vous dire que des soldats de l’AND sont à l’aéroport je veux les prendre avec moi vers Moroni, le couvre feu a été levé, l’environnement va être apaisé », a déclaré mardi après midi à la presse, Francesco Madeira à la sortie de son entretien à Daru-Nnajah avec Mohamed Bacar.
 
« Nous avons discuté profondément des choses très importantes qui peuvent permettre que les élections se tiennent dans un environnement apaisé, calme et dans la liberté nécessaire pour que chacun fasse sa campagne électorale », a-t-il ajouté.
 
Quant à son interlocuteur Mohamed Bacar, il a affirmé que les choses sont en bonne voie et s’est dit « confiant que dans les heures à venir la raison l’emportera tout en restant dans la constitution de l’île autonome d’Anjouan. »
 
Interrogé sur la personne qui doit assurer l’intérim pendant la période électorale, Monsieur Madeira s’est abstenu de toute réponse affirmative.
 
« Je serai en position de vous répondre avec tous les détails après que j’aurai consulté mes supérieurs à Adis Abeba, je vais essayer aussi d’entamer quelques conversations avec la cour constitutionnelle, et demain ou après demain je compléterai mon discours », a-t-il dit.
 
A la même question, Mohamed Bacar a affirmé que c’est à l’un de ses actuels ministres qui incombera d’assurer l’intérim et le gouvernement en place « doit assurer les affaires courantes, même s’il y aurait des petites modifications. »
 
Des éléments de la force de gendarmerie d’Anjouan ont été déployés aux alentours de l’hôtel Al Amal pour empêcher la population de rencontrer Monsieur Madeira, a constaté HZK-Presse.
 
Le mardi matin, des habitants de la ville de Ouani ont manifesté devant le cortège de la mission diplomatique en brandissant des banderoles hostiles au président Bacar, a appris HZK-Presse.
 
Hamid Ahmed
090507/ha/hzkpresse/14h00
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 12:36
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
Elections présidentielles des îles :
La campagne peine à décoller à cause d’Anjouan
    
Moroni, mercredi 9 mai 2007 (HZK-Presse) Officiellement ouverte depuis le 30 avril dernier, la campagne en vue des présidentielles des îles autonomes s’enlise dans la morosité et l’incertitude à cause de la nouvelle crise anjouanaise. Si tous les candidats à l’exécutif de Ngazidja ont ouvert leurs quartiers généraux dans les quatre coins de la capitale, les grands rassemblements publics n’ont toujours pas commencé.
 
Les 18 prétendants au fauteuil de Mrodjou [siège de la présidence de l’île] semblent observer une période d’attentisme, dans l’espoir que l’envoyé spécial de l’Union africaine, Francisco Madeira, finira bien par arracher au colonel Mohamed Bacar un accord de sortie de crise, et permettre au processus électoral de se dérouler jusqu’au bout sur l’ensemble des trois îles.
 
Jusqu’à hier mardi en fin d’après-midi, le diplomate de l’organisation panafricaine qui est à sa troisième mission de médiation dans le pays en quatre mois, n’avait pas encore réussi à convaincre le chef de l’exécutif d’Anjouan de céder l’intérim à l’autorité désignée le 28 avril dernier par le président de l’Union, en la personne de Houmadi Kambi, actuel président de l’assemblée de l’île. Ce dernier est toujours contraint à la clandestinité ainsi que les 9 membres de son « gouvernement de transition ». 
 
Le colonel Mohamed Bacar, lui-même candidat à sa propre succession pour le scrutin des 10 et 24 juin prochain, aurait accepté de se conformer à l’arrêt de la Cour constitutionnelle constatant l’expiration depuis le 14 avril 2007 de son mandat de président de l’île, apprend HZK-Presse de source diplomatique, mais l’home fort de l’île pose encore le « préalable » d’une annulation du décret de désignation de Houmadi Kambi, à la fonction de président par intérim.
 
En revanche, le volet sécuritaire de la crise a évolué au cours de dernières vingt quatre heures, avec la libération négociée des 12 militaires de l’armée nationale de développement (ADN), qui avaient été faits prisonniers par la force de gendarmerie d’Anjouan (FGA) depuis une semaine.
 
Ces éléments loyalistes de l’armée nationale ont essuyé des tirs à l’arme automatique mercredi dernier, de la part de la FGA, après avoir tenté de prendre le contrôle de certains édifices publics dans le chef lieu de l’île, Mutsamudu. Une violence militaire qui a fait un mort et de nombreux dégâts matériels [lire dépêches des 3 et 4 mai 2007].          
 
Les 12 militaires de l’AND ont regagné Moroni hier après-midi, à bord du vol qui a transporté l’envoyé spécial de l’Union africaine. Parmi eux, le lieutenant-colonel Combo Ayouba, récemment nommé Commandant régional du détachement de l’armée nationale à Anjouan.
 
C’est le premier résultat concret des négociations engagées par la communauté internationale entre le chef de l’exécutif d’Anjouan et les autorités du pouvoir central, à l’actif de l’Union africaine dont un contingent d’observateurs civils et militaires est attendu à Moroni dans le cadre de l’appui sollicité par les parties comoriennes d’une sécurisation des prochaines élections.
 
L’ambassadeur Madeira devrait retourner de nouveau à Anjouan, ce mercredi 9 mai, pour poursuivre le volet politique de sa mission, apprend HZK-Presse, dans le but d’aboutir à « un ultime compromis » entre les positions défendues par le régime du colonel Mohamed Bacar en place depuis août 2001, et le gouvernement du président de l’Union Ahmed Abdallah Sambi, élu en mai 2006.
 
Dans l’entourage du président anjouanais l’option d’un retrait du colonel Mohamed Bacar n’est pas écartée, mais c’est le choix de l’organe de transition et son mode de désignation qui constituent la principale pomme de discorde.
 
El-Had Said Omar
090507/eso/hzkpresse/7h00
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 16:28
Evenements d'Anjouan : L'ancien Président de la Cour Constitutionnelle adresse un courrier à l'Union Africaine
Vous trouverez ci-dessous le contenu du courrier que Monsieur Ahmed Abdallah Sourette, Ancien Président de la Cour Constitutionnelle des Comores a adressé le 04 mai dernier au Président de la Commission de l'Union Africaine dans lequel il donne sa version des faits et expose son point juridique.
Anjouan, le 4 mai 2007

Ahmed Abdallah SOURETTE
Président de la Cour Constitutionnelle

A

Monsieur le Président de la Commission
De l’Union Africaine

ADDIS ABEBA

Son Excellence et Monsieur le Président,

Je viens d’être informé de la réaction de notre Organisation Africaine après les événements récents sur l’Ile Autonome d’Anjouan condamnant l’attaque contre les forces de l’AND (Armée Nationale du Développement).

Je voudrais, en ma qualité de Président de la Cour Constitutionnelle de l’Union des Comores fournir des éclaircissements sur ce sujet :

L’attaque comme elle est appelée, est en réalité une opération de délogement des forces de l’ AND (Armée Nationale du Développement) basées à Anjouan qui avaient occupé illégalement des locaux abritant des services des ministères des Finances et de l’Intérieur de l’Ile Autonome d’Anjouan. Cette occupation avait pour but d’installer d’autres ministres nommés à la veille par un président par intérim désigné par le Président de l’Union des Comores soit disant que le mandat du Président de l’Ile Autonome d’Anjouan est arrivé à son terme.

Sans nul doute le mandat de ce dernier s’est achevé le 14 Avril 2007, et normalement d’autres élections devraient être organisés avant la fin du mandat pour ne pas justement se retrouver dans un vide juridique .Mais cela n’a pas été le cas. A qui la faute ?

A mon avis, nulle part au monde, un Président élu qui se représente n’est appelé à démissionner au préalable et la Cour Constitutionnelle dans le cas des Comores l’a confirmé dans un arrêt jugeant la démission qui a été voté par les parlementaires, non conforme à la Constitution de l’Union des Comores.

Par conséquent le Gouvernement de l’Ile Autonome d’Anjouan en place, en attendant l’élection d’un nouveau Président et la passation de service, reste légal.

Par contre la nomination d’un Président par Intérim par le Président de l’Union des Comores est sans base juridique.

Je voudrais rappeler que le nouvel ensemble comorien né des accords de Fomboni accorde aux Iles qui composent l’Union, une large autonomie ; chaque Ile disposant de sa propre loi fondamentale.
Justement ni la Constitution de l’Union ni la loi fondamentale de l’Ile d’Anjouan ne prévoit le cas de fin de mandat. Par contre la loi fondamentale d’Anjouan prévoit en son article 22
Je cite : En cas d’absence ou d’empêchement temporaire, le Président de l’Ile Autonome d’Anjouan sera remplacé par un de ses Ministres de son choix. Et l’on aurait pu considérer qu’il y a empêchement temporaire pendant la période préélectorale de campagne.

Malheureusement le Président de l’Union des Comores a préféré outre passer ses pouvoirs en nommant lui-même un Président par intérim ce qui est contraire et à la lettre et à l'esprit de la Constitution de l’Union et de la loi fondamentale de l’Ile Autonome d’Anjouan ; acte ayant pour conséquence l’affrontement entre l’armée nationale et la force de sécurité de l’île.
Cette confrontation était prévisible car l’AND quelques jours auparavant, a eu à procéder au recrutement des mercenaires.

Pour moi ce qui est survenu à Anjouan n’est pas une surprise, c’est l’aboutissement logique d’un processus prémédité par le Gouvernement de l’Union visant à écarter coûte que coûte le Président d’Anjouan du pouvoir dont j’ai été la première victime.

En effet le Président Sambi dans une lettre adressée fin février individuellement aux membres de la Cour Constitutionnelle, a demandé à ces derniers de me destituer alors qu’il n’en avait pas ce droit en vertu du principe de séparation des pouvoirs entre les institutions d’une part d’autre part de l’indépendance de la haute juridiction. Mais mes pairs sans hésiter ont exécuté.
Dès cet instant j’ai compris qu’il s’agissait d’une machination politique ayant pour aboutissement la déstabilisation de l’Ile Autonome d’ Anjouan et de son Président.

La preuve, toute la procédure de destitution a été viciée aussi bien sur la forme que sur le fonds. En définitif ce sont les forces militaires de l’AND qui m’ont chassé.
Aujourd’hui la Cour Constitutionnelle, après mon départ et celui du conseiller madjid par solidarité se trouve réduite à 5 membre au lieu de 7 et continue à siéger en toute illégalité en prenant bien entendu des décisions en violation des règles de droit, pourvu qu’elles satisfassent le Gouvernement de l’Union des Comores.

Avant mon départ j’ai pris soin d’en aviser la Communauté Internationale aux Comores en premier lieu, le Représentant de l’Union Africaine Monsieur Mourad ; une façon d’attirer l’attention de toute la Communauté internationale des conséquences fâcheuses qui pourraient porter atteinte encore une fois à la fragile stabilité de notre Pays.

Hélas mon départ de la Cour Constitutionnelle a laissé indifférent cette Communauté qui n’a pourtant ménagée aucun effort pendant des années afin que les Comores retrouvent la voie de la stabilité, de la démocratie et de l’Etat de droit.
Aujourd’hui à cause des manoeuvres politiciennes du Gouvernement de l’Union, le processus de réconciliation national risque d’être remis en cause, ce qui serait dommage et la Cour Constitutionnelle en assume l’entière responsabilité pour avoir rendu un arrêt controversé

Veuillez agréer Son Excellence et Monsieur le Président mes salutations les plus sincères.


Copies :
Présidence de l’union
Présidents des îles autonomes
Union africaine aux Comores
Union européenne
Ambassade de France
Ambassade de l’Afrique du sud
Cour constitutionnelle

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 15:12
Le colonel Bacar pose des conditions pour se retirer du pouvoir à Anjouan
 
Moroni, lundi 7 mai 2007 (HZK-Presse) – Le colonel Mohamed Bacar aurait accepté de céder le pouvoir jusqu’à la tenue des élections présidentielles des îles des 10 et 24 juin prochain, à condition que le président de la république annule son décret portant nomination de Houmadi Kambi aux fonctions de chef de l’exécutif de l’île par intérim.
 
C’est ce qui ressort des négociations entamées hier dimanche à Anjouan, entre une délégation de la communauté internationale, conduite par Francisco C. Madeira, envoyé spécial du président de la Commission de l’Unité africaine.
 
Les discussions se sont déroulées à huis clos dans une résidence privée du colonel Mohamed Bacar, à l’entrée de Barakani, sa ville natale transformée en forteresse, entre 12 h et 15 h 30, en présence des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales en poste à Moroni [Afrique du Sud, Chine, France, Libye, Madagascar, Union africaine, Pnud].
 
Pour le président de l’île autonome d’Anjouan, dont l’expiration du mandat a été constatée par un arrêt de la Cour constitutionnelle du 26 avril dernier, il s’agit d’un « problème d’interprétation » de la décision rendue.
 
« Je ne conteste pas l’arrêt », a-t-il affirmé dans les médias locaux, rapporte à HZK-Presse un confrère joint ce matin au téléphone, mais il n’appartenait pas au président de l’Union Ahmed Abdallah Sambi de désigner l’autorité chargée d’assurer l’intérim, soutient le président Bacar.
 
La communauté internationale qui n’a pas souhaité s’exprimer devant la presse, aurait eu la garantie d’une sortie de crise négociée, encore faut-il que le président de Sambi, qu’elle doit rencontrer ce lundi 7 mai, accepte de revenir sur sa récente décision de nommer l’actuel président de l’assemblée de l’île, Houmadi Kambi, à la fonction de « chef de l’exécutif d’Anjouan par intérim » jusqu’à l’élection du nouveau premier magistrat de l’île.
 
Réagissant aux récents événements survenus dans l’île, ayant coûté la vie à un militaire loyaliste de l’armée nationale de développement (And), le colonel Mohamed Bacar renvoie la responsabilité au pouvoir central qu’il accuse d’avoir « mis le feu aux poudres » par cette nomination dont il conteste la légalité.
 
La solution serait de procéder à la mise en place d’une autorité intérimaire qui soit conforme à la constitution de l’Union et à la loi fondamentale de l’île, dit-on dans l’entourage du président Bacar, candidat à sa propre succession.
 
Les autorités de l’Union, notamment le Coordinateur Anissi Chamssoudine et le Secrétaire général du gouvernement Antoy Abdou, sont contraints depuis plusieurs jours à la clandestinité, alors qu’une dizaine de militaires de l’armée nationale dont son commandant régional Combo Ayouba, sont fait prisonniers par la force de gendarmerie d’Anjouan (Fga).
 
Hier soir, quelques heures avant le départ de F. Madeira et sa délégation, quelques 200 femmes ont manifesté leur hostilité au régime du colonel Bacar, devant l’hôtel Al Amal.
 
Les autorités au pouvoir dans l’île sont toujours privées de moyens de télécommunications [téléphone fixe et Gsm], depuis quelques jours, sur décision du gouvernement de l’Union.
 
La communauté internationale rendra publique les conclusions de mission de médiation, probablement demain mardi, suite à sa rencontre avec le chef de l’Etat. Beaucoup d’observateurs attendent les résultats de cette ultime négociation considérée comme décisive pour le processus électoral en cours, et même la stabilité politique et institutionnelle du pays, à quatre semaines du premier tour de seconde présidentielle des îles, après celle de 2002.
 
Source : El-Had Said Omar - 070507/eso/hzkpresse/7h00
 
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